Les itinérants font aussi partie de notre société moderne.

Et ils sont de plus en plus nombreux et bien visibles. Se couvrir à la belle étoile par grand froid avec le journal local où quelques sacs de couchage, n’est pas tellement réchauffant, mais c’est une réalité. Il y a bien des refuges mais au-delà de tout ça, ce sont des êtres humains, des créatures divines, qui n’ont pas toujours été ce qu’ils sont devenus et souvent, le regard ou le non-regard qu’on y jette devrait être plus chaleureux, plus convainquant et surtout plus complaisant et compatissant. Un sourire ne coûte rien et rapporte beaucoup à ceux qui n’ont rien.

Lise Ravary en a fait le sujet de son papier de dimanche dernier dans les pages d’opinions du Journal de Montréal. Un article qui m’interpelle et qui me fait réfléchir sur le sort de ces personnes et surtout leur quotidien remplie de désolation. J’avais envie de le partager avec vous…

Dignité pour ceux qui n’ont rien

Quand j’étais petite, on les appelait les quêteux, les hobos. Les guenilloux, les clochards ou les vagabonds. Quand la rectitude politique s’est abattue sur le langage, les mendiants sont devenus des sans-abris, des itinérants.

Que l’on choisisse un mot lourd de mépris ou une expression chargée de modernité pour décrire ces hommes et ces femmes prisonniers du dehors, la réalité ne change pas : vivre dans la rue avec pour seul bien terrestre un chariot de supermarché chargés de trésors usés semble être, aux bien nantis que nous sommes, le fond du baril de l’existence.

La plupart d’entre nous ressentent un malaise quand ils croisent un sans-abri qui mendie. Nous traversons la rue le nez en l’air, pour donner l’impression que nous ne l’avons pas vu. Et si, dans un élan de générosité, nous déposons quelques pièces dans sa main tendue, nous évitons, le plus souvent, le regard de celui qui va probablement utiliser notre argent pour s’acheter une roche de crack.

LEÇON DE VIE

Il y a très longtemps, à Vancouver, j’avais évité le regard d’un vieil itinérant. Il ne mendiait pas. Il marchait dans la rue, dans un quartier huppé. Je ne sais trop quelle tête je faisais, mais il s’est arrêté devant moi, m’a souri avec cœur et m’a dit : « Smile Lady, au moins votre vie n’est pas comme la mienne. » Je n’ai plus jamais fui le regard des gens de la rue.

J’emprunte souvent la rue Saint-Urbain. Au coin de Sherbrooke, tous les matins, des Autochtones malheureux tendent leur verre en carton aux automobilistes. La plupart font comme s’ils étaient invisibles. Si j’ai de l’argent, je donne un petit quelque chose. Et si je n’ai rien, je les regarde quand même dans les yeux avec un sourire.

Après toutes ces années, ils me reconnaissent. Que je donne ou non, j’ai droit à des salutations, des révérences, des pouces en l’air. La journaliste en moi meurt d’envie de les interviewer, mais je me retiens. Je ne suis pas rendu à l’étape de franchir la barrière de vie qui nous sépare, mais chaque nouvelle interaction me convainc qu’un sourire et un regard dans les yeux sont plus importants que l’argent. C’est faire un don de dignité.

DERNIER REPOS

Je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer, cette semaine, en lisant un texte sur l’abbé Claude Paradis dans le Journal, « Itinérants enterrés dans la dignité ». Depuis quatre ans, à l’automne, il enterre les cendres de corps non réclamés de gens de la rue. Des êtres humains morts seuls et réclamés par personne. « Ils meurent en manque d’amour », disait-il.

Il invite d’autres gens de la rue à se joindre à lui autour de la fosse commune du Repos Saint-François d’Assise, l’ancien cimetière de l’Est. Il leur parle de la mort, mais aussi de l’espoir. Et puis, ils libèrent des papillons. Ça fait gnangnan catho? Vous avez une meilleure idée?

L’abbé Paradis donne à ces âmes anonymes un dernier moment d’humanité, avant qu’elles ne disparaissent au fond de l’oubli pour toujours. Un don de dignité pour l’éternité.

