Le monde à l’envers

Bochra Manaï, nommée commissaire à la lutte au racisme et aux discriminations systémiques de la Ville de Montréal. Cette même personne opposée à la loi 21 sur la laïcité au Québec.

Quand bien même qu’elle aurait toutes les compétences au monde, elle ne devrait pas être titulaire de ce poste. C’est une très mauvaise nouvelle pour la décision à être rendue par le tribunal sur cette loi, en février prochain. C’est de mauvais augure.

On se rappelle que cette loi a été contestée par certains Québécois mais en majorité par des Canadiens des autres provinces. Ces derniers l’ont massacré par leurs propos complètement absurdes et démesurés.

J’ai le triste sentiment d’une défaite, comme la charcutée loi 101. Valérie Plante, sœur sourire, a encore manqué le bateau.

Quoi qu’il en soit, je partage avec vous aujourd’hui la réaction de Mathieu Bock-Côté, publiée dans le Journal de Montréal du 14 janvier dernier et qui rejoint ma position.

——————————————————-

LA PROPAGANDISTE DE VALÉRIE PLANTE

Valérie Plante a trouvé sa Commissaire à la lutte contre le racisme. Il s’agira de Bochra Manaï, une ancienne porte-parole du Conseil national des musulmans, en lutte contre la loi 21.

Au moins, les choses sont claires : nous savons ce que la mairesse et sa commission politique entrent dans la catégorie du racisme systémique.

Nous serons devant une idéologue surpayée ayant comme mandat de traduire dans les termes de la théorie du racisme systémique des phénomènes sociaux complexes qui n’ont rien à voir avec le racisme.

RACISME

Elle produira des rapports censés démontrer qu’il y a du racisme partout. Elle organisera des ateliers de formation pour rééduquer les employés de l’administration municipale qui ne souscrivent pas à la théorie officielle. On peut souhaiter que les employés qui les subiront rendront publics ce qu’on leur infligera.

Elle ne sera pas la seule. Il ne manque pas de fonctionnaires et d’universitaires militants qui font passer leur idéologie pour de l’expertise.

Nous sommes témoins, partout en Occident, d’un détournement conceptuel à grande échelle.

Le racisme est absolument condamnable, cela va de soi. Il est abject.

Mais des théoriciens cherchent aujourd’hui à changer sa définition pour coller cette étiquette à des réalités n’ayant rien à voir avec lui.

Robin DiAngelo, une des théoriciennes les plus importantes de ce pseudo antiracisme, le dit : une bonne partie de son travail consiste à modifier la définition que nous avons du racisme.

Le même mot ne désigne plus la même chose. C’est une ruse idéologique et une fraude intellectuelle.

Ibram X. Kendi, un autre idéologue antiracisme majeur du pseudo antiracisme, explique ainsi que de son point de vue, les militants de l’alt right (la nouvelle droite raciste blanche américaine) sont moins dangereux que ceux qui défendent l’universalisme, qui seraient les vrais racistes d’aujourd’hui. Ne pas tenir compte de la couleur des gens consisterait à reconduire la suprématie blanche et le privilège blanc.

C’est à partir d’une semblable théorie adaptée au Québec qu’on fait le procès ici de la laïcité.

Question à tous ceux qui ont adhéré un peu rapidement à cette théorie ces derniers mois : considèrent-ils que la loi 21 relève du racisme ? Considèrent-ils que la loi 101 contribue au racisme systémique, comme le soutient le Conseil interculturel de Montréal ? Considèrent-ils que refuser de définir les gens par leur couleur de peau, c’est du racisme ?

QUESTIONS

Je pose la question sans malice aux nombreuses personnalités publiques qui se sont ralliées sous le coup de l’émotion ou de la peur de mal paraître à cette théorie : sont-ils conscients de toutes les implications de cette théorie ? Maintenant qu’ils en voient toute la portée, sont-ils prêts à remettre en question leur adhésion ?

Quoi qu’il en soit, il y aura donc, à Montréal, une idéologue chèrement payée par les contribuables pour voir du racisme partout. Les Québécois paieront pour cela.

Nous finançons notre colonisation mentale et notre américanisation à même nos fonds publics.

Ne faites pas ce que je dis

Assez réaliste et criant de vérité, l’article de Richard Martineau dans le Journal de Montréal, de dimanche dernier.

J’y ajouterai aussi mon grain de sel en mentionnant une phrase devenu célèbre de Justin Trudeau : « Ceux que désirent voyager, on vous demande de renoncer d’aller à l’étranger » par esprit de solidarité pour ceux et celles qui observent scrupuleusement les consignes.

C’est comme le papa qui dit à son fils : « Ne va pas jouer dans le gros trou d’eau en face du garage… ». Le petit sort de la maison, avec ses bottes de pluie, et le premier geste qu’il pose, est de se mettre les deux pieds dans l’eau. Un portrait assez clair de ce qui se passe présentement avec nos voyageurs.

L’ami Justin n’avait simplement qu’à fermer les frontières aériennes, point à la ligne. C’est simple, limpide et efficace. Non, trop mou l’ami Justin… et les élections fédérales qui, probablement s’en viennent, alors autant mettre les Canadiens de son bord. Comme son laxisme envers les fraudeurs de PCU.

Que penser des compagnies aériennes qui ont baissé leurs forfait vers le Sud de près de 60 %, afin d’inciter les gens à voyager. Ces compagnies sans solidarité sociale qu’on subventionne à tour de bras. Le fric a parlé. 

Vous avez vu la UNE du Journal de Montréal du 28 décembre ? Éloquent ! Ces amants du soleil nous criaient;  » On s’en va dans l’Sud, mais on va faire attention…  » Menteurs pas à peu près. Les consignes sont restées dans l’avion !

Quoi qu’il en soit, voici le texte de Martineau.

————————————————-

QU’ATTENDEZ-VOUS POUR FERMER LES FRONTIÈRES ?

