Que nous réserve l’avenir ?

Les technologies font avancer l’humanité à la vitesse grand V. Ce qui mettait des décennies à évoluer, se concrétisent beaucoup plus rapidement. On vient de s’en rendre compte avec la COVID-19. Mettre au point un vaccin en moins d’une année. Et on n’a encore rien vu.

Pour vous donner une idée de ce que pourrait être demain, voici comment ça pourrait se traduire… dans 10 ans, dans 20 ans, dans 30 ans. Ce sera l’ère de l’électricité.

Les ateliers de réparation automobile disparaîtront.

Un moteur essence ou diesel comporte 20 000 pièces détachées. Un moteur électrique en a 20. Les voitures électriques seront vendues avec des garanties à vie et ne seront réparées que par des concessionnaires. Il ne faut que 10 minutes pour retirer et remplacer un moteur électrique.

Les moteurs électriques défectueux ne seront pas réparés chez les concessionnaires mais seront envoyés à un atelier de réparation régional qui les réparera avec des robots.

Le voyant d’anomalie de votre moteur électrique s’allume ? Alors vous vous rendrez à ce qui ressemble à un lave-auto et votre voiture sera remorquée pendant que vous prendrez une tasse de café. Ensuite, votre voiture sortira de l’autre côté avec un nouveau moteur ou une composante électrique.

Les pompes à essence vont disparaître.

Les coins de rue auront des compteurs qui distribueront de l’électricité. Les entreprises installeront des bornes de recharge électrique. En fait, ils ont déjà commencé dans le monde développé.

Les grands constructeurs automobiles intelligents ont déjà affecté de l’argent pour commencer à construire de nouvelles usines qui construiront uniquement des voitures électriques.

Les « Industries du charbon » disparaîtront. Les compagnies pétrolières disparaîtront. Le forage pour le pétrole s’arrêtera. Alors dites au revoir à l’OPEP. Le Moyen-Orient sera en difficulté.

Les maisons produiront et stockeront plus d’énergie électrique pendant la journée qu’elles n’en consomment. Les surplus seront stockés sur un réseau pour le redistribuer aux industries qui sont de grands utilisateurs d’électricité. Quelqu’un a-t-il vu le toit solaire de Tesla ?

Un bébé d’aujourd’hui ne verra que des voitures personnelles dans les musées. L’avenir approche plus vite que la plupart d’entre nous ne peuvent même le gérer.

En 1998, Kodak comptait 170 000 employés et vendait 85% de tout le papier photo dans le monde. En quelques années à peine, leur modèle économique a disparu… et ils ont fait faillite. Qui aurait pensé que cela se produirait ? Ce qui est arrivé à Kodak et Polaroid se produira dans de nombreuses industries au cours des 5 à 10 prochaines années et la plupart des gens ne le voient même pas venir.

Pensiez-vous en 1998, que 3 ans plus tard, vous ne prendriez plus jamais de photos sur pellicule. Avec les téléphones intelligents d’aujourd’hui, qui utilise encore un appareil photo de nos jours ?

Pourtant, les appareils photo numériques ont été inventés en 1975. Les premiers n’avaient que 10 000 pixels mais suivaient la loi de Moore. Comme pour toutes les technologies exponentielles, ce fut une déception au début, avant qu’il ne devienne bien supérieur et dominant en seulement quelques années.

Cela se reproduira désormais (mais beaucoup plus rapidement) avec l’intelligence artificielle (IA), la santé, les voitures autonomes et électriques, l’éducation, l’impression 3D, l’agriculture et l’emploi.

Les logiciels ont perturbé et continueront de perturber la plupart des industries traditionnelles.

UBER est juste un outil logiciel (ils ne possèdent aucune voiture), et sont maintenant la plus grande compagnie de taxi au monde. Demandez à n’importe quel chauffeur de taxi s’ils ont vu cela venir ?

AIR-BnB est aujourd’hui la plus grande entreprise hôtelière du monde. Ils ne possèdent aucune propriété. Demandez aux hôtels Hilton ou au Marriott s’ils ont vu cela venir.

Aux États-Unis, les jeunes avocats ne trouvent déjà pas d’emploi (à cause d’IBM, Watson). Vous pouvez obtenir des conseils juridiques de base en quelques secondes et avec une précision de 90% par rapport à une précision de 70%
lorsqu’elle est effectuée par des humains. Donc, si vous étudiez le droit, arrêtez immédiatement. Il y aura 90% d’avocats en moins à l’avenir, et seuls des spécialistes omniscients resteront.

WATSON aide déjà les médecins à diagnostiquer le cancer. c’est 4 fois plus précis et beaucoup plus rapide que les médecins.

Facebook dispose désormais d’un logiciel de « reconnaissance faciale » capable de reconnaître les visages mieux que les humains. En 2030, les ordinateurs deviendront plus intelligents que les humains.

Voitures autonomes: En 2018, les premières voitures autonomes étaient déjà là. Au cours des prochaines années, toute l’industrie automobile commencera à être perturbée. Vous ne voudrez plus posséder une voiture car vous appellerez une voiture avec votre téléphone, elle apparaîtra à votre emplacement et vous conduira à votre destination.

Vous n’aurez pas besoin de la garer, vous ne paierez que pour la « distance parcourue » et vous pourrez être productif en conduisant. Les très jeunes enfants d’aujourd’hui n’obtiendront jamais de permis de conduire et ne posséderont jamais de voiture.

Cela changera nos villes car nous aurons besoin de 90 à 95% de voitures en moins. Nous pourrons transformer d’anciens stationnements en parcs urbains verts.

Environ 1,2 million de personnes meurent chaque année dans des accidents de voiture dans le monde. Cela inclut les conducteurs distraits ou ivres. Nous avons actuellement un accident tous les 100 000 kilomètres parcourus. Cependant avec une conduite autonome le taux tombera à 1 accident sur environ 6 millions de kilomètres. Cela sauvera plus d’un million de vies chaque année dans le monde.

La plupart des constructeurs automobiles traditionnels feront sans aucun doute faillite. Ils essaieront l’approche évolutive et construiront simplement une meilleure voiture, tandis que les entreprises technologiques (Tesla, Apple, Google) adopteront l’approche révolutionnaire et construiront un ordinateur sur roues.

Regardez ce que fait Volvo en ce moment. Plus de moteurs à combustion interne dans leurs véhicules depuis les modèles 2020. Ils n’utilisent que des modèles entièrement électriques ou hybrides, dans le but de supprimer progressivement les modèles hybrides dans un avenir pas trop lointain.

