Conte de Noël pour les petits au cœur d’ange
Dans une ville scintillante de lumières de Noël, où chaque rue était ornée de guirlandes étincelantes et où les vitrines des magasins brillaient de mille feux, vivait une petite fille de six ans nommée Lila. Lila avait de longs cheveux bouclés et des yeux pétillants comme deux étoiles. Elle adorait la période de Noël, car tout semblait plus joyeux et plus magique.
Un matin de décembre, alors que la neige tombait doucement, Lila et sa maman décidaient de décorer la maison pour Noël. Elles sortaient de grandes boîtes remplies de décorations brillantes. Il y avait des boules colorées, des guirlandes lumineuses, et une étoile dorée pour le sommet du sapin.

En fouillant dans une vieille boîte poussiéreuse, Lila trouva un objet étrange et magnifique. C’était une petite boule de neige, mais pas comme les autres. À l’intérieur, il y avait une scène miniature d’un village de Noël, avec de minuscules maisons, un sapin scintillant et même un petit bonhomme de neige qui semblait agiter ses bras.
– Regarde, maman ! C’est magique ! s’exclama Lila, les yeux grands ouverts.
Sa maman sourit et dit :
– Oh, cette boule de neige appartenait à ta grand-mère. Elle disait toujours qu’elle était spéciale.
Lila, intriguée, secoua doucement la boule de neige. À sa grande surprise, des flocons brillants se mirent à tourbillonner à l’intérieur, et une douce musique commença à jouer. C’était comme si la boule de neige chantait une chanson de Noël.
« Peut-être qu’elle est vraiment magique ! » pensa Lila en la serrant contre elle.
Ce soir-là, alors que Lila allait se coucher, elle posa la boule de neige sur sa table de chevet. Elle était impatiente de rêver à ce village de Noël magique. Elle s’endormit rapidement, bercée par la douce mélodie de la boule de neige.
Soudain, elle se réveilla au milieu de la nuit. Mais, elle n’était plus dans sa chambre. Elle se trouvait dans un village tout à fait semblable à celui de la boule de neige ! Les maisons brillaient de mille couleurs, et les sapins étaient couverts de lumières scintillantes.
– Bienvenue, Lila ! dit une petite voix.
Lila regarda autour d’elle et vit le petit bonhomme de neige de la boule.
– C’est toi qui me parles ? demanda-t-elle, émerveillée.
– Oui, c’est moi, Flocon ! Je suis très heureux de te rencontrer. Veux-tu découvrir notre village magique ? proposa Flocon avec un sourire.
– Oh oui, j’aimerais beaucoup ! répondit Lila en sautillant de joie.
Ils se mirent à marcher dans les rues du village, rencontrant des lutins joyeux qui préparaient des cadeaux, des enfants qui patinaient sur un étang gelé, et même le Père Noël qui saluait tout le monde avec un grand « Ho, ho, ho ! »
Chaque coin du village était rempli de musique et de rires. Lila se sentait si heureuse et légère, comme si elle flottait sur un nuage de bonheur.
Flocon emmena Lila vers le grand sapin de Noël du village. Sous l’arbre, il y avait une montagne de cadeaux.
– Ces cadeaux sont pour toutes les familles du monde, expliqua Flocon. Mais nous avons besoin de ton aide pour les distribuer.
– Moi ? Mais comment puis-je aider ? demanda Lila, un peu inquiète.
– Tu as un cœur plein de gentillesse et d’amour. C’est le plus beau cadeau que tu puisses offrir, répondit Flocon.
Lila sourit. Elle se sentait tellement chanceuse d’être ici. Elle décida d’écrire de petits messages d’amour et de joie, qu’elle glissa dans chaque paquet. Elle savait que ses mots apporteraient de la chaleur et du bonheur à ceux qui les recevraient.
Une fois les cadeaux prêts, Lila et Flocon les chargèrent dans un traîneau magique. Ensemble, ils parcoururent le monde, laissant derrière eux des traces de bonheur et d’émerveillement.
Après une nuit remplie d’aventures, Lila se retrouva de nouveau dans son lit, la boule de neige posée sur sa table de chevet. Elle se frotta les yeux, se demandant si tout cela n’avait été qu’un rêve.
Mais en regardant la boule de neige, elle vit une petite note brillante à l’intérieur. Elle disait : « Merci, Lila, pour ta générosité. Joyeux Noël ! »
Lila sourit, sachant que le village magique et Flocon seraient toujours là, dans son cœur. Elle se leva et courut raconter son aventure à sa maman, son cœur débordant de joie et d’amour.
Et à chaque Noël, Lila n’oubliait jamais de secouer doucement la boule de neige, espérant que, quelque part, Flocon et ses amis du village magique continuaient de répandre la magie et la chaleur de Noël dans le monde entier.
Histoire
Les 18 et 19 avril 1972, des hauts gradés de l’armée canadienne se réunissent dans le plus grand secret à l’hôtel Laurentien à Montréal pour discuter d’un plan d’invasion et d’occupation du Québec advenant une situation insurrectionnelle.

Une soixantaine de militaires canadiens, dont huit généraux et quatorze colonels, assistent à cette simulation de conflit armé.
Dans ce wargame à la canadienne, on élabore un scénario se déroulant dans la province inventée de Regina et dans sa capitale, Queenstown.
« Malgré ces noms fictifs, il faut bien peu de temps, même au profane, pour constater que la géographie du territoire imaginaire ainsi que son contexte sociopolitique s’apparente fortement à la province de Québec », explique le journaliste Pierre Duchesne dans la biographie du premier ministre Jacques Parizeau.
Le matin du 18 avril, dans l’une des salles de réunion de l’hôtel montréalais. les hauts gradés assistent à un séminaire sur la contre-insurrection donné par deux militaires britanniques venus témoigner de leur expérience en Irlande du Nord.
En cas de « désordre sociaux », ces derniers préconisent une intervention « rapide et massive », l’apport de matériel lourd et l’utilisation de balles de caoutchouc face aux « civils récalcitrants ».
UN OFFICIER RÉVÈLE L’AFFAIRE
Dans l’assistance se trouve un jeune officier québécois, Joseph-René-Marcel Sauvé, révolté par l’exposé auquel il vient d’assister. Il décide de révéler le plan d’invasion Neat Pitch et de couler les documents.
