Une tape sur les doigts

Quatre parties de suspension pour l’assaut grave de Mark Scheifele sur Jake Evans, lors du premier duel Montréal-Winnipeg. En temps de jeu, ça représente 60 à 80 minutes. Une aubaine. Une tape sur les doigts.  

HISTOIRE

La plus longue suspension imposée à un joueur de la LNH fut de 21 parties, à Dale Hunter, des Capitals de Washington envers Pierre Turgeon des Islanders de New York, pour une agression violente et gratuite après un but, lors des éliminatoires de la saison 1992-93. Il avait purgé sa suspension dès le début de la saison 1993-94.

Paradoxalement, aucune suspension n’a été imposée à Zedno Chara des Bruins de Boston, pour son geste violent envers Max Pacioretty des Canadiens de Montréal, le 8 mars 2011. Le pire KO en direct.

Ça démontre l’inconséquence de la LNH !

Sans surprise, la Ligue nationale a manqué de fermeté, pour enrayer définitivement ces agressions des années 70. Au minimum, Scheifele aurait dû être suspendu pour le reste de la saison.

MAUVAISE RÉPUTATION

Mais non, pas dans la LNH qui continue de traîner une mauvaise réputation au niveau de l’arbitrage et de son département de sécurité. Elle prend en considération le passé de l’agresseur, bla-bla et bla-bla-bla. Foutaise ! Scheifele a pété les plombs dans un moment de frustration intense. Après son geste, il avait le regard d’un débile, d’un frustré, d’un tueur.

C’était justement le temps de passer un message d’intolérance absolue.

Quand un joueur patine à toute vitesse sur une longueur de 180 pieds pour entrer dans un violent contact avec un joueur adverse sans avertissement et sans protection, il sait très bien ce qu’il fait. C’est volontaire et prémédité.

Si on place le même événement sur la rue ou dans un lieu public, la police intervient, procède à l’arrestation de l’agresseur et il est traduit rapidement devant les tribunaux. On parle de voies de fait avec lésions.

Sur la glace, dans le cadre d’une partie de hockey, c’est « permis ». C’est bon pour le spectacle. Insensé !

Imaginez que Jake Evans, en chutant sur la glace, se brise le cou et meurt… Qu’adviendrait-il de son agresseur ?

OSER LE CHANGEMENT

Questionnée sur la possibilité qu’une plainte de voies de fait avec lésions soit déposée à la police contre Scheifele, une procureure affirmait que c’était légitime et que le Code criminel pourrait effectivement s’appliquer.

Alors, si j’étais Jake Evans, je porterais officiellement plainte à la police de Winnipeg, avec tout ce qui s’en suit comme procédure judiciaire. Je ferais le travail que la LNH refuse de faire pour protéger ses joueurs, sous prétexte que ça nuit au spectacle.

La patinoire ne doit pas servir d’immunité à l’égard d’un geste aussi agressif et dangereux. C’est carrément s’attaquer à une personne pour la blesser, l’éliminer.

Une telle décision pourrait enfin mettre un terme à ses coups salauds qu’on voit trop souvent.

Si vous avez vu la dernière partie, sur le but d’Eric Staal, Corey Perry a reçu un vicieux coup à la tête de d’un défenseur, et sous les yeux de l’arbitre. Y aurait-il eu pénalité ? L’histoire ne le dira jamais puisqu’il y a eu but.

Encore une fois, la Ligue nationale de hockey, ne prend pas ses responsabilités. Un jour elle devra rendre des comptes.

UNE INSPIRATION POUR UN HOCKEY PLUS CIVILISÉ

Nous sommes loin de la partie enlevante et exempte de rudesse entre l’Armée rouge de Vladislav Tretiak et le Canadien de Montréal un certain 31 décembre 1975. Le talent brut s’exprimait. Ce match épique de 3 à 3 est d’ailleurs considéré par plusieurs comme le plus excitant jamais disputé.

Les sceptiques ont été confondus-dus-dus-dus

(Paroles célèbres du Capitaine Bonhomme.)

Moi le premier, suite à cette stimulante victoire de nos Canadiens ce lundi, contre les puissants Maple Leafs de Toronto, j’étais incrédule. Les bars, sportifs et autres, les restos et terrasses, tout le monde est heureux et en liesse. Un autre baume sur la pandémie qui agonise à petits pas.

Ce qui étonne c’est l’intérêt des femmes devant cet événement qui, il faut bien l’avouer, nous manquait depuis quelques années. Sur les lignes ouvertes, elles s’expriment comme des spécialistes critiques de notre sport national. Une belle surprise. Et elles sont fanatiques.

Mais nous sommes loin de la coupe aux lèvres et on ne doit pas oublier que plus on approche de l’ultime conquête, plus le chemin est ardu.

Il faut prendre les parties une à une, sans voir trop loin.

CAREY CAREY CAREY

La tenue exceptionnelle de Carey Price est, en grande partie, la raison de la performance de toute l’équipe. Quand ton gardien arrête toutes les rondelles, s’installe une confiance inébranlable qui nous porte à se surpasser.

