Histoire
Wilbert Coffin a-t-il tué trois Américains en 1954 ou était-il au mauvais endroit au mauvais moment ? L’une des plus célèbres affaires judiciaires du 20e siècle au pays divise encore.

La disparition de trois chasseurs américains en Gaspésie en juin 1953 est la première pièce d’un casse-tête judiciaire qui occupera le Québec pendant plusieurs années, voire plusieurs décennies, car, encore aujourd’hui, les descendants du condamné à mort continuent de clamer son innocence.
C’est le 5 juillet de cette année-là que le père de Frederic Claar appelle de Pennsylvanie pour signaler la disparition de son fils venu chasser en Gaspésie avec Eugene Lindsay et son fils Richard un mois plus tôt.
Une battue organisée dans les jours suivants mène à la découverte de trois corps en état de décomposition et à moitié dévorés par les ours.
Un homme du coin, Wilbert Coffin, participe aux recherches.

Dr ROUSSEL EN GASPÉSIE
Le médecin légiste montréalais Jean-Marie Roussel (1909-2000) est appelé sur les lieux aussitôt qu’on découvre les restes humains. Le directeur de l’Institut de médecine médico-légale doit documenter l’affaire.
« Il réussira à déterminer l’âge et la taille approximative des individus à partir de ses analyses et il put déterminer qu’il y avait de fortes chances qu’ils s’agissent des trois Américains », relate l’historien Simon Dubé, directeur adjoint du Laboratoire de science judiciaire et de médecine légale du Québec, le nouveau nom de l’Institut.
L’analyse des vêtements retrouvés sur la scène permettra de confirmer que les victimes ont été tuées par balle, « car des trous semblables à ceux de projectiles ont été décelés sur les vêtements ».
Les photos des pièces à conviction, conservées aux archives du laboratoire montrent clairement les traces de balle.
PENDU À BORDEAUX
Mais qui a tué les trois hommes ?
Les enquêteurs concentreront leur attention sur le prospecteur Coffin qui est le suspect numéro un. Non seulement a-t-il côtoyé les Américains en Gaspésie, il est le dernier à les avoir vus vivants.
De plus, il s’est retrouvé avec des dollars américains et a laissé des traces tout le long de son parcours après la date approximative de l’assassinat (10 juin). Et on sait que Coffin était endetté, ce qui a alimenté les soupçons sur le mobile.
Mais ces preuves sont minces. On n’a jamais retrouvé l’arme du crime et aucun témoin n’a pu confirmer le ou les meurtres.
C’est au terme d’un procès bâclé que le prospecteur est reconnu coupable et sera pendu en 1956 à la prison de Bordeaux.

Le journaliste Jacques Hébert publie en 1963 J’accuse les assassins de Coffin, qui expose les multiples failles dans la procédure judiciaire. Une commission d’enquête tentera de faire la lumière sur cette histoire en 1964. Mais les conclusions du juge Roger Brossard ne mettront pas un point final aux débats.
Encore aujourd’hui, la nièce de Wilbert Coffin, Judith Reader, soutient que son « oncle Bill » était innocent. D’autres descendants aimeraient que ce procès soit qualifié d’erreur judiciaire.
Pierre angulaire des débats sur la peine de mort, la pendaison de Coffin mènera à son abolition par le gouvernement fédéral en 1976.
Source : Mathieu-Robert Sauvé, Journal de Montréal, cahier weekend, 19 juillet 2025, p70
Voyages
Nous souhaitons apporter des précisions sur les récentes informations véhiculées dans les médias au sujet des nouveaux « frais relatifs à l’intégrité du visa » américain (visa integrity fee).

