Trucs et astuces
La fièvre du grand ménage nous motivant, accomplissons ces petites tâches négligées auxquelles nous pensons seulement aux changements de saison. Voilà les bonnes solutions pour un nettoyage rapide et efficace. Parole de madame Chasse-Taches.
LA LAVEUSE ET LA SÉCHEUSE

Éliminez les saletés et les résidus de détergent accumulés dans des endroits souvent inaccessibles en remplissant la machine d’eau chaude. Ajoutez un litre (4 tasses) de vinaigre blanc et 250 ml (1 tasse) de sel d’Epson. Faites fonctionner la laveuse une minute et laissez agir pendant une heure avant d’actionner le cycle de rinçage.
Le filtre à charpie de la sécheuse doit être nettoyé après chaque utilisation.
Deux fois par année, vérifiez le conduit flexible et le clapet extérieur, où peuvent aussi s’accumuler des charpies. Utilisez l’aspirateur pour faciliter le nettoyage complet.
LE LAVE-VAISSELLE
Supprimez les mauvaises odeurs en actionnant le lave-vaisselle à vide, sans savon, mais avec un grand bol contenant 3 litres (12 tasses) de vinaigre blanc. Non seulement la machine ne dégagera plus de mauvaises odeurs, mais en plus elle sera détartrée.
LA HOTTE DE LA CUISINIÈRE
Le détergent utilisé dans le lave-vaisselle élimine les résidus de gras de cuisson. Faites-le dissoudre dans une eau chaude, utilisez une éponge ou un chiffon pour nettoyer la hotte.
Si le filtre est détachable, glissez-le tout simplement dans le lave-vaisselle ou lavez-le à la main dans une eau très chaude additionnée de détergent pour lave-vaisselle (15 ml [1c. à soupe] de détergent dans 1 litre [4 tasses] d’eau).
LES ABAT-JOUR
Les brosses antipeluches sont idéales pour enlever la poussière sur tous les types d’abat-jour.
Si un abat-jour en tissu présente des taches, nettoyez-le avec un chiffon à peine humide, imbibé d’eau savonneuse. Séchez rapidement avec un sèche-cheveux. Afin d’éviter la formation d’auréoles ou de petites taches de rouille qui pourraient être causées par l’armature métallique.
LES VENTILATEURS AU PLAFOND
La façon la plus rapide de les nettoyer avant la belle saison, où ils fonctionneront à plein régime, est de glisser vos mains dans deux bas imbibés d’un tout petit peu d’eau savonneuse. Passez ensuite une main sur le dessus de la pale et l’autre en dessous. Rincez et asséchez rapidement de la même façon.
Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 12 avril 2025, p11
Histoire
Quand on regarde l’Histoire, on se demande souvent : comment un parti aussi radical et démagogue que le parti nazi a-t-il pu prendre le pouvoir dans un pays aussi développé que l’Allemagne ?
Ce n’est pas arrivé en un jour. C’est une succession de crises, d’erreurs politiques et de stratégies bien menées qui ont permis à Adolf Hitler et au parti nazi d’arriver au sommet du pouvoir.
Voici, dans les grandes lignes, sans y aller d’analyses trop profondes, comment cela s’est passé.
UNE ALLEMAGNE HUMILIÉE
Tout commence en 1918, à la fin de la Première Guerre mondiale. L’Allemagne, qui espérait la victoire, se retrouve vaincue. L’Empereur (le Kaiser) Guillaume II abdique, et l’Allemagne devient une république : la République de Weimar. Ce nouveau régime démocratique est mal accueilli par une partie de la population, qui l’accuse d’avoir « poignardé l’armée dans le dos » en signant l’armistice. Mais le plus dur à avaler vient avec le traité de Versailles, signé en 1919.

