Histoire
Nous apprenions récemment la désignation de Maurice Richard comme personnage historique du Québec. Lorsqu’on pense à Richard, on se souvient généralement de ses 50 buts en 50 matchs, de ses 5 buts dans un match après un déménagement ou l’émeute de mars 1955.
Un autre fait d’armes peut être ajouté à cette liste et il contribue à la notoriété du joueur des Canadiens. Étonnamment, cette fois, ce n’est pas son extraordinaire talent de buteur qui est mis en évidence.

L’exploit est survenu en sol américain le 17 décembre 1944, sur la glace du mythique Madison Square Garden. L’homme au regard de feu se démarqua par ses aptitudes pugilistiques.
FACE À « L’HOMME LE PLUS MÉCHANT DU HOCKEY »
La couverture médiatique du match reflète bien le contexte de l’époque et les caractéristiques des deux joueurs.
Richard, c’est le Canadien français déterminé qui représente bien ces « porteurs d’eau » dans une société dominée par l’élite anglophone.
À force de talent et de combativité, ce « Flying Frenchman » fait alors face à un anglophone de New York qui, moins talentueux que son opposant, s’est hissé chez les Rangers grâce à ses poings.
Originaire du Minnesota, Bob Dill est un athlète globalement assez doué. Non seulement va-t-il se démarquer par sa rudesse, mais il va aussi participer au match des étoiles de l’Eastern Hockey League en 1942-1943.
Le surnom de « killer » lui est accolé après qu’il a fracturé le nez de l’arbitre Gordon Parsons, geste pour lequel Dill a été suspendu indéfiniment de l’American Hockey League.
C’est en 1944 qu’il est rappelé par les Rangers. Celui qu’on appelait également « l’homme le plus méchant du hockey » devait assurer une présence intimidante.

DEUX FOIS VAINQUEUR
Si ce n’est pas la première fois que les deux joueurs s’affrontent, l’intensité grimpe d’un cran le 17 décembre 1944.
Selon la légende, le talentueux et pacifique Rocket passe le K.O. à son rival à deux reprises, chaque fois à l’aide d’un seul coup de poing. La première fois sur la surface de jeu, l’autre au banc des punitions (les joueurs n’y étaient pas séparés à l’époque).
Comme bien des récits de légendes. Celui-ci a besoin de quelques nuances et les journaux et témoins de l’époque offrent parfois des visions complémentaires ou contradictoires.
NAISSANCE D’UNE LÉGENDE
Si Maurice Richard sort indiscutablement vainqueur des deux combats, certains le considèrent comme l’instigateur, alors que d’autres rappellent que Dill l’a couché lors d’une première escarmouche.
Dill lui-même, et plus tard son fils, ont souligné que, si le joueur des Rangers a bel et bien été ébranlé. Il n’a pas été mis K.O.
On pourrait également ajouter que, si le Rocket n’est pas un bagarreur, le recours au qualificatif « pacifique » entre en contradiction avec son style teigneux et des gestes violents qui ont ponctué sa carrière.
Au-delà de ce débat entourant les faits, ces deux bagarres vont sonner le glas de la carrière de Dill dans la Ligue nationale et contribuer à la légende naissante du Montréalais
Source : Luc Laliberté, historien, Journal de Montréal, cahier weekend, 31 mai 2025, p62
Opinion
On le sait, la santé occupe toutes les opinions et les bulletins de nouvelles par les temps qui courent. Comment se faire une opinion juste de ce dossier complexe. Chacun tire la couverture de son bord et c’est parfois difficile, pour un néophyte, de se faire une opinion juste de ce dossier.
Voici la vision de Dominique Salgado, directeur général, CAPVISH – Comité d’action des personnes vivant des situations de handicap – publié dans la section « Lettre ouverte » du Journal de Montréal, le 30 mai dernier.
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ET SI LE QUÉBEC S’INSPIRAIT DE LA NORVÈGE ?
Le Québec traverse une crise majeure dans son système de santé. Le réseau est sous tension, les professionnels sont à bout de souffle, et l’accès aux soins est devenu un parcours d’obstacles pour trop de citoyens.