Prenez note que ces frais ne s’appliquent pas aux citoyens canadiens qui visitent les États-Unis temporairement à des fins touristiques, y compris les snowbirds en séjour hivernal aux États-Unis.
Le gouvernement américain instaure ces frais afin de financer les coûts liés à l’examen et à la surveillance de certaines catégories de visas. Cependant, comme les citoyens canadiens ne sont pas tenus de demander à l’avance un visa touristique pour des séjours d’une durée allant jusqu’à six mois moins un jour, ces frais ne s’appliquent pas aux voyages transfrontaliers habituels des snowbirds canadiens.
Vous pouvez donc continuer à visiter les États-Unis sans devoir assumer ces nouveaux frais. Il se peut toutefois que certains résidents permanents canadiens — ceux qui ont le statut de résident permanent, mais qui ne sont pas citoyens canadiens — doivent payer les nouveaux frais de 250 $US lorsqu’ils demandent un visa de non-immigrant, quoiqu’un remboursement pourrait leur être accordé s’ils remplissent toutes les conditions requises.
Les détails sur la façon de demander un remboursement seront fournis ultérieurement. Nous sommes conscients que les changements apportés aux politiques d’immigration peuvent être troublants, et soyez assurés que nous continuerons de tenir nos membres informés par courriel au fur et à mesure des nouveaux développements.
Association canadienne des snowbirds – La voix des voyageurs canadiens – www.snowbirds.org
Trucs et astuces
Les planchers de bois apportent une touche chaleureuse au décor, mais ils doivent être bien entretenus pour conserver leur charme. Voici comment madame Chasse-Tache nous propose de bien les entretenir.
LES BONNES HABITUDES

LES FAUX PAS
DÉPANNAGE EXPRESS
TROIS GAFFES PARMI LES PLUS FRÉQUENTES
Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 12 juillet 2025, p11
Alimentation
Quand vient le temps de prendre la route des vacances, on souhaite apporter des collations pour limiter les « J’ai faiiiiim ! ». Si certains choix sont meilleurs que d’autres, aucun – malheureusement – ne vous prémunit contre les « On arrive-tu bientôt ? ». Voici quoi apporter pour manger en filant sur l’autoroute.
MANGEZ CECI…
Des fruits séchés, des graines et des noix.

Voilà des collations rassasiantes. Elles apaisent la faim efficacement et peuvent se grignoter par petites poignées… comme les chips, mais les effets néfastes en moins. En plus de contenir des protéines, les noix et les graines sont riches en fibres, contiennent du bon gras et contribuent à une bonne santé cardiaque.
Les fruits séchés ajoutent une touche sucrée en plus de procurer une partie de notre apport en vitamines et minéraux. Par exemple, les raisins secs apportent de la vitamine B, l’abricot sec, du potassium et les canneberges, des antioxydants. Bien sûr, il est préférable de choisir des noix nature, non salées.
PAS CELA…
Chips et autres grignotines salées.
Il serait tentant de partir sur la route des vacances avec un gros sac de chips format familial à se passer d’un siège à l’autre. Mais tout ce qui est salé vous donne soif. Et si l’on boit, on risque d’avoir envie… donc plus d’arrêts sur la route, selon la capacité de rétention des vessies des occupants de la voiture.
De plus, les chips sons susceptibles de créer divers petits et grands problèmes de santé allant des ballonnements à la hausse de la tension artérielle en passant par la rétention d’eau et l’augmentation du cholestérol. Il faut aussi savoir que les chips n’ont aucun pouvoir nutritif. Donc on en mange, mais on a encore faim. On n’est pas sorti du bois !
AUTRES IDÉES DE COLLATIONS POUR LA ROUTE
Source : Nadine Descheneaux, Journal de Montréal, cahier CASA, 12 juillet 2025, p12
Histoire
Un mois après le débarquement de Normandie, Charles De Gaulle effectue sa première visite au Québec et il est photographié aux côtés d’Adhémar Raynault, maire de Montréal qui va préfigurer la célèbre scène du balcon qui surviendra en 1967.

