Santé & bien-être
La peau subit tous les assauts – bactéries, toxines, rayons du soleil… pas étonnant qu’elle s’abime si facilement. Si la plupart des irrégularités cutanées ne sont pas inquiétantes, certains signes et symptômes peuvent toutefois indiquer une affection plus grave. En voici une courte liste.

Zones rugueuses : souvent dues à l’eczéma, elles peuvent être le signe d’un carcinome spinocellulaire si elles ne s’améliorent pas avec le traitement recommandé par un médecin.
Coup de soleil grave : également appelé érythème solaire, un coup de soleil qui provoque des cloques peut augmenter le risque de vieillissement prématuré et de cancer de la peau.
Naevus récurrent : un naevus bénin (grain de beauté) qui réapparaît après avoir été retiré, en particulier au-delà de la cicatrice, peut indiquer une évolution vers une tumeur cancéreuse.
Plaies persistantes : les plaies qui ne guérissent pas avec des soins à domicile vous rendent vulnérable aux infections et peuvent être le signe d’un cancer de la peau.
Rougeur, enflure et/ou douleur : si ces symptômes apparaissent près d’un orifice dans la peau, ils peuvent indiquer une cellulite, qui nécessite des soins médicaux immédiats et un traitement antibiotique.
Éruption cutanée qui s’étend rapidement : surtout si elle s’accompagne d’urticaire, une telle éruption cutanée peut être le signe d’une anaphylaxie (allergie très grave). Consultez immédiatement un médecin.
Source : Revue Nouvelles « CSA », Printemps 2025, p9
Trucs et astuces
Quand un pépin se présente… il y a toujours une solution au problème. C’est madame Chasse-Taches qui le dit.
C’EST TROP SEC !

PENSEZ-Y AVANT…
NE PERDEZ PAS VOS RESTANTS !
Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 21 juin 2025, p13
Actualités
Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles de juin, publiées dans le Journal de Montréal.

























Histoire
LE DÉFILÉ DE LA SAINT-JEAN TOURNE AU CAUCHEMAR
Le 24 juin 1968, alors que Montréal s’est mise toute belle pour la Saint-Jean-Baptiste, le fête tourne au cauchemar.
La célébration devient le théâtre d’une confrontation brutale entre manifestants et policiers. En toile de fond, la visite controversée de Pierre Elliott Trudeau, chef du Parti libéral du canada, venu parader à la veille des élections fédérales. Sa présence est mal perçue par de nombreux Québécois. Déjà que le climat est chargé de tensions politiques et identitaires.
Ce soir-là, les rues vibrent au rythme des slogans, des cris… et des matraques.
Que s’est-il réellement passé ce soir-là ? Pourquoi cette explosion de colère ? Comment ce dérapage policier a-t-il marqué la mémoire collective du Québec ?
LE FEU COUVRE DEPUIS LONGTEMPS
La Révolution tranquille donne naissance à une nouvelle génération de Québécois fiers, éduqués et surtout, à des jeunes plus mobilisés que jamais. Le nationalisme prend alors racine, et plusieurs réclament l’indépendance du Québec.
Au cœur de cette mouvance : Pierre Bourgault, orateur de génie et chef du RIN. Bourgault électrise les foules avec ses discours tranchants. En juillet 1967, le président français Charles De Gaule jette un peu plus d’huile sur le feu nationaliste en lançant, du balcon de l’hôtel de ville de Montréal, son fameux « Vive le Québec libre ! » La phrase fait l’effet d’une bombe et galvanise le mouvement souverainiste québécois.
L’HOMME QUI DÉRANGE
Dans ce contexte politique bien tendu, la présence de Pierre Elliott Trudeau au défilé de la Saint-Jean-Baptiste de Montréal, à la veille des élections fédérales de 1968, apparaît pour plusieurs comme une provocation.
Trudeau, fraîchement nommé chef du Parti libéral du Canada, incarne le fédéralisme fort et centralisateur, Pour une partie de la population québécoise, il est tout simplement le traître, le francophone qui tourne le dos à son peuple. Sa présence sur l’estrade d’honneur en plein cœur du parc La Fontaine, est perçue comme une gifle.
Bourgault mobilise ses troupes, le RIN appelle à la manifestation. On veut déranger et envoyer le message que le Québec ne veut pas de Trudeau à sa fête nationale.
LE DÉFILÉ QUI DÉGÉNÈRE