Dans ce contexte, le soutien à domicile (SAD) – pourtant reconnu depuis des décennies comme une solution humaine, efficace et durable – reste sous-financé, morcelé et trop souvent privatisé.
Aujourd’hui, près de 20 000 personnes au Québec attendent un premier service à domicile. En 2023, à peine 10 % des besoins en SAD ont été comblés par le réseau public. Résultat : des milliers de personnes en perte d’autonomie sont contraintes de se tourner vers des services privés, souvent coûteux, qui fragilisent encore davantage les familles.
Et pendant ce temps, moins de 13 % des heures d’aide à domicile sont offertes par le personnel public, ce qui démontre une érosion alarmante du caractère public de notre système.
LIBRE CHOIX
C’est dans cette perspective que notre organisation a pris part récemment à une mission d’étude en Norvège, un pays reconnu pour son approche inclusive, décentralisée et efficace en matière de santé et de services sociaux.
Là-bas, chaque citoyen peut choisir librement son médecin de famille, accéder à un rendez-vous en moins de cinq jours, er recevoir des soins adaptés à ses besoins, à domicile. Le tout, avec un financement public robuste et un accompagnement centré sur l’autonomie et la dignité.
À titre de comparaison, la Norvège investit 11 232 $ CA par habitant en santé, contre 7913 $ au Québec. Ce pays consacre 11,3 % de son PIB à la santé, alors que le Québec, malgré une part semblable (12 %), dessert une population bien plus nombreuse avec des ressources nettement inférieures par habitant.
La Norvège compte aussi 4,6 médecins pour 1000 habitants, contre seulement 2,5 au Québec. Le résultat ? Un système plus fluide, plus humain, et moins dispendieux à long terme.
Selon le rapport de l’IRIS, si le Québec adoptait un modèle semblable à celui de la Norvège, il pourrait réaliser jusqu’à 32 milliards de dollars d’économies, simplement en réinvestissant intelligemment, en réduisant la fragmentation des services et en valorisant le soutien de proximité.
Il est temps de tirer des leçons concrètes de cette expérience. Dans les prochaines semaines, des recommandations seront adressées au gouvernement du Québec, et en particulier au ministère de la Santé et des Services sociaux. Car plus que jamais, le Québec doit réinventer sa manière de prendre soin. Non pas par des réformes comptables, mais par un engagement profond envers la dignité des personnes, la justice sociale et le bon sens.
Le soutien à domicile n’est pas un luxe. C’est un droit, une priorité, une urgence.
Trucs et astuces
Le ménage du garage… Qui de mieux que madame Chasse-Taches pour nous motiver à s’y frotter. C’est tellement mieux lorsque tout est propre et en ordre.
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Au printemps, il est normal de trouver un fouillis dans le garage. Quelques heures suffiront pour nettoyer cet espace mal-aimé où s’entassent des objets dont vous aviez peut-être oublié l’existence.
DES SOLUTIONS POUR LE DÉSENCOMBRER

LE NETTOYAGE DU SOL
Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 24 mai 2025, p12
Actualités
Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles de mai, publiées dans le Journal de Montréal.


























Histoire
« Si je vous ai bien compris, vous êtes en train de me dire : à la prochaine fois ! » lance le premier ministre du Québec, René Lévesque, au centre Paul-Sauvé de Montréal, le soir du 20 mai 1980.
Devant lui, une foule l’acclame chaleureusement, mais plusieurs spectateurs pleurent la défaite du camp du Oui à l’issue du référendum sur la souveraineté-association.

Après six semaines de campagne marquée par des débats intenses tant sur la place publique que dans les familles, le Non l’emporte avec 59,56 % des voix. Le Oui récolte un maigre 40,44 %.
« Les stratèges du Parti Québécois savaient depuis le début que ce serait difficile. Les sondages démontraient que l’indépendance ne ralliait pas la majorité des Québécois, mais René Lévesque s’était engagé à tenir une consultation dans son premier mandat et il a tenu parole », rappelle l’historien Éric Bédard, professeur à l’Université TELUQ et auteur de plusieurs livres sur l’histoire du Québec.
« SOUVERAINETÉ-ASSOCIATION »
C’est pour grossir les rangs du Oui que le gouvernement du Québec adopte, le 20 décembre 1979, la question référendaire qui ne se résume pas à « pour ou contre l’indépendance du Québec », mais porte sur un mandat de négocier la souveraineté-association. Un long préambule précise les enjeux et prévoit… un autre référendum.
« Pour Lévesque, cette question de l’association économique est capitale. Il veut établir une espèce de marché commun avec le reste du pays pour permettre la croissance. N’oublions pas qu’il n’existe pas d’accord de libre-échange à cette époque », ajoute-t-il.

