Pas le bon capitaine

Nos Canadiens vont mal par les temps qui courent. Les joueurs n’ont plus le cœur à l’ouvrage et c’est la débandade. La personne, ou le leader si vous préférez, devrait être le capitaine puisque sa fonction le consacre comme un rassembleur, celui qui donne l’exemple et qui est une source d’inspiration. Malheureusement, j’ai toujours été d’avis que Max Pacioretty ne rassemblait pas ces qualités. On est loin des Koïvu, Turgeon, Damphousse, Carbonneau et très grands joueurs qui ont porté fièrement le C et transporté le flambeau.

Tout ce préambule pour vous faire partager l’article de Michel Beaudry, dans les pages du Journal de Montréal d’hier, qui a parfaitement résumé la situation et constaté les mêmes observations que moi, à l’égard de l’ami Max. Le voici…

Loin du max, Max

Jeudi dernier, au Centre Bel, j’ai figé mon radar sur les 18 minutes au jeu de Max Pacioretty. À s’impliquer comme ça, il pourra jouer jusqu’à 50 ans. Dans son territoire, il descend profondément, laissant tout le champ libre au joueur de défense adverse, il se tient en bas des cercles sans s’approcher de la bande et surtout pas dans la ligne de tir. Ensuite, Max est en retard dans la sortie de zone et il sera le dernier des attaquants à mettre les pieds dans le territoire adverse.

Tout de suite, il s’en va en haut du cercle gauche et il s’arrête. Veux-tu une chaise? Ses deux coéquipiers se démènent entre le coin et le derrière du filet. Ça avorte et, lui, il attend, revient lentement vers le banc. Il ne serait pas allé sur la glace et ça aurait été pareil.

LE PARTY

Max a trouvé une façon de ne pas perdre ses batailles le long des rampes. Il n’y va pas. Il pourrait jouer avec une douzaine d’œufs dans ses culottes. Quelques séquences plus tard, en avantage numérique, encore au haut du cercle, il recevra une passe et décochera un tir des poignets sans même lever la tête afin de voir si un coéquipier n’était pas mieux placé. Le gardien capte la rondelle et arrête le jeu.

Sur l’avantage numérique suivant, jamais il ne sera découvert, forçant ainsi ses quatre partenaires à précipiter leur jeu, les rendant incapables de s’installer dans la zone des Coyotes. Résultat? Échappée des Coyotes, Lindgren fait l’arrêt. Et je ne parle pas de la punition stupide annulant l’avantage numérique dont son club était sur le point de bénéficier, alors que l’arbitre avait déjà le bras levé.

Aujourd’hui, le capitaine a une fiche de moins 11, et il n’y a rien de surprenant là-dedans. Jouer contre lui, c’est un party.

Bonne saison les Glorieux!

Nos Canadiens entreprennent une nouvelle saison de hockey ce soir à Buffalo, contre les Sabres. Enfin quelque chose de palpitant pour meubler les soirées devant le grand écran. En HD c’est encore plus saisissant.

Quelle sera leur position finale au classement, au terme de la saison? Bien malin celui qui pourrait répondre à cette question avec certitude. Avec la parité dans cette ligue et tous les impondérables qui pourraient brouiller les cartes durant cette longue saison, je ne parierais pas un vieux deux dollars. Et les « experts » qui y vont de leurs prédictions, se trompent plus souvent qu’autrement.

Même si le camp d’entraînement a mal débuté, les joueurs se sont regroupés pour le terminer en beauté, écrasant les Sénateurs d’Ottawa 9-2. Quelques joueurs ont déçu mais d’autres se sont imposés; Charles Hudon, Victor Mete et Jonathan Drouin m’ont particulièrement impressionné et j’ai bien hâte de voir comment ils vont performer.

C’est sûr qu’on attend impatiemment la 25e conquête de la coupe Stanley… peut être qu’ils attendront à l’an prochain, alors que vingt-cinq années se seront écoulées depuis la dernière, et ce serait assez spécial au point de courir se chercher un 6/49. Mais peu importe, je serai rivé au téléviseur pour les regarder dès ce soir pour être témoin de leurs exploits. Qu’ils donnent leur 110% et le spectacle n’en sera que plus enlevant.

Voici les 23 joueurs qui amorceront la saison :

Attaquants : Paul Byron, Phillip Danault, Jacob de la Rose, Jonathan Drouin, Alex Galchenyuk, Brendan Gallagher, Ales Hensky, Charles Hudon, Artturi Lehkonen, Torrey Mitchell, Max Pacioretty, Tomas Plekanec et Andrew Shaw.

