6 tendances brassicoles pour savourer l’été

Chaleur et soleil : la belle saison s’installe en grand. Cet été, on profite des chaudes journées avec des bières de soif ou des brassins plus complexes qui révèlent les subtilités qui font toute la richesse de la bière d’ici.

BIÈRES SURE

La saison estivale est toute indiquée pour découvrir la bière sure… si on n’en est pas déjà un fervent adepte, bien entendu. Avec son goût acidulé et ses notes fruitées – framboise, pamplemousse, mûre, yuzu et autres, selon l’inspiration du brasseur –, la sour se montre désaltérante quand la température grimpe. On l’aime notamment pour sa finale tranchante.

BIÈRES BRETT

Les produits à base de brettanomyces, des levures sauvages, combleront les palais à la recherche de ce petit goût souvent décrit comme « funky » par les amateurs. Les artisans brassicoles qui expérimentent avec ces levures renouent avec une lente méthode de fermentation ancestrale. Résultat : une éclectique palette de saveurs oscillant entre cuir et fruits acidulés, selon l’humeur des levures et du brasseur.

BIÈRES FAIBLES EN ALCOOL

Elles n’ont rien d’insipide, les bières désalcoolisées concoctées par nos brasseurs d’ici ! Santé, sobriété ou autres, il y a plein de bonnes raisons de se tourner vers des bières dont le taux d’alcool frôle le 0 %. Pour s’hydrater autrement cette saison, les bières signées le BockAle se décline en trois versions bien moins sages qu’elle n’y paraissent. Essayez une Berliner Weisse, une stout ou une IPA concoctée par cette micro québécoise à l’avant-garde des processus de filtration. La désalcoolisation par osmose inversée retire l’alcool de la bière, tout en préservant ses arômes distinctifs.

BIÈRES BARRIQUÉES

Laisser une bière mûrir dans un fût de chêne qui a préalablement accueilli un autre produit – bourbon, vin ou calvados, par exemple – lui assure de gagner en complexité puisqu’elle se teintera des notes complémentaires résiduelles. Les brasseurs s’amusent ainsi à créer des profils de goût qui ont de la profondeur et qui rehaussent l’expérience de dégustation. La microbrasserie Le Trou du Diable, véritable institution à Shawinigan, se distingue d’ailleurs par des bières barriquées bien connues des initiés. À découvrir !

BIÈRES IPA DU NORD EST

On les reconnaît à leur robe trouble et on les aime pour leur concentré d’arômes. Les NEIPA – pour North East India Pale Ale ou New England India Pale Ale – rallient les aficionados de nez fruités. Au rendez-vous avec ce type de brassin : une texture onctueuse et quasiment laiteuse, des arôme de fruits tropicaux bien assumés et une amertume fine, presque discrète. La NEIPA se boit jeune et dans toute sa fraîcheur, alors qu’elle sort de la brasserie.

BIÈRES BIO

Autour du barbecue, il n’y a pas que les légumes et les protéines qui peuvent se targuer d’être bio. Votre houblon aussi peut l’être. Les amateurs de bières certifiées bio aiment savoir que les matières premières – les céréales notamment – qui entrent dans leur composition ont été cultivées dans un environnement exempt de pesticides et de fertilisants chimiques. Les produits bio se multiplient sur les tablettes de certains brasseurs, comme la Microbrasserie Le Castor, s’y consacre entièrement.

À la bonne vôtre…!

Source : Circulaire Metro c’est moi, juin 2021

Le vrai du faux

Connaissez vous bien le Québec ? Voici 25 affirmations pour tester vos connaissances…

Les réponses sont à la fin de l’article.

1- Danny Laferrière est le premier Québécois, et Canadien, élu à l’Académie française.

2- Le papillon monarque est l’un des plus grands migrateurs du Québec.

3- Le lac Saint-Jean est le plus grand lac naturel du Québec.

4- À l’arrivée de Jacques Cartier, il y avait un village appelé Hochelaga sur l’île de Montréal.

5- Le Québec produit environ 70 % du sirop d’érable au monde.

6- Avant son entrée dans la Confédération en 1867, le Québec faisait partie du Canada-Uni (aussi appelé province du Canada).

7- Lise Payette a été la première femme élue à l’Assemblée nationale.

8- Gilles Villeneuve est le premier Québécois à avoir remporté le championnat mondial de formule 1.

9- Refus global est le titre d’un manifeste politique qui lança le mouvement indépendantiste dans les années 1960.

10- La première tragédie aérienne criminelle en Occident a eu lieu au Québec en 1949.

11- Le pont de Québec s’est écroulé deux fois durant sa construction.

12- Le métro de Montréal a été le premier métro en Amérique roulant sur des pneumatiques.

13- Le réservoir de Manicouagan a été formé par l’impact d’une météorite.

14- Le Québec compte plus d’habitants que la république d’Irlande et l’Irlande du Nord réunies.

15- Le fleuve Saint-Laurent se jette dans les chutes du Niagara.

16- Le château Frontenac a été la dernière résidence de Louis de Buade, comte de Frontenac.

17- La communauté juive du Québec s’est formée principalement lors de la vague d’immigration qui a suivi la guerre 1939-1945.

