Malheureusement, les cours de bienséances sont disparus des écoles

On les a remplacés au fil du temps par des classes vertes je suppose. Respect et politesse ne s’enseignent plus. Serait-ce le bilinguisme anglais qui en serait responsable ? Quand on sait que le « je » et le « tu » remplacent les « nous » et « vous », c’est déjà une forme de manque de respect avoué envers son interlocuteur.

Je veux partager avec vous aujourd’hui, l’article que publiait Denise Bombardier dans les pages du Journal de Montréal du 8 février dernier. J’endosse complètement son opinion et je trouve cela très malheureux qu’on soit descendu aussi bas.

LA POLITESSE FICHE LE CAMP

C’est une maladie virale qui croît à un rythme que l’on n’aurait pas imaginé. Elle concerne tout le monde. Elle n’est pas réservée à aucune classe sociale spécifique, mais recrute dans toutes les classes avec une concentration plus grande chez les jeunes. Parmi les matières que l’on n’enseigne plus en classe, la politesse et le respect des autres occupent les premiers rangs.

L’impolitesse semble avoir ses défenseurs et ses adeptes. « Té qui, toé ? » est leur devise. Elle est une des incivilités qui empoisonnent la vie sociale. Son moteur peut être l’ignorance, mais aussi l’impatience pathologique qui caractérise les citoyens de l’époque virtuelle et individualiste.

Cette semaine, on apprenait que deux enseignants d’une école secondaire dans les Laurentides ont décidé de prendre le taureau, quatre élèves, par les cornes. Ils ont expédié une mise en demeure formelle à ces garçons, dont la grossièreté et la vulgarité étaient devenues irrépressibles.

BRUTES

Qu’on en juge. Ces brutes à l’adolescence sans esprit ont trouvé cruellement « comique », suivant en cela certains humoristes qu’il est inutile de nommer, de se faire fabriquer des chandails avec le nom d’un des enseignants, associé au verbe « sucer » suivi de la photo d’un autre collègue. Tout fiers d’eux-mêmes, ces garçons à la mèche aussi courte que leur intelligence se sont promenés attifés de la sorte jusque dans leur école.

Résultat ? Trois jours de suspension. Ensuite, un retour en classe en héros, sans doute. Même si les parents de ces trublions ont dû verser une somme gardée secrète aux deux enseignants afin d’éviter une mise en accusation de leur progéniture.

Les incivilités dénoncées dans nombre de pays de nos jours gâtent la vie. Il faut fréquenter certains lieux publics pour s’en rendre compte. Prenez l’exemple des hôpitaux obligés de placer à l’intérieur de leurs murs des affiches qui expliquent que l’agressivité, la colère ou les injures ne sont pas tolérées. Le personnel et les médecins confirment sous le couvert de l’anonymat que des patients qui haussent la voix et profèrent des jurons à leur endroit font désormais partie de leur quotidien.

INJURES

Essayez d’interpeller poliment un impatient qui vous bouscule ou une dame qui tente de se faufiler plutôt que de faire la queue à un comptoir. Se faire répondre « va donc ch… ! » ou « mange de la m.. ! » n’est plus réservé aux feuilletons télévisés ou aux talk-shows supposément divertissants.

L’agressivité est aux rapports sociaux ce que l’adrénaline est à l’énergie. Les incivilités ne seraient-elles pas l’expression vulgaire des soubresauts qui plongent les citoyens dans des désarrois de tout ordre ? Les incivilités déshumanisent les relations humaines. Chacun y cherche, donc y trouve son compte au détriment de l’Autre.

Personne n’est à l’abri des malotrus et autres indigents de la sensibilité. Mais à l’évidence, l’éducation à la politesse ne semble plus être une priorité pour certains parents, à l’école ou en milieu de travail.

Faudra-t-il alors ajouter un gala supplémentaire où l’on décernerait des trophées aux gens polis qui rendent la vie en société plus douce et plus sereine ?

On nous inonde de tous les qualificatifs sociaux négatifs

Depuis des lunes, les Québécois passent pour des racistes, des sexistes, des égoïstes, et j’en passe… Je tombe en bas de ma chaise. S’il est une société tolérante dans l’univers, c’est bien celle des Québécois et Québécoises. Nous n’avons plus à en faire la preuve, tant c’est l’évidence même. Pourtant, certains médias sèment le contraire…

Richard Martineau a écrit un texte récemment sur le sujet en nommant son Québécois « Joe ». Vous ne l’avez pas lu ? Moi si, et il m’a bien fait sourire. Tellement sourire que je veux le partager avec vous aujourd’hui.

JOE

Joe a 46 ans, travaille dans un magasin de meubles et vit en banlieue, de l’autre côté du pont.

Il a un bungalow avec un BBQ, une cour qu’il entretient régulièrement et une piscine hors terre.

RACISTE

L’autre jour, à Radio-Canada, Joe a vu un rappeur dire que le Québec est raciste.

Joe s’est dit : « Ah oui ? »

Pourtant, il a un ami haïtien et un beau-frère maghrébin, il fait partie d’un club de hockey de garage composé de gars de toutes origines, la ville où il habite compte une importante communauté asiatique et il travaille avec un Italien et un Marocain, et tout se passe bien.

Et chaque fois qu’une tragédie frappe une partie du monde, il voit ses compatriotes et son gouvernement mettre l’épaule à la roue et sortir leur portefeuille pour aider les victimes.

Mais, bon, si une personnalité publique dit que le Québec est raciste sur les ondes de la télé publique nationale, c’est que ça doit être vrai, non ?

