Fiction
Je suis un indépendantiste avoué, un « séparatisse » comme dirait Jean Chrétien. En feuilletant mon journal d’hier, je suis tombé sur un texte inspirant de Mathieu Bock-Coté, sur ce que pourrait être l’avenir du Canada au lendemain de l’élection de ce lundi. Il est permis de rêver et quoi de mieux qu’un rêve devenu réalité avant la fin de cette décennie.
C’est le texte que je vous propose aujourd’hui.
***
MARK CARNEY – 2025-2029
Mathieu Bock-Côté, Sociologue, auteur et chroniqueur
Qu’on me permette d’embarquer dans ma Delorean volante pour jeter un coup d’œil, à partir du futur, sur le mandat Carney 2025-2029.

2025. Mark Carney obtient – les sondages l’annonçaient – un mandat majoritaire le 28 avril, profitant d’un vote de peur, entretenu par le PLC, qui s’est présenté comme le sauveur du Canada contre l’annexionnisme trumpien.
Mais dès l’automne, la grogne des années Trudeau remonte à la surface dans l’Ouest.
CANADA
La droite albertaine affirme que l’Alberta est prisonnière d’un pays à parti unique. Le séparatisme albertain franchit la barre des 40 %.
Danielle Smith déclare même en novembre 2025 que l’Alberta, quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse, est une société distincte, libre et capable d’assurer son destin et son développement.
2026. Le budget fédéral explose. Le grand banquier prend une déculotté financière.
Mark Carney en profite pour ramener la taxe carbone. Steven Guilbeault, désormais ministre des Pétrolières équitables, explique que le PLC n’a jamais dévié de sa ligne en la matière.
Carney augmente plus que prévu le budget de la radiotélévision fédérale. Elle assure que cela lui permettra de pratiquer un journalisme indépendant, neutre et sans biais idéologiques. Elle en profite ainsi pour faire objectivement son portrait en le présentant comme le meilleur homme politique de l’histoire de l’humanité, tout en accusant ceux qui en doutent de colporter des fausses nouvelles.
Automne 2026 : la victoire majoritaire du PQ aux élections de 2026 et l’arrivée de PSPP comme premier ministre du Québec ramène la question nationale.
2027. Le référendum sur l’indépendance du Québec est annoncé pour le 30 octobre 2027.
De nombreux anciens caquistes rejoignent le camp du Oui, ainsi que des conservateurs québécois déchus. Ruba Ghazal se dit déçue et annonce qu’elle ne fera pas campagne dans l’autobus du Oui. Elle la fera plutôt avec la trottinette électrique de QS pour le Oui, Tout le monde s’en fout un peu.
Mark Carney s’engage dans la campagne et essaie de parler français, mais personne ne comprend ce qu’il dit. Il dit respecter les Québécois aux coudes levés pour un Canada inclusif. Antoine Dionne Charest propose de lui servir de traducteur pendant la campagne référendaire. Le camp du Oui gagne immédiatement 5 points. Le 30 octobre, il obtient 53 %.
2028. La négociation de la sécession se passe correctement.
TRUMP
Le 24 juin 2028, un accord est signé. Le Québec déclare son indépendance le 13 septembre 2028. L’Alberta annonce un référendum en 2029.
Janvier 2029 : Danielle Smith proclame l’indépendance de la République bitumineuse albertaine.
La Colombie-Britannique, la Saskatchewan et les Territoires sont tentés par l’annexion aux USA. Ils y cèdent.
Avril 2029. Mark Carney se fait réélire premier ministre d’un Canada rassemblant désormais l’Ontario, les Maritimes et le Manitoba. André Pratte, exilé à Ottawa, le félicite d’avoir su conserver l’existence du pays. Léa Stréliski, en exil aussi, est nommée gouverneure générale.
Donald Trump n’est plus président.
Il y a maintenant trois pays en Amérique du Nord
Politique
On connaît l’obsession de Donald Trump à vouloir faire du Canada le 51e État de son pays. Mais Normand Lester, dans le Journal de Montréal de la fin de semaine dernière, exposait huit raisons intéressantes pour lesquelles nous ne voulons pas rejoindre ce pays. C’est ce que je vous partage aujourd’hui.