L’Allemagne est tenue pour seule responsable de la guerre. Elle perd des territoires, doit se désarmer et payer d’énormes réparations aux pays vainqueurs. Le peuple allemand se sent humilié, trahi et appauvri. Ce contexte tendu va nourrir le nationalisme et la haine, des sentiments que les nazis sauront exploiter plus tard.
NAISSANCE DU PARTI NAZI
Dans cette atmosphère tendue, des mouvements radicaux apparaissent. Parmi eux, un petit parti fondé en 1920, le NSDAP, ou Parti nationaliste des travailleurs allemands, plus connu sous le nom de parti nazi. C’est un mélange explosif d’individus d’extrême droite, racistes, antisémites, qui détestent la démographie.
Adolf Hitler rejoint le parti dès 1919 et en prend rapidement le contrôle. Il faut savoir qu’il est un orateur charismatique, capable de captiver l’attention des foules en colère comme personne avant lui.
En 1923, il tente un cour d’État à Munich, le fameux putsch de la Brasserie.
C’est un échec et Hitler est arrêté. Il est condamné à cinq ans de prison, mais n’en fait qu’un. Pendant son incarcération, il écrit Mein Kampf, un livre dans lequel il expose ses idées : haine des Juifs, volonté de revanche contre le traité de Versailles, dictature d’un chef charismatique, conquête de nouveaux territoires, etc.
MONTÉE PROGRESSIVE
Après sa sortie de prison, Hitler change de stratégie. Plutôt que de prendre le pouvoir par la force, il décide d’y parvenir par les élections, en jouant le jeu démocratique… pour mieux le détruire une fois au pouvoir.
Entre 1924 et 1929, l’Allemagne connaît une période de relative stabilité grâce à l’aide économique des États-Unis et à un apaisement des tensions internationales. Le parti nazi semble marginal, mais tout bascule en 1929 avec la crise économique mondiale. La bourse de Wall Street s’effondre, et les répercussions sont terribles pour l’Allemagne. Les banques font faillite, le chômage explose, la pauvreté gagne les villes et les campagnes. Dans ce climat de désespoir, les discours radicaux d’Adolf Hitler trouvent un écho.
Les nazis promettent du travail, de la grandeur, de l’ordre. Ils désignent des responsables, les Juifs, les étrangers (immigrants), les communistes et les politiciens corrompus. Leur propagande est efficace. Aux élections législatives de 1930, le parti nazi devient la deuxième force du pays. Deux ans plus tard, en 1932, il est le premier parti au Parlement.
JOUTE POLITIQUE D’HITLER
Malgré son succès électoral, Hitler n’est pas automatiquement au pouvoir. En Allemagne, le président de la République (à l’époque, le vieux maréchal Hindenburg) a le pouvoir de choisir le chancelier, c’est-à-dire le chef du gouvernement. Pendant plusieurs mois, les gouvernements se succèdent, incapables de gérer la crise.
Les élites conservatrices commencent à voir Hitler comme un moindre mal, voire un moyen de contrôler la rue. Finalement, alors qu’il est sous pression et pense pouvoir le manipuler, le président Hindenburg nomme Hitler chancelier le 30 janvier 1933. Une très grave erreur, Hitler n’est pas un pion facilement manipulable, c’est un stratège redoutable.I
DICTATURE EN MARCHE
Dès qu’il arrive dans le siège du pouvoir, Hitler agit rapidement pour consolider son autorité. En février 1933, un incendie détruit le Reichstag, le parlement allemand. L’événement est immédiatement utilisé pour accuser les communistes et imposer des mesures d’urgence. Les libertés fondamentales sont suspendues, on limite la liberté de presse, fini la liberté d’expression, puis on ordonne à la police d’arrêter les suspects, et il y en aura beaucoup.
En mars 1933, Hitler profite de la crise pour faire adopter la loi des pleins pouvoirs, il peut désormais gouverner sans passer par le Parlement. La démocratie allemande vient de mourir. Rapidement, tous les autres partis sont interdits, les syndicats sont dissous, les opposants emprisonnés et bien souvent éliminés. Le régime nazi est en place. En 1934, à la mort d’Hindenburg, Hitler cumule les fonctions de chancelier et de président. Il devient le Führer, le guide suprême de l’Allemagne.
LEÇON D’HISTOIRE
L’arrivée au pouvoir des nazis n’a pas été un coup de force soudain. C’est le résultat d’un enchaînement de crises, de frustrations, de stratégies politiques et de manipulations.
La démocratie allemande était affaiblie, et ses ennemis ont su en profiter.
C’est aussi un rappel brutal à l’humanité, la démocratie n’est jamais acquise. Elle peut être mise à mal de l’intérieur, par des partis qui utilisent des règles pour mieux les détruire.
La montée du nazisme nous montre comment la peur, la pauvreté et les discours haineux peuvent mener un peuple à confier les clés de son avenir à des idéologues dangereux.
EXISTE-T-IL DES PARALLÈLES AVEC LA DEUXIÈME ADMINISTRATION TRUMP ?
C’est une question délicate, même si on peut établir certains parallèles sur le plan de la méthode politique, il faut être prudent pour ne pas tomber dans comparaisons simplistes, Hitler a quand même mis en place une dictature totalitaire et a lancé une guerre mondiale. Cela dit, voici un éclairage nuancé sur les ressemblances et les différences.

