Un vaccin révolutionnaire sans précédent

Est-ce que la découverte du vaccin pour la COVID-19, pourrait être salutaire pour les autres coronavirus, et même plus ? Cet article de Richard Béliveau, Docteur en biochimie, publié dans le Journal de Montréal du 4 janvier, décrit bien toutes les possibilités de ce vaccin, pour l’avenir. C’est le texte que je vous propose aujourd’hui.

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LA RÉVOLUTION DES VACCINS À BASE D’ARN

Le développement rapide de vaccins contre la COVID-19 a été rendu possible par une nouvelle approche biochimique, basée sur l’utilisation d’ARN messager viral. En plus de ce succès historique, cette approche pourrait révolutionner notre combat contre plusieurs autres maladies infectieuses. Nous venons vraiment de franchir une étape majeure dans notre guerre aux virus.

Les maladies infectieuses représentent sans contredit les plus mortelles épreuves auxquelles les civilisations humaines ont eu à faire face. Peste, variole, syphilis, tuberculose, rougeole, malaria, choléra, grippe, sida et les quelques centaines d’autres maladies causées par les bactéries, virus et parasites ont fauché prématurément d’innombrables vies et décimé des populations entières, tout au long de l’histoire de l’humanité.

Heureusement, l’amélioration des conditions d’hygiène et la découverte des antibiotiques et des vaccins ont permis de réduire considérablement les dommages causés par les maladies infectieuses et entraîné une augmentation phénoménale de l’espérance de vie observée depuis environ la moitié du 20e siècle.

Mais le combat n’est pas gagné et la pandémie de COVID-19 nous rappelle aussi que nous demeurons vulnérables à l’apparition de nouveaux agents pathogènes virulents, qui peuvent utiliser les moyens de transport modernes pour se répandre très rapidement à l’échelle du globe.

STRATÉGIES DE VACCINATION

Les virus sont insensibles aux antibiotiques et la seule façon vraiment efficace de combattre les infections virales demeure la vaccination : en exposant nos cellules immunitaires aux protéines du virus, on permet au système immunitaire de développer des anticorps qui neutraliseront le virus dès son entrée dans l’organisme, avant qu’il ne parvienne à envahir nos cellules, pour nous rendre malades.

Pour mettre les protéines virales en contact avec le système immunitaire, on peut soit injecter les protéines virales elles-mêmes, comme dans les vaccins utilisant des virus entiers inactivés (polio, influenza) ou encore des fragments moléculaires de virus (hépatite B, papillome humain).

Une autre approche est plutôt d’introduire le matériel génétique du virus dans l’organisme et c’est l’hôte qui produit par lui-même les protéines virales qui vont stimuler l’immunité.

Par exemple, dans les vaccins basés sur des virus atténués (rougeole, oreillons, rubéole), le virus affaibli intègre son matériel génétique dans les cellules et cause la production de protéines virales qui seront détectées par l’immunité. Les gènes viraux peuvent aussi être transportés à l’aide d’un virus anodin (comme celui du rhume) qui va infecter les cellules et générer les protéines virales activatrices du système immunitaire.

L’AVANTAGE DE L’ARN MESSAGER

La nouvelle façon révolutionnaire de produire les protéines virales stimulatrices de l’immunité est d’utiliser l’ARN messager (ARNm) du virus. L’ARNm est en quelque sorte le manuel d’instruction utilisé par la cellule pour fabriquer de nouvelles protéines.

En conséquence, lorsqu’on vous injecte un ARNm correspondant à une protéine virale, vos cellules vont absorber cet ARN et produire cette protéine étrangère en grande quantité, ce qui va entraîner l’activation du système immunitaire.

Un énorme avantage de cette approche est que les ARNm sont des structures relativement simples, contenant seulement 4 constituants différents, appelés bases azotées (adénine, guanine, cytosine et l’uracile), et très faciles à produire synthétiquement.

Dès que la séquence génétique d’un virus est connue, on peut immédiatement fabriquer l’ARNm désiré et commencer beaucoup plus rapidement le processus d’immunisation que si on voulait injecter la même protéine virale produite en laboratoire.

Les protéines ont des structures beaucoup plus complexes que l’ARN, soit 24 constituants (acides aminés, au lieu des 4 bases azotées de l’ARN) et leur production et purification nécessitent souvent de nombreuses étapes complexes.

L’ARNm permet donc de sauver énormément de temps, un avantage particulièrement important dans le cas d’une pandémie soudaine causée par un nouveau virus, comme cela a été le cas pour la COVID-19.

De plus, la formulation pharmacologique risque d’être très semblable entre les ARN, parce que la variabilité moléculaire est faible (4 vs 24 constituants), ce qui représente un avantage majeur dans le développement d’un vaccin.

PRENDRE LES DEVANTS

Pour donner une idée du temps sauvé grâce à la technologie de l’ARNm, mentionnons que la séquence génétique du virus
a été rendue publique le 11 janvier 2020 et que Moderna avait déjà déterminé l’ARNm à être utilisé pour le vaccin deux jours plus tard, le 13 janvier.

Un mois plus tard, le vaccin avait déjà été fabriqué et acheminé aux National Institutes of Health pour être testé en études cliniques de Phase I.

Quelques mois plus tard, en mai, les données rapportaient que le vaccin était sécuritaire et que son efficacité pouvait être étudiée plus en détail par des études de Phase III, menant à son approbation en décembre dernier.

Moins d’un an s’est donc écoulé entre le design du vaccin et son arrivée sur le marché, du jamais vu dans l’histoire de la médecine. C’est une véritable révolution thérapeutique, qui n’a d’équivalent que dans la découverte des antibiotiques.