1- DE GRAVES INÉGALITÉS ET DES PROBLÈMES DE PAUVRETÉ

L’écart entre riches et pauvres est plus important aux États-Unis qu’au Canada. Près d’un Américain sur deux est pauvre ou à faible revenu.
Près d’un enfant sur cinq aux États-Unis est sous-alimenté.
Le coût de la vie y est plus élevé, tandis que le taux de pauvreté des retraités est bien plus haut aux États-Unis qu’au Canada.
En matière d’inégalité des revenus en 2018, selon le World Factbook de la CIA, le pays se classait au 40e rang mondial, à peu près au même niveau que la Jamaïque, le Pérou et le Cameroun.
Selon le coefficient de Gini, la principale unité de mesure internationale de l’inégalité, l’économie américaine est l’une des plus inégalitaires du monde développé.
2- UN PEUPLE MOINS HEUREUX
Pour ce qui est de l’indice du bonheur en 2025, établi par le World Happiness Report, les États-Unis sont au 24e rang, leur pire résultat depuis les débuts du classement en 2012. Le Canada est au 18e rang.
Si l’on calculait le bonheur des seuls Québécois, nous serions au 6e rang sur 147 États, selon l’économiste Pierre Fortin. Pourquoi les Québécois voudraient-ils se joindre aux États-Unis ? Nous sommes déjà parmi les peuples les plus heureux de la planète.
3- UNE ESPÉRANCE DE VIE PLUS BASSE
Un 2025, l’espérance de vie à la naissance est plus basse aux États-Unis (79,5 ans) qu’au Canada (83,26 ans).
Les États-Unis ont un taux de mortalité infantile plus élevé qu’au Canada et que 25 autres pays plus riches.
Plus de 250 000 personnes meurent chaque année aux États-Unis en raison de problèmes de santé liés à la pauvreté.
Aux États-Unis, les soins de santé sont majoritairement privés, ce qui entraîne des coûts médicaux parmi les plus élevés au monde. L’absence de couverture universelle laisse une part importante de la population sans assurance-maladie adéquate.
Le système de santé du Canada garantit à tous l’accès aux services médicaux essentiels. En revanche, cela entraîne des délais d’attente plus longs pour certaines interventions.
4- UN SYSTÈME D’ÉDUCATION EN DÉROUTE
Les États-Unis traînent de la patte dans les résultats du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA), mené auprès de jeunes de 15 ans dans 81 pays. Ils sont au 38e rang, alors que le Canada les devance au 12e rang.
Les États-Unis consacrent environ 54 % de leurs dépenses publiques globales à leurs forces armées et seulement 6 % l’éducation.
Les coûts des études postsecondaires sont considérablement plus élevés aux États-Unis qu’au Canada.
Un sondage de la prestigieuse revue scientifique Nature révèle que trois chercheurs américains sur quatre envisagent de quitter le pays pour le Canada, l’Europe ou l’Australie, un exil causé par les coupes budgétaires massives, les licenciements en cascade et un climat politique hostile à la recherche.
Trump vient de signer le décret abolissant le département fédéral de l’éducation. Or, l’une des menaces les plus directes pour l’avenir des États-Unis est le sous-financement de son système d’éducation.
5- UNE SOCIÉTÉ ANXIEUSE ET TOXICOMANE
Sur une période de 12 mois, 27 % des adultes aux États-Unis connaissent une forme ou une autre de trouble psychique, soit plus de 43 millions d’Américains. Et ce chiffre ne cesse d’augmenter. Près de la moitié d’entre eux présentent également un trouble de toxicomanie.
La santé mentale des jeunes se détériore. Jusqu’à 20 % des Américains de moins de 18 ans souffrent de troubles mentaux, comportementaux ou émotionnels, soit environ 15 millions de jeunes.
Vingt pour cent des adultes américains souffrent d’un trouble anxieux. La décision de Trump de mener une guerre tarifaire au reste de la planète n’améliore certainement pas la situation.