De nombreux ingénieurs de Volkswagen et Audi sont complètement terrifiés par Tesla. Regardez toutes les entreprises proposant des véhicules tout électriques. C’était du jamais vu, il y a seulement quelques années.

Les compagnies d’assurance auront d’énormes difficultés. Car, sans accident, les frais d’assurance deviendront moins chers. Leur modèle économique d’assurance automobile disparaîtra.

L’immobilier va changer. Parce que si vous pouvez travailler pendant que vous faites la navette, ou que vous pouvez
travailler de chez vous, les gens abandonneront leurs tours pour s’installer loin dans des propriétés plus belles et abordables.

Les voitures électriques deviendront courantes vers 2030. Les villes seront moins bruyantes car toutes les nouvelles voitures fonctionneront uniquement à l’électricité.

Les villes auront un air beaucoup plus pur.

L’électricité deviendra incroyablement bon marché et propre.

La production solaire est sur une courbe exponentielle depuis 30 ans. Mais vous pouvez maintenant voir l’impact naissant et ça commence juste à s’intensifier.

Les entreprises d’énergie fossile tentent désespérément de limiter l’accès au réseau pour empêcher la concurrence des
installations solaires domestiques. Mais cela ne peut tout simplement pas continuer. La technologie se chargera de cette stratégie dans un avenir pas trop lointain.

Santé: Le prix du Tricorder X sera annoncé cette année. Il existe des entreprises qui construiront un appareil médical appelé « Tricorder » de Star Trek qui fonctionne avec votre téléphone, qui prélève votre rétine, un échantillon de votre sang, puis vous respirez. Il analyse ensuite 54 biomarqueurs qui permettront d’identifier presque toutes les maladies. Il existe actuellement des dizaines d’applications téléphoniques pour la santé.

BIENVENUE À DEMAIN – Une partie est arrivée il y a quelques années. Est-ce que ces énoncés futuristes se réaliseront ?

L’avenir nous le dira !

La crise du logement à Montréal

La situation prend sa large part dans l’actualité. Les partis d’opposition continuent de gruger après l’os et les solutions faciles n’existent pas. Les gouvernements ne peuvent pas tout régler et ils ne sont pas responsables de ce qui se produit actuellement.

Dans l’édition du Journal de Montréal de mardi dernier, Joseph Facal y allait de son analyse du dossier et je suis d’accord avec l’article qu’il a écrit. C’est la lecture intéressante que je vous propose aujourd’hui.

LOGEMENT : S’OBSTINER À VOULOIR MARCHER SUR LA TÊTE

Voici une autre chronique dans ma série « L’art de se faire détester en disant des vérités déplaisantes ».

Parlons de la « crise du logement » en revenant aux bases de la science économique.

Il existe un marché du logement, comme il existe un marché de l’art, de la restauration ou du sexe.

COMPRENDRE

Tout marché fonctionne selon le principe universel de l’offre et de la demande.

S’il y a peu d’offres pour un bien et beaucoup de demandes, son prix sera élevé.

S’il y a beaucoup d’offres et peu de demandes, son prix sera bas.

Il y a des nuances, mais fondamentalement, c’est ça qui est ça.

Pourquoi tant de gens n’arrivent-ils pas à trouver un logement qui corresponde à leur budget ?

Parce que les logements sont rares et chers.

Pourquoi sont-ils rares ?

Parce qu’avec le contrôle des loyers, il n’est pas rentable pour un investisseur privé de construire des logements loués ensuite à des prix raisonnables. Il y a dons pénurie.

Pourquoi sont-ils si chers ?

Parce que les propriétaires, n’ayant pas d’intérêts à en construire d’autres, veulent rentabiliser au maximum ceux qu’ils ont déjà.

Parce que la rareté fait que des gens sont prêts à payer cher pour le peu qui est disponible.

Il y a donc surenchère.

Bref, le contrôle des loyers assomme le marché immobilier en enlevant l’incitatif du secteur privé à construire de nouveaux logements locatifs à prix raisonnable.

Vous me demanderez : mais s’il n’y avait pas de contrôle des loyers, est-ce que les prix ne s’envoleraient pas ?

Certains, oui, mais de nouveaux logements seraient construits parce qu’il redeviendrait rentable de le faire.

Si trop de logements devenaient trop chers, ils resteraient inoccupés.

Le marché s’ajusterait à un point de relatif équilibre qui nécessiterait des interventions ponctuelles et non massives du gouvernement.

Il s’ajusterait comme celui de la restauration, fait d’établissements de toutes les gammes de prix, où chacun trouve chaussure à son pied.

Pour être précis, le contrôle des loyers aide ceux qui ont déjà un logement, mais pénalise brutalement ceux qui en cherchent un.

Les « rénovictions » sont une manière inélégante pour un propriétaire de chercher à rentabiliser un investissement en contournant cette rigidité imposée artificiellement qu’est le contrôle des loyers.

Les airbnb sont une autre manière détournée de faire la même chose.

Quand on les pointe du doigt, on confond la cause et la conséquence.

TOUJOURS PLUS

Le fameux économiste suédois Gunnar Myrdal, Prix Nobel d’économie 1974, pas du tout un homme de droite, disait que le contrôle des loyers était le deuxième plus sûr moyen de tuer une ville après le bombardement.

Le contrôle des loyers se fonde sur une idéologie politique qui fait semblant de croire qu’il est possible d’ignorer les mécanismes de l’économie réelle.

Il perdure parce qu’il serait politiquement impossible de l’enlever, surtout au Québec.

Il ne reste plus alors que la sempiternelle fausse solution : demander au gouvernement de faire plus, plus, toujours plus, encore plus.

Un manque de civisme

Les consignes ne sont pas là pour décorer l’environnement. Malheureusement La règle du je, me, moi, prime.

Printemps oblige, on fait un bon ménage de sa garde-robe, on se débarrasse de ce qui ne nous sert plus et, au lieu de les jeter à la poubelle, on en fait don pour les autres.

Alors que je prenais ma marche quotidienne dans mon patelin récemment, un samedi pour être plus précis, j’arrive devant les cloches qui servent à recevoir justement ces vêtements, et je vois l’horreur. La soue à cochons, comme le dirait ma mère.

Il y a beaucoup de sacs et de boîtes de vêtements par terre tout à côté. Une affiche indique aux donateurs de ne pas laisser des sacs de vêtements de cette façon lorsque la cloche est pleine. Si le don est noble, il faut quand même respecter les règles, un certain décorum.