L’interminable question référendaire qui compte 116 mots (voir plus loin, dans LA QUESTION) demande au peuple le mandat de négocier une nouvelle entente qui tiendrait compte de cette association économique.
La complexité de cette question servira les opposants qui feront flèche de tout bois pour faire échouer le camp souverainiste. Leur excellent slogan (« Mon nom est québécois ») et l’efficacité des leaders politiques serviront leur cause.
LE QUÉBEC DÉGONFLÉ
Pour l’historien Raymond Hudon, le référendum de 1980 offre le spectacle d’un Québec qui se dégonfle après deux décennies de ferveur nationaliste.
« Il y avait eu un incroyable bouillonnement culturel jusque-là, mais l’appui à la souveraineté n’était pas majoritaire. Le référendum était prématuré », résume l’auteur de l’article sur le sujet dans l’Encyclopédie canadienne et ancien professeur à l’Université Laval.
Ce qui reste de cet événement historique, c’est une certaine nostalgie, « comme un ressort qui s’est cassé ».
Pour Éric Bédard, c’est carrément un recul du Québec sur l’échiquier canadien qui se fait sentir. Le premier ministre du Canada, Pierre Élliot Trudeau, qui avait mis son honneur en jeu au nom de l’unité canadienne, procédera au rapatriement unilatéral de la constitution deux ans plus tard, au mépris des Québécois.
« Ce fut une douche d’eau froide », illustre-t-il.
Pour rajouter à cette déconvenue collective, la crise économique allait frapper fortement le continent. La Génération X chercherait sa place dans une société qui ne lui offrait pas d’ouverture et tenterait de se construire une identité.
LA QUESTION
Le Gouvernement du Québec a fait connaître sa proposition d’en arriver, avec le reste du Canada, à une nouvelle entente fondée sur le principe de l’égalité des peuples; cette entente permettrait au Québec d’acquérir le pouvoir exclusif de faire ses lois, de percevoir ses impôts et d’établir ses relations extérieures, ce qui est la souveraineté, et, en même temps, de maintenir avec le Canada une association économique comportant l’utilisation de la même monnaie; aucun changement de statut politique résultant de ces négociations ne sera réalisé sans l’accord de la population lors d’un autre référendum; en conséquence accordez-vous au Gouvernement du Québec le mandat de négocier l’entente proposée entre la Québec et le Canada ?
Source : Mathieu-Robert Sauvé, Journal de Montréal, cahier weekend, 24 mai 2025, p67
Insolite
Certains parents, je ne dis pas tous, ont des enfants et on se demande bien pourquoi. Ont-ils bien réfléchis que c’est pour le vie, et plus précisément jusqu’à l’adolescence, qu’ils ont besoin d’eux dans toutes les expériences de la vie, qu’ils sont l’autorité ?
J’en doute !

Les parents de jadis le savaient et les garderies n’existaient pas. Quand les enfants fréquentaient l’école, c’était le professeur la personne en autorité. Les parents leur faisaient pleinement conscience. À la maison, c’était les parents qui décidaient.
Les enfants avaient des règles à respecter à la maison et d’autres étaient appliquées à l’école.
Si je vous écris là-dessus, c’est qu’en feuilletant le Journal de Montréal en fin de semaine dernière, je suis tombé sur le cul, en prenant connaissance d’un article de Dominique Scali qui traitait des demandes loufoques que les parents adressent aux professeurs, pour leur progéniture.
Jamais un seul instant je ne pouvais imaginer que ça existait ces requêtes. Une farce ? Absolument pas !
En voici quelques-unes, très réelles…
« Pourriez-vous appeler mon fils vers 20h30 tous les soirs afin qu’il lise votre livre ? Notre relation s’est améliorée et je ne veux pas la gâcher en lui imposant de la lecture qu’il n’aime pas… »
« Un courriel de parent un soir à 21h pour me demander d’appeler sa fille pour qu’elle lâche YouTube. »
« Pouvez-vous mettre en place un système de récompenses pour mon enfant s’il est gentil à la maison avec sa sœur ? »
« Pourriez-vous faire brosser les dents de mon enfant à l’école, car à la maison on n’a pas toujours le temps ? »
« Une mère qui demande ‘’ que notre bal des finissants de 6e année […] se tienne le 18 juin plutôt que le 20 juin, car les billets d’avion sont moins chers le 19’’. »
« Une maman a demandé à l’enseignante de couper les raisins qu’il allait manger lors de la collation. Il avait 9 ans. »
« Un parent avait remis à mon élève une noix de coco complète en collation que je devais moi-même préparer. ».
« Au lieu de mettre un sablier pour aider l’élève à visualiser le temps qui lui reste pour s’habiller, le parent m’a demandé de chanter une chanson de style rigodon dans le corridor pour le motiver à aller plus vite. »
« Une maman cette année m’a demandé de venir la chercher pour la rencontre de bulletin parce qu’elle allait manquer d’essence. »
« Un parent m’a demandé de reporter la rencontre de parents un autre soir, car elle aimerait ça aller au cinéma. »
« Une maman […] m’a demandé de surveiller sa fille qui avait de nouvelles extensions d’ongles afin qu’elle ne les brise pas. »
ET CE N’EST PAS TOUT
Plusieurs professeurs répondaient à une demande d’une enseignante qui leur demandait de lui donner des exemples de demandes inusitées de parents. Elle en a reçu plus de 300 !
On trouve de nombreuses requêtes qui témoignent d’un refus d’exercer toute forme d’autorité, par peur de nuire à la « belle relation » avec leur enfant.
Le monde à l’envers. Les condoms et les contraceptifs, ça existe !!!
Histoire
Plus discrète que l’église, l’école de rang fut pendant près de 150 ans l’édifice public le plus présent au Québec. Apprenons-en davantage sur cette époque.
VERS UN SYSTÈME SCOLAIRE DURABLE
L’institution royale, existant de 1801 à 1846, et les écoles de fabrique créées en 1824 donnent des résultats limités. Les écoles de syndics fondées dès 1829 sont un succès, jusqu’à ce que cesse le financement de l’État en 1836.
La loi scolaire de 1841 permet l’établissement d’un système scolaire permanent au Québec. Modifiée à plusieurs reprises, elle en jettera les bases pour plus d’un siècle.
Les commissaires d’école réunis en commissions scolaires gèrent les écoles. Elles seront confessionnelles, financées par une taxe foncière et par des frais de scolarité.
L’État et le clergé supervisent l’éducation avec l’établissement d’une réglementation scolaire et la nomination du surintendant de l’instruction publique. Ce dernier est remplacé en 1867 par de Département de l’instruction publique. S’ajoute en 1860 la Conseil de l’instruction publique.
LES ÉCOLES DE PROXIMITÉ