6- TROP DE PRISONNIERS… ET LA PEINE DE MORT
L’Amérique, terre de la liberté, obtient la troublante distinction d’avoir le taux le plus élevé d’incarcérations. La population pénale américaine de 2,3 millions d’adultes est de loin la plus importante au monde, près du quart des prisonniers de la planète.
Le pays qui se donne comme modèle à la planète entière en ce qui concerne les droits de la personne est le seul État occidental développé à continuer d’appliquer la peine de mort. Amnistie internationale classe les États-Unis parmi les cinq pays qui exécutent le plus.
7- L’OBSESSION DES ARMES À FEU ET L’HÉCATOMBE QU’ELLE ENTRAÎNE
Le culte des armes à feu aux États-Unis dépasse la simple stupidité, pour carrément atteindre la névrose obsessionnelle. Il s’agit de la population la plus armée de la planète. Avec seulement 4 % de la population mondiale, le pays possède 46 % des armes appartenant à des particuliers à travers le monde.
Le taux d’homicides par arme à feu y est le plus élevé des pays du G7. En 2022, il était de 6,3 pour 100 000 habitants, tandis qu’au Canada, il était de 0,57 pour 100 000 habitants, soit sept fois moins élevé.
Aux États-Unis, la réglementation fédérale sur les échelles et les escabeaux est plus détaillée que celle sur les armes à feu.
Quatre présidents américains ont été assassinés. Plus du tiers des présidents, soit 13, ont échappé à des tentatives d’assassinat.
8- UN PRÉSIDENT MENTEUR, DES CONCITOYENS INCULTES
Trump est l’un des chefs d’État les plus menteurs de l’histoire de l’humanité. Selon le Washington Post, Trump a déjà dit plus de mensonges que tous les autres présidents américains réunis depuis George Washington.
Les Américains sont l’un des peuples développés les plus crédules et les plus mal informés de la planète. Un Américain sur quatre croit que le Soleil tourne autour de la terre.
Humour
La fête de Pâques, quelle belle occasion de partager avec vous, cette vidéo humoristique de la dernière cène du Christ avec ses apôtres. Voici le lien.
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Trucs et astuces
La fièvre du grand ménage nous motivant, accomplissons ces petites tâches négligées auxquelles nous pensons seulement aux changements de saison. Voilà les bonnes solutions pour un nettoyage rapide et efficace. Parole de madame Chasse-Taches.
LA LAVEUSE ET LA SÉCHEUSE

Éliminez les saletés et les résidus de détergent accumulés dans des endroits souvent inaccessibles en remplissant la machine d’eau chaude. Ajoutez un litre (4 tasses) de vinaigre blanc et 250 ml (1 tasse) de sel d’Epson. Faites fonctionner la laveuse une minute et laissez agir pendant une heure avant d’actionner le cycle de rinçage.
Le filtre à charpie de la sécheuse doit être nettoyé après chaque utilisation.
Deux fois par année, vérifiez le conduit flexible et le clapet extérieur, où peuvent aussi s’accumuler des charpies. Utilisez l’aspirateur pour faciliter le nettoyage complet.
LE LAVE-VAISSELLE
Supprimez les mauvaises odeurs en actionnant le lave-vaisselle à vide, sans savon, mais avec un grand bol contenant 3 litres (12 tasses) de vinaigre blanc. Non seulement la machine ne dégagera plus de mauvaises odeurs, mais en plus elle sera détartrée.
LA HOTTE DE LA CUISINIÈRE
Le détergent utilisé dans le lave-vaisselle élimine les résidus de gras de cuisson. Faites-le dissoudre dans une eau chaude, utilisez une éponge ou un chiffon pour nettoyer la hotte.
Si le filtre est détachable, glissez-le tout simplement dans le lave-vaisselle ou lavez-le à la main dans une eau très chaude additionnée de détergent pour lave-vaisselle (15 ml [1c. à soupe] de détergent dans 1 litre [4 tasses] d’eau).
LES ABAT-JOUR
Les brosses antipeluches sont idéales pour enlever la poussière sur tous les types d’abat-jour.