Le message de Dominique Ducharme, passe bien. Issu de la nouvelle génération d’entraîneurs, les résultats sont de plus en plus probants. On voit combien les jeunes prennent de l’assurance. Ne sont-ils pas les vedettes de demain qui profitent de l’expérience de gars comme Corey Perry, Shea Weber et autres vétérans qui ont vu neiger, et livrer ces combats.

COREY COREY COREY

S’il est un vétéran qui mérite de rester avec l’équipe, c’est bien Corey Perry. Certes, à l’aube de ses 36 ans, son temps de glace est limité, mais combien précieux et contagieux pour nos jeunes. Il vaut son pesant d’or à un salaire plus qu’avantageux pour l’équipe. Quel bel exemple ! Il a encore quelques bonnes saisons devant lui, s’il est bien utilisé.

Se poster devant le filet pour nuire au gardien adverse, a fait sa renommée tout au long de sa carrière et sur ce point, il est toujours fidèle au poste. Un bon coup de Marc Bergevin.

LA SUITE

Bon, en conclusion, les Jets de Winnipeg sont nos prochains adversaires et il nous faut conserver le même momentum et la même concentration pour faire un pas de plus vers l’ultime exaltation.

Les supporteurs sont là !

La LNH perd des plumes

Le coup salaud de Tom Wilson des Capitals de Washington lundi soir dernier envers Pavel Buchnevich et Artemi Panarin des Rangers de New York, aurait mérité plus qu’une tape sur les doigts.

Tom Wilson

Panarin est blessé et ne reviendra pas au jeu cette saison.

Vous avez vu l’agression ? Extrêmement violente !

Ce costaud multirécidiviste, même s’il sait compter des buts est une disgrâce pour la LNH.

Une sentence stupide de 5 000 $ d’amende, c’est de la petite monnaie que lui a imposé George Parros, le préfet de discipline de cette ligue de plus en plus défaillante à ce chapitre. Faut-il rappeler que ce dernier était un bagarreur engagé pour ses poings plutôt que son intelligence. Il était une vedette du temps où les bagarres remplissaient les arénas remplis d’enragés.

Wilson aurait dû être suspendu pour le reste de la saison, tant son agression était violente.

Dans un contexte normal, hors d’une patinoire de ce circuit, il aurait été accusé au criminel et passible d’une sentence de prison.

Si on voulait arrêter les bagarres au hockey, un vœux pieux selon moi, les dirigeants de la ligue, dont Bettman le premier, ont manqué leur coup. Ils ont oublié, volontairement ou non, leurs responsabilités.

Les Rangers de New York, ont adressé à la ligue, une lettre dénonciatrice de leur inaction dans cette affaire. Ils ont également congédié leurs président et directeur général pour leur mollesse à dénoncer le geste dangereux de Wilson.

C’est ça la Ligue nationale de hockey. Une ligue beaucoup plus axée sur les profits que la sécurité des joueurs. C’est la seule ligue de sport professionnel où l’arbitrage est déficient. Le déroulement de la partie est l’indicateur des punitions à imposer. Des arbitres qui manquent totalement de discernement et de professionnalisme dans leur boulot.

On n’a qu’à faire le tour des coups à la tête… une grosse farce ! Est-ce que le coup a été directement porté à la tête ? Oui ! Alors qu’on applique le règlement à la lettre et impose les conséquences prévues.

Pas dans la LNH… Non ! C’est bon pour le spectacle… Conséquence, les nombreuses commotions cérébrales mettent fin rapidement à des carrières prometteuses.

L’autre soir, j’écoutais la partie des Canadiens et un joueur a été puni pour avoir fait trébucher un adversaire. Quelques minutes plus tard, le même geste est posé par l’adversaire et l’arbitre, qui était tout près, n’a même pas réagi. N’a même pas levé le bras.

Ils sévissent selon l’intensité du jeu, du pointage et du cadran, et non du geste posé.

Parros mérite d’être limogé sur le champ. Le jour n’est pas loin où un joueur perdra la vie subitement sur la patinoire, victime d’une agression violente et fatale. Pourquoi attendre que ça se produise ?

Pour le stade de baseball, c’est NON !

Stephen Bronfman et son groupe demande l’aide de Québec pour la construction d’un nouveau stade de baseball à Montréal, au bassin Peel, payé avec des fonds publics.

Et Québec est ouvert à l’étudier.

Pas que je n’aime pas le Baseball. J’ai tellement de beaux souvenirs de nos Expos et des belles soirées au stade olympique avec mon fils. C’est sans compter nos présences aux camps d’entraînement en Floride, quelques printemps. Des photos avec Gary Carter, Felipe Alou et j’en passe. Je les aimais nos « z’amours ».

Vous vous souvenez de la formation de 1994 ? Une équipe explosive qui aurait propulsé Montréal vers les plus hauts sommets.

J’adore le baseball. Je suis de ceux qui pensent au succès de ce retour chez nous. Mais, parole de contribuable, un nouveau stade pour le moment c’est non !

Pourquoi changer d’auto quand la tienne est encore en excellente condition ?

Actuellement, le projet qui est sur la table c’est de partager le calendrier avec les Devil Rays de Tampa Bay, qui eux aussi, voient les difficultés d’avoir un nouveau stade en Floride, pris avec une location qui les obligent à rester à Tampa jusqu’en 2027. Malgré leurs faibles assistances, l’idée est intéressante. Mais pas à n’importe quel prix. Et nous sommes en… 2021.