18- Le harfang des neiges est le symbole aviaire du Québec.

19- Julie Payette a été le premier astronaute d’origine québécoise à monter à bord de la Station spatiale internationale.

20- La chute Montmorency est plus haute que les chutes du Niagara.

21- Les Amérindiens de l’Est du Québec ont fait découvrir la pomme de terre aux Européens.

22- Vers 1830, craignant la pandémie de choléra en Europe, les autorités plaçaient les immigrants en quarantaine suer l’île d’Anticosti.

23- Étienne Desmarteau est le premier Québécois à avoir remporté une médaille d’or aux Jeux olympiques.

24- Le mot Québec signifie « village » en langue amérindienne.

25- Le Québec est un grand exportateur de chocolat.

Réponses : 1-Vrai, 2-Vrai, 3-Faux (lac Mistassini), 4-Vrai, 5-Vrai, 6-Vrai, 7-Faux (Claire Kirkland-Casgrain), 8-Faux (Jacques Villeneuve), 9-Faux (manifeste artistique en 1948), 10-Vrai (Sault-au-Cochon), 11-Vrai, 12-Vrai, 13-Vrai, 14-Vrai, 15-Faux (dans l’Atlantique), 16-Faux, 17-Faux (début du XX siècle), 18-Vrai, 19-Vrai, 20-Vrai, 21-Faux (autochtones d’Amérique du Sud), 22-Faux (la Grosse Île), 23-Vrai (1904), 24-Faux, 25-Vrai.

Un beau geste pour sauver une vie

Il y a de ces histoires dramatiques qui font rapidement monter les larmes. En voici une…

Une mère, avec son fils de 10 ans, déjeunaient récemment au restaurant. Par mégarde, l’enfant se met une pièce de monnaie dans la bouche et l’avale. Malchanceux, la pièce reste coincée dans sa gorge.

La mère, paniquée, se lève et essaye de lui faire cracher la pièce en lui tapant dans le dos, mais rien n’y fait.

L’enfant commence déjà à donner des signes d’asphyxie, il devient bleu et la mère, désespérée, hurle pour demander de l’aide.

Subitement, un monsieur se lève d’une table voisine, et avec un calme étonnant, sans dire un mot, baisse le pantalon du gamin, saisit fermement ses petits testicules et les tire vers le bas.

Dans un cri à fendre l’âme, l’enfant sous une douleur intense, recrache vivement la pièce au grand soulagement des clients tout autour.

Le sauveur, avec le même calme étonnant qu’il avait en arrivant, retourne à sa table sans dire un mot.

Revenue de ses émotions et de son étonnement, la mère maintenant rassurée, se lève pour remercier cet homme qui a sauvé la vie de son fils. Elle demande :

– Vous êtes sûrement un médecin, pour avoir réussi à ramener mon fils à la vie ?

– Non, madame, mais je suis un professionnel : C’est une opération que nous pratiquons tous les jours.

– Et de quelle profession nous parlons ?

– Je suis un fonctionnaire de Revenu Québec. Attraper les contribuables par les couilles jusqu’à ce qu’ils crachent leurs derniers sous, c’est notre spécialité.

Piger allègrement dans notre plat de bonbons

Avec les millions, excusez, les milliards, qu’on prend dans nos poches pour les distribuer aux dirigeants d’Air Canada, le gouvernement fédéral, l’ami Justin, nous prend vraiment pour des CONtribuables les poches pleines.

Allo Justin, la terre appelle la lune. Ce sont les millionnaires d’Air Canada qui fouillent allègrement dans NOTRE plat de bonbons, qui se remplissent les poches.

Pour vous faire prendre connaissance de la lapidation des fonds publics, Michel Girard a pondu un article intéressant dans le Journal de Montréal d’hier. Si ce n’est déjà fait, je vous invite à en prendre connaissance.


UN HONTEUX 20 MILLIONS $ AUX PATRONS D’AIR CANADA

Le conseil d’administration d’Air Canada a décidé de récompenser ses dirigeants avec une « prime de motivation lié à la pandémie de COVID-19 » de 20 millions de dollars.

Pourquoi ? Parce qu’ils ont obtenu un « rendement exceptionnel » dans le cadre du plan d’atténuation des contrecoups de la COVID-19 mis en place à la suite de la paralysie quasi-totale des activités de la société une fois les frontières fermées.

Cela étant dit, qu’ont réalisé de si « exceptionnel » les dirigeants d’Air Canada ?

1- D’avoir bouclé l’année 2020 dans le trou de 4,7 milliards de dollars ?

2- D’avoir mis à pied 20 000 employés ?

3- D’avoir refusé, jusqu’à tout récemment, de rembourser aux clients les milliards de dollars liés aux vols annulés ?

4- D’avoir réussi à soutirer du fédéral 650 millions $ en subvention salariale d’urgence pour conserver une partie des employés ?

5- D’avoir obtenu du gouvernement Trudeau une aide financière de 5,9 milliards $ ?

Voyons donc ! Quand une compagnie verse à chacun de ses hauts dirigeants des millions de dollars en rémunération, comme c’est le cas chez Air Canada, j’ose croire que ça fait partie de leur job d’avoir à cœur la survie de l’entreprise !