Définition d’un aîné

Aujourd’hui, partout dans le monde, le 1er jour d’octobre souligne la journée internationale des personnes âgées. Ou, si vous préférez, des aînés. Ces ancêtres qui nous ont pavé la voie bien avant que le progrès fasse un saut prodigieux dans notre monde. Pour leur performance il faut leur en être reconnaissant parce qu’un jour, pas si lointain, ce sera notre tour et ce qui meublera alors notre quotidien aura évalué à la vitesse grand V. Rendons donc à César ce qui lui appartient, et injectons une bonne dose d’amour à ces bâtisseurs. La parole est à vous, chers aînés

C’est nous ça…? Ouais, et cela a tout l’air que c’est vrai…

Un aîné, c’est celui ou celle qui existait avant la pilule, les condoms et la vasectomie. Nous existions avant la télévision, la pénicilline, le stylo à bille, le radar, les lampes fluorescentes, les photocopies, les vitamines et les cartes de crédit.

Nous nous sommes mariés d’abord, et nous avons vécus ensemble après. C’était avant que les hommes portent des boucles d’oreilles. Nous étions là avant les couches jetables, la radio FM, les couvertures électriques, les ordinateurs, la radio FM, les cassettes, la musique électronique, la danse disco, les face-lifts et le Botox.

Nous ne connaissions pas les mets congelés, les fours à micro-ondes, le café instant, les pizzas et les McDonald. Nous pensions que le Fast-food se mangeait pendant le carême. C’était aussi la belle époque des moulins à tordeur et des vêtements qu’on rentrait raides et gelés sur la corde à linge en hiver. Que ça sentait bon!

Dans notre temps, c’était chic de fumer la cigarette, le coke était un breuvage et le pot, un récipient. Les églises étaient remplies durant les 4 messes du dimanche. Si on nous avait demandé d’expliquer OVNI, CSN, JFK, CIA, CLSC, REER, ETC., nous aurions parlé de soupe à l’alphabet.

Quand on pense à quel point le monde a changé et combien d’ajustements il nous a fallu faire, nous pouvons et devons être fiers de ce que nous avons accomplis. Nous sommes les aînés d’aujourd’hui; un groupe de surhommes et de surfemmes.

La mémoire étant une faculté qui oublie… pensez-vous qu’on en a oublié? Allez-y de vos commentaires. Ça nous rappellera de bons souvenirs.

Victimes… d’injustices

C’est assez révoltant de constater comment les victimes d’actes criminels ont de la difficulté à faire reconnaître leurs droits on ne peut plus légitimes. Le monstre gouvernemental qu’est l’IVAC, sans la moindre compassion et respect, leur met des bâtons dans les roues avec toutes sortes de contraintes bureaucratiques qui font en sorte de ne pas leur rendre ce qui leur revient de plein droit.

La moindre petite ligne, article ou alinéa écrit en petits caractères, quand ce ne sont pas des dispositions incompréhensibles ou incroyables, ajoutent à leur malheur, les obligent à se battre malgré leurs souffrances. Elles deviennent des victimes, victimes d’une situation et d’un acte criminel qu’ils n’ont jamais cherchées.

Richard Martineau en a fait le sujet de son article d’hier dans le Journal de Montréal, et c’est ce que je veux partager avec vous.

Maudites victimes fatigantes!

En lisant l’histoire de Katy Bolduc, publiée hier sous la plume d’Élisa Cloutier, une question nous vient en tête.

Qu’est-ce que ça prend pour être considéré comme une victime par l’IVAC?

ALLEZ, VA TRAVAILLER

Nous sommes en octobre 2015. La fille dort. Elle est attaquée à la machette par un gars en pleine crise de psychose. Elle est défigurée. Blessée à l’épaule. Traumatisme crânien. Fractures au coude et au nez. Insomnie. Stress post-traumatique. Crises de panique. Incapable de travailler.

