Le défilé de la Fierté

Bon le festival Fierté Montréal est terminé et Montréal est revenu à la normale. Ce festival en était à sa 36e édition de redondance. La fête des marginaux.

Au début c’était bien parce que les gais et lesbiennes voulaient sortir du placard, chose qu’ils ont réussi. Mais le mouvement s’est élargi, on parle maintenant de LGBTQ+2. Ce ne sont plus des farces. Il me semble qu’avec l’acceptation par la société québécoise des ces marginaux, la fête qui les dévoile au grand jour n’est plus nécessaire.

D’emblée, je n’ai absolument rien contre ces personnes mais j’en ai sur leurs exhibitions. Parce que pour moi, ça demeure de l’exhibitionnisme à l’état pur. Imaginez si tous les marginaux de notre société avaient leur festival…

Mais notre société aime et adore ces marginaux et Richard Martineau en a fait le sujet de son article dans le Journal de Montréal du 19 août. Opinion que j’endosse entièrement et que je veux partager avec vous aujourd’hui.

L’AMOUR DU MARGINAL Richard Martineau

En 1991, l’essayiste Jean Larose sortait un livre coup de poing, son deuxième après La petite noirceur qui a dynamité le paysage intellectuel québécois : L’Amour du pauvre, chez Boréal.

Larose, en bon franc-tireur, déplorait notre penchant pour le misérabilisme.

Le misérabilisme, disait-il en substance (je résume grossièrement, ce livre touffu et rempli d’idées brillantes), fait partie intégrante de notre culture, il se situe au cœur même de notre société,

Nous aimons les misérables, car nous nous considérons nous-mêmes comme des misérables, des victimes, des souffre-douleur.

Des pauvres.

Des gens qui n’ont pas eu de chance et qui ne méritent pas ce qui leur arrive.

LE CULTE DU LOSER

Il suffit de penser aux œuvres littéraires et cinématographiques qui ont marqué notre passé pour nous rendre compte que le pauvre tient en effet une place importante dans notre imaginaire.

Le pauvre paysan exploité, l’alcoolique, le loser, le dépressif, le mauvais père, l’ouvrier maigrichon marié à une femme corpulente qui le mène au doigt et à l’œil et le traite comme un moins que rien (Symphorien, Cré Basile) …

Comme le dit souvent Vincent Guzzo : nommez-moi un film québécois et je vais vous montrer une personne malheureuse (le plus souvent un homme) qui tire le diable par la queue.

Or, depuis quelque temps, nous assistons à une transformation de notre imaginaire, à une mutation.

Ce n’est plus le pauvre qui nous fait triper et à qui nous nous identifions, mais le marginal.

VICTIME AVEC UN GRAND V

Le marginal souffre plus que le pauvre.

C’est le pauvre du pauvre, le souffre-douleur des souffre-douleur !

Le pauvre est pauvre, mais sexuellement et culturellement, il fait partie de la majorité.

Il est souvent blanc. Hétéro, catholique…

Alors que le marginal, lui, est tenu à l’écart non à cause de la position négligeable qu’il occupe sur l’échelle sociale, du salaire minable qu’il reçoit ou de l’emploi peu reluisant qu’il occupe, mais à cause de ce qu’il est !

En cela, le marginal est le super pauvre, la victime avec un grand V.

Avant, le marginal idéal était le gai ou la lesbienne.

Mais c’était une dizaine d’années.

Maintenant que les homosexuels occupent une place de plus en plus importante dans les hautes sphères de la société, ce n’est plus suffisant de coucher avec une personne du même sexe que soi pour être considéré comme un marginal.

Il faut cumuler les « différences ».

Être gai ET noir. Lesbienne ET obèse. Ou gai ET nain.

Si vous êtes lesbienne, autochtone et obèse morbide, c’est encore mieux !

Et si jamais le sort vous a fait homosexuel, immigrant, handicapé et obèse, alors là, c’est le jackpot !

Vous allez recevoir toutes les bourses possibles et impossibles.