Quoi qu’il en soit, au bout du compte, ce ne sont pas les dirigeants qui ont sauvé la compagnie de la catastrophe financière, c’est nous, les contribuables canadiens.

Par l’entremise du gouvernement fédéral, nous avons injecté des milliards et des milliards de dollars pour aider Air Canada à survivre à la suite de la grave crise liée à la pandémie de la COVID-19.

COMPENSATION DÉGUISÉE

À vrai dire, la nouvelle « prime de motivation » de 20 millions $ sert de compensation financière pour permettre aux dirigeants d’Air Canada d’éponger le manque à gagner relié à leurs habituelles primes d’intéressement à long terme, lesquelles ont vu leur valeur chuter à la suite de la déconfiture du titre d’Air Canada en Bourse.

Le conseil d’administration d’Air Canada a d’ailleurs fait usage de son « pouvoir discrétionnaire » pour retirer la catastrophique année 2020 du calcul des primes d’intéressement à long terme destinées aux cadres pour la période allant de 2017 à 2020. Rien de moins !

Les administrateurs d’Air Canada croient que la nouvelle « prime de motivation » permettra d’éviter un important problème de « maintien en poste » de ses cadres, et ce, à un moment « où nous avons plus besoin de nos talents clés pour assurer notre survie et notre redressement futur au profit » de nos actionnaires.

Le conseil a également accordé aux hauts dirigeants des « droits à la plus-value d’actions », lesquels droits vont leur permettre de récupérer la portion du salaire à laquelle ils ont renoncé au début de la pandémie du coronavirus.

L’octroi de la nouvelle « prime de motivation » de 20 millions de dollars aux dirigeants d’Air Canada est honteux. C’est un affront à l’ensemble des contribuables canadiens qui ont avancé depuis un an 6,5 milliards de dollars à Air Canada pour l’aider à sauver sa peau.

Vivre avec une personne handicapée

Touchant ce matin, l’article de Josée Legault, elle-même proche aidante de sa sœur, dans les pages du Journal de Montréal d’hier, sur l’histoire fictive d’une famille qui vit son quotidien avec un fils et un frère lourdement handicapé, à travers un livre de Jean-Paul Eid intitulé « Le petit astronaute ».

Vivre avec une personne handicapée, c’est la mission totale d’une vie. C’est le don de soi pour le bien-être de ceux et celles qui nous en donnent beaucoup en retour, comme leçon de vie. Je regarde vivre la famille de ma sœur, son conjoint et ses deux filles, dont l’une est aussi handicapée, et je peux témoigner de l’immense dose d’amour qu’elle reçoit.

Je suis de ceux qui pensent que le Créateur choisi les bonnes personnes pour leur dévouement sans réserve envers ces êtres humain différents, mais amoureux, qui mordent dans la vie, à leur manière.

 C’est cette histoire que je vous propose aujourd’hui.


POUR TOUS LES PETITS ASTRONAUTES PARMI NOUS

Lumineux et enveloppant, ce livre est un véritable baume pour l’âme et le cœur. On en sort bouleversé, éclairé et meilleur. Le petit astronaute de Jean-Paul Eid, bédéiste renommé, est l’histoire d’une famille soudée et courageuse, dont on ne sort pas indemne.

Ce livre est à la fois son œuvre la plus personnelle et la plus universelle. Inspirée de ses deux enfants adorés l’unissant à sa compagne Marie, c’est l’histoire fictive de Tom, dit le petit astronaute, et de sa grande sœur Juliette. Un duo d’inséparables, à la vie à la mort.

Tom est un enfant pas tout à fait comme les autres. Il est, comme on dit, lourdement handicapé. Atteint de paralysie cérébrale, il ne parle pas, ne marche pas.

Qu’à cela ne tienne, son bonheur de vivre est irrépressible et contagieux. Pour ses parents, sa sœur Juliette et tous ceux qu’il croisera, sans le savoir, Tom est un redoutable éclaireur.

Par son existence même, il leur ouvre tout grand le chemin. Non pas vers une simple « tolérance », mais vers l’acceptation, pleine et entière, de toutes les différences. En cela, Le petit astronaute est un livre à méditer et à partager.

D’une très grande beauté, les illustrations sont aussi un ravissement pour les yeux. N’ayons pas peur des mots, ce livre est une pure merveille.

CHAVIRÉE

Sur un plan plus personnel, il m’a chavirée. Comme Juliette, je suis la « grande » sœur de ma « petite » sœur Manon, née avec une déficience intellectuelle. Il y a 58 ans déjà…

Le choix audacieux de Jean-Paul Eid de raconter l’histoire de Tom à travers le regard de Juliette, braque les projecteurs sur l’univers souvent caché de la fratrie lorsqu’un enfant « pas comme les autres » s’ajoute à la famille.

Juliette doit en effet naviguer fort entre son puissant besoin de protéger son petit frère, son sentiment d’impuissance face au réel et son inquiétude pour l’avenir de Tom.