Et l’IVAC lui a donné… 10 semaines d’indemnisation. Après, débrouille-toi. Relève-toi les manches et retourne travailler. Allez, hop, un peu d’effort! Arrête de brailler, pends-toi en main, aujourd’hui est le premier jour du reste de ta vie, plus qu’hier moins que demain, tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir, après la pluie vient le beau temps, etc.

Heu… C’est parce que la fille n’est pas tombée en bas d’une échelle. Elle ne s’est pas fait voler son sac à main. Elle a été attaquée à la machette! En pleine nuit! Pendant qu’elle dormait! You-hou, l’IVAC? Vous pensez qu’après deux mois, cette femme pouvait continuer sa vie comme s’il ne s’était rien passé? Vous vivez sur quelle planète, au juste?

LE MONDE À L’ENVERS

Samedi, c’est ma collègue Claudia Berthiaume qui nous racontait l’histoire de Dave Courage, ce technicien de scène qui a été grièvement blessé par Richard Henry Bain lors de l’attentat au Métropolis, le 4 septembre 2012. Souffrant de douleur chronique, Courage a de la difficulté à s’asseoir, à se tenir droit, à dormir. Il n’a pas travaillé depuis cinq ans. Malgré ça, il a dû se battre bec et ongles pour être indemnisé!

« Le criminel violent est en prison à vie et on lui paie tout. Moi, la victime, il faut que je me batte et que je poursuive le gouvernement pour avoir des miettes », a-t-il dit. Drôle de société qui s’intéresse plus au sort des agresseurs qu’à celui des agressés…

On a l’impression qu’on blâme la victime. « Cet individu avait juste à ne pas se trouver au mauvais endroit au mauvais moment, c’est tout. » Alors que l’agresseur, lui, fait pitié. « C’est une victime de la société, il a pris trop de drogues ou de médicaments, sa mère ne l’a pas allaité, il a grandi dans un shack, son père le battait, il était sous l’influence de certains animateurs de radio, etc. »

Le monde à l’envers. Tu te sens quasiment honteux de t’être fait agresser… « Excusez de m’être fait tirer dessus, je vous le jure, je ne recommencerai plus! »

TOUS VICTIMES!

Bizarre, quand même… C’est comme si tout le monde, aujourd’hui, était une victime sauf… les victimes! On leur a volé leur statut. Le journaliste guadeloupéen Michel Reinette disait : « Quand on est une victime, on a toujours l’impression d’être coupable. »

Le contraire s’applique malheureusement de plus en plus quand on est coupable, la société s’empresse de nous faire passer pour une victime. Qui sait? Une société qui ne cesse de se victimiser ne veut peut-être pas voir les vraies victimes, car ça lui rappelle à quel point elle se plaint pour rien…

Au pays des cochons

Repoussant

Comment, des gens civilisés, peuvent se comporter dans un lieu public et spécialement dans une toilette. Alors qu’on faisait une pause-repas dans la section restauration du Mail Champlain hier à Brossard, Louise et moi, nous sommes passés par les toilettes, histoire de se laver les mains. Ce secteur est très propre et les salles de toilettes le sont tout autant… sauf celle des hommes, que j’ai visité. Les photos saisissantes et déguelasses qui accompagnent cet article sont là pour le prouver. Un vecteur de bactéries.

Répugnant

Le papier de toilette jonchait le plancher de céramique de même que le papier essuie-mains des lavabos, entre autres. Pourquoi des cochons se permettent de souiller complètement ces lieux publics où on devrait se rafraîchir. Les préposés au nettoyage ont beau y faire des tournées régulières, il y a toujours des salauds qui en profitent. Ils prennent plaisir à laisser leurs marques; chasse d’eau non tirée, objets déposés dans les urinoirs sans oublier les tonnes d’eau qu’ils répandent sur les comptoirs et les poubelles qu’ils remplissent du papier qu’ils déroulent sans réserve. C’est une manie ou quoi? Font-ils la même chose chez eux? J’en doute.