SEXISTE

L’autre jour, dans Le Devoir, Joe a lu que le Québec était misogyne.

Joe s’est dit : « Ah oui ? »

Pourtant, la moitié de ses clients sont des femmes, son épouse qui travaille comme comptable dans une grosse firme vient d’avoir une promotion et sa fille étudiante est dans sa troisième année de médecine.

En fait, c’est pour son fils qu’il s’inquiète. Il a 17 ans, glande, coule la moitié de ses examens, manque de motivation.

Il faut dire qu’un de ses amis s’est suicidé, l’an dernier.

Mais, bon, si Le Devoir, un quotidien lu par des intellectuels, dit que le Québec discrimine les femmes, c’est que ça doit être vrai, non ?

ÉGOÏSTE

L’autre jour, dans La Presse, Joe a lu que les banlieusards sont des égoïstes qui mettent en danger les futures générations, car ils polluent avec leurs gros 4X4.

Joe s’est dit : « ah oui ? »

Pourtant, son beau-frère qui est concessionnaire vend de plus en plus d’autos électriques, il fait du covoiturage avec son voisin chinois et il a changé sa vieille Mustang qu’il aimait bien pour une hybride moins flamboyante.

De plus, il recycle, composte et chauffe moins l’hiver, comme le conseille Hydro-Québec.

Joe aurait bien aimé vivre dans le centre-ville près de son travail, mais le prix des loyers là-bas est prohibitif, et on n’y trouve que des condos pour jeunes couples sans enfant…

Mais, bon, si La Presse dit qu’il est égoïste parce qu’il a décidé de s’installer en banlieue et qu’il va chaque hiver passer une semaine dans le Sud, c’est que ça doit être vrai, non ?

DES PAS DE GÉANTS

Joe est un bon gars, ses chums sont des bons gars qui parlent toujours de leur blonde avec respect, il s’occupe bien de ses enfants, il est honnête, un bon mari, un bon père, un bon fils, un bon ami et un bon voisin.

Il n’est pas parfait, mais comparé à son père, il a fait des pas de géants.

Pourtant, régulièrement, Joe se fait dire par certains médias que les hommes comme lui sont mauvais, mêmes toxiques.

Chaque fois, il regarde autour de lui et dit : « Ah oui ? Ah bon ! »

Le cellulaire; plus qu’un accessoire

Et je dirais même plus, il devient indispensable dans la vie de tous les jours, où que nos soyons et quoi que nous fassions. Il ne se passe pas un moment sans qu’une personne tienne bien en main son cellulaire ou sa tablette. Est-ce que ça rend l’attente plus acceptable ? Peut-être !

C’est devenu le prolongement des bras, comme ci l’un ne fonctionnait pas sans l’autre. C’est fou ! Faire des appels téléphoniques avec cet appareil n’occupe qu’un très faible pourcentage de son utilisation. Messages texte, réseaux sociaux et jeux accaparent majoritairement sa raison d’exister.

Lors de ma dernière visite chez mon médecin alors que j’attendais patiemment mon tour, j’observais les 7 personnes avant moi. Toutes, sans exceptions, consultaient leur cellulaire et ce, pendant tout le délai d’attente. Quand arrivait une autre personne, sitôt assise, le premier geste qu’elle posait était de prendre et de consulter son téléphone. C’était automatique ! Et c’est comme ça partout; à l’épicerie, à la banque, au resto, à l’urgence d’un hôpital… partout, l’attente devient un prétexte.

Le 6 janvier dernier, Richard Martineau publiait l’article qui suit, dans le Journal de Montréal, sur le sujet et que je veux partager avec vous. Il nous parle des têtes penchées… observées lors de ses dernières vacances…

PITONNER SA VIE Richard Martineau

Partout des têtes penchées.

Au resto, sur le bord de la piscine, à la plage, au bar, tous, la tête penchée sur leur téléphone, à écrire je ne sais quoi à je ne sais qui.

UNE ÉPIDÉMIE

Chaque fois que je fous le camp dans le Sud, ça me frappe, mais cette année, c’était pire.

Une vraie maladie mentale.

À la table de gauche, une famille de cinq personnes toutes, la tête penchée sur leur cell.

À la table de droite, un grand-père, son fils et son petit-fils tous, la tête penchée sur leur cell.

Derrière, un couple et leurs deux enfants, tous, la tête penchée sur leur cell.

C’était comme ça au petit déjeuner, au lunch et au souper.

Au bar, quand on attendait que l’hôtesse vienne nous chercher pour nous amener à notre table, huit personnes à droite et quatre personnes à gauche pitonnaient furieusement, pendant qu’on jouait à un jeu de société avec fiston.

Coudonc, ils regardent quoi, au juste ?

Les vacances, ce n’est pas fait pour se retrouver ? Pour se parler ? Pour passer – enfin – du temps ensemble ?

Pour rigoler, faire le point, construire des châteaux en Espagne, parler des bons coups de l’année passée et préparer ceux de l’année prochaine ?

Qu’est-ce qu’ils ont à se fuir comme cela ?

Leurs amis virtuels qui vivent à l’autre bout du monde et qui ne lèveraient jamais un doigt pour eux sont plus importants que leurs enfants, leurs parents et leur conjoint(e ?

LA THÉORIE DE LA DÉVOLUTION

Avant, sur le bord de la piscine, on pouvait voir des gens lire, couchés sur leur serviette.

Parfois des romans de gare, parfois des essais plus sérieux, comme Sapiens, de Yuval Noah Harari.

Mais cette année, on pouvait compter les lecteurs sur les doigts des deux mains.