On pourrait même envisager de réduire encore plus ce délai dans le cas de pandémies futures. La surveillance des réservoirs de virus présents chez les animaux (les chauves-souris, notamment) et la caractérisation de ces virus nous permettent d’identifier les familles de virus les plus susceptibles de causer éventuellement des pandémies.

En utilisant la technologie ARNm, on pourrait commencer dès maintenant le développement de vaccins contre ces virus, étudier leur mécanisme d’action et les tester chez les animaux puis chez les humains pour établir leur sécurité.

Cela permettrait de commencer immédiatement des essais cliniques de Phase III en cas d’éclosion d’une pandémie et, ainsi, de permettre de sauver plusieurs mois précieux.

Et même si les virus responsables de ces pandémies étaient légèrement différents des versions originales sur lesquelles sont basés les vaccins, l’approche ARNm permet de s’adapter très rapidement à ces variations, sans changements majeurs dans la formulation du vaccin.

Évidemment, une approche préventive de ce type nécessite des investissements majeurs à l’échelle internationale, surtout si on veut générer des vaccins contre un large éventail de virus. Mais un investissement qui en vaut la peine si l’on considère la catastrophe planétaire de la dernière année.

Une histoire au dénouement heureux

Liam et son grand frère.
Photo: Journal de Montréal

Il n’y a pas que des mauvaises nouvelles dans les journaux. Il s’en passe aussi de très belles histoires au Québec, et spécialement en santé, qui nous permettre d’apprécier la vie. De beaux miracles pour profiter pleinement d’une renaissance.

Voici l’histoire du petit Liam, parue dans le Journal de Montréal du 28 décembre dernier, sous la plume de Hugo Ducharme.

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LE PLUS PETIT GREFFÉ CARDIAQUE

Difficile de croire que le petit Liam a dû être branché à un cœur de Berlin en 2016.

Quatre ans après avoir été le plus petit patient cardiaque du Québec, Liam est un garçon « pas arrêtable » qui ne laisse rien paraître de ses premiers mois de vie, où il a été branché à un cœur mécanique pour survivre jusqu’à sa greffe miracle.

« Il adore se rouler dans la neige. L’été, on n’arrive pas à le sortir de la piscine […] Il n’est pas brûlable, il court tout le temps, il veut tout explorer », lance en riant Jessica Sarrazin.

En 2016, Le Journal avait couvert les mois d’angoisse de la jeune famille de l’Épiphanie, dans Lanaudière, alors qu’elle attendait un cœur pour sauver bébé Liam.

Atteint d’une cardiomyopathie dilatée irréversible*, une maladie génétique qui empêchait son cœur de bien pomper le sang, cette greffe était son seul espoir.

Le jour de ses 30 ans, le 30 septembre, la maman a reçu l’appel inespéré, et son fils, alors âgé de 6 mois, a reçu un nouveau cœur.

CŒUR DE BERLIN

Mais ce qui a sauvé Liam Joly et lui a permis d’attendre quatre mois pour obtenir une greffe, c’est le cœur de Berlin que les médecins du Centre hospitalier universitaire (CHU) Sainte-Justine ont pris le risque de lui installer. Le garçon avait été hospitalisé deux semaines après sa naissance.

Sa peau était devenue marbrée, selon sa maman, qui voyait ses veines bleues parcourir tout son petit corps.

Pour survivre, il avait dû être intubé et il dormait presque 23 heures par jour, et ce pendant trois mois.

Frôlant à peine les 5 kg (11 lbs), il était dangereusement petit pour l’opération permettant de lui installer un cœur de Berlin, un appareil qui permet de faire circuler le sang à la place du véritable organe.

JAMAIS VU

C’était du jamais-vu à Sainte-Justine, et une première au Québec.

Mais le risque en a valu la chandelle. Pour la première fois depuis son arrivée à l’hôpital, sa maman pouvait prendre son fils dans ses bras.

« Il s’est mis à faire des sons, à jouer. Je pouvais enfin m’en occuper », décrit Mme Sarrazin.

Constamment, des médecins venaient aussi visiter le bambin avec leurs étudiants pour observer le minuscule patient branché à l’énorme machine, grosse comme « deux classeurs en métal de trois tiroirs »..

Quatre ans plus tard et en pleine forme, Liam Joly et sa famille s’apprêtent à vivre un deuxième Noël en confinement.

En effet, après sa greffe à l’automne 2016, la famille a dû s’isoler pendant six mois afin d’éviter tout risque que leur fils attrape une maladie.

Il rend actuellement des médicaments pour affaiblir son système immunitaire afin d’éviter que son corps ne cherche à rejeter son nouveau cœur.

La pandémie a donc été très stressante pour la famille, qui doit faire très attention à Liam. « Mais on le vit bien, puisque c’est notre deuxième confinement », philosophe Mme Sarrazin.

* Cardiomyopathie dilatée irréversible : Muscle affaibli qui empêche le cœur de pomper le sang.

Une première au Québec

Pesant à peine 5 kg (11 lbs), Liam Joly était le plus petit patient à recevoir l’aide d’un cœur mécanique au Québec, selon sa médecin, Marie-Josée Raboisson, du CHU Sainte-Justine.

« C’était vraiment la dernière chance », affirme la cardiologue, à propos du cœur de Berlin installé sur Liam à l’âge de 3 mois.

Même si les risques étaient immenses sur un enfant aussi petit, il s’agissait de son « seul moyen de survie » jusqu’à une greffe du cœur, survenu quatre mois plus tard.

OPÉRATION RARE

L’installation d’un cœur de Berlin chez un enfant est déjà rare en soit. À Sainte-Justine, l’opération a seulement
été faite une quinzaine de fois depuis 1984.