Le 24 juin 1968, les policiers sont nombreux autour du parc. Dans la foule, on retrouve des familles, des curieux, mais aussi des militants indépendantistes chauffés à blanc. Bourgault est arrêté dès son arrivée, mais son arrestation met le feu aux poudres.
Des cris et des slogans fusent de toutes parts, puis des pierres volent en direction des policiers. Ils répliquent. Certains sont à cheval, d’autres marchent, matraques à la main.
La situation dégénère quand la foule riposte. Les familles prennent la fuite et le défilé est interrompu.
Les policiers sont assurément mal préparés, ils réagissent avec une brutalité inédite. Il faut savoir que les forces de l’ordre de la Ville n’ont pas encore d’escouade antiémeute officielle et ça se voit.
Sur l’estrade, Trudeau, imperturbable, reste assis. Alors que les autres dignitaires cherchent refuge, lui, il défie la foule, stoïque.
Ce geste d’assurance ou d’arrogance, selon les points de vue, sera rapporté dans tous les médias. Le lendemain, il remporte une victoire éclatante aux élections fédérales.
MÉDIAS CENSURÉS
Les médias couvrent l’événement. À la télévision, les journalistes de Radio-Canada tentent de présenter le défilé sans montrer les débordements.
À la radio, le journaliste Claude Jean Devirieux fait la description du défilé sans filtre. Il raconte la violence de la situation comme il la voit. Il donne même le matricule d’un policier qui l’aurait agressé. Il sera suspendu dès le lendemain et écarté par le fait même de la soirée électorale.
Cet épisode, qui met en lumière les pressions exercées sur les journalistes, mènera à la création, en mars 1969, de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ).
BILAN DE LA SITUATION
À la fin de la confrontation, le bilan est lourd : 292 personnes arrêtées, 123 blessés, six chevaux de la police souffrants, 12 autopatrouilles incendiées.
Au fond d’un fourgon cellulaire, deux jeunes militants se rencontrent : Paul Rose et Francis Simard. Ils ne le savent pas encore, mais cette rencontre les mènera au cœur de la crise d’Octobre, deux ans plus tard.
Ce fameux lundi, appelé le « Lundi de la matraque », incarne une fracture, un moment où le peuple québécois a cherché à reprendre sa fête, à faire de la Saint-Jean une fête de tous les Québécois et surtout à envoyer le message au pouvoir à Ottawa qu’il n’était pas le bienvenu.
Le premier ministre Pierre Elliott Trudeau n’est jamais revenu célébrer la fête des Québécois. Pour lui, comme pour beaucoup d’autres, cet affrontement a marqué un tournant. Ce lundi violent de la Saint-Jean aura pour conséquence de marginaliser les élément les plus radicaux du RIN.
« La Saint-Jean, qui était une fête folklorique, est devenue notre fête nationale à partir du 24 juin 1968. » – Pierre Bourgault
RÉAPPROPRIATION DE NOTRE FÊTE
Au lendemain de l’émeute, René Lévesque annonce que les négociations pour que le RIN puisse se joindre à son mouvement sont rompues. Quelques mois plus tard, Lévesque fonde le Parti Québécois.
Le « Lundi de la matraque » a changé le Québec. Il a montré que la question nationale était explosive.
Il a aussi souligné la nécessité de mieux encadrer les manifestations, de former des escouades antiémeutes et de défendre la liberté des journalistes.
Mais surtout, il a transformé une simple fête traditionnelle en symbole de fierté et de résistance.
Depuis ce jour, la Saint-Jean-Baptiste n’est plus seulement une célébration. Elle est un cri, une mémoire, un rappel que l’histoire du Québec s’écrit aussi dans la rue.
Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier weekend, 21 juin 2025, p62
Opinion
Un texte de Mathieu Bock-Côté publié dans le Journal de Montréal du 29 juin 2025.
LE BON BOSS CARNEY
On connaît les circonstances de l’arrivée de Carney à la tête du pays.