Avec une délicatesse extrême, Jean-Paul Eid nous montre également la réalité brutale du choc encaissé par les parents et Juliette lorsqu’on apprend que Tom ne sera jamais comme les autres.

Puis, viennent les hospitalisations, la médication, la réadaptation, des médecins pas toujours à la hauteur, des garderies qui n’en veulent pas. Etc.

En même temps, la famille s’adapte. Elle vit, tout simplement et, peu à peu, elle trouve son équilibre.

AMI POUR TOUJOURS

Puis, apparaît la directrice d’un CPE prête à accueillir Tom à bras et à cœur ouverts. Les autres enfants, eux, non handicapés et de toutes les origines, imperméables aux différences, en feront leur ami pour toujours.

Il y aurait encore long à dire sur Le petit astronaute. Pour ma part, j’y ai retrouvé des traces de mon enfance avec Manon. Le rappel de l’amour, immense, de notre maman, déterminée à tout donner pour que ma sœur ait droit à sa vie et son bonheur.

J’ai aussi beaucoup pensé à tous ces frères et sœurs adultes qui, un jour, prennent la relève de leurs parents, comme je l’ai fait auprès de Manon. J’ai pensé entre autres à Francine, Céline, Margaret.

En parlant de sa propre fille, Jean-Paul Eid le résume avec tendresse. Ce livre, écrit-il, « est dédié à Mathilde, la grande sœur qu’espèrent tous les petits frères quand ils viennent au monde ».

Samedi, de rigoler

La catéchiste demande aux enfants combien il y a de sacrements. Une petite fille se lève et dit :

– Il n’y en a plus.

– Et pourquoi donc ?

– Parce que ma grand-mère a reçu le dernier…


Au Kenya, un touriste égaré se retrouve nez à nez avec un lion. Ne sachant que faire pour sauver sa peau, il s’agenouille et prie :

– Dieu, faites que ce lion ait une pensée chrétienne…

Alors, le miracle se produit et le touriste entend le lion parler :

–  Dieu, bénissez ce repas !


Une femme se promène et rencontre le prêtre de sa paroisse.

– Bonjour Madame, ne vous ai-je pas mariée il y a deux ans ?

– Si, Monsieur le curé.

– Avez-vous des enfants ?

– Non ! Monsieur le curé. Nous essayons en vain d’en avoir depuis notre mariage.

– Je vais à Rome la semaine prochaine et je vais allumer un cierge pour vous.

Huit ans plus tard, elle croise de nouveau le curé devenu évêque.

– Comment allez-vous ? lui demande-t-il.

– Très bien.

– Avez-vous eu des enfants ?

– J’ai 3 paires de jumeaux et 4 filles en plus, soit un total de 10 enfants. Et j’en attends un autre.

– Ah oui !!! Et comment va votre mari ?

– Très bien. Il est en voyage : il est parti à Rome éteindre votre cierge !


Toto est chauffeur de taxi, soudain une femme toute nue entre dans son taxi et lui dit :

– Démarre, démarre vite ! S’écrit-elle.

Toto ne démarre pas, mais garde ses yeux fixés sur la dame, qui lui dit :

– Quoi, tu n’as jamais vu une femme nue ?

Toto lui répond :

– C’est pas ta nudité que je regarde.

– Alors quoi ? lui demande la dame.

Toto répond :

– Je me demande où tu as mis l’argent pour me payer ?


Un jeune médecin de campagne jase avec un vieux fermier de 75 ans qui s’est blessé à la main. Pendant qu’il le soigne, la conversation en vient sur le sujet des politiciens. Le vieux fermier dit au médecin :

– Ouais, comme je vois ça, Donald Trump c’est pas mal une « tortue de poteau » !

Comme le médecin n’est pas familier avec l’expression, il demande au vieux ce qu’est une « tortue de poteau ».

Le fermier explique :

– Quand tu roules sur un chemin de campagne et que soudain tu vois une tortue en équilibre sur le dessus d’un poteau de clôture, c’est ça une « tortue de poteau ».

Devant l’expression perplexe du médecin, le vieux fermier continue son explication…

– Tu sais qu’elle ne s’est pas rendue là d’elle-même, qu’elle n’a pas d’affaires là, qu’elle ne sait pas quoi faire à cet endroit, qu’elle est élevée à une hauteur où elle ne pourra pas fonctionner comme il faut et tu te demandes quel pauvre crétin l’a placée là en premier lieu.

Comme dira plus tard le médecin :

– C’est la meilleure définition de Donald Trump que je n’ai jamais entendue.


Donald Trump consulte une voyante. Celle-ci, très concentrée ferme les yeux et lui dit :

– Je vous vois passer sur un grand boulevard dans une voiture, le toit ouvert, le peuple applaudit. La foule est heureuse, comme jamais. Des personnes courent après la voiture. Il y a tellement de monde que la police a du mal à se frayer un chemin. Les gens chantent et crient des mots d’espoir : « Maintenant, tout ira mieux ».

À ces mots, Trump se gonfle de joie et demande à la voyante :

– Et moi, comment je réagis à tout cela ?