Ancient agent d’assurance dans l’est de la ville, Raynault sera deux fois maire de Montréal dans les années 1930 et 1940. Après son premier mandat de 1936 à 1938, Camillien Houde lui succède et il revient à l’hôtel de ville quand celui-ci est emprisonné pour désobéissance civile.
Le 12 juillet 1944, Paris n’est pas encore libérée… mais Adhémar Raynault vit un moment particulier, car il célèbre son 53e anniversaire de naissance aux côtés du président de la France libre.
Raynault soulève la foule en lançant : « Montrez au général De Gaulle que Montréal est la deuxième ville française du monde ! »
100 ANS NOIR SUR BLANC
C’est là une des pages d’histoire qu’on découvre à la lecture du fascicule Hochelaga-Maisonneuve, dérouler le passé, que viennent de publier Les Éditions GID dans leur collection « 100 ans noir sur blanc ».
« Ce quartier formé de deux anciennes villes fusionnées a connu ses heures de gloire qui valent le détour », commente au Journal Daniel Rolland, coauteur avec Sylvain Champagne de cet ouvrage présentant 200 photos commentées.
Lui-même originaire de la rue Sicard, où a été inventé la motoneige, Daniel Rolland mentionne qu’il n’a pas été facile de trouver des images de ce quartier peu fréquenté par les photographes de l’agence William Norman qui privilégiaient les quartiers bourgeois et anglais de Montréal. « Mais on a trouvé des pépites », souligne-t-il.
PREMIER JEAN COUTU
On découvre au fil des pages l’histoire mouvementée de Maisonneuve, qui a accueilli notamment l’un des plus grands artistes religieux du pays, Guido Nincheri. Le peintre Marc-Aurèle Fortin a peint plus d’une centaine de toiles à Hochelaga.
On découvre aussi que ce quartier a vu naître et grandir la célèbre chanteuse Diane Dufresne. Mary Travers, la Bolduc, y a aussi vécu. Une photo montre l’homme politique Gilles Duceppe enfant qui se balance dans sa cour sous les regard de son père, le comédien Jean Duceppe.
On y découvre une image de la première pharmacie Jean Coutu, au 4605, rue Sainte-Catherine Est, ouverte le 2 juin 1960.
L’éditeur de GID, Serge Lambert, est fier de ce titre qui s’ajoute aux quelques 80 ouvrages de la collection. « Ces livres sont très appréciés, car il présentent en images un siècle d’histoire parfois méconnue de quartiers ou de villages, affirme-t-il au Journal.
Source : Mathieu-Robert Sauvé, Journal de Montréal, cahier weekend, 12 juillet 2025, p64
Santé & bien-être
Quel est le rapport entre le visionnage en rafale et la santé osseuse ? Lorsque vous passez des heures devant un écran, vous passez à côté d’occasions de renforcer vos os en les sollicitant contre la gravité. Voici d’autres mauvaises habitudes.

Évitez les activités de mise en charge : le vélo et la natation renforcent peut-être votre système cardiovasculaire, mais ils ne font rien pour vos os. Veillez donc à inclure dans votre programme des activités de mise en charge, comme le tennis, la randonnée ou la musculation.
Négliger vos besoins en vitamine D : S’ils vous protègent du cancer de la peau, les écrans solaires peuvent par contre vous empêcher d’obtenir suffisamment de vitamine D par le soleil. Consommez des céréales, du jus et des produits lairiers enrichis de vitamine D et demandez à votre médecin si vous avez besoin d’un complément.
Consommer trop d’alcool : l’alcool interfère avec la capacité de votre corps à absorber le calcium dont vos os ont besoin. Limitez votre consommation d’alcool à un verre par jour si vous êtes une femme, et à deux verres maximum si vous êtes un homme.
Consommer trop de caféine : Certaines études ont établi un lien entre la perte osseuse et la caféine ainsi que le phosphore que l’on retrouve dans les boissons gazeuses. Une consommation excessive de café ou de thé peut également entraîner une perte de calcium dans les os. La modération a bien meilleur goût.
Enfin, si vous avez une ossature petite ou très fine, vous présentez un risque plus élevé de perte osseuse et de fracture. En plus de pratiquer des exercices de mise en charge, demandez à votre médecin si vous avez besoin d’un apport supplémentaire en calcium.
Source : WebMD
Opinion
Hier, je suis tombé sur l’article de Mario Dumont, dans le Journal de Montréal du même jour. Curieusement, j’ai la même opinion que lui et pour moi, on peut l’appliquer aux médecins de famille qui font depuis longtemps du 9 à 5.
Autre temps, autres mœurs, je m’ennuie du temps de ma jeunesse alors que ces mêmes professionnels de la santé étaient disponibles pour des rendez-vous en soirée à leur bureau. Quoiqu’il en soit, je veux vous partager cet article qui étale une vérité d’aujourd’hui.
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COMMERÇANTS ET PROFESSIONNELS AU-DESSUS DE LEURS AFFAIRES

