Communautés culturelles : tout est raciste

De plus en plus, je suis de ceux et celles qui croient que le racisme est le fer de lance des communautés culturelles. Elles se sentent exagérément persécutées. Bizarrement au Québec, on ne parlait pas de racisme avant leur arrivée massive et force est de constater qu’ils ne cessent de provoquer l’opinion publique. Beaucoup n’apprécient pas leur terre d’accueil au point ou la langue française, pour eux, est raciste.

À Montréal, on manifeste en anglais contre des événements survenus aux États-Unis, comme si notre société était identique.

C’est ce qui m’amène à vous proposer l’article qui suit, de Mathieu Bock-Côté, paru dans le Journal de Montréal du 24 mars dernier. Je partage et endosse entièrement son propos parce que j’en fait le même constat. Tirez-en vos conclusions.

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Photo: Journal de Montréal

MANIFESTER EN ANGLAIS À MONTRÉAL, C’EST UNE MANIÈRE DE REJETER LE QUÉBEC

Dimanche, à Montréal s’est tenue une manifestation contre le racisme anti-asiatique. En toile de fond, une effrayante tuerie à Atlanta, que certains croient animée par des motifs racistes.

Je laisse de côté cette manie qui consiste à manifester à Montréal contre une tuerie américaine. Faut-il rappeler que l’actualité américaine n’est pas la nôtre ?

Nous vivons dans une époque où l’identité ethnique des différentes diasporas est souvent plus forte que leur attachement à leur société d’accueil. C’est d’abord en tant que membres d’un groupe ethnique ou racial transnational que plusieurs tendent à se définir, plutôt qu’en tant que membre de la nation du pays où ils se sont installés.

AMÉRICANISATION

Contrairement à ce que répètent les tenants du dogme multiculturaliste, ce n’est pas nécessairement la société d’accueil qui rejette les nouveaux arrivants. Il arrive malheureusement que certains, parmi ceux-ci, ne souhaitent pas s’intégrer.

Oui, c’est une étrange époque où chacun cherche à s’inscrire dans l’espace public en se disant victime de racisme, quitte à toujours élargir la définition de ce terme, qui ne recoupe plus en rien sa signification véritable.

Celui qui sera le plus victime portera alors l’auréole de la Sainte-Victime, et jamais ses revendications ne devront être critiquées.

Je note d’ailleurs que le groupe organisateur de la manifestation, les Chinois progressistes du Québec, signait quelques jours auparavant avec d’autres signataires une lettre ouverte dénonçant la loi 21, en l’associant à la discrimination raciale. Comment ne pas y voir une manipulation du langage qui pousse à voir du racisme là où il n’y en a pas, comme le notait récemment le ministre Benoit Charrette.

Autre chose à noter : lors de cette manifestation, les pancartes brandies étaient généralement en anglais. Autrement dit, ces militants ne sont même pas capables de manifester un respect minimal pour la langue nationale du Québec. Savent-ils même que le français est notre langue commune ? L’acceptent-ils ?

Étrange paradoxe : ils prétendent lutter contre le racisme, mais se montrent incapables de respecter le cœur de l’identité du peuple québécois.

Il faudra bien un jour rappeler qu’au Québec, quelle que soit la couleur de votre peau, quand vous vous anglicisez, vous ne faites plus partie des « minorités », vous rejoignez la majorité continentale dominante, et plus particulièrement, la majorité anglo-canadienne.

ANGLICISATION

Le vrai pouvoir, au Canada, n’est pas racial mais linguistique. Ceux qui s’imaginent que le Québec vit sous le règne de la suprématie blanche habitent un monde fantasmé et parallèle.

Brisons les tabous : les Québécois francophones sont traités comme s’ils y étaient de trop chez eux, à la manière d’une population résiduelle. Et s’ils refusent ce destin, s’ils refusent de se laisser américaniser, on les accusera de ne pas s’ouvrir à l’autre.

Être traité chez soi comme un bibelot folklorique encombrant qui impose une langue qui n’est pas celle de l’empire, en plus de se faire accuser de mal la parler, être traité comme un étranger dans son propre pays : c’est ce qu’on appellera le triste privilège québécois.

Quand la minorité s’impose

Une société de fous, que vous dites ? C’est exactement ça ! On le voit partout : plus de monsieur, de madame, de garçon, de fille, rien de féminin et de masculin… Ce qui mène le monde depuis des siècles s’effondre par des réflexions débiles d’infimes minorités.

On a vu cette tendance partout au point où elle n’est plus tendance mais bien réelle. Hasbro, le célèbre fabricant de jouets, n’utilise plus les mots monsieur et madame pour ses bonhommes patates. Le monde à l’envers.

Je refuse carrément ces idioties et tant que je vivrai, les genres resteront ce qu’ils ont toujours été.

Je vous propose aujourd’hui l’article de Richard Martineau sur les marginaux, paru dans le Journal de Montréal du 27 février. Une opinion que je partage.

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FAUT-IL SE DÉBARRASSER DE LA MAJORITÉ ?

Vous souvenez-vous des cahiers Canada qu’on utilisait à l’école ?

Sur chaque page, il y avait une marge, à gauche.

Une marge étroite, que les profs utilisaient pour écrire leurs commentaires ou coller des petites étoiles quand on avait de bonnes notes.

LA MARGE ET LA PAGE

Voilà pourquoi on appelle les gens qui rejettent les valeurs adoptées par la majorité (ou qui sont rejetés par la majorité) des « marginaux ».

Parce qu’ils vivent en marge.

À part.

Sur le côté.

FAUT-IL AVOIR HONTE D’APPARTENIR À LA MAJORITÉ ?

Le cinéaste Jean-Luc Godard avait une belle phrase sur la marge : « C’est la marge qui fait tenir la page. »

Il voulait dire que, souvent, dans une société, ce sont les artistes dits « marginaux » qui lancent les nouvelles modes qui, plus tard, seront adoptées par la majorité.

En 1962, quand Andy Warhol peignait des boîtes de soupes Campbell, il passait pour un fou aux yeux de la majorité.

Aujourd’hui, on retrouve ses œuvres sur tous les calendriers du monde.

Les toiles de Warhol paraissent même datées. Dépassées.

Elles ne choquent plus personne.

Elles font partie de notre quotidien.

Qui oserait crier au scandale en regardant une toile de Van Gogh ? Ou en lisant Les fleurs du mal ou Madame Bovary ?

Pourtant, ces œuvres, à l’époque de leur création, étaient considérées comme marginales. Très marginales.