Donc, si je comprends bien, aujourd’hui je ne peux pas aller bouquiner dans une librairie ou manger en tête à tête avec ma blonde dans un restaurant, mais je peux sauter dans un avion et aller faire la fête dans le Sud avec mes amis.

Suis-je le seul à trouver ça absurde ?

« LA POLICE VA LES SURVEILLER »

Vous me direz que les gens qui vont dans le Sud ne représentent aucun danger, car ils vont se mettre en quarantaine à leur retour.

Voue êtes sérieux ? Vous croyez vraiment ça ?

Si ces gens sont assez irresponsables pour partir, je ne vois pas pourquoi ils changeraient leurs comportements à leur retour…

À moins qu’à partir d’une certaine quantité, le Pina Colada ait un effet miraculeux sur le jugement.

« Oui, mais la police va les surveiller », me répondrez-vous.

Regardez-moi dans les yeux deux secondes.

Nos corps policiers n’arrivent pas à surveiller les pédophiles quand ils sortent de prison.

Ils ne réussissent pas à empêcher les hommes violents en libération conditionnelle de tuer leurs enfants et leur ex-conjointe.

Nos experts en sécurité nationale perdent la trace des jihadistes qui reviennent au pays après être allés combattre aux côtés de l’État islamique en Syrie.

On a de la difficulté à protéger nos frontières et à endiguer l’immigration illégale.

Nos gouvernements donnent des contrats et des subventions à des individus qui ont été condamnés pour fraude.

Et là. On pourrait savoir si un bozo qui est revenu du Sud avec un sombrero sur la tête reste bel et bien chez lui pendant 14 jours ?

Alors qu’on n’est même pas foutu de surveiller des terroristes potentiels ? Et que nos autorités permettent à des tueurs de femmes de fréquenter des travailleuses du sexe à leur sortie de taule ?

Wow.

Si vous croyez ça, vous êtes vraiment naïfs…

DIX MINUTES

Je ne peux pas croire que, malgré tout ce que les travailleurs de la santé nous racontent depuis deux semaines, les infirmières qui pètent au frette, les opérations chirurgicales reportées, ces adultes malades qu’on a envoyé dans un hôpital pour enfants faute de place, les hôpitaux qui envisagent d’appliquer un protocole de triage des patients aux soins intensifs (quels patients on va laisser mourir, lesquels on va soigner), il y ait encore des gens qui haussent les épaules et s’envolent pour Cayo Coco.

Quel manque total de civisme…

Je l’ai dit et redis.

Si un pays nous déclarait la guerre, on ne tiendrait pas dix minutes.

On se coucherait plus rapidement que l’Association des libraires devant une plainte d’un étudiant de l’UQAM.

Quoi ? Respecter un couvre-feu ?

Fermer les lumières après une certaine heure ? Se cacher dans un bunker ? Rationner l’essence et les denrées alimentaires ? Porter un masque à gaz ?

Mais c’est une attaque contre nos droits et libertés !

Vite, citoyens, levez-vous !

Résistez !

Pas contre l’envahisseur, mais contre votre gouvernement !

Comme disait Tocqueville, fervent admirateur de l’Amérique et grand défenseur des droits individuels, « À la longue, l’individualisme attaque et détruit toutes les autres vertus et va s’absorber dans l’égoïsme… »

En d’autres mots : à force de ne penser qu’à lui-même, l’individu oublie qu’il vit dans une communauté.

C’est exactement ce qui nous arrive…

Individualisme et désobéissance

Le gouvernement proposait de permettre de fêter Noël en famille, certes limitée, si le nombre d’éclosions journalières descendait sous la barre des 1000 cas. Dès le lendemain, la montée vers le haut s’accentuait rapidement. L’abolition de cette promesse devenait la seule solution. On bat records par-dessus records depuis ce temps. Au-delà des 2 000 cas journaliers.

Le gouvernement proposait de ne pas aller à l’étranger et risquer de se faire contaminer, pour éviter de surcharger les hôpitaux au retour. Dès cette annonce, les compagnies aériennes faisaient des affaires d’or et l’aéroport de Montréal était toujours bondée à l’approche du 25 décembre. On ne les entend plus se plaindre.

Les snowbirds ne peuvent pas se passer du soleil, alors ils partent quand même.

Quand on sait qu’on en voit de moins en moins au soleil, passé les 76 ans, ils vont sûrement mourir avant d’atteindre les 80 ans, parce que, ne l’oublions pas, le Québec c’est l’Arctique. 13°C le 25 décembre, c’est ce qu’on a eu.

Les journalistes interrogent les gens pour savoir s’ils dénonceraient leurs voisins qui tiennent des réceptions à Noël. Les réponses : non en forte majorité. Pourquoi ? Ce sont des mous, des individualistes ! Toujours le je, me, moi, où la peur du méchant voisin. Allez savoir.

On vit dans une société où on ne fait que se regarder le nombril. Encore pire depuis que nos voisins du Sud sont dirigés par un fou furieux, un débile qui rejoint, malgré tout plusieurs millions de suiveux.

C’est maintenant le portrait dégueulasse de l’Amérique. On a été contaminé par un air bête, un bipolaire qui refuse toujours sa défaite. Un despote qui menace d’avoir recours à la loi martiale pour rester président. Soutenu sauvagement par plus de 70 millions de crétins et d’enragés, on en a enfermé pour moins que ça !

Nos gouvernements doivent sanctionner sans réservent ceux et celles qui ont osé le défier en ne pensant qu’à leur petite personne. Aucune tolérance, ne serait-ce que pour apaiser la grogne de ceux et celles qui ont fait et entretenu l’effort depuis mars dernier.

Richard Martineau rejoint ma pensée dans un article qu’il a publié dans les pages du Journal de Montréal du 22 décembre dernier. Voici ce qu’il dit de notre lien social et notre solidarité.

QUI BRISE LE LIEN SOCIAL ?

« La dictature sanitaire brise le lien social », ai-je lu cette semaine.

Vraiment ?