La voyante répond :

– Je n’arrive pas à le voir, votre cercueil est fermé…

L’art de massacrer une langue

C’est-ce que j’en déduis en prenant connaissance d’un article de Hugo Dumas, dans La Presse+ d’hier, au sujet de la nouvelle télésérie pour la jeunesse, Les petits rois.

Diffusée sur les plateformes payantes de Radio-Canada, on y trouve plus d’anglicismes qu’on peut imaginer. En fait, c’est un nouveau langage tout croche que seule la nouvelle génération connaît. Enfin, je crois, parce que côté vocabulaire c’est le désastre.

C’est un nouveau dialecte totalement incompréhensible et je me demande s’ils en comprennent vraiment le sens. Un franglais totalement massacré.

Quoi qu’il en soit, je vous propose le contenu de son article. Oreilles chastes et pures, s’abstenir.


LES PETITS ROIS

Yo les jeunes, on regarde ou on ditch ?

Ce n’est pas pour me vanter, ou si peu, si peu, mais je me débrouille pas pire au rayon des « teen dramas », ces feuilletons portés par des acteurs de 30 ans mais qui s’adressent à des adolescents avertis et à de jeunes adultes.

Normal PeopleL’académie13 Reasons Why, Le chaletSex EducationLa dérapeGilmore Girls ou Clash, je me tiens au courant du mode de vie des « djeunes », wasssup la gang, telle une Jocelyne Letendre (Micheline Bernard) dans le « shake and bake » de Radio-Enfer.

À leur contact, j’ai appris qu’on ne conjugue jamais, mais genre jamais, les verbes en anglais que l’on insère dans des phrases en français. Yo, for real, je l’ai ditch. Sorry, j’ai overreact. Fuck, j’ai été kick out ! Dude, y va slide dans tes DM !

Dans le temps de Mononcle Hugo le quadragénaire, les jeunes se donnaient la peine d’accorder ces mêmes verbes. Comme dans : j’ai switché de place avec Marie-Ève dans mon cours de chimie. En 2021, ça sonnerait plutôt comme : yo, j’ai switch avec Capucine dans mon atelier sur l’écoanxiété.

Des followers, une dick pic, je l’ai get, un fan base, des pop sockets, est-ce que tu care, du self-love, c’est crazy, broke as fuck, c’est vraiment wack, se faire ghoster, c’est insane, vous entendrez ce dialecte en franglais, très réaliste, dans la nouvelle télésérie Les petits rois de Radio-Canada, que l’Extra de Tou.tv déposera sur sa plateforme payante le 27 mai. Pour un passage à la télé traditionnelle de Radio-Canada, il faudra patienter plusieurs mois, m’a-t-on dit mardi.

Maintenant, avant d’alerter l’Office québécois de la langue française (OQLF) ou Guy Fournier, dites-vous ceci : oui, des dizaines de milliers d’ados et de Z parlent en mélangeant ainsi les deux langues, et pas uniquement à Montréal. Est-ce l’idéal pour notre langue française ? Bien sûr que non.

Mais si vous êtes une auteure et que vous racontez une histoire qui met en scène des élèves de cinquième secondaire d’un collège de Montréal, le recours à ce franglais dans les dialogues est nécessaire. Ne serait-ce que pour la crédibilité du récit.

Dans Les petits rois, qui se compose de six épisodes d’une heure, nous suivons les deux meilleurs amis Julep (Pier-Gabriel Lajoie) et Adaboy (Alex Godbout), qui sont aussi les deux personnes les plus cool du Collège Reine-Isabella. Ces deux gosses de riches, plutôt baveux, font partie du programme de sports-études. Julep en hockey et Adaboy en patinage artistique.

La scénariste Marie-Hélène Lapierre (Jérémie), aidée de Justine Philie, a eu la brillante idée d’inverser les stéréotypes associés aux deux personnages principaux. Julep est gai, très BCBG, et il s’affiche ouvertement avec son copain Pom (Karl-Antoine Suprice). Mauvais à l’école, Julep représente l’archétype du « jock », le capitaine qui porte toujours son manteau d’équipe sportive. Son orientation sexuelle n’est pas du tout un enjeu, tout comme celle de sa meilleure amie Bee (Célia Gouin-Arsenault).

À l’opposé, le flamboyant Adaboy est hétérosexuel, porte ses cheveux bleus, raffole des colliers de perles et coud ses propres vêtements. Il rêve de devenir designer de mode, entre deux compétitions de patin. C’est un Jay Du Temple dix ans plus jeune.

Au sommet de la pyramide sociale, comme leurs amis privilégiés, Julep et Adaboy ne regardent pas vers le bas, mais en direction de leur petit nombril.

Évidemment, comme ils font chier leurs camarades depuis le primaire, ils collectionnent les ennemis, dont une en particulier, qui prépare minutieusement sa revanche. Le cœur de la série est là : la vengeance, le pouvoir et la manipulation.

La référence à Pretty Little Liars (PLL) est super évidente ici. Cette justicière mystère, qui opère comme « A » dans PLL, envoie des vidéos compromettantes et menace les populaires. Vous n’entendrez que sa voix dans les deux premiers épisodes et vous verrez son visage à la fin du troisième, dans un revirement très habile.