À la place, les gens pitonnent.

La tête penchée sur leur cell.

Des jeunes, des mémés, des papas, des enfants.

Pourquoi lire quand on peut jouer à Candy Crush ?

Quand ils lèvent enfin la tête, après 45 minutes à fixer leur écran comme des junkies accrochés à leur seringue, c’est pour tenir leur cell à bout de bras et se prendre en selfie, avec un sourire forcé, pour montrer à la planète entière à quel point ils s’éclatent comme des fous.

Puis ils retrouvent leur air bête, rebaissent les bras et penchent de nouveau la tête.

Les uns à côté des autres.

Pas le temps de m’amuser avec vous, les amis, faut que je pitonne.

Je pitonne au bureau, et quand je prends des vacances, j’en profite pour pitonner.

On dirait des vaches qui broutent…

DANS LE COFFRE-FORT

Oh, j’ai pitonné, moi aussi.

Mais le matin avant de partir et à la fin de l’après-midi, quand on se préparait pour sortir souper.

C’était la période « chacun pour soi ».

Mais dans la journée et au cours de la soirée, nos cells dormaient dans le coffre-fort avec nos passeports et nos montres.

Trump pouvait déclarer la guerre à l’Iran (ou, pire : le Bye Bye pouvait avoir laissé les gens sur leur faim), on ne l’apprendrait qu’à 18 heures, en sortant de la douche.

Ce n’est pas fait pour ça, les vacances ?

Une autre mort atroce

La publicité des résidences pour personnes âgées insiste sur la sécurité de ces résidents. Aux mensualités que ces personnes âgées paient, c’est la moindre des choses que leur sécurité soit assurée. Alors pourquoi, malgré les nouvelles technologies, des résidents meurent d’avoir été oubliées à l’extérieur ?

Les caméras de surveillance ne sont là que pour créer un faux sentiment de sécurité ? Nous sommes supposés appendre de nos erreurs… ça prend du temps à aboutir, pendant que des personnes vulnérables en paient le prix de leur sacrifice.

Richard Martineau en a fait le sujet de son article, qui suit, dans les pages du Journal de Montréal d’hier, suite au récent décès de monsieur Jean-Guy Pronovost, trouvé mort gelé, à l’extérieur de sa résidence pour personnes âgées de Saint-Jean-sur Richelieu.

Une phrase a retenue toute mon attention, parce qu’elle est criante de vérité : « On juge du degré de civilisation d’une société à la façon dont elle prend soin de ses plus vulnérables… ». Il serait temps qu’on s’y attarde.

ENCORE ? Richard Martineau

Quand la mère de Gilles Duceppe, madame Hélène Rowley Hotte Duceppe, est morte à 93 ans le 20 janvier dernier après avoir agonisé pendant six heures dans un froid sibérien, on s’est dit qu’au moins, son décès nous aura sensibilisés à l’importance de mieux surveiller les allées et venues des locataires des résidences pour personnes âgées.

« Sa mort, bien que tragique, aura servi à quelque chose… »

Or, 11 mois plus tard, la même chose s’est passée – cette fois, dans une résidence de Saint-Jean-sur-Richelieu.

DES GENS VULNÉRABLES

Cette fois, c’est un homme de 88 ans souffrant d’Alzheimer, monsieur Jean-Guy Pronovost, qui serait demeuré à l’extérieur pendant quatre heures, alors que le mercure était à -25 Celsius.

Pour l’instant, on ne sait pas trop comment cet homme s’est retrouvé seul dehors dans un tel froid, pendant aussi longtemps.

Mais on est en droit de se poser des questions…

À quoi ça sert d’avoir des caméras de surveillance si personne ne les regarde ?

Le rôle de ces résidences n’est pas seulement d’offrir un environnement confortable et stimulant à leurs résidents.

C’est aussi d’assurer leur sécurité.

On parle ici d’une clientèle hyper vulnérable. Beaucoup de ces résidents éprouvent des problèmes de mémoire ou n’ont pas toute leur tête…

Comment certains peuvent-ils se retrouver dehors, sans que personne ne le sache ?

Accepterait-on qu’un enfant de cinq ans échappe à la surveillance des éducateurs d’un CPE et se retrouve tout seul dans la rue ?

Voyons !

C’est bien beau, permettre aux vieux de mourir dans la dignité.

Mais peut-on aussi faire en sorte qu’ils vivent dans la dignité ?

CASSER MAISON

En 1977, un film à sketches italien est sorti en salles : Les nouveaux monstres.

Dans un des sketches (intitulé « Comme une reine »), un homme qui vit avec sa vieille mère propose à celle-ci de faire une balade en auto avec lui.

Après une heure de route, il l’amène « visiter » une jolie maison.

« Oh, regarde maman, toutes les personnes âgées qui vivent ici ! Regarde comme c’est beau ! Tu pourrais te faire plein d’amies, ici ! Justement, j’ai apporté des vêtements dans une valise ! »

On se rend compte que le bonhomme a décidé de « placer » sa vieille mère, car sa femme ne peut plus la supporter.

À la fin du sketch, l’homme dit à sa mère qu’il viendra la voir « peut-être la semaine prochaine », puis il retourne dans son auto en pleurant…

La décision de « placer » un de ses parents est l’une des plus difficiles et des plus déchirantes qu’une personne peut prendre dans sa vie.

On sent qu’on abandonne la personne qui nous a donné la vie, qui a pris soin de nous…

Mais on se dit que c’est pour son bien, pour sa sécurité.

Elle sera prise en charge, surveillée.