LE BOUTTE DU BOUTTE

Mais le top, c’est le trans.

Là, c’est le boutte.

Un enfant trans de 10 ans ?

Encore mieux !

En Angleterre, il y a une troupe de drag queens trisomiques !

Essayez d’accoter ça, vous autres !

Qui sait ? Bientôt, on va peut-être avoir des trans binaires musulmans non genrés obèses, pansexuels et manchots !

Mais j’espère qu’aucun ne sera de droite, quand même.

On est ouvert, au Québec, mais il y a une maudite limite…

Voici un homme qui comprenait les femmes

William Golding, né le 19 septembre 1911 à St Columb Minor dans les Cornouailles et mort le 19 juin 1993 à Perranarworthal, est un écrivain britannique appartenant au courant postmoderniste.

Voici ce qu’il écrivait au siècle dernier sur la supériorité des femmes. Opinion que je partage entièrement, il va sans dire.

Je crois que les femmes sont inconscientes de prétendre qu’elles sont égales aux hommes. Elles sont bien supérieures et l’ont toujours été. Quoi qu’il en soit, si vous donnez à une femme, elle vous le rendra encore plus grand.

Si vous lui donnez du sperme, elle vous donnera un enfant.

Si vous lui donnez une maison, elle vous donnera une famille.

Si vous lui donnez de la nourriture, elle vous fera un repas.

Si vous lui donnez un sourire elle vous donnera son cœur.

Elle multiplie et élargie tout ce qu’on lui donne.

Donc, si vous lui donnez de la merde, attendez-vous à recevoir une tonne de merde.

Peut-on accuser un système ?

Triste à mourir et répugnante que cette conclusion de l’enquête interne du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Estrie-CHUS, par la voix de son PDG Stéphane Tremblay, suite au décès de la petite martyre de Granby, à la fin avril. Ce ne sont pas une ou des personnes humaines qui sont responsables de cette mort, mais un système.

Comme on ne peut accuser un « système », on va le changer pour le mieux et le dossier sera réglé. C’est tout simplement choquant ! Et je me retiens de le qualifier autrement. Je suis cependant loin d’être surpris.

On paye des salaires faramineux à ces gestionnaires incapables pour quoi au juste. Une innocente enfant et ses comportements bizarres n’a pas réussi à attirer l’attention, c’est impossible ! Tout le monde dormait au gaz ou s’en foutaient royalement. Il faut sérieusement reformer l’institution.

Certes le père et la belle mère font face à de graves accusations criminelles, mais tout ce qui gravitait autour de l’enfant, et je parle des autorités ne se sont pas données la peine d’intervenir. Comment peuvent-ils encore dormir sur leurs deux oreilles… comme l’écrivait Josée Legault, dans l’édition du Journal de Montréal d’hier, que j’approuve entièrement et que je partage avec vous aujourd’hui.

COMMENT FAITES-VOUS POUR DORMIR LA NUIT Josée Legault

Tout le système a failli, mais personne n’est responsable. C’est la conclusion révoltante et néanmoins prévisible de l’enquête interne du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Estrie sur la mort de la « fillette de Granby », Rose, comme je l’appelle, est morte à 7 ans, après des années de martyre aux mains de son père et de sa belle-mère.

Une vie volée sous le regard indifférent du CIUSSS, de la police, des tribunaux, de son école et de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). Mais au fait, c’est quoi, ça, le « système » derrière lequel les gestionnaires du CIUSSS se cachent pour mieux se protéger ? Parce que le « système », ce n’est pas fait de robots ou de fantômes.

C’est fait de vraies personnes payées à même les fonds publics pour protéger les enfants maltraités. Ce sont elles qui ont failli à leur devoir. Du ministère de la Santé sous l’ère libérale aux gestionnaires du CIUSSS, policiers, juges, DPJ et enseignants, ont tous failli. Sans compter que d’autres enfants sont encore abandonnés, eux aussi, à des familles toxiques. Comment diable tout ce monde-là peut-il bien faire pour dormir la nuit ? Mystère.