TOUT LE MONDE TOUT NU !

C’est important, pour une société, d’avoir une « marge ».

Le hic, aujourd’hui, est qu’on a l’impression, pour reprendre la formule de Godard, que ce n’est plus « la marge qui fait tenir la page, », mais « la page qui fait tenir la marge ».

Combien y a-t-il de personnes non binaires dans le monde ? Qui ne se disent ni « homme » ni « femme » ?

On parle ici d’une très petite minorité.

Pourtant, pour accommoder ces individus qui vivent dans la marge de la marge, de plus en plus d’institutions songent à jeter les termes « homme » et « femme » aux poubelles.

On ne va pas trop vite en affaire ? À ce que je sache, 98 % des gens dans le monde s’identifient encore comme « homme » ou comme « femme », non ?

Hier, dans Le Devoir, l’excellent correspondant à Paris (et collaborateur à QUB radio) Christian Rioux parlait de ce maire de Lyon qui a décidé, pour accommoder les végétariens de sa ville, que tous les mets servis dans les cafétérias des écoles lyonnaises seraient dorénavant végétariens !

Pour le correspondant du Devoir, cette révolution dans les habitudes alimentaires des Lyonnais est un exemple de ce qu’on pourrait appeler « la tyrannie des minorités ».

C’est bien beau, que la majorité s’ouvre à la minorité. C’est même essentiel.

Mais faut-il que la majorité se mette à ressembles à la minorité ?

Mettons que vous êtes 12 autour de la table (Oui, je sais, c’est interdit, mais rêvons) …

Allez-vous tous vous déshabiller parce que l’un de vos invités pratique le nudisme et aime manger à poil ?

UN JUSTE MILIEU

Dans une société, il y a des gens qui veulent tout changer, et des gens qui ne veulent rien changer.

Entre le « progressisme extrême » qui veut faire table rase et le « conservatisme radical » qui souhaite faire revivre « le bon vieux temps », il n’y a pas un juste milieu ?

Où la majorité et les minorités peuvent cohabiter ?

Une autre aberration

L’article qui suit a été publié dans le Journal de Montréal du 8 février dernier, sous la plume de Denise Bombardier.

Je m’abstiendrai de faire des commentaires qui dépasseraient ma pensée mais à sa lecture, je suis littéralement tombé sur le cul.

On pensait avoir tout vu… mais non… Une vraie société de fuckés !

LA GUERRE AUX MOTS

Les termes père et mère ont été dénoncés au Québec le 28 janvier dans un jugement de la Cour supérieure.

Pendant que nous avons tous la tête dans le confinement, des activistes contre le Code civil, ont remporté une énorme victoire.

Plusieurs articles du Code civil sont désormais visés.

Les mots femme, homme, mère, père sont, aux yeux du juge, discriminatoires envers les personnes non binaires, c’est-à-dire qui ne se définissent ni comme homme, ni comme femme.

Vendredi dernier, le Journal de Montréal a publié un texte signé par un groupe de parents alarmés des Centres de services scolaires à l’initiative de Nadia El-Mabrouk.

Ces parents courageux se battent contre une ultra-minorité de militants qui déconstruit, à travers les mots hommes, femme, père, mère, rien de moins que l’histoire de l’humanité.

NON BINAIRES

Si le not femme est à bannir, comment alors justifier le combat pour le droit des femmes à l’égalité ?

Comment justifier des prisons pour femmes, des toilettes pour femmes, des jeux réservés aux femmes ?

Comment se battre contre la violence faite aux femmes ?

Mine de rien, cette lutte « non binaire » nie les différences entre les femmes et les hommes.

Déjà au Québec les articles du Code civil permettent d’imposer le genre plutôt que le sexe biologique.

Sur demande, les mots mère et père sont remplacés par le mot neutre de filiation. Le procureur général s’est même engagé à décerner l’acte de naissance sans description de sexe pour l’enfant.

Les transgenres et les non-binaires ne doivent pas subir de discrimination, certes.

Mais en niant juridiquement la différence des sexes, l’on détruit la réalité biologique au profit d’un délire, qui définit les êtres comme une fabrication culturelle.

Voilà où l’effet de mode actuel nous entraîne. Et ce, sous les applaudissements des législateurs de la rectitude politique.

Une excellente initiative

Quelques fois, un regard suspicieux dans le voisinage nous fait se poser des questions sur ce qui s’y déroule vraiment. En temps de pandémie, alors que les commerces jugés non essentiels sont fermés, nous trouvions énigmatique que le stationnement du centre d’escalade le Canyon de La Prairie, soit occupé et qu’un va et vient survienne à l’occasion.

On a eu notre réponse récemment, en prenant connaissance d’un article paru dans l’hebdomadaire régional « Le Reflet », le 4 février dernier. Un texte sous la plume d’Audrey Leduc-Brodeur, qui nous révélait l’initiative communautaire extraordinaire de ce centre. Voici ce qu’elle racontait…

UN REFUGE POUR LES SANS LOGIS À LA PRAIRIE

Le salon et la cuisine du local. (Photo : Le Reflet – Vicky Girard)

Jusqu’au 31 mars, des citoyens en situation d’instabilité résidentielle peuvent trouver refuge dans un local du centre Canyon Escalade à La Prairie exceptionnellement aménagé pour les recevoir.

Sur place, ils y trouveront des lits, un petit salon, une cuisinette, ainsi que des douches. Le service de lavage est offert par l’organisme l’Avant-garde à La Prairie, qui chapeaute le projet nommé Refuge grands-froids.

Depuis le 23 janvier, les cinq espaces réservés à des personnes sans toit fixe sont occupés. Parmi elles, des parents monoparentaux, des gens qui ont quitté leur demeure à la suite d’une chicane, d’autres qui dorment chez des amis temporairement, etc.

« Le refuge leur donne un répit », indique Connie Bleau, directrice générale de l’Avant-garde.

Celle-ci ne s’étonne pas de la popularité des nouvelles installations. La demande est pressante et les ressources sont à pied d’œuvre pour y répondre.

« Nous travaillions déjà avec les gens de la région se retrouvant sans logis. Un lien de confiance s’est créé, car ils nous connaissent. Généralement, nous devions les relocaliser à des refuges situés à l’extérieur de notre territoire et ce n’est pas ce qu’ils veulent », explique Mme Bleau.

La directrice générale fait remarquer que la crise du logement remonte avant la pandémie.