Défenseurs : Karl Alzner, Jordie Benn, Brandon Davidson, Victor Mete, Joe Morrow, Jeff Petry, Mark Streit et Shea Weber.

Gardiens : Al Montoya et Carey Price.

Bonne saison 2017-18 à nos Glorieux! Nous sommes derrière vous.

La philosophie du sport amateur

Voici un texte que m’a fait parvenir mon fils et qui représente une très belle philosophie dans l’encouragement de la pratique d’un sport pour nos enfants. Bien au-delà de l’activité sportive comme telle, elle est une préparation à l’école de la vie, celle qui leur fera vivre des expériences qui seront utiles tout au long de leur cheminement personnel.

Le coordonnateur du développement en sport-étude baseball de l’école De Mortagne, Marc Griffin, a fait une découverte; un texte qui met en lumière les vraies raisons pour lesquelles des parents mettent autant d’énergie et d’heures dans ce sport. Les bénéfices pour nos jeunes vont bien au-delà des aptitudes sportives. Il me fait plaisir de le partager avec vous.

Un de mes amis m’a demandé :

– Pourquoi dépenses-tu autant d’argent et passes-tu autant de temps à courir partout pour que ton fils fasse du sport?

– Eh bien, j’ai une confession à faire. Je ne paye pas pour le sport de mon fils, ou pour son équipement, ou pour la location de terrain, ou pour ses cliniques et ses camps, ou pour les services de son entraîneur. Alors, si je ne paye pas pour qu’il fasse du sport, pour quoi est-ce que je paye?

J’investis pour ces moments où mon fils est tellement fatigué qu’il voudrait tout abandonner mais continue d’avancer. J’investis pour les opportunités que mon fils a de créer des liens d’amitié qui resteront toute sa vie. J’investis pour la chance qu’il aura d’avoir des entraîneurs qui lui apprendront que dans le sport on retrouve de belles leçons de vie.

J’investis pour qu’il apprenne la discipline. J’investis pour qu’il apprenne à prendre soin de lui et à adopter de saines habitudes de vie. J’investis pour qu’il apprenne à travailler avec les autres et à être un coéquipier fier, respectueux, gentil et toujours prêt à offrir son support.

J’investis pour qu’il apprenne à gérer les déceptions quand il n’obtient pas les moyennes qu’il souhaite, ou échappe un ballon pour lequel il a pratiqué des dizaines de fois. J’investis pour qu’il apprenne à se relever avec la détermination de toujours faire de son mieux. J’investis pour que mon fils apprenne à se fixer des objectifs et à les atteindre.

J’investis pour que mon fils apprenne qu’il faut des heures et des heures de travail et de pratique pour devenir un champion, et que le succès ne s’obtient pas du jour au lendemain. J’investis pour que mon fils soit sur un terrain au lieu d’être devant un écran.

Je pourrais continuer, mais en gros je ne paye pas pour le sport. J’investis pour les opportunités que le sport offre à mon fils de développer des valeurs et des qualités qui lui serviront tout au long de sa vie. Et selon ce que je peux constater depuis plusieurs années, il s’agit d’un très bon investissement!

Offensive !!!

La saison des Canadiens de Montréal et maintenant chose du passé. Ils n’ont pas traversé la première ronde et se sont inclinés en 6 matchs face aux Rangers de New York, hier. Très décevant!

La saison a pourtant été excellente avec le championnat de sa section. Mais l’important dans cette ligue demeure dans un premier temps de se qualifier pour les séries, puis, dans un second temps, remporter la coupe Stanley. Objectif que nos Glorieux n’arrivent pas à atteindre depuis des lunes. La recette est simple; pour gagner des matchs, il faut compter un but de plus que son adversaire… et ça, on ne l’a pas.

On a le meilleur gardien de but au monde en Carey Price, je veux bien, mais partout où il a gagné les grands honneurs, ses défenseurs étaient exceptionnels. On n’a qu’à se rappeler ses performances en hockey international. Ce n’est pas le même portrait à Montréal. Mis à part Weber, Emelin et Markov, c’est ordinaire. Beaulieu a joué son dernier match à Montréal jeudi dernier, à mon humble avis.