Il a profité de la grande peur de l’annexion suscité par Donald Trump en transformant les dernières élections fédérales en référendum sur la survie du Canada.
Mais quelque chose de plus s’est passé depuis.
Regardant vendredi les résultats du sondage suggérant que les Québécois pour l’instant plébiscitent Mark Carney à Ottawa, je me suis demandé si les Québécois vivaient dans un sketch d’Yvon Deschamps.
COLONISÉS
Il semble que bien que les six derniers mois aient fait remonter à la surface le vieux fond colonisé des Québécois, toujours occupés à douter d’eux-mêmes, à croire qu’ils ne sont pas à la hauteur de leur destin.
Disons-le simplement : les Québécois semblent vouloir un boss, un bon boss, et encore mieux, un bon boss anglais, qui leur dit quoi faire et quoi ne pas faire, à partir de la capitale fédérale.
Et cela tombe bien, Mark Carney se reconnaît parfaitement dans ce sentiment de supériorité typiquement anglo-saxon, qui a poussé l’Empire britannique, au fil de l’histoire, à se croire destiné à dominer les autres peuples de la terre.
C’est ce qu’on pourrait appeler l’anglosuprémacisme. Les Irlandais en ont souffert, les Québécois aussi, et tant d’autres peuples.
Les Anglais, pour dominer, ont toujours utilisé la même méthode : après leur conquête, ils achètent à coup de promotions, de subventions et de menaces l’élite du peuple vaincu.
Cette dernière signera un pacte faustien : ses privilèges dépendent de sa capacité à faire accepter au peuple en question sa soumission, en lui laissant même croire qu’il n’est pas dominé.
Mais notre enthousiasme carneyien est suicidaire.
EFFACEMENT
L’immigration massive nous submerge, nous anglicise, nous islamisme, nous pousse à la dissolution collective.
La centralisation fédérale abîmera notre économie.
À Montréal, à Laval, et dans le 450, nous sommes de moins en moins chez nous.
Le carneyisme est un accélérateur d’effacement.
Société
PLUS D’ENFANTS MORTS À CAUSE DE LOIS PERMISSIVES
AFP | Les États américains ayant assoupli leur législation sur les armes à feu ont enregistré des milliers de décès d’enfants de plus, surtout pas homicide et suicide, qu’ils ne l’auraient fait en temps normal, selon une étude publiée récemment.

Lorsque la Cour suprême a jugé en 2010 que le Deuxième amendement pouvait être opposé aux États et collectivités locales, la plupart ont choisi d’assouplir les conditions d’accès aux armes à feu.
« La mortalité due aux armes à feu a augmentée et a remplacé les accidents de voiture comme principale cause de décès chez les enfants de plus d’un an », a expliqué Jeremy Faust, à la tête de l’étude parue dans la revue Jama Pediatrics.
Dans les États qui ont assoupli leur législation sur les armes à feu, plus de 7400 décès d’enfants par arme à feu en plus ont été enregistrés, dont 6000 dans le groupe des États plus laxistes. Paradoxalement, les huit États les plus stricts n’ont globalement connu eux aucune surmortalité.
Quoi rajouter de plus ?
Hommage
En cette fête des Pères, je vous propose ce texte d’Emmanuelle Latraverse, analyste politique au réseau TVA, publié dans le Journal de Montréal de cette fin de semaine, et qui décrit très bien le rôle de plus en plus grandissant et présent, des pères modernes. J’y ajouterais, par expérience, que dès qu’on est grand-père, on devient gaga.
***
CES PÈRES D’AUJOURD’HUI QUI SONT LE YIN DE NOTRE YANG
J’en connais un qui se lève à 4h du matin pour accompagner ses filles dans des compétitions de ballet. Un autre qui s’est tapé tous les tournois de hockey de sa fille jusqu’à sa graduation de l’université.