Le capitaine Sauvé donne rendez-vous, dans le lobby de l’hôtel, à un collaborateur de Jacques Parizeau, à cette époque numéro deux du Parti Québécois.
En septembre 1972, Parizeau est déterminé à rendre public le plan de cette opération militaire », mais c’est René Lévesque, trouvant cela « trop gros », qui l’en empêche.
Ce n’est que deux ans plus tard, le 9 avril 1974 dans les pages du journal Le jour, et sous la plume de Gil Courtemanche, que l’histoire est enfin révélée.
On y apprend notamment que les militaires réunis à l’hôtel Laurentien ont tenté « de trouver des solutions nouvelles et efficaces aux problèmes que posent durent les périodes de crises la protection des notables (VIP), la surveillance des bâtiments et des lieux stratégiques » ou que, basée sur ces théories contre-insurrectionnelles, l’armée canadienne a répété des manœuvres militaires comme celles tenues en 1971 à Gagetown au Nouveau-Brunswick.
VOLONTÉ POLITIQUE, OPTIMISATION MILITAIRE
Dans le contexte sociopolitique de 1972, avec la montée du Parti Québécois et la grève générale de 200 000 employés des services publics lors du Front commun syndical, il est logique de voir dans le Neat Pitch une volonté militaire (et politique) de tenter d’être encore plus efficace que lors du déploiement armé pendant la crise d’Octobre 1970.
« Lors de son témoignage à la Commission Keable (1978), l’agent Robert Potvin de la section G du SSGRC décrit le document Neat Pitch comme un plan de contingentement dans l’éventualité de l’indépendance du Québec ».
Véritable lanceur d’alerte, l’officier Joseph-René-Marcel Sauvé a été poussé à la retraite par l’armée canadienne en 1976. Il est devenu membre du Parti Québécois et a travaillé dans le comté où se présentait René Lévesque.
Par la suite, le spécialiste en géopolitique s’est tourné vers l’enseignement au niveau collégial et a publié plusieurs ouvrages dont son plus célèbre, en 1994, Géopolitique et avenir du Québec.
Source : Jules Falardeau, Journal de Montréal, cahier weekend, 29 novembre 2025, p53
Conte de Noël pour les enfants au cœur d’ange
Dans un monde magique où les nuages étaient en barbe à papa et les rivières coulaient de chocolat chaud, vivait un petit papillon nommé Pollen. Pollen était un papillon joyeux aux ailes scintillantes comme des étoiles. Ses couleurs étaient un mélange de bleu ciel, de rose bonbon et de jaune éclatant. Chaque jour, il virevoltait à travers la forêt de Gélatine, jouant avec ses amis, les coccinelles et les abeilles.

Mais voilà, l’hiver approchait à grands pas et le grand jour de Noël se rapprochait. Dans la forêt, tout le monde se préparait pour la fête la plus merveilleuse de l’année. Les arbres, couverts de neige sucrée, étaient décorés de guirlandes en bonbons, et les rivières brillantes étaient remplies de biscuits en pain d’épice.
Un soir, alors que la lune brillait comme un énorme sucre d’orge dans le ciel, Pollen se posa sur une branche, le cœur plein de rêves. « Oh, si seulement je pouvais faire un vœu pour passer un Noël encore plus merveilleux ! » murmura-t-il, les yeux pleins d’étincelles. « J’aimerais que chaque créature ici puisse vivre un Noël magique, avec des étoiles filantes et des surprises incroyables ! »
Juste au moment où il terminait son vœu, une étoile filante traversa le ciel et scintilla autour de lui. « Peut-être que mon vœu se réalisera ! » pensa-t-il en frémissant d’excitation.
Le lendemain matin, Pollen se réveilla avec un frisson d’excitation. Des sons de rire et de joie résonnaient à travers la forêt. En sortant de son cocon de feuilles, il découvrit un spectacle incroyable ! La forêt de Gélatine avait complètement changé. Les arbres dansaient au rythme de la musique des flocons de neige, et des lumières étincelantes brillaient partout comme des feux d’artifice.
« Regarde, Pollen ! » s’écria Miel, la coccinelle, en enroulant ses petites pattes. « Il y a des bonbons géants qui se balancent des branches ! »
« Et des flocons de neige qui tombent en chansons ! » ajouta Buzz, l’abeille, tournant en rond avec joie.
Pollen observa avec émerveillement. Les rivières de chocolat chaud s’étaient transformées en rivières de lait et de miel, et des bonhommes de pain d’épice dansaient au bord, riant et chantant des chants de Noël.
« Mais c’est incroyable ! Ça doit être mon vœu qui s’est réalisé ! » s’exclama Pollen, ses ailes battant d’excitation. « Allons fêter Noël ensemble ! »
Les créatures de la forêt se rassemblèrent autour d’un grand sapin, décoré de boules en sucre et de guirlandes scintillantes. Pollen invita tout le monde à s’asseoir et à partager des histoires de Noël.
« Une fois, j’ai vu un renard qui avait volé une étoile pour faire un vœu ! » raconta Miel en riant.
« Et moi, j’ai entendu dire qu’un ours polaire avait essayé de construire un bonhomme de neige et qu’il a fini par s’y perdre ! » ajouta Buzz, en se repliant de rire.
Les éclats de rire résonnaient dans la forêt, et Pollen se sentait heureux. Il avait réussi à apporter la magie de Noël à tous ses amis.
Mais alors que tout le monde profitait de cette fête merveilleuse, Pollen se souvint de son vœu. Il avait souhaité que chaque créature ait un Noël magique, mais il voulait aussi préparer une surprise spéciale.
« Qu’est-ce qu’on pourrait faire pour rendre ce Noël encore plus spécial ? » se demanda-t-il.
« Que dirais-tu de préparer des cadeaux pour chacun ? » proposa Miel, en battant des ailes. « Ça serait un super moyen de partager la magie ! »
Les amis se mirent au travail. Pollen et Buzz collectèrent des éclats de neige pour faire des boules de Noël. Miel et les autres coccinelles confectionnèrent des cartes en forme de cœur. Ils avaient même réussi à dénicher des petites clochettes en chocolat pour les suspendre aux branches.
Quand toutes les surprises furent prêtes, ils se regroupèrent autour du grand sapin. « Allez, chacun son tour ! » s’écria Pollen. « Nous allons offrir nos cadeaux en chantant une chanson de Noël. »
Les amis se mirent alors à chanter ! Leurs voix résonnaient comme une mélodie douce et réconfortante, emplissant la forêt de chaleur et de joie.