Comme le dirait Pierre-Yves McSween, « En a-t-on vraiment besoin ? »

Ne précipitons pas les choses.

Si je fais un parallèle avec la ville de Québec, et son majestueux centre Vidéotron, à qui on promettait le retour des défunts Nordiques après sa réalisation, ils attendent encore ! Et ce n’est pas demain la veille que cette réalisation aboutira. Ça se dessine comme tel pour Montréal, sauf qu’il nous reste le stade olympique, que notre ancienne équipe a habité 27 ans.

LA GARDE PARTAGÉE

Avant d’investir de l’argent public dans l’éventualité d’un nouveau domicile pour les joueurs de balle, il serait sage d’utiliser le stade olympique pour la durée de la garde partagée. Un stade qui regorge d’avantages : atout propice à notre climat, on peut y recevoir beaucoup d’amateurs, le stationnement est immense, les stations de métro sont à proximité et la venue du REM facilitera encore plus rapidement les déplacements avec la clientèle du centre-ville. De plus, il a longtemps connu le baseball.

L’excuse de la distance avec le centre-ville ne s’applique plus.

Lorsque le baseball majeur approuvera une concession à Montréal, on pourra alors envisager la construction d’un nouveau stade. Mais il va s’écouler beaucoup d’eau sous les ponts d’ici-là et l’expérience pourra confirmer l’engouement des amateurs pour le retour de nos ex-Amours. Il faut retenir qu’il faudra bien évaluer la contribution publique des Québécois.

Rouvrir les gymnases; à quel prix ?

Un article paru dans La Presse+ du 12 mars dernier, sous la plume d’Alice Girard-Bossé, jette la lumière sur le risque qu’engendre la réouverture des gymnases et des salles d’entraînement.

Évidemment, ces commerces ont toujours dénoncé ces fermetures, en affirmant que leurs établissements prenaient les mesures sanitaires pour éviter la contagion. Quand on sait que beaucoup d’asymptomatiques ont propagé le virus, on ne peut assurer un contrôle hors de tout doute.

Voici ce que les experts en pensent…

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QUELS SONT LES RISQUES ?

Les gymnases du Québec ont rouvert récemment en zone orange, mais demeurent fermés en zone rouge. Qu’est-ce qui justifie cette fermeture ? Quels sont les risques ? Quels sports sont plus problématiques ? Des spécialistes répondent à nos questions.

Le risque de la transmission du virus est-il plus élevé dans un centre de conditionnement physique que dans un autre établissement intérieur ?

Oui, affirme d’emblée Kristen Fiest, professeure de médecine de soins intensifs, de sciences de la santé communautaire et de psychiatrie à l’Université de Calgary, en Alberta. « Nous transmettons davantage de virus en faisant du sport parce que nous respirons plus fréquemment et respirons plus fort qu’au repos », dit-elle.

Une respiration lourde signifie que les personnes malades expulsent des gouttelettes plus infectieuses, renchérit Emily Smith, professeure au département de la santé mondiale et des sciences de l’exercice et de la nutrition de l’Université George Washington, aux États-Unis. « Parler fort, crier ou chanter entraîne également un risque plus élevé de transmission de virus », dit-elle.

Selon le Dr Michael Bretthauer, médecin à l’Hôpital universitaire d’Oslo, en Norvège, le risque de transmission du virus dépend toutefois principalement du respect des mesures de prévention dans les gymnases, bien qu’il y ait plus de transmissions de gouttelettes dans ces lieux.

Que démontrent les études à ce sujet ?

« De nombreuses enquêtes sur les épidémies publiées récemment ont identifié des éclosions généralisées chez les personnes assistant à des cours d’entraînement dans des gymnases », affirme la professeure Emily Smith.

C’est le cas notamment d’une étude publiée par les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) des États-Unis, qui détaille une éclosion de coronavirus liée aux infections dans un centre d’entraînement de Chicago. Le rapport indique que 55 des 81 participants aux cours d’activité physique pendant la semaine du 24 août au 1er septembre 2020, soit 68 %, ont été infectés par le coronavirus.

La plupart des participants (76 %) portaient rarement un masque, et certains se sont rendus au centre d’entraînement en ayant des symptômes. Les CDC recommandent    donc le port du masque en tout temps dans les gymnases, y compris pendant l’exercice.

Pouvons-nous transmettre le virus par la sueur ?

Non, répondent unanimement les spécialistes consultés. Tara Smith, professeure d’épidémiologie au Collège de santé publique de l’Université d’État de Kent, en Ohio, conseille tout de même de nettoyer tout équipement partagé entre les utilisateurs.

Certains sports sont-ils plus susceptibles de propager le virus ?

Tout ce qui implique une respiration lourde à l’intérieur est à haut risque, affirme la professeure Emily Smith. Elle implique que les cours d’entraînement à haute intensité présentent un risque particulièrement élevé, car de nombreuses personnes respirent fortement dans une pièce pendant une heure ou plus. « La course à pied est plus susceptible de propager le virus que le yoga ordinaire », illustre Mme Fiest.

« Les sports où l’on est seul ou dispersé sont probablement bien moins risqués que les sports qui nécessitent un contact étroit avec une respiration intense », résume la professeure Tara Smith. Tout ce qui peut être fait à l’extérieur est moins risqué, ajoute Emily Smith.