Traitée, justement, comme une reine, comme un roi.

DES MORTS ATROCES

Vous imaginez la peine qu’une personne peut ressentir lorsqu’elle apprend que sa mère ou son père a perdu la vie dans des conditions atroces, à cause d’un manque de surveillance ?

On juge du degré de civilisation d’ne société à la façon dont elle prend soin de ses plus vulnérables…

Comment disposer de votre corps

C’est une certitude de la vie : un jour viendra où nous rendrons notre dernier souffle. Notre passage sur cette terre sera arrivé au bout du chemin.

Mais que sait-on des dispositions qui suivront notre décès, comme les cendres. Peut-on les répandre ? Comment en disposer ? Est-ce que nos préarrangements sont faits ? Autant de questions auxquelles il faut répondre. Mieux vaut être préparé.

Depuis l’année dernière, la Loi 66 est en vigueur au Québec; la Loi sur les activités funéraires. C’est une protection accrue pour le public.

Vous le savez, plusieurs aspects de notre vie sont encadrés par l’État. Il encadre la façon dont nous venons au monde, notre éducation, notre santé et une partie de notre comportement en société. Notre mort n’y échappe pas.

Dans le souci de « protéger la santé publique et le respect de la dignité des personnes décédées «, le Gouvernement du Québec a mis à jour, en 2016, les dispositions légales et règlementaires applicables à l’industrie funéraire. Vieilles d’une quarantaine d’années, les dispositions précédentes ne tenaient pas suffisamment compte de la montée de la crémation comme mode de disposition, de l’apparition de l’aquamation et de nouvelles formes de rituels funéraires.

Par exemple, au niveau de la remise des cendres aux membres de la famille, une pratique s’était développée depuis plusieurs années : utiliser des reliquaires pour y déposer une petite quantité de cendres. Cette façon de faire est maintenant légale et reconnue par la Loi. L’entreprise funéraire doit toutefois remettre les cendres « à une seule personne, dans un ou plusieurs contenants dans lesquels l’ensemble des cendres doit être réparti. » (art. 70).

Plusieurs familles s’interrogeaient sur la légalité de disperser des cendres. La Loi sur les activités funéraires (Loi 66) autorise désormais cette pratique. Toutefois, « Nul ne peut disperser des cendres humaines à un endroit où elles pourraient constituer une nuisance ou d’une manière qui ne respecte pas la dignité de la personne décédée. » (art. 71). Cela laisse beaucoup de possibilités. Par contre, le dépôt en terre de cendres renfermées dans un contenant ne peut être effectué que dans un cimetière.

La Loi a aussi permis d’encadrer une réalité que vivent les entreprises funéraires : les cendres non réclamées. Depuis la croissance de la crémation comme mode de disposition du corps, plusieurs dizaines d’urnes funéraires n’étaient pas récupérées par les familles chaque année. Les entreprises funéraires les conservaient, parfois pendant des années, sans savoir quoi en faire.

Désormais, la Loi 66 permet à l’entreprise funéraire d’inhumer les cendres ou de les déposer dans un columbarium après un délai d’un an pendant lequel « l’entreprise de services funéraires aura pris des moyens raisonnables pour tenter de les remettre à un parent ou à une autre personne qui manifeste un intérêt pour la personne décédée. » (art. 52).

Avec la mouvance des rituels funéraires, une nouvelle façon de disposer du corps des personnes décédées a fait son apparition, soit l’aquamation : une technologie qui utilise de l’eau plutôt que du feu. La Loi demeure ouverte à cette nouveauté, ainsi qu’à d’autres qui pourraient apparaître dans le futur.

Bref, la société évolue, les mœurs changent et la Loi 66 a accueilli favorablement les demandes croissantes de la population pour une ouverture aux changements.

Source : Alain Leclerc, DG, Fédération des coopératives funéraires du Québec.

Le défilé de la Fierté

Bon le festival Fierté Montréal est terminé et Montréal est revenu à la normale. Ce festival en était à sa 36e édition de redondance. La fête des marginaux.

Au début c’était bien parce que les gais et lesbiennes voulaient sortir du placard, chose qu’ils ont réussi. Mais le mouvement s’est élargi, on parle maintenant de LGBTQ+2. Ce ne sont plus des farces. Il me semble qu’avec l’acceptation par la société québécoise des ces marginaux, la fête qui les dévoile au grand jour n’est plus nécessaire.

D’emblée, je n’ai absolument rien contre ces personnes mais j’en ai sur leurs exhibitions. Parce que pour moi, ça demeure de l’exhibitionnisme à l’état pur. Imaginez si tous les marginaux de notre société avaient leur festival…

Mais notre société aime et adore ces marginaux et Richard Martineau en a fait le sujet de son article dans le Journal de Montréal du 19 août. Opinion que j’endosse entièrement et que je veux partager avec vous aujourd’hui.

L’AMOUR DU MARGINAL Richard Martineau

En 1991, l’essayiste Jean Larose sortait un livre coup de poing, son deuxième après La petite noirceur qui a dynamité le paysage intellectuel québécois : L’Amour du pauvre, chez Boréal.

Larose, en bon franc-tireur, déplorait notre penchant pour le misérabilisme.

Le misérabilisme, disait-il en substance (je résume grossièrement, ce livre touffu et rempli d’idées brillantes), fait partie intégrante de notre culture, il se situe au cœur même de notre société,

Nous aimons les misérables, car nous nous considérons nous-mêmes comme des misérables, des victimes, des souffre-douleur.

Des pauvres.