MYSTÈRE

L’enquête interne nous parle d’un « manque de communication » entre les intervenants. Parlons plutôt d’un manque cinglant de responsabilité, d’humanisme, d’éthique et de cœur. Si, au lieu de protéger leurs postes en se taisant pour ne pas déranger l’ex-ministre de la Santé Gaétan Barrette à qui ils devaient leur nomination, les gestionnaires des tous les CIUSSS avaient sonné l’alarme quant à la détérioration crasse de TOUS les services sociaux, dont la DPJ, nous n’en serions peut-être pas à compter les oursons de peluche devant la maison de Rose.

Le gouvernement précédent a siphonné le budget des services sociaux et leur a imposé une hypercentralisation dont les CIUSSS sont le produit. Les plus vulnérables – enfants maltraités, personnes déficientes intellectuelles, aînés moins nantis, etc. –, en ont fait les frais.

LUMIÈRE

Chaque CIUSSS couvre un immense territoire, de larges populations, des milliers d’employés, des hôpitaux, DPJ, CLSC, centres de réadaptation en déficience intellectuelle, etc. Ce gigantisme délirant a accouché d’un « système » parfaitement dysfonctionnel. Dans des structures éléphantesques, l’omerta et la déshumanisation des services s’installent.

Le problème est qu’à de rares exceptions près, les gestionnaires ont accepté de se taire et de faire taire leurs subalternes. Face à l’injustice, se taire ou parler est un choix.

La lumière au bout du tunnel est qu’un nouveau régime est au pouvoir. Le premier ministre semble prendre conscience de l’énorme redressement dont les services sociaux ont urgemment besoin. Pour la DPJ, l’annonce faite hier de 47 millions $ supplémentaires est la bienvenue, c’est sûr.

Le redressement de tous les services sociaux nécessitera toutefois bien plus que de l’argent. Il commandera une véritable révolution politique et organisationnelle. Dans une société vieillissante, cette révolution sera humaniste, ou elle ne sera rien.

Savourer le bon vieux temps pour le temps qu’il nous reste

Vous vous souvenez des recettes de grand-mère ? Les festins qu’on nous servait lors des rencontres de familles. Des victuailles à profusion, des repas copieux et réconfortants au point où il fallait desserrer les ceintures d’un cran. Oui. La cuisine était délicieuse et chaque fois qu’on en avait l’occasion on ne s’en privait pas. Et ils cuisinaient pour une armée.

Pourtant beaucoup de ces vieux sont devenus centenaires. Ils sont de cette époque où se nourrir était un plaisir sans égards aux calories, aux glucides, aux lipides. Du moment que c’était bon… et ça l’était ! Tout le monde profitait du moment. Et on n’a qu’une seule vie à vivre, alors…

Les temps ont bien changé et dans ce monde de nutritionnistes, on tente de faire avaler à nos ainés des repas avec du tofu et toutes sortes de composantes nouvelle mode dans les CHSLD. Nous ne sommes pas des oiseaux pour se nourrir de graines. Pour les années qui restent à nos « bons vieux », ils ne veulent pas de ces repas dit « santé ». Ils veulent bouffer la nourriture qu’ils adorent, celles de leur bon vieux temps et au diable le reste. Celle qu’ils ont préparés jadis avec amour.

Même nous, les baby-boomers, on en parle encore; le bon vieux ragoût de pattes, la graisse de rôtis sur des tranches de pain, de la tête à fromage et vous pouvez ajouter les vôtres… On salive, rien que d’y penser. La bonne soupe aux légumes et ses petites bulles de gras flottantes. Miammm !

Si je vous raconte tout ça, c’est que j’ai beaucoup apprécié le texte de Mathieu Bock-Côté, publié dans le Journal de Montréal du 8 mai dernier. Je veux maintenant le partager avec vous aujourd’hui.

FOUTRE LA PAIX AUX VIEUX Mathieu Bock-Côté

On dirait une nouvelle anecdotique, mais en fait, elle est terriblement révélatrice. Elle se passe au Lac-Saint-Jean.