Il y a celui qui fait des crêpes tous les matins à son fiston, une au Nutella, une au sirop d’érable, pendant que maman a sa première réunion de la journée.
Je pourrais vous parler de celui qui se domine pour faire étudier l’examen de mathématique de son ado qui vient de comprendre que l’école, c’est parfois plus important que sa vie sociale.
Et il y a celui qui recueille les confidences de sa fille sur le chemin de l’école. Il est le seul au monde à pouvoir la faire rire le matin.
Ce sont tous des papas d’aujourd’hui. Ceux sans lesquels les mamans ne seraient pas les femmes accomplies qu’elles sont devenues.
MARS ET VÉNUS
Je ne parle pas ici de l’homme rose, cet être fictif idéalisé par les mouvements féministes, la version masculine de l’épouse parfaite.
Non. Parmi ces pères, il y a celui qui cuisine comme un dieu parce que sa douce moitié est incapable de faire fonctionner le four. Mais il y a aussi celui qui oublie encore que les chandails de laine ne vont pas dans la sécheuse.
Entendons-nous, 10 000 ans de socialisation ne se sont pas évaporés. Mais les ingrédients sont réunis pour que le stéréotype de Mars et Vénus soit remplacé par la mélodie d’une harmonie à deux voix, différentes, mais complémentaires.
C’est la beauté de notre époque, les pères d’aujourd’hui assument LEUR rôle, celui qu’ils définissent naturellement avec nous, les mamans. Ils sont le yin de notre yang.
LES TOUT DÉBUTS
On doit remercier Pauline Marois d’avoir fait adopter la Loi sur l’assurance parentale en 2005. Vingt ans plus tard, nous en récoltons encore les fruits.
Quand nos pères devaient aller travailler le lendemain de notre naissance, elle a permis aux papas d’aujourd’hui de vivre le même trippe que la maman.
Ils s’émerveillent du premier bain, du premier sourire, de cet air angélique qui berce un nouveau-né dans les bras de Morphée.
Et au cours de ces premières semaines, ces premiers mois, ils tissent un lien qui leur permettra d’assumer leur vraie place de papa.
Ils feront les choses différemment de maman et bébé survivra ! S’opère alors un vrai partage des tâches et responsabilités, celui qui reconnaît que papa et maman font les choses différemment, mais que dans les deux cas, bébé va bien.
C’est le début d’un tango complexe qui permet aux mamans d’aujourd’hui d’avoir l’âme en paix quand elles sont à la conquête de la part de la vie qui leur revient.
Alors en cette fête des Pères, un immense merci à vous tous qui nous épaulez. Femmes, mamans, professionnelles, nous sommes toujours acrobates, mais avec un partenaire, parfois un peu fou ou trop sérieux, mais toujours là pour nous attraper au vol.
Et ayons une pensée pour les mères monoparentales qui réussissent cette haute voltige sans filet.
Insolite
Le vendredi 13… rien que son évocation suffit à faire frissonner certains, tandis que d’autres y voient un jour comme un autre. Pourtant, cette date est l’une des plus redoutées au monde, porteuse d’une superstition vieille de plusieurs siècles.