« Elle a simplement mis en lumière une situation que nous connaissions déjà, souligne-t-elle. C’est une grande réussite de voir que tous les acteurs du milieu collaborent pour pallier cet enjeu. »

L’organisme a été approché par le Comité de lutte à la pauvreté pour mettre en place le projet, incluant la mise sur pied d’une équipe d’une dizaine d’intervenants formés pour recevoir et accompagner les visiteurs.

« Le mouvement de solidarité sociale qui s’est créé pendant la pandémie » a facilité le recrutement, fait savoir Mme Bleau.

« C’est déstabilisant demander de l’aide. Les personnes sans logis ne veulent pas être déracinées. Elles souhaitent rester dans leur milieu. »

Connie Bleau

Un foyer permanent

L’Avant-garde en santé mentale ne cache pas sa fierté de collaborer à cet effort collectif sans précédent dans la région, puisque ce mandat colle à sa vocation, fait-il remarquer.

« Les gens sont de plus en plus fragilisés, à mesure que la pandémie perdure. Nous avons tous une limite, mais la solitude se vit difficilement », soulève la directrice générale.

Son équipe accueille, sensibilise et accompagne les personnes qui souhaitent se loger temporairement au refuge. Qu’elles veuillent y rester une nuit ou plus, elles y trouveront du soutien pour dénicher un foyer permanent, fait savoir Mme Bleau.

« C’est ce que la plupart d’entre elles désirent », souligne celle qui se réjouit de pouvoir également brosser un meilleur portrait de la communauté grâce à ce projet.

En détails

L’accès au Refuge grands-froids est gratuit. Celui-ci est ouvert 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Il faut appeler au 450 907-1333 avant de s’y présenter. Il est situé au 1775, chemin de Saint-Jean à La Prairie. L’Avant-garde n’a pas de critères autres que celui de ne pas pouvoir se loger pour la nuit. En cas de santé mentale, le diagnostic n’a pas d’importance, précise l’organisme.

On ne sait pas ce qu’on veut, finalement.

Il n’y a pas deux sociétés comme celle que nous avons au Québec. Nous sommes uniques ! Après deux référendums, l’idée de la séparation est en baisse.

C’est bizarre, mais j’ai toujours pensé que le Parti québécois ne ferait pas l’indépendance du Québec. Un autre parti, peut-être, mais pas le Parti québécois, surtout depuis le départ de René Lévesque et des bonzes de ce parti qui sont presque tous décédés

Il ne faut pas se le cacher, François Legault est un nationaliste et je crois qu’il pourrait être celui qui nous ferait atteindre les objectifs de feu René Lévesque. Qu’on soit maître chez nous et pleinement en contrôle de notre identité et de notre avenir.

Le problème, ce sont ses citoyens qui ne savent pas vraiment ce qu’ils veulent. Ils ont des réactions bizarres sur à peu près tous les sujets. À cet égard, Richard Martineau, dans le Journal de Montréal du 4 février dernier, brossait un portrait assez exact du peuple québécois. Une définition qui rejoint entièrement la mienne et que je vous propose aujourd’hui.

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LES QUÉBÉCOIS SONT DIFFICILES À COMPRENDRE

Je pense qu’il n’y a pas un peuple comme les Québécois.

Plus distincts que ça, tu meurs…

C’est à se demander si nous n’avons pas été fabriqués par des extra-terrestres dans un laboratoire.

INCOMPRÉHENSIBLE

Regardez notre relation avec le Canada.

Comme un sondage Léger commandé par Le Journal l’a dévoilé hier, 74 % des Québécois veulent se débarrasser de la monarchie.

Plus de 70 % des Québécois appuient une loi (la loi 21) qui est détestée et diabolisée dans le reste du pays.

La grande majorité des Québécois ne veulent rien savoir du multiculturalisme, préférant l’interculturalisme comme modèle pour gérer le vivre-ensemble.

Les Québécois trouvent qu’Ottawa ne défend pas assez le français, qui est pourtant l’une des deux langues officielles.

Les Québécois trouvent ridicule que les lois provinciales adoptées par un gouvernement élu démocratiquement par le peuple québécois doivent passer le test des tribunaux fédéraux pour pouvoir être appliquées au Québec.

Les Québécois trouvent que la Charte canadienne des droits et libertés les empêche de s’administrer comme ils l’entendent.

Les Québécois n’aiment pas que le gouvernement fédéral s’immisce dans les champs de compétence du Québec.

Bref, quand on établit la liste de tout ce qui implique le fait de rester dans le Canada, les Québécois disent : « Le point 1 ne nous intéresse pas, le point 2 nous tape sur les nerfs, le point 3 nous semble inacceptable », etc., jusqu’au point 99.

Mais à la fin de cet exercice, quand tu leur demandes s’ils veulent rester dans la fédération canadienne, ils répondent… OUI !

CONTRE LE CANADA, TOUT CONTRE

Comprenez-vous quelque chose à ça ?

Aimes-tu les frites ? Non.

Aimes-tu les hamburgers ? Non.

Aimes-tu les cheeseburgers ? Non.

Aimes-tu les croquettes de poulet ? Non.

Aimes-tu les boissons gazeuses ? Non.

Donc, tu n’aimes pas manger au McDo ? Oh non, au contraire, j’adore !!!

Pardon ???? Comment ça ? Tu aimes leur eau ?

C’est comme une femme qui passe son temps à critiquer son mari (il n’est pas gentil, il pète au lit, il est brusque, il ne s’intéresse pas aux enfants, il ne me dit jamais que je suis belle…), mais qui ne veut pas divorcer parce qu’elle l’aime !

Au prochain référendum, au lieu de poser une seule question aux Québécois (« Voulez-vous vous séparer ? »), on devrait leur poser une série de questions.

« Êtes-vous d’accord avec telle mesure au Canada ? Telle mesure ? Telle mesure ?

Si à la fin, l’électeur coche une majorité de Non, le bulletin est comptabilisé comme un appui au Oui !

ÇA AURAIT PU ÊTRE PIRE

Les Québécois sont comme ça : ils disent toujours le contraire de ce qu’ils pensent.

Une fille n’est pas belle, elle est « pas laide ».

Un mets n’est pas bon, il est « pas mauvais ».

Regardez Legault. Est-il un fédéraliste passionné ? Non.

Il trouve juste le Canada « pas si mal ».

Il rêvait de se marier avec un Québec souverain, mais celui-ci ne voulait pas, préférant rester chez ses parents.

Alors il sort avec la fédération canadienne en attendant.

Oh, elle ne l’excite pas, ne l’enflamme pas. Ça fait longtemps qu’ils ne font plus la bagatelle.