Quand ce fut au tour de Pollen, il leur offrit un petit ciel étoilé en papier qu’il avait fabriqué. « C’est pour vous rappeler que la magie de Noël est dans nos cœurs, et que nous pouvons toujours partager des moments joyeux ! »
Les yeux de ses amis s’illuminèrent. « Merci, Pollen ! » dirent-ils en chœur, émus par sa générosité.
Opinion

Ainsi donc, Jean Chrétien, Sergio Marchi et Peter Harder, refusent de témoigner au Comité permanent de l’immigration pour s’expliquer sur les dessous de l’Opération citoyenneté menée avant l’opération de 1995. Voilà une preuve irréfutable de cette tricherie. « Qui ne dit mot consent. »
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Mark Carney avait l’air d’un idiot avec son déguisement de sikh lors d’un événement communautaire en avril 2025 pour sa campagne fédérale. Une mascarade inacceptable au Canada. Pourquoi c’est à nous de se conformer ? À quand un événement dans un camp de nudistes ?
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Enfin, la Cour d’appel a tranché dans la demande d’un nouveau procès dans le dossier de Mohamad Al Ballouz, cette crapule qui avait assassiné sa conjointe et ses deux enfants à Brossard en 2022. Il continuera heureusement de pourrir en prison pour les 25 prochaines années au minimum et il est à espérer qu’il ne retrouvera jamais sa liberté.
Conte de Noël pour les grands au cœur d’enfant
Dans le village reculé de Valombre, niché entre les montagnes enneigées et les forêts de sapins centenaires, Noël n’était pas seulement une fête : c’était une promesse. Chaque année, à minuit, une étoile filante traversait le ciel, bénissant les cœurs purs d’un vœu exaucé. On l’appelait l’Étoile de l’Hiver. Mais cette année-là, elle ne vint pas.

Les anciens murmurèrent que le monde avait trop changé, que les hommes avaient oublié les chants, les veillées, les offrandes de pain chaud laissées sur les rebords des fenêtres pour les esprits du givre. Le silence s’installa, lourd comme la neige qui recouvrait les toits.
Éléonore, une femme dans la quarantaine, veuve depuis trois hivers, vivait seule dans une maison de pierre au bord du lac gelé. Elle n’attendait plus rien de Noël. Son fils, parti vivre en ville, ne revenait plus. Son atelier de verrerie, autrefois réputé pour ses boules de Noël enchantées, ne recevait plus de commandes. Pourtant, chaque soir, elle allumait une lanterne rouge au bord du chemin, comme pour guider une âme perdue.
Le 21 décembre, alors qu’elle taillait un cristal dans son atelier, un souffle glacé fit vaciller la flamme. Une silhouette se dessina dans la buée de la vitre : un homme, vêtu d’un manteau de laine, les cheveux blancs comme la neige, les yeux d’un bleu profond. Il ne frappa pas. Il attendit.
Éléonore ouvrit la porte, méfiante. L’homme s’inclina.
— Je cherche un éclat d’âme, dit-il. Un fragment de lumière pure. On dit que vous savez les façonner.
Elle haussa les épaules.
— Ce sont des contes pour enfants.
— Pas cette année, répondit-il. L’Étoile de l’Hiver est prisonnière. Et sans elle, le monde perdra sa dernière magie.
Il lui tendit une sphère de verre brisée, où palpitait une lueur fragile.
— C’est tout ce qu’il reste. Il faut la réparer avant minuit, le 24.
Éléonore hésita. Puis elle prit la sphère, la posa sur son établi, et se mit à l’ouvrage.
Pendant trois jours, elle travailla sans relâche. Elle fondit du cristal, souffla des formes, grava des runes anciennes qu’elle n’avait pas utilisées depuis l’enfance. Chaque nuit, l’homme revenait, silencieux, apportant des ingrédients oubliés : une larme de lune, une plume de corbeau albinos, un éclat de rire d’enfant enfermé dans une fiole.
Le 24 décembre, à l’aube, la sphère était presque terminée. Mais il manquait une chose : une étincelle de foi. Pas celle des croyances, mais celle du cœur. Éléonore se tourna vers l’homme.
— Je n’ai plus foi en rien.
Il la regarda avec une infinie douceur.
— Alors il faut la retrouver.
Ils partirent ensemble dans le village. Les rues étaient désertes. Les gens s’étaient enfermés, lassés des promesses non tenues. Éléonore frappa aux portes, offrit des boules de verre, des lanternes, des chants. Peu à peu, les fenêtres s’ouvrirent, les enfants sortirent, les rires fusèrent. Une vieille femme apporta du pain chaud, un jeune homme joua du violon, et les flocons semblèrent danser.
À minuit, Éléonore plaça la sphère réparée sur le rebord du lac. Le ciel s’ouvrit. Une étoile filante jaillit, plus brillante que jamais, et s’arrêta juste au-dessus d’eux. Elle descendit lentement, se posa sur la sphère, et fusionna avec elle.
L’homme sourit.
— Vous avez sauvé l’hiver.
Il disparut dans une bourrasque de neige.
Éléonore resta là, le cœur léger, les yeux pleins de larmes. Son fils arriva le lendemain, sans prévenir, les bras chargés de cadeaux. L’atelier reprit vie. Et chaque année, désormais, l’Étoile de l’Hiver brillait plus fort, car elle portait en elle l’éclat d’une âme qui avait retrouvé foi en la magie.
Deuil

Vous êtes désigné liquidateur d’une succession ? Voici les étapes à suivre pour remplir votre rôle adéquatement. Cet article est tiré du Journal de Montréal du 6 décembre 2025, sous la plume de David Descoteaux.
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Régler une succession peut être un véritable chemin de croix. Pour y arriver, il est crucial de faire preuve de rigueur et de consulter des professionnels. Ce sera plus facile si vous suivez correctement les étapes. Les voici.
1- OBTENIR LE PLUS RAPIDEMENT VOTRE KIT DE DOCUMENTS
Sans certificat de décès ou de preuve d’union, il est impossible de fermer des comptes, produire des déclarations fiscales ou faire valoir les droits des héritiers. Vous avez besoin du certificat de décès ou d’une copie de l’acte de décès délivré par le Directeur de l’état civil et du contrat de mariage ou d’union civile.