Est-ce une bonne idée de rouvrir les gymnases ?

« L’exercice est plus important que jamais pour garder notre esprit et notre corps en bonne santé, mais compte tenu des études, j’attendrais de rouvrir les gymnases jusqu’à ce que la transmission communautaire soit à des niveaux très bas », indique Emily Smith.

Si le nombre de cas, le taux de reproduction du virus, le nombre de variants et la positivité des tests sont élevés, ce ne serait pas une bonne idée de rouvrir beaucoup de choses, y compris les gymnases, ajoute Mme Fiest. L’épidémiologiste Tara Smith est du même avis. Elle ajoute toutefois que si les centre de conditionnement physique sont ouverts, ils doivent absolument exiger des mesures strictes.

Quelles sont les mesures de prévention les plus efficaces pour réduire le risque de transmission dans les centres de conditionnement physique ?

« Plusieurs mesures peuvent aider à réduire le risque de transmission », affirme la Dre I-Min Lee, professeure à l’École de médecine de l’Université Harvard. La première mesure à respecter est d’assurer une bonne ventilation en ouvrant les fenêtres et les portes de l’établissement, dit-elle.

Elle recommande aussi de ne pas surpeupler l’établissement. « Il faudrait peut-être garder le double de la norme de distance physique recommandée, donc 12 pieds de distance au lieu de 6 pieds (4 mètres plutôt que 2 mètres). » Elle soutient qu’il est primordial de porter un masque en tout temps, même si c’est moins confortable lors de l’exercice. « Et évidemment, les personnes présentant des symptômes ne devraient pas se rendre sur les lieux », conclut-elle.

Les activités à haute intensité doivent tout simplement être évitées, suggère à son tour Mme Fiest. « D’Autres mesures de prévention comme le nettoyage des surfaces ou le contrôle de la fièvre sont également appropriées, mais je les considèrerais comme secondaires après la ventilation et le port du masque », renchérit la professeure Emily Smith.

Carey Price… vous vous souvenez de 2010 ?

Journal de Montréal

Price en est à sa quatorzième saison avec les Canadiens de Montréal. Encensé à travers la ligue comme le meilleur gardien de but au monde, mis à part au hockey international où il jouait avec une formation sans faiblesse, il n’a rien remporté d’autre.

Ah oui, j’oubliais, un record de 44 victoires en 66 parties, les trophées Vézina, Hart, William M. Jennings et Ted Lindsay, tous en 2015 ! Depuis, plus rien.

Désigné comme le sauveur, ses performances sont en dents de scie depuis les dernières saisons et en deçà des attentes.

Depuis 2017, il reçoit un salaire moyen de 10,5 millions US par année, valide jusqu’à la saison 2025-2026. Tôt ou tard, ce pactole devient un sujet d’insatisfaction des amateurs. Un joueur de concession doit s’élever comme le meilleur.

Sans souci financier, sa concentration devrait être à son maximum. À ce salaire, mieux vaut oublier un échange.

L’avez-vous déjà vu sourire ? Très peu souvent. Son image est terne, à mon sens. Par son statut il doit être plus ouvert. Il pourrait suivre l’exemple d’un Shea Weber.

Avec les journalistes, ses réponses se résument à une dizaine de mots. On devine qu’il aimerait être ailleurs. Ça sent la corvée, l’obligation. Surtout qu’à Montréal, nous adulons nos vedettes.

Mais bon ! Comme gardien de but, il me semble ordinaire, souvent fragile. Quelques fois très bon, d’autres fois il se fait déjouer par des lancers qu’il se doit d’arrêter. C’est loin d’être un investissement rentable et les joueurs en viendront à jouer sur les talons quand il protégera sa cage.

Cette année, il partage la tâche avec Jake Allen qui a gagné ses épaulettes avec les Blues de Saint-Louis. Contrairement à Price, il est dans son élément, vif, concentré et il se fait battre sur de bons tirs.

En regardant la situation actuelle de nos Glorieux, ça me ramène aux séries de 2010, alors que Price, irrégulier, avait été remplacé par un Jaroslav Halak alerte qui avait muselé tour à tour les Capitals de Washington et les Penguins de Pittsburg, pour finalement perdre contre les Flyers de Philadelphie.

J’ai malheureusement l’impression de revivre la même chose en cette saison bizarre et écourtée. Qu’on donne la chance à Allen, un ancien gardien numéro un, de s’imposer. Peut-être que Price se ressaisira ? Qui sait !

Avec l’équipe améliorée durant la saison morte, avec des nouveaux joueurs plus costauds, rapides et imposants, ils devraient se défoncer. On reproduit les mauvaises performances de la dernière saison, alors que deux séries de défaites désastreuses nous ont sortie des séries… qu’on a quand même joué à cause de cette pandémie et par un concours de circonstances.

Et comme nos Canadiens en arrachent depuis deux ans, à domicile, imaginez les huées si 21 073 spectateurs avaient assisté à cette débandade au Centre Bell ? Pourtant, les ajouts de Marc Bergevin créaient de l’espoir. Depuis, Claude Julien et Kirk Muller sont partis et le Canadien s’enfonce. S’ils échappent les séries, Bergevin sera mieux de se trouver un autre employeur.