Les écoles de rang sont seules sur leur terrain, avec pour dépendances un hangar à bois et des latrines. De petites dimensions, leur façade ouest ou sud est très fenestrée. Leur toit, généralement à deux versants, est coiffée de deux cheminées servant au chauffage et à la ventilation.
Les écoles de rang contiennent une seule classe sauf pour les rangs plus populeux où elles en auront deux. Chauffées à l’aide d’un poêle à bois, elles n’ont généralement accès à de l’eau courante qu’après leur électrification.
Les pupitres permettent habituellement d’asseoir deux élèves. La maîtresse dispose d’un bureau installé sur une tribune et un tableau noir. L’ameublement se complète d’une armoire. L’appartement de l’institutrice n’est meublé que du strict nécessaire.

LES INSTITUTRICES RURALES
L’instruction rurale est principalement réalisée par des femmes : le salaire des institutrices est inférieur à celui des instituteurs. Les institutrices devaient être célibataires et posséder une moralité irréprochable.
Les institutrices sont généralement formées dans une école normale. À défaut, elles peuvent obtenir leur brevet d’enseignement si elles réussissent les examens requis.
Les institutrices sont responsables d’un maximum de 60 élèves, de la première à la septième année. Elles enseignent toutes les matières prévues au programme : lecture, écriture, mathématiques, histoire sainte, géographie, bienséance, etc. Elles ont accès à des ressources pédagogiques minimales pour préparer leurs cours.

Elles habitent à l’école pendant la semaine, fournissant leurs effets personnels et leur nourriture. Elles s’impliquent également dans la communauté : quête, veillée au corps, etc.
LES INSPECTEURS
Dès 1852, des inspecteurs ont le mandat de faire la tournée des écoles. Leur visite bisannuelle est appréhendée de tous.
L’inspecteur évalue les apprentissages des élèves, vérifie le travail de l’institutrice, dont le journal d’appel qui contient les notes des élèves. Il examine les documents de la commission scolaire.
Il dresse un rapport de la situation aux commissaires, tant de l’enseignement que de l’état des écoles, en recommandant les améliorations nécessaires. L’inspecteur fournit aussi différentes informations du Département de l’instruction publique.
LE GLAS DES ÉCOLES DE RANG
Les milieux ruraux protestants perdent des effectifs scolaires dès le premier quart du XXe siècle. On transporte les élèves dans une école centrale dès les années 1930.
Pendant les années 1950, les fermetures deviennent plus fréquentes pour les milieux catholiques. C’est le plus souvent la vétusté des écoles qui en est la cause. Le phénomène se termine en 1964. Quelques écoles ont un sursis, le temps de préparer la transition des élèves vers l’école du village.
Source : Journal de Montréal, cahier weekend, 17 mai 2025, p68
Trucs et astuces
Enfin, le beau temps permet de jouer en pleine nature et d’explorer les sentiers ! Il y a belle lurette que nous n’avions pas vu ce type de taches sur nos vêtements. Comme il existe une solution à tout problème… pas question de paniquer, paroles de madame Chasse-Taches.

LA GOMME D’ÉPINETTE ET LA RÉSINE DE SAPIN
Frottez les taches avec un mélange composé de trois parts d’alcool à friction et une part de térébenthine. Ensuite, lavez le vêtement à la machine avec du détersif.
L’ÉCORCE ET LA SÈVE DES ARBRES
Brossez les taches avec de l’alcool à friction avant de laver le vêtement dans une eau savonneuse.
LA GRAISSE DE BICYCLETTE
Frottez les taches avec du savon à vaisselle liquide. Et sachez que le savon en granules pour lave-vaisselle est particulièrement efficace sur les vêtements blancs. Vous pouvez aussi frotter les taches avec de la glycérine ou avec un savon de pays avant la lessive.
LA BOUE
Laissez sécher les vêtements tachés de boue. Il sera plus facile de gratter le surplus de boue avant de brosser les taches avec une eau vinaigrée ou avec du savon à vaisselle dilué dans une cuillerée de jus de citron.
Souvenez-vous que l’eau de Javel est inefficace pour les taches de boue, mais les nettoyants tout usage pour la maison donnent un bon résultat. Il suffit de brosser les taches avec un de ces produits. Si les taches persistent, badigeonnez un jaune d’œuf sur le tissu taché. Laissez sécher, et un lavage avec un bon détersif fera disparaître les dernières taches.
LES CERNES D’EAU
Ils sont souvent causés au bas des pantalons par une eau stagnante. Laissez tremper le vêtement pendant quelques heures dans une eau froide fortement salée avant de procéder au lavage.
L’HERBE
Frottez les taches avec le détergent liquide que vous utilisez pour la lessive. Laissez agir une quinzaine de minutes. Les taches disparaîtront dès le premier lavage.
LES FIENTES D’OISEAUX
Grattez délicatement le dégât avec la lame arrondie d’un couteau. Au besoin, brossez la tache avec du bicarbonate de soude humecté d’eau. Lavez ensuite la tache avec de l’eau tiède salée et faites tremper le vêtement dans une eau savonneuse une trentaine de minutes avant de l’ajouter à votre lessive.
Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 17 mai 2025, p12
Histoire
« Oh ! Cet échafaud-là, malgré son nom brutal / Ne fut pas un gibet, ce fut un piédestal ! » — Louis Fréchette
On revoit l’histoire de ces patriotes qui étaient des visionnaires près de 200 ans avant nous, et qui en ont payé le prix par le sacrifice de leur vie.