Le cœur mécanique est un gros appareil formé d’une canule, soit un tube qui aspire le sang pour le transporter dans une chambre.

Celle-ci sert de pompe, remplaçant ainsi l’action du cœur. Puis une deuxième canule est fixée à l’aorte, pour renvoyer le sang dans le corps. Le tout est connecté à une console.

Son installation comporte deux risques : les fissures et les saignements ou la formation de caillots sanguins par l’appareil pouvant mener à un accident vasculaire cérébral (AVC).

La Dre Raboisson souligne que plus les tubes sont petits, comme pour les bambins, plus les risques de caillots sont élevés.

De plus, Liam présentait déjà un saignement à la tête qui inquiétait les médecins.

RISQUE EXTRÊME

Le risque était donc « extrêmement important ».

Mais l’état trop instable du garçon menaçait sa survie. Intubé et endormi pendant trois mois, son développement, crucial pour un nouveau-né, était aussi impossible.

Malgré un AVC, qui a temporairement paralysé son côté droit sans séquelles graves, l’opération a été un succès. « Grâce à ça, il a pu attendre [une greffe] dans de bonnes conditions », souffle la médecin.

Les fibres

Les fibres jouent un rôle indispensable sur notre santé. Or, notre consommation journalière est d’environ 20g pour les hommes et 18g pour les femmes, alors que les recommandations de l’Anses sont de 30g par jour.

Qu’est-ce que les fibres ?

Les fibres font en réalité partie de la famille des glucides. Mais, contrairement à l’amidon ou au sucre, les fibres sont des sucres complexes qui ne sont ni digérés ni absorbés par le corps. Elles n’ont donc aucune valeur nutritionnelle. Elles jouent cependant un rôle indispensable sur le transit intestinal et sur la santé en général.

Il existe deux grands types de fibres :

Les fibres solubles : elles se dispersent dans l’eau et forment un gel visqueux dans l’organisme au contact de l’eau.

Les fibres insolubles : elles ne se dissolvent pas dans l’eau mais absorbent l’eau, un peu comme une éponge, et ont ainsi un pouvoir de gonflement élevé.

La grande majorité des aliments fibreux contiennent à la fois des fibres solubles et des fibres insolubles, qui présentent toutes les deux des bienfaits différents. Par exemple, si la chair des fruits et légumes est surtout riche en fibres solubles, leur peau contient quant à elle essentiellement des fibres insolubles.

Les fibres, un allié santé, essentiel

Les fibres ont de nombreux bienfaits et une consommation de fibres en bonne quantité est indispensable à une bonne santé.

1) Régulation de la glycémie

Les fibres permettent de réguler la glycémie. En effet, elles vont former un gel visqueux dans l’intestin qui va permettre de ralentir l’absorption du glucose. En consommant suffisamment de fibres, la glycémie va s’élever de façon moins importante après un repas. Les fibres permettent ainsi d’éviter des variations importantes de glycémie, qui peuvent engendrer fatigue, prise de poids, et réduction de la sensibilité à l’insuline (voir notre article sur les glucides). Elles sont ainsi un allié dans la prévention des risques du diabète.

Une meilleure régulation de la glycémie joue aussi un rôle important dans la prévention des maladies cardio-vasculaires.

2) Satiété et gestion du poids

Les fibres jouent également un rôle important sur la satiété et donc sur la gestion du poids. Après ingestion, les fibres vont se gorger d’eau. Elles vont alors avoir un effet rassasiant et vont permettre de réguler son appétit. Par ailleurs, les aliments riches en fibres nécessitent plus de mastication. Or, la mastication joue un rôle indispensable sur la satiété. Elle permet notamment de stimuler différents récepteurs (langue, dents, palais…) qui vont alors informer le cerveau que nous sommes en train de manger et de recevoir des nutriments.

3) Aide au transit intestinal

Les fibres sont essentielles pour assurer un bon transit intestinal. En effet, les fibres insolubles vont se gonfler d’eau et augmenter le volume le volume du bol alimentaire, ce qui va faciliter son évacuation par les selles. Consommer suffisamment de fibres permet ainsi de lutter contre la constipation.

4) Limitation du contact avec les toxines

Enfin, les fibres vont enfin permettre de limiter le temps de contact entre la muqueuse intestinale et les toxines (pesticides, additifs alimentaires, alcool, etc.). Les fibres permettent ainsi de diminuer les risques de cancer du côlon car le tube digestif est moins exposé aux toxines.

Les aliments riches en fibres

On retrouve des fibres dans tous les végétaux, et notamment dans :

Les fruits : bananes, pommes, poires, framboises, figues, nectarines, etc.

Les légumes : artichauts, épinards, haricots verts, brocolis, chou-fleur, etc.

Les légumineuses : lentilles, fèves, pois chiches, haricots blancs, etc.

Les fruits à coque : amandes, pistaches, cacahuètes, noix, noisettes, etc.

Les produits céréaliers : avoine, seigle, quinoa, riz complet, pain complet, etc.

Quelques astuces pour consommer plus de fibres

Tout d’abord, il est important d’augmenter sa consommation de fibres progressivement. En effet, la hausse de l’apport en fibres peut poser quelques inconvénients au niveau intestinal. Il est nécessaire de laisser le temps au système digestif de s’adapter. Il faut aussi s’assurer de bien s’hydrater tout au long de la journée afin de favoriser l’écoulement des fibres.

– Consommez les fruits et légumes avec la peau (et choisissez-les bio car les pesticides se concentrent essentiellement dans la peau).

– Consommez au moins 3 à 4 portions de légumes et 2 fruits par jour

– Si vous avez une sensibilité intestinale, privilégiez les légumes cuits car la cuisson rend les fibres plus digestes.