Réflexion d’été en regroupant toutes sortes d’expériences personnelles et d’aventures qu’on m’a racontées. Le client est roi ? On dirait que ce principe appartient au passé.
Pénurie de main-d’œuvre ? Changement de mentalité ? J’ai l’impression que de plus en plus de commerçants ou de fournisseurs de services ne sont plus prêts à des contorsions pour la clientèle.
Cet été, un de mes amis a vécu une mésaventure. Un débris tombé sur l’autoroute est projeté dans son parebrise par le véhicule devant lui. Le choc est violent, une large portion de son parebrise est complètement craquelée et il est même défoncé au point d’impact : on pourrait y passer une main. Le véhicule n’est plus utilisable dans ces conditions.
Il appelle une remorqueuse pour le faire amener chez un réparateur. Il ne connaît pas personnellement de professionnels dans le domaine du parebrise. Donc, lorsque le responsable du remorquage lui demande où déposer le véhicule, il pense à un réparateur de parebrise qui est situé sur son parcours habituel vers le travail.
UN NOUVEAU CLIENT !
À une époque, on aurait imaginé que ce commerçant qui a pignon sur rue pour réparer des parebrises se serait réjoui qu’on pense à lui. Son affiche fonctionne, les gens du coin pensent à lui spontanément, sa bannière inspire confiance : en théorie, ce sont de bonnes nouvelles.
La suite étonne. Le réparateur de parebrise a interdit au remorqueur de descendre le véhicule de la plateforme. « On ne fait pas de sans rendez-vous ici ! » Il a tout simplement refusé le cas. Peut-on parler d’une entreprise au-dessus de ses affaires ?
Mais ce n’est pas un cas isolé.
D’autres gens de mon entourage ont un été bien chargé qui les amène à requérir divers professionnels. Pas pressés, pas affamés de trouver des clients.
« Ici, on a trois mois d’attente, on ne peut pas faire mieux. » À une autre époque, certains de ces professionnels étiraient un peu leur temps en travaillant le soir ou la fin de semaine. Vous demandez cela aujourd’hui ? « Madame, oubliez ça la fin de semaine, nous ne sommes même pas ouverts le vendredi ! »
PLUS CHER !
Je passe l’été au chalet dans une zone touristique. En plein cœur de la saison du tourisme, nombre de commerces et de restaurants qui visent cette clientèle sont fermés deux ou trois jours par semaine. Tout le monde a droit à sa qualité de vie, bien sûr. Mais il faut être conscient que cela donne une image d’être au-dessus de ses affaires.
Vous vous demandez comment on fait pour arriver financièrement, bien on travaille moins d’heures, moins de jours, bien qu’on se défonce moins pour le client ? La recette magique a été développée pendant la pandémie… on augmente les prix ! Par grosses tranches. « Ah ! Tout augmente, mon bon monsieur ! »
Nouvelle mentalité ? Si c’est ainsi dans le commerce, là où le client vous fait vivre, imaginez dans les services publics… Soyons prêts à attendre !
Divertissement
Petite soirée au cabaret du Casino de Montréal, vendredi dernier, avec des amis, pour assister à la revue « Cowboys. De Willie à Dolly ». Un spectacle à voir absolument.

