Paroles philosophiques

JE ME SENS BIEN VIVANT…

L’âge est important seulement si vous êtes un vin ou un fromage.

J’ai atteint la vieillesse en croyant à ma destruction. J’ai changé d’idée et j’ai décidé de me battre : le passé s’est en allé, sans possibilité de retour… mais je refuse de croire qu’il a emporté ma jeunesse, m’abandonnant malade, laid, vieux et obèse.

Moi, je crois que je vais bien : je ne suis pas malade même si j’ai des varices et une cheville enflée. Même si je me couche parce que j’ai mal aux reins, que le cœur e bat trop fort ou que les os me font mal. Mais malgré tout : je me sens vivant !

Chacun a ses problèmes, même si on ne l’imagine pas. Les cors et les oignons me font mal aux pieds. Quand j’ai un souci, je sens une forte douleur qui commence dans la poitrine en s’étendant jusqu’aux os. Mais malgré tout : je me sens vivant !

Je crois que je suis en forme et je vais le démontrer, même si après avoir marché, j’ai mal aux hanches. Et pour m’aider à marcher, j’ai besoin d’une canne pour éviter de glisser ou de tomber sur le trottoir. Mais malgré tout : je me sens vivant !

J’ai une bursite à un bras, une douleur à une côte. J’ai le genou mou à cause de mon arthrose. J’ai une phlébite à une jambe et le corps qui me pique partout. J’ai un tendon rétréci qui me raidit le cou. Et malgré tout : je me sens vivant !

Je ne veux rien savoir de mon vieux visage. Si je passe devant un miroir, j’évite de me regarder. Même si je ne veux pas l’admettre : ma face est un accordéon et mon corps est en ruine. Mais je me bats et je répète : je me sens vivant !

Et pour terminer, vous pouvez transmettre ces belles paroles philosophiques à vos jeunes et aux nouveaux adultes pour qu’ils réalisent ce qui les attend… afin qu’ils apprécient et en profitent pleinement dès maintenant.

Trois gouttes de lumière…

Chaque personne doit regarder sa propre vie dans quatre directions :

DE FACE, pour savoir où il va.

DERRIÈRE, pour se rappeler d’où il vient.

EN BAS, pour ne marcher sur personne.

DE CÔTÉ, pour voir qui l’accompagne dans les moments difficiles.

La vie dans un bocal

Vous avez probablement déjà vu cette vidéo qui circule sur Facebook depuis longtemps. Si je vous la propose aujourd’hui, c’est qu’elle représente le meilleur et le plus juste exposé sur la vie et les priorités qu’on devrait lui donner. Arrêtez-vous, un seul instant, pour y réfléchir.

Bon visionnement !

Simple, mais combien vrai !

L’amour du café

Les Canadiens sont parmi les plus grands consommateurs de café au monde, peu importe le prix, dirait-on.

Le café, cette denrée unique en soi, se révèle indispensable pour bon nombre de Canadiens. Populaire et désiré, il nous fait commencer la journée du bon pied, et ce, jour après jour.

Selon un récent rapport de l’Association canadienne du café, 72 % des Canadiens boivent au moins une tasse de café par jour, comparativement à 64 % pour les Américains.

Plus de 87 % de la population canadienne se considère comme buveuse de café.

Les plus grands adeptes au Canada se retrouvent au Québec, puis en Colombie-Britannique, toujours selon ce même rapport. Le buveur de café moyen consommera 2,3 tasses par jour, comparativement à 1,7 en 2011. Le café a donc de plus en plus la cote.

La demande pour les produits expressos a augmenté, passant de 14 % en 2014 à 24 % en 2018. Même si ce sont les boomers qui en consomment le plus, les jeunes apprécient ses diverses déclinaisons. Cette catégorie comprend les cappuccinos, cafés au lait, expressos, cafés Mocha, cafés americano et macchiato.

Quant aux groupes ethniques, ils semblent prendre goût à la caféine. Les Canadiens d’origine asiatique, amateurs invétérés de thé, apprivoisent le café en arrivant au Canada. Au total, 67 % des Canadiens d’origine asiatique consomment du café quotidiennement. Le pouvoir d’attraction du café est notable, puisque plusieurs individus n’ayant jamais eu accès au produit dans leur pays d’origine se laissent séduire par les arômes veloutés de la caféine.

LAIT OU SUCRE ?

Le rapport dresse aussi un portrait de ce que les consommateurs ajoutent dans leur café. Le lait semble l’ingrédient le plus populaire à 68 %, suivi du sucre à 44 %. Cependant, 5 % des consommateurs qui sucraient leur café en 2014 ne le font plus. Environ 4 % ajoutent chaque fois du miel et un petit 2 % optera pour le sirop d’érable.