Si un abat-jour en tissu présente des taches, nettoyez-le avec un chiffon à peine humide, imbibé d’eau savonneuse. Séchez rapidement avec un sèche-cheveux. Afin d’éviter la formation d’auréoles ou de petites taches de rouille qui pourraient être causées par l’armature métallique.
LES VENTILATEURS AU PLAFOND
La façon la plus rapide de les nettoyer avant la belle saison, où ils fonctionneront à plein régime, est de glisser vos mains dans deux bas imbibés d’un tout petit peu d’eau savonneuse. Passez ensuite une main sur le dessus de la pale et l’autre en dessous. Rincez et asséchez rapidement de la même façon.
Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 12 avril 2025, p11
Histoire
Quand on regarde l’Histoire, on se demande souvent : comment un parti aussi radical et démagogue que le parti nazi a-t-il pu prendre le pouvoir dans un pays aussi développé que l’Allemagne ?
Ce n’est pas arrivé en un jour. C’est une succession de crises, d’erreurs politiques et de stratégies bien menées qui ont permis à Adolf Hitler et au parti nazi d’arriver au sommet du pouvoir.
Voici, dans les grandes lignes, sans y aller d’analyses trop profondes, comment cela s’est passé.
UNE ALLEMAGNE HUMILIÉE
Tout commence en 1918, à la fin de la Première Guerre mondiale. L’Allemagne, qui espérait la victoire, se retrouve vaincue. L’Empereur (le Kaiser) Guillaume II abdique, et l’Allemagne devient une république : la République de Weimar. Ce nouveau régime démocratique est mal accueilli par une partie de la population, qui l’accuse d’avoir « poignardé l’armée dans le dos » en signant l’armistice. Mais le plus dur à avaler vient avec le traité de Versailles, signé en 1919.

L’Allemagne est tenue pour seule responsable de la guerre. Elle perd des territoires, doit se désarmer et payer d’énormes réparations aux pays vainqueurs. Le peuple allemand se sent humilié, trahi et appauvri. Ce contexte tendu va nourrir le nationalisme et la haine, des sentiments que les nazis sauront exploiter plus tard.
NAISSANCE DU PARTI NAZI
Dans cette atmosphère tendue, des mouvements radicaux apparaissent. Parmi eux, un petit parti fondé en 1920, le NSDAP, ou Parti nationaliste des travailleurs allemands, plus connu sous le nom de parti nazi. C’est un mélange explosif d’individus d’extrême droite, racistes, antisémites, qui détestent la démographie.
Adolf Hitler rejoint le parti dès 1919 et en prend rapidement le contrôle. Il faut savoir qu’il est un orateur charismatique, capable de captiver l’attention des foules en colère comme personne avant lui.
En 1923, il tente un cour d’État à Munich, le fameux putsch de la Brasserie.
C’est un échec et Hitler est arrêté. Il est condamné à cinq ans de prison, mais n’en fait qu’un. Pendant son incarcération, il écrit Mein Kampf, un livre dans lequel il expose ses idées : haine des Juifs, volonté de revanche contre le traité de Versailles, dictature d’un chef charismatique, conquête de nouveaux territoires, etc.
MONTÉE PROGRESSIVE
Après sa sortie de prison, Hitler change de stratégie. Plutôt que de prendre le pouvoir par la force, il décide d’y parvenir par les élections, en jouant le jeu démocratique… pour mieux le détruire une fois au pouvoir.
Entre 1924 et 1929, l’Allemagne connaît une période de relative stabilité grâce à l’aide économique des États-Unis et à un apaisement des tensions internationales. Le parti nazi semble marginal, mais tout bascule en 1929 avec la crise économique mondiale. La bourse de Wall Street s’effondre, et les répercussions sont terribles pour l’Allemagne. Les banques font faillite, le chômage explose, la pauvreté gagne les villes et les campagnes. Dans ce climat de désespoir, les discours radicaux d’Adolf Hitler trouvent un écho.