Mais ce qui est le plus pressant dans cette équipe c’est l’OFFENSIVE. Bergevin aura du pain sur la planche pour trouver du talent pour marquer des buts. Cette saison, seuls Pacioretty et Byron affichent plus de 20 buts dans l’équipe. Ce n’est pas le Klondike! Et on ne les a pas vu en série. Galchenyuk en est à sa cinquième saison avec les Canadiens et, sincèrement, il semble ailleurs. À la lumière des récents résultats, la Direction devra bouger. Laisser faire la défensive, ça prend des buts.

Quand on apprend la déconfiture des Black Hawks de Chicago, balayés en 4 parties par les Predators de Nashville, on se console un peu avec notre malheur. Mon petit doigt me dit que PK doit rire dans sa barbe un brin. Je ne prétends pas que notre équipe a été poche, parce que ces deux formations étaient assez semblables, mais force est d’admettre qu’il y avait définitivement plus de marqueurs chez les Blue Shirts.

Maintenant on prend vacances du hockey pour les 4 prochains mois, en espérant que les carences de notre équipe en attaque seront résolues, parce qu’entre temps, les autres équipes continuent de s’améliorer d’année en année. Observez bien les Maple Leafs de Toronto… dans deux ans, ils seront l’équipe de l’heure dans la Nationale avec leur redoutable offensive qui prend de l’expérience.

Bonnes vacances les Glorieux et on se revoit en septembre, que je souhaite dans une version plus agressive et talentueuse. Et merci pour cette belle saison malgré tout.

Dernier tournoi de pétanque

Champions à égalité : Michel Flowers, Luc Blanchet et Jacques Bariault

Toute bonne chose a une fin et ce 13 mars mettait la saison de pétanque au repos, puisque ce quatrième tournoi était le dernier à l’affiche. Devant le temps incertain qui s’annonçait, les organisateurs avaient prévu un plan B qui n’a pas été nécessaire, puisque Dame nature était de notre bord, pour prendre une expression populaire.

Champions à égalité : Maurice Arsenault, Guy Martin et Isabelle Couturier

Pour ce dernier rendez-vous amical, seize équipes se disputaient les honneurs des trois premières positions. Sous un ciel tantôt nuageux, tantôt avec une éclaircie, la compétition allait bon train. Une température idéale en quelque sorte, pour ne pas trop suffoquer. Après trois heures de lutte, les lauréats étaient connus. Exceptionnellement, deux équipes ont terminée en tête avec une performance identique de 39-23.

Mais d’abord, la troisième position est allée à l’équipe de Richard Maltais, flanqué de Ghislain Beaulé et de Marcel Pelletier avec une performance de 2 victoires et une défaite, pour un différentiel de 4 (37-33).

Ex-aequo, en tête, les champions de ce quatrième tournoi se partageront le précieux trophée emblématique jusqu’à la reprise des activités en janvier 2018. Il s’agit de l’équipe du capitaine Luc Blanchet et ses acolytes Michel Flowers et Jacques Bariault, et la formation du capitaine Guy Martin, appuyé par Maurice Arsenault et Isabelle Couturier. C’était la seconde fois, dans l’histoire de la pétanque à Pioneer Village, que deux équipes remportaient le tournoi à égalité. Bravo pour cette performance.

Une belle façon de terminer la saison qui aura été très agréable, avec ses nouveaux visages et cette camaraderie qu’on peut sentir à chacun des événements. Bien sûr, une solide équipe de bénévoles veille au succès de ces tournois et chaque fois, ils offrent du travail de qualité, tout comme la belle équipe de cuistots qui produisent des hotdogs sublimes. Je le répète, les meilleurs des USA. Merci également à Marc Bellehumeur, le grand chef d’orchestre, qui coordonne toute cette machine.

On n’a plus qu’à se donner rendez-vous en janvier 2018 pour la suite. L’album photo ainsi que les résultats officiels de ce quatrième tournoi sont disponibles ici.

Des Canadiens plus gros

canadiens4-jpgEnfin, les Canadiens de Montréal ont décidé de se grossir et c’est une très bonne nouvelle au lendemain de la dernière journée des transactions Dans la LNH. Des gaillards entre 6 pieds et 6 pieds et cinq pouces, 200 à 230 livres, iront remplacer les effectifs de moindre envergure. Depuis le temps que j’en rêvais, j’espère que ça fera boule de neige.