J’habite peut-être un univers parallèle, où le mot « dictature » veut encore dire quelque chose, mais je n’ai absolument pas la même lecture de la situation.

Savez-vous ce qui brise le lien social, selon moi ?

Les gens qui se foutent des autres.

Ça, ça fout une société à terre.

LE DÎNER DE CONS

C’est ma découverte de l’année.

Je ne savais pas qu’il y avait autant de gens qui se foutaient des autres au Québec.

Je croyais que nous étions plus solidaires.

Mais la pandémie nous a permis de voir que René Lévesque s’était mis un doigt dans l’œil jusqu’au coude lorsqu’il a dit que nous formions « quelque chose comme un grand peuple ».

Le peuple québécois est un peuple comme les autres. Ni plus grand ni plus petit.

Ordinaire.

Le boutte du boutte, selon moi, a été atteint au centre commercial Place Rosemère.

Oh, il y a eu des rassemblements plus gros. Des partys illégaux de jeunes qui se croyaient protégés par leur âge, des mariages juifs hassidiques qui se croyaient protégés par leur dieu, des manifs de conspirationnistes qui se croyaient protégés par leur « savoir » et leur « sagacité »…

Mais la danse de Place Rosemère occupe une place spéciale dans mon Panthéon personnel du « je-m’en-foutisme ».

Un étalement de bêtise « de classe mondiale », pour reprendre les mots de Thierry Lhermite dans Le dîner de cons.

Qui, vous vous souvenez sûrement, disait aussi : « Il n’y a pas de mal à se
moquer des abrutis, ils sont là pour ça, non ? »

Ces danseurs étaient tout fiers de montrer qu’ils se foutaient des autres. Tout contents.

Légers. Libérés, enfin, de l’obligation d’agir comme des citoyens responsables.

Heureux de se trémousser le nombril.

CONFORT ET INDIFFÉRENCE

Ma phrase de l’année ? « Je suis en forme, même si j’attrape la COVID, je n’en mourrai pas. »

Vous imaginez le vide intellectuel que ça prend pour dire ça ?

Même pas capable de penser qu’ils peuvent avoir contracté le virus, ne pas présenter de symptômes et de propager à d’autres, qui, eux, en crèveront.

Trois degrés de séparation de leur égo, c’est trop pour eux. Ils ne peuvent compter jusque-là.

Comme ces biens pensants qui sont tout fiers de dire qu’eux ne seront jamais des « mouchards » ou des « porte-paniers ».

Mes voisins organisent un super gros party ? Bof, pourvu que les gouttelettes qu’ils projettent ne se rendent pas jusqu’à mon nez, je m’en fous.

Ils peuvent faire ce qu’ils veulent. Ça ne me regarde pas.

Il est chanceux, le virus.

Il est apparu juste au bon moment.

À l’ère du confort et de l’indifférence.

À une époque où tout ce qui compte, en Occident, est le bonheur individuel.

Il y a quelques décennies, les Occidentaux avaient la couenne dure. Ils étaient prêts à faire tous les sacrifices pour protéger leurs proches.

Aujourd’hui, vous leur demandez de porter un masque quand ils vont acheter leur caisse de bières, et ils crient à la dictature.

COMME DES GRANDS

Quoi qu’en pensent nos bons libertariens, on n’a pas besoin du « méchant » gouvernement pour briser le lien social.

Nous sommes capables de le faire nous-mêmes.

Un monde de fou

Quand je prends connaissance de tout ce qui se passe dans ces Amériques, je ne regrette pas d’être né à une autre époque. Cette époque où aucun mot était transformé ou tabou. On appelait un chat, un chat, les non-voyants étaient des aveugles et les malentendants, des sourds. Tout s’est transformé.

La politique est corrompue et il faut bien peser nos mots avant d’ouvrir la bouche. Suis-je raciste ? D’une certaine manière oui ! Comme tout le monde peu importe la race, la couleur de la peau, la nationalité. Si c’était le contraire, nous serions tous égaux, non confinés dans des réserves ou des quartiers.

Les Noirs crient au racisme ! Allez dans les quartiers Noirs des États-Unis… les ghettos, les Blancs n’y sont pas les bienvenus. Si ce n’est pas du racisme, c’est quoi. Même phénomène chez les Autochtones ! Le fait d’ériger des barricades pour empêcher la chasse et la pêche des Blancs sur leur territoire, c’est aussi du racisme. Le mot est très large par interprétation. Qu’il soit systémique ou non, ça n’y change rien et tant qu’il y aura des humains entêtés, le racisme perdurera, parce qu’il demeure un état d’esprit personnel.

Par les temps qui courent, on parle de liberté, de droits et plus rien n’est autoritaire. Les gouvernements marchent constamment sur des œufs parce que tout ce qui est décidé est contesté. On profite à outrance de la Charte canadienne des droits et libertés qu’un certain Pierre-Elliott Trudeau a osé imposer, le 4 novembre 1981, aux Canadiens, en catimini, et sans l’accord de notre premier ministre de l’époque; René Lévesque.

Il manque un mot rempli de sens civique à cette Charte… celle des DEVOIRS que tout citoyen doit respecter. Pour ajouter l’insulte à l’injure, on a baptisé l’aéroport de Dorval; Pierre-Elliott Trudeau. Il faut qu’ils nous haïssent en tab… Et on est pogné avec le fils, qui porte les mêmes gênes.

Hélas, on voit le résultat aujourd’hui. Nous avons ouvert notre immigration à toute la terre entière, sans contrôle des individus, dont certains, je dis bien certains, profitent de notre naïveté pour revendiquer n’importe quoi, pour faire ici, ce qu’ils ne pouvaient ou n’oseraient faire dans leur pays d’origine. Le Canada et le Québec… ces belles terres d’accueil invitantes. La France a fait la même chose depuis longtemps et on voit maintenant les résultats, principalement avec les islamistes.

Non ! J’aimais définitivement mieux mon époque et je plains la vie des mes petits enfants et leur progéniture. On dit que l’avenir est prometteur d’un monde meilleur… j’en doute !