Premièrement, Hitler a profité d’un pays en crise, de la pauvreté et du chômage pour se créer une électorat. Trump a su capter la colère d’une partie des Américains avec le déclin économique du pays, le rejet des élites et le sentiment d’abandon des classes moyennes blanches. Dans les deux cas, il s’agit de leaders qui parlent à une population frustrée, qui se sent oubliée ou méprisée.
Ensuite, Hitler se posait en sauveur pour les Allemands, et Trump se présente comme un outsider opposé au système, dénonçant les médias et les institutions fédérales. Les deux utilisent un langage simple, direct, émotionnel et polarisant.
Finalement, Hitler a utilisé la démocratie pour s’approprier tous les pouvoirs et déchirer la Constitution. Trump a remis en question les résultats électoraux de 2020, et certains de ses proches ont envisagé des moyens de rester au pouvoir malgré sa défaite. L’assaut du Capitole du 6 janvier 2021 montre un moment où la démocratie américaine a été directement attaquée.
Là s’arrêtent les comparaisons.
L’Allemagne des années 1930 était une jeune démocratie instable. Les États-Unis ont des institutions solides, une séparation des pouvoirs, une presse libre et des contre-pouvoirs (Cour suprême, Congrès, gouverneurs…). Il est beaucoup plus difficile de basculer vers une dictature aux États-Unis aujourd’hui qu’en Allemagne à l’époque.
Le nazisme prônait une idéologie de guerre, de purification raciale, d’extermination (Holocauste). Trump, malgré des propos parfois choquants, ne porte pas une idéologie totalitaire ou exterminatrice. Il reste dans le cadre du système, même s’il tente d’en repousser les limites.
Même si Trump n’est pas Hitler, les mécanismes de dérive démocratique peuvent se ressembler. Affaiblissement des institutions, remises en cause des élections, polarisation extrême, peur de l’autre, rejet de la presse et de la vérité factuelle.
L’Histoire ne se répète pas toujours, mais elle rime souvent. Ce qui s’est passé dans l’entre-deux-guerres doit nous alerter, la démocratie ne disparaît pas forcément d’un coup. Elle peut s’effriter, se vider de son sens, petit à petit.
Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier weekend, 12 avril 2025, p66
Trucs et astuces
Même les casseroles qui semblent irrécupérables peuvent être nettoyées… à condition de connaître la bonne méthode. Madame Chasse-Taches nous apprend comment.
LES CASSEROLES EN INOX

LA COCOTTE EN FONTE
DÉTACHANTS PASSE-PARTOUT
Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 29 mars 2025, p17
Société
Cet exposé date de 1920. Il provient de la philosophe russe et américaine Ayn Rand (une juive fugitive lors de la Révolution russe qui a débarqué aux États-Unis dans les années 20) et nous montre une vision des choses en toute connaissance de cause.