Marc Bergevin a bougé sans toutefois affaiblir ses effectifs. Le noyau est toujours intact. Fini le temps où cette équipe se faisait brasser dès qu’elle affrontait des équipes plus costaudes. On se rappelle leurs difficultés contre les équipes de l’ouest et ce sera un pas dans la bonne direction pour les années futures. C’est vers ces gros gabarits qu’il faut chercher les vedettes de demain. Ils sont imposants et si, en plus, ils ont du talent, on est en voiture.

Quand on connaît la méfiance que peuvent inspirer les colosses le long des rampes, les adversaires devront porter la tête bien haute. Ce ne sont pas des super vedettes qui s’amènent mais il faut un début à tout et personnellement j’étais fatigué de voir nos Canadiens en arracher, principalement lorsque la vitesse fait défaut. Espérons que la Direction de l’équipe continuera à repêcher les futurs joueurs en tenant compte de cet élément entre autres. Le côté triste était cependant de voir partir David Desharnais pour Edmonton. Tatoué du CH, c’est la loi du hockey et on lui souhaite la meilleure des chances avec sa nouvelle équipe. En bon vétéran, il saura inculquer son expérience à la talentueuse jeunesse des Oilers.

Le retour de P.K.
Montréal a vraiment su montrer une grande classe pour souligner le retour de P.K. Subban au Centre Bell jeudi dernier, mais dans l’uniforme des Predators. Une courte présentation vidéo qui l’a ému aux larmes avec ces faits d’armes dans le chandail tricolore ainsi que son implication auprès des enfants de la communauté. Des PK il n’y en aura toujours qu’un seul et on a pu admirer ses feintes et son énergie électrisante durant les quelques saisons qu’il a joué ici. L’échange avec Shea Weber durant la saison morte a fait couler beaucoup d’encre et avec cette présentation, la page a été définitivement tournée.

Comme Nashville l’avait fait envers Weber lors de sa première visite des Canadiens, Montréal a montré tout autant de classe envers Subban. Les amateurs lui ont démontré une belle vague d’amour avec des applaudissements nourris pendant cinq bonnes minutes.

Les séries
Avec cinq nouveaux joueurs, le meilleur gardien au monde, un nouvel instructeur, de la détermination et le couteau entre les dents, l’approche des séries capte toute l’attention. Seront-ils du défi? Une fois cette deuxième saison en marche, tout est possible. Je leur souhaite de faire un bon bout de chemin et qui sait… une parade en ville sous le soleil printanier? Pourquoi pas!

Des «snowbirds» en pleine forme

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Les champions : Gilles Cournoyer, Jacques Ferland et Daniel Boutin

Oui, on peut dire qu’habitués aux rigueurs extrêmes de l’hiver, les snowbirds québécois en ont vu bien d’autres. Le mercure oscillant autour de 30°C n’allait pas freiner leurs ardeurs pour disputer le troisième tournoi de pétanque de la saison, hier après-midi. 54 mordus de la boule de métal, divisés en 18 équipes, faisaient la queue pour les inscriptions, dès midi trente.

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La ruche des bénévoles en logistique

Fait étrange, il circule une légende urbaine voulant que les équipes composées exclusivement d’hommes, auraient un certain avantage sur les équipes mixtes, à la fin de la compétition. On peut affirmer, preuves à l’appui, qu’il n’est est rien et que ça demeure une légende urbaine. Au fil d’arrivée, le classement officiel fait état de 7 équipes mixtes qui occupent les dix premiers rangs. Mieux encore, la première position est allée à une équipe masculine, alors que les deuxième et troisième places étaient détenues par des équipes mixtes. Voilà qui clarifie la situation.

Finalement, après un combat épique de plus de 3 heures et de beaucoup de bouteilles d’eau, le tournoi célébrait ses gagnants :

Avec un différentiel de 12 points (38-26), l’équipe de Denis Pineau, Maurice Arsenault et Claudette St-Germain, s’emparait du troisième rang et du ruban blanc. Ils ont subi une seule défaite lors de leur première partie par la marge d’un point.

En seconde place, et très près des vainqueurs, l’équipe de Mario Arsenault, Marcel Pelletier et Isabelle Couturier remportait le ruban rouge avec un écart de 22 points (39-17). Ils ont remporté la victoire dans leurs trois matchs et il s’en est fallu de peu pour qu’ils s’emparent du premier rang. Un seul point d’écart séparait les deux positions. Ils ont livré une belle et chaude lutte.