De plus, il est inscrit qu’il n’y a pas de cueillette les fins de semaine mais plutôt en semaine, et à des moments bien précis.

C’est clair comme de l’eau de roche !

Justement, ça ne semble pas être le cas.

Des personnes font fi des directives et décident de laisser tout ça aux alentours. On dirait un dépotoir.

Ont-ils imaginé les conséquence d’une averse sur ces boîtes de carton, et des sacs non noués ? Sans oublier les vêtements trempés.

Le gars vide ses cochonneries et se dépêche d’en disposer. Il s’en débarrasse pour embarrasser l’autre. Pourquoi ne pas revenir le lendemain. C’est pas compliqué ! C’est plein de bon sens !

Malheureusement, on vit en société et pour certains, ils agissent comme s’ils étaient seuls au monde. C’est peut être qu’ils sont aveugles, illettrés, ou abusent carrément du je, me, moi.

L’association qui gère le conteneur a dû planter trois autres affiches pour tenter de faire comprendre ce qui semble si dur de faire comprendre à d’autres.

Pourquoi faire ailleurs ce qu’on ne tolèrerait pas chez nous ? Le sens civique n’est définitivement pas l’apanage de tout le monde.

Le « Maitre chez nous » de Jean Lesage est encore plus d’actualité

Ce message lancé par ce premier ministre revendicateur du début des années 60 prend tout son sens avec le énième échec des lois québécoises qui se font massacrées par des juges. La dernière en lice, le loi 21 sur la laïcité. Au lieu de rendre des décisions justes et équitables pour le Québec, ils sèment la discorde en charcutant les lois votées par un gouvernement d’État démocratiquement élu.

Je l’appréhendais ! Contestée en majeure partie par le reste du Canada, Ils ont gagné. Le Québec est plus divisé que jamais et seule l’indépendance nous donnera les pleins pouvoirs.

Les Québécois, majoritairement francophones, sont soumis à cette loi, sauf pour la minorité anglophone qui en est dispensée. Et attendez la loi 101… elle va passer, elle aussi, au moulin à viande des acharnés.

Mathieu Bock-Côté a écrit l’excellent article qui suit, sur cette question, paru hier dans les pages du Journal de Montréal.

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LA LOI 21 ATTAQUÉE PAR LE GOUVERNEMENT DES JUGES

Il fallait s’y attendre : la Cour supérieure a entrepris le démantèlement de la loi 21.

Contrairement à ce qu’on a pu lire ici et là, elle n’a pas été maintenue.

Le juge Marc-André Blanchard a décidé de soumettre le Québec au régime de la partition ethnique.

Il s’agit désormais de découvrir le Québec en communautés rivales et de créer deux catégories de citoyens.

PARTITION

D’un côté, une majorité francophone sont on doit se méfier, de l’autre, des communautés minoritaires qui peuvent désormais s’affranchir au nom du droit des règles québécoises.

Le multiculturalisme canadien, au cœur de la Constitution de 1982, impose toutes ses conséquences.

En gros, les lois votées par l’Assemblée nationale sont bonnes pour les francophones, mais n’engagent pas la communauté anglophone, désormais placée explicitement sous la protection d’Ottawa, transformé en autorité gardienne des minorités.

Peut-on imaginer un seul instant les effets à court terme d’une telle décision pour la cohésion sociale dans une société où la majorité historique francophone est de plus en plus ouvertement méprisée par une mouvance multiculturaliste qui la traite comme un vieux résidu de peuple appelé à s’effacer au nom de la diversité ?

Blanchard normalise juridiquement le fantasme ulstérien de la frange la plus radicale de la communauté anglophone. Autrement dit, elle trouve le moyen de se séparer de la nation québécoise sur son propre territoire. Ne doutons pas que ses représentants trouveront le moyen de nous dire que ce sont les Québécois francophones qui ont décidé de les exclure.

Une partie de notre intelligentsia, véritable bois mort intellectuel et journalistique, célébrera probablement la subtile décision du juge.

Dans les faits, la Cour supérieure vient de montrer à quel point même lorsqu’il se contente d’un nationalisme minimaliste, le Québec est contraint, dans l’ordre fédéral canadien, aux demi-mesures. Elles seront de toute façon piétinées par un gouvernement des juges qui cherche à se faire passer pour l’expression la plus convaincante de l’État de droit.

Comment réagira le gouvernement du Québec ? Telle est la question.

Politisera-t-il cette décision en cessant de faire semblant que ce tribunal, dans les circonstances, est légitime ?

Osera-t-il dire que cette décision est fondamentalement inacceptable ?

Aura-t-il le courage de poser la question constitutionnelle ?

Nous savons que le gouvernement Legault n’est pas souverainiste. C’est son droit. Nous savons toutefois qu’il se veut nationaliste. C’est d’ailleurs son devoir.

NATIONALISME

Dans les circonstances, il ne doit d’aucune manière entrer dans une logique bonententiste où il laisserait entendre qu’il se contentera de demi-mesures et des miettes d’autonomie consenties par Ottawa.

Tous les autres partis politiques doivent se positionner, et ne peuvent se contenter de se réfugier derrière un respect empesé de tribunaux qui, dans les circonstances, servent d’instruments politiques.

Il est insensé qu’une loi fondée sur une décennie de délibérations collectives soit ainsi abolie par un juge capricieux dont l’autorité repose sur une Constitution dont le Québec n’est toujours pas signataire.

Un cycle politique essentiel vient de s’ouvrir. Nous verrons comment chacun s’y positionnera.

Action-réaction

Immensément tristes les événements incluant des policiers lors d’interventions. Des personnes ont perdu la vie, alors que facilement, un tel dénouement aurait pu être évité.

Prenez les deux cas au États-Unis, à Minneapolis. En mai 2020. George Floyd est décédé sous le genou du policiers Derek Chauvin. Ce policier dans cette affaire, subit présentement son procès et est passible d’une peine d’emprisonnement de 40 ans, s’il est trouvé coupable.

L’autre cas, récemment dans cette même région et avec quelques similitudes, à la suite d’un contrôle de police lié à des plaques d’immatriculation non-valides. Le jeune conducteur Noir de 20 ans qui a résisté et voulu s’enfuir avec sa voiture, a été abattu par une policière. Celle-ci avait confondu son arme de service, croyant que c’était son pistolet à impulsion électrique. Elle a remis sa démission et devra faire face à la justice.