Est-ce qu’on en est rendu à mettre de la surveillance physique dans les toilettes? Pourquoi pas! Et ce n’est que la pointe de l’iceberg. C’est comme ça dans beaucoup de salles de toilettes partout en Amérique. Les gens ne prennent plus la peine de déposer soigneusement leurs papiers souillés dans les poubelles prévues à cet effet. Quand vous utilisez une toilette publique vous devriez être dans l’endroit le plus propre, presque aseptisé, et faire en sorte de la laisser dans cet état lorsque vous quittez, c’est la base de la bienséance qu’on nous enseignait jadis à l’école. Je crois que ce mot ne fait plus autre chose que de fondre dans les dictionnaires et on ne l’enseigne plus. C’est malheureux.

Pour votre convenance, je vous donne la définition que le petit Robert mobile donne à la bienséance : conduite sociale en accord avec les usages, respect de certaines formes (savoir-vivre, respect et convenance). Les plus vieux se rappelleront sûrement de cet enseignement élémentaire. On nous préparait à bien se tenir dans le monde des humains. Ne croyez-vous pas que ça devrait s’enseigner encore? On vivrait moins de désagrément au pays des cochons.

Faire du surplace et n’avancer à rien

De nos jours, dès que vous avez une idée, elle est décortiquée par tous les groupes de pressions inimaginables. Elle plaira à certains, sera détestée par d’autres et devra faire face à toutes sortes de spéculations toutes autant farfelues les unes que les autres. En fin de compte, vous serez forcé d’abandonner puisque le projet tant souhaité ne respectera pas les pourcentages de personnes qui composent notre société. Il y aura tellement de personnes à satisfaire que ce sera mission impossible. Autre conséquence de la Charte des droits et libertés de PET… vous savez, le père de l’autre, le beau Justin.

Dans sa chronique du 20 juillet dernier, Richard Martineau en a fait son sujet en imaginant une lettre officielle et démoralisante, qu’un romancier se verrait remettre par la Ministre du Vivre-ensemble Manon Massé… en 2025. Vous constaterez dans quel fouillis nous en sommes rendus. Un texte rempli de vérités à peine exagérées qui nous porte à réfléchir à notre avenir. Un bijou de parodie qui va comme suit…

Écrire en 2025

Et si on essayait d’imaginer à quoi pourrait ressembler l’avenir?

Voici le genre de lettre officielle qu’un romancier pourrait recevoir en 2025…

RESPECTER LES POURCENTAGES

Monsieur, comme le prescrit la loi 122-A adoptée il y a trois ans, votre éditeur nous a envoyé votre tout dernier manuscrit pour approbation.

Après avoir analysé de très près votre ouvrage, notre comité formé de citoyens responsables représentant les principaux groupes de la société civile a conclu que certains changements devraient être effectués si vous voulez que votre roman soit publié sur le territoire québécois.

Premièrement, votre roman ne respecte pas les critères de représentation de la diversité. On ne compte pas suffisamment d’obèses, de représentants des Premières Nations, de handicapés et de personnes capillairement différentes (des roux et des chauves, par exemple). De plus, il n’y a aucun transgenre.

Vous trouverez ci-joint notre trousse d’information à l’intention des artistes du Québec sur les enjeux de la diversité sexuelle, corporelle, religieuse et ethnoculturelle.

Cette étude (rédigée par notre département de la statistique) indique le pourcentage exact de chaque groupe au sein de la société québécoise. Pour obtenir l’autorisation de publication, votre roman doit respecter scrupuleusement ces pourcentages.

SANTÉ ET ÉDUCATION

À la page 10, 24, 53 et 82 de votre ouvrage, on trouve des références explicites aux produits du tabac, ce qui (selon le règlement B23) constitue une infraction passible d’une amende de 2500$. Nous vous demandons de réécrire ces passages.

De plus, aucun de vos personnages ne fait une activité physique quelconque, que ce soit de la course à pied (pourtant obligatoire sur le territoire québécois depuis l’an dernier, à la suite d’une entente conclue avec l’Association des assureurs) ou du canot.

En général, nous trouvons que votre roman utilise un langage trop châtié. Comme vous le savez, 65% des Québécois sont des analphabètes fonctionnels. Ces pauvres gens risquent d’éprouver du mal à comprendre certains mots.

Veuillez remplacer ces expressions pointues et dépassées par des mots plus familiers (voir le document rédigé par l’honorable Mike Ward, ministre de l’Éducation).