Mais d’où vient cette peur du vendredi 13 ? Et quelles sont les anecdotes liées à ce jour particulier ?
POURQUOI LE VENDREDI 13 FAIT-IL PEUR ?
L’origine exacte de la superstition autour du vendredi 13 est difficile à cerner, mais elle puise ses racines dans plusieurs traditions et événements historiques, mêlant chiffres, religion et culture populaire.
Dans de nombreuses cultures occidentales, le chiffre 13 est considéré comme un nombre « malchanceux ». Cette aversion s’appelle la triskaïdékaphobie (oui, c’est un vrai mot !). Plusieurs hypothèses expliquent cela. Une des plus célèbres évoque le dernier repas de Jésus-Christ, la Cène, où Judas, le traître, serait le 13e convive. Ce chiffre symboliserait donc la trahison et la malchance.
Le vendredi est aussi un jour chargé de symboles négatifs, surtout dans la tradition chrétienne. C’est ce jour que Jésus aurait été crucifié, un événement tragique marquant. Dans le folklore médiéval, le vendredi était aussi un jour d’exécutions et de mauvais présages.
LA COMBINAISON FATALE
La peur du vendredi 13 pourrait donc résulter de la combinaison de deux superstitions : un chiffre déjà « maudit » et un jour chargé de tragédies. Cette peur combinée semble s’être popularisée en Europe au Moyen-Âge, avant de gagner le reste du monde.
DES ANECDOTES ÉTRANGES À TRAVERS LE MONDE
Le vendredi 13 n’est pas qu’une légende : Il a inspiré des comportements, des interdits, et même des décisions étonnantes.
1. Les hôtels et les immeubles sans 13e étage
Dans plusieurs pays, il est courant que les immeubles n’aient pas d’étage 13, on passe directement du 12 au 14. La peur du chiffre 13 est tellement forte que certains hôtels n’ont même pas de chambre numéro 13, ou évitent de louer des chambres ce jour-là.
2. Le vendredi 13 et les accidents d’avion
Certaines compagnies aériennes constatent une baisse des réservations le vendredi 13, alors que paradoxalement ce jour-là, aucun accident notable n’a été statistiquement plus fréquent. Pourtant, cette peur influence les comportements de milliers de voyageurs chaque fois que le calendrier affiche ce jour.
3. La finance et le vendredi 13
Les marchés financiers n’échappent pas à cette superstition. Certains investisseurs évitent de prendre des risques ce jour-là. Le 13 octobre 1989, surnommé le « vendredi noir », la Bourse de New York a connu un effondrement brutal, alimentant la légende du vendredi 13 « maudit ».
4. En Espagne et en Amérique latine : c’est mardi 13
Curieusement, la peur du vendredi 13 est moins répandue dans certains pays hispanophones. En Espagne, en Grèce et dans plusieurs pays d’Amérique latine, le mardi 13 est considéré comme le jour porte-malheur. L’expression « martes trece, ni te cases ni te embarques » (mardi 13, ne te marie pas, ne pars pas en voyage) illustre bien cette superstition.
LE FILM D’HORREUR CULTE
Le vendredi 13 a aussi inspiré la culture populaire, en particulier dans les films et les livres.
La franchise « Vendredi 13 » (Friday the 13th), lancée en 1980, est devenue un classique du cinéma d’horreur. Elle met en scène Jason Voorhees, un tueur masqué, qui terrorise un camp de vacances. Ce film a largement contribué à renforcer l’image sinistre du vendredi 13 dans l’imaginaire collectif.
LA CHANCE DES AUTRES
Mais pour certains, le vendredi 13 est au contraire un jour de chance ! En Italie, par exemple, le chiffre 13 est souvent considéré comme porte-bonheur, tandis que le 17 est redouté. Certaines personnes profitent donc de ce jour pour tenter leur chance, jouer à la loterie ou prendre des risques qu’elles évitent habituellement.
Le vendredi 13 reste un jour chargé de mystères, entre peur ancestrale et folklore moderne. Qu’on y croie ou pas, cette superstition révèle surtout comment les symboles – chiffres, jours, événements – façonnent nos croyances et nos comportements collectifs. Alors, ce vendredi 13, tu t’en méfies ou tu fais fi de la superstition ?
Source : businessnews.com.tn
Trucs et astuces
On nous répète sans cesse de nous laver souvent les mains, de les désinfecter, mais où se trouvent les nids à germes ? Souvenez-vous de la pandémie. Madame Chasse-Taches nous en donne quelques trucs pour les éviter.

DANS LA CUISINE
Les planches à découper
Les torchons et les éponges
Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 31 mai 2025, p12
Histoire
Plusieurs séries télévisées et films qui montrent la vie quotidienne des gens aisés, notamment au XIXe siècle, cherchent à mettre en lumière le travail des domestiques, essentiels au fonctionnement des grandes demeures avant l’arrivée de plusieurs commodités comme les électroménagers.