Mais il aurait pu tomber sur une pire partenaire.

Et elle fait bien à manger.

Fa que.

Une publicité que j’adore

Les technologies d’aujourd’hui permettent de se voir vieillir, de constater de visu la transformation de notre corps. Je veux parler des publicités du Groupe Maurice qui montrent Hélène Bourgeois-Leclerc, dans une première et Jemmy Echaquan Dubé, dans la seconde, se transformer vers l’âge vénérable avec pour conclusion « Nous sommes tous l’aîné de demain ». Un message qui frappe et nous ramène à un demain pas si lointain et qui file à cent à l’heure. Une évidence pour quiconque se rend loin dans sa vie.

Je veux partager avec vous ce bel article de Richard Martineau, dans le Journal de Montréal du 20 janvier dernier. Peut-être l’avez-vous lu ? À tout événement, et particulièrement pour ceux et celles qui l’ont manqué, voici ce qu’il écrivait :

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LES VIEUX NE SONT PAS DES EXTRATERRESTRES

Vous avez vu la pub du Groupe Maurice, qui gère des résidences pour personnes âgées ?

On voit Hélène Bourgeois-Leclerc vieillir à vue d’œil.

Techniquement, cette pub est un tour de force (la transformation, qui fait vieillir la comédienne de 45 ans en quelques secondes, est hyper réaliste).

Mais c’est le message que cette pub transmet que je trouve particulièrement génial.

LES FANTÔMES

À une époque où la vieillesse est taboue, où les personnes âgées crèvent seules, derrière des portes closes, où l’on ne se cache même plus pour dire : « Bof, ceux qui meurent de la COVID ont déjà un pied dans la tombe », cette pub nous rappelle que les « vieux » ne sont pas des fantômes, des amas de cellules jetables.

Des êtres « passés date », qui existent mais ne vivent pas, et dont la principale activité est d’attendre la mort.

Les vieux, c’est moi, demain. Vous, après-demain.

Ce sont des gens qui ont un cœur, une mémoire, une âme.

Des hommes et des femmes qui ont aimé, ont vécu des passions, ont fait l’amour, ont bravé des interdits, ont vécu à cent à l’heure.

Avez-vous vu une photo de Brigitte Bardot, aujourd’hui ?

Difficile de croire qu’elle a déjà été BB, la femme la plus sexy au monde, celle pour qui des millions d’hommes se seraient damnés.

Pourtant, c’est la même femme.

Tout comme Hélène Bourgeois-Leclerc sera Hélène Bourgeois-Leclerc dans 45 ans, quand elle aura le visage ridé et les chairs tombantes.

SWINGUE LA BAQUAISE

On parle beaucoup de diversité, aujourd’hui.

C’est le mort à la mode.

Il faut qu’il y ait plus de personnes « racisées » à la télé pour mieux refléter la diversité, pour que les personnes non blanches puissent se reconnaître lorsqu’elles regardent des séries.

Mais qu’en est-il de la diversité d’âge ?

Vous pensez que les personnes âgées se reconnaissent quand elles regardent la télé ?

Elles ne sont nulle part !

Juste dans des documentaires sur l’Alzheimer ou la maltraitance des vieux dans les CHSLD.

Quand c’est le temps de filmer des vieux assis dans des chaises hautes avec une bavette autour du cou, là, oui, les caméras sont là.

Mais la vie ordinaire des vieux en santé ? Bof…

Pourtant… Vous avez vu le magnifique film de Louise Archambault, Il pleuvait des oiseaux ?

Il y a une superbe scène d’amour entre Andrée Lachapelle (88 ans) et Gilbert Sicotte (71).

Et pas des minouches-minouches, non. Une vraie scène de cul. Gilbert Sicotte embrasse les seins d’Andrée Lachapelle.

Eh oui, ça arrive ! Et plus souvent qu’on le pense !

J’avais un cousin qui travaillait dans une résidence pour personnes âgées et il n’en revenait pas à quel point ça swinguait là-dedans.

PAR ICI LES BÉBELLES

Vous regardez la télé ? C’est plein de pubs pour de la colle à dentiers, des appareils auditifs, des machines qui massent les pieds, des bains avec des bancs…

Pourquoi ? Parce que ce sont les vieux qui regardent la télé.

Quand c’est le temps de leur vendre des bébelles, la télé est là. Mais diffuser des émissions de variétés mettant en scène des artistes avec qui ils ont grandi (Joël Denis, Shirley Théroux, Janette Bertrand) ? Parler de leur vie ?

Oubliez ça !

L’indépendance : seule porte de sortie

On aura beau dire, on aura beau faire, l’indépendance du Québec est la seule solution, comme francophones, de survivre dans ce Canada unilingue anglophone. Je suis de cette vieille garde et je souhaite en être témoin, de mon vivant.

On a qu’à constater que nos lois sont contestées jusqu’en Cour suprême : Loi 101 et récemment la loi 21 sur la laïcité dont j’ai un mauvais présage. Depuis le célèbre « Maître chez-nous » du libéral Jean Lesage, déclaré en 1960, c’est la seule ambition qui nous permettra de s’épanouir dans cette mer d’Anglos.

Joseph Facal, a écrit un article intéressant sur le sujet, dans les pages du Journal de Montréal du 19 janvier dernier. Voici son propos.

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SEULE DANS UNE CHALOUPE AU MILIEU DE L’OCÉAN

Vous êtes dans une chaloupe qui prend l’eau au beau milieu de l’océan.

Avec un seau, vous videz votre embarcation à répétition.

C’est ce qu’il faut faire, mais c’est une lutte contre la montre.

Vider la chaloupe est nécessaire mais non suffisant.

Vous lutterez tant que vous aurez de l’énergie.

La solution durable, c’est de rejoindre la terre ferme en étant secouru ou par vos propres moyens.

RECUL

Prenons maintenant la langue française chez nous.

Son recul est largement documenté, même si l’on peut débattre de l’ampleur de ce recul.

Quand même Justin Trudeau l’admet…

Nous sommes les champions du monde pour inventer des objections qui n’en sont pas.

Qui prétend sérieusement qu’il ne faut pas apprendre l’anglais ?

En quoi le fait de mieux parler le français, ce qui serait souhaitable, renverserait-il notre déclin démographique ?

Ce déclin a plusieurs causes : francisation déficiente des immigrants, volumes d’accueil trop importants pour nos capacités d’intégration, jugements des tribunaux fédéraux, négligence de nos gouvernements, indifférence individuelle et collective, etc.