– Ajoutez des oléagineux (amandes, noisettes, noix) à votre collation, dans vos yaourts ou encore dans vos salades.

– Consommez un vrai fruit au petit-déjeuner plutôt qu’un jus de fruits.

– Privilégiez les céréales complètes : riz complet, pain complet, pâtes complètes, etc.

– Pensez aux légumineuses (lentilles, haricots blanc, pois chiches, etc.), qui sont très riches en fibres mais aussi en protéines et qui peuvent ainsi remplacer la viande pour certains repas

– Substituez une partie de la farine blanche dans vos préparations pour de la farine semi-complète ou complète

Source : Julie de Yuka (Web)

Diabète : nouvelles médications

Dans son numéro d’hiver 2020-2021 de la revue Plein soleil, on apprend l’existence de nouveau médicaments dans le traitement du diabète des types 1 et 2. Voici de quoi il en retourne.

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Nouvelles insulines remboursées par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ)

Les insulines à action prolongée LevenirMC, LantusMC (fiole de 10 ml), BasagladMC, ToujeoMC et TrésibaMC, sont maintenant couvertes par la RAMQ sans exception.

Ces insulines sont dites à action prolongée puisque leur effet dure de 24 à 42 heures. Elles peuvent être utilisées pour le traitement du diabète de type 1 ou de type 2.

Consultez votre médecin ou votre pharmacien pour plus d’informations.

Rybelsus® : nouveau médicament autorisé par Santé Canada

En avril 2020, Santé Canada a autorisé le médicament Rybelsus® (sémaglutide) pour le traitement du diabète de type 2. Rybelsus® est commercialisé par Novo Nordisk Canada.

Rybelsus® fait partie de la classe de médicaments que l’on appelle « analogue du GLP 1 ». Ces médicaments imitent certaines hormones intestinales (incrétines) qui agissent lorsque le taux de sucre est élevé en stimulant la sécrétion d’insuline et en diminuant la production de glucagon par le pancréas.

Ils permettent également de ralentir la digestion dans l’estomac et de diminuer l’appétit. Rybelsus® est le premier et le seul médicament de cette classe à être offert en comprimé et non en injection.

Il est indiqué comme traitement d’appoint à une saine alimentation et à la pratique régulière d’activité physique afin d’améliorer la gestion du taux de sucre dans le sang chez les adultes vivant avec le diabète de type 2.

Il peut être utilisé seul ou en combinaison avec d’autres médicaments. Il pourrait y avoir un risque d’hypoglycémie lorsque Rybelsus® est utilisé avec un médicament sécrétagogue de l’insuline ou avec de l’insuline.

Rybelsus® doit être administré une fois par jour 30 minutes avant le premier repas de la journée. La dose de départ doit être augmentée graduellement afin de limiter les effets indésirables gastro-intestinaux.

Cancer et gériatrie

Avec le vieillissement, la maladie s’installera un jour ou l’autre. Pourquoi l’âge est un facteur important dans le risque d’avoir un cancer ?

C’est à cette question que le Docteur en biochimie Richard Béliveau se prononçait dans sa chronique du Journal de Montréal du 7 décembre dernier. C’est le texte que je vous propose aujourd’hui.

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POURQUOI LES PERSONNES ÂGÉES SONT-ELLES PLUS TOUCHÉES PAR LE CANCER ?

Selon une fascinante découverte de chercheurs américains, l’accumulation au cours du vieillissement d’une molécule générée par le métabolisme favoriserait la progression du cancer sous forme de métastases.

L’ADN de nos cellules est constamment soumis à diverses agressions qui affectent sa structure et introduisent des mutations qui haussent le risque de cancer.

Ces dommages s’accumulent avec le temps et c’est pour cette raison que l’âge représente le principal facteur de risque de cancer : par exemple, alors qu’à peine 1 % de la population âgée de moins de 40 ans est touché par un cancer de stade avancé, qui possède un caractère invasif, cette proportion grimpe de façon exponentielle avec le temps pour atteindre près du tiers des hommes et du quart des femmes âgées de plus de 60 ans

PERTE DE DIFFÉRENTIATION

Selon une étude récemment parue dans le prestigieux Nature, l’apparition plus fréquente des cancers invasifs chez les personnes âgées ne serait cependant pas seulement due à la durée d’exposition plus longue aux agents mutagènes.

On sait depuis plusieurs années que l’environnement dans lequel évoluent les cellules cancéreuses joue un rôle très important dans la progression tumorale. Pour déterminer si le vieillissement pourrait affecter cet environnement et favoriser l’évolution du cancer, les chercheurs ont examiné les changements morphologiques de cellules cancéreuses exposés à des sérums provenant du sang de personnes jeunes (moins de 30 ans) ou âgées (plus de 60 ans).

Ils ont remarqué qu’en présence des sérums provenant des personnes âgées, les cellules cancéreuses changeaient complètement de forme et devenaient similaires à des cellules souches, non différenciées, une caractéristique de cellules cancéreuses en train d’acquérir la propriété de former des métastases.

L’injection de ces cellules cancéreuses exposées au sérum de personnes âgées à des animaux a effectivement entraîné la formation de métastases, alors que celles qui avaient été exposées au sérum de personnes jeunes en étaient incapables.

Ces observations suggèrent donc que le vieillissement est associé à l’apparition d’un composé prométastatique dans le sang qui potentialise le caractère invasif des cellules cancéreuses.

ACIDE MÉTHYLMALONIQUE

Il est possible que ce facteur soit d’origine métabolique, car plusieurs interventions qui altèrent le métabolisme, en particulier une bonne alimentation (riche en végétaux, pauvre en aliments ultratransformés), l’exercice physique et la restriction calorique, sont connues pour diminuer considérablement le risque de cancer et de métastases.