Ils ont affronté une des plus grandes puissances militaires de l’histoire. Ils l’ont fait sous la menace de l’excommunication. Leurs armes ne faisaient pas le poids et ils le savaient. Ils espéraient une intervention américaine, elle n’est pas venue. Ils espéraient l’appui des Autochtones, ils ne l’ont pas eu. Ils se sont soulevés quand même. Battus une première fois en 1837, ils se sont soulevés à nouveau en 1838, deux fois, en février, puis en novembre. Battus, encore.
Seuls des convictions profondes, des espoirs immenses, des idées puissantes peuvent faire naître un pareil courage.
L’histoire militaire a retenu leur défaite. La grande Histoire, celle des idées, a consacré leur victoire.
Pour quelles idées se battaient-ils donc avec autant d’acharnement ?
LA DÉMOCRATIE
Pour l’instauration, sur le modèle américain, d’une république où le peuple et non le roi serait souverain.
Pour la séparation de l’Église de l’État.
Pour la protection de la liberté et de l’indépendance de la presse.
Pour la tenue d’élections au scrutin secret.
Pour l’abolition du régime seigneurial.
Pour une constitution par et pour le peuple.
Pour la mise en place du suffrage universel masculin (oui, ils auraient pu faire mieux).
Pour la reconnaissance des mêmes droits civiques aux autochtones qu’aux autres citoyens (cherchez un autre parti politique, à cette époque, qui proposait la même chose !).
LA JUSTICE
Pour l’élimination de la corruption du gouvernement colonial, c’est-à-dire pour une fonction publique honnête, des juges impartiaux, un État au service de l’économie locale.
Pour la fin de l’exclusion économique, sociale, culturelle des Québécois.
Pour l’octroi aux langues française et anglaise du même droit de cité.
Pour l’instauration des procès devant jury.
Pour l’abolition de l’emprisonnement pour dette.
Pour l’abolition de la peine de mort pour tous les crimes, sauf le meurtre.
Pour le transfert des terres de la Couronne et du clergé au domaine public.
Pour la création d’un système bancaire dans lequel l’éthique serait plus importante que le profit.
L’ÉDUCATION
Pour une éducation générale et publique. Au début du XIXe siècle, 93 % des enfants n’avaient pas accès à l’école. En 1829, les patriotes adoptèrent un système d’écoles publiques, quatre ans avant la France et dix ans avant l’Angleterre. Leur système supplanta rapidement les écoles dirigées par l’Église et celles sous contrôle anglais. En 1836, le régime colonial a aboli ce système : 70 % des 1462 écoles existantes durent fermer.
Les valeurs portées par les patriotes, parfois en précurseurs, étaient inspirées des Lumières.
Ces valeurs allaient bouleverser tout le XIXe siècle : éducation publique et obligatoire, laïcité, lutte contre le colonialisme, démocratie, justice pour tous, tolérance linguistique et religieuse, etc. Les idées des patriotes avaient des racines partout sur notre territoire : lors des dernières élections avant les soulèvements, ils ont remporté 77 des 88 sièges en jeu.
Si la rébellion des patriotes avait réussi, notre société aurait été en avance sur son temps dans bien des domaines. Leurs horizons étaient universels.
Ils ont été pendus.