Radio-Canada nous apprenait dimanche que le « nouveau cadre de référence provincial » en matière d’alimentation a poussé à changer les menus servis en CHSLD, où l’on trouve essentiellement une « clientèle » composée de personnes âgées.

En gros, on change les recettes, on les modernise. Mais cela ne fait pas l’affaire de tous.

Je me permets de citer l’épouse d’un pensionnaire qui s’en désole. Elle dit les choses simplement et éloquemment.

« Ce monde-là, c’est du vieux manger qu’ils aiment manger, comme anciennement, Là, ils ont essayé de mettre du chia dans les puddings au chocolat et faire des menus avec du tofu. Ils ne connaissent pas ça ! »

Les petits mondains qui auraient une réaction condescendante devant une telle préoccupation témoigneraient surtout de leur propre petitesse et de leur manque d’égards pour les aînés.

Il y a là tout l’esprit hygiéniste de notre temps. Personne ne conteste la nécessité de bien se nourrir. Mais il y a quelque chose d’un peu cruel à vouloir rééduquer des hommes et des femmes qui, au soir de leur vie, n’ont pas particulièrement envie de se faire bousculer dans leurs habitudes.

Notre époque aime se moquer des habitudes. Elle cultive le goût immodéré de la nouveauté. Elle ne comprend pas qu’on fait sa demeure dans le monde en se créant ses petits rituels, qui rendent la vie plus douce, plus agréable.

Quoi qu’en disent ceux qui croient à l’éternelle jeunesse, chaque âge de la vie répond à sa propre loi. La jeunesse est un âge d’exploration. L’âge adulte en est un de consolidation. Le vieil âge, de conservation.

Plus le temps passe, plus on s’accroche à son monde, et il n’y a rien de mal à ça.

Les habitudes rassurent, les traditions réconfortent, et dans une société qui change de plus en plus vite, elles permettent de garder des repères. Et les habitudes à table en relèvent.

Je n’ai rien contre les nutritionnistes, j’en ai contre le puritanisme alimentaire. Il y a dans la vie un plaisir à manger, tout simplement. C’est le plaisir de se mettre à table, c’en est de savourer mentalement à l’avance un plat qu’on aime particulièrement.

SERMONS

Bien franchement, quand j’ai lu cette nouvelle, je me suis simplement dit : est-ce qu’on ne pourrait pas sacrer patience aux vieux ? Est-ce qu’on ne pourrait pas leur foutre la paix ?

Leur permettre de manger du pâté chinois, des vol-au-vent, des soupes à l’ancienne et des galettes au sirop ?

Est-ce qu’on pourrait, lorsqu’ils le demandent, leur servir une boisson gazeuse, ou comme on disait autrefois, une petite liqueur, sans leur faire la morale, sans les sermonner ? Est-ce qu’on pourrait, en fait, leur permettre de vivre leurs dernières années en paix, sans sermons alimentaires ?

D’ailleurs, si nous pouvions tous nous délivrer un peu de la tutelle des donneurs de leçons et autres missionnaires de la vie parfaite, tout le monde irait mieux.

Enfanter : bonheur ou malheur

On n’en reviendra définitivement pas du drame de la fillette de Granby. On ne compte plus le nombre de textes pondus et reliés à ce terrible événement. Depuis l’assassinat des deux jeunes enfants du cardiologue Guy Turcotte le 20 février 2009, c’est le crime qui a bouleversé le plus de Québécois et d’étrangers au fait de ce dossier.

Richard Martineau, dans son article d’hier dans les pages du Journal de Montréal, se posait la question; pourquoi avoir des enfants ? C’est bizarre mais je me suis posé la même question pour arriver au même résultat que son analyse. C’est le texte que je partage avec vous aujourd’hui et ne ratez pas les deux derniers paragraphes, parce qu’il résume tout ce qui devrait être fait en matière de contraception.

Si enfanter procure un bonheur incommensurable chez certains, il est un dramatique prélude au malheur pour d’autres.