En utilisant la science du métabolomique, les chercheurs ont donc comparé le profil métabolique des sérums provenant de personnes jeunes et âgées et sont parvenus à identifier trois molécules présentes en plus grandes quantités dans le sang des personnes âgées, soit le phosphoénolpyruvate, le quinolinate et l’acide méthylmalonique (MMA).

De ces trois métabolites, seul le MMA est capable de reproduire le changement de morphologie des cellules cancéreuses observé à la suite de l’exposition au sérum provenant des personnes âgées, ce qui indique que cette molécule pourrait représenter le facteur prométastatique présent dans ces sérums.

Il est également suggéré par l’observation que les niveaux de MMA sont beaucoup plus élevés (de 10 à 100 fois) dans le sang des personnes de plus de 60 ans que chez celles de moins de 30 ans.

REPROGRAMMATION GÉNÉTIQUE

L’augmentation des propriétés invasives des cellules cancéreuses par le MMA est due à l’impact majeur de ce métabolite sur l’expression d’une foule de gènes connus pour jouer un rôle important dans le processus métastatique. Cette reprogrammation génétique semble principalement due à l’activation du gène SOX4, un facteur de transcription connu pour jouer un rôle central dans la progression de plusieurs types de cancers agressifs et la formation de métastases.

Globalement, ces résultats indiquent donc que l’accumulation de MMA dans le sang au cours du vieillissement crée un climat qui favorise l’évolution de la progression tumorale et de la formation de métastases, et contribue donc à la hausse d’incidence de cancers agressifs observés chez les personnes plus âgées.

Peut-on atténuer l’accumulation de MMA observée au cours du vieillissement ? Il faut noter que ce métabolite est produit par le métabolisme du propionate, lui-même généré par la dégradation de certains acides aminés spécifiques (à chaîne latérale ramifiée). Les études montrent que les taux sanguins de ces acides aminés sont beaucoup plus élevés chez les personnes obèses et résistantes à l’insuline, deux conditions qui sont associées à une hausse du risque de cancer.

Il est donc possible qu’une production accrue de MMA causée par un excès de ces acides aminés favorise la progression tumorale chez ces personnes. Une autre raison de demeurer aussi mince que possible pour réduire le risque de cancer et améliorer l’espérance de vie.

Le cancer du colon

Un texte de Richard Béliveau, Docteur en biochimie, publié dans le Journal de Montréal du 26 octobre dernier.

BOIRE DU CAFÉ POUR Y SURVIVRE

Une étude rapporte que la consommation régulière de café réduit le risque de décès chez les patients atteints d’un cancer du côlon avancé ou métastatique.

En plus de son contenu élevé en caféine, responsable de ses propriétés stimulantes, le café contient également plus de 800 composés phytochimiques distincts, dotés de multiples activités biologiques.

Certaines de ces molécules comme les diterpènes cafestol et kahweal accélèrent l’élimination des substances cancérigènes, tandis que d’autres, comme les acides caféique et chlorogéniques possèdent une forte activité antioxydante.

La présence simultanée de ces molécules dans le café pourrait expliquer les effets bénéfiques de cette boisson sur la prévention de certaines maladies chroniques, incluant le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires, les neurodégénérescences et certains types de cancer, en particulier celui du foie.

CONTRE LES RÉCIDIVES DU CANCER

Un des aspects les plus intéressants de l’action anticancéreuse du café est son impact positif sur la survie des patients atteints du cancer.

Par exemple, une étude a montré que chez les femmes qui ont combattu un cancer du sein hormono-dépendant et qui sont traitées avec le tamoxifène, la consommation de 2 tasses de café et plus était associée à une réduction de 50 % des récidives.

Selon une étude récente, cet effet protecteur serait observé chez les patients atteints d’un cancer du côlon non opérable en raison d’un stade avancé ou de la présence de métastases.

Dans cette étude, 1171 patients qui avaient été au départ, recrutés pour évaluer l’efficacité de deux anticorps dirigés contre les protéines impliquées dans la progression tumorale (cetuximad et bevacizumab) ont accepté de participer à une étude parallèle visant à évaluer l’impact de l’alimentation, en particulier la consommation de café, sur la survie.

En raison du stade très avancé du cancer touchant les patients de cette cohorte, une forte proportion des malades (93 %) sont décédés ou ont vu leur état s’aggraver durant la durée de l’étude (5 ans).

Cependant, les chercheurs ont noté que la consommation de café était associée à une importante baisse du risque de progression de la maladie et de la mortalité : par exemple, les participants qui consommaient 2-3 tasses de café par jour avaient 18 % moins de risque de décéder de la maladie que ceux qui n’en buvaient pas, une protection qui atteint 36 % pour la consommation d’au moins 4 tasses de café par jour.

Ces résultats sont en accord avec une étude précédente qui avait montré que chez les patients qui avaient été traités par chirurgie et chimiothérapie pour un cancer du côlon de stade III, la consommation de 4 tasses de café et plus par jour était associée à une diminution de 42 % du risque de récidive et à une baisse de 33 % du risque de mortalité.

EFFETS MÉTABOLIQUES

Les améliorations de la survie des patients sont observées autant pour la consommation de café régulier que décaféiné, ce qui suggère que ce sont principalement les autres composés phytochimiques du café qui sont responsables des effets positifs de ce breuvage.

D’ailleurs, une étude récente a montré une réduction du risque de mortalité prématurés chez les buveurs de café, indépendamment du contenu en caféine ou du métabolisme de la caféine.