Dessin représentant la pendaison de 12 patriotes devant la prison du Pied-du-Courant, à Montréal
La répression britannique fut extrêmement brutale. Emprisonnements par centaines, pendaisons, condamnation à l’exil et aux travaux forcés, églises profanées, maisons brûlées (dont tout le village de Saint-Benoît, un village qui s’était déjà rendu).
Le rapport Durham, publié quatre jours avant que Chevalier de Lorimier ne monte sur l’échafaud, serait qualifié aujourd’hui de pamphlet raciste. Il annonce la mise en place d’une politique féroce d’assimilation et de minorisation des francophones. Le Bas-Canada, puis le Québec, s’enfonceront dans une défaite qui durera, à bien des égards, presqu’un siècle.
Entre 1830 et 1844 seulement, 40 000 Québécois quitteront le Canada pour échapper à la misère, une misère qui n’est pas répartie également : de 1820 à 1850, 850 000 Britanniques y entraient. Il y aura cent ans de loi anti-français. Les Métis et leurs chefs, révoltés eux aussi, subiront le même sort que les Québécois – qui seront d’ailleurs les seuls à pleurer la mort de Louis Riel.
Le sacrifice des patriotes nous donne à tous un devoir de mémoire, mais surtout, une exigence de transmission.
Alors que les Canadiens célèbrent l’anniversaire de la reine Victoria, celle-là même qui régnait sur l’Empire britannique en 1837, relisons les lettres de Chevalier de Lorimier. Le jour précédant sa pendaison, il écrivait ceci à ses enfants : « Le crime de votre père est dans l’irréussite. Si le succès eut accompagné ses tentatives, on eût honoré ses actions d’une mention respectable. Le crime fait la honte et non pas l’échafaud. »
Transmettons aujourd’hui à nos propres enfants ce que de Lorimier n’a pu transmettre aux siens, c’est-à-dire, le jugement de l’Histoire. Les idéaux pour lesquels de Lorimier et ses compagnons ont été pendus, pour lesquels tant de familles ont souffert, l’ont finalement emporté. C’est ce qui fait des patriotes les vrais vainqueurs de l’Histoire.
Source : Maxime Pedneaud-Jobin, La Presse, 2023
Consommation
Entre ce qui nous semble juste, les pratiques généralement reconnues et l’avènement de nouvelles technologies et de nouveaux services, vous vous demandez peut-être combien donner en pourboire pour ne pas paraître radin, trop généreux… ou carrément commettre un faux pas ? Commenté par une spécialiste de l’étiquette, voici un petit guide pour connaître les montants à offrir, et à qui !