Évidemment, on connait la suite; manifestations violentes de la communauté Noire principalement, et saccages partout, forçant le couvre-feu. Des escalades de violence qui sont monnaie courante.

Plus près de nous, il y a quelques jours à peine, à Longueuil, dans le secteur LeMoyne, un forcené incontrôlable et en pleine crise, menaçait l’entourage en pleine rue, armé de couteaux. Il a finalement été arrêté, sans effusion de sang, après que la sergente eue tiré à quatre reprises vers le suspect, sans l’atteindre.

Chaque fois qu’un policier use d’une certaine force, la population le condamne d’avance :

« On sait bien, c’est un Noir, les policiers sont des racistes. »

« Pourquoi le policier ne lui a pas tiré dans les jambes ? »

« Pourquoi le policier ne s’est pas servi de son pistolet à impulsion électrique ? »

Et beaucoup d’autres questions visant toujours les policiers. Dans ces moment, l’action-réaction doit être rapide.

FORMATION

On ne naît pas policier. Ce n’est pas un travail qui convient à tout le monde. De plus, le policier reçoit une formation de plusieurs mois pour le préparer à son futur quotidien, à pouvoir régler toutes sortes d’événements.

Aujourd’hui, on en demande beaucoup à ces agents de l’ordre; ils doivent user de psychologie, être des travailleurs sociaux et toutes les professions qui traitent de maladies mentales. On téléphone à la police quand ça va mal, pas quand ça va bien.

Dans les cas impliquent des armes, il se doit d’agir rapidement, sans avoir droit à l’erreur qui est souvent fatale.

Promptement, il doit prévoir l’imprévisible et son temps de réaction est immensément court.

Plusieurs ne font pas plus de cinq ans et décident de changer d’emploi.

AUX ÉTATS-UNIS

C’est encore pire chez nos voisins du Sud, où les armes abondent. Pour revenir aux cas mentionnés précédemment, un aspect de ces interventions n’a pas été analysé, ou du moins, est souvent passé sous silence. Parce que c’est de ça qu’on parle… de l’analyse de l’événement. On prend des heures, des jours voire des semaines à trouver si le policier a bien agi. Le policier lui, n’avait que quelques secondes pour intervenir et étouffer la menace.

Pourquoi on ne parle jamais de l’attitude de la personne qui se fait interceptée ? De sa réaction à résister à son arrestation ? À la lumière des vidéos tournés dans les événements tragiques de Minneapolis, George Floyd était un colosse qui a résisté à son arrestation. Même réaction pour le jeune de 20 ans; au moment de se faire passer les menottes, il est revenu dans son auto pour s’enfuir.

Ce sont deux situations où, si la personne obtempère sans opposer de résistance, la possibilité qu’il soit abattu est nulle.

Quelle serait votre réaction devant cette agressivité injustifiée ?

Il y a quelques années, au Tribunal de la jeunesse, j’ai été témoin d’un adolescent de quinze ans, de taille normale pour son âge, qui refusait la sentence qu’on venait de lui imposer. Il a réagi si violemment que les intervenants se sont mis à 6 personnes, dont un pesait certainement plus de 300 livres, pour le maîtriser après de très longues minutes agressives. Un incident que je me rappellerai toute ma vie.

Avec toutes les interventions policières, que ce soit pour une infraction au Code de sécurité routière ou autre raison, la personne interceptée n’est pas en position de force et doit collaborer de façon civilisée. Rarement, un comportement exemplaire n’incitera à la violence. C’est vrai ici et aux États-Unis. Par contre une résistance déclenche une action-réaction rapide des policiers et, par le fait même, tourner l’intervention en tragédie. On ne fuit pas sans raison.

LONGUEUIL

L’événement de Longueuil a suscité aussi des commentaires douteux sur les lignes ouvertes. On questionnait le travail de la policière :

« Quatre balles et elle n’a même pas réussi à l’atteindre… »

« Une balle perdue aurait pu tuer quelqu’un d’autre. »

« Pourquoi n’a-t-elle n’a pas visé les jambes ? »

« Pourquoi n’ pas avoir utilisé son pistolet à impulsion électrique ? »

Fermez les yeux, placez vous dans la peau de cette policière à ce moment précis et imaginez le scénario dans votre tête, avec les conséquences possibles, en vous demandant ce que vous auriez fait, vous, dans les mêmes circonstances… ?

Moi, au contraire, je dis que cette policière a agi avec professionnalisme, un courage admirable et un sens du devoir exemplaire. Un travail sans bavure à souligner et à féliciter.

Quand un forcené, en crise, fonce vers vous, votre temps de réaction doit se compter en secondes et même en fraction de secondes.

SERVIR ET PROTÉGER

C’est la devise première d’un policier. Lors d’une arrestation ou d’une interception, vous devez agir de façon civilisée. Votre agressivité et votre résistance peut vous coûter très cher. Vous éveillez alors des soupçons. Au Québec, nous pouvons être fiers de notre force policière dans son ensemble. Loin d’être raciste, leur travail nous permet de se promener dans la rue sans crainte de recevoir une balle, comme on le voit trop souvent chez nos voisins du Sud.

 

Des covidiots cochons

Force est de constater que les délinquants face aux mesures sanitaires, en plus d’être des covidiots, sont une bande de cochons qui ne savent pas vivre.

Lâchés lousses dans les parcs importants de la métropole, comme des tarés et où l’alcool coulait à flot, ils ont quitté les lieux en laissant par terre, bouteilles, canettes et détritus.

À voir et entendre les reportages télévisés, la réponse qu’ils s’amusaient à répéter était que les consignes n’étaient pas claires… sans pourtant élaborer sur leur définition de la clarté.

Ils n’écoutent pas les nouvelles parce qu’ils sont branchés constamment sur la musique qui résonne dans leur boîte crânienne complètement vide.

Les consignes ne sont pas claires pour ces égocentriques qui, étrangement, n’ont pas besoin d’un manuel d’instructions pour découvrir et opérer le dernier téléphone cellulaire à 1000 $. Ils croient qu’ils sont nés avec une puce au cerveau qui a les réponses à tout.

En regardant ces bêtes étranges se pavaner dans ces parcs, je me suis dit que notre société montante est malade. Vraiment malade. Mis à part leur propre personne, les gouvernements, les scientifiques et les savants, sont pour eux  des idiots, des incapables, des spécialistes à faire peur au monde.