Les nazis promettent du travail, de la grandeur, de l’ordre. Ils désignent des responsables, les Juifs, les étrangers (immigrants), les communistes et les politiciens corrompus. Leur propagande est efficace. Aux élections législatives de 1930, le parti nazi devient la deuxième force du pays. Deux ans plus tard, en 1932, il est le premier parti au Parlement.
JOUTE POLITIQUE D’HITLER
Malgré son succès électoral, Hitler n’est pas automatiquement au pouvoir. En Allemagne, le président de la République (à l’époque, le vieux maréchal Hindenburg) a le pouvoir de choisir le chancelier, c’est-à-dire le chef du gouvernement. Pendant plusieurs mois, les gouvernements se succèdent, incapables de gérer la crise.
Les élites conservatrices commencent à voir Hitler comme un moindre mal, voire un moyen de contrôler la rue. Finalement, alors qu’il est sous pression et pense pouvoir le manipuler, le président Hindenburg nomme Hitler chancelier le 30 janvier 1933. Une très grave erreur, Hitler n’est pas un pion facilement manipulable, c’est un stratège redoutable.I
DICTATURE EN MARCHE
Dès qu’il arrive dans le siège du pouvoir, Hitler agit rapidement pour consolider son autorité. En février 1933, un incendie détruit le Reichstag, le parlement allemand. L’événement est immédiatement utilisé pour accuser les communistes et imposer des mesures d’urgence. Les libertés fondamentales sont suspendues, on limite la liberté de presse, fini la liberté d’expression, puis on ordonne à la police d’arrêter les suspects, et il y en aura beaucoup.
En mars 1933, Hitler profite de la crise pour faire adopter la loi des pleins pouvoirs, il peut désormais gouverner sans passer par le Parlement. La démocratie allemande vient de mourir. Rapidement, tous les autres partis sont interdits, les syndicats sont dissous, les opposants emprisonnés et bien souvent éliminés. Le régime nazi est en place. En 1934, à la mort d’Hindenburg, Hitler cumule les fonctions de chancelier et de président. Il devient le Führer, le guide suprême de l’Allemagne.
LEÇON D’HISTOIRE
L’arrivée au pouvoir des nazis n’a pas été un coup de force soudain. C’est le résultat d’un enchaînement de crises, de frustrations, de stratégies politiques et de manipulations.
La démocratie allemande était affaiblie, et ses ennemis ont su en profiter.
C’est aussi un rappel brutal à l’humanité, la démocratie n’est jamais acquise. Elle peut être mise à mal de l’intérieur, par des partis qui utilisent des règles pour mieux les détruire.
La montée du nazisme nous montre comment la peur, la pauvreté et les discours haineux peuvent mener un peuple à confier les clés de son avenir à des idéologues dangereux.
EXISTE-T-IL DES PARALLÈLES AVEC LA DEUXIÈME ADMINISTRATION TRUMP ?
C’est une question délicate, même si on peut établir certains parallèles sur le plan de la méthode politique, il faut être prudent pour ne pas tomber dans comparaisons simplistes, Hitler a quand même mis en place une dictature totalitaire et a lancé une guerre mondiale. Cela dit, voici un éclairage nuancé sur les ressemblances et les différences.

Premièrement, Hitler a profité d’un pays en crise, de la pauvreté et du chômage pour se créer une électorat. Trump a su capter la colère d’une partie des Américains avec le déclin économique du pays, le rejet des élites et le sentiment d’abandon des classes moyennes blanches. Dans les deux cas, il s’agit de leaders qui parlent à une population frustrée, qui se sent oubliée ou méprisée.
Ensuite, Hitler se posait en sauveur pour les Allemands, et Trump se présente comme un outsider opposé au système, dénonçant les médias et les institutions fédérales. Les deux utilisent un langage simple, direct, émotionnel et polarisant.
Finalement, Hitler a utilisé la démocratie pour s’approprier tous les pouvoirs et déchirer la Constitution. Trump a remis en question les résultats électoraux de 2020, et certains de ses proches ont envisagé des moyens de rester au pouvoir malgré sa défaite. L’assaut du Capitole du 6 janvier 2021 montre un moment où la démocratie américaine a été directement attaquée.
