Comment reconnaître les sept formes de maltraitance

Société

La maltraitance se manifeste sous plusieurs formes et se lit sur différents visages. Pour contrer cette problématique sociale, la Ligne Aide Maltraitance Adultes Aînés (LAMAA) est la ressource d’aide privilégiée à contacter en cas de doute.

Au bout du fil, des intervenants écoutent et accompagnent les personnes aînées et autres adultes en situation de vulnérabilité, ou les personnes qui en sont témoins. Ils les dirigent vers les ressources appropriées et soutiennent les intervenants qui œuvrent auprès d’elles afin de mettre fin aux situations de maltraitance.

IA

Une situation de maltraitance peut être vécue par n’importe qui. Lorsqu’une action posée (attitude, parole, geste) ou un défaut d’action appropriée cause du tort ou de la détresse à une personne, il peut s’agir de maltraitance, et ce, que la situation soit intentionnelle ou non, qu’elle ne survienne qu’une seule fois ou à répétition.

Une personne qui s’isole lors de rassemblements familiaux, qui a peur lorsque le téléphone sonne, qui affiche des symptômes dépressifs, qui est à court d’argent pour subvenir à ses besoins, qui cesse soudainement de prendre ses médicaments ou qui présente des blessures, tout cela peut révéler des indices d’une situation potentielle de maltraitance.

« La maltraitance, c’est l’affaire de tous. Il faut rester alerte et s’intéresser aux autres sans imposer son jugement. Être à l’écoute, respecter le rythme de la personne maltraitée, ne pas lui dire quoi faire et nous appeler en cas de doute sont des réflexes à adopter », précise Lorena Solervicens, travailleuse sociale à la Ligne Aide Maltraitance Adultes Aînés (LAMAA).

LES SEPT FORMES DE LA MALTRAITANCE

Parmi les appels confidentiels et anonymes placés à cette lige d’écoute et de référence spécialisée provinciale, la maltraitance psychologique est la plus fréquemment rapportée. Mais il en existe six autres : physique, matérielle ou financière, sexuelle, organisationnelle, l’âgisme et la violation des droits.

Des insultes répétées, des coups portés, des tractations bancaires réalisées sans consentement, des relations sexuelles exigées, des droits bafoués (consentir ou non à un service, empêcher d’exercer son droit de vote, imposer la pratique d’une religion, etc.) et de la discrimination selon l’âge ne représentent que quelques-unes des nombreuses situations de maltraitance.

La maltraitance peut entraîner, par exemple, de l’isolement, des problèmes de santé mentale, des idées suicidaires, de la difficulté à dormir, de la perte d’appétit, l’endettement, la détérioration de l’état de santé et même le décès prématuré de la personne qui la subit.

DE L’AIDE PRÉCIEUSE ACCESSIBLE

« Quand une personne a un doute, qu’elle est mal à l’aise avec ce qu’elle vit ou quand elle ne sait pas quoi faire, que la situation ne change pas, qu’elle vit des craintes et des peurs pour elle ou pour autrui, c’est le moment d’appeler la Ligne Aide Maltraitance Adultes Aînés », ajoute Mme Solervicens.

Au bout du fil, des intervenants sont là pour écouter les gens et les référer vers les ressources appropriées. Depuis la bonification du mandat de la LAMAA en 2022, ils peuvent également accompagner les personnes en situation de maltraitance dans leurs démarches de dénonciation.

« Lorsque les gens nous appellent, on reconnaît et on respecte leur capacité à prendre des décisions pour eux-mêmes. On les écoute, on détermine leurs objectifs, on les informe sur leurs droits et on cherche des solutions avec eux, sans rien imposer. On mise sur leur pouvoir d’agir et on procède avec leur consentement », précise Mme Solervicens.

Pour en savoir plus sur la maltraitance envers les personnes aînées, consultez Québec.ca/MaltraitanceAînés.

Pour une demande d’aide et de l’accompagnement face à une situation de maltraitance, que vous en soyez victime ou témoin, appelez le 1 888 489-2287 et visitez le site lignemaltraitance.ca

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LA LIGNE AIDE MALTRAITANCE ADULTES AÎNÉS EN QUELQUES CHIFFRES

– 9650 appels ont été faits entre le 1er avril 2024 et le 31 mars 2025, représentant une hausse de 14 % comparativement à l’année précédente.

– 87 % des appels concernaient une situation de maltraitance :

  • 31 % psychologie
  • 24 % matérielle et financière
  • 14 % physique
  • 6 % organisationnelle
  • 1 % sexuelle
  • 24 % violation des droits
  • 1 % âgisme

– 65 % des situations concernaient des personnes âgées de 70 à 89 ans.

– 66 % des personnes concernées étaient des femmes.

– 1112 appels provenaient de professionnels, soit une augmentation de 24 %.

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Source : Cette page a été produite par le département de publicitaire du Journal de Montréal en collaboration avec le gouvernement du Québec, et publié en page 19 de l’édition du 15 juin 2026 du Journal de Montréal.


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