POURQUOI CERTAINES PERSONNES ONT DES ENFANTS ? Richard Martineau

Deux jours après que l’on eut appris le décès de la « petite martyre de Granby », je suis allé voir le film Capharnaüm, de la cinéaste libanaise Nadine Labaki.

Si vous avez le cœur solide, je vous conseille fortement d’aller le voir. C’est un véritable chef-d’œuvre.

LE DROIT DE NE PAS ÊTRE NÉ

La cinéaste nous raconte la vie tragique d’un petit garçon de Beyrouth, mal aimé et maltraité par ses parents. Laissé à lui-même, abandonné à son sort, obligé de prendre soin d’un poupon dont la mère, immigrante sans-papiers, a été arrêtée, cet enfant tente de survivre dans la jungle urbaine.

Après avoir été mis en contact avec une avocate, il décide de poursuivre ses parents pour l’avoir mis au monde. « Quand on n’est pas capable de s’occuper de soi-même, dit-il au juge dans une scène déchirante, on ne fait pas d’enfants ! »

À l’émission culturelle Le Masque et la plume, que j’écoute religieusement sur les ondes de France Culture depuis des années, un critique (Jean-Marc Lalanne) a descendu ce long métrage justement à cause de cette phrase, qu’il trouvait impardonnable.

Pour lui, cette réplique pue l’extrême droite à plein nez. « On ne peut pas dire aux pauvres de ne pas se reproduire, c’est l’eugénisme ! », s’est-il indigné.

Ah oui ?

Ce journaliste culturel (qui appose toujours une grille idéologique gauchisante sur chaque film qu’il critique, en bon militant bien-pensant de la bobosphère) n’a pas vu le même film que moi. La réalisatrice ne dit pas que seuls les riches devraient avoir le droit d’avoir des enfants !

Elle dit que certaines personnes sont tellement « fuckées » qu’elles ne devraient pas se reproduire. Indépendamment de leur milieu social. Et vous savez quoi ? Je suis totalement d’accord.

LES ENFANTS ACCENTUENT TES PROBLÈMES

Je ne dis pas que l’État devrait délivrer des « permis de reproduction ». Ni qu’on devrait stériliser ou avorter de force les toxicomanes.

Je ne suis pas Hitler, quoi qu’en pense Louis T. qui, comme tous les idiots à court d’arguments, m’a récemment comparé au moustachu préféré de la petite gogauche du Plateau.

On ne peut empêcher qui que ce soit d’avoir des enfants ! Mais on est en droit de se scandaliser quand on voit des personnes totalement indigentes avoir des enfants à la queue leu leu.

Les travailleuses sociales peuvent-elles conseiller à certaines de leurs « clientes » de mettre un terme à leur grossesse ? Peuvent-elles les référer à certaines cliniques ? J’espère que oui.

Car contrairement à ce que certaines personnes pensent, un enfant ne règle pas tes problèmes, au contraire. Il les accentue.

Ton couple va mal ? Il va aller encore plus mal si vous décidez d’avoir un enfant.

Tu es incapable de te prendre en main ? Ça va être pire quand tu auras un poupon à la maison. Il va te réveiller trois fois par nuit, et tu vas perdre les pédales après deux semaines…

CONTRACEPTION GRATUITE

Savez-vous ce que je pense ? Les moyens de contraception devraient être gratuits. Et distribués dans les écoles secondaires.

Après tout, on aide bien les toxicomanes à se piquer de façon sécuritaire…

Des expressions pittoresques et folkloriques

On a tous eu des parents et grands-parents. Alors qu’on était petit, ils y allaient souvent d’expressions typiques qui reflétaient bien à l’époque les dialectes ruraux de notre langue française québécoise.

Alors, je vous propose de faire un petit tour dans le passé et dans vos souvenirs avec ces expressions pittoresques et folkloriques que plus personne (ou presque) n’utilise, mais qui font sourire. Qu’en pensez-vous ? À vous d’en ajouter d’autres…

– Ma grand-mère disait (vla-ti-pas).