Autour de Julep et Adaboy (on les appelle aussi Jules-Pascal et Adam), il y a également l’influenceuse Basta (Chanel Mings), le bouffon Prank (Lévi Doré), le nerd Wizz (Ahmed Chirara), l’écolo Liz (Audrey Roger) et madame parfaite Mac (Miryam Gaboury). Tous ont le cellulaire greffé à la main, et Instagram – IG, à prononcer à l’anglaise – est leur réseau social de prédilection.

Les « adultes » des Petits rois occupent peu de temps d’antenne. Madeleine Péloquin et Jean-François Nadeau campent les parents d’Adaboy, tandis que Julie du Page se glisse dans la peau de la mère-hélicoptère de Julep. Le directeur du collège (Martin-David Peters) et le professeur souffre-douleur (Hubert Proulx) complètent la distribution.

Les fans de ce genre télévisé très populaire décèleront dans Les petits rois des touches de Riverdale, d’Elite et de Gossip Girl. En termes de sexualité explicite, de vapotage ou de consommation de drogues dures, la minisérie de Radio-Canada, réalisée par Julien Hurteau, ne s’approche pas du niveau d’Euphoria de HBO, qui a traumatisé bien des parents d’ados.

À la question posée dans le titre de cette chronique, est-ce qu’on regarde ou non, je réponds : yo, c’est pas le temps de skip, je l’ai tellement binge, c’était sick.

Dites-moi sérieusement si vous-y comprenez quelque chose…

Trucs et astuces pour le jardinage

C’EST L’HEURE DU JARDINAGE

Madame chasse-tache s’amène avec ses judicieux trucs de jardinage. Voice quelques-uns de ses secrets.


RECYCLER SES POTS

Avant de rempoter une plante dans un pot ayant déjà contenu une autre plante assurez-vous de bien laver le pot avec un détergent à vaisselle et de le nettoyer avec 60 ml (1/4 de tasse) d’eau de javel dilué dans 500 ml (2 tasses) d’eau chaude. Rincer et assécher.

DES ATTACHES ÉCONOMIQUES

N’utilisez pas de corde ou de fil métallique pour attacher une plante à son tuteur au risque de la blesser. Recyclez les bandes de tissus, de cuir, de lanières découpées dans un bas de nylon. Ces attaches feront un bon travail.

RECYCLEZ-LES DANS LE JARDIN

1- Les vieux CD suspendus à une branche dans les arbres fruitiers, les framboisiers sauront éloigner les oiseaux et les insectes trop gourmands.

2- Le papier journal humecté déposé dans les allées du potager permettra de garder vos pieds propres tout en limitant la prolifération de mauvaises herbes.

3- Les débris d’un pot en terre cuite brisé seront parfaits pour mélanger à la terre des jardinières. En plus de l’alléger, ils prolongeront l’humidité entre les arrosages.

4- Les cheveux humains non teints tout comme les poils de chiens et chats peuvent servir de répulsif contre les écureuils. Répandes-les sur le sol du potager ou dans les plates-bandes où vous venez de mettre en terre des bulbes qui pourraient attirer les écureuils.

ÉCUREUILS TROP GOURMANDS

Comment déjouer ces petits intrus gourmands qui s’attaquent aux mangeoires d’oiseaux pour s’y régaler ? Enduisez le poteau de la mangeoire et le fil de soutien avec de la vaseline. Les pattes des écureuils glisseront avant d’atteindre leur but.

LA BONNE IDÉE

Les cintres métalliques deviennent d’excellents tuteurs pour vos boîtes à fleurs. Vous pouvez même former un arceau pour discipliner les plantes grimpantes.

Source : Louise Robitaille, Cahier CASA, Journal de Montréal, 15 mai 2021, p13

Soutenir sa police

On l’a vu et entendu, la police est coupable de toutes ses interventions. Elle est scrutée et condamnée par une population qui crie au racisme alors qu’ils sont souvent eux-mêmes des racistes invétérés. La conséquence néfaste est que les policiers sont portés au désengagement.

Comme on dit dans le jargon, pourquoi se risquer dans un contrôle de routine ? Mieux vaut intervenir suite à un appel ou une plainte. Ça remet en cause la sécurité des honnêtes citoyens.

Dans l’édition du Journal de Montréal du 12 mai, le sociologue et auteur Mathieu Bock-Côté en a fait le sujet de son article qui rejoint mon opinion et que je vous propose aujourd’hui.


À LA DÉFENSE DES POLICIERS

S’il est un métier aujourd’hui condamné, c’est bien celui de policier.

On soupçonne les policiers de s’adonner à des violences répétitives, d’abuser de leur pouvoir. À coup de statistiques moins parlantes qu’on ne le croit, et qui déforment la réalité plus qu’elles ne la relèvent, on laisse entendre que la police persécuterait consciemment ou inconsciemment certaines catégories de la population.

On en trouve même, parmi les « experts », pour expliquer que la lutte contre les armes à feu et les gangs de rue serait une manifestation de racisme « anti-Noirs », comme si les Noirs eux-mêmes n’en étaient pas victimes, comme s’il fallait les amalgamer à ces groupes dangereux et aux armes à feu, ce qui est insensé !