On pourra discuter sans fin de l’importance relative des différentes causes.

Mais l’essentiel tient en une phrase : la loi 101 n’empêche plus l’eau de monter dans la chaloupe.

Le gouvernement Legault annoncera bientôt des mesures.

Mais, même si les mesures annoncées sont fortes, elles ne changeront rien à un fait massif, à un éléphant que nous refusons de voir et de nommer.

Cet éléphant est que le Québec demeurera une province canadienne, et que les francophones resteront une minorité au Canada.

Mettez-vous à la place d’un immigrant.

Il ne vient pas ici pour sauver le français, et il voit immédiatement qui détient le gros bout du bâton au Canada.

Pourquoi diable voudrait-il sauf exception, se joindre à une minorité ?

Comment s’étonner de sa réticence quand on veut le forcer ?

Connaissez-vous un autre pays au monde où les immigrants s’intègrent au groupe minoritaire ?

Pourquoi un immigrant qui devient citoyen canadien jugerait-il essentiel d’apprendre le français, alors que la grande majorité des citoyens canadiens ne le parle pas et n’en voit pas la nécessité ?

Pourquoi un immigrant accepterait-il de bon cœur de ne pas pouvoir inscrire ses enfants à l’école anglaise au Québec, et donc d’avoir moins de droits qu’un immigrant à Toronto ou à Vancouver ?

STATUT

Ne me comprenez pas de travers : le gouvernement Legault doit agir, et il est vrai que chacun d’entre nous pourrait faire plus et mieux.

Mais tant que nous serons une province canadienne, nous serons comme des gens qui vident la chaloupe.

Nous retardons l’échéance en y laissant nos énergies et en chialant.

Même des mesures très fortes, comme l’extension de la loi 101 au cégep, serait comme vider la chaloupe avec un plus grand seau.

Ça aide, mais ce n’est pas une solution durable.

Pour que le français soit aussi en sécurité au Québec que le danois l’est au Danemark, la seule solution durable, c’est l’indépendance.

Le monde à l’envers

Bochra Manaï, nommée commissaire à la lutte au racisme et aux discriminations systémiques de la Ville de Montréal. Cette même personne opposée à la loi 21 sur la laïcité au Québec.

Quand bien même qu’elle aurait toutes les compétences au monde, elle ne devrait pas être titulaire de ce poste. C’est une très mauvaise nouvelle pour la décision à être rendue par le tribunal sur cette loi, en février prochain. C’est de mauvais augure.

On se rappelle que cette loi a été contestée par certains Québécois mais en majorité par des Canadiens des autres provinces. Ces derniers l’ont massacré par leurs propos complètement absurdes et démesurés.

J’ai le triste sentiment d’une défaite, comme la charcutée loi 101. Valérie Plante, sœur sourire, a encore manqué le bateau.

Quoi qu’il en soit, je partage avec vous aujourd’hui la réaction de Mathieu Bock-Côté, publiée dans le Journal de Montréal du 14 janvier dernier et qui rejoint ma position.

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LA PROPAGANDISTE DE VALÉRIE PLANTE

Valérie Plante a trouvé sa Commissaire à la lutte contre le racisme. Il s’agira de Bochra Manaï, une ancienne porte-parole du Conseil national des musulmans, en lutte contre la loi 21.

Au moins, les choses sont claires : nous savons ce que la mairesse et sa commission politique entrent dans la catégorie du racisme systémique.

Nous serons devant une idéologue surpayée ayant comme mandat de traduire dans les termes de la théorie du racisme systémique des phénomènes sociaux complexes qui n’ont rien à voir avec le racisme.

RACISME

Elle produira des rapports censés démontrer qu’il y a du racisme partout. Elle organisera des ateliers de formation pour rééduquer les employés de l’administration municipale qui ne souscrivent pas à la théorie officielle. On peut souhaiter que les employés qui les subiront rendront publics ce qu’on leur infligera.

Elle ne sera pas la seule. Il ne manque pas de fonctionnaires et d’universitaires militants qui font passer leur idéologie pour de l’expertise.

Nous sommes témoins, partout en Occident, d’un détournement conceptuel à grande échelle.

Le racisme est absolument condamnable, cela va de soi. Il est abject.

Mais des théoriciens cherchent aujourd’hui à changer sa définition pour coller cette étiquette à des réalités n’ayant rien à voir avec lui.

Robin DiAngelo, une des théoriciennes les plus importantes de ce pseudo antiracisme, le dit : une bonne partie de son travail consiste à modifier la définition que nous avons du racisme.

Le même mot ne désigne plus la même chose. C’est une ruse idéologique et une fraude intellectuelle.

Ibram X. Kendi, un autre idéologue antiracisme majeur du pseudo antiracisme, explique ainsi que de son point de vue, les militants de l’alt right (la nouvelle droite raciste blanche américaine) sont moins dangereux que ceux qui défendent l’universalisme, qui seraient les vrais racistes d’aujourd’hui. Ne pas tenir compte de la couleur des gens consisterait à reconduire la suprématie blanche et le privilège blanc.

C’est à partir d’une semblable théorie adaptée au Québec qu’on fait le procès ici de la laïcité.

Question à tous ceux qui ont adhéré un peu rapidement à cette théorie ces derniers mois : considèrent-ils que la loi 21 relève du racisme ? Considèrent-ils que la loi 101 contribue au racisme systémique, comme le soutient le Conseil interculturel de Montréal ? Considèrent-ils que refuser de définir les gens par leur couleur de peau, c’est du racisme ?

QUESTIONS

Je pose la question sans malice aux nombreuses personnalités publiques qui se sont ralliées sous le coup de l’émotion ou de la peur de mal paraître à cette théorie : sont-ils conscients de toutes les implications de cette théorie ? Maintenant qu’ils en voient toute la portée, sont-ils prêts à remettre en question leur adhésion ?

Quoi qu’il en soit, il y aura donc, à Montréal, une idéologue chèrement payée par les contribuables pour voir du racisme partout. Les Québécois paieront pour cela.

Nous finançons notre colonisation mentale et notre américanisation à même nos fonds publics.

Ne faites pas ce que je dis

Assez réaliste et criant de vérité, l’article de Richard Martineau dans le Journal de Montréal, de dimanche dernier.

J’y ajouterai aussi mon grain de sel en mentionnant une phrase devenu célèbre de Justin Trudeau : « Ceux que désirent voyager, on vous demande de renoncer d’aller à l’étranger » par esprit de solidarité pour ceux et celles qui observent scrupuleusement les consignes.