– Tu es fagoté comme un as de pique.

– Tu risques de te casser la margoulette !

– Ne te monte pas le bourrichon !

– T’es pas en sucre !

– On va pas attendre jusqu’à la Saint-glinglin quand même ?

– Il n’y a pas le feu au lac !

– C’est kif-kif bourricot !

– Je vais aller faire les commissions.

– Ça ne tombera pas plus bas !

– Il n’y a pas de petites économies.

– On n’est pas sorti de l’auberge.

– N’en fais pas tout un fromage !

– Regarder une page de réclame.

– Ne mets pas la charrue avant les bœufs.

– Il a pris la poudre d’escampette.

– Tu beurre épais !

– Elle a vu le loup !

– Faire une tête de six pieds de long.

– On n’est pas aux pièces.

– Ça ne fait pas un pli sur la différence.

– Tu files un mauvais coton.

– Brûler la chandelle par les deux bouts.

– Je t’ai payé rubis sur l’ongle.

– À la bonne franquette.

– Parlons peu mais parlons mieux.

– Faut pas pousser Mémé dans les orties.

– Cela ne fait ni une ni deux.

– Péter plus haut que l’trou.

– Pas la peine de chercher midi à 14h.

– Il a une descente que j’aimerais pas remonter à vélo.

– Met ton sweater.

– Ben, c’é l’boutt du boutt.

– Le bonhomme sept-heures.

– Ti-train va loin.

Certains de ces mots sont encore aux dictionnaires, pour en connaître et apprécier le sens. Ne vous gênez pas d’y recourir.

Il suffit de se comparer, pour se consoler

Je ne sais pas si vous êtes des fervents lecteurs du billet quotidien de Michel Beaudry dans les pages du Journal de Montréal, mais son papier de ce premier jour de février, toujours d’actualité,  m’avait beaucoup fait sourire.

Il traite de toutes ces vedettes politiques ou chefs d’entreprises, ces investisseurs et hauts fonctionnaires qui n’ont peur de rien et qui veulent se comporter en modèle pour la société. Leurs conseils valent bien peu, quand on scrute minutieusement leurs exploits et réalisations. Finalement, comme le dit si bien Michel Beaudry, « On n’est pas si pire ». Constatez par vous-même…

PAS SI PIRE Michel Beaudry

L’échec cuisant avoué de Téo Taxi, la déconfiture de Caroline Néron, et Bombardier qui se plante malgré des subventions à gogo, ça vous dit quoi ? Ben, finalement, on n’est pas si pire que ça avec nos cartes de crédit un peu trop boursouflées.

Les gouvernements qui sont esquintés dans leurs méandres informatiques au point de ne plus être capables de payer leurs employés ou enregistrer correctement les armes à feu, ça vous dit quoi ? Ben, finalement, on n’est pas si pire avec nos courriels qui ne se sont jamais rendus parce que nous n’avons pas mis le point à la bonne place ou qu’on a écrit .com au lieu de .ca.

Quand vous voyez apparaître Céline en running shoes de basketball sous un décolleté jusqu’au nombril devant tous les paparazzis de Paris, ça vous dit quoi ? On n’est pas si pire avec nos culottes de coton ouaté et notre tuque des Expos.

TENDANCE

Quand vous voyez le fédéral et les provinces incapables de répondre à la demande qu’ils ont eux-mêmes provoquée en légalisant le pot, qui d’ailleurs n’est toujours pas rentable, ça vous dit quoi ? Finalement, le petit pusher du cégep qui a réussi à s’acheter une bagnole avec ses ventes au gramme dans la cafétéria, y est pas si nono que ça.

Quand vous voyez le maire d’une ville sur le gros party, chaud comme un topo, faire la ribouldingue sur le bateau d’un gars qui collectionne les beaux contrats avec la municipalité du gai luron, vous devez vous dire que ce n’est pas si grave que ça d’avoir fait passer votre neveu devant les autres pour un job a la compagnie où vous travaillez.

On n’est vraiment pas si pire, hein ? On est même tendance.