Des gens qui n’ont pas eu de chance et qui ne méritent pas ce qui leur arrive.

LE CULTE DU LOSER

Il suffit de penser aux œuvres littéraires et cinématographiques qui ont marqué notre passé pour nous rendre compte que le pauvre tient en effet une place importante dans notre imaginaire.

Le pauvre paysan exploité, l’alcoolique, le loser, le dépressif, le mauvais père, l’ouvrier maigrichon marié à une femme corpulente qui le mène au doigt et à l’œil et le traite comme un moins que rien (Symphorien, Cré Basile) …

Comme le dit souvent Vincent Guzzo : nommez-moi un film québécois et je vais vous montrer une personne malheureuse (le plus souvent un homme) qui tire le diable par la queue.

Or, depuis quelque temps, nous assistons à une transformation de notre imaginaire, à une mutation.

Ce n’est plus le pauvre qui nous fait triper et à qui nous nous identifions, mais le marginal.

VICTIME AVEC UN GRAND V

Le marginal souffre plus que le pauvre.

C’est le pauvre du pauvre, le souffre-douleur des souffre-douleur !

Le pauvre est pauvre, mais sexuellement et culturellement, il fait partie de la majorité.

Il est souvent blanc. Hétéro, catholique…

Alors que le marginal, lui, est tenu à l’écart non à cause de la position négligeable qu’il occupe sur l’échelle sociale, du salaire minable qu’il reçoit ou de l’emploi peu reluisant qu’il occupe, mais à cause de ce qu’il est !

En cela, le marginal est le super pauvre, la victime avec un grand V.

Avant, le marginal idéal était le gai ou la lesbienne.

Mais c’était une dizaine d’années.

Maintenant que les homosexuels occupent une place de plus en plus importante dans les hautes sphères de la société, ce n’est plus suffisant de coucher avec une personne du même sexe que soi pour être considéré comme un marginal.

Il faut cumuler les « différences ».

Être gai ET noir. Lesbienne ET obèse. Ou gai ET nain.

Si vous êtes lesbienne, autochtone et obèse morbide, c’est encore mieux !

Et si jamais le sort vous a fait homosexuel, immigrant, handicapé et obèse, alors là, c’est le jackpot !

Vous allez recevoir toutes les bourses possibles et impossibles.

LE BOUTTE DU BOUTTE

Mais le top, c’est le trans.

Là, c’est le boutte.

Un enfant trans de 10 ans ?

Encore mieux !

En Angleterre, il y a une troupe de drag queens trisomiques !

Essayez d’accoter ça, vous autres !

Qui sait ? Bientôt, on va peut-être avoir des trans binaires musulmans non genrés obèses, pansexuels et manchots !

Mais j’espère qu’aucun ne sera de droite, quand même.

On est ouvert, au Québec, mais il y a une maudite limite…

Voici un homme qui comprenait les femmes

William Golding, né le 19 septembre 1911 à St Columb Minor dans les Cornouailles et mort le 19 juin 1993 à Perranarworthal, est un écrivain britannique appartenant au courant postmoderniste.

Voici ce qu’il écrivait au siècle dernier sur la supériorité des femmes. Opinion que je partage entièrement, il va sans dire.

Je crois que les femmes sont inconscientes de prétendre qu’elles sont égales aux hommes. Elles sont bien supérieures et l’ont toujours été. Quoi qu’il en soit, si vous donnez à une femme, elle vous le rendra encore plus grand.

Si vous lui donnez du sperme, elle vous donnera un enfant.

Si vous lui donnez une maison, elle vous donnera une famille.

Si vous lui donnez de la nourriture, elle vous fera un repas.

Si vous lui donnez un sourire elle vous donnera son cœur.

Elle multiplie et élargie tout ce qu’on lui donne.

Donc, si vous lui donnez de la merde, attendez-vous à recevoir une tonne de merde.

Peut-on accuser un système ?

Triste à mourir et répugnante que cette conclusion de l’enquête interne du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Estrie-CHUS, par la voix de son PDG Stéphane Tremblay, suite au décès de la petite martyre de Granby, à la fin avril. Ce ne sont pas une ou des personnes humaines qui sont responsables de cette mort, mais un système.

Comme on ne peut accuser un « système », on va le changer pour le mieux et le dossier sera réglé. C’est tout simplement choquant ! Et je me retiens de le qualifier autrement. Je suis cependant loin d’être surpris.

On paye des salaires faramineux à ces gestionnaires incapables pour quoi au juste. Une innocente enfant et ses comportements bizarres n’a pas réussi à attirer l’attention, c’est impossible ! Tout le monde dormait au gaz ou s’en foutaient royalement. Il faut sérieusement reformer l’institution.

Certes le père et la belle mère font face à de graves accusations criminelles, mais tout ce qui gravitait autour de l’enfant, et je parle des autorités ne se sont pas données la peine d’intervenir. Comment peuvent-ils encore dormir sur leurs deux oreilles… comme l’écrivait Josée Legault, dans l’édition du Journal de Montréal d’hier, que j’approuve entièrement et que je partage avec vous aujourd’hui.

COMMENT FAITES-VOUS POUR DORMIR LA NUIT Josée Legault

Tout le système a failli, mais personne n’est responsable. C’est la conclusion révoltante et néanmoins prévisible de l’enquête interne du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Estrie sur la mort de la « fillette de Granby », Rose, comme je l’appelle, est morte à 7 ans, après des années de martyre aux mains de son père et de sa belle-mère.