Simplement pour vous démontrer où nous en sommes rendus, je vous invite à prendre connaissance du texte de Richard Martineau, dans le Journal de Montréal d’hier, sa liste noire , où il énumérait tous les mots et expressions (159 exactement) que nous devrons nous abstenir de dire à l’avenir… ahurissant ! Et tout ça, suite à l’interdiction de dire le mot NÈGRE, et à l’incompréhension malheureuse du geste de la professeure de l’Université d’Ottawa, posé dans un cadre historique et académique.

Chez nos voisins Français, un professeur l’a payé de sa vie, par un illuminé désaxé et fou furieux. Nous sommes rendus là… avec une pandémie planétaire pernicieuse en guise de dessert.

La répression : un impact dissuasif

Enfin, depuis des lunes que je le dis, il faut arrêter de prendre la méthode douce et distribuer des contraventions à tous les fautifs, les délinquants, les conspirateurs et ceux pour qui les consignes sont un prétexte à la désobéissance civile.

Fini la sensibilisation ! Si une personne au Québec n’est pas au courant des consignes depuis mars dernier, c’est qu’elle est de mauvaise foi. Elle ne craint rien des conséquences.

Et, de toute façon, dès que le gouvernement tranche et impose ses consignes, c’est la levée de bouclier partout. Chacun y va de ses doléances et critiques comme si elles ne s’appliquaient à sa propre personne. Aucun signe d’altruisme. L’opposition s’oppose pour la forme et mettez-en, c’est pas de l’onguent ! Ils ne feraient pas mieux, dans les mêmes souliers.

J’étais content de lire la chronique de Richard Martineau hier matin, et découvrir que je n’étais pas seul à penser comme ça. J’irai même plus loin en ouvrant TOUS les commerces comme si la COVID n’existait pas, mais en imposant le port du masque en tout temps dès que vous sortez de votre domicile où de votre voiture. Point à la ligne.

Comme toute infraction au code de sécurité routière, les policiers distribuent des contraventions de 1 000 $ dès qu’ils croisent un contrevenant. Paf ! Le portefeuille est plus dissuasif que la sensibilisation qu’on ne cesse de répéter. Action, réaction !

Vous avez vu le policier conspirateur de Laval au bulletin de nouvelles ? À tomber sur le cul ! Il a été affecté à des tâches administrative et c’est une excellente décision. C’est un idiot qui n’a pas sa place dans une auto-patrouille, alors qu’il se doit de faire respecter l’ordre public auquel il ne croit pas. Il devrait revoir la définition d’une dictature… qui se définie plus à une tyrannie. Nous sommes au Québec et il semble l’oublier.

Alors, je vous propose cet excellent article de Richard Martineau, publié dans les pages du Journal de Montréal.

LA GROSSE FAUTE DU GOUVERNEMENT LEGAULT

Il y a deux sortes de personnes.

Celles qui croient que les citoyens sont responsables et qu’ils vont arrêter aux feux rouges parce que c’est la bonne chose à faire, qu’il y ait une auto de police dans les parages ou pas.

Et celles qui pensent que la meilleure façon de faire respecter la loi est de faire peur aux gens.

De leur dire : « Si vous ne la respectez pas, on va vous donner une contravention. »

LA JUNGLE

Personnellement, je fais partie de la deuxième catégorie.

J’ai une vision pessimiste (je dirais plutôt : réaliste) de l’être humain.

Pour moi, la ligne qui sépare l’homme de l’animal est mince. Très mince.

La meilleure façon de s’assurer que les gens vont bien se comporter est de les obliger à le faire.

Rappelez-vous la grosse panne d’électricité qui a paralysé New York en 1977. Ça a duré deux jours, les 13 et 14 juillet.

New York s’est transformée en asile à ciel ouvert.

Quarante-huit heures sans électricité, sans systèmes d’alarme ni feux rouges, et la ville est devenue une jungle. Émeutes, pillages, incendies, meurtres, viols…

Il aura suffi de deux jours pour que le vernis de civilisation craque.

Or, c’est rien, deux jours.

Une pinotte, un clin d’œil.

Imaginez une semaine. Ou deux. Ou quatre.

Un de mes romans préférés est Sa Majesté des Mouches (Lord of the Flies), de William Golding.

Comment des enfants bourgeois livrés à eux-mêmes sur une île déserte retournent à l’état sauvage.

Comment, après quelques jours, les forts finissent par exploiter et terroriser les faibles.

Rousseau (Jean-Jacques, pas Stéphane) disait que l’homme est bon par nature. Chaque fois que j’entends ça, je rigole.

Oui, je sais, je suis cynique…

Mais regardez comment l’homme s’est comporté au cours des deux derniers millénaires, et dites-moi si j’ai tort.

AWÈYE, LE PARTY !!!

Bref, c’est ça, la grosse faute du gouvernement Legault.

On s’est dit : « On va permettre l’ouverture des bars, les manifs, les réunions, les soupers, etc., et les citoyens vont se comporter de façon responsable… »

On s’en est remis à la bonne volonté des citoyens.

En se disant : « Les gens sont écœurés de la maudite pandémie, donc ils vont tout faire pour qu’elle ne se prolonge pas ! Ils vont respecter les règles, faire preuve de jugement ! Se protéger et protéger leurs proches, leurs voisins ! »

On a vu ce que ça a donné.

On a ouvert la porte de deux centimètres, et les gens se sont rués vers la sortie comme des pur-sang fuyant un incendie.

Awèye le party ! Les soirées karakoé ! Les 5 à 7 ! Les mariages !

Au frontibus, au mentonbus, iglou, iglou…

Une journée, et les épidémiologistes savaient que c’était foutu.

Essaie, ensuite, de rentrer le dentifrice dans le tube !

Impossible…

RISKY BUSINESS

Le gouvernement a été trop gentil.

Il voulait nous donner un break, on a pris ça comme une permission de transformer la maison en bordel.

Comme Tom Cruise dans Risky Business.