Là s’arrêtent les comparaisons.
L’Allemagne des années 1930 était une jeune démocratie instable. Les États-Unis ont des institutions solides, une séparation des pouvoirs, une presse libre et des contre-pouvoirs (Cour suprême, Congrès, gouverneurs…). Il est beaucoup plus difficile de basculer vers une dictature aux États-Unis aujourd’hui qu’en Allemagne à l’époque.
Le nazisme prônait une idéologie de guerre, de purification raciale, d’extermination (Holocauste). Trump, malgré des propos parfois choquants, ne porte pas une idéologie totalitaire ou exterminatrice. Il reste dans le cadre du système, même s’il tente d’en repousser les limites.
Même si Trump n’est pas Hitler, les mécanismes de dérive démocratique peuvent se ressembler. Affaiblissement des institutions, remises en cause des élections, polarisation extrême, peur de l’autre, rejet de la presse et de la vérité factuelle.
L’Histoire ne se répète pas toujours, mais elle rime souvent. Ce qui s’est passé dans l’entre-deux-guerres doit nous alerter, la démocratie ne disparaît pas forcément d’un coup. Elle peut s’effriter, se vider de son sens, petit à petit.
Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier weekend, 12 avril 2025, p66
Trucs et astuces
Même les casseroles qui semblent irrécupérables peuvent être nettoyées… à condition de connaître la bonne méthode. Madame Chasse-Taches nous apprend comment.
LES CASSEROLES EN INOX

LA COCOTTE EN FONTE
DÉTACHANTS PASSE-PARTOUT
Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 29 mars 2025, p17
Société
Cet exposé date de 1920. Il provient de la philosophe russe et américaine Ayn Rand (une juive fugitive lors de la Révolution russe qui a débarqué aux États-Unis dans les années 20) et nous montre une vision des choses en toute connaissance de cause.

Quand vous vous rendez compte que pour produire, vous avez besoin de l’autorisation de quelqu’un qui ne produit rien;
Quand vous vous rendez compte que l’argent c’est pour ceux qui font des affaires non pas avec des biens mais avec des faveurs;
Quand vous vous rendez compte que beaucoup sont devenus riches avec des pots-de-vin et une influence plus que pour leur travail, et que la loi ne nous protège pas de ces individus, mais qu’elle les protège à eux;
Quand vous vous rendez compte que la corruption est récompensée et que l’honnêteté mène vers le sacrifice de soi-même;
Alors vous pouvez dire, sans avoir peur de vous tromper, que la société est condamnée.
Recyclage
Consignaction, vous savez ce que c’est ? C’est l’endroit, un petit local, où on peut faire bouffer nos canettes et bouteilles par une machine moderne… quand ça marche.
Avant, on se présentait à l’épicerie avec notre gros sac de canettes et le seul problème qui se présentait, c’était d’aviser le personnel que le gros sac de la machine devait être remplacé. Chose faite, on relançait l’alimentation de la gobeuse.
Ça fonctionnait bien, même si on sentait que ça faisait chier les épiciers.

Finalement, le gouvernement, ce gros mammouth, s’est décidé à ouvrir des succursales, très récemment, pour prendre la relève. Fini les épiciers-collecteurs, tout se fait chez CONSIGNACTION. Il suffisait d’y penser. Et la machine est partie, comme les travaux d’Éric Caire, c’est-à-dire tout croche.
Alors, il y a à peine 1 mois, mon bac à canettes est plein et j’en profite pour tester le nouveau système, qu’on disait efficace, puisque tout y était concentré en matière de recyclage.
Sans généraliser, peut-être est-ce différent dans votre secteur mais dans mon cas, à La Prairie, c’est un fiasco.
D’abord, étant donné que les épiciers possédaient jadis trois machines, je me disais que, pour un gros volume concentré au même endroit pour servir la population, il devait y en avoir au moins deux fois plus. Non ! Seulement trois gobeuses. Je suis surpris !
Je vide mon sac, prends le reçu et me dirige vers la collection automatique. Pas si mal pour une première fois.