DÉSENGAGEMENT

Ce procès anti-policiers va loin : dès que la police est filmée dans une opération difficile avec une personne associée aux « minorités », on l’accuse de « profilage racial », un concept fréquemment instrumentalisé par des groupes militants.

Et on entend de plus en plus des groupuscules plaider pour le définancement de la police, et même pour son abolition. Comment peut-on les prendre au sérieux ?

Mais cette hostilité à l’endroit de la police a des conséquences pour la population.

On apprenait ainsi récemment dans un reportage à Radio-Canada qu’il existe au SPVM une tendance encore minoritaire, mais inquiétante, au « désengagement policier ».

Résumons la chose ainsi : Certains policiers savent qu’en intervenant dans certains quartiers « difficiles », la moindre tension lors d’une arrestation pourra être filmée, souvent de manière décontextualisée, puis mise en ligne sur les réseaux sociaux pour créer un scandale qui donnera l’occasion d’une autre campagne haineuse contre la police.

Je ne parle évidemment pas ici d’un événement comme la vidéo de George Floyd, à Minneapolis, au Minnesota, aux États-Unis, qui a révélé au monde le sort qui lui a été réservé, mais de ces vidéos beaucoup plus ambiguës qui sont ensuite présentées comme des preuves accablantes de racisme policier, alors qu’il n’en est rien.

Alors certains policiers décident de détourner le regard. Ils pourraient intervenir devant des situations problématiques, peut-être même qu’ils le devraient, mais ils savent qu’un extrait de leur intervention peut condamner leur carrière. Alors ils s’abstiennent. On s’en désolera, mais il faut constater cette réalité.

Les premiers à payer le prix de ce désengagement des forces policières sont évidemment les gens qui habitent ces quartiers « difficiles », qui ne bénéficient plus de leur droit à la sécurité publique.

Faut-il équiper les policiers de caméras ?

CAMÉRAS

Je le crois. Pour qu’ils puissent désormais répondre aux vidéastes spontanés. Ainsi, nous aurons droit, dans les situations litigieuses, à une vision d’ensemble de la situation. Et surtout, à une vision plus équilibrée. S’il faut dénoncer un policier, nous le ferons. Mais s’il est victime d’un mauvais procès, nous le saurons.

Y a-t-il des préjugés et du racisme chez les policiers ? Oui. Et il doit être condamné.

Mais est-ce qu’on peut sérieusement soutenir que la police est une institution raciste ? Non.

Ce procès malveillant contre ceux qui risquent leur vie pour protéger la nôtre doit cesser.

En français, un point c’est tout !

Le ministre Simon Jolin-Barrette vient à peine de déposer son projet de loi 96 qui modifie et renforce la loi 101, que la levée de bouclier se fait sentir. Assurément, les anglophones seront contre mais ceux qui me déçoivent le plus, ce sont certains francophones. Ce sont ces derniers qui nous mettent les bâtons dans les roues.

Le Québec doit être français et il faut obtenir tous les outils pour y parvenir. Pensez-vous que les autres provinces canadiennes se battent pour conserver leur langue anglaise ? Non ! Alors pourquoi ne devrait-on pas faire la même chose pour le français, ici, au Québec.

Si les étudiants francophones veulent à tout prix étudier en anglais, il reste encore 10 autres provinces pour le faire et 50 États au sud. Il y a des milliers de Québécois qui ont pris cette décision, alors qu’ils fassent de même.

Richard Martineau, dans son article d’hier du Journal de Montréal, donne son avis sur la question. Une opinion que je partage à 110 %.


PROTECTION DU FRANÇAIS : FINI, MONSIEUR GENTIL !

C’est aujourd’hui que le ministre Simon Jolin-Barrette va présenter sa réforme de la loi 101.

Mon souhait : que le Québec cesse d’avoir honte de défendre vigoureusement sa langue officielle, le français.

Comme le chantait Alice Cooper, « No more mister Nice Guy ! »

Fini, monsieur gentil !

Il est parti, monsieur Gentil !

Je vous présente maintenant monsieur C’est-en-français-que-ça-se-passe-si-t’es-pas-content-bonsoir.

ATTENTION, LES LAPINS !

Ah, je sais, nous sommes en pleine période WOKE. Ce n’est pas bien vu, aujourd’hui, de se montrer ferme.

C’est méchant. 

Il faut être doux, compréhensif, accueillant jusqu’à l’effacement.

« Tu ne veux pas parler français ? No problem, I’ll switch to your language, I’m a good guy, a swell guy, one hell of an amazing guy ! I’ll even learn hindi or mandarin if it makes you feel ok… »

C’est maintenant considéré comme raciste d’imposer sa langue. Xénophobe, intolérant.

Et les gens qui vivent ici depuis des années et qui ne sont même pas capables de me dire « Merci » ou « Bonjour » dans ma langue, ils sont quoi, eux ?

Généreux ? Curieux ? Ouverts aux autres ?

Pourquoi le succès de l’intégration repose toujours sur les épaules de la société d’accueil, jamais sur celle des nouveaux arrivants ?

Il me semble que c’est une responsabilité partagée, non ?