Avez-vous observé les Sénateurs d’Ottawa ? Une équipe de jeunes qu’on sous-estime et qui surprend. On disait qu’ils étaient la pire équipe de la division Nord. Ils sont en train de prouver le contraire. Qu’est-ce qui est différent chez nous ? Nous aussi on a des jeunes. Qu’on les laisse se défouler. C’est ce que je souhaite voir avec Dominique Ducharme, la nouvelle génération d’entraîneurs.

Ça fait 27 ans qu’on attend notre 25e coupe Stanley. Pour le champagne, il faudra malheureusement encore attendre.

Gallagher, KO

La pire nouvelle qui pouvait arriver pour les Canadiens de Montréal, c’était bien de perdre son petit guerrier en Brendan Gallagher pour une bonne partie des séries si nos Glorieux s’en sortent face au Flyers. Fracture de la mâchoire, il a quitté la bulle.

Tout le monde a vu la mise en échec vicieuse à l’endroit du numéro 11, et directement sur la bouche, par Matt Niskanen, à cinq minutes de la fin de la rencontre. Contrairement à la punition de 5 minutes et l’expulsion du match qu’a dû subir Kotkaniemi plus tôt, Niskanen s’est est tiré sans pénalité… et devant l’arbitre qui a tout vu.

Hier, la ligue l’a tout de même suspendu pour une partie.

C’est le genre du coup salaud qui ne pardonne pas pour la victime. Niskanen a joué pour blesser, pour éliminer définitivement Gallagher, comme un certain Chris Kreider, des Rangers de New York, l’avait fait envers Carey Price et mettre fin à sa saison.

C’était lors de la finale de l’Association de l’Est en 2014, lors du premier match de la série. Kreider avait foncé comme un train sur Price pour le blesser. Privé de son gardien numéro un, le Canadien s’inclinait et se faisait éliminer en 6 parties.

Je m’en souviens très bien. C’est le même genre d’incident vicieux et dangereux qui s’est produit dans le dernier match. Les joueurs ne se respectent plus dans le feu de l’action, avec le résultat qu’on connaît, et surtout quand la frustration est apparente, ça devient démesuré.

Qu’adviendra-t-il de la série maintenant que le guerrier est mis hors de combat ? Montréal a beau y mettre toute son énergie, quand le chef de file n’est plus, c’est comme si une immense partie de l’équipe perdait son cœur. Le reste de l’équipe doit se regrouper et utiliser à outrance leur vitesse pour gagner. Comme le disait Babe Ruth, « C’est pas fini tant que c’est pas fini ».

Je souhaite que nos Glorieux se relèvent. Mais il ne faudra pas se surprendre qu’ils subissent la défaite, tout comme en 2014. Comme Price l’était cette année-là, Gallagher se veut la bougie d’allumage de l’équipe, l’étincelle du combattant sans peur et sans reproche.

Si nos Canadiens ont pu dédier la victoire à leur entraîneur-chef dans le match numéro deux, pourquoi ne pas répéter l’exploit pour leur Gally… dès ce soir, et forcer une septième et ultime confrontation ? Ils lui doivent bien ça !

La pétanque en vedette

Trente équipes se disputaient hier, les honneurs du troisième tournoi de pétanque de la saison, ici en Floride. L’événement attire toujours autant d’adeptes sans compter les amateurs des meilleurs chiens-chauds de toute l’Amérique. À un point tel que certains se présentent uniquement pour la bouffe. Imaginez, un lundi soir de tournoi sans hotdogs… c’est impensable. 3 $ pour 2 hotdogs avec pains rôtis, un sac de croustilles et une boisson gazeuse, en plus de quelques saucisses qui n’ont pas trouvé preneurs à la fin, je vous mets au défi de trouver mieux. Espérons que les espions américains se tiennent à l’écart, pour ne pas voler notre recette secrète.

Les équipes n’étant pas formées à l’avance, c’est par tirage au sort qu’elles sont composées. Sitôt son jeton épinglé à son chandail, le joueur part à la recherche de ses coéquipiers pour l’occasion. Dès treize heures, sous une température de 27°C, accompagnée d’une brise rafraîchissante, 90 maniaques de ce jeu de boules, le couteau entre les dents, n’allaient pas s’en laisser imposer. On sentait l’esprit d’une compétition amicale s’animer entre les snowbirds du Pioneer Village. L’important n’est pas de gagner, mais de participer. Et ça, les gens l’ont bien compris. En fin d’après-midi, les lauréats étaient connus.

Une équipe s’est mérité le prix coco, soit « l’humiliation », sans méchanceté aucune, de terminer au dernier rang. Et comme nécessairement il en faut une, les cocos sont allés à l’équipe du capitaine André Laliberté, flanqué de Chantal Pilote et Thérèse Roy, marquant seulement 14 points contre 39 pour les adversaires. On peut témoigner de leur honnêteté.

Pour le reste, les trois équipes médaillées sont les seules à avoir clôturé le tournois avec une fiche gagnante de trois victoires. La troisième position, médaille de bronze, fut l’affaire du capitaine Jacques Roy et ses acolytes Paul Faucher et Suzanne Helms avec une fiche cumulative de 39-30.