Résultat : on vient de dépasser le plus haut sommet de la première vague.

Tu veux que les gens respectent la loi ?

Un mot : police.

C’est plate, mais que voulez-vous, la vérité est souvent plate.

On ne saurait mieux analyser une intervention policière

La police de Laval a procédé à une arrestation musclée récemment. Arrestation abondamment commentée partout sur les réseaux sociaux.

L’analyse de la situation que j’ai trouvé objective et juste, est celle de Joseph Facal, publiée dans le Journal de Montréal d’hier. Opinion que je seconde et que je veux partager avec vous.

ÊTRE FLIC EN 2020

Ce n’est pas mon cas, mais vous réagiriez comment si votre fils (ou votre fille) vous disait : je serai flic ?

Le salaire et le régime de retraite sont intéressants, mais…

La scène se passe à Laval et a fait la une de votre Journal favori, hier.

À la sortie d’un bar, les policiers interpellent un groupe de jeunes. L’un d’entre eux est menotté pour non-respect des conditions imposées par la loi pour rester libre, dont le respect du couvre-feu.

IMAGINEZ

Après vérification, ces conditions (car c’est un ange, voyez-vous) sont échues depuis la fin de juin.

Il est relâché. L’affaire est filmée par un de ses amis. La police dit à celui-là de reculer.

L’autre refuse et se fait immobiliser au sol. Il avait une arme blanche illégale, ce qui lui vaut une amende se 1000 $. Un autre ange, quoi.

Je n’étais pas là, vous non plus.

Le journaliste souhaite en parler puisque c’est d’intérêt public. Mais qui va commenter ?

On peut toujours compter sur une de ces militantes quasi professionnelles qui n’a pas besoin de connaître les faits pour pérorer.

La directrice de la Ligue des Noirs nouvelle génération dit : « Juste le fait qu’on tabasse quelqu’un, peu importe la couleur de la personne, je crois qu’il doit se passe quelque chose avec ces policiers ».

Elle n’était pas là, n’a rien vu, mais « il doit se passer quelque chose avec ces policiers ».

Un témoin anonyme parle de « violence » et de « profilage ».

Ce témoin est au goût du jour : il place des mots clés, « violence » et « profilage », mais il refuse de s’identifier. Un courageux…

Les images, elles, ne permettent pas de tirer des conclusions claires.

Bienvenue dans la réalité policière de 2020.

Vous avec quelques secondes, dans une situation à haut stress, pour décider si vous usez de force ou pas, si vous plaquez au sol ou pas.

Et vous êtes désormais filmé…

Y a-t-il une formation qui peut vous préparer à 100 % pour ce genre de situation ?

Tout cela dans un contexte où, pour beaucoup, le policier est présumé coupable, et où tous les interpellés deviennent des George Floyd en puissance.

Et une fois par année, lors de la journée pour dénoncer la « brutalité policière », les brutes fascistes déguisées en anarchistes lui lancent des pierres avant de piller quelques magasins chics.

VÉRITÉ

Je défends la police ? Oui, ce qui ne veut pas dire qu’elle ait toujours raison ou ne puisse faire mieux.

Imaginez être flic quand toute remarque qui vous déplaît devient une « microagression »…

Quand les faits sont ce que vous voulez qu’ils soient, et comptent moins que vos sentiments…

Quand votre uniforme fait de vous, pour certains, le bras armé du pouvoir « blanc et capitaliste ».

C’est lorsque la police n’intervient pas que la criminalité augmente, et ce sont les pauvres qui sont le plus souvent victimes de crimes. Voilà la vérité.

Jeune homme, tu songes à être flic ? Je dirais : y as-tu bien pensé ?

À petites doses… on ne s’en aperçoit pas

Lentement mais sûrement la route de l’assimilation continue de se tracer. Les raisons sociales sont de plus en plus présentes dans notre environnement. Même dans les commerciaux télévisée, la langue anglaise est omniprésente et les annonceurs en abusent. Pourquoi ? Parce que les raisons sociales et les marques de commerce sont exclues de la loi 101. Les annonceurs en profitent abusivement, sans résistance aucune, en s’en donnant à cœur joie.

Prenez le simple exemple suivant; le dentifrice Crest, 3D White. Le 3D White est enregistré comme une marque de commerce exemptée de la loi 101. Portez attentivement attention aux nombreux commerciaux télévisés et vous verrez par vous-même la prolifération des expressions, prononciation et marques de commerce dans la langue de Shakespeare.

Gilles Proulx, cet ardent défenseur de la langue française, tout comme moi, qualifie cet envahissement de pandémie, tout comme celle de la COVID. Les deux sont mortelles mais, malheureusement, une seule exige des consignes, suivies à 95 %.

Voici son article récemment publié dans les pages d’opinions du Journal de Montréal.

L’AUTRE PANDÉMIE

Il va sans dire, si une nation se refuse à laisser sa langue et son identité embrasser le cours normal de son évolution, elle se condamne elle-même à s’écrouler comme un vieil arbre sous le poids du vent des grands changements. Toutefois, il serait rigoureusement faux de prétendre qu’évolution rime avec assimilation et disparition.

RESPONSABILITÉ MUNICIPALE

Le gouvernement nous répète ad nauseam que l’on doit continuer de se protéger. Aussi louable et nécessaire que ce soit cet appel à l’effort collectif, il passe cependant, outre le fait qu’une autre pandémie nous traverse et nous menace : celle de l’anglicisation galopante du grand ensemble du territoire du Québec, où nos petits vendeurs du temple se persuadent qu’ils perdront leur emprise sur les jeunes générations sans l’appât d’une raison sociale anglaise.

C’est ainsi que, depuis bien avant l’avènement de la COVID-19, le Québec distinct s’est vu frappé de plein fouet par cet autre virus qui nous a fait céder au plancher « All the way », qui envoie promener nos chiens chez MarioDogs et nous envoie siroter un verre au Verdun Beach Guinguette, avec nos livres achetés chez Drawn & Quarterly, avant de terminer par un petit tatouage au Tattoo shop du coin. Maintenant, pourquoi nos villes n’ont-elles pas le pouvoir d’intervenir face à la prolifération de ces commerçants qui nous font courir à notre perte ?