D’emblée, une image semble se dessiner, soit celle d’une femme avec une coiffe d’un blanc immaculé et un tablier. Était-ce bien la réalité ? Faisons une brève incursion dans le monde des femmes qui ont œuvré au sein du service domestique au Québec de la Nouvelle-France à l’ère industrielle.
URBANISATION
Y avait-il des domestiques à l’époque de la Nouvelle-France ? Bien que moins nombreux qu’au XIXe siècle, certaines maisonnées peuvent se payer des serviteurs et surtout… celles qui portent alors le nom de servantes dans les contrats d’embauche.
Elles s’assurent de la propreté des lieux, des enfants, du service des repas ou de la blanchisserie.
N’oublions pas qu’avant l’arrivée des premières machines à laver, le nettoyage, le séchage et le repassage des vêtements et de la literie demandaient beaucoup de temps !
C’est surtout vers la fin du XVIIe siècle que ce type d’emploi féminin connaît une augmentation. En effet, le service domestique va de pair avec la croissance des villes et avec elles, une élite capable de le maintenir comme des familles de marchands ou de hauts gradés militaires.
Difficile toutefois d’avoir un portrait complet de la réalité des domestiques à cette époque, puisque ces hommes et ces femmes sont peu mentionnés dans les archives. La domesticité est un travail de l’ombre…
Nous savons néanmoins que les familles les plus nanties de la Nouvelle-France embauchent entre autres des jeunes femmes célibataires qui souhaitent aider financièrement leur famille, mais aussi les fillettes placées en service très jeunes afin qu’elles puissent apprendre le métier au fil des années tout en étant nourries et quelque peu éduquées.
Des études ont également démontré qu’en certaines occasions, des femmes mariées qui souhaitent elles aussi aider financièrement leur ménage ont pu être embauchées comme domestiques.
TRANSFORMATION DU SERVICE DOMESTIQUE
Après la guerre de 7 ans et le début du régime anglais, de nouvelles filles nanties s’établissent dans les grandes villes de la province de Québec, surtout à Québec et à Montréal, qui vont commencer à se développer davantage.

Ces familles, dans la tradition des membres des classes aisées anglaises, démontrent leur statut, entre autres, à travers le nombre de domestiques à leur service.
Le tournant du XIXe siècle voit ainsi une augmentation des femmes qui cherchent des emplois auprès des familles aisées établies dans les grandes villes. Elles sont orphelines, ou viennent souvent de milieux très modestes, ou sont des immigrantes, notamment irlandaises.
Elles signent des contrats qui déterminent qu’elles doivent entre autres suivre les demande de leurs employeurs et porter et entretenir leur uniforme. Ces contrats précisent de plus leur salaire et la durée de leur engagement.
Elles doivent allumer les feux dans les âtres le matin et les éteindre le soir, repriser les vêtements, faire les courses, les repas, l’entretien ménager et servir le thé.
Avec la montée de l’industrialisation et du nombre d’emplois en usine toutefois, un changement s’opère graduellement à partir des années 1850.
En effet, plusieurs femmes choisissent l’option du travail ouvrier, notamment parce qu’elles peuvent rentrer auprès de leur famille une fois leur quart de travail terminé.
Pour s’assurer que les femmes aient de meilleures conditions de travail dans le service domestique, des organismes comme la Young Women Christian Association (YMCA) commencent dès lors à leur offrir des cours spécialisés le soir. Qui dit spécialisation dit aussi espoir de négociation d’un meilleur salaire !
Graduellement, celles qu’on appelle de plus en plus des aides familiales ou des aides ménagères commencent à voir leur travail être reconnu comme un métier, ce qui leur offre davantage de reconnaissance alors que s’ouvre le XXe siècle. Même si cette reconnaissance reste toujours fragile.
Source : Évelyne Ferron, historienne, Journal de Montréal, cahier weekend, 31 mai 2025, p66
Sport
Allez savoir, mais la partie de hockey, hier en Floride entre les Oilers d’Edmonton et les Panthers n’était pas la partie du siècle et les Oilers ont perdu 6-1.