Une vie volée sous le regard indifférent du CIUSSS, de la police, des tribunaux, de son école et de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). Mais au fait, c’est quoi, ça, le « système » derrière lequel les gestionnaires du CIUSSS se cachent pour mieux se protéger ? Parce que le « système », ce n’est pas fait de robots ou de fantômes.

C’est fait de vraies personnes payées à même les fonds publics pour protéger les enfants maltraités. Ce sont elles qui ont failli à leur devoir. Du ministère de la Santé sous l’ère libérale aux gestionnaires du CIUSSS, policiers, juges, DPJ et enseignants, ont tous failli. Sans compter que d’autres enfants sont encore abandonnés, eux aussi, à des familles toxiques. Comment diable tout ce monde-là peut-il bien faire pour dormir la nuit ? Mystère.

MYSTÈRE

L’enquête interne nous parle d’un « manque de communication » entre les intervenants. Parlons plutôt d’un manque cinglant de responsabilité, d’humanisme, d’éthique et de cœur. Si, au lieu de protéger leurs postes en se taisant pour ne pas déranger l’ex-ministre de la Santé Gaétan Barrette à qui ils devaient leur nomination, les gestionnaires des tous les CIUSSS avaient sonné l’alarme quant à la détérioration crasse de TOUS les services sociaux, dont la DPJ, nous n’en serions peut-être pas à compter les oursons de peluche devant la maison de Rose.

Le gouvernement précédent a siphonné le budget des services sociaux et leur a imposé une hypercentralisation dont les CIUSSS sont le produit. Les plus vulnérables – enfants maltraités, personnes déficientes intellectuelles, aînés moins nantis, etc. –, en ont fait les frais.

LUMIÈRE

Chaque CIUSSS couvre un immense territoire, de larges populations, des milliers d’employés, des hôpitaux, DPJ, CLSC, centres de réadaptation en déficience intellectuelle, etc. Ce gigantisme délirant a accouché d’un « système » parfaitement dysfonctionnel. Dans des structures éléphantesques, l’omerta et la déshumanisation des services s’installent.

Le problème est qu’à de rares exceptions près, les gestionnaires ont accepté de se taire et de faire taire leurs subalternes. Face à l’injustice, se taire ou parler est un choix.

La lumière au bout du tunnel est qu’un nouveau régime est au pouvoir. Le premier ministre semble prendre conscience de l’énorme redressement dont les services sociaux ont urgemment besoin. Pour la DPJ, l’annonce faite hier de 47 millions $ supplémentaires est la bienvenue, c’est sûr.

Le redressement de tous les services sociaux nécessitera toutefois bien plus que de l’argent. Il commandera une véritable révolution politique et organisationnelle. Dans une société vieillissante, cette révolution sera humaniste, ou elle ne sera rien.

Savourer le bon vieux temps pour le temps qu’il nous reste

Vous vous souvenez des recettes de grand-mère ? Les festins qu’on nous servait lors des rencontres de familles. Des victuailles à profusion, des repas copieux et réconfortants au point où il fallait desserrer les ceintures d’un cran. Oui. La cuisine était délicieuse et chaque fois qu’on en avait l’occasion on ne s’en privait pas. Et ils cuisinaient pour une armée.

Pourtant beaucoup de ces vieux sont devenus centenaires. Ils sont de cette époque où se nourrir était un plaisir sans égards aux calories, aux glucides, aux lipides. Du moment que c’était bon… et ça l’était ! Tout le monde profitait du moment. Et on n’a qu’une seule vie à vivre, alors…

Les temps ont bien changé et dans ce monde de nutritionnistes, on tente de faire avaler à nos ainés des repas avec du tofu et toutes sortes de composantes nouvelle mode dans les CHSLD. Nous ne sommes pas des oiseaux pour se nourrir de graines. Pour les années qui restent à nos « bons vieux », ils ne veulent pas de ces repas dit « santé ». Ils veulent bouffer la nourriture qu’ils adorent, celles de leur bon vieux temps et au diable le reste. Celle qu’ils ont préparés jadis avec amour.

Même nous, les baby-boomers, on en parle encore; le bon vieux ragoût de pattes, la graisse de rôtis sur des tranches de pain, de la tête à fromage et vous pouvez ajouter les vôtres… On salive, rien que d’y penser. La bonne soupe aux légumes et ses petites bulles de gras flottantes. Miammm !

Si je vous raconte tout ça, c’est que j’ai beaucoup apprécié le texte de Mathieu Bock-Côté, publié dans le Journal de Montréal du 8 mai dernier. Je veux maintenant le partager avec vous aujourd’hui.

FOUTRE LA PAIX AUX VIEUX Mathieu Bock-Côté

On dirait une nouvelle anecdotique, mais en fait, elle est terriblement révélatrice. Elle se passe au Lac-Saint-Jean.

Radio-Canada nous apprenait dimanche que le « nouveau cadre de référence provincial » en matière d’alimentation a poussé à changer les menus servis en CHSLD, où l’on trouve essentiellement une « clientèle » composée de personnes âgées.

En gros, on change les recettes, on les modernise. Mais cela ne fait pas l’affaire de tous.

Je me permets de citer l’épouse d’un pensionnaire qui s’en désole. Elle dit les choses simplement et éloquemment.

« Ce monde-là, c’est du vieux manger qu’ils aiment manger, comme anciennement, Là, ils ont essayé de mettre du chia dans les puddings au chocolat et faire des menus avec du tofu. Ils ne connaissent pas ça ! »

Les petits mondains qui auraient une réaction condescendante devant une telle préoccupation témoigneraient surtout de leur propre petitesse et de leur manque d’égards pour les aînés.