D’entrée de jeu, précisons qu’un pourboire représente une gratification qui vise à remercier une personne qui fournit un service. Dans plusieurs domaines — la restauration par exemple —, le pourboire vient compléter un salaire souvent peu élevé. Il n’existe cependant aucune règle prédéterminée, mais plutôt des recommandations fondées sur l’usage, la courtoisie et l’étiquette. Donner un pourboire n’est pas obligatoire; aucune loi au pays ne nous y contraint.
« Il faut garder en tête que l’étiquette n’est pas statique; elle évolue avec la société, incluant le pourboire. Également, au départ, tous les comportements qui y sont reliés sont culturels. Si on prend le cas de l’Australie, la pratique du pourboire n’est pas usuelle. En Angleterre, si vous allez prendre une bière dans un pub et que vous laissez de l’argent au serveur, vous risquez de l’insulter », relate au passage Julie Blais Comeau, fondatrice de la société de formation et de développement Étiquette Julie (etiquettejulie.com/fr/). La spécialiste nous explique ce qu’il convient d’offrir en pourboire au Québec, selon les produits et services reçus.
AU RESTAURANT
Dans un restaurant avec service aux tables, on calcule 15 % de l’addition, incluant le vin et avant les taxes. Pour un service que l’on juge exceptionnel, on peut se rendre à 20 %, parfois même davantage. Dans un resto « apportez votre vin », on ajoute 2 $ par bouteille ouverte par le serveur.
S’il s’agit d’un buffet, un pourboire équivalant à 10 % de la facture est habituellement de mise.
« On doit se rappeler qu’au Québec, le salaire minimum des employés dans les restaurants et bars est inférieur à celui des autres travailleurs. Pour ces personnes, le pourboire permet d’avoir un revenu décent, commente la spécialiste de l’étiquette. En ne versant pas ce petit supplément, on peut empêcher quelqu’un de joindre les deux bouts. » Qu’il ait été perçu ou non, il est à noter que les serveurs doivent déclarer au fisc un minimum de 8 % de pourboire.
On devrait toutefois s’abstenir de toute gratification en restauration rapide ou quand on achète sa commande au comptoir, et ce, peu importe ce que le terminal de paiement peut nous suggérer.
D’ailleurs, depuis le 7 mai dernier, les options de pourboires sur les terminaux doivent être présentées de façon neutre et uniforme. Ainsi, vous aurez toujours la possibilité de choisir facilement vous-même le montant. Fini, donc, la confusion et le sentiment de culpabilité au moment de payer. En restauration rapide ou pour une commande à emporter, inutile de céder aux suggestions du terminal : aucun pourboire n’est attendu.
Dans un bar, on compte 1 $ par consommation.
Au vestiaire, c’est 1 $ si le service est gratuit, et rien s’il est payant.
SERVICES DE LIVRAISON
Les services de livraison foisonnent. Comment s’y retrouver ? On offre 10 % de l’addition pour les livreurs de restaurant. Concernant les services de type Uber Eats ou DoorDash, il est suggéré d’accorder une rétribution de 15 à 20 % du total de la facture à la personne qui transporte la commande puisque celle-ci ne reçoit aucun salaire ni avantage comme pour l’employé d’un restaurant. Le montant peut varier en fonction de sa rapidité, de la distance qui a été parcourue et des conditions météo.
À L’HÔTEL
Femme ou valet de chambre : pas obligatoire, sinon, 2 $ par jour.
Service aux chambres : 2 $.
Bagagiste : 1 $ par valise.
Guide touristique : 10 $ par personne s’il a répondu aux attentes.
EN RAFALE
Taxi : pas obligatoire, mais on recommande un pourboire correspondant à 10 à 15 % de la course si le chauffeur dispense un service, par exemple placer les bagages dans le coffre.
Soins professionnels : rien aux médecins, dentistes, chiropraticiens, physiothérapeutes, ni aux propriétaires de salons de coiffure, d’esthétique, de manucure ou de massothérapie. On prévoit toutefois un pourboire de 10 à 15 % pour l’employé du salon qui donne les soins.
Caddy de golf : de 15 à 20 % du coût du départ.
Déménageur : 20 à 30 $ en guise de remerciement lorsqu’un effort important a été fourni.
« Les personnes aînées sont susceptibles de recevoir certains services à domicile. Si ceux-ci sont offerts par l’État, une institution ou encore un organisme, il ne devrait jamais y avoir de pourboire ou d’échange d’argent, ajoute Mme Blais Comeau. À ce moment, on se tournera plutôt vers un cadeau telle la fameuse boîte de chocolats. Si on paie de sa poche, on donne, une fois par année, un bonus qui a à peu près la valeur du service obtenu régulièrement. »
La spécialiste de l’étiquette conclut en indiquant que dans le doute, on se renseigne.
« En téléphonant ou en arrivant quelque part, on peut très bien demander ce qui est usuel comme pratique; c’est parfaitement acceptable ! Aussi, lorsqu’on est insatisfait du service, on laisse quand même un pourboire, mais on prend son courage à deux mains et on signifie son mécontentement. Pas nécessairement sur le coup, mais au moins en le faisant après. »
Source : Revue et site Web Virage, été 2025
Histoire
Alors que l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont est sur la sellette et meuble les pages de journaux pour sa reconstruction qui tarde depuis des années, à cause de l’inertie politique. Voici l’histoire de cet important hôpital de l’Est de Montréal. Alors que le CHUM et le CUSM sont des réalisations récentes, l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont continue d’agonir, par sa vétusté.
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Pour bien des gens de l’est de Montréal, l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (HMR), c’est « leur hôpital » : l’endroit où on est né, soigné, parfois sauvé, mais aussi, aujourd’hui, un établissement vieillissant, débordé, souvent en crise. Pourtant, à l’origine, l’HMR était une véritable fierté locale, un projet ambitieux qui a vu le jour grâce à la ténacité de médecins, de politiciens et surtout de religieuses déterminées à offrir à la population de l’est un hôpital à la hauteur de ses besoins.
Dans les années 1930 et 1940, Montréal est en pleine croissance. L’est de la ville se développe rapidement, avec l’industrialisation, mais il reste largement sous-desservi sur le plan hospitalier.

À l’ouest, les grands établissements anglophones dominent (Royal Victoria, Montreal Children, Jewish General), tandis qu’au centre, les francophones peuvent compter sur l’Hôpital Notre-Dame et l’Hôtel-Dieu. Mais à l’est de Papineau ? Rien ou presque. Une petite institution de 60 lits, l’Hôpital de la Providence, fondée en 1926, peine à suffire à la demande.
Les appels se multiplient pour la construction d’un hôpital général dans l’Est. Des pétitions sont envoyées, des pressions exercées. Mais les temps sont durs : la crise économique des années 1930 gèle les budgets, et la guerre mondiale détourne l’attention.
Ce n’est qu’à la fin des années 1940 que la conjoncture change. L’économie redémarre, Ottawa débloque des fonds pour la construction d’établissements hospitaliers et le gouvernement Duplessis, bien heureux de profiter de l’argent fédéral tout en servant sa base francophone, donne enfin son feu vert au projet.