En seconde position, et médaillée d’argent, on retrouvait la formation du capitaine Luc Lavoie, assisté de Jean-Paul Lajoie et de Clémence Miller, remettant une carte cumulative de 39-29. Leur différentiel leur a permis cette position par un seul maigre point. En Québécois, pour pourrait dire « par la peau des fesses ».

L’équipe championne de ce troisième tournoi, mettant ainsi la main sur le trophée emblématique, et la médaille d’or tant convoitée, a été octroyée au capitaine Jules Morin et ses équipiers Aimé Tremblay et Ginette Gravel. Leurs trois victoires se sont soldées par le pointage cumulatif de 39-20. Ils atteignent l’immortalité puisque leurs noms seront gravés à jamais sur le précieux trophée. Une belle plaque commémorative à partager avec la famille lorsqu’elle viendra les visiter dans le futur.

Il faut féliciter les commanditaires de cadeaux et principalement Encore, pour leur implication à donner, tournoi après tournoi, une bonne dizaine de cadeaux en tirage au sort. C’est grandement apprécié. Un tournoi qui réuni autant de participants demande une logistique à toute épreuve et une organisation bénévole toujours dévouée pour rendre l’événement intéressant, avec le goût de recommencer. Chapeau à toute cette belle organisation.

Finalement, on se donne rendez-vous le lundi 16 mars prochain pour le dernier tournoi de la saison 2020 qui portera le nom de « Le tournoi Charles Morier » en l’honneur de cet homme qui a donné tant d’années à organiser, partout où il est passé, des compétitions de ce sport qui fait de plus en plus d’adeptes. Toujours vivant et avec nous pour une dernière année, cet octogénaire était et restera toujours notre « Jean Rafa » national.

Toutes les photos de ce troisième tournoi, sont disponibles en cliquant ce lien.

Un deuxième tournoi de pétanque réussi

La compétition était à son comble pour la tenue du second tournoi de pétanque de la saison, ici à Pioneer Village. Après le Super Bowl de dimanche, à Miami, c’était la célébration du Super Boule à North Fort Myers, hier.

Nous aussi on a nos vedettes, peut être plus âgées, mais toujours en forme. Et que dire de Dame nature… elle nous a servi une température extrêmement clémente, douce, une légère brise, sous un ciel d’un bleu azur et un mercure à 23°C. Quoi demander de mieux.

Pour l’occasion, 30 équipes se disputaient les honneurs sur le coup de 13 heures. De chaudes luttes qui se sont terminées trois heures plus tard.

Sur ces trente équipes, il y a forcément des joueurs honnêtes qui occupent les bas-fonds du classement. Pour leur laisser l’espoir de jours meilleurs, les organisateurs du tournoi ont décidé de les récompenser en leur offrant le prix coco. L’équipe de la capitaine Johanne Tremblay, flanquée de Yves Dufresne et Gaston Lehoux ont eu droit à cette délicate attention.

Par ailleurs, les médaillés de bronze se sont partagé les honneurs avec une performance identique de 39-21. La formation du capitaine André Helms, assisté de Michel Morin et Thérèse Roy a remis des résultats de 13-9, 13-5 et 13-7. Alors que celle du capitaine Charles Morier cumulait trois victoires de 13-9, 13-1 et 13,11.

En seconde place, le redoutable capitaine Jean-Guy Therrien et ses acolytes Denis Poirier et Sylvie Rochon s’emparaient de la médaille d’argent avec des pointages de 13-9, 13-5 et 13-3 pour un cumulatif de 39-17.

Finalement, ce tournoi célébrait ses champions médaillés d’or, avec trois superbes parties de 13-2, 13-5, et 13-2, pour un cumulatif de 39-9. Il s’agit de l’équipe du capitaine Jocelyn Pruneau, de Jean-Paul Lajoie et Gervaise Michaud. Une formation talentueuse qui a également mis la main sur le trophée emblématique de l’évènement.

À la manière d’Astérix et d’Obélix, et leur festin de sanglier, c’est en s’empiffrant des succulents hotdogs à la québécoise que tous les convives ont pu se régaler après la remise des cadeaux, tirages et prix de présence. Un incontournable délicieux.

Encore une belle organisation dynamique et réglée au quart de tour pour faire de cette compétition amicale un succès qui se répète tournoi après tournoi. Merci à tous ceux et celles, organisateurs, statisticiens et bénévoles, sans oublier les joueurs, pour votre assiduité. Vous êtes les grands artisans de cette réussite.

Prochain rendez-vous, le 24 février. Si vous voulez visionner l’album photo, cliquez sur ce lien.

Un premier tournoi par une température idéale

Les champions, ex-aequo

Quelle belle journée pour tenir le premier tournoi de pétanque de la saison, ici à Pioneer Village. Toute la communauté des « pétanqueux » était en liesse pour l’événement qui a attiré 84 joueurs sur 28 équipes pour l’occasion.

Une légère et douce brise sous un ciel tantôt nuageux, tantôt éclatant de soleil, la température idéale en fait, et il n’en fallait pas plus pour en disputer les honneurs à 13h00 sur des allées fraichement râtelées.

Médaillés d’argent

Un tournoi de pétanque ici, c’est un événement à ne pas manquer et à voir les sportifs s’entraîner tous les jours, il ne faut pas se surprendre de la popularité de cette activité.