SEXE ET RACE

À la page 67, vous incluez une scène sexuelle implicite que notre comité féministe juge violente et offensante. Le couple, composé d’un Américain et d’une Latino, fait l’amour brutalement sur le comptoir de la cuisine.

Il n’y a aucun préliminaire, aucun mot de tendresse, aucun consentement écrit de la part de la jeune femme. De plus, l’homme pénètre la femme, ce qui est un symbole à peine voilé de l’interventionnisme américain en Amérique du Sud.

Ce genre d’images est TOTALEMENT INACCEPTABLE. Soyez avisé : si on retrouve un passage similaire dans l’un de vos futurs manuscrits, on vous retirera indéfiniment votre Permis d’artiste.

Finalement, une suggestion. À la page 122, votre personnage principal rencontre Maurice Richard. Nous savons que Maurice Richard était blanc. Mais pourquoi vous n’en faites pas un Noir? Il me semble que cela enverrait un message d’inclusion aux membres des minorités.

Un peu d’imagination n’a jamais nui, non? N’est-ce pas le rôle de tout artiste d’imaginer une société idéale? À bas la dictature de la réalité! Vive l’imagination!

Vous avez une semaine pour effectuer ces changements.

Votre toute dévouée, l’honorable Manon Massé, ministre du Vivre-ensemble.

Une société de plus en plus molle

J’ai bien aimé l’article de Richard Martineau dans le Journal de Montréal d’hier qui traitait de la façon dont les décisions de notre société s’infantilisent. Celles des enfants sont émotionnelles, alors que celles des adultes devraient être rationnelles. Mais voilà! À la lumière des délibérations de cette présente société de mous, force est d’admettre qu’elles sont de plus en plus infantiles. Jugez-en par vous-même…

Le règne de l’enfant

Un père visite un zoo avec son fils. Devant le bassin des phoques, l’enfant s’arrête et ses yeux se remplissent d’eau.

«Papa, ils sont trop beaux, les phoques! On devrait interdire leur chasse, on n’a pas le droit de tuer un animal aussi chou…

– Mais si on interdisait totalement leur chasse, répond le père, on va se retrouver avec une surpopulation de phoques, qui vont manger trop de poissons, et tout l’écosystème va être débalancé…»

C’est la différence majeure entre les enfants et les adultes. L’opinion des enfants est guidée par leurs émotions. Alors que les adultes essaient de baser leurs opinions sur la raison. Ce n’est pas parce qu’une décision semble bonne qu’elle l’est. Il faut analyser ses impacts, ses conséquences à long terme… Bref, voir plus loin que le bout de son cœur.

LA POLITIQUE DES BONS SENTIMENTS

Malheureusement, nous vivons de plus en plus à l’ère de l’enfant. Ce ne sont pas les faits qui guident les décisions de nos dirigeants, mais les bons sentiments. Exemples…

Émotion : Les gens qui sont au bas de l’échelle salariale ne sont pas assez payés, on devrait augmenter le salaire minimum. Soyons généreux.

Raison : L’économie du Québec est basée sur les petites entreprises, Si tu augmentes trop rapidement le salaire minimum, de nombreux patrons risquent de couper des postes, d’embaucher moins de gens, et des jeunes risquent d’abandonner leurs études pour aller travailler. Bref, tu risques d’augmenter à la fois le chômage et le décrochage.

Émotion : Le multiculturalisme est la meilleure façon d’améliorer le vivre-ensemble. Il faut respecter les us et coutumes de chaque communauté. Vivre et laisser vivre!

Raison : Le multiculturalisme encourage le communautarisme. L’Angleterre est le royaume du multiculturalisme, on ne cesse d’y multiplier les «accommodements», on y compte une centaine de tribunaux islamiques, et regardez ce qui s’y passe…

LOVE IS ALL YOU NEED

Émotion : On devrait adopter des quotas pour augmenter la représentativité des femmes et des «personnes racisées» dans les institutions. Aidons les minorités!