100 minutes d’un seul coup, sans entracte, avec des enchaînements spectaculaires, qui passent en coup de vent. Des rythmes endiablés de tout le répertoire country, tant québécois qu’américain.
La quinzaine de cowboys et cowgirls, formidables danseurs, montrent également leur talent avec guitares, piano, violons et tous les instruments propres à ce style de musique qui, avouons-le, est des plus populaires.
Ça bouge !
Tous les spectateurs ont embarqué dans cette folie rythmée à souhait et pour l’occasion, les organisateurs offraient gratuitement l’incontournable chapeau de cowboys… Une ambiance totale à laquelle il ne manquait que les chevaux.
Yah-ouuuu !!!
C’est une belle sortie pour ceux qui veulent passer une soirée à se lever de leur chaise, à suivre le rythme et à taper du pied. C’est le spectacle à ne pas manquer. Faites vite parce qu’il sont en vedette jusqu’au 2 août.
Vous ne le regretterez pas !
À la sortie de la salle de spectacle, pourquoi ne pas terminer cette soirée en investissant quelques billets verts dans les machines à sous qui vous tendent leur bouton ou la poignée, pour peut-être faire fortune ? Mais pour gagner, il faut jouer. Nous, on l’a fait… sans trop de succès.
Mais bon ! On s’est bien amusé.
Yah-ouuuu !!!
Musique
Récemment, alors que j’écoutais la radio au 105,7 comme à toutes les fins de semaine. Je me suis rendu compte qu’une chanson avait été amputée de plusieurs paroles.

Est-ce la seule ? Je ne saurais dire, mais si c’est fait délibérément dans le but de passer plus de chansons en onde, c’est un manque total de respect envers les auteurs et interprètes.
La chanson en question était : PICTURE, de Clément Jacques et Marie-Mai, une chanson francophone en version française. Chaque fois où elle a été jouée, quelques refrains n’y étaient pas.
Décevant et indécent !
Est-ce qu’on réserve le même traitement pour la chanson américaine ?
Histoire
Bien avant les embouteillages monstres ou les débats sur les pistes cyclables, le vélo roulait un peu partout dans les rues de Montréal.
Dès les années 1860, le vélo ou plutôt son ancêtre, le vélocipède à pédales, faisait son apparition sur l’île. À l’époque, en posséder un coûtait cher. Certains lancent le chiffre de 2500 $ en argent d’aujourd’hui, c’était donc un objet de luxe réservé aux mieux nantis.