Obtenir les documents officiels
2- RECHERCHER LE DERNIER TESTAMENT
(Auprès de la chambre des notaires ou du Barreau du Québec).
Le testament détermine la répartition des biens et la nomination du liquidateur. Ignorer cette étape peut entraîner des erreurs irréversibles et des conflits familiaux.
Rechercher le dernier testament
3- ÉTABLIR L’IDENTITÉ DES SUCCESSIBLES ET COMMUNIQUER AVEC EUX
Identifier les héritiers légaux ou testamentaires est essentiel pour éviter les litiges. Une erreur dans cette étape peut entraîner des recours judiciaires coûteux.
Établir l’identité des successibles
4- DEMANDER L’INSCRIPTION DE l’« AVIS DE DÉSIGNATION DU LIQUIDATEUR AU RDPRM »
Dans le registre des droits personnels et réels mobiliers (RDPRM). Cette inscription officialise le rôle du liquidateur, lui confère la légitimité pour agir et protège contre les fraudes. Sans cette formalité, les institutions peuvent refuser de collaborer.
Inscrire l’avis de désignation du liquidateur au RDPRM
5- INFORMER LES GOUVERNEMENTS ET LES INSTITUTIONS FINANCIÈRES DU DÉCÈS DE LA PERSONNE
Cela permet d’éviter des paiements indus (prestations, pensions) et empêche l’accumulation de frais inutiles. Cette étape est aussi indispensable pour activer certains droits successoraux et simplifier les démarches fiscales. Contactez aussi tout autre fournisseur de services (carte de crédit, Postes Canada, Hydro-Québec, etc.).
Informer les gouvernements et les fournisseurs de services
6- DRESSER L’INVENTAIRE DES BIENS ET DES DETTES DE LA SUCCESSION
L’inventaire permet de connaître la valeur nette et d’éviter de distribuer des biens avant d’avoir payé les dettes. Sa publication protège aussi les héritiers contre les créanciers inconnus. Dresser l’inventaire, puis publier l’avis de clôture d’inventaire au RDPRM et dans un journal local de la région où vivait la personne décédée, notamment pour informer les créanciers.
Inventaire des biens et des dettes et publications
7- OUVRIR UN COMPTE BANCAIRE AU NOM DE LA SUCCESSION
Y rapatrier toutes les sommes qui étaient au nom du défunt (fermer les comptes bancaires du défunt). Ce compte centralise les fonds et facilite la gestion des paiements et des encaissements. Il évite la confusion entre les finances personnelles du liquidateur et celles de la succession.
Ouvrir un compte bancaire au nom de la succession
8- RÉGLER LES DROITS DE LA CONJOINTE LÉGALE OU DU CONJOINT LÉGAL
(Patrimoine familial, régime matrimonial, prestation compensatoire, pension alimentaire, etc.). Le conjoint survivant a des droits prioritaires. Les ignorer peut entraîner des poursuites judiciaires et retarder la liquidation.
Régler les droits du conjoint
9- RÉCUPÉRER LES SOMMES DUES À LA PERSONNE DÉCÉDÉE
Cette étape protège les héritiers contre les responsabilités financières imprévues. Elle assure que la succession est réglée de manière équitable et conforme à la loi. On parle ici de salaires, de prestations, de rentes, de polices d’assurance vie sans bénéficiaire désigné, etc. Il faut aussi payer ses dettes et celles de la succession (impôts, loyer, droits du conjoint ou de la conjointe dans le patrimoine familial, taxes foncières, cartes de crédit, etc.).
Récupérer les sommes dues et payer les dettes
10- PRODUIRE LES DÉCLARATIONS DE REVENUS DE LA PERSONNE DÉCÉDÉE
Sans certificat de décharge, les héritiers peuvent être tenus responsables des impôts impayés. Faire parvenir les déclarations à Revenu Québec et à l’Agence du revenu du Canada et obtenir l’autorisation de distribuer les biens (gouvernement du Québec) et le certificat de décharge (gouvernement du Canada).
Produire les déclarations de revenus (personne décédée et succession)
11- DISTRIBUER LES LEGS, LES BIENS ET L’ARGENT AUX HÉRITIERS SELON LES CLAUSES DU TESTAMENT
Ou suivant la loi en l’absence de dispositions testamentaires. Cette étape concrétise les volontés du défunt ou les règles légales. Une distribution prématurée ou incorrecte peut entraîner des recours judiciaires.
Distribuer les biens aux héritiers. Chambre des notaires 514 879-1793 www.cnq.org
12- FOURNIR LE COMPTE DÉFINITIF DE LA SUCCESSION ET PUBLIER L’AVIS DE CLÔTURE DU COMPTE DU LIQUIDATEUR AU RDPRM
Sa publication officialise la fin du mandat du liquidateur et protège contre des réclamations ultérieures.
Fournir le compte définitif et publier l’avis de clôture au RDPRM
Histoire
Des historiens revisitent dans un documentaire le sort cruel d’Aurore Gagnon, une enfant de 10 ans morte des suites de sévices perpétrés par sa belle-mère en 1920,
Tenue responsable de la mort de sa fille adoptive, Aurore Gagnon, à la suite de multiples sévices (notamment 52 blessures identifiées par le médecin légiste), Marie-Anne Houde a été condamnée à la pendaison en 1920. Sa peine a été commuée en emprisonnement à perpétuité par la suite, mais ce drame continue d’habiter la mémoire collective, comme en témoigne un documentaire qui sera diffusé à Radio-Canada, ce lundi 8 décembre à 20h.

« Je crois qu’il était nécessaire de revisiter cet événement qui avait passionné le public à l’époque, particulièrement durant le procès, alors que les journaux relataient chaque témoignage, jusqu’à deux fois par jour », commente le producteur et scénariste Jean-Simon Chartier.
Aurore : entre mythe et réalité revisite les lieux du drame et questionne plusieurs témoins, dont la centenaire la plus connue du Québec Janette Bertrand, qui avait joué le rôle de la sœur et confidente de la victime dans La petite Aurore, l’enfant martyre, réalisé par Jean-Yves Bigras en 1952.
DEUX FILMS, DEUX VISIONS
L’étincelle de ce projet a jailli en 2020, alors que les médias se sont rués à Fortierville, dans le Centre-du-Québec, en raison du centenaire de la mort de l’enfant.
M. Chartier avait bien sûr entendu parler de l’affaire de l’enfant martyrisée par sa belle-mère dans le Québec rural du siècle dernier, mais il n’avait jamais poussé la curiosité plus loin.