DES CONDITIONS
C’est alors que l’idée prend forme, avec l’appui de figures influentes comme le député du quartier Maisonneuve, le docteur J.-F.-A. Gatien, et le maire Camillien Houde. Mais le gouvernement est clair : pas question de fonder un hôpital d’envergure sans l’implication d’une communauté religieuse. On se tourne alors vers les Sœurs Grises, déjà actives à l’Hôpital Notre-Dame. Le 15 mars 1949, le ministre de la Santé, Albiny Paquette, leur propose de prendre en charge un nouvel établissement de 500 lits dédié à l’est de Montréal.
Les religieuses ne sont pas dupes, elles acceptent, mais à leurs conditions. Elles exigent de choisir leurs médecins, leurs architectes. Elles demandent une gestion autonome et, surtout, qu’on ne leur impose pas les jeux politiques de Québec.
Elles veulent un vrai hôpital général, moderne, tourné vers les soins et l’enseignement. Le projet avance vite : le gouvernement accorde 2 M$ et la Ville de Montréal offre un terrain. Les sœurs, prudentes, mais redoutablement efficaces, envoient deux représentantes visiter des hôpitaux récents aux États-Unis pour s’inspirer des meilleures pratiques.
BOULEVARD ROSEMONT
Le choix du terrain se révèle épineux. Après plusieurs options rejetées, c’est finalement un vaste lot près du boulevard Rosemont qui est choisi. Accessible, assez grand pour permettre des agrandissements futurs, ce site devient le cœur du projet. L’hôpital, qu’on nomme entre autres en l’honneur du fondateur de Montréal, promet d’être moderne et à la fine pointe de l’évolution médicale. On adopte une devise ambitieuse : « Nous sommes les coopérateurs de Dieu. »
FIERTÉ ET DIGNITÉ
En 1954, l’hôpital ouvre enfin ses portes. C’est une fierté collective pour les Canadiens français. Une institution francophone, universitaire, moderne, fondée par et pour les gens de l’est de Montréal. On y installe une école d’infirmières expérimentale, on y forme des médecins, on y tente des premières chirurgicales.
L’établissement deviendra un centre de référence en ophtalmologie, en oncologie et en greffe.
70 ans plus tard, l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont porte toujours le poids de son passé glorieux et de ses murs fatigués. Il n’a pas été épargné par les compressions, la vétusté, le manque de vision à long terme.
Mais quand on se rappelle les efforts acharnés qu’il a fallu pour l’ériger, on comprend pourquoi tant de citoyens y tiennent encore. L’histoire de l’HMR, c’est celle d’un quartier qui s’est battu pour sa dignité et pour des soins à sa mesure. Peut-être est-il temps, aujourd’hui, de se battre à nouveau pour sa reconstruction.
Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier weekend, 10 mai 2025, p66
Opinion
J’ai lu hier l’histoire de Mehakdeep Sing, qui a reconnu sa culpabilité dans un accident mortel survenu sur l’autoroute 401 en Ontario en 2022 alors qu’il conduisait son camion-remorque en regardant son téléphone.

Trois morts dans cet accident; deux enfants de 3 et 7 ans ainsi que leur grand-mère de 68 ans. Résident de Laval, ils revenaient paisiblement d’une fin de semaine à Toronto.
Depuis l’automne 2023, il purge une peine de cinq ans de détention.
Il n’a pas purgé plus du tiers de la peine que déjà il est prêt à retourner dans la collectivité.
Renversant !
Encore plus renversant, la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) lui a donc permis depuis vendredi dernier de sortir de prison, jugeant que son risque de récidive est plutôt faible.
Il ira terminer sa peine dans une maison de transition pour lui permettre d’avoir le soutien nécessaire pour les moments difficiles à venir.
Il faut être assez fort pour accepter un tel laisser-aller, un tel passe-droit.
L’ACCUSÉ CONSIDÉRÉ SEULEMENT
Je ne connais pas l’histoire de ce triste accident, et je n’ai pas assisté à la comparution. Mes premières pensées ont été vers la famille des victimes. Quel type de soutien a-t-elle reçu des autorités ? Leur vie s’est arrêté ce jour fatidique où tout ce qu’ils espéraient réaliser en famille s’est envolé. À cause d’une personne qui utilisait, inconsciemment, son cellulaire au volant, comme malheureusement plusieurs font encore.
Je ne m’explique pas qu’un criminel, condamné par un juge à cinq ans de détention, puisse obtenir une forme de clémence pour sortir des murs et se réhabiliter. C’est à ce moment que la justice devient trop laxiste en lui permettant de quitter la prison. Il sera suivi et entouré. Il vit encore, mais le fait reste qu’il a fait trois innocentes victimes.
Pourquoi imposer une sentence de 5 ans de prison alors que, peu de temps après avoir purgé 20 mois, il bénéficie maintenant des largesses de la CLCC ? Pourquoi ne purge-t-il les 5 années en totalité ?
Il est urgent de modifier nos lois pour que les peines soient purgées totalement dans un pénitencier. Par la suite, l’accusé pourra espérer reprendre sa vie.
La famille des victimes aura les désastreuses conséquences de leur départ. Une situation à laquelle les tribunaux prêtent plus ou moins d’importance. On le voit d’ailleurs présentement, envers les meurtriers qui sont déclarés non criminellement responsables.
C’est seulement au Canada qu’on voit ça. Comment peut-on contrôler un individu qui ne prend pas régulièrement sa médication ? Il ne se fait aucun suivi et aucune prévention à l’égard de ces personnes dérangées. Il faut toujours un bain de sang pour agir.
Jadis, les asiles existaient ! Plus maintenant !