Raison : On ne devrait jamais – et sous aucun prétexte – juger les gens sur la base de leur sexe ou de la couleur de leur peau. La meilleure façon de saloper la réputation d’une femme est d’amener les gens à croire qu’elle a été embauchée parce qu’elle est, justement, une femme.

Émotion : Les politiciens devraient faire comme Justin et s’ouvrir davantage aux différentes communautés religieuses. Prier avec les sikhs, les musulmans, les bouddhistes… «Love is the answer

Raison : Les politiciens devraient faire preuve de la plus grande neutralité possible en matière de religion. Et ils devraient surtout éviter de se déguiser! Rien de plus condescendant que de «jouer» au juif, au musulman ou à l’autochtone quand tu ne l’es pas…

Émotion : Il faut ouvrir les frontières, accueillir le plus de gens possible. À bas les murs!

Raison : Ce n’est pas tout d’accueillir de nouveaux arrivants, encore faut-il avoir les moyens de bien les intégrer.

LES YEUX DU CŒUR

L’émotion est mauvaise conseillère, dit le proverbe. C’est ce qu’on apprend en vieillissant. Malheureusement, nos sociétés sont de plus en plus infantiles…

Opération enfant soleil; une surdose de générosité et d’amour

Il était 22h00 hier et le téléthon Opération enfant soleil se terminait avec une corne d’abondance de plus de 20 000 000 $. C’est toute une preuve d’amour que les Québécois ont offert, pour une trentième année, aux enfants malades. Ces enfants qui n’ont rien demandé mais qui ont souffert et souffrent encore. Dès le saut du lit, la télé s’ouvrait sur cette émission où l’amour et les émotions nous rejoignent au plus profond de nos entrailles. Les larmes incontrôlables en témoignent.

C’est hallucinant combien de maladies affectent ces petites créatures. Année après année, on trouve de nouvelles pathologies. Les enfants y font face avec beaucoup de sérénité au point où ils nous donnent de sérieuses leçons de vie. La maladie fait augmenter le degré de maturité de ces petites personnes et on se surprend à constater toute la sérénité qui se dégage dès qu’ils ouvrent la bouche. À se comparer, on se plaint souvent de nos petits bobos pour rien et on devrait plus souvent s’inspirer de ces enfants, de ce qu’ils véhiculent comme vérité dans toute leur candeur.

En regardant les artistes défiler à l’écran, tous dégagent le plaisir d’être là parce que plusieurs d’entre eux ont des enfants et se considèrent très chanceux de les avoir en pleine santé. Que dire également des animateurs et animatrices qui s’impliquent durant toute l’année dans des activités de levées de fonds. Ils accompagnent les petits malades pour partager leur quotidien, les réconforter, les encourager avec toute l’immense dose d’amour que des gestes semblables peuvent procurer. Quelquefois ça frise l’euphorie.

Une telle organisation demande des milliers de bénévoles qui, toute l’année durant, organisent des milliers d’activités dans un seul but; amasser le plus d’argent possible pour cette formidable cause de guérir les enfants malades. Certains sont encore là pour une trentième année consécutive. Donner sous quelque forme que ce soit n’a pas de prix. Durant le téléthon, ils défilent les uns après les autres pour livrer le résultat de leur dévouement. Leurs yeux scintillent au moment de dévoiler les fruits de leur labeur. Du plus petit don au plus gros, tous sont d’une importance capitale dans la recherche.

J’ai pris le téléphone pour faire ma part, pour donner, pour faire une différence dans la vie des enfants qui ne demande que ça; vivre et s’amuser. La recherche fait des pas de géant avec les technologies d’aujourd’hui et les maladies, jadis incurables, sont vaincues. On sauve beaucoup de vies et il faut continuer en ce sens et donner des millions pour y parvenir. Le téléthon enfant soleil doit continuer sans relâche parce que la surdose d’amour et de générosité qui s’y dégage est ce qu’il y a de plus stimulant. Bravo à toute l’immense équipe de cette trentième édition.

Le Québec est «drabe», sans couleur et sans saveur

Aujourd’hui, je vous propose le texte de Lise Ravary, journaliste, paru dans les pages d’opinions de l’édition du 27 avril du Journal de Montréal. À mon avis, il représente un portrait assez juste de notre «belle» province… belle étant péjoratif.