C’est comme le papa qui dit à son fils : « Ne va pas jouer dans le gros trou d’eau en face du garage… ». Le petit sort de la maison, avec ses bottes de pluie, et le premier geste qu’il pose, est de se mettre les deux pieds dans l’eau. Un portrait assez clair de ce qui se passe présentement avec nos voyageurs.

L’ami Justin n’avait simplement qu’à fermer les frontières aériennes, point à la ligne. C’est simple, limpide et efficace. Non, trop mou l’ami Justin… et les élections fédérales qui, probablement s’en viennent, alors autant mettre les Canadiens de son bord. Comme son laxisme envers les fraudeurs de PCU.

Que penser des compagnies aériennes qui ont baissé leurs forfait vers le Sud de près de 60 %, afin d’inciter les gens à voyager. Ces compagnies sans solidarité sociale qu’on subventionne à tour de bras. Le fric a parlé. 

Vous avez vu la UNE du Journal de Montréal du 28 décembre ? Éloquent ! Ces amants du soleil nous criaient;  » On s’en va dans l’Sud, mais on va faire attention…  » Menteurs pas à peu près. Les consignes sont restées dans l’avion !

Quoi qu’il en soit, voici le texte de Martineau.

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QU’ATTENDEZ-VOUS POUR FERMER LES FRONTIÈRES ?

Donc, si je comprends bien, aujourd’hui je ne peux pas aller bouquiner dans une librairie ou manger en tête à tête avec ma blonde dans un restaurant, mais je peux sauter dans un avion et aller faire la fête dans le Sud avec mes amis.

Suis-je le seul à trouver ça absurde ?

« LA POLICE VA LES SURVEILLER »

Vous me direz que les gens qui vont dans le Sud ne représentent aucun danger, car ils vont se mettre en quarantaine à leur retour.

Voue êtes sérieux ? Vous croyez vraiment ça ?

Si ces gens sont assez irresponsables pour partir, je ne vois pas pourquoi ils changeraient leurs comportements à leur retour…

À moins qu’à partir d’une certaine quantité, le Pina Colada ait un effet miraculeux sur le jugement.

« Oui, mais la police va les surveiller », me répondrez-vous.

Regardez-moi dans les yeux deux secondes.

Nos corps policiers n’arrivent pas à surveiller les pédophiles quand ils sortent de prison.

Ils ne réussissent pas à empêcher les hommes violents en libération conditionnelle de tuer leurs enfants et leur ex-conjointe.

Nos experts en sécurité nationale perdent la trace des jihadistes qui reviennent au pays après être allés combattre aux côtés de l’État islamique en Syrie.

On a de la difficulté à protéger nos frontières et à endiguer l’immigration illégale.

Nos gouvernements donnent des contrats et des subventions à des individus qui ont été condamnés pour fraude.

Et là. On pourrait savoir si un bozo qui est revenu du Sud avec un sombrero sur la tête reste bel et bien chez lui pendant 14 jours ?

Alors qu’on n’est même pas foutu de surveiller des terroristes potentiels ? Et que nos autorités permettent à des tueurs de femmes de fréquenter des travailleuses du sexe à leur sortie de taule ?

Wow.

Si vous croyez ça, vous êtes vraiment naïfs…

DIX MINUTES

Je ne peux pas croire que, malgré tout ce que les travailleurs de la santé nous racontent depuis deux semaines, les infirmières qui pètent au frette, les opérations chirurgicales reportées, ces adultes malades qu’on a envoyé dans un hôpital pour enfants faute de place, les hôpitaux qui envisagent d’appliquer un protocole de triage des patients aux soins intensifs (quels patients on va laisser mourir, lesquels on va soigner), il y ait encore des gens qui haussent les épaules et s’envolent pour Cayo Coco.

Quel manque total de civisme…

Je l’ai dit et redis.

Si un pays nous déclarait la guerre, on ne tiendrait pas dix minutes.

On se coucherait plus rapidement que l’Association des libraires devant une plainte d’un étudiant de l’UQAM.

Quoi ? Respecter un couvre-feu ?

Fermer les lumières après une certaine heure ? Se cacher dans un bunker ? Rationner l’essence et les denrées alimentaires ? Porter un masque à gaz ?

Mais c’est une attaque contre nos droits et libertés !

Vite, citoyens, levez-vous !

Résistez !

Pas contre l’envahisseur, mais contre votre gouvernement !

Comme disait Tocqueville, fervent admirateur de l’Amérique et grand défenseur des droits individuels, « À la longue, l’individualisme attaque et détruit toutes les autres vertus et va s’absorber dans l’égoïsme… »

En d’autres mots : à force de ne penser qu’à lui-même, l’individu oublie qu’il vit dans une communauté.

C’est exactement ce qui nous arrive…

Individualisme et désobéissance

Le gouvernement proposait de permettre de fêter Noël en famille, certes limitée, si le nombre d’éclosions journalières descendait sous la barre des 1000 cas. Dès le lendemain, la montée vers le haut s’accentuait rapidement. L’abolition de cette promesse devenait la seule solution. On bat records par-dessus records depuis ce temps. Au-delà des 2 000 cas journaliers.

Le gouvernement proposait de ne pas aller à l’étranger et risquer de se faire contaminer, pour éviter de surcharger les hôpitaux au retour. Dès cette annonce, les compagnies aériennes faisaient des affaires d’or et l’aéroport de Montréal était toujours bondée à l’approche du 25 décembre. On ne les entend plus se plaindre.

Les snowbirds ne peuvent pas se passer du soleil, alors ils partent quand même.

Quand on sait qu’on en voit de moins en moins au soleil, passé les 76 ans, ils vont sûrement mourir avant d’atteindre les 80 ans, parce que, ne l’oublions pas, le Québec c’est l’Arctique. 13°C le 25 décembre, c’est ce qu’on a eu.

Les journalistes interrogent les gens pour savoir s’ils dénonceraient leurs voisins qui tiennent des réceptions à Noël. Les réponses : non en forte majorité. Pourquoi ? Ce sont des mous, des individualistes ! Toujours le je, me, moi, où la peur du méchant voisin. Allez savoir.

On vit dans une société où on ne fait que se regarder le nombril. Encore pire depuis que nos voisins du Sud sont dirigés par un fou furieux, un débile qui rejoint, malgré tout plusieurs millions de suiveux.

