La bataille politique commence…

Opinion

C’est maintenant officiel : ce jeudi 27 août, Christine Fréchette déclenche la 44ᵉ législature du Québec. Et dès aujourd’hui, préparez‑vous : on va se faire gaver de promesses recyclées, de bilans maquillés et de beaux discours qui sentent la peinture fraîche sur un mur qui s’effrite depuis huit ans.

Pendant que la dette nette dépasse les 250 milliards $, les partis vont nous sortir leurs « calculs savants » — comprendre : des pirouettes comptables — pour justifier qu’elle continue de grimper. La recette est connue : promettre plus, donner moins, et espérer que les électeurs ne remarquent pas la facture. La vieille manigance, encore servie chaude.

Alors allons‑y franchement : voici mes prédictions, sans gants blancs.

Le Parti québécois de Paul Saint‑Pierre Plamondon (PSPP) devrait prendre le pouvoir, et majoritairement. Le Québec est mûr pour un changement radical, et cette campagne pourrait bien rappeler la secousse historique de 1976. À l’époque, les antiséparatistes menaçaient de fuir la province si le PQ gagnait. Résultat : personne n’a bougé, et on a eu l’un des meilleurs gouvernements de notre histoire, une coche au‑dessus même de la Révolution tranquille.

Les Conservateurs d’Éric Duhaime, eux, devraient devenir l’opposition officielle. Leur déroute de 2022 ne se répétera pas : ils sont mieux organisés, mieux préparés, et ils profiteront du bilan désastreux des huit dernières années — surtout les quatre dernières, où tout a dérapé.

Les Libéraux de Charles Milliard suivront en troisième position, pas très loin derrière les conservateurs. Leur chef peine à exister politiquement, mais le vote anglophone du Grand Montréal leur servira de coussin, comme toujours.

L’Équipe Christine Fréchette tente de repeindre la CAQ en « nouvelle formation ». Mais quand on cache sous le tapis deux mandats de mauvaise gestion, ça finit par faire une bosse. Sa campagne, malgré les apparitions de Donald Trump et de Mark Carney, fera ressortir les lacunes postpandémiques qu’on tente désespérément de camoufler. Carney, qui s’acharne encore sur les lois 96 et 21, sert surtout à détourner le vote du PQ. Une stratégie aussi transparente qu’hypocrite.

Et en queue de peloton, sous les 10 %, Québec solidaire, devenu un parti sans âme, fermera la marche. Une fin de cycle.

TROP DE PARTIS

Cinq partis qui se battent pour le même électeur, c’est trop. Ça dilue le vote, ça ouvre la porte aux gouvernements minoritaires, et ça rend la gestion du Québec aussi fragile qu’un budget improvisé sur un coin de table.

Mais malgré tout, dès aujourd’hui, chacun tentera de séduire les Québécois, peu importe leur allégeance. Et au final, ce sera la démocratie — dans l’isoloir, seul avec ses convictions — qui tranchera.

Bonne campagne électorale.

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