Parmi les candidats possibles, l’acide chlorogénique pourrait jouer un rôle important. Cette molécule diminue la résistance à l’insuline et les taux de glucose sanguins, deux phénomènes qui sont associés à une diminution de la survie des patients atteints d’un cancer du côlon.

L’action antioxydante de cette molécule (et des autres constituants du café) pourraient également être impliquée étant donné que le stress oxydatif contribue à la progression du cancer colorectal et la formation de métastases.

La mauvaise réputation accolée au café pendant de nombreuses années n’a donc aucunement sa raison d’être.

Évidemment, en trop grande quantité, le café peut provoquer différents effets secondaires désagréables (reflux gastro-œsophagiens, ulcères gastro-duodénaux, insomnies).

En quantité raisonnable, par contre, la recherche des dernières années a clairement montré que cette boisson exerce plusieurs effets positifs sur la santé en général, incluant une diminution du risque de mortalité due à des maladies aussi graves que le cancer.

La COVID-19, d’un point de vue médical

Est-ce une fausse nouvelle ? Je ne saurais dire. Mais si je me fie à ma propre expérience, j’ai tendance à dire que ce serait plausible. À tout événement, je veux partager cette opinion (qui circule sur le Web) de la docteure Bonnie Henry, médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique.

Constatant le succès de cette province canadienne, sur la COVID-19, il faut en prendre connaissance et apprécier la vie avec un minimum de contraintes, comme elle le suggère. Elle a contribué à contrôler le virus dans la province, et ses conseils ci-dessous valent la peine d’être notés. Elle travaille avec des virus depuis 20 ans. Voici ses recommandations,  sous toute réserve :

1. Il se peut que nous devions vivre avec la COVID-19 pendant des mois ou des années. Ne le nions pas et ne paniquons pas. Ne rendons pas nos vies inutiles. Apprenons à vivre avec ce fait.

2. Vous ne pouvez pas détruire les virus COVID-19 qui ont pénétré les parois cellulaires en buvant des litres d’eau chaude – vous irez simplement aux toilettes plus souvent.

3. Se laver les mains et maintenir une distance physique de deux mètres est la meilleure méthode pour votre protection.

4. Si vous n’avez pas de patients infectés à la maison, il n’est pas nécessaire d’en désinfecter les surfaces.

5. Les marchandises emballées, les pompes à essence, les paniers et les guichets automatiques ne causent pas d’infection. Si vous vous lavez les mains, vivez votre vie comme d’habitude.

6. La COVID-19 n’est pas une infection alimentaire. Il est associé à des gouttes d’infection comme la « grippe ». Il n’y a aucun risque démontré que ce coronavirus soit transmis par les aliments.

7. Vous pouvez perdre votre odorat avec de nombreuses allergies et infections virales. Ce n’est qu’un symptôme non spécifique de la COVID-19.

8. Une fois à la maison, vous n’avez pas besoin de changer vos vêtements de toute urgence et d’aller vous doucher ! La pureté est une vertu, la paranoïa ne l’est pas !

9. Le virus COVID-19 ne reste pas longtemps dans l’air. Il s’agit d’une infection respiratoire par gouttelettes qui nécessite un contact étroit.

10. L’air est pur, vous pouvez vous promener dans les jardins et dans les parcs en gardant simplement la distance physique requise pour votre protection.

11. Il suffit d’utiliser un savon normal contre la COVID-19 et non un savon antibactérien. C’est un virus, pas une bactérie.

12. Vous n’avez pas à vous soucier de vos commandes de nourriture. Mais vous pouvez tout réchauffer au micro-ondes, si vous le souhaitez.

13. Les chances de ramener la COVID-19 à la maison avec vos chaussures, c’est comme être frappé par la foudre deux fois par jour. Je travaille contre les virus depuis 20 ans et les infections par gouttes ne se propagent pas comme ça !

14. Vous ne pouvez pas être protégé du virus en prenant du vinaigre, du jus de canne à sucre et du gingembre ! Ce sont pour l’immunité pas un remède.

15. Le port d’un masque pendant de longues périodes interfère avec votre respiration et vos niveaux d’oxygène. Portez-le uniquement dans les foules.

16. Le port de gants est également une mauvaise idée; le virus peut s’accumuler dans le gant et se transmettre facilement si vous touchez votre visage.

17. Mieux vaut se laver les mains régulièrement. L’immunité est grandement affaiblie en restant toujours dans un environnement stérile.

18. Même si vous mangez des aliments stimulant le système immunitaire, veuillez sortir régulièrement de chez vous pour vous rendre dans n’importe quel parc ou plage.

19. L’immunité est augmentée par L’EXPOSITION AUX AGENTS PATHOGÈNES, et non en restant assis à la maison et en consommant des aliments frits, , épicés, sucrés et des boissons gazeuses.

Soyez intelligent et restez informé ! Vivez la vie raisonnablement et pleinement. Soyez gentil, calmez-vous et soyez en sécurité.

Dr Bonnie Henry

Prenons soin les uns des autres

Au-delà de nos différences il faut se rappeler que nous ne sommes pas seuls. Nous sommes tous dans le même bateau. Tout le monde fait partie de cette même grande famille que l’on appelle l’humanité.

Et aujourd’hui, plus que jamais, cette grande famille a besoin de chacun d’entre nous. Vous êtes, nous sommes, un maillon essentiel dans cette grande chaîne de vie. Nous pouvons nous aider et prendre soin les uns des autres. Comment ? La réponse est simple : grâce à la compassion.

Et la compassion, ce n’est pas de la pitié.

La pitié, c’est ce qui nous fait dire « pauvre toi » et penser « heureusement que ce n’est pas moi », en croyant que nous serons épargnés. La pitié, c’est aider l’autre pour ne pas se sentir coupable. Alors que la compassion est plutôt faite de courage, d’humilité et de bonté.