« On est tanné d’être confiné, on a besoin d’air », disent-ils en chœur. Sont-ils les seuls ? Non ! Mais pour eux, trois rayons de soleil et ils sortent de leur terrière comme des ours sur un pot de miel. Pas trop trop fort comme raisonnement. N’oublions pas qu’ils sont la génération de demain. Ce sont eux qui vont gouverner, qui vont porter les bottines des décideurs d’aujourd’hui. Ça augure très mal.

C’est la mode du je, me, moi… Et ils n’ont rien à cirer de ce que pensent les autres. Ils sont autonomes et libres ! Ça ne fera pas des enfants forts ! Leur propension à déjouer l’autorité leur jouera des tours.

Le Coronavirus invisible les voit arriver de loin, avec leurs gros sabots, les attaque furieusement pour leur montrer qu’il est à prendre au sérieux, et qu’il produit des variants de plus en plus vicieux et imprévisibles.

Ces libertariens devraient réfléchir (sans cervelle c’est pas évident) et se compter chanceux de ne pas être dans le lit d’hôpital, aux soins intensifs, de cette jeune mère de 24 ans. Monoparentale avec 3 enfants, qui, après une perte de poids de 40 livres en quelques jours, se bat pour sa vie, atteinte de la COVID-19.

Quand tu demandes à mourir à cause de ce maudit virus de merde, c’est que c’est beaucoup plus grave qu’une simple grippe… ce mythe véhiculée par les covidiots.

Pourquoi, il s’est écoulé plus de 13 mois depuis la première vague, que nous en sommes rendus à la troisième et qu’on n’en voit pas la fin ? C’est parce que les covidiots existent. Il en sera ainsi tant que cette génération n’aura pas retrouvé un cerveau normal, ou s’en faire greffer un.

Communautés culturelles : tout est raciste

De plus en plus, je suis de ceux et celles qui croient que le racisme est le fer de lance des communautés culturelles. Elles se sentent exagérément persécutées. Bizarrement au Québec, on ne parlait pas de racisme avant leur arrivée massive et force est de constater qu’ils ne cessent de provoquer l’opinion publique. Beaucoup n’apprécient pas leur terre d’accueil au point ou la langue française, pour eux, est raciste.

À Montréal, on manifeste en anglais contre des événements survenus aux États-Unis, comme si notre société était identique.

C’est ce qui m’amène à vous proposer l’article qui suit, de Mathieu Bock-Côté, paru dans le Journal de Montréal du 24 mars dernier. Je partage et endosse entièrement son propos parce que j’en fait le même constat. Tirez-en vos conclusions.

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Photo: Journal de Montréal

MANIFESTER EN ANGLAIS À MONTRÉAL, C’EST UNE MANIÈRE DE REJETER LE QUÉBEC

Dimanche, à Montréal s’est tenue une manifestation contre le racisme anti-asiatique. En toile de fond, une effrayante tuerie à Atlanta, que certains croient animée par des motifs racistes.

Je laisse de côté cette manie qui consiste à manifester à Montréal contre une tuerie américaine. Faut-il rappeler que l’actualité américaine n’est pas la nôtre ?

Nous vivons dans une époque où l’identité ethnique des différentes diasporas est souvent plus forte que leur attachement à leur société d’accueil. C’est d’abord en tant que membres d’un groupe ethnique ou racial transnational que plusieurs tendent à se définir, plutôt qu’en tant que membre de la nation du pays où ils se sont installés.

AMÉRICANISATION

Contrairement à ce que répètent les tenants du dogme multiculturaliste, ce n’est pas nécessairement la société d’accueil qui rejette les nouveaux arrivants. Il arrive malheureusement que certains, parmi ceux-ci, ne souhaitent pas s’intégrer.

Oui, c’est une étrange époque où chacun cherche à s’inscrire dans l’espace public en se disant victime de racisme, quitte à toujours élargir la définition de ce terme, qui ne recoupe plus en rien sa signification véritable.

Celui qui sera le plus victime portera alors l’auréole de la Sainte-Victime, et jamais ses revendications ne devront être critiquées.

Je note d’ailleurs que le groupe organisateur de la manifestation, les Chinois progressistes du Québec, signait quelques jours auparavant avec d’autres signataires une lettre ouverte dénonçant la loi 21, en l’associant à la discrimination raciale. Comment ne pas y voir une manipulation du langage qui pousse à voir du racisme là où il n’y en a pas, comme le notait récemment le ministre Benoit Charrette.

Autre chose à noter : lors de cette manifestation, les pancartes brandies étaient généralement en anglais. Autrement dit, ces militants ne sont même pas capables de manifester un respect minimal pour la langue nationale du Québec. Savent-ils même que le français est notre langue commune ? L’acceptent-ils ?

Étrange paradoxe : ils prétendent lutter contre le racisme, mais se montrent incapables de respecter le cœur de l’identité du peuple québécois.

Il faudra bien un jour rappeler qu’au Québec, quelle que soit la couleur de votre peau, quand vous vous anglicisez, vous ne faites plus partie des « minorités », vous rejoignez la majorité continentale dominante, et plus particulièrement, la majorité anglo-canadienne.

ANGLICISATION

Le vrai pouvoir, au Canada, n’est pas racial mais linguistique. Ceux qui s’imaginent que le Québec vit sous le règne de la suprématie blanche habitent un monde fantasmé et parallèle.

Brisons les tabous : les Québécois francophones sont traités comme s’ils y étaient de trop chez eux, à la manière d’une population résiduelle. Et s’ils refusent ce destin, s’ils refusent de se laisser américaniser, on les accusera de ne pas s’ouvrir à l’autre.

Être traité chez soi comme un bibelot folklorique encombrant qui impose une langue qui n’est pas celle de l’empire, en plus de se faire accuser de mal la parler, être traité comme un étranger dans son propre pays : c’est ce qu’on appellera le triste privilège québécois.

Quand la minorité s’impose

Une société de fous, que vous dites ? C’est exactement ça ! On le voit partout : plus de monsieur, de madame, de garçon, de fille, rien de féminin et de masculin… Ce qui mène le monde depuis des siècles s’effondre par des réflexions débiles d’infimes minorités.

On a vu cette tendance partout au point où elle n’est plus tendance mais bien réelle. Hasbro, le célèbre fabricant de jouets, n’utilise plus les mots monsieur et madame pour ses bonhommes patates. Le monde à l’envers.

Je refuse carrément ces idioties et tant que je vivrai, les genres resteront ce qu’ils ont toujours été.