Deux semaines plus tard, seulement deux gobeuses fonctionnent, l’autre est brisée. Pour encaisser le reçu, ça ne fonctionne pas.
Hier, j’y retourne et y trouve un mémo affiché dans la vitre de la porte d’entrée; FERMÉ.
J’aperçois quelqu’un à l’intérieur pour me faire dire que les gobeuses ne fonctionnent pas parce qu’elles refusent de se vider. On cherche le problème. Il faut aller ailleurs… mais où ? Je ramène mes canettes à la maison. J’irai plus tard !
En fouillant sur Internet, je trouve leur site et je me mets à fouiller cette structure et voici ce que j’y ai trouvé d’intéressant…
CONSIGNACTION est l’emblème et la marque officielle de la consigne au Québec. Elle constitue le maillon essentiel pour la récupération et le recyclage des contenants de boisson consignés, qu’ils soient faits d’aluminium, de plastique, de verre, et bientôt de carton multicouche.
Son rôle est de promouvoir la récupération des contenants de boisson consignés au Québec auprès des citoyens et des organisations et de leur faciliter l’accès à différentes infrastructures de récupération, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur du domicile.
DIRECTION GÉNÉRALE ET CONSEIL D’ADMINISTRATION
Président-directeur général de l’AQRCB : Normand Bisson
Président du conseil d’administration : Martin-Pierre Pelletier, représentant, Alex Coulombe Ltée
MEMBRES DU CONSEIL D’ADMINISTRATION
Marie-Josée Amyot, vice-présidente finance, Les eaux Naya
Robert Delisle, directeur des opérations – Est du Canada, Embouteillage Coca-Cola Canada
Stéphane Dubé, vice-président principal opérations, Industries Lassonde inc.
Édith Filion, vice-présidente et cheffe de la direction financière, Société des alcools du Québec
Marie-Josée Létourneau, directrice marketing produits frais, Agropur
Nathalie Liz Lell, Relations gouvernementales, politiques publiques et professionnelle ESG, Diageo
Marie-Ève Myrand, directrice générale, Association des microbrasseries du Québec
Mario Ricci, directeur financier, Eska Inc.
Philippe Roy, directeur général, Association des brasseurs du Québec
Éric Sasseville, responsable des programmes de durabilité, Costco Canada
Cynthia Shanks, première directrice principale, Affaires corporatives, Keurig Canada inc.
Amélie Toupin, vice-présidente associée, opérations des ventes et affaires gouvernementales Les brasseries Sleeman Ltée
Wow ! Toute une organisation !
Nouvelles
Récemment, je recevais une correspondance de l’Association Canadienne des Snowbirds (CSA) concernant les modalités des retours au Québec par les services frontaliers. En voici la teneur. Évidemment, devant l’humeur changeante de Face de beu, ces modalités pourrait être mnodifiées.

L’Agence des services frontaliers du Canada et l’Association canadienne des « snowbirds » rappellent aux Canadiens qui ont passé l’hiver dans des climats plus chauds de planifier à l’avance leur retour au pays.
En réponse aux droits de douane imposés par les États-Unis sur les produits fabriqués au Canada, le Canada a imposé des droits de douane compensateurs de 25 % sur certains produits américains importés au Canada. L’ASFC perçoit les droits de douane au nom du gouvernement du Canada sous la forme d’une surtaxe.
Cela signifie que vous devrez peut-être payer une surtaxe ( ainsi que les droits et taxes applicables ) sur certains des produits que vous avez achetés aux États-Unis et que vous rapportez au Canada. La liste de ces produits se trouve sur le site Web du ministère des Finances : produits surtaxés à partir du 4 mars et autres à partir du 13 mars. La surtaxe est évaluée par l’ASFC aux points d’entrée et doit être payée avant d’entrer au Canada.
N’oubliez pas que les résidents du Canada bénéficient d’exemptions personnelles qui leur permettent de ramener au Canada des produits, y compris de l’alcool et du tabac (jusqu’à une certaine valeur), sans payer les droits et taxes habituels.