Quand vous vous rendez compte que pour produire, vous avez besoin de l’autorisation de quelqu’un qui ne produit rien;
Quand vous vous rendez compte que l’argent c’est pour ceux qui font des affaires non pas avec des biens mais avec des faveurs;
Quand vous vous rendez compte que beaucoup sont devenus riches avec des pots-de-vin et une influence plus que pour leur travail, et que la loi ne nous protège pas de ces individus, mais qu’elle les protège à eux;
Quand vous vous rendez compte que la corruption est récompensée et que l’honnêteté mène vers le sacrifice de soi-même;
Alors vous pouvez dire, sans avoir peur de vous tromper, que la société est condamnée.
Recyclage
Consignaction, vous savez ce que c’est ? C’est l’endroit, un petit local, où on peut faire bouffer nos canettes et bouteilles par une machine moderne… quand ça marche.
Avant, on se présentait à l’épicerie avec notre gros sac de canettes et le seul problème qui se présentait, c’était d’aviser le personnel que le gros sac de la machine devait être remplacé. Chose faite, on relançait l’alimentation de la gobeuse.
Ça fonctionnait bien, même si on sentait que ça faisait chier les épiciers.

Finalement, le gouvernement, ce gros mammouth, s’est décidé à ouvrir des succursales, très récemment, pour prendre la relève. Fini les épiciers-collecteurs, tout se fait chez CONSIGNACTION. Il suffisait d’y penser. Et la machine est partie, comme les travaux d’Éric Caire, c’est-à-dire tout croche.
Alors, il y a à peine 1 mois, mon bac à canettes est plein et j’en profite pour tester le nouveau système, qu’on disait efficace, puisque tout y était concentré en matière de recyclage.
Sans généraliser, peut-être est-ce différent dans votre secteur mais dans mon cas, à La Prairie, c’est un fiasco.
D’abord, étant donné que les épiciers possédaient jadis trois machines, je me disais que, pour un gros volume concentré au même endroit pour servir la population, il devait y en avoir au moins deux fois plus. Non ! Seulement trois gobeuses. Je suis surpris !
Je vide mon sac, prends le reçu et me dirige vers la collection automatique. Pas si mal pour une première fois.
Deux semaines plus tard, seulement deux gobeuses fonctionnent, l’autre est brisée. Pour encaisser le reçu, ça ne fonctionne pas.
Hier, j’y retourne et y trouve un mémo affiché dans la vitre de la porte d’entrée; FERMÉ.
J’aperçois quelqu’un à l’intérieur pour me faire dire que les gobeuses ne fonctionnent pas parce qu’elles refusent de se vider. On cherche le problème. Il faut aller ailleurs… mais où ? Je ramène mes canettes à la maison. J’irai plus tard !
En fouillant sur Internet, je trouve leur site et je me mets à fouiller cette structure et voici ce que j’y ai trouvé d’intéressant…
CONSIGNACTION est l’emblème et la marque officielle de la consigne au Québec. Elle constitue le maillon essentiel pour la récupération et le recyclage des contenants de boisson consignés, qu’ils soient faits d’aluminium, de plastique, de verre, et bientôt de carton multicouche.
Son rôle est de promouvoir la récupération des contenants de boisson consignés au Québec auprès des citoyens et des organisations et de leur faciliter l’accès à différentes infrastructures de récupération, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur du domicile.
DIRECTION GÉNÉRALE ET CONSEIL D’ADMINISTRATION
Président-directeur général de l’AQRCB : Normand Bisson
Président du conseil d’administration : Martin-Pierre Pelletier, représentant, Alex Coulombe Ltée
MEMBRES DU CONSEIL D’ADMINISTRATION
Marie-Josée Amyot, vice-présidente finance, Les eaux Naya
Robert Delisle, directeur des opérations – Est du Canada, Embouteillage Coca-Cola Canada
Stéphane Dubé, vice-président principal opérations, Industries Lassonde inc.
Édith Filion, vice-présidente et cheffe de la direction financière, Société des alcools du Québec
Marie-Josée Létourneau, directrice marketing produits frais, Agropur
Nathalie Liz Lell, Relations gouvernementales, politiques publiques et professionnelle ESG, Diageo
Marie-Ève Myrand, directrice générale, Association des microbrasseries du Québec
Mario Ricci, directeur financier, Eska Inc.
Philippe Roy, directeur général, Association des brasseurs du Québec
Éric Sasseville, responsable des programmes de durabilité, Costco Canada
Cynthia Shanks, première directrice principale, Affaires corporatives, Keurig Canada inc.
Amélie Toupin, vice-présidente associée, opérations des ventes et affaires gouvernementales Les brasseries Sleeman Ltée
Wow ! Toute une organisation !
Nouvelles
Récemment, je recevais une correspondance de l’Association Canadienne des Snowbirds (CSA) concernant les modalités des retours au Québec par les services frontaliers. En voici la teneur. Évidemment, devant l’humeur changeante de Face de beu, ces modalités pourrait être mnodifiées.