Je m’excuse auprès des petits lapins qui se roulent en boule et deviennent rouges comme des homards dès qu’un Québécois francophone exige d’être servi dans sa langue chez lui.

Mais il n’y a qu’une seule et unique façon de protéger le français au Québec.

Rendre la vie plus difficile aux gens qui refusent de parler notre langue.

DES CÔNES ORANGE PARTOUT

C’est simple.

Si quelqu’un qui ne parle pas français n’éprouve aucun problème à s’éduquer, à recevoir des services du gouvernement, à décrocher des contrats publics et à trouver du boulot au Québec ; bref, si quelqu’un peut passer toute sa vie sans parler un maudit mot de français, pourquoi se forcerait-il à apprendre notre langue ?

Quelle serait sa motivation ?

Tu apprends une langue parce que l’apprentissage de cette langue te donne des avantages et te rend la vie plus facile.

À Montréal, un unilingue anglophone a plus de chances de se trouver un boulot qu’un unilingue francophone !

Vous trouvez ça normal, vous ?

Vous pensez que c’est comme ça à Toronto ? À Calgary ? À Vancouver ?

Pour diriger les immigrants vers le français, il faut utiliser la stratégie que Valérie Plante utilise pour encourager les automobilistes à utiliser le transport en commun : multiplier les obstacles, fermer des rues et mettre des cônes orange partout.

Utiliser la manière forte et rendre la vie plus compliquée aux gens qui se foutent de notre langue.

Dire haut et fort : « Ici, c’est en français que ça se passe. Tu ne veux pas parler français ? Ça ne t’intéresse pas ? Va ailleurs. »

UN PETIT ÎLOT

Ma solution est draconienne ?

Oui. Vous en voyez d’autres, vous ?

Le Québec est un petit îlot perdu dans un océan anglophone.

N’ayons pas peur de prendre les mesures qui s’imposent pour protéger notre langue et assurer sa pérennité.

Nous n’avons pas à nous excuser d’être qui nous sommes.

Par la peau des fesses

Enfin, les Canadiens de Montréal se sont qualifiés pour les séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey, avec cette défaite en prolongation de lundi dernier contre les Oilers d’Edmonton, mais qui a fourni quand même le point nécessaire à cet objectif.

Avec tous les confinements d’urgence que la COVID-19 a provoqué chez certaines équipes et un rythme de parties éreintant et sans précédent, c’est avec un retard de 8 jours que ce tournoi printanier s’amorcera.

Que feront nos Glorieux, décimés par les blessures depuis déjà quelques semaines ? On a beau dire que les joueurs blessés seront de retour mais il leur faut tout de même une certaine période avant de revenir et être opérationnel à 100 %.

J’ai un doute sur le chemin qu’ils parcourront dans la première confrontation avec les Maple Leafs de Toronto. Je ne veux pas être prophète de malheur mais la saison en dents de scie qu’ils ont connu n’augure rien de bon.

LA TRADITION BRISÉE

Autre point, ils ont brisé la tradition vieille de 111 ans, en jouant le dernier affrontement sans la présence d’un seul joueur francophone. Alex Belzile aurait pu jouer, lundi dernier. Mais, au fil des ans, l’idéologie de l’équipe s’est transformée. La disparition des joueurs francophone frappe l’imaginaire. Pourtant, plusieurs brillent dans d’autres équipes à travers la ligue et c’est malheureux. Il faut définitivement privilégier la LHJMQ pour créer la relève.

Pourquoi ne pas les choisir même s’ils sont disponibles plus loin dans les rondes de repêchage ? Les francos sont imprégnés du chandail mythique bleu blanc rouge depuis leur tendre enfance. Tous s’entendent pour dire que c’est le nirvana envié par un Québécois.

Les Canadiens ont toujours gagné leurs 24 coupes Stanley avec au moins 6 francophones dans leur équipe, allant même à en compter le triple. Et, fait étrange, le peu d’intérêt démontré envers les joueurs francophones, sont un bon indice des insuccès de l’équipe et principalement en séries éliminatoires.

Les deux dernières conquêtes du précieux trophée, celles de 1986 et 1993, ont été réalisées avec respectivement 10 et 15 joueurs francophones dans l’équipe. On devrait s’inspiré des Alouettes avec 24 joueurs québécois et le FC Montréal qui en compte 11 sur 30.

Le prestigieux flambeau a toujours été porté très haut par des hockeyeurs de chez nous. Les traditions doivent perdurer pour cette équipe fondatrice de la LNH. Une équipe qui jouait avec ses tripes et son cœur. Une fierté pour le Québec. Les fantômes du défunt Forum en ont été témoins.

TOUT EST POSSIBLE

Peuvent-ils causer une surprise ? Tout est possible en série, mais il faut être objectif malgré tout. Une « machine » à compter des buts, comme Matthews et McDavid, n’est pas encore dans nos rangs et depuis les Lafleur, Shutt et Lemaire, on attend toujours le Messie.

Caufield ? Faut lui donner le temps, il est encore jeune mais c’est prometteur. Le dossard 22, qu’a porté Steve Shutt, lui permettra peut-être de devenir aussi prolifique.

Bonne chance à nos Glorieux.