Par exemple, si vous êtes absent depuis 48 heures ou plus, vous pouvez réclamer des produits d’une valeur maximale de 800 $ CAN sans payer de droits ou de taxes, y compris la nouvelle surtaxe. La surtaxe ne s’applique qu’au montant des produits qui dépasse votre exemption personnelle.
Assurez-vous d’avoir vos reçus de caisse ou preuves d’achat à portée de main pour tous les produits que vous apportez avec vous. Pour les produits qui dépassent vos limites d’exemption personnelle, vous devrez peut-être fournir une preuve de l’endroit où les produits ont été manufacturés, fabriqués ou de leur origine (preuve d’origine).
Que vous voyagiez par voie terrestre, aérienne ou maritime, vous pouvez contribuer à accélérer les délais de traitement en ayant vos documents de voyage à portée de main. Nous vous encourageons à lire et à suivre nos conseils de voyage avant d’arriver à la frontière.
LIENS CONNEXES
Planifiez votre passage à la frontière.
Je déclare : un guide pour les résidents du Canada qui reviennent au pays.
Aide-mémoire pour passer la frontière.
Insolite
Si vous êtes, ou connaissez, un adepte de croustilles au goût de sel et vinaigre, cet article vous concerne.

Récemment, lors d’une visite au Dollarama de mon quartier, en circulant dans l’allée des friandises, je suis tombé sur les croustilles de la marque Gourmet, à saveur de sel et vinaigre. J’en mets un sac dans mon panier.
Quelques heures plus tard, en regardant la télé, l’envie de déballer le sac me démange.
C’est effectivement des croustilles au sel et vinaigre. Mais, à mesure que je pige dans le sac, la saveur est de plus en plus intense, au point d’être dérangeante et forte. J’ai une sensation de brûlure en bouche et évidemment sur la langue. Je ferme le sac.
Dès le lendemain, ma nourriture n’a pas le goût normal, comme si mes papilles gustatives étaient dérangées. Deux jours plus tard, je constate que j’ai la bouche et principalement ma langue qui « pleume », un peu comme la brûlure d’un coup de soleil qui s’estompe.
J’ai conclu que la cause était ces croustilles mangées précédemment, comparativement à la marque habituelle que j’achète. L’assaisonnement était irrémédiablement mal dosé.
Vous imaginez ? Se brûler avec des croustilles… ! Peut-être que c’était une erreur du fabricant, ou la norme, allez savoir… Je veux simplement vous mettre en garde si vous êtes tentés, comme moi, d’acheter ce produit.
Gaspillage
C’est si facile de largement dépenser l’argent des autres, sans compter…
Loto-Québec paiera près de 2000 $ de plus chaque mois pour s’approvisionner en frites fraîches et en rondelles d’oignons pour les casinos de Montréal et du Lac Leamy.

La société d’État vient de signer son « contrat de frites » pour les 11 prochains mois. Le coût : 387 770 $, c’est-à-dire 35 251 $ chaque mois. Cela représente une augmentation de 5,55 % par rapport à l’an dernier, quand Loto-Québec payait mensuellement 33 398 $ pour ses patates.
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Le forfait de cellulaire que nous payons collectivement pour les fonctionnaires coûtera entre 215 M$ et 291 M$ dans les prochaines années… mais Québec est cachottier et refuse de dévoiler la durée du contrat qu’il entend signer.
Ce montant correspond à la plus récente estimation du gouvernement dans son « plan des acquisitions » (PAG), mais le contrat, qui devait être conclu il y a plusieurs mois déjà, a du sable dans l’engrenage.
Les contrats actuels arrivent à échéance dans les prochains mois, et Québec a décidé d’annuler et de relancer l’appel d’offres pour les remplacer, jugeant que c’était dans l’intérêt public de le faire.
À suivre…
Trucs et astuces
Ces détachants sont à portée de main ! De plus, ils sont efficaces et réduisent le coût du nettoyage. Si vous avez un doute, faites un test sur un endroit moins visible du vêtement pour vous assurer que le produit n’endommage pas les fibres et la coloration du tissu. Suggestions de madame Chasse-Taches.

Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 5 avril 2025, p9