C’est maintenant le portrait dégueulasse de l’Amérique. On a été contaminé par un air bête, un bipolaire qui refuse toujours sa défaite. Un despote qui menace d’avoir recours à la loi martiale pour rester président. Soutenu sauvagement par plus de 70 millions de crétins et d’enragés, on en a enfermé pour moins que ça !

Nos gouvernements doivent sanctionner sans réservent ceux et celles qui ont osé le défier en ne pensant qu’à leur petite personne. Aucune tolérance, ne serait-ce que pour apaiser la grogne de ceux et celles qui ont fait et entretenu l’effort depuis mars dernier.

Richard Martineau rejoint ma pensée dans un article qu’il a publié dans les pages du Journal de Montréal du 22 décembre dernier. Voici ce qu’il dit de notre lien social et notre solidarité.

QUI BRISE LE LIEN SOCIAL ?

« La dictature sanitaire brise le lien social », ai-je lu cette semaine.

Vraiment ?

J’habite peut-être un univers parallèle, où le mot « dictature » veut encore dire quelque chose, mais je n’ai absolument pas la même lecture de la situation.

Savez-vous ce qui brise le lien social, selon moi ?

Les gens qui se foutent des autres.

Ça, ça fout une société à terre.

LE DÎNER DE CONS

C’est ma découverte de l’année.

Je ne savais pas qu’il y avait autant de gens qui se foutaient des autres au Québec.

Je croyais que nous étions plus solidaires.

Mais la pandémie nous a permis de voir que René Lévesque s’était mis un doigt dans l’œil jusqu’au coude lorsqu’il a dit que nous formions « quelque chose comme un grand peuple ».

Le peuple québécois est un peuple comme les autres. Ni plus grand ni plus petit.

Ordinaire.

Le boutte du boutte, selon moi, a été atteint au centre commercial Place Rosemère.

Oh, il y a eu des rassemblements plus gros. Des partys illégaux de jeunes qui se croyaient protégés par leur âge, des mariages juifs hassidiques qui se croyaient protégés par leur dieu, des manifs de conspirationnistes qui se croyaient protégés par leur « savoir » et leur « sagacité »…

Mais la danse de Place Rosemère occupe une place spéciale dans mon Panthéon personnel du « je-m’en-foutisme ».

Un étalement de bêtise « de classe mondiale », pour reprendre les mots de Thierry Lhermite dans Le dîner de cons.

Qui, vous vous souvenez sûrement, disait aussi : « Il n’y a pas de mal à se
moquer des abrutis, ils sont là pour ça, non ? »

Ces danseurs étaient tout fiers de montrer qu’ils se foutaient des autres. Tout contents.

Légers. Libérés, enfin, de l’obligation d’agir comme des citoyens responsables.

Heureux de se trémousser le nombril.

CONFORT ET INDIFFÉRENCE

Ma phrase de l’année ? « Je suis en forme, même si j’attrape la COVID, je n’en mourrai pas. »

Vous imaginez le vide intellectuel que ça prend pour dire ça ?

Même pas capable de penser qu’ils peuvent avoir contracté le virus, ne pas présenter de symptômes et de propager à d’autres, qui, eux, en crèveront.

Trois degrés de séparation de leur égo, c’est trop pour eux. Ils ne peuvent compter jusque-là.

Comme ces biens pensants qui sont tout fiers de dire qu’eux ne seront jamais des « mouchards » ou des « porte-paniers ».

Mes voisins organisent un super gros party ? Bof, pourvu que les gouttelettes qu’ils projettent ne se rendent pas jusqu’à mon nez, je m’en fous.

Ils peuvent faire ce qu’ils veulent. Ça ne me regarde pas.

Il est chanceux, le virus.

Il est apparu juste au bon moment.

À l’ère du confort et de l’indifférence.

À une époque où tout ce qui compte, en Occident, est le bonheur individuel.

Il y a quelques décennies, les Occidentaux avaient la couenne dure. Ils étaient prêts à faire tous les sacrifices pour protéger leurs proches.

Aujourd’hui, vous leur demandez de porter un masque quand ils vont acheter leur caisse de bières, et ils crient à la dictature.

COMME DES GRANDS

Quoi qu’en pensent nos bons libertariens, on n’a pas besoin du « méchant » gouvernement pour briser le lien social.

Nous sommes capables de le faire nous-mêmes.

Un monde de fou

Quand je prends connaissance de tout ce qui se passe dans ces Amériques, je ne regrette pas d’être né à une autre époque. Cette époque où aucun mot était transformé ou tabou. On appelait un chat, un chat, les non-voyants étaient des aveugles et les malentendants, des sourds. Tout s’est transformé.

La politique est corrompue et il faut bien peser nos mots avant d’ouvrir la bouche. Suis-je raciste ? D’une certaine manière oui ! Comme tout le monde peu importe la race, la couleur de la peau, la nationalité. Si c’était le contraire, nous serions tous égaux, non confinés dans des réserves ou des quartiers.

Les Noirs crient au racisme ! Allez dans les quartiers Noirs des États-Unis… les ghettos, les Blancs n’y sont pas les bienvenus. Si ce n’est pas du racisme, c’est quoi. Même phénomène chez les Autochtones ! Le fait d’ériger des barricades pour empêcher la chasse et la pêche des Blancs sur leur territoire, c’est aussi du racisme. Le mot est très large par interprétation. Qu’il soit systémique ou non, ça n’y change rien et tant qu’il y aura des humains entêtés, le racisme perdurera, parce qu’il demeure un état d’esprit personnel.

Par les temps qui courent, on parle de liberté, de droits et plus rien n’est autoritaire. Les gouvernements marchent constamment sur des œufs parce que tout ce qui est décidé est contesté. On profite à outrance de la Charte canadienne des droits et libertés qu’un certain Pierre-Elliott Trudeau a osé imposer, le 4 novembre 1981, aux Canadiens, en catimini, et sans l’accord de notre premier ministre de l’époque; René Lévesque.

Il manque un mot rempli de sens civique à cette Charte… celle des DEVOIRS que tout citoyen doit respecter. Pour ajouter l’insulte à l’injure, on a baptisé l’aéroport de Dorval; Pierre-Elliott Trudeau. Il faut qu’ils nous haïssent en tab… Et on est pogné avec le fils, qui porte les mêmes gênes.

Hélas, on voit le résultat aujourd’hui. Nous avons ouvert notre immigration à toute la terre entière, sans contrôle des individus, dont certains, je dis bien certains, profitent de notre naïveté pour revendiquer n’importe quoi, pour faire ici, ce qu’ils ne pouvaient ou n’oseraient faire dans leur pays d’origine. Le Canada et le Québec… ces belles terres d’accueil invitantes. La France a fait la même chose depuis longtemps et on voit maintenant les résultats, principalement avec les islamistes.