Il y a là tout l’esprit hygiéniste de notre temps. Personne ne conteste la nécessité de bien se nourrir. Mais il y a quelque chose d’un peu cruel à vouloir rééduquer des hommes et des femmes qui, au soir de leur vie, n’ont pas particulièrement envie de se faire bousculer dans leurs habitudes.

Notre époque aime se moquer des habitudes. Elle cultive le goût immodéré de la nouveauté. Elle ne comprend pas qu’on fait sa demeure dans le monde en se créant ses petits rituels, qui rendent la vie plus douce, plus agréable.

Quoi qu’en disent ceux qui croient à l’éternelle jeunesse, chaque âge de la vie répond à sa propre loi. La jeunesse est un âge d’exploration. L’âge adulte en est un de consolidation. Le vieil âge, de conservation.

Plus le temps passe, plus on s’accroche à son monde, et il n’y a rien de mal à ça.

Les habitudes rassurent, les traditions réconfortent, et dans une société qui change de plus en plus vite, elles permettent de garder des repères. Et les habitudes à table en relèvent.

Je n’ai rien contre les nutritionnistes, j’en ai contre le puritanisme alimentaire. Il y a dans la vie un plaisir à manger, tout simplement. C’est le plaisir de se mettre à table, c’en est de savourer mentalement à l’avance un plat qu’on aime particulièrement.

SERMONS

Bien franchement, quand j’ai lu cette nouvelle, je me suis simplement dit : est-ce qu’on ne pourrait pas sacrer patience aux vieux ? Est-ce qu’on ne pourrait pas leur foutre la paix ?

Leur permettre de manger du pâté chinois, des vol-au-vent, des soupes à l’ancienne et des galettes au sirop ?

Est-ce qu’on pourrait, lorsqu’ils le demandent, leur servir une boisson gazeuse, ou comme on disait autrefois, une petite liqueur, sans leur faire la morale, sans les sermonner ? Est-ce qu’on pourrait, en fait, leur permettre de vivre leurs dernières années en paix, sans sermons alimentaires ?

D’ailleurs, si nous pouvions tous nous délivrer un peu de la tutelle des donneurs de leçons et autres missionnaires de la vie parfaite, tout le monde irait mieux.

Enfanter : bonheur ou malheur

On n’en reviendra définitivement pas du drame de la fillette de Granby. On ne compte plus le nombre de textes pondus et reliés à ce terrible événement. Depuis l’assassinat des deux jeunes enfants du cardiologue Guy Turcotte le 20 février 2009, c’est le crime qui a bouleversé le plus de Québécois et d’étrangers au fait de ce dossier.

Richard Martineau, dans son article d’hier dans les pages du Journal de Montréal, se posait la question; pourquoi avoir des enfants ? C’est bizarre mais je me suis posé la même question pour arriver au même résultat que son analyse. C’est le texte que je partage avec vous aujourd’hui et ne ratez pas les deux derniers paragraphes, parce qu’il résume tout ce qui devrait être fait en matière de contraception.

Si enfanter procure un bonheur incommensurable chez certains, il est un dramatique prélude au malheur pour d’autres.

POURQUOI CERTAINES PERSONNES ONT DES ENFANTS ? Richard Martineau

Deux jours après que l’on eut appris le décès de la « petite martyre de Granby », je suis allé voir le film Capharnaüm, de la cinéaste libanaise Nadine Labaki.

Si vous avez le cœur solide, je vous conseille fortement d’aller le voir. C’est un véritable chef-d’œuvre.

LE DROIT DE NE PAS ÊTRE NÉ

La cinéaste nous raconte la vie tragique d’un petit garçon de Beyrouth, mal aimé et maltraité par ses parents. Laissé à lui-même, abandonné à son sort, obligé de prendre soin d’un poupon dont la mère, immigrante sans-papiers, a été arrêtée, cet enfant tente de survivre dans la jungle urbaine.

Après avoir été mis en contact avec une avocate, il décide de poursuivre ses parents pour l’avoir mis au monde. « Quand on n’est pas capable de s’occuper de soi-même, dit-il au juge dans une scène déchirante, on ne fait pas d’enfants ! »

À l’émission culturelle Le Masque et la plume, que j’écoute religieusement sur les ondes de France Culture depuis des années, un critique (Jean-Marc Lalanne) a descendu ce long métrage justement à cause de cette phrase, qu’il trouvait impardonnable.

Pour lui, cette réplique pue l’extrême droite à plein nez. « On ne peut pas dire aux pauvres de ne pas se reproduire, c’est l’eugénisme ! », s’est-il indigné.

Ah oui ?

Ce journaliste culturel (qui appose toujours une grille idéologique gauchisante sur chaque film qu’il critique, en bon militant bien-pensant de la bobosphère) n’a pas vu le même film que moi. La réalisatrice ne dit pas que seuls les riches devraient avoir le droit d’avoir des enfants !

Elle dit que certaines personnes sont tellement « fuckées » qu’elles ne devraient pas se reproduire. Indépendamment de leur milieu social. Et vous savez quoi ? Je suis totalement d’accord.

LES ENFANTS ACCENTUENT TES PROBLÈMES

Je ne dis pas que l’État devrait délivrer des « permis de reproduction ». Ni qu’on devrait stériliser ou avorter de force les toxicomanes.

Je ne suis pas Hitler, quoi qu’en pense Louis T. qui, comme tous les idiots à court d’arguments, m’a récemment comparé au moustachu préféré de la petite gogauche du Plateau.