Pour apprendre à pédaler, ces bourgeois se payaient un entraîneur à 40 cents l’heure.
L’arrivée de la fameuse bicyclette à la fin du 19e siècle marque un tournant. Ces nouveaux vélos sont alors dotés d’un système de chaîne et de pneus gonflables, ils sont beaucoup plus confortables, plus stables et surtout, la production industrielle les rend aussi moins dispendieux.
Bientôt, les promenades à vélo deviendront monnaie courante, apparaissent même les premiers clubs cyclistes comme le Montreal Bicycling Club.
ÂGE D’OR
Les années 1890 voient l’émergence d’un véritable « boom » pour le bicycle. Des compétitions sont organisées et des cartes routières destinées aux cyclistes sont mises en circulation. Le vélo est alors perçu à la fois comme un outil de progrès, un instrument sportif et un objet de loisir.
Pourtant, cette popularité dérange, des pétitions circulent à Montréal pour restreindre ou interdire l’usage des bicyclettes dans certaines zones urbaines.
Ce phénomène s’explique par le contexte de l’époque : alors que le vélo connaît une popularité fulgurante, il s’impose brusquement dans l’espace public, jusque-là dominé par les piétons, les voitures hippomobiles et, dans certains cas, les tramways.
Les plaintes portent souvent sur la vitesse perçue des cyclistes, considérée comme dangereuse pour les piétons, le caractère bruyant ou dérangeant de ces nouvelles machines et le manque de réglementation claire entourant leur circulation.
Plutôt que d’interdire complètement le vélo, la Ville de Montréal choisit d’encadrer son usage par des règlements, instaurant notamment des zones d’interdiction ou des règles de priorité, ce qui marque en réalité l’une des premières formes de coexistence entre les modes de transport à Montréal.
Cette opposition à la bicyclette n’est pas unique à Montréal, d’autres grandes villes occidentales connaissent des mouvements similaires.
Cela montre bien que, dès ses débuts, le vélo a toujours été au cœur de débats sur l’espace public, un enjeu encore très actuel.
Vient ensuite le déclin. Le déploiement du réseau de tramways (vers 1892) et plus tard, l’explosion de l’automobile changent la donne.
Malgré sa rapidité et surtout son efficacité, le vélo est écarté des priorités urbaines entre les deux guerres mondiales. Son rôle est réduit à celui de jouet pour enfants, de véhicule pour livreurs ou d’activité de fin de semaine.
RENAISSANCE
Il faut attendre la crise pétrolière des années 1970 pour que le vélo refasse surface dans la conscience collective.
Les ventes explosent, dépassant même celles des voitures à certains moments. À Montréal, on passe de 20 000 vélos enregistrés à près du double en trois ans.
Dans la foulée, plusieurs groupes militants émergent. Des organisations comme Le Monde à bicyclette revendiquent le droit à la ville pour les cyclistes. Ces revendications, parfois exubérantes, parfois poétiques, finiront par porter leurs fruits.
La fin des années 1970 marque la naissance du premier véritable corridor cyclable moderne longeant le canal de Lachine. Peu à peu, le réseau s’étend.
En 1985, le premier Tour de l’île célèbre cette révolution à pédales, rassemblant des milliers de cyclistes dans une ambiance festive. Ce rendez-vous annuel devient un symbole fort de la culture à vélo montréalais.
LE VÉLO PLUS QUE JAMAIS
Le vélo, jadis perçu comme une nouveauté étrange ou une distraction bourgeoise, est devenu un acteur à part entière de la mobilité urbaine. Il a traversé l’ère du tramway, a survécu à l’ascension de l’automobile et a refait surface dans les années 1970 grâce à une conjonction de crise énergétique, de militantisme et de conscience environnementale.
Aujourd’hui, Montréal est reconnue parmi les villes les plus cyclables d’Amérique du Nord. De la draisienne au vélocipède, de la bicyclette à BIXI, le vélo a su s’adapter, résister puis triompher.
Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier weekend, 5 juillet 2025, p64
Idées
Une amie facebook m’a fait parvenir le texte suivant, de Jean-François LeBlanc, qui nous fait part d’une idée géniale empreinte de sérénité, afin d’apaiser les aînés avec des troubles cognitifs comme l’Alzheimer. C’est le texte que je partage avec vous aujourd’hui.