Non ! J’aimais définitivement mieux mon époque et je plains la vie des mes petits enfants et leur progéniture. On dit que l’avenir est prometteur d’un monde meilleur… j’en doute !

Simplement pour vous démontrer où nous en sommes rendus, je vous invite à prendre connaissance du texte de Richard Martineau, dans le Journal de Montréal d’hier, sa liste noire , où il énumérait tous les mots et expressions (159 exactement) que nous devrons nous abstenir de dire à l’avenir… ahurissant ! Et tout ça, suite à l’interdiction de dire le mot NÈGRE, et à l’incompréhension malheureuse du geste de la professeure de l’Université d’Ottawa, posé dans un cadre historique et académique.

Chez nos voisins Français, un professeur l’a payé de sa vie, par un illuminé désaxé et fou furieux. Nous sommes rendus là… avec une pandémie planétaire pernicieuse en guise de dessert.

La répression : un impact dissuasif

Enfin, depuis des lunes que je le dis, il faut arrêter de prendre la méthode douce et distribuer des contraventions à tous les fautifs, les délinquants, les conspirateurs et ceux pour qui les consignes sont un prétexte à la désobéissance civile.

Fini la sensibilisation ! Si une personne au Québec n’est pas au courant des consignes depuis mars dernier, c’est qu’elle est de mauvaise foi. Elle ne craint rien des conséquences.

Et, de toute façon, dès que le gouvernement tranche et impose ses consignes, c’est la levée de bouclier partout. Chacun y va de ses doléances et critiques comme si elles ne s’appliquaient à sa propre personne. Aucun signe d’altruisme. L’opposition s’oppose pour la forme et mettez-en, c’est pas de l’onguent ! Ils ne feraient pas mieux, dans les mêmes souliers.

J’étais content de lire la chronique de Richard Martineau hier matin, et découvrir que je n’étais pas seul à penser comme ça. J’irai même plus loin en ouvrant TOUS les commerces comme si la COVID n’existait pas, mais en imposant le port du masque en tout temps dès que vous sortez de votre domicile où de votre voiture. Point à la ligne.

Comme toute infraction au code de sécurité routière, les policiers distribuent des contraventions de 1 000 $ dès qu’ils croisent un contrevenant. Paf ! Le portefeuille est plus dissuasif que la sensibilisation qu’on ne cesse de répéter. Action, réaction !

Vous avez vu le policier conspirateur de Laval au bulletin de nouvelles ? À tomber sur le cul ! Il a été affecté à des tâches administrative et c’est une excellente décision. C’est un idiot qui n’a pas sa place dans une auto-patrouille, alors qu’il se doit de faire respecter l’ordre public auquel il ne croit pas. Il devrait revoir la définition d’une dictature… qui se définie plus à une tyrannie. Nous sommes au Québec et il semble l’oublier.

Alors, je vous propose cet excellent article de Richard Martineau, publié dans les pages du Journal de Montréal.

LA GROSSE FAUTE DU GOUVERNEMENT LEGAULT

Il y a deux sortes de personnes.

Celles qui croient que les citoyens sont responsables et qu’ils vont arrêter aux feux rouges parce que c’est la bonne chose à faire, qu’il y ait une auto de police dans les parages ou pas.

Et celles qui pensent que la meilleure façon de faire respecter la loi est de faire peur aux gens.

De leur dire : « Si vous ne la respectez pas, on va vous donner une contravention. »

LA JUNGLE

Personnellement, je fais partie de la deuxième catégorie.

J’ai une vision pessimiste (je dirais plutôt : réaliste) de l’être humain.

Pour moi, la ligne qui sépare l’homme de l’animal est mince. Très mince.

La meilleure façon de s’assurer que les gens vont bien se comporter est de les obliger à le faire.

Rappelez-vous la grosse panne d’électricité qui a paralysé New York en 1977. Ça a duré deux jours, les 13 et 14 juillet.

New York s’est transformée en asile à ciel ouvert.

Quarante-huit heures sans électricité, sans systèmes d’alarme ni feux rouges, et la ville est devenue une jungle. Émeutes, pillages, incendies, meurtres, viols…

Il aura suffi de deux jours pour que le vernis de civilisation craque.

Or, c’est rien, deux jours.

Une pinotte, un clin d’œil.

Imaginez une semaine. Ou deux. Ou quatre.

Un de mes romans préférés est Sa Majesté des Mouches (Lord of the Flies), de William Golding.

Comment des enfants bourgeois livrés à eux-mêmes sur une île déserte retournent à l’état sauvage.

Comment, après quelques jours, les forts finissent par exploiter et terroriser les faibles.

Rousseau (Jean-Jacques, pas Stéphane) disait que l’homme est bon par nature. Chaque fois que j’entends ça, je rigole.

Oui, je sais, je suis cynique…

Mais regardez comment l’homme s’est comporté au cours des deux derniers millénaires, et dites-moi si j’ai tort.

AWÈYE, LE PARTY !!!

Bref, c’est ça, la grosse faute du gouvernement Legault.

On s’est dit : « On va permettre l’ouverture des bars, les manifs, les réunions, les soupers, etc., et les citoyens vont se comporter de façon responsable… »

On s’en est remis à la bonne volonté des citoyens.

En se disant : « Les gens sont écœurés de la maudite pandémie, donc ils vont tout faire pour qu’elle ne se prolonge pas ! Ils vont respecter les règles, faire preuve de jugement ! Se protéger et protéger leurs proches, leurs voisins ! »

On a vu ce que ça a donné.

On a ouvert la porte de deux centimètres, et les gens se sont rués vers la sortie comme des pur-sang fuyant un incendie.

Awèye le party ! Les soirées karakoé ! Les 5 à 7 ! Les mariages !

Au frontibus, au mentonbus, iglou, iglou…

Une journée, et les épidémiologistes savaient que c’était foutu.

Essaie, ensuite, de rentrer le dentifrice dans le tube !

Impossible…

RISKY BUSINESS

Le gouvernement a été trop gentil.

Il voulait nous donner un break, on a pris ça comme une permission de transformer la maison en bordel.

Comme Tom Cruise dans Risky Business.

Résultat : on vient de dépasser le plus haut sommet de la première vague.

Tu veux que les gens respectent la loi ?

Un mot : police.

C’est plate, mais que voulez-vous, la vérité est souvent plate.