Je vous propose aujourd’hui l’article de Richard Martineau sur les marginaux, paru dans le Journal de Montréal du 27 février. Une opinion que je partage.

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FAUT-IL SE DÉBARRASSER DE LA MAJORITÉ ?

Vous souvenez-vous des cahiers Canada qu’on utilisait à l’école ?

Sur chaque page, il y avait une marge, à gauche.

Une marge étroite, que les profs utilisaient pour écrire leurs commentaires ou coller des petites étoiles quand on avait de bonnes notes.

LA MARGE ET LA PAGE

Voilà pourquoi on appelle les gens qui rejettent les valeurs adoptées par la majorité (ou qui sont rejetés par la majorité) des « marginaux ».

Parce qu’ils vivent en marge.

À part.

Sur le côté.

FAUT-IL AVOIR HONTE D’APPARTENIR À LA MAJORITÉ ?

Le cinéaste Jean-Luc Godard avait une belle phrase sur la marge : « C’est la marge qui fait tenir la page. »

Il voulait dire que, souvent, dans une société, ce sont les artistes dits « marginaux » qui lancent les nouvelles modes qui, plus tard, seront adoptées par la majorité.

En 1962, quand Andy Warhol peignait des boîtes de soupes Campbell, il passait pour un fou aux yeux de la majorité.

Aujourd’hui, on retrouve ses œuvres sur tous les calendriers du monde.

Les toiles de Warhol paraissent même datées. Dépassées.

Elles ne choquent plus personne.

Elles font partie de notre quotidien.

Qui oserait crier au scandale en regardant une toile de Van Gogh ? Ou en lisant Les fleurs du mal ou Madame Bovary ?

Pourtant, ces œuvres, à l’époque de leur création, étaient considérées comme marginales. Très marginales.

TOUT LE MONDE TOUT NU !

C’est important, pour une société, d’avoir une « marge ».

Le hic, aujourd’hui, est qu’on a l’impression, pour reprendre la formule de Godard, que ce n’est plus « la marge qui fait tenir la page, », mais « la page qui fait tenir la marge ».

Combien y a-t-il de personnes non binaires dans le monde ? Qui ne se disent ni « homme » ni « femme » ?

On parle ici d’une très petite minorité.

Pourtant, pour accommoder ces individus qui vivent dans la marge de la marge, de plus en plus d’institutions songent à jeter les termes « homme » et « femme » aux poubelles.

On ne va pas trop vite en affaire ? À ce que je sache, 98 % des gens dans le monde s’identifient encore comme « homme » ou comme « femme », non ?

Hier, dans Le Devoir, l’excellent correspondant à Paris (et collaborateur à QUB radio) Christian Rioux parlait de ce maire de Lyon qui a décidé, pour accommoder les végétariens de sa ville, que tous les mets servis dans les cafétérias des écoles lyonnaises seraient dorénavant végétariens !

Pour le correspondant du Devoir, cette révolution dans les habitudes alimentaires des Lyonnais est un exemple de ce qu’on pourrait appeler « la tyrannie des minorités ».

C’est bien beau, que la majorité s’ouvre à la minorité. C’est même essentiel.

Mais faut-il que la majorité se mette à ressembles à la minorité ?

Mettons que vous êtes 12 autour de la table (Oui, je sais, c’est interdit, mais rêvons) …

Allez-vous tous vous déshabiller parce que l’un de vos invités pratique le nudisme et aime manger à poil ?

UN JUSTE MILIEU

Dans une société, il y a des gens qui veulent tout changer, et des gens qui ne veulent rien changer.

Entre le « progressisme extrême » qui veut faire table rase et le « conservatisme radical » qui souhaite faire revivre « le bon vieux temps », il n’y a pas un juste milieu ?

Où la majorité et les minorités peuvent cohabiter ?

Une autre aberration

L’article qui suit a été publié dans le Journal de Montréal du 8 février dernier, sous la plume de Denise Bombardier.

Je m’abstiendrai de faire des commentaires qui dépasseraient ma pensée mais à sa lecture, je suis littéralement tombé sur le cul.

On pensait avoir tout vu… mais non… Une vraie société de fuckés !

LA GUERRE AUX MOTS

Les termes père et mère ont été dénoncés au Québec le 28 janvier dans un jugement de la Cour supérieure.

Pendant que nous avons tous la tête dans le confinement, des activistes contre le Code civil, ont remporté une énorme victoire.

Plusieurs articles du Code civil sont désormais visés.

Les mots femme, homme, mère, père sont, aux yeux du juge, discriminatoires envers les personnes non binaires, c’est-à-dire qui ne se définissent ni comme homme, ni comme femme.

Vendredi dernier, le Journal de Montréal a publié un texte signé par un groupe de parents alarmés des Centres de services scolaires à l’initiative de Nadia El-Mabrouk.

Ces parents courageux se battent contre une ultra-minorité de militants qui déconstruit, à travers les mots hommes, femme, père, mère, rien de moins que l’histoire de l’humanité.

NON BINAIRES

Si le not femme est à bannir, comment alors justifier le combat pour le droit des femmes à l’égalité ?

Comment justifier des prisons pour femmes, des toilettes pour femmes, des jeux réservés aux femmes ?

Comment se battre contre la violence faite aux femmes ?

Mine de rien, cette lutte « non binaire » nie les différences entre les femmes et les hommes.

Déjà au Québec les articles du Code civil permettent d’imposer le genre plutôt que le sexe biologique.

Sur demande, les mots mère et père sont remplacés par le mot neutre de filiation. Le procureur général s’est même engagé à décerner l’acte de naissance sans description de sexe pour l’enfant.

Les transgenres et les non-binaires ne doivent pas subir de discrimination, certes.

Mais en niant juridiquement la différence des sexes, l’on détruit la réalité biologique au profit d’un délire, qui définit les êtres comme une fabrication culturelle.

Voilà où l’effet de mode actuel nous entraîne. Et ce, sous les applaudissements des législateurs de la rectitude politique.

Une excellente initiative

Quelques fois, un regard suspicieux dans le voisinage nous fait se poser des questions sur ce qui s’y déroule vraiment. En temps de pandémie, alors que les commerces jugés non essentiels sont fermés, nous trouvions énigmatique que le stationnement du centre d’escalade le Canyon de La Prairie, soit occupé et qu’un va et vient survienne à l’occasion.