ACTION FRANCHE

Il revient à la CAQ d’agir face à ce phénomène de détérioration, en faisant de la restauration de la loi 101 une priorité. Sans quoi, je crains que leur prétention au titre de parti nationaliste soit dangereusement compromise. À ce propos, où en est donc leur comité de révision rassemblant des membres de toute tendance politique ? Il m’apparait limpide que seule une action franche et sans louvoiement pourra constituer le masque dont a désespérément besoin le Québec pour se protéger face à cette autre pandémie.

La police doit rester ce qu’elle est, et même se parfaire

Le mouvement pour définancer la police (MDP) voudrait définancer la police actuelle pour remettre ces budgets à la communauté et ainsi réduire la pauvreté et la criminalité. Foutaise ! Ça ne tient pas la route et l’expérience prouve le contraire. La criminalité serait pire que présentement.

Dans La Presse+, récemment, Marc Ouimet, professeur titulaire à l’École de criminologie de l’UdeM et chercheur au Centre international de criminologie comparée, traitait abondamment de ce sujet et je partage entièrement son opinion sur le sujet.

C’est d’ailleurs le texte que je vous propose aujourd’hui.

DÉFINANCER LA POLICE ?

À la suite de protestations récentes contre la violence policière, le mouvement pour le définancement de la police a pris de l’ampleur. Or, ce mouvement est essentiellement politique et n’est basé sur aucune science. Le mouvement MDP150 ne présente aucune étude et lance des phrases comme les suivantes : « La police a été établie pour protéger les intérêts des gens riches », « La police ne peut être réformée », « La police criminalise les gens à la peau foncée et les envoient en prison pour s’assurer que les Blancs préservent leurs privilèges ».

L’idée défendue par les partisans
du définancement est que plusieurs tâches policières pourraient être effectuées par d’autres types d’employés qui seraient peut-être plus qualifiés, notamment dans le domaine de l’intervention en matière de santé mentale, d’itinérance et de toxicomanie.

Si envoyer un travailleur social répondre à un appel au 911 pour une violence conjugale serait totalement irresponsable et dangereux, tant pour l’intervenant que pour la victime de violence conjugale (il faut parfois agir vite et défoncer une porte puisqu’une personne peut être en danger imminent), certaines initiatives
récentes effectuées dans divers services de police au Québec montrent des résultats encourageants. Par exemple, avoir des équipes d’intervention psychosociales disponibles pour intervenir une fois que les policiers ont sécurisé une situation. Bref, la police peut être réformée et améliorée.

Des formations sur l’intervention dans des milieux ethniques, sur l’intervention en situation de crise ou sur d’autres questions doivent être poussées. On pourrait aussi diversifier l’embauche des policiers pour qu’ils représentent un plus grand pan de la société.

Définancer en réduisant les budgets des services de police aurait nécessairement pour conséquence une baisse des services rendus à la population avec une hausse du temps de réponse aux appels urgents, une présence moins grande dans nos communautés, moins d’enquêtes et moins d’études sur les phénomènes criminels. Le mouvement de définancement indique que les sommes économisées aideront à réduire la pauvreté et ainsi réduire la criminalité. Cela reste à être prouvé puisque les études criminologiques ne montrent pas qu’injecter de l’argent dans les services sociaux fera baisser le crime. On pourrait donner 100 millions de dollars de plus pour du logement social, pour des services de santé mentale, mais il restera toujours un grand nombre d’hommes et de femmes qui conduisent leur véhicule en état d’ébriété, qui fraudent, consomment des drogues dures, volent, violent et tuent.

On cite souvent l’exemple de la ville de Camden, au New Jersey, qui a connu une baisse de sa criminalité lorsque le service de police a été réduit de moitié par manque de ressources fiscales. Or, Camden est un très mauvais exemple, puisque c’est presque une zone de guerre. Avec une population de 77 000 personnes (Brossard a une population de 87 000 et Drummondville, de 75 000 personnes), Camden a eu 67 homicides en 2012 et 25 l’an dernier. Brossard et Drummondville sont plus proches du 0 homicides par an.

Il n’existe à ce jour aucun exemple de définancement de la police qui soit concluant. Mais il existe de nombreux exemples où une neutralisation de la police est liée à une explosion de la criminalité, soit lors de catastrophes naturelles, d’émeutes ou de conflits armés.

L’histoire de l’humanité montre que c’est l’appesantissement de l’État de l’instauration d’un système de justice qui ont permis de faire reculer la violence dans les sociétés. Il existe encore aujourd’hui des pays et endroits où la police n’est pas présente ou trop corrompue pour agir, et ces endroits montrent des taux de violence extrêmement élevés (El Salvador, Haïti, Mali, etc.). Sans police, c’est le chaos. Thomas Hobbes disait que dans l’état de nature l’homme vivait une vie « solitary, poor, nasty, brutish ans short ».

Diminuer les ressources policières amènerait une baisse des risques qu’encourent les criminels et ce seraient les secteurs défavorisés des villes qui encaisseraient le coup. Les secteurs des villes où on retrouve davantage d’immigrants récents seraient davantage touchés par une baisse de présence policière. Or, ne pas assurer à tous les Canadiens, peu importe leur origine ethnique ou leur statut social, un même niveau de protection face à la criminalité équivaudrait à soutenir un système de justice raciste.

Avant de limiter la présence policière dans les quartiers défavorisé, il faudrait peut-être demander aux résidents des quartiers ce qu’ils en pensent ?