Les grands honneurs sont allés à l’équipe de Jacques Ferland, Daniel Boutin et Gilles Cournoyer, avec une fiche de 39-16 et un écart de 23 points. Ils s’emparaient ainsi du ruban bleu et du Trophée emblématique de l’événement. Les champions n’ont également pas connu la défaite dans ce tournoi.

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L’équipe de bénévoles qui produit les meilleurs hotdogs de tous les États-Unis.

Une autre belle réussite de Marc Bellehumeur et son organisation, sous le soleil grâce aux participants mais surtout une solide et expérimentée équipe de bénévoles, dédiés entièrement à la tâche, tournoi après tournoi. Et les hotdogs? Les meilleurs des USA, c’est tout dire. Sans ces aides indispensables, il serait impossible d’obtenir le succès et l’engouement pour cette amicale compétition. Pour en conserver de précieux souvenirs, vous pouvez visionner l’album photo ici.

Prochain et dernier tournoi de la saison : lundi 13 mars.

Le pouvoir des joueurs

michel-therrien1C’est une certitude dans le monde du sport; les instructeurs et directeurs-gérants sont assis sur un baril de poudre qui peut les faire exploser, lire congédier, à tout moment. Ce sont des emplois plus que précaires et il faut être un peu sado-maso sur les bords pour les occuper. Mais c’est la loi du sport, et ces personnes, avides d’adrénaline, savent à l’avance dans quelle galère ils s’embarquent. Ils devront tôt ou tard en subir les conséquences.

Ils sont rarement coupables de ce vote de non confiance. Quand tu mènes et gères d’une vingtaine de ti-culs de moins de trente ans, millionnaires adulés d’un public et protégés par des agents négociateurs, tu n’es pas en position de force. Tu es dépendant sans contrôler ta destinée. Ils sont indépendants ces millionnaires et si ça ne fait pas ici, ça fera ailleurs. Au plus fort la poche!

Marc Bergevin aura beau revenir sur les qualités de Michel Therrien, ça n’en pansera pas moins la plaie. C’est sûr que Michel trouvera rapidement du travail ailleurs mais encore une fois, il ne l’aura pas eu facile. Qu’on se rappelle son séjour avec les Penguins de Pittsburg, alors qu’il avait été congédié à la faveur de Dan Bylsma qui remporta la coupe Stanley à la fin de la même saison. Ingrat! Très vite, Bergevin a vanté les qualités de son successeur Claude Julien, lui-même congédié par les Bruins et probablement avec les mêmes qualificatifs qui n’ont plus vraiment d’importance. La réalité est que certains joueurs ont décidé que Therrien avait fait son temps. Comment ont-ils fait? Il se sont assis sur leur cul, en bon québécois.

Je ne suis pas dans la chambre des joueurs et mon évaluation du dossier est à la lumière de ce que je vois sur la patinoire et de ce que j’en décode, en tant qu’amateur. Carey Price en est LE principal responsable du congédiement de Michel Therrien, n’en déplaise à Marc Bergevin. Ses priorités ont changé. Il me rappelle le Price remplacé par Halak il y a quelques saisons et qui avait battu successivement et presqu’à lui seul, les puissants Penguins et les Capitals. Price était devenu une passoire. Il a des choses à prouver et on verra bien la suite qui me donnera peut-être raison. Un autre qui m’enrage à chaque présence c’est Nathan Beaulieu; pas trop d’intensité au jeu et s’il a de la vitesse sur patins, il est loin d’en faire la démonstration lors de montée en attaque à cinq. Finalement, Subban contre Weber, c’était presque changer quatre trente sous pour une piastre.

C’est plus facile de limoger un coach que d’échanger des traîneux de pieds mais, expliquez-moi pourquoi on ne rachète pas le contrat de Plekanec pour faire monter un prospect? Pourquoi on ne donne pas plus de chance à nos recrues? Toutes les équipes le font… sauf nos Canadiens. Ils sont tellement conservateurs qu’en l’espace de 17 ans, ils auront embauché à deux reprises les deux mêmes entraîneurs. Maintenant que Therrien est parti, c’est Bergevin qui est assis sur le baril de poudre, jusqu’à ce que les joueurs décident de son sort via le propriétaire de l’équipe. Bonne chance à Claude Julien qui s’amène et j’ai déjà hâte au prochain affrontement avec les Bruins.