Le Québec va mal

Secouée par une discussion sur les 100 jours de Trump chez Isabelle Maréchal, hier, j’ai ressenti le besoin de parler de vraies «vraies affaires». Ce que nourrir à répétition l’indigent corporatif qu’est Bombardier ou voter une loi contre les pitbulls ne sont pas. Les vraies affaires se trouvent dans l’état des choses au Québec.

QU’OBSERVE-T-ON?

Nos autoroutes, nos ponts et nos rues et même le plafond de la Grande bibliothèque s’effondrent. Des écoles. CHSLD et hôpitaux sont en fin de vie utile. Nous sommes champions du décrochage scolaire et de l’attente à l’urgence. Nous arrivons derniers pour le revenu personnel au Canada.

Nous sommes les contribuables les plus imposés et taxés en Amérique du Nord. Notre ex-premier ministre est sous enquête pour corruption. L’actuel PM trouve que tout va bien. L’opposition converge vers un tiers parti d’extrême gauche pour augmenter l’appui à une option rejetée par deux Québécois sur trois.

Nous avons dit «non» deux fois au pays. Nous voulons protéger notre langue, mais nous sommes fiers de la massacrer. Nous croyons dur comme fer que c’est à l’État de s’occuper de nos enfants. Notre économie dépend de ressources naturelles transformées ailleurs, comme au 19e siècle.

Au nord de St-Jérôme, internet haute vitesse, oubliez ça. Nous voulons tout gratuit, mais nous crachons sur la richesse qui rendrait cela possible. Que ferions-nous sans la péréquation et les centaines de programmes québécois d’aide à tout ce qui bouge? Nous n’avons pas de plan, pas de vision. Que l’État s’acquitte correctement de la gestion à la petite semaine nous suffit.

L’IMMOBILISME

Nous réclamons du changement, pourvu que rien ne change. Et si le problème c’était nous? Toujours contents avec notre petit pain, désormais bio et sans gluten. Nous avons tout pour être une Suisse grand format sauf la conviction que c’est possible et le courage d’agir. Il y a 50 ans s’ouvrait Expo67. Devant nous, que des matins qui chantent. Aujourd’hui, nous naviguons au pif dans le brouillard. Pourquoi?

Le drapeau; une question de fierté

Il y a de ces décisions prises par les administrateurs de certaines sociétés d’état et sur lesquelles on peut s’interroger. La dernière en lice, la Société des alcools du Québec (SAQ) qui a décidé de déplacer le drapeau du Québec à l’intérieur de ses établissements, sous prétexte que l’entretien en serait simplifié. La directrice des Affaires publiques de la SAQ, Anne-Sophie Hamel-Longtin, explique que le climat québécois endommage « très rapidement » les drapeaux. « Pour les conserver intacts, nous préférons ne plus les exposer aux éléments météorologiques ». Par contre, elle est incapable de chiffrer les économies réalisables. Plus absurde que ça, tu meurs. La SAQ et son monopole, fait assez de profits pour entretenir ses drapeaux.

Pourtant, le drapeau est un signe de fierté qui doit être vu partout et de loin. Il permet d’identifier sans équivoque, un service gouvernemental. Mieux encore, selon la Loi sur le drapeau et les emblèmes du Québec, le drapeau doit être déployé sur les édifices des organismes dont l’Assemblée nationale nomme les membres et sur les édifices des personnes nommées par celle-ci. Pourquoi on cache toujours nos symboles? C’est devenu une maladie contagieuse? Tantôt c’était le crucifix, maintenant c’est le drapeau, pour faire des supposées économies de bout de chandelle.