« J’ai regardé l’un après l’autre les deux films tournés sur le sujet à plus de 50 ans de distance. Leurs approches totalement différentes m’ont sauté aux yeux », relate-t-il.
Alors que le ressort dramatique du premier long métrage s’appuie sur la cruauté de la belle-mère, l’autre, tourné par Luc Dionne en 2005, pointe plutôt du doigt l’idéologie religieuse dominante. Il y avait là un sujet intéressant à explorer pour le producteur de MC2 Communication Média.
REVISITER LES LIEUX
Une grande place est accordée aux historiens Éric Bédard et Myriam Woycick. Celle-ci note que les femmes criminelles ont beaucoup marqué les esprits à travers le temps.
On se souvient de Cordélia Viau, de la Corriveau, de Monica-la-Mitraille… pourtant les femmes meurtrières constituent une infime minorité au panthéon des assassins.
Comme si le Québec du troisième millénaire n’avaient toujours pas digéré les gestes fatals de la belle-mère de la petite Aurore. Pourtant, des drames similaires continuent d’alimenter les pages des journaux de faits divers. La fillette de Granby, par exemple, est morte à 8 ans !
« Le Québec est encore secoué par des drames semblables qui ravivent chaque fois un profond questionnement sur la protection des enfants », souligne M. Chartier. En relatant le parcours d’Aurore, son film invite à « réfléchir à ce que notre société a appris – ou pas – en cent ans d’histoire ».
Source : Mathieu-Robert Sauvé, Journal de Montréal, cahier weekend, 6 décembre 2025, p50
Conte de Noël pour les enfants au cœur d’ange
Un après-midi en décembre, alors que la neige tombait doucement du ciel, un petit garçon de 5 ans nommé Léo se promenait dans son quartier avec sa maman. Léo était tout excité à l’idée de Noël qui approchait à grand pas. Soudain, il s’arrêta devant une vitrine illuminée où se trouvait une magnifique figurine du père Noël.

Léo s’exclama :
– Maman, maman, regarde le père Noël ! Il est trop rigolo avec sa barbe blanche !
Sa maman sourit et lui dit :
– Oui, Léo, le père Noël est vraiment spécial. Tu sais, on dit qu’il apporte des cadeaux aux enfants sages la nuit de Noël.
Les yeux de Léo brillèrent de bonheur à cette idée. Il demanda alors à sa maman :
– Est-ce que je pourrai rencontrer le père Noël un jour ?
Sa maman lui répondit avec un clin d’œil malicieux :
– Qui sait, peut-être que tu auras la chance de le rencontrer un jour, Léo. Il suffit d’y croire très fort !
Léo hocha la tête avec détermination. Il était persuadé que s’il croyait assez fort en la magie de Noël, tout pouvait arriver.
Les jours passèrent et Noël approchait à grands pas. Léo était de plus en plus excité à l’idée de voir le père Noël. Un soir, alors qu’il était confortablement installé devant la cheminée avec sa famille, il entendit soudain un bruit étrange venant de dehors.
Intrigué, Léo se leva et se dirigea vers la fenêtre. À sa grande surprise, il vit un traîneau volant tiré par des rennes majestueux qui se posait doucement dans le jardin enneigé. Le père Noël en descendit, un grand sourire sur son visage ridé.
Léo était tellement émerveillé qu’il en resta bouche bée. Le père Noël s’approcha de lui et lui dit d’une voix chaleureuse :
– Bonjour, Léo. J’ai entendu parler de ton incroyable foi en la magie de Noël. J’ai décidé de te rendre visite cette année.
Léo était aux anges. Il passa la soirée à discuter avec le père Noël, à lui raconter ses rêves et ses souhaits. Le père Noël lui promit de réaliser un de ses vœux pour Noël.
Le soir de Noël arriva enfin. Léo était tellement excité qu’il avait du mal à tenir en place. Il avait demandé au père Noël un cadeau très spécial : un train en bois rouge et bleu.
Alors que minuit approchait, Léo entendit soudain des clochettes résonner dans le ciel étoilé. Le père Noël arriva chez lui avec son traîneau chargé de cadeaux pour tous les enfants sages.
Léo ouvrit son cadeau avec impatience et découvrit avec joie le magnifique train en bois qu’il avait tant désiré. Il sauta de joie et remercia le père Noël avec un immense sourire.
Le père Noël lui tapota gentiment la tête et lui dit :
– Continue de croire en la magie de Noël, Léo. Joyeux Noël !
Et c’est ainsi que Léo vécut le plus merveilleux des Noëls, rempli de magie, d’amour et de rêves réalisés.
Technologies
Les appareils connectés collectent et vendent beaucoup d’informations. Les voitures modernes ne se contentent plus de nous transporter du point A au point B, elles collectent nos données de conduite, notre localisation, nos habitudes, jusqu’à nos pratiques sexuelles, et les transmettent aux constructeurs sans notre vrai consentement.
« On veut que les gens soient conscients du problème », explique Maxime Dorais, de l’Union des consommateurs, qui vient de produire un rapporte de 200 pages sur le sujet.

L’industrie automobile estime entre 1 $ et 16 $ de l’heure la valeur des données récoltées à partir d’une voiture connectée. Stellantis prévoit 20 milliards $ US de revenus d’ici 2030 grâce aux services connectés, McKinsey évalue le potentiel mondial à 750 milliards $ US.
La liste des informations captées dépasse la mécanique. Nissan et Kia mentionnent récolter des données sur la « vie sexuelle » ou l’« activité sexuelle » pendant que Tesla, Hyundai et les autres accumulent vitesse, trajets, localisation GPS, musique écoutée, poids et nombre de passagers.
Le consentement des automobilistes ? Enfoui dans des clauses de licence utilisateur finales que personne ne lit.
UNE TRAYEUSE AVEC DES ROUES
« Soit vous signez lors de l’achat ou vous cliquez oui sur l’écran de bord », précise M. Dorais au sujet de ce consentement.
« On est des cobayes, des vaches à lait qui payons nos propres trayeuses à roues », dénonce-t-il. En gros, on achète un véhicule à 50 000 $, mais pas le logiciel qui le fait fonctionner.
General Motors a ainsi vendu des données de conduite à LexisNexix, qui les a revendu aux assureurs. Résultat : Un conducteur de Chevroler Bolt mentionné dans le rapport a vu sa prime d’assurance exploser de 20 % sans comprendre pourquoi.