Au milieu de la confusion et de la peur, c’est une main qui se tend pour nous aider à nous relever. C’est un encouragement pour que l’on puisse reconquérir notre dignité. C’est une lueur qui brille au loin dans l’obscurité. C’est un coup de pouce qui nous donne la force de continuer.

UN CADEAU QUI NE S’OUBLIE PAS

La compassion, c’est reconnaître que nous possédons des forces et des faiblesses. Des limites et des capacités. Que nous sommes, à la fois, courageux et vulnérables. Quand nous subissons un coup dur, une perte ou une trahison, la compassion d’une autre personne à notre égard est un cadeau qui ne s’oublie jamais. Un jour ou l’autre, chacun de nous aura besoin d’offrir et de recevoir un tel cadeau.

Les problèmes ne vont pas disparaître simplement par le miracle de la compassion. Mais à la manière dont nous vivrons chacun notre compassion, nous découvrirons une détermination, un courage, une résistance à la peur, à la violence, qui dépassent notre imagination.

Il existe en chacun de nous, qu’on le sache ou non, une source de bonté, de créativité et de compassion qui peut changer notre vie. Changer notre monde. Vous possédez une compassion qui peut tout changer. Vous êtes capable d’écouter sans juger. D’encourager sans envier. D’aimer sans attendre. De pardonner sans condamner. De donner sans condition.

Et aujourd’hui, dans la mesure du possible, je vous invite à poser un geste de compassion pour vous-même, pour ceux et celles que vous aimez et pour tous ceux qui traversent actuellement des moments difficiles. Soyez compatissant pour l’humanité.

Source : Article remanié de Nicole Bordeleau, paru dans la revue Profil, de la Coopérative funéraire du Grand Montréal. Vol. 32 No. 2,

L’apnée du sommeil…

UNE COMPLICATION DU DIABÈTE DE TYPE 2 ?

Beaucoup de personnes vivant avec le diabète de type 2 font également de l’apnée du sommeil. Existe-t-il un lien entre ces deux conditions ?

QU’EST-CE QUE L’APNÉE DU SOMMEIL ?

Le terme apnée signifie une « suspension momentanée de la respiration ». L’apnée du sommeil se caractérise donc par le fait d’arrêter de respirer en dormant.

La forme d’apnée du sommeil la plus fréquente est l’apnée obstructive. Normalement, durant le sommeil, les muscles qui contrôlent la langue, le palais mou et les parois du pharynx maintiennent les voies respiratoires ouvertes.

Cependant, chez les personnes qui font de l’apnée du sommeil, il y a un relâchement de ces muscles. Ce relâchement obstrue, en partie ou en totalité, le passage de l’air vers les poumons, ce qui entraîne un arrêt de la respiration. Les arrêts respiratoires peuvent survenir jusqu’à 30 fois par heure et durer de 10 à 60 secondes !

QUELLES SONT LES CONSÉQUENCES POTENTIELLES DE L’APNÉE DU SOMMEIL ?

L’apnée du sommeil peut causer des ronflements et une sensation d’étouffement durant la nuit. De plus, les microréveils engendrés par les arrêts respiratoires affectent grandement la qualité du sommeil. Ainsi, des symptômes liés à la fatigue peuvent se manifester durant le jour comme de la somnolence, de l’irritabilité, des maux de tête, etc.

Si la situation perdure, cela peut entraîner des troubles de la concentration ou de la mémoire, une difficulté à vaquer à ses occupations quotidiennes, une diminution de la performance au travail, une augmentation du risque d’accident de la route et même une dépression.

En plus des symptômes liés à une mauvaise qualité du sommeil, l’apnée du sommeil augmente les risques de maladies cardiovasculaires et de diabète de type 2.

Y A-T-IL UN IMPACT SUR LA GESTION DU DIABÈTE ?

On sait qu’un sommeil perturbé peut entraîner une augmentation de la glycémie à cause des phénomènes suivants :

– diminution de la sensibilité des cellules à l’insuline;

– diminution du fonctionnement des cellules qui produisent l’insuline.

Par ailleurs, un manque de sommeil chronique peut s’avérer néfaste pour la gestion du poids en diminuant la quantité d’énergie dépensée par le corps et en augmentant l’appétit.

Ainsi, l’apnée du sommeil qui n’est pas traitée peut nuire à la gestion du diabète.

QU’EST-CE QUI AUGMENTE LE RISQUE DE FAIRE DE L’APNÉE DU SOMMEIL ?

– Avoir un indice de masse corporelle (IMC) égal ou supérieur à 30;

– Avoir un menton reculé ou fuyant, un visage étroit ou une petite mâchoire;

– Avoir une circonférence de cou élevée;

– Avoir des antécédents familiaux d’apnée du sommeil;

– Être de sexe masculin;

– Avoir 50 ans et plus;

– Être ménopausée;

– Avoir des allergies respiratoires;

– Consommer du tabac, de l’alcool ou des somnifères de façon régulière;

– Avoir une obstruction nasale importante imposant une respiration par la bouche.

L’un des facteurs de risque communs à l’apnée du sommeil et au diabète de type 2 est le fait d’avoir un IMC élevé. C’est l’une des raisons expliquant pourquoi plusieurs personnes vivant avec le diabète font également de l’apnée du sommeil.

UNE CONDITION SOUS-DIAGNOSTIQUÉE !

On estime que seulement 20 % des personnes qui font de l’apnée du sommeil auraient reçu ce diagnostic. Cette faible proportion s’explique entre autres par le fait que c’est une condition qui se développe lentement. De plus, les personnes n’ont pas conscience de leurs microréveils et la fatigue ressentie est un symptôme qui peut sembler commun et banal pour plusieurs.