Au Canada, nous avons systématiquement sous-financé les services de police des milieux autochtones et avons mis la pédale douce sur la répression de la criminalité des membres des Premières Nations. Depuis la cause Gladue (1999), les juges doivent tenir compte des circonstances de désavantage structurel des autochtones et proposer des peines moins lourdes. Or, la faible attention policière et les décisions molles des agences judiciaires font en sorte que l’impunité règne dans certaines communautés et il en résulte des niveaux élevés de violence physique et sexuelle contre les femmes et les enfants. Cette violence entretient ces communautés dans une pauvreté permanente. Pour aider les communautés autochtones à sortir de la pauvreté, il faudrait d’abord enrayer la violence. Si nous sommes habitués de penser que la pauvreté cause la violence, il faut aussi réaliser que la violence cause la pauvreté.

Nous vivons actuellement dans une société qui n’a jamais été aussi sûre. Nos grandes villes ont vu reculer énormément la violence depuis les 40 dernières années. Les baisses s’expliquent par différents facteurs démographiques et économiques, par l’amélioration des technologies (caméras, ADN), mais aussi par une police plus efficace. On peut se promener dans nos villes, partout et à toute heure de la journée, sans trop craindre de se faire attaquer. Le niveau de sécurité exceptionnel de nos grandes villes est un atout important que nous avons dans la création de la richesse collective. La sécurité de nos villes permet d’attirer des étudiants internationaux, des migrants prêts à travailler, des touristes. Alors, on prend le risque de revenir en arrière ?

Qu’en pensez-vous ?

Abolir la police… une très mauvaise idée

Avec tout ce qui s’est passé et dit sur la mort de George Floyd récemment au Missouri, l’idée d’abolir la police a fait bizarrement son bonhomme de chemin. S’il existe une chose insensée, c’est bien cette idée qui ne tient absolument la route.

Vous vous rappelez la grève des policiers de Montréal du 7 octobre 1969 ? C’était l’anarchie pour 24 heures. Les saccages et pillages fusaient de partout. Le désordre s’était installé. La police doit être là et maintenir l’ordre dans une société de plus en plus individualiste et violente.

Récemment, Mathieu Bock-Côté, sociologue, en faisait le sujet de son article dans le Journal de Montréal. Une opinion que j’endosse et que je veux partager avec vous aujourd’hui.

CONTRE L’ABOLITION DE LA POLICE

Il faut se méfier des idées folles qui circulent à l’extrême gauche.

Elles finissent par trouver de l’écho chez certains journalistes militants de la radiotélévision fédérale et elles sont dès lors transformées en « débats de société », sur lesquels se prononcent des « experts ». Quelques mois plus tard, il devient antiscientifique, réactionnaire, populiste ou même d’extrême droite de ne pas s’y rallier.

La dernière en date : l’abolition de la police. Elle est de retour dans l’actualité depuis la mort révoltante de George Floyd.

La coalition Defund the SPVM, une coalition d’extrême gauche racialiste (et qui, manifestement, préfère l’anglais au français), dénonce « la culture coloniale de la police et son rôle dans la contrainte et la restriction des personnes autochtones sur leurs territoires non cédés ». Elle appartiendrait à un complexe d’institutions servant « d’outils d’oppression contre les personnes noires et autochtones ».

PARANOÏA

Appelons ça une vision panoramique de la société.

La police est présentée comme une force d’occupation, surtout dans les quartiers « racisés », pour reprendre le jargon à la mode.

Il faudrait l’abolir étape par étape.

D’abord en la définançant progressivement, en transférant la moitié de son budget, soit plus de 300 millions, aux organismes communautaires servant ces communautés « racisées » et « marginalisées ».

Ensuite, en la désarmant. Ce qui inclut pistolets, tasers et matraques. Il faudrait la rendre impuissante.

Comment peut-on prendre au sérieux ces gens ?

Il y a derrière cela une vision du monde reposant sur une terrible méconnaissance de la nature humaine. On pourrait en voir une de socialisme naïf : la criminalité serait essentiellement due aux inégalités sociales. Financez massivement les services sociaux et le mal disparaîtra.

Mais le mal n’est pas simplement le résultat d’un défaut de fabrication de la société. Il réside dans le cœur de l’homme, à la manière d’une tentation toujours renaissante que la civilisation doit contenir par les mœurs et réprimer par la force et la loi. La tentation de la domination est une perversion irrépressible.

D’ailleurs, on le voit en Europe, lorsque la police ne parvient plus à intervenir dans certains quartiers, dans les fameuses banlieues, ce n’est pas la paix sociale qui règne, mais les gangs.

Quand la police se retire, l’anarchie s’installe, puis les groupes criminels finissent par imposer l’ordre à leur manière.

Une fois cela dit, il est possible d’améliorer la société. Une société mal construite peut favoriser la criminalité, une société bien faite l’atténue. Mais aucune société ne peut l’abolir.

VIOLENCE

Jamais nous ne pourrons venir à bout de la fraude, de l’exploitation, de l’intimidation, de la violence physique, du meurtre, du viol et de tous les autres fléaux qu’on peut imaginer.

Et c’est pourquoi nous avons besoin de la police.

En démocratie, la police n’opprime pas, mais protège. Il arrive qu’elle dérape, et alors il faut la critiquer sévèrement. Ce qu’on a vu à Minneapolis est impardonnable.

Mais globalement, elle assure notre sécurité, et particulièrement celle des plus faibles. Peut-être serait-il temps de cesser de diaboliser les policiers.

Du racisme ça ?

Il n’y a pas si longtemps, 25 000 personnes défilaient dans les rues de Montréal pour dénoncer le racisme et la brutalité policière. Et tout ça a débuté aux États-Unis où des milliers de noirs criaient à l’injustice en saccageant tout sur leur passage. Les méchants blancs persécutaient les noirs.

Le racisme n’est pas seulement une affaire « noir et blanc ». Le contraire existe aussi. La vidéo qui suit est pas mal éloquente à ce sujet. Jugez par vous-même.

L’immensément triste réalité

Pas besoin d’écrire un grand préambule pour approuver le texte de Martineau de samedi dernier dans le Journal de Montréal, puisqu’il est le reflet de mes pensées. Comme peuple, nous sommes finis, désavoués, vaincus sans combattre. Les gens de ma génération se sont battus pour qu’on soit reconnus comme une société francophone distincte. Mais voilà, ils passent lentement de vie à trépas sans connaître la suite. Et la relève est déjà assimilée.