L’Agence des services frontaliers du Canada et l’Association canadienne des « snowbirds » rappellent aux Canadiens qui ont passé l’hiver dans des climats plus chauds de planifier à l’avance leur retour au pays.
En réponse aux droits de douane imposés par les États-Unis sur les produits fabriqués au Canada, le Canada a imposé des droits de douane compensateurs de 25 % sur certains produits américains importés au Canada. L’ASFC perçoit les droits de douane au nom du gouvernement du Canada sous la forme d’une surtaxe.
Cela signifie que vous devrez peut-être payer une surtaxe ( ainsi que les droits et taxes applicables ) sur certains des produits que vous avez achetés aux États-Unis et que vous rapportez au Canada. La liste de ces produits se trouve sur le site Web du ministère des Finances : produits surtaxés à partir du 4 mars et autres à partir du 13 mars. La surtaxe est évaluée par l’ASFC aux points d’entrée et doit être payée avant d’entrer au Canada.
N’oubliez pas que les résidents du Canada bénéficient d’exemptions personnelles qui leur permettent de ramener au Canada des produits, y compris de l’alcool et du tabac (jusqu’à une certaine valeur), sans payer les droits et taxes habituels.
Par exemple, si vous êtes absent depuis 48 heures ou plus, vous pouvez réclamer des produits d’une valeur maximale de 800 $ CAN sans payer de droits ou de taxes, y compris la nouvelle surtaxe. La surtaxe ne s’applique qu’au montant des produits qui dépasse votre exemption personnelle.
Assurez-vous d’avoir vos reçus de caisse ou preuves d’achat à portée de main pour tous les produits que vous apportez avec vous. Pour les produits qui dépassent vos limites d’exemption personnelle, vous devrez peut-être fournir une preuve de l’endroit où les produits ont été manufacturés, fabriqués ou de leur origine (preuve d’origine).
Que vous voyagiez par voie terrestre, aérienne ou maritime, vous pouvez contribuer à accélérer les délais de traitement en ayant vos documents de voyage à portée de main. Nous vous encourageons à lire et à suivre nos conseils de voyage avant d’arriver à la frontière.
LIENS CONNEXES
Planifiez votre passage à la frontière.
Je déclare : un guide pour les résidents du Canada qui reviennent au pays.
Aide-mémoire pour passer la frontière.
Insolite
Si vous êtes, ou connaissez, un adepte de croustilles au goût de sel et vinaigre, cet article vous concerne.

Récemment, lors d’une visite au Dollarama de mon quartier, en circulant dans l’allée des friandises, je suis tombé sur les croustilles de la marque Gourmet, à saveur de sel et vinaigre. J’en mets un sac dans mon panier.
Quelques heures plus tard, en regardant la télé, l’envie de déballer le sac me démange.
C’est effectivement des croustilles au sel et vinaigre. Mais, à mesure que je pige dans le sac, la saveur est de plus en plus intense, au point d’être dérangeante et forte. J’ai une sensation de brûlure en bouche et évidemment sur la langue. Je ferme le sac.
Dès le lendemain, ma nourriture n’a pas le goût normal, comme si mes papilles gustatives étaient dérangées. Deux jours plus tard, je constate que j’ai la bouche et principalement ma langue qui « pleume », un peu comme la brûlure d’un coup de soleil qui s’estompe.
J’ai conclu que la cause était ces croustilles mangées précédemment, comparativement à la marque habituelle que j’achète. L’assaisonnement était irrémédiablement mal dosé.
Vous imaginez ? Se brûler avec des croustilles… ! Peut-être que c’était une erreur du fabricant, ou la norme, allez savoir… Je veux simplement vous mettre en garde si vous êtes tentés, comme moi, d’acheter ce produit.
Gaspillage
C’est si facile de largement dépenser l’argent des autres, sans compter…
Loto-Québec paiera près de 2000 $ de plus chaque mois pour s’approvisionner en frites fraîches et en rondelles d’oignons pour les casinos de Montréal et du Lac Leamy.