DORMEZ-VOUS DEBOUT ?

Il existe un test simple et fiable qui permet d’évaluer ses probabilités de somnolence ou d’endormissement pendant la journée dans différentes circonstances de la vie quotidienne, appelée l’« échelle de somnolence d’Epworth »,

Cet outil n’est pas un test de dépistage de l’apnée du sommeil, mais il permet d’indiquer la possibilité qu’il y ait un trouble du sommeil nécessitant une consultation auprès d’un médecin ou bien une évaluation plus approfondie auprès de spécialistes du sommeil.

QUOI FAIRE SI VOUS PENSEZ FAIRE DE L’APNÉE DU SOMMEIL ?

La première étape est d’en parler à votre médecin. Celui-ci sera en mesure d’évaluer vos symptômes, votre état de santé et vos antécédents afin de vous prescrire au besoin un test de diagnostic. Il existe trois tests possibles. Ceux-ci sont remboursés par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ), mais il peut y avoir un délai d’attente. Certaines cliniques privées offrent aussi ces services moyennant des frais.

QUEL EST LE TRAITEMENT ?

Une fois le diagnostic d’apnée du sommeil confirmé, le premier choix est la ventilation par pression positive continue. Ce traitement consiste à dormir avec un appareil qui pousse de l’air de façon continue dans les voies respiratoires par le biais d’un tube et d’un masque. Le jet d’air crée suffisamment de pression pour garder les tissus ouverts, donc les voies respiratoires ne peuvent s’affaisser ou se fermer. Cela permet de contrôler les arrêts respiratoires et les ronflements.

Cet appareil est communément appelé « CPAP » en raison de l’acronyme anglais continuous positive airway pressure.

L’appareil est portatif (voir photo au début de l’article) et peut donc facilement être transporté lors des déplacements à l’extérieur. Les coûts varient entre 1 500 $ et 2 200 $ et peuvent être remboursés en partie par certains régimes d’assurance privés.

Selon les besoins, d’autres traitements de l’apnée du sommeil peuvent être envisagés comme des prothèses, une thérapie positionnelle ou encore des bandelettes nasales.

La majorité des personnes souffrant d’apnée du sommeil qui traitent ce problème rapportent de nombreux bienfaits et une amélioration substantielle de leur qualité de vie.

Bref, l’apnée du sommeil est une condition qu’il ne faut pas banaliser. Elle doit être diagnostiquée et prise en charge afin de prévenir le développement d’autres problèmes pouvant affecter la qualité de vie et la santé.

Si vous vivez avec le diabète de type 2, soyez à l’affût des signes d’apnée du sommeil… et dormez bien !

Source : Revue Plein Soleil, automne 2020, Valérie Savard, Dt. P., M. Sc., p,40

Consommer le concombre pour ses bienfaits

Fruit de la famille des Cucurbitacées et originaire de l’Himalaya, le concombre est accessible à toutes les bourses, peu calorique, et facile à préparer sous ses différentes formes.

Sa richesse en eau et en fibres lui permet de stimuler le transit intestinal, ce qui en fait un allié de premier choix pour perdre du poids.

Le mieux est de le consommer cru et avec la pelure afin de profiter au maximum de ses multiples propriétés.

Le concombre, en un allié minceur essentiel

L’un des principaux bienfaits de ce légume réside dans sa faible teneur en calories. Parce qu’il est majoritairement composé d’eau, il ne compte qu’une dizaine de calories aux 100 grammes, ce qui en fait un allié de premier choix pour les personnes souhaitant limiter leur consommation de calories.

Une source importante de vitamines

Lorsqu’il est consommé à jeun et cru, le concombre possède des propriétés dépuratives, drainantes et diurétiques. Son importante teneur en fibres lui permet par ailleurs de mieux faire fonctionner le transit. Quant à ses vitamines, elles agissent en tant qu’anti-stress naturel.

Un garant de l’haleine fraîche

S’il ne remplace évidemment pas le brossage des dents, le concombre contribue toutefois à une bonne hygiène bucco-dentaire en éliminant les bactéries buccales responsables de la mauvaise haleine. Il faut pour cela poser une tranche de concombre sur le palais chaque jour pendant une minute.

Côté beauté

Autre façon de profiter des nombreux avantages du concombre pour la santé : l’appliquer sur la peau. Posé en tranches sur les yeux ou transformé en lotion, le concombre possède des propriétés astringentes, assainissantes, hydratantes et cicatrisantes. Il est idéal pour lutter contre les démangeaisons, les rougeurs et même les rides en le transformant en antirides naturel pour redonner à la peau tout son éclat.

Côté maison.

Frotté contre une vitre ou un miroir après une douche ou un bain, le concombre permet d’éliminer la buée dans la salle de bains.

Ses contre-indications :

Même si les vertus du concombre sont nombreuses, il existe un risque lié à la consommation de ce fruit : le syndrome d’allergie orale. Certaines personnes allergiques au pollen sont en effet sujettes à l’apparition de sensations de brûlures et de démangeaisons dans la bouche et la gorge après avoir consommé du concombre.

Bien choisir le concombre

Pour profiter des vertus du concombre, mieux vaut savoir le choisir correctement. Ses deux extrémités doivent être fermes, et sa pelure doit être verte et lisse pour assurer un maximum de fraîcheur. Plus votre concombre sera petit, plus ses saveurs seront concentrées.

Le saviez-vous ?

Pendant de nombreuses années, le concombre était utilisé pour ses vertus médicinales. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles on le retrouve fréquemment dans les cosmétiques.

Source : Pleine vie