Une voiture peut générer jusqu’à 25 Go de données par heure. D’ici 2030, 95 % des nouvelles voitures vendues dans le monde seront connectées.
Pour limiter l’hémorragie, l’État doit agir, plaide l’Union des consommateurs.
L’organisme recommande d’interdire la revente des données sans consentement explicite et d’imposer un contrôle granulaire par fonction. Au Québec, la loi 25 sur la protection des renseignements personnels impose déjà des amendes salées aux entreprises récalcitrantes.
« Les constructeurs prétendent que cette collecte massive sert à améliorer la sécurité et les réparations », explique M. Dorais, qui n’y croit pas une seconde.
FORD VEND VOS CONVERSATIONS
Ford a déjà planifié comment monnayer vos données. Le constructeur prévoit diffuser des publicités ciblées à partir des conversations captées à l’intérieur du véhicule. Le constructeur a déjà annoncé la disparition de la radio FM dans les voitures et va la remplacer par une radio numérique prétendument gratuite.
« Vous allez être géolocalisés, on va vous pousser de la publicité ciblée, on va évidemment vous traquer », averti M. Dorais.
Source : Julien MCEVOY, Journal de Montréal, 4 décembre 2025, p30
Conte de Noël pour les enfants au cœur d’ange
Dans une petite ville où la neige tombait doucement comme des plumes de coton, un orphelinat se tenait au bout d’une rue pavée. Les murs de cet endroit étaient recouverts de guirlandes scintillantes et de boules de Noël multicolores. À l’intérieur, une douce chaleur régnait, et les enfants, impatients, attendaient Noël avec un mélange d’excitation et de curiosité.

Parmi eux, il y avait Chloé, une petite fille aux yeux pétillants et aux cheveux bouclés. Elle avait dix ans et était pleine de vie. Chloé adorait Noël plus que tout. Elle adorait les chansons de Noël, les lumières brillantes et, surtout, l’odeur des biscuits au pain d’épices qui remplissait l’air à cette période de l’année. Chaque matin, elle se levait avec l’espoir que peut-être, aujourd’hui, quelque chose de magique se produirait.
Un matin, alors que les flocons de neige dansaient devant la fenêtre, Chloé se leva plus tôt que d’habitude. Elle s’étira, se frotta les yeux, et s’approcha de la fenêtre. En regardant dehors, elle aperçut ses amies : Zoé, l’intrépide, Emma, la rêveuse, et Léa, toujours pleine d’idées. Elles étaient là, entourées de neige, prêtes à construire le plus grand bonhomme de neige du monde.
– Chloé, viens vite ! cria Zoé, en lançant une boule de neige qui passa juste à côté de Chloé. Nous avons besoin de toi pour le rendre immense !
Chloé s’habilla en hâte, enfilant son pull rouge à motifs de rennes et sa écharpe en laine.
– J’arrive ! s’écria-t-elle en courant vers la porte.
Les rires résonnaient dans l’air frais, et bientôt, les filles se mirent au travail. Elles façonnaient la neige, la roulant et la modelant avec passion.
– Je veux que notre bonhomme de neige ait trois chapeaux différents, proposa Emma, avec un sourire rêveur.
– Et des lunettes de soleil ! ajouta Léa, en éclatant de rire.
Chloé, en riant, dit :
– Mais il va avoir chaud avec tout ça ! Elles continuèrent à construire leur chef-d’œuvre, oubliant le temps qui passait.
La magie de Noël flottait dans l’air, et les jours passèrent sans que Chloé et ses amies ne s’en aperçoivent. Mais un matin, alors qu’elles prenaient un chocolat chaud dans la cuisine, la directrice de l’orphelinat, Madame Dupont, entra avec une mine grave.
– Mes chères petites, j’ai une nouvelle à vous annoncer, commença-t-elle avec un soupir. Cette année, notre collecte de jouets pour les enfants des familles défavorisées a été un peu… compliquée. Nous n’avons pas reçu assez de dons.
Les filles échangèrent des regards inquiets. Noël sans cadeaux pour des enfants qui en avaient besoin ? Cela semblait impensable.
Chloé, les yeux brillants d’une idée, s’exclama :
– Et si nous organisions quelque chose pour récolter des dons ? Nous pourrions organiser un marché de Noël !
– Oui ! Excellente idée, Chloé ! applaudit Zoé. On pourrait vendre des biscuits, des décorations de Noël, et même des cartes faites maison !
– Et nous pourrions chanter des chants de Noël pour attirer encore plus de monde ! ajouta Emma, tout excitée.
Madame Dupont sourit, touchée par leur enthousiasme. « C’est une belle initiative. Je suis sûre que cela fera chaud au cœur à beaucoup de personnes. »
Les filles se mirent au travail, se réunissant chaque jour après l’école pour préparer leur marché de Noël. Elles confectionnèrent des biscuits en forme d’étoiles, décorèrent des pots de fleurs avec du rouge et du vert, et réalisèrent des cartes colorées avec des dessins de sapins et de rennes.
Léa, bien que parfois en fauteuil roulant, trouvait toujours des façons de participer. Elle était la chef des décorations. Sa créativité ne connaissait pas de limites, et ses idées apportaient une touche unique à chaque projet.
Le jour tant attendu arriva enfin. Le marché de Noël était installé dans le jardin de l’orphelinat. Les stands étaient ornés de guirlandes lumineuses et de boules colorées. Des odeurs délicieuses de biscuits chauds et de chocolat flottèrent dans l’air.
Les enfants avaient préparé un petit spectacle de chants de Noël. Chloé, sur le devant de la scène improvisée, prit une grande respiration avant de commencer à chanter. Sa voix joyeuse résonnait, suivie par celle de ses amies. Leurs mélodies attirèrent peu à peu les passants, qui s’arrêtèrent, intrigués par la magie qui se dégageait de l’endroit.
– Regardez comme c’est beau ! murmura une dame en souriant. Ils chantent si bien !
Les gens commencèrent à acheter des biscuits et des décorations, tout en glissant des pièces dans la boîte de dons. Chloé, Zoé, Emma et Léa se regardaient avec des sourires radieux. Leur projet prenait vie, et elles pouvaient sentir l’esprit de Noël s’installer autour d’elles.