Dès la première minute de jeu, les Panthers ont marqué le premier but de ce qui allait être une partie de frustration pour les visiteurs.
À la deuxième période, les esprits se sont échauffés et les coups salauds pleuvaient de partout. Les Oilers ont jeté leur frustration sur tout ce qui bougeait et qui portaient un gilet rouge.
Pas trop édifiant pour des professionnels. Cette série donnait pourtant du jeu enlevant depuis le premier match, mais hier soir, ce fut la débandade à chaque arrêt de jeu.
Ce qui est bizarre dans ces séries, c’est que les joueurs jouent pour blesser et démolir l’autre et qu’à la fin, quand le vainqueur sera connu, ils se donneront la main avec une tape amicale, en se souhaitant de belles vacances.
Assez extraordinaire, n’est-ce pas ?
Politique

On le sait, la santé occupe toutes les opinions et bulletins de nouvelles par les temps qui courent. Comment se faire une opinion juste de ce dossier complexe. Chacun tire la couverture de son bord et c’est parfois difficile, pour un néophyte, de se faire une opinion juste de ce dossier.
Pour répondre au critiques, fondées ou non, le ministre de la Santé, Christian Dubé, apporte quelques éclaircissements sur les lendemains de l’adoption du projet de loi 106, dans une lettre ouverte publiée dans le Journal de Montréal du 31 mai dernier.
***
PERSONNE NE VA PERDRE SON MÉDECIN DE FAMILLE
Depuis quelques jours, vous êtes nombreux à nous écrire, inquiets de perdre votre médecin. Certaines cliniques affirment que vous pourriez être privés de votre médecin ou que l’accessibilité aux soins pourrait être réduite. C’est complètement faux. Pire encore, le syndicat des médecins spécialistes a mis à exécution ses menaces de se retirer des discussions sur le Dossier de santé numérique (DSN) – un projet essentiel pour vous et pour les médecins.
Véhiculer de fausses informations ou cesser de collaborer pour améliorer le réseau de la santé. Ce sont des gestes contraires à l’intérêt des patients.
Notre objectif, aujourd’hui, n’est pas d’alimenter cette confrontation, mais de vous rassurer, et surtout de vous expliquer clairement pourquoi on a déposé ce projet de loi.
Soyons clairs : la majorité des médecins travaillent très fort et on les remercie. Notre objectif, ce n’est pas de les pointer du doigt, mais de leur permettre de travailler autrement, davantage en équipe. En faisant notre part pour leur fournir les outils dont ils ont besoin.
Mais pour que ça fonctionne, tout le monde doit faire sa part. Ce sera une responsabilité collective, un effort commun.
CE QU’ON PROPOSE DANS LE PROJET DE LOI 106 :
Lier une partie de la rémunération à des résultats pour assurer l’accès.
Les médecins continueront d’être bien rémunérés, mais une partie des 9 G$ qui leur sont versés chaque année doit être liée à l’atteinte de résultats concrets pour vous. Par exemple, des rendez-vous offerts le soir et la fin de semaine, des délais réduits pour consulter un spécialiste et moins d’attente pour une chirurgie.
SIMPLIFIER LA RÉMUNÉRATION DES MÉDECINS DE FAMILLE
Aujourd’hui, tout est payé à l’acte. Une visite, une facture. Une prescription, une facture. C’est devenu trop complexe, avec des milliers d’actes et de primes. Plusieurs d’entre vous se sont déjà fait dire « un bobo, un rendez-vous ». Ça doit cesser.
On veut un modèle plus simple, adapté aux réalités d’aujourd’hui, qui permet de prendre le temps nécessaire lors d’un rendez-vous, d’encourager la collaboration avec les infirmières, les IPS, les pharmaciens ainsi que d’autres professionnels, et de mieux répartir la charge de travail.
POURQUOI IL FAUT ALLER JUSQU’AU BOUT

Le mode de rémunération actuel devait être temporaire… il y a 50 ans. On ne peut pas continuer à tourner autour du problème. Ce que l’on fait, c’est pour vous. Pour vos enfants. Pour vos proches. Pour un réseau public plus humain, plus accessible, plus efficace.
Nous continuerons d’être à l’écoute de nos partenaires, à négocier avec les fédérations médicales, à peaufiner les changements proposés. Pour que vous ayez accès aux soins quand vous en avez besoin.
Votre ministre de la Santé, Christian Dubé.