UNE POUPÉE POUR ADOUCIR LA FIN D’UNE VIE
Aujourd’hui, je veux vous partager quelque chose de profondément touchant.
La grand-maman de ma conjointe est décédée récemment, emportée par l’Alzheimer. Dans les derniers moments de sa vie, une seule chose arrivait encore à lui donner un peu de paix, de tendresse… c’était de s’occuper de sa poupée. Elle la berçait, lui parlait, la dorlotait. C’était sa lumière dans la brume.
Marquée par cette image, ma belle-mère Diane, avec son amie Danielle, ont décidé de transformer cette douleur en geste de douceur. Elles se sont lancées dans une mission magnifique : offrir des poupées aux grand-mamans atteintes de troubles cognitifs dans les centres pour aînés de l’Outaouais. Il y en a beaucoup trop, et trop peu de réconfort.
Leur objectif est simple mais puissant :
Je suis sincèrement ému et inspiré par leur dévouement. Diane et Danielle passent leurs journées à chercher des poupées oubliées, des accessoires inutilisés… et à leur redonner une mission : adoucir la fin de vie de notre précieuse génération d’avant.
Si vous avez à la maison des poupées propres, douces, en bon état, ou de petits vêtements et accessoires (doudous, mini-couvertures, berceaux…), merci du fond du cœur de penser à les offrir.
Et si vous n’en avez pas, un simple partage de cette publication peut faire toute la différence. Parfois, un petit geste peut allumer une grande lumière dans les derniers chapitres d’une vie.
Merci pour votre générosité. Merci pour elles.
Pour en connaître davantage et rejoindre les personnes responsables, voici le lien : https://www.facebook.com/share/p/16keaYUdCY/
Trucs et astuces
Voici 6 solutions ingénieuses de madame Chasse-Taches, pour régler les petits désagréments de votre maison et la maintenir belle longtemps.
1- RECOLLER UNE TUILE DE PLANCHER QUI LÈVE

Si une tuile encollée commence à se déplacer, couvrez-la avec une feuille de papier d’aluminium. Passez un fer très chaud sur le papier afin que la chaleur ramollisse la colle. Une fois la colle bien ramollie, replacez bien la tuile et posez-y un objet lourd comme une pile de livres afin que le poids permette à la tuile de se recoller.
2. FAIRE UN JOINT EN SILICONE PARFAIT
Il sera plus facile de manipuler et d’étendre le produit si vous réchauffez la cartouche d’application en l’immergeant dans de l’eau tiède. Pour donner une belle finition a votre travail, lors de la dernière application, enduisez votre index de savon à vaisselle pour aplanir le joint en silicone.
3- CAMOUFLER UNE BRÛLURE SUR UN TAPIS
On peut camoufler une petite brûlure sur un tapis en la frottant avec un papier sablé fin et en effectuant un mouvement circulaire. Coupez des poils neufs dabs un endroit dissimulé du tapis. Utilisez une pince à épiler pour bien maintenir les poils que vous collerez un à un sur la surface que vous avez poncée, Utilisez une colle blanche, laissez sécher et la brûlure sera beaucoup moins apparente.
4- CHASSER L’ODEUR D’HUMIDITÉ DANS LE SOUS-SOL
Des odeurs d’humidité peuvent envahir le sous-sol durant les journées chaudes d’été. Aérez au maximum le sous-sol et placez sous les meubles des récipients contenant de la litière inodore pour chats. Vous remarquerez que le taux élevé d’humidité permettra de solidifier la litière en peu de temps. Remplacez les contenants régulièrement.
5- SOLIDIFIER LES MANCHES DES OUTILS DE JARDIN
Si le manche en bois d’un outil de jardin ne vous semble pas trop solide, c’est peut-être tout simplement que le bois a perdu son humidité. Laissez le manche tremper pendant quelques heures dans un seau d’eau. Le bois gonflera et en séchant, il y a de bonnes chances que le manche redevienne stable.
6- FAIRE DISPARAÎTRE LE JAUNISSEMENT DU REVÊTEMENT DU FRIGO
Si le revêtement a jauni, mélangez 125 ml (1/2 tasse) d’eau de Javel, 60 mi (1/4 tasse) de bicarbonate de soude et 1 litre (4 tasses) d’eau chaude. Vaporisez cette solution sur l’appareil et laissez agir une quinzaine de minutes avant de rincer. Répétez le traitement jusqu’à ce que le jaunissement disparaisse complètement.
Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 5 juillet 2025, p12