La société d’État vient de signer son « contrat de frites » pour les 11 prochains mois. Le coût : 387 770 $, c’est-à-dire 35 251 $ chaque mois. Cela représente une augmentation de 5,55 % par rapport à l’an dernier, quand Loto-Québec payait mensuellement 33 398 $ pour ses patates.
***
Le forfait de cellulaire que nous payons collectivement pour les fonctionnaires coûtera entre 215 M$ et 291 M$ dans les prochaines années… mais Québec est cachottier et refuse de dévoiler la durée du contrat qu’il entend signer.
Ce montant correspond à la plus récente estimation du gouvernement dans son « plan des acquisitions » (PAG), mais le contrat, qui devait être conclu il y a plusieurs mois déjà, a du sable dans l’engrenage.
Les contrats actuels arrivent à échéance dans les prochains mois, et Québec a décidé d’annuler et de relancer l’appel d’offres pour les remplacer, jugeant que c’était dans l’intérêt public de le faire.
À suivre…
Trucs et astuces
Ces détachants sont à portée de main ! De plus, ils sont efficaces et réduisent le coût du nettoyage. Si vous avez un doute, faites un test sur un endroit moins visible du vêtement pour vous assurer que le produit n’endommage pas les fibres et la coloration du tissu. Suggestions de madame Chasse-Taches.

Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 5 avril 2025, p9
Prévention
Certes, il est contre-intuitif pour la plupart des humains de cohabiter avec des insectes. Mais avant d’écraser une bestiole dans votre sous-sol, pensez-y deux fois : elle peut vous en dire beaucoup sur votre maison.
Voici quelques insectes couramment vus dans les domiciles québécois et ce que leur présence signifie selon Marie-Ève André, préposée aux renseignements entomologiques à l’insectarium de Montréal.
ARAIGNÉES

Ces bestioles peuvent donner froid dans le dos, mais leur statut de prédateur en fait des alliés, et non des ennemis. « Si on a des araignées chez nous, ça veut dire qu’elles ont des choses à manger. Elles peuvent se nourrir d’autres araignées ou d’insectes. Elles sont donc bénéfiques dans la maison et le jardin. »

SCUTIGÈRES
Tout comme les araignées, les scutigères font le ménage dans la population animale de votre maison. Leur présence peut provoquer un malaise, mais ils n’ont aucun impact négatif sur la maison. « Ils peuvent se promener dans la tuyauterie de la salle de bain. Si on apprécie leur présence de prédateur, mais qu’on ne veut pas nécessairement les côtoyer, on peut simplement boucher le bain entre les utilisations. »
LÉPISMES, THERMOBIES (POISSONS D’ARGENT) ET CLOPORTES

Ces petits insectes raffolent de produits contenant de l’amidon, comme des reliures de livre ou des pâtes alimentaires, mais peuvent survivre simplement en mangeant de la poussière. En grand nombre, ils indiquent un problème d’humidité dans une pièce de votre maison.
Il en est de même pour les cloportes, qui sont souvent introduits dans les maisons en se réfugiant dans le bois de foyer. Ces animaux, qui s’apparentent davantage aux crustacés qu’aux insectes, ne peuvent survivre dans les milieux secs.
« Si on veut éviter d’en observer beaucoup, un bon déshumidificateur peut faire le travail », conseille Mme André.
COCCINELLES ASIATIQUES