Peu importe la position au classement, s’ils font les séries ou non, les puissants joueurs gâtés, continueront d’empocher leurs millions et d’exercer leur pouvoir envers leurs patrons. Ici ou ailleurs, c’est le même pognon!

La pétanque sous une chaleur accablante

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Les gagnants : Gilles Cournoyer, Jacques Gagné et Daniel Boutin

Je peux vous l’assurer, les bouteilles d’eau et les rafraîchissements étaient de mise en ce second tournoi régulier de la saison de pétanque, disputé ce dernier lundi. Si l’organisateur principal était retenu au lit, notre Jean Rafa national, Charles Morier, a repris où il avait laissé l’an dernier, avec la même assurance. Sous un soleil de plomb et avec une température de 35°C sur les allées sablonneuses, 60 mordus de la boule de métal composaient les vingt équipes en compétition.

Il a fallu plus de trois heures pour en arriver au classement final et récompenser les trois premières positions qui se sont livrées une lutte parfaite de trois victoires contre aucune défaite. Au final, un différentiel de trois points séparait chacun des trois premiers rangs.

En troisième position, récipiendaires du ruban blanc, on retrouvait l’équipe du capitaine Guy Martin, flanqué de Rollande Vézina et Ghislain Beaulé, avec un différentiel de 10 points; 39-29.

La seconde place, récipiendaires du ruban rouge, est allée à l’équipe du capitaine Maurice Richer et ses acolytes Maurice Arsenault et Alain Michel. Leur différentiel a été de 13 points; 39-26.

La palme des vainqueurs, récipiendaires du ruban bleu, a été remise à l’équipe du capitaine Jacques Gagné, secondé de Gilles Cournoyer et Daniel Boutin. Ils ont mis la main sur le trophée emblématique du tournoi avec un différentiel de 16 points; 39-23.

Encore une belle réussite grâce à une équipe solide de bénévoles efficaces et dévoués. La pétanque demeure une activité très courue à Pioneer Village, pays des Snowbirds. Comme le veut la tradition, c’est aux hotdogs que cette belle activité s’est terminée. En fait, dans toute la Floride, c’est aux tournois de pétanque que sont servis les meilleurs hotdogs en Amérique. Les gens en redemandent! Si vous voulez voir les frimousses des participants, je vous invite à visionner l’album de 43 photos en cliquant ici.

Prochain tournoi : 20 février 2017

Les joueurs de hockey sont fatigués, c’est possible!

lnhAvec le calendrier de fou, genre deux matchs en deux soirs, il ne faut pas s’étonner d’une baisse de régime des joueurs. Pour réaliser pareille performance de se présenter à chaque soir, il faut sacrifier l’essentiel; pratiquer, s’entraîner. Si on ajoute à cela le différents tournois internationaux, on a du hockey presque toute l’année. Dans La Presse, Philippe Cantin y allait d’une théorie sur ces superhéros fatigués, que je partage. Son article est très intéressant et j’ai décidé de vous l’offrir dans son intégralité.

Grosse fausse note pour la LNH

Pas question de pleurer sur le sort des athlètes professionnels, qui empochent des millions pour pratiquer leur sport favori. Mais n’oublions pas ceci : malgré leurs incroyables ressources physiques, ce ne sont pas des superhéros. Pour performer à leur mieux, ils ont besoin de temps de récupération.

Sur ce plan, le calendrier 2016-2017 de la LNH est une grosse fausse note. La pause de cinq jours dont dispose désormais chaque équipe, combinée à la présentation de la Coupe du monde en septembre dernier, provoque des effets néfastes. Les matchs se succèdent à un rythme infernal et, au bout du compte, la qualité du spectacle en souffre. Les partisans, eux, paient leurs billets le même prix.

« C’est rare que tu voies des segments de calendrier aussi exigeants », a reconnu Michel Therrien, hier, lorsque je lui ai demandé s’il avait déjà été témoin d’une telle concentration d’affrontements depuis qu’il est associé à la LNH. « En sport, et pas seulement au hockey, des choses sont importantes pour connaître du succès : il faut pratiquer et être à 100% au niveau physique. Au cours du dernier mois, avec notre voyage de sept matchs, les qualités d’entraînement n’étaient pas là. »

Michel Therrien, qui qualifie la situation « d’assez exceptionnelle », n’est pas du genre à cracher dans la soupe. S’il s’interroge publiquement sur une réalité de la LNH, c’est que l’affaire l’ennuie. Les péripéties du CH depuis le 23 décembre dernier lui donnent raison.