Mais soudain, un incident survint. Un grand vent se leva, et plusieurs décorations s’envolèrent dans les airs comme des oiseaux effrayés. Chloé eut un moment de panique.
– Oh non ! Nos décorations !
– Ne t’inquiète pas ! cria Zoé en courant après une étoile filante qui tourbillonnait. On va les rattraper !
Les filles se mirent à courir dans tous les sens, riant aux éclats, tentant de récupérer les décorations. Chloé, en poursuivant une boule rouge, se retrouva face à un petit garçon avec de grands yeux émerveillés.
– C’est super ce que vous faites ! s’écria-t-il. Je veux aider !
En un clin d’œil, d’autres enfants se joignirent à elles. Ensemble, ils formèrent une grande équipe. Chacun attrapait une décoration ou aidait à ramasser les biscuits qui avaient roulé par terre. L’excitation était contagieuse, et bientôt, le jardin résonnait de rires et de cris.
À la fin de la journée, le marché de Noël fut un véritable succès. Les filles comptèrent les dons avec des yeux pétillants.
– Regardez ! On a réussi à récolter suffisamment pour offrir des cadeaux à tous les enfants ! s’écria Chloé, les mains tremblantes d’excitation.
Madame Dupont les rejoignit, tout émue.
– Vous avez fait un travail incroyable, mes chéries. Vous avez apporté de la joie non seulement à vous-mêmes, mais aussi à tant d’autres enfants.
Ce soir-là, après une journée aussi remplie d’aventures, les filles se rassemblèrent autour d’un grand feu dans le salon de l’orphelinat. Les flammes dansaient, projetant des ombres chaleureuses sur les murs décorés.
– Je pense que Noël, c’est plus que des cadeaux, murmura Emma, le regard fixé sur le feu. C’est aussi donner un peu de joie aux autres.
Chloé acquiesça, un sourire aux lèvres.
– Oui, et nous avons créé quelque chose de spécial aujourd’hui. C’était une vraie aventure !
Léa, avec un sourire malicieux, ajouta :
– Et je parie que notre bonhomme de neige est jaloux de toutes nos prouesses !
Les rires résonnèrent et elles se racontèrent des histoires drôles, leurs yeux brillants d’amitié. La magie de Noël était plus présente que jamais.
Le matin de Noël, le soleil se leva avec douceur, illuminant le ciel d’une teinte dorée. Les filles, impatientes, se précipitèrent vers le sapin décoré dans le salon. À leur grande surprise, des paquets colorés s’y trouvaient, chacun portant un petit mot délicat.
– Ce sont les jouets que nous avons collectés ! s’exclama Chloé, les yeux écarquillés.
Elles ouvrirent les paquets avec frénésie, découvrant des jouets, des livres, et même des bonnets tricotés à la main. Mais ce qui les toucha le plus, ce fut de voir les visages des autres enfants, qui étaient là avec leurs familles, tous réunis pour célébrer Noël ensemble.
– Regardez, ils sont tous là ! s’écria Zoé, le cœur battant de joie.
Madame Dupont, avec une lueur dans les yeux, leur expliqua que grâce à leur collecte, tous ces enfants pouvaient passer un merveilleux Noël entourés de chaleur et d’amour.
– Vous avez prouvé que l’esprit de Noël, c’est avant tout le partage et l’amitié, dit-elle avec émotion.
Les filles se prirent dans les bras, riant et dansant autour du sapin. Elles avaient non seulement donné, mais elles avaient également reçu le plus beau des cadeaux : la joie d’être ensemble et de faire briller les yeux des autres.
Les jours suivants, l’orphelinat se remplissait de chants et de rires. Les enfants, unis par cette aventure, créèrent de nouveaux souvenirs, passant du temps à jouer dans la neige, à préparer des surprises pour leurs amis, et à rêver ensemble de futures aventures.
Chloé, le cœur léger, se rendit compte qu’elle avait trouvé une famille dans cet orphelinat. Unis par l’esprit de Noël, les enfants avaient créé quelque chose de bien plus grand que des cadeaux : ils avaient créé des liens d’amitié qui dureraient toute une vie.
Lorsque Noël approchait à nouveau, Chloé se mit à réfléchir. Peut-être que la magie de Noël n’était pas seulement une fête, mais un état d’esprit. Elle se promit de garder cet esprit vivant dans son cœur, et de le partager avec tous ceux qui en auraient besoin.
Et ainsi, chaque année, le marché de Noël de l’orphelinat devint une tradition, une célébration de l’amitié, de la générosité et de la magie qui se cachent dans chaque cœur. Car Noël, c’était bien plus qu’une simple fête, c’était une aventure que l’on partageait ensemble, des rires qui unissaient et des souvenirs que l’on gardait pour toujours.
Les enfants savaient maintenant, plus que jamais, que le véritable esprit de Noël ne se mesurait pas en cadeaux, mais en sourires, en rires, et en amour partagé.
Sécurité routière
Récemment, je regardais la vidéo d’une voiture de police qui poursuivait un conducteur qui sirotait son café au volant d’une Porsche Panamera, alors qu’il roulait à 181 km/h sur une autoroute en France.

Tout d’abord, les policiers autoroutiers là-bas, sont équipés pour les poursuites à haute vitesse avec leur voiture d’interception Alpine sport. De plus, la vitesse maximale permise sur les autoroutes est de 130 Km/h.
Après un départ presqu’arrêté, Ils n’ont mis que quelques secondes, pour rejoindre le kamikaze.
Celui-ci, un étranger danois, accompagné de sa femme, a remis son permis de conduire et papiers d’identification. C’est à partir de là que j’ai pris connaissance des règlements de sécurité routière en France.
Parce qu’il est étranger, il a dû payer l’amende directement sur place, soit 135 euros (220 $CAN) comptant. De plus, il lui est sur le champ interdit de conduire pour les 72 heures suivantes. Sa femme, dès ce moment, a dû prendre le volant.
Si le délinquant dépasse la vitesse permise de plus de 50 km et se fait pincer, le véhicule passe 7 jours à la fourrière. Cette saisie à la fourrière peut même durer 3 ou 4 mois, selon ce qu’un juge en décidera ultérieurement et principalement pour les grands excès de vitesse.
En France, les grands excès de vitesse, sont responsables annuellement du tiers des accidents mortels.
Et croyez-moi, les intercepteurs sont équipés en bagnole pour rivaliser avec n’importe quel fou du volant.