Introduites en Amérique du Nord il y a presque 40 ans, ces petites bestioles volantes se sont multipliées à la vitesse grand V dans les dernières années. Elles sont utiles dans les jardins pour contrôler les population de pucerons et d’autres petits insectes qui s’attaquent aux plantes. On les voit beaucoup en automne, où elles cherchent un espace où traverser l’hiver.
« Dans la nature, elles s’infiltrent dans des fissures ou des crevasses en pierre pour y passer l’hiver; elles font la même chose dans nos maisons », explique Mme André.
La présence de coccinelles asiatiques dans votre maison devrait vous servir d’avertissement : une fissure sur les fondations, les revêtements extérieurs ou les portes et fenêtres leur permet sans doute de s’introduire.
PERCE-OREILLES (FORFICULE)

Mettons quelque chose au clair : « Ce n’est pas vrai qu’ils entrent dans les oreilles ! ». Ces insectes, en quantité limitée, sont utiles dans le jardin. Si vous en trouvez à l’intérieur de votre maison, il s’agit probablement d’un symptôme d’un manque d’hygiène dans la cuisine. « Avec des mesures de prévention simples, comme bien fermer le bac de compost, ne pas laisser traîner la vaisselle sale, ou conserver ses aliments dans des contenants hermétiques, on s’assure que les insectes ne peuvent pas élire domicile à la maison », conclut-elle.
Vous avez aperçu une bestiole mystérieuse dans votre maison ? L’application iNaturalist est une belle ressource pour identifier les insectes. L’insectarium offre aussi un service d’identification à partir de photos, ou carrément d’échantillons envoyés par la poste !
Source : Félix Desjardins, Journal de Montréal, cahier CASA, 5 avril 2025, p9
Histoire
Au salon de l’auto sport de Montréal de 1969, la vedette de l’heure est la Manic GT, une voiture sport dont le design rappelle l’Aston Martin de James Bond. Sa particularité : elle est entièrement conçue et fabriquée au Québec.

Entre 1969 et 1971, pas moins de 168 exemplaires de cette auto sport trouveront preneur chez les concessionnaires à partir de l’usine de Granby.
« Très différentes des véhicules américains que l’on croisait à l’époque, la Manic GT est un petit coupé sport qui se démarquait par ses solutions techniques avant-gardistes et sa grande légèreté grâce à sa carrosserie en fibre de verre », peut-on lire dans le Guide de l’auto 2020, qui revenait sur le modèle québécois dans sa série « Voitures anciennes ».
IDÉE IMPENSABLE
Parmi les personnes qui peuvent le mieux parler de la Manic GT, on trouve le député fédéral Gérard Deltell, qui en a acquis trois en 2019 afin de s’en rafistoler une, qu’il a conduite en 2022 jusqu’à Manic-5, le barrage hydroélectrique qui lui doit son nom. Un périple de 1400 km qui s’est déroulé sans aucun pépin.
Le politicien a été séduit non seulement par les courbes aérodynamiques du bolide, mais aussi par le parcours de son créateur. Cet homme, Jacques About, « est parti d’une feuille blanche et a réussi à produire localement une automobile dans une chaîne de montage, une première canadienne après-guerre », lance M. Deltell par téléphone au Journal.
Prenant une pause dans la campagne électorale qui bat son plein, il souligne qu’on « peut être fier » de cette prouesse technologique qui serait impensable aujourd’hui, compte-tenu de la complexité des composantes électroniques des voitures actuelles.
ENTRE MUSTANG ET CAMARO