On ne peut empêcher qui que ce soit d’avoir des enfants ! Mais on est en droit de se scandaliser quand on voit des personnes totalement indigentes avoir des enfants à la queue leu leu.

Les travailleuses sociales peuvent-elles conseiller à certaines de leurs « clientes » de mettre un terme à leur grossesse ? Peuvent-elles les référer à certaines cliniques ? J’espère que oui.

Car contrairement à ce que certaines personnes pensent, un enfant ne règle pas tes problèmes, au contraire. Il les accentue.

Ton couple va mal ? Il va aller encore plus mal si vous décidez d’avoir un enfant.

Tu es incapable de te prendre en main ? Ça va être pire quand tu auras un poupon à la maison. Il va te réveiller trois fois par nuit, et tu vas perdre les pédales après deux semaines…

CONTRACEPTION GRATUITE

Savez-vous ce que je pense ? Les moyens de contraception devraient être gratuits. Et distribués dans les écoles secondaires.

Après tout, on aide bien les toxicomanes à se piquer de façon sécuritaire…

Des expressions pittoresques et folkloriques

On a tous eu des parents et grands-parents. Alors qu’on était petit, ils y allaient souvent d’expressions typiques qui reflétaient bien à l’époque les dialectes ruraux de notre langue française québécoise.

Alors, je vous propose de faire un petit tour dans le passé et dans vos souvenirs avec ces expressions pittoresques et folkloriques que plus personne (ou presque) n’utilise, mais qui font sourire. Qu’en pensez-vous ? À vous d’en ajouter d’autres…

– Ma grand-mère disait (vla-ti-pas).

– Tu es fagoté comme un as de pique.

– Tu risques de te casser la margoulette !

– Ne te monte pas le bourrichon !

– T’es pas en sucre !

– On va pas attendre jusqu’à la Saint-glinglin quand même ?

– Il n’y a pas le feu au lac !

– C’est kif-kif bourricot !

– Je vais aller faire les commissions.

– Ça ne tombera pas plus bas !

– Il n’y a pas de petites économies.

– On n’est pas sorti de l’auberge.

– N’en fais pas tout un fromage !

– Regarder une page de réclame.

– Ne mets pas la charrue avant les bœufs.

– Il a pris la poudre d’escampette.

– Tu beurre épais !

– Elle a vu le loup !

– Faire une tête de six pieds de long.

– On n’est pas aux pièces.

– Ça ne fait pas un pli sur la différence.

– Tu files un mauvais coton.

– Brûler la chandelle par les deux bouts.

– Je t’ai payé rubis sur l’ongle.

– À la bonne franquette.

– Parlons peu mais parlons mieux.

– Faut pas pousser Mémé dans les orties.

– Cela ne fait ni une ni deux.

– Péter plus haut que l’trou.

– Pas la peine de chercher midi à 14h.

– Il a une descente que j’aimerais pas remonter à vélo.

– Met ton sweater.

– Ben, c’é l’boutt du boutt.

– Le bonhomme sept-heures.

– Ti-train va loin.

Certains de ces mots sont encore aux dictionnaires, pour en connaître et apprécier le sens. Ne vous gênez pas d’y recourir.

Il suffit de se comparer, pour se consoler

Je ne sais pas si vous êtes des fervents lecteurs du billet quotidien de Michel Beaudry dans les pages du Journal de Montréal, mais son papier de ce premier jour de février, toujours d’actualité,  m’avait beaucoup fait sourire.

Il traite de toutes ces vedettes politiques ou chefs d’entreprises, ces investisseurs et hauts fonctionnaires qui n’ont peur de rien et qui veulent se comporter en modèle pour la société. Leurs conseils valent bien peu, quand on scrute minutieusement leurs exploits et réalisations. Finalement, comme le dit si bien Michel Beaudry, « On n’est pas si pire ». Constatez par vous-même…

PAS SI PIRE Michel Beaudry

L’échec cuisant avoué de Téo Taxi, la déconfiture de Caroline Néron, et Bombardier qui se plante malgré des subventions à gogo, ça vous dit quoi ? Ben, finalement, on n’est pas si pire que ça avec nos cartes de crédit un peu trop boursouflées.

Les gouvernements qui sont esquintés dans leurs méandres informatiques au point de ne plus être capables de payer leurs employés ou enregistrer correctement les armes à feu, ça vous dit quoi ? Ben, finalement, on n’est pas si pire avec nos courriels qui ne se sont jamais rendus parce que nous n’avons pas mis le point à la bonne place ou qu’on a écrit .com au lieu de .ca.

Quand vous voyez apparaître Céline en running shoes de basketball sous un décolleté jusqu’au nombril devant tous les paparazzis de Paris, ça vous dit quoi ? On n’est pas si pire avec nos culottes de coton ouaté et notre tuque des Expos.

TENDANCE

Quand vous voyez le fédéral et les provinces incapables de répondre à la demande qu’ils ont eux-mêmes provoquée en légalisant le pot, qui d’ailleurs n’est toujours pas rentable, ça vous dit quoi ? Finalement, le petit pusher du cégep qui a réussi à s’acheter une bagnole avec ses ventes au gramme dans la cafétéria, y est pas si nono que ça.

Quand vous voyez le maire d’une ville sur le gros party, chaud comme un topo, faire la ribouldingue sur le bateau d’un gars qui collectionne les beaux contrats avec la municipalité du gai luron, vous devez vous dire que ce n’est pas si grave que ça d’avoir fait passer votre neveu devant les autres pour un job a la compagnie où vous travaillez.

On n’est vraiment pas si pire, hein ? On est même tendance.