Je vous laisse le soin d’aller voir la vidéo de l’événement sur ce lien. Vidéo | Facebook
Dans ce cas précis, le conducteur s’en est tout de même bien tiré, puisque sur son constat d’infraction, les policiers ont indiqué 172 km/h.
Imaginez, ici, avec nos nids-de-poule…
Conte de Noël pour les grands au cœur d’enfant
Dans un petit appartement du quartier Villeray à Montréal, Monsieur Lambert, 82 ans, vivait seul depuis la mort de sa femme, Huguette, survenue huit hivers plus tôt. Chaque année, il décorait quand même son balcon avec une guirlande rouge et une étoile lumineuse, « pour faire honneur à la tradition », disait-il, même si personne ne venait plus vraiment lui rendre visite.

Le 24 décembre, la neige tombait dru sur la ville. Les trottoirs étaient déserts, les vitrines fermées, et les rares passants pressaient le pas, emmitouflés dans leurs manteaux. Monsieur Lambert, lui, avait préparé son traditionnel ragoût de boulettes, une recette qu’il tenait de sa mère. Il avait mis la table pour deux, comme toujours, avec la vieille nappe brodée et les verres en cristal qu’Huguette adorait.
Il s’assit, seul, face à la chaise vide. Il leva son verre de vin rouge et murmura :
— Joyeux Noël, ma belle.
Puis il mangea lentement, en silence, bercé par les souvenirs. Il se rappelait les Noëls d’autrefois, les rires de ses enfants, les chansons autour du piano, l’odeur du sapin naturel qu’ils allaient chercher au marché Jean-Talon. Mais les enfants étaient partis vivre loin : l’un à Vancouver, l’autre à Bruxelles. Ils appelaient parfois, mais rarement à Noël. Trop occupés, disaient-ils.
Vers 21 h, alors qu’il s’apprêtait à éteindre les lumières, on frappa à la porte. Étonné, Monsieur Lambert alla ouvrir. Sur le seuil se tenait une jeune femme, trempée, les joues rouges de froid, tenant un sac à dos et un petit chien dans les bras.
— Bonsoir… Je suis désolée de vous déranger. Mon autobus a été annulé, et je n’ai nulle part où aller. J’ai vu votre lumière… Est-ce que je peux juste me réchauffer un peu ?
Monsieur Lambert hésita. Il n’aimait pas les imprévus. Mais il vit dans les yeux de la jeune femme une détresse sincère. Il s’écarta.
— Entrez donc. Vous allez attraper la mort.
Elle entra, remerciant à voix basse. Elle s’appelait Clara, avait 27 ans, et tentait de rejoindre sa mère à Trois-Rivières pour Noël. Le chien s’appelait Biscuit, un petit bâtard nerveux mais affectueux.
Monsieur Lambert lui offrit une serviette, un bol de soupe chaude, et même un vieux chandail de laine. Clara mangea avec appétit, puis ils parlèrent. D’abord timidement, puis avec plus de chaleur. Elle lui raconta sa vie de serveuse dans un café du Plateau, ses rêves de devenir illustratrice, ses amours ratées. Lui parla de sa jeunesse, de son métier de facteur, de ses promenades avec Huguette au parc Jarry.
Minuit approchait. Clara regarda l’horloge.
— Vous savez, je n’ai pas eu un vrai Noël depuis des années. Mais ce soir… c’est comme si j’étais tombée dans un conte.
Monsieur Lambert sourit. Il n’avait pas souri ainsi depuis longtemps.
— Moi non plus, dit-il. Pas depuis que ma femme est partie.
Ils burent un peu de porto. Clara trouva dans le vieux buffet un jeu de cartes et proposa une partie de carte. Monsieur Lambert accepta, ravi. Ils jouèrent, rirent, trichèrent un peu. Le chien dormait sur le tapis, ronflant doucement.
Vers 2 h du matin, Clara s’endormit sur le divan, emmitouflée dans une couverture. Monsieur Lambert la regarda un moment, puis alla chercher un oreiller et une autre couverture. Il éteignit les lumières, ne laissant que l’étoile lumineuse du balcon briller dans la nuit.
Le lendemain matin, Clara se réveilla seule. Sur la table, un mot…
Elle attendit. Une heure. Deux. À midi, inquiète, elle sortit. La neige avait cessé. Elle demanda au concierge s’il avait vu Monsieur Lambert.
— Monsieur Lambert ? Il est décédé l’hiver dernier, mademoiselle. En janvier. Crise cardiaque. On l’a trouvé seul chez lui.
Clara pâlit.
— Ce n’est pas possible. J’ai passé la nuit ici. Il m’a ouvert la porte. On a joué aux cartes…
Le concierge la regarda, perplexe.
— Vous devez vous tromper d’appartement.
Mais Clara insista. Elle monta, frappa à la porte. Personne. Elle tourna la poignée : c’était ouvert. L’appartement était vide. Pas de nappe, pas de vaisselle, pas de chien. Juste une odeur de renfermé.
Mais sur le balcon, l’étoile lumineuse brillait encore.
Clara descendit, le cœur battant. Elle marcha longtemps dans les rues enneigées, le chien dans les bras. Elle ne comprenait pas. Elle se sentait bouleversée, mais étrangement apaisée.
Ce soir-là, elle appela sa mère et lui dit qu’elle viendrait le lendemain. Elle avait quelque chose à dessiner d’abord.
Dans les semaines qui suivirent, Clara peignit une série d’illustrations inspirées de cette nuit étrange : un vieil homme et une jeune femme jouant aux cartes, un chien endormi, une étoile qui brille dans la nuit. Elle les exposa dans une petite galerie du Mile-End. L’exposition s’intitulait : « Le dernier Noël de Monsieur Lambert ».
Les visiteurs furent nombreux. Certains pleuraient en silence devant les tableaux. D’autres souriaient. Tous ressentaient quelque chose d’indéfinissable, comme une chaleur oubliée.
Clara ne sut jamais vraiment ce qui s’était passé cette nuit-là. Était-ce un rêve ? Un miracle ? Une hallucination née de la fatigue et du froid ? Peu importait.
Elle savait seulement qu’un vieil homme seul lui avait offert, sans rien attendre, un Noël inoubliable. Et qu’en retour, elle lui avait peut-être offert la paix.
Et depuis ce jour, chaque 24 décembre, Clara allume une étoile lumineuse à sa fenêtre. Pour Monsieur Lambert.