Conceptuellement, la Manic GT est née dans un garage de Longueuil où Jacques About, un Français qui avait travaillé pour Renault, nourrit l’idée de doter le Québec d’une auto adaptée à son climat et à sa culture.
Après avoir dessiné le modèle, il assemble un prototype qui intègre de nombreuses pièces mécaniques du fabricant français dont le châssis et le moteur de la R8. Le carnet de commandes ne tarde pas à s’allonger, surtout à partir du Salon de 1969, où la voiture est exposée aux côtés des Mustang et Camaro.
Bombardier, Steinberg et la Banque Nationale injectent plus de 1,5 M$ dans l’aventure. Il ne reste plus qu’à assembler le tout dans une ancienne usine de meubles de Terrebonne, puis à Granby, où on veut relancer l’emploi. Un concessionnaire américain était prêt à en réserver 1000 exemplaires.
Malheureusement, l’aventure sera de courte durée, l’entreprise n’ayant pas les reins assez solides pour concurrencer les majors américaines. En 1971, c’est la fin.
Tout juste une quinzaine d’exemplaires roulent toujours sur nos routes. Gérard Deltell s’apprête à sortir la sienne, la « numéro 104 », qui cumule environ 2000 km par an, dès que le printemps sera bien installé.
Combien vaut cette merveille ? « Impossible à dire. Mais une chose est sûre : elle n’est pas à vendre », affirme-t-il en riant.
Source : Mathieu-Robert Sauvé, Journal de Montréal, cahier weekend, 5 avril 2025, p68
Histoire
Après Andrew Jackson et William McKinley, Donald Trump semble avoir trouvé un nouveau mentor parmi ses prédécesseurs. Cette fois, il jette son dévolu sur le 11e président, James K. Polk.

D’abord avocat, James Knox Polk était depuis son jeune âge passionné par la politique. Orateur habile, il connaît une rapide progression politique grâce à son adhésion aux idées du président Andrew Jackson et à son mariage à Sarah Childress, fille d’un riche propriétaire de plantation.
Appuyé par une épouse influente, rompue aux aléas de la vie publique et des mondanités, Polk se démarque rapidement en étant élu à la Chambre des représentants du Tennessee, avant de devenir gouverneur de l’État en 1839.
UNE CANDIDATURE INATTENDUE
Malgré ses succès, lorsqu’il se présente à la convention démocrate de 1844, personne n’envisage que ce politicien inconnu sur la scène nationale puisse espérer autre chose qu’une candidature à la vice-présidence. Un peu comme ce fut le cas pour Donald Trump, sa candidature n’était pas considérée comme sérieuse.
Pourtant, les partisans des candidats favoris sont si divisés qu’on en vient à accepter une candidature de compromis, celle de Polk.
PROTÉGER EN IMPOSANT LES VALEURS AMÉRICAINES
Confronté pour l’élection générale à l’ancien secrétaire d’État et sénateur du Kentucky Henry Clay, James K. Polk frappe l’imaginaire par son audace et son ambition.
Alors que le pays peine à bien gérer l’expansion territoriale en raison des frictions entre États esclavagistes et États antiesclavagistes, il mise sur l’annexion du Texas (qui pratique l’esclavage).
Il entend aussi régler le différend qui oppose les États-Unis et l’Angleterre au sujet de la frontière entre le Canada et l’Oregon.
Une fois qu’il est élu, ses visées expansionnistes deviennent plus évidentes. Non seulement va-t-il intégrer le Texas et repousser la frontière de l’Oregon vers le nord, mais la guerre contre le Mexique va aussi lui permettre de procéder au plus gain territorial de l’histoire.
Sous sa présidence, les États-Unis ont donc achevé leur marche vers le Pacifique obtenant le territoire dont on va tirer le Nouveau-Mexique, l’Arizona, la Californie, le Nevada, l’Utah ainsi que des portions du Colorado, du Kansas, de l’Oklahoma et du Wyoming.
Alors qu’il repousse les frontières du pays, James K. Polk est aminé par ce qui ressemble à une mission divine, une destinée manifeste, celle de porter les valeurs et les institutions américaines partout en Amérique.
Cette mission s’ajoute à la doctrine de James Monroe élaborée en 1823.
Alors que les colonies espagnoles d’Amérique luttent pour se défaire du joug de la métropole, le président James Monroe affirme que les États-Unis seront les protecteurs des indépendances des anciennes colonies.
Si on jumelle la doctrine de Monroe à la destinée manifeste, vous obtenez un résultat qui ne renierait pas Donald Trump, soit celui de protéger le continent tout en imposant les valeurs américaines.
Pensons-y lorsqu’il reparlera du Panama, du Groenland et du Canada. Dans chaque cas, le président américain justifie de possibles interventions par des motifs de sécurité.
Source : Luc Laliberté, historien, Journal de Montréal, cahier weekend, 22 mars 2025, p75