On a eu notre réponse récemment, en prenant connaissance d’un article paru dans l’hebdomadaire régional « Le Reflet », le 4 février dernier. Un texte sous la plume d’Audrey Leduc-Brodeur, qui nous révélait l’initiative communautaire extraordinaire de ce centre. Voici ce qu’elle racontait…

UN REFUGE POUR LES SANS LOGIS À LA PRAIRIE

Le salon et la cuisine du local. (Photo : Le Reflet – Vicky Girard)

Jusqu’au 31 mars, des citoyens en situation d’instabilité résidentielle peuvent trouver refuge dans un local du centre Canyon Escalade à La Prairie exceptionnellement aménagé pour les recevoir.

Sur place, ils y trouveront des lits, un petit salon, une cuisinette, ainsi que des douches. Le service de lavage est offert par l’organisme l’Avant-garde à La Prairie, qui chapeaute le projet nommé Refuge grands-froids.

Depuis le 23 janvier, les cinq espaces réservés à des personnes sans toit fixe sont occupés. Parmi elles, des parents monoparentaux, des gens qui ont quitté leur demeure à la suite d’une chicane, d’autres qui dorment chez des amis temporairement, etc.

« Le refuge leur donne un répit », indique Connie Bleau, directrice générale de l’Avant-garde.

Celle-ci ne s’étonne pas de la popularité des nouvelles installations. La demande est pressante et les ressources sont à pied d’œuvre pour y répondre.

« Nous travaillions déjà avec les gens de la région se retrouvant sans logis. Un lien de confiance s’est créé, car ils nous connaissent. Généralement, nous devions les relocaliser à des refuges situés à l’extérieur de notre territoire et ce n’est pas ce qu’ils veulent », explique Mme Bleau.

La directrice générale fait remarquer que la crise du logement remonte avant la pandémie.

« Elle a simplement mis en lumière une situation que nous connaissions déjà, souligne-t-elle. C’est une grande réussite de voir que tous les acteurs du milieu collaborent pour pallier cet enjeu. »

L’organisme a été approché par le Comité de lutte à la pauvreté pour mettre en place le projet, incluant la mise sur pied d’une équipe d’une dizaine d’intervenants formés pour recevoir et accompagner les visiteurs.

« Le mouvement de solidarité sociale qui s’est créé pendant la pandémie » a facilité le recrutement, fait savoir Mme Bleau.

« C’est déstabilisant demander de l’aide. Les personnes sans logis ne veulent pas être déracinées. Elles souhaitent rester dans leur milieu. »

Connie Bleau

Un foyer permanent

L’Avant-garde en santé mentale ne cache pas sa fierté de collaborer à cet effort collectif sans précédent dans la région, puisque ce mandat colle à sa vocation, fait-il remarquer.

« Les gens sont de plus en plus fragilisés, à mesure que la pandémie perdure. Nous avons tous une limite, mais la solitude se vit difficilement », soulève la directrice générale.

Son équipe accueille, sensibilise et accompagne les personnes qui souhaitent se loger temporairement au refuge. Qu’elles veuillent y rester une nuit ou plus, elles y trouveront du soutien pour dénicher un foyer permanent, fait savoir Mme Bleau.

« C’est ce que la plupart d’entre elles désirent », souligne celle qui se réjouit de pouvoir également brosser un meilleur portrait de la communauté grâce à ce projet.

En détails

L’accès au Refuge grands-froids est gratuit. Celui-ci est ouvert 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Il faut appeler au 450 907-1333 avant de s’y présenter. Il est situé au 1775, chemin de Saint-Jean à La Prairie. L’Avant-garde n’a pas de critères autres que celui de ne pas pouvoir se loger pour la nuit. En cas de santé mentale, le diagnostic n’a pas d’importance, précise l’organisme.

On ne sait pas ce qu’on veut, finalement.

Il n’y a pas deux sociétés comme celle que nous avons au Québec. Nous sommes uniques ! Après deux référendums, l’idée de la séparation est en baisse.

C’est bizarre, mais j’ai toujours pensé que le Parti québécois ne ferait pas l’indépendance du Québec. Un autre parti, peut-être, mais pas le Parti québécois, surtout depuis le départ de René Lévesque et des bonzes de ce parti qui sont presque tous décédés

Il ne faut pas se le cacher, François Legault est un nationaliste et je crois qu’il pourrait être celui qui nous ferait atteindre les objectifs de feu René Lévesque. Qu’on soit maître chez nous et pleinement en contrôle de notre identité et de notre avenir.

Le problème, ce sont ses citoyens qui ne savent pas vraiment ce qu’ils veulent. Ils ont des réactions bizarres sur à peu près tous les sujets. À cet égard, Richard Martineau, dans le Journal de Montréal du 4 février dernier, brossait un portrait assez exact du peuple québécois. Une définition qui rejoint entièrement la mienne et que je vous propose aujourd’hui.

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LES QUÉBÉCOIS SONT DIFFICILES À COMPRENDRE

Je pense qu’il n’y a pas un peuple comme les Québécois.

Plus distincts que ça, tu meurs…

C’est à se demander si nous n’avons pas été fabriqués par des extra-terrestres dans un laboratoire.

INCOMPRÉHENSIBLE

Regardez notre relation avec le Canada.

Comme un sondage Léger commandé par Le Journal l’a dévoilé hier, 74 % des Québécois veulent se débarrasser de la monarchie.

Plus de 70 % des Québécois appuient une loi (la loi 21) qui est détestée et diabolisée dans le reste du pays.

La grande majorité des Québécois ne veulent rien savoir du multiculturalisme, préférant l’interculturalisme comme modèle pour gérer le vivre-ensemble.

Les Québécois trouvent qu’Ottawa ne défend pas assez le français, qui est pourtant l’une des deux langues officielles.

Les Québécois trouvent ridicule que les lois provinciales adoptées par un gouvernement élu démocratiquement par le peuple québécois doivent passer le test des tribunaux fédéraux pour pouvoir être appliquées au Québec.

Les Québécois trouvent que la Charte canadienne des droits et libertés les empêche de s’administrer comme ils l’entendent.

Les Québécois n’aiment pas que le gouvernement fédéral s’immisce dans les champs de compétence du Québec.

Bref, quand on établit la liste de tout ce qui implique le fait de rester dans le Canada, les Québécois disent : « Le point 1 ne nous intéresse pas, le point 2 nous tape sur les nerfs, le point 3 nous semble inacceptable », etc., jusqu’au point 99.