Quoi qu’il en soit ce papier résume bien l’immensément triste réalité. Oublier le drapeau à une fête nationale, c’est impardonnable. On n’a pas qu’à combattre la COVID-19, on doit aussi combattre notre propre monde.

LA QUESTION QUI TUE

Je vais vous poser une question difficile, mais qu’on devra tous se poser un jour collectivement.

Une question à laquelle nous devrons tous répondre, franchement et sans faux-fuyants.

Est-ce que ça vous tente encore de survivre en tant que peuple ?

NATION : UN MOT RADIOACTIF

Parce que, lorsque je vois qu’on organise des fêtes nationales sans drapeau national et sans parler de la question nationale.

Quand je vois des artistes abandonner le combat nationaliste pour embrasser goulûment, aveuglément et naïvement le multiculturalisme canadien.

Quand je vois de supposés membres de l’élite québécoise confondre – certains par ignorance, la plupart par mauvaise foi – « diversité » et « multiculturalisme ».

Quand je vois les Québécois voter en masse pour Justin Trudeau, un premier ministre fédéral qui, encore plus que son père, associe le nationalisme à la xénophobie, allant jusqu’à déclarer avec fierté que le Canada est le premier pays « postnational ».

Quand je vois des artistes délaisser le combat du français pour parler une langue bâtarde, qui n’a rien à voir avec ni Molière ni Shakespeare.

Quand je vois les jeunes grincer chaque fois qu’ils entendent les mots « nation », « patrimoine », « histoire », « laïcité », « défense du français » et « fierté nationale ».

Quand je lis que de plus en plus de Québécois croient que c’est tout à fait normal que ces commerçants accueillent leurs clients en disant : « Bonjour, Hi ! »

Quand je vois la mairesse de Montréal « oublier » de parler en français dans une conférence de presse.

Quand j’entends un candidat à la chefferie du PQ (le PQ, bordel !) dire que le Québec devrait revoir les règles de l’affichage commercial pour tenir compte « du caractère multiculturel de Montréal », affirmer qu’on devrait ajouter un symbole anglais sur le drapeau du Québec et déclarer que le combat pour la défense du français est « une querelle du passé ».

Quand je vois des gauchistes nationalistes concevoir l’indépendance non comme une fin en soi, mais comme un moyen de construire un paradis socialiste.

Quand je vois et j’entends tout ça, je me dis : est-ce que ça vous intéresse toujours de survivre comme peuple ?

LA CLÉ DANS LA PORTE

Parce que si ça ne vous tente pas plus que ça, si vous trouvez que c’est trop d’ouvrage pour vos frêles épaules, on va tirer la plogue et mettre la clé sous la porte !

On va tous se mettre à l’anglais, adopter le multiculturalisme et s’agenouiller devant la Chartre !

On va arrêter de garder artificiellement en vie un rêve qui intéresse de moins en moins de personnes !

Quand c’est rendu que le Mouvement national des Québécois ne remarque même pas l’absence du drapeau national dans une fête nationale, je me dis qu’une étape charnière a été franchie, qu’on est au-delà du confort et de l’indifférence, qu’on a avalé et digéré le discours canadian sur la nation, la culture et l’identité.

J’ai écrit il y a 11 jours que la fête de la Saint-Jean ressemblait de plus en plus à la fête du Canada.

Eh bien, le spectacle du 23 juin m’a donné raison.

Les Canadians, qui croient que les Québécois francophones ne constituent rien de plus qu’un groupe ethnique parmi tant d’autres, doivent rire dans leur barbe.

Ils n’ont plus à nous combattre : nous avons laissé tomber les armes.

Des gestes qui n’ont pas leur place ici

Dimanche dernier, une policière, Anabel Benoit, qui compte 15 ans de service, y est allée d’un profond témoignage sur son travail et celui de ses confrères, publié dans les pages du Journal de Montréal, conséquemment aux événements qui se sont produits aux États-Unis récemment.

Un cri du cœur que j’endosse entièrement parce qu’il est criant de vérité, et principalement au Québec. C’est ce témoignage que je veux partager avec vous aujourd’hui.

UNE AGENTE DÉNONCE LA RAGE ENVERS LES POLICIERS

AGENCE QMI | Graffitis haineux, insultes grossières et manque de respect : une policière québécoise dénonce les jugements constants des « gérants d’estrade », qui se sont amplifiés depuis la mort de l’Afro-Américain George Floyd.

« Ça me fait rager de voir comment les gens peuvent se permettre d’être des gérants d’estrade alors qu’ils ne seraient pas capables de passer une seule semaine dans nos bottines », affirme Anabel Benoit, 39 ans, dans une publication Facebook partagée par plus d’un millier d’internautes.

Dans sa déclaration, la policière de la Sûreté du Québec à Portneuf mentionne la haine et les « scènes d’horreur » auxquelles les collègues sont confrontés.

« Combien d’entre vous dans leur travail se font traiter de grosse truie sale ou de chienne de façon récurrente ? Voyez-vous les murs de votre ville tapissés de fuck the menuisier ? C’est la haine à laquelle nous sommes exposés sans arrêt. »

L’agente Benoit, qui compte plus de 15 années d’expérience, estime que le mouvement Black Lives Matter a intensifié la « rage » envers les corps policiers. Elle invite le public à ne pas tomber dans les généralités.

DÉCÈS CONDAMNÉ

« Et pour ce geste [de Derek Chauvin, accusé de la mort de George Floyd], avez-vous seulement entendu un policier dire : Wow good job de Chauvin ? Non, au contraire, le geste a été condamné par tous, y compris nous… », expose-t-elle.

« Il y a des ripoux dans la police, mais il faut faire attention de ne pas généraliser sur notre travail. Ça fait 15 ans que je suis dans la police et je n’ai pas constaté de racisme. »