Après trois heures de compétition, les lauréats étaient connus.

La médaille de bronze est allée à l’équipe du capitaine Gilles Boudreault, flanqué de Jean Martine et de Nicole Pelletier, qui ont remporté 3 victoires (13-9, 13-10 et 13-2) pour un différentiel de 18.

Médaillés de bronze

En seconde position, l’argent est allé à l’équipe du capitaine Charles Morier, un vétéran en la matière, assisté de Bob Ansaldi et Linda Vachon, qui, également, n’ont pas connu la défaite (13-1, 13-10 et 13-5), avec un différentiel de 23.

Finalement l’or a été remporté par deux équipes ex-aequo, avec deux différentiels identiques de 26. Celle du capitaine André Laliberté, flanqué de Jacques Roy et Johanne Gauthier (13-5, 13-3 et 13-5). L’autre équipe, pilotée par la capitaine Michelle Taschereau, et ses équipiers Luc Perrier et Jean-Louis Lebel s’assurait des victoires de 13-8, 13-3 et 13-2. Fait à noter, c’était la première fois, dans l’histoire des tournois de pétanque à Pioneer Village, qu’une équipe championne était dirigée par UNE capitaine, au grand bonheur des organisateurs.

Les récipiendaires du prix coco

Innovation cette année : l’attribution d’un prix coco pour la pire performance de la journée. Et pourquoi pas… faut bien en rire. Le capitaine Pierre Proulx, Jacques Brisson et Chantale Pilote, (différentiel de -33), se sont mérités cet honneur peu enviable, mais loufoque.

Pour terminer la journée en beauté, l’équipe de bénévoles de Marcel s’est appliquée à faire griller les succulents hotdogs, comme le veut la tradition pour nourrir toutes ces bouches affamées, après que tous les prix de présence et contribution volontaire eurent été tirés.

Encore une fois, l’organisation de Pierre Destrempes a été à la hauteur pour contribuer pleinement au succès de cette compétition amicale, dont on ne se lasse pas à Pioneer Village. Bravo à toute l’équipe et on remet ça pour le second tournoi du 3 février… même heure, même endroit !

Le dernier tournoi en matinée

Médaille d’or

Alors que le mercure devait dépasser les 30°C, l’organisation des tournois de pétanque avait décidé que l’action de cette dernière compétition allait se dérouler en matinée. Un peu après l’aurore, on procédait aux inscriptions des 28 équipes, un record, dans ce qui allait devenir le tournoi des innovations. D’abord que l’activité soit le matin, c’est déjà exceptionnel. Ensuite, le repas à la pizza allait remplacer les éternels hotdogs, en plus de se tenir dans la salle communautaire climatisée.

Dès 8h15, la consigne était respectée d’arriver tôt. On sentait la fébrilité des joueurs alors que la pelouse, gorgée de la rosée matinale, était omniprésente. Les abris dégoulinaient abondamment. Qu’à cela ne tienne, à 9h00 la compétition débutait pour se terminer vers midi.

2e position

Dès lors, on récompensait les trois meilleures équipes. En troisième position, on retrouve une égalité; l’équipe de Denis Poirier, flanqué de Bob Ansaldi et Suzanne Ferland, ainsi que l’équipe du capitaine Normand Tremblay, assisté de Gaston Lehoux et Pierre Turnel, ramenaient des cartes identiques de 39-27 pour se mériter les médailles de bronze.

En seconde position, la médaille d’argent a été remise au capitaine Pierre Destrempes, secondé de Louiselle Quimper et Jean-Claude St-Arnaud, avec un pointage cumulatif de 39-24.

Ex-aequo en 3e place

Finalement, les vainqueurs de cette quatrième édition 2019, et médaillée d’or, avec une performance de 39-19, l’équipe du capitaine Pierre Baillargeon et ses adjoints Ghislain Beaulé et Francine Tremblay, mettaient la main sur le précieux trophée emblématique de cette compétition.

On innove avec de la pizza

 

En conclusion, c’est avec de la pizza que tous ont festoyé au terme de cette activité qui se veut aussi un préambule au retour des snowbirds vers le Nord. Est-ce que l’expérience aura été concluante de tenir les prochains tournois de l’hiver prochain en matinée ? Le comité en fera son post mortem afin de préparer la prochaine saison. Un sondage éclair a été réalisé sur place parmi les participants et fort de ce vox populi, le comité prendra une décision éclairée.

Un gros merci à toute l’organisation derrière ces réalisations, qui a travaillé avec le souci du détail toujours dans le but de fournir une activité de qualité. On peut dire mission accomplie. Et si vous voulez visionner toutes les photos de ce tournoi, elles sont disponibles en cliquant ce lien.

Le hockey amateur, c’est d’abord un jeu

Récemment, alors que je furetais sur Facebook, je suis tombé sur l’article d’un père, instructeur de son fils gardien de but, bouleversant mais combien criant de vérité.

Même si ce billet a été publié le 20 novembre 2017, il est toujours d’actualité, quand on constate la réaction, et souvent l’imbécillité des gérants d’estrades, qui comparent ces enfants à des professionnels.