Un exemple : après ces sept matchs à l’étranger, le Canadien a disputé une rencontre à Montréal avant de reprendre la route. Il ne s’agissait pas d’un court trajet, comme se rendre à Ottawa ou Toronto, mais d’une virée à Winnipeg et au Minnesota, où l’attendait une dure séquence de deux rencontres en 30 heures.

Contre le Wild, le Canadien s’est fait lessiver 7-1. Oui, le club de Bruce Boudreau joue du gros hockey. Mais avouons que, dans ces conditions, les chances du CH étaient minuscules.

Tous les clubs de la LNH vivent des expériences semblables cette saison. Au point où Mike Babcock, l’entraîneur-chef des Maple Leafs de Toronto, a dénoncé la nouvelle pause de cinq jours. À son avis, il en résulte un engorgement du calendrier qui ne favorise pas la santé des joueurs.

« Certains entraîneurs se sont manifestés, et j’appuie un peu ce qu’ils ont dit, a ajouté Therrien. Comme entraîneurs, on veut que nos joueurs soient à leur maximum pour les matchs, physiquement et mentalement. Et c’est durant les entraînements qu’on peut travailler avec notre équipe. Avec ce genre de segments dans le calendrier, ça rend notre job un peu plus dur. Ce sera à évaluer à la fin de la saison. »

La grosse machine commerciale du sport professionnel souhaite toujours augmenter le nombre de matchs, ou de tournois internationaux, afin d’empocher un maximum de revenus. Voilà pourquoi la LNH a mis sur pied sa Coupe du monde, qui a obligé 170 de ses joueurs à disputer des affrontements à haute intensité dès la mi-septembre, au risque de passages à vide au cours des mois suivants.

Heureusement, des voix s’élèvent pour inciter les dirigeants à la réflexion. Il existe en effet un seuil où la multiplication des matchs devient contre-productive.

Au soccer, Marco Van Basten, responsable du développement technique de la FIFA, a déposé la semaine dernière des recommandations pour donner une nouvelle impulsion à son sport. Il suggère notamment de limiter à 60 le nombre de rencontres qu’un joueur pourrait disputer en une saison.

« Nous devons promouvoir la qualité plutôt que la quantité, a déclaré l’ancienne vedette néerlandaise à l’Associated Press. Il faut défendre les joueurs car ils jouent trop de rencontres, ce qi nuit à leur forme. C’est mauvais pour la qualité du jeu. »

Les nombreuses idées originales de Van Basten, dont l’élimination du hors-jeu, lui ont valu une volée de critiques. Mais ses propos sur le nombre de matchs frappent dans le mille.

Cet enjeu est aussi présent au baseball, où la nouvelle convention collective des ligues majeures vaudra aux joueurs quatre jours supplémentaires de congé dès 2018. Les équipes disputeront toujours 162 matchs, mais en 187 jours plutôt que 183.

Dans la NFL, le désir de Roger Goodell d’augmenter de 16 à 18 le nombre de matchs s’est buté à une fin de non-recevoir de l’Association des joueurs lors du dernier renouvellement de la convention collective.

Mais selon les informations de NBC Sports, le commissaire n’a pas abandonné cet objectif. Dans son esprit, il suffirait de remplacer deux affrontements préparatoires par deux rencontres régulières. Mais les joueurs ne sont pas dupes. Ils savent que ce n’est pas la même chose.

La LNH et l’association des joueurs devront procéder à des ajustements en vue de la saison 2017-2018. Ce serait une erreur de comprimer de nouveau le calendrier, même en cas de préparation olympique. Si les cinq jours de repos demeurent, mieux vaudrait raccourcir le camp d’entraînement et amorcer la saison plus tôt.

Quant au Canadien, le calendrier compressé des dernières semaines explique le ralentissement de quelques joueurs. Cela rend plus difficile une véritable évaluation de l’équipe. Therrien disait hier que, de manière générale dans la LNH, les matchs si rapprochés peuvent être la source d’erreurs mentales et d’une baisse d’intensité dans certaines rencontres. C’est aussi vrai pour son équipe.

Dans ce contexte, le Canadien aura tout avantage à profiter de son coussin au classement pour donner du répit à Carey Price, Shea Weber et Alexander Radulov en vue des séries éliminatoires. Sinon, ils ne seront pas au sommet de leur forme lorsque s’amorcera le volet le plus important de la saison.