Voyez-vous, c’est tout le contraire qui se passe aux États-Unis. Tous les citoyens, et pas seulement les édifices gouvernementaux, se font une immense fierté d’exhiber le drapeau américain. On le vénère, on l’adore. On en voit partout; sur les autos, voiturettes de golf, maisons, et de toutes les dimensions. J’en ai vu un, l’autre jour, flotter en plein milieu d’un terrain du commerce Camping World, pour ne pas le nommer, un immense drapeau qui devait faire 20 pieds par 60. Il était visible à des milles à la ronde. Le jour de l’Armistice, les Américains se prosternent devant leur drapeau. C’est la fierté d’un peuple qui s’exprime. C’est toute l’histoire affichée dans un symbole puissant d’identité collective. Vous n’en trouverez aucun effiloché.

Finalement et en boutade, la température hivernale au nord-est des États-Unis est certainement comparable avec celle du Québec. Et les drapeaux y sont bien en évidence et très bien entretenus. Notre gouvernement se doit de rappeler la SAQ à l’ordre, jeter au panier cette stupide décision et d’imposer le respect de sa loi.

Espérer vivre 100 ans; une réalité de plus en plus évidente

centenaireLe Journal de Montréal, dans son édition d’hier faisait état qu’il y aurait 1800 centenaires dans la province de Québec cette année. Un chiffre qui m’a agréablement surpris, parce que moi j’aimerais bien atteindre cet âge très vénérable, en santé bien sûr. Ce n’est pas donné à tout le monde d’atteindre cet objectif qui demande tout de même une certaine génétique et une qualité de vie irréprochable tant sur le plan physique, qu’alimentaire. Si j’ai trouvé ce texte intéressant, je crois qu’il le serait également pour vous, si cet optimiste vous habite. Alors le voici, intégralement.

De plus en plus de centenaires au Québec

Agence QMI | Il y a de plus en plus de centenaires dans le monde entier et le Québec ne fait pas exception. Au total, on en compte environ 1800 dans la province cette année, mais ce chiffre aura presque doublé dans quatre ans.

En 2061, on estime qu’ils seront 34 000. Le docteur Gilles Poirier, spécialiste du vieillissement, s’intéresse à ces personnes et cherche à comprendre la clé de leur longévité.

«On ajoute deux à trois ans à l’espérance de vie tous les 10 ans, explique-t-il. Les deux grands secrets du «centenariat» : être actif physiquement et mentalement, et consommer des nourritures légères, jamais d’excès. Il y a aussi une portion génétique, qu’on estime entre 30 et 40%.»

L’espérance de vie augmente constamment et les études prédisent qu’un enfant sur deux né en 2015 vivra jusqu’à 100 ans.

Quang Nghi Tran vit depuis 10 ans en CHSLD, Cet homme est né en 1912 et aura 105 ans en juin prochain. «Dans ma jeunesse, j’ai fait beaucoup de sport», raconte le Québécois d’origine vietnamienne.

Quant à Georgette Chapleau, elle aura 102 ans en mai. Jusqu’à il y a trois mois, elle vivait seule dans son appartement. Elle a fait une chute et s’est retrouvée en CHSLD. «Je lis beaucoup et le soir, j’écoute la politique à la télévision», indique-t-elle. Elle a eu un cancer du sein il y a deux ans, mais rien d’autre. «Ils ne m’ont pas trouvé de maladies», ajoute la centenaire.

SA MÈRE AUSSI

Sa mère a vécu près de 100 ans, mais elle demeure discrète sur sa recette pour vivre si longtemps. «C’est un secret. Si je vous le dis, ce ne sera plus un secret!» lance-t-elle avec un sourire en coin.

Dans son livre qui sera publié cette semaine, le Dr Poirier dresse un portrait des centenaires. Il soutient que neuf d’entre eux sur 10 sont des femmes qui ont travaillé toute leur vie. Elles sont optimistes, avec beaucoup de caractère et des maladies chroniques contrôlées. Elles ont vécu une grande partie de leur vie en famille. Les femmes ont donc un avantage.

«Il y a un avantage qui est conféré, par exemple, par l’œstrogène, l’hormone associée à la reproduction, enchaine-t-il. Les femmes en ont jusqu’à 50 ou 60 ans.»

À ce jour, la doyenne de l’humanité reste la Française Jeanne Calment, morte en 1997 à 122 ans.

Et vous chers lecteurs, vous aimeriez devenir centenaire?