Mais à la fin de cet exercice, quand tu leur demandes s’ils veulent rester dans la fédération canadienne, ils répondent… OUI !

CONTRE LE CANADA, TOUT CONTRE

Comprenez-vous quelque chose à ça ?

Aimes-tu les frites ? Non.

Aimes-tu les hamburgers ? Non.

Aimes-tu les cheeseburgers ? Non.

Aimes-tu les croquettes de poulet ? Non.

Aimes-tu les boissons gazeuses ? Non.

Donc, tu n’aimes pas manger au McDo ? Oh non, au contraire, j’adore !!!

Pardon ???? Comment ça ? Tu aimes leur eau ?

C’est comme une femme qui passe son temps à critiquer son mari (il n’est pas gentil, il pète au lit, il est brusque, il ne s’intéresse pas aux enfants, il ne me dit jamais que je suis belle…), mais qui ne veut pas divorcer parce qu’elle l’aime !

Au prochain référendum, au lieu de poser une seule question aux Québécois (« Voulez-vous vous séparer ? »), on devrait leur poser une série de questions.

« Êtes-vous d’accord avec telle mesure au Canada ? Telle mesure ? Telle mesure ?

Si à la fin, l’électeur coche une majorité de Non, le bulletin est comptabilisé comme un appui au Oui !

ÇA AURAIT PU ÊTRE PIRE

Les Québécois sont comme ça : ils disent toujours le contraire de ce qu’ils pensent.

Une fille n’est pas belle, elle est « pas laide ».

Un mets n’est pas bon, il est « pas mauvais ».

Regardez Legault. Est-il un fédéraliste passionné ? Non.

Il trouve juste le Canada « pas si mal ».

Il rêvait de se marier avec un Québec souverain, mais celui-ci ne voulait pas, préférant rester chez ses parents.

Alors il sort avec la fédération canadienne en attendant.

Oh, elle ne l’excite pas, ne l’enflamme pas. Ça fait longtemps qu’ils ne font plus la bagatelle.

Mais il aurait pu tomber sur une pire partenaire.

Et elle fait bien à manger.

Fa que.

Une publicité que j’adore

Les technologies d’aujourd’hui permettent de se voir vieillir, de constater de visu la transformation de notre corps. Je veux parler des publicités du Groupe Maurice qui montrent Hélène Bourgeois-Leclerc, dans une première et Jemmy Echaquan Dubé, dans la seconde, se transformer vers l’âge vénérable avec pour conclusion « Nous sommes tous l’aîné de demain ». Un message qui frappe et nous ramène à un demain pas si lointain et qui file à cent à l’heure. Une évidence pour quiconque se rend loin dans sa vie.

Je veux partager avec vous ce bel article de Richard Martineau, dans le Journal de Montréal du 20 janvier dernier. Peut-être l’avez-vous lu ? À tout événement, et particulièrement pour ceux et celles qui l’ont manqué, voici ce qu’il écrivait :

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LES VIEUX NE SONT PAS DES EXTRATERRESTRES

Vous avez vu la pub du Groupe Maurice, qui gère des résidences pour personnes âgées ?

On voit Hélène Bourgeois-Leclerc vieillir à vue d’œil.

Techniquement, cette pub est un tour de force (la transformation, qui fait vieillir la comédienne de 45 ans en quelques secondes, est hyper réaliste).

Mais c’est le message que cette pub transmet que je trouve particulièrement génial.

LES FANTÔMES

À une époque où la vieillesse est taboue, où les personnes âgées crèvent seules, derrière des portes closes, où l’on ne se cache même plus pour dire : « Bof, ceux qui meurent de la COVID ont déjà un pied dans la tombe », cette pub nous rappelle que les « vieux » ne sont pas des fantômes, des amas de cellules jetables.

Des êtres « passés date », qui existent mais ne vivent pas, et dont la principale activité est d’attendre la mort.

Les vieux, c’est moi, demain. Vous, après-demain.

Ce sont des gens qui ont un cœur, une mémoire, une âme.

Des hommes et des femmes qui ont aimé, ont vécu des passions, ont fait l’amour, ont bravé des interdits, ont vécu à cent à l’heure.

Avez-vous vu une photo de Brigitte Bardot, aujourd’hui ?

Difficile de croire qu’elle a déjà été BB, la femme la plus sexy au monde, celle pour qui des millions d’hommes se seraient damnés.

Pourtant, c’est la même femme.

Tout comme Hélène Bourgeois-Leclerc sera Hélène Bourgeois-Leclerc dans 45 ans, quand elle aura le visage ridé et les chairs tombantes.

SWINGUE LA BAQUAISE

On parle beaucoup de diversité, aujourd’hui.

C’est le mort à la mode.

Il faut qu’il y ait plus de personnes « racisées » à la télé pour mieux refléter la diversité, pour que les personnes non blanches puissent se reconnaître lorsqu’elles regardent des séries.

Mais qu’en est-il de la diversité d’âge ?

Vous pensez que les personnes âgées se reconnaissent quand elles regardent la télé ?

Elles ne sont nulle part !

Juste dans des documentaires sur l’Alzheimer ou la maltraitance des vieux dans les CHSLD.

Quand c’est le temps de filmer des vieux assis dans des chaises hautes avec une bavette autour du cou, là, oui, les caméras sont là.

Mais la vie ordinaire des vieux en santé ? Bof…

Pourtant… Vous avez vu le magnifique film de Louise Archambault, Il pleuvait des oiseaux ?

Il y a une superbe scène d’amour entre Andrée Lachapelle (88 ans) et Gilbert Sicotte (71).

Et pas des minouches-minouches, non. Une vraie scène de cul. Gilbert Sicotte embrasse les seins d’Andrée Lachapelle.

Eh oui, ça arrive ! Et plus souvent qu’on le pense !

J’avais un cousin qui travaillait dans une résidence pour personnes âgées et il n’en revenait pas à quel point ça swinguait là-dedans.

PAR ICI LES BÉBELLES

Vous regardez la télé ? C’est plein de pubs pour de la colle à dentiers, des appareils auditifs, des machines qui massent les pieds, des bains avec des bancs…

Pourquoi ? Parce que ce sont les vieux qui regardent la télé.

Quand c’est le temps de leur vendre des bébelles, la télé est là. Mais diffuser des émissions de variétés mettant en scène des artistes avec qui ils ont grandi (Joël Denis, Shirley Théroux, Janette Bertrand) ? Parler de leur vie ?

Oubliez ça !