Il faut toujours se rappeler qu’à tous les niveaux amateurs et particulièrement chez des enfants, le hockey demeure un jeu, un divertissement, une forte dose d’activité physique pour leur développement, tout ce qui a de plus normal. Ils s’amusent sans aucune animosité, ils jouent !

Il est possible que vous l’aviez déjà lu. C’est la raison pour laquelle je vous le partage aujourd’hui… il mérite d’être relu et partagé.

PAPA… J’AI ÉTÉ POCHE ! Nikk Leclerc

Cette semaine, l’équipe de mon fils a encaissé une défaite de 6-0. En tant qu’entraîneur, ce ne fut pas quelque chose de très agréable, mais en tant que père, ce fut atroce. Lorsque mon fils a levé la tête au ciel, puis a posé un regard en ma direction, après avoir concédé le 6e but, j’ai pu ressentir exactement ce qu’il a ressenti. Il m’est arrivé souvent de perdre des parties par un score de ce genre, mais en tant qu’adulte, il est plus facile de relativiser les choses, de me reconstruire et grandir dans la défaite.

Après le match, Zak a quitté son filet en se dirigeant vers le banc des joueurs où je me trouvais. Plus il avançait, plus je pouvais déceler les larmes de chagrin qui coulaient sur son visage. C’est à ce moment que j’ai compris l’ampleur de la situation. Je l’ai alors pris dans mes bras et lui ai simplement dit que j’étais fier de lui et qu’il avait bien joué. C’est à ce moment précis que mon rôle de père, de coach et de motivateur commençait.

Premièrement, j’aimerais mettre en relief le fait que la position de gardien de but est selon moi non seulement la plus difficile physiquement, mais surtout la plus exigeante mentalement. Il est extrêmement difficile de la jouer pour un adolescent et pour un adulte alors imaginez pour un enfant. La pression qu’ils doivent gérer à chaque match est extrêmement grande, s’ils sont passionnés et concernés par leur position et leur sport, bien sûr. Il est alors important de discuter constamment avec son enfant à propos de ce qu’il vit et de comment il perçoit sa responsabilité au sein de son équipe.

Tout d’abord, il doit savoir qu’il n’est pas seul dans l’équipe et qu’il n’est pas le seul responsable lorsqu’un but est compté contre lui. Il doit aussi prendre conscience qu’il est la dernière barrière avant le but et que dans la plupart des cas le but est la conséquence de plusieurs erreurs commises devant lui dont il n’est en aucun cas responsable. Un revirement, une mauvaise passe, une échappée, une déviation et une multitude d’autres erreurs qui bien souvent résultent en un but. L’enfant jouera alors de façon plus détendue sachant qu’il n’est pas nécessairement et systématiquement responsable de chaque but compté contre lui. Il est important d’enlever le maximum de pression qui n’appartient pas à l’enfant pour qu’il puisse performer à son aise. Il est toutefois important de noter qu’il ne doit pas systématiquement mettre la faute sur le restant de son équipe et qu’il doit accepter que parfois il est responsable de par son positionnement, sa mauvaise lecture du jeu ou tout autre raison qui résulte en un but.

Deuxièmement, il est aussi très important de bâtir sa confiance. La confiance est selon moi le côté le plus important de l’aspect psychologique d’un gardien de but. Plus un enfant est en confiance, plus il défiera les lancers, prendra de la place devant le filet et anticipera avec justesse les jeux qui se dessinent devant lui. Donc, il est important de toujours souligner les points positifs après une rencontre comme ses arrêts clefs, ses bons coups, sa concentration, son positionnement et ses déplacements. Je prends toujours un moment dans l’auto après le match pour revenir sur des moments précis de la pratique ou de la partie d’où nous revenons en mentionnant avec émotion les bons coups qu’il a accomplis. Si j’ai un commentaire plus négatif à lui faire, je m’assure de le dissimuler entre deux commentaires positifs.

Finalement, n’oublions jamais que malgré ce qu’en pensent certains imbéciles que l’on entend s’exprimer, plus souvent qu’autrement, dans les lignes ouvertes ou dans les estrades de nos arénas, un gardien donne généralement son 100%. Je n’ai jamais vu un gardien se rendre à un match en se disant: « ce soir, j’ai le goût d’avoir l’air poche. Je vais en laisser passer une couple, ça me tente d’avoir l’air fou ce soir ». Malheureusement, pour trop de gens, lorsqu’il y a un but, c’est automatiquement la faute du gardien. C’est triste comme cela.

Nous ne devrions plus entendre des choses comme: « il a été faible sur celui-là, c’est une vraie passoire, va falloir qu’il commence à faire les arrêts » et toutes les autres choses immondes que l’on peut entendre parfois. Mettons-nous dans la tête qu’un gardien de but est un être humain qui connaît des hauts et des bas comme tout le monde et qui peut aussi connaître des moins bonnes performances. N’oubliez surtout pas que c’est le seul qui n’a pas le loisir de se la couler douce un soir où il a le goût de moins en faire.

Soyons donc plus indulgents avec nos gardiens de but et continuons d’encourager nos enfants qui ont le courage de prendre le fardeau et la pression qui viennent avec cette position que j’adore et que j’aimerai toujours.

« GOOD JOB POUR TA BELLE PARTIE MON ZAK, JE T’AIME ! »