La façon de préparer notre café à la maison n’a pas trop changé au fil des dernières années. Pendant que 41 % des Canadiens préparent encore un café filtre ordinaire, 28 % possèdent une machine à capsules de café pour des tasses individuelles et près de 11 % utilisent une machine à expresso. Fait intéressant, plus de 26 % des Canadiens achètent du café en grains non moulu, comparativement à 16 % en 2014. Plus d’ouvrage à la maison, mais plus populaire.

Bref, le Canada demeure l’un des pays comptant le plus grand nombre de buveurs de café au monde, et cette popularité se consolide avec les nouvelles générations et les immigrants. De plus, le Canada règne de manière incontestée sur la consommation de café hors ménage, en restauration. La plupart des consommateurs remarquent pourtant qu’ingurgiter un café en dehors de chez eux devient constamment plus coûteux.

Peu importe les fluctuations du prix du grain de café, le coût de notre petite dose matinale augmente sans cesse. Sur les marchés internationaux, le café a atteint son prix plancher depuis 13 ans, mais la tasse de café à notre bistro favori coûte toujours plus cher. La plupart d’entre nous l’acceptent volontiers et comprennent à quel point la demande pour un café chaud le matin est élastique. Changements climatiques, salaire minimum, les excuses pour augmenter le prix du café se succèdent, mais peu importe son prix, nous en buvons toujours.

Le coût du café représente à peine 10 % du prix total d’une tasse au restaurant. Donc une hausse du café sur les marchés mondiaux ne changera pas grand-chose.

Ce qui change depuis quelques années, c’est la façon de payer le café au détail. Étant donné que presque personne ne paie son café avec de l’argent comptant, le constat du coût de la tasse ne se fait pas nécessairement d’emblée comme avant. Un franchisé peut augmenter de 0,05 $ le prix d’une tasse sans que personne s’en aperçoive vraiment. Cette dynamique s’applique pour plusieurs produits que l’on achète, mais le café quotidien se prête facilement au jeu de l’illusion que rien ne change.

Notre amour pour le café ne cessera pas demain matin, même si cela nous coûte un peu plus cher. Pour ceux qui digèrent mal ces augmentations, il y a toujours le thé, dont le prix demeure relativement stable depuis quelques années.

Sylvain Charlebois, La Presse +
Directeur scientifique, laboratoire de recherche en sciences analytiques agroalimentaires, Université Dalhousie. Également professeur de distribution et politiques agroalimentaires aux facultés d’agriculture et de management de à la même université.

La leçon de français (50)

LES PRONOMS POSSESSIFS, DÉMONSTRATIFS, INDÉFINIS

Règles

Le pronom possessif remplace un groupe nominal dont le déterminant pourrait être un déterminant possessif : Mes notes me satisfont; les tiennes (=tes notes) sont-elles bonnes ?

– Pronoms possessifs singuliers : le mien, le tien,
le sien, la mienne, la tienne,
le (la) nôtre, le (la) vôtre, le (la) leur.

– Pronoms possessifs pluriels : les miens, les tiens, les siens, les miennes, les tiennes, les nôtres, les vôtres, les leurs.

Le pronom démonstratif remplace un groupe nominal dont le déterminant pourrait être un déterminant démonstratif : Tom doit refaire sa carte d’identité, pour cela (=cette opération) il va à la mairie.

– Pronoms démonstratifs masculins : celui, ceux, celui-ci, ceux-là.

– Pronoms démonstratifs féminins : celle, celles, celles-ci, celles-là.

– Pronoms démonstratifs neutres : ce, ceci, cela, ça.

Le pronom indéfini remplace un groupe nominal dont le déterminant pourrait être un déterminant indéfini : Ce manège fonctionne, mais certains (=quelques manèges) sont abandonnés.

– Les pronoms indéfinis sont nombreux : aucun(e), autre(s), autrui, chacun(e), certain(e)s, personne, nul(le), plusieurs, quiconque, tout(e), tou(te)s, la plupart, quelqu’un(e), quelques-un(e)s, etc.

Exercices

1- Quel pronom possessif complète cette phrase ?

Mon téléphone prend des photos; peux-tu faire de même avec … .

A) la mienne – B) les siennes – C) le tien – D) la tienne

2- Quelle est la fonction grammaticale du pronom en gras ?

La carrière des danseurs est brève; seuls quelques-uns se reconvertissent dans la chorégraphie.

A) complément d’objet direct – B) attribut du sujet

C) sujet du verbe – D) complément d’agent

3- Quel pronom démonstratif complète cette phrase ?

Le massacre de la Saint-Barthélemy, … fut un épisode sombre de l’histoire.

A) celui – B) ce – C) ceux – D) ça

4- Quel pronom indéfini complète cette phrase ?

Les élèves écoutent les conseils du professeur; … s’efforcent de les suivre.

A) aucun – B) nul – C) chacun – D) tous

5- Complétez la phrase avec le déterminant et le pronom démonstratifs qui conviennent.

Tu ne trouveras pas de pain dans … boutique; va plutôt voir dans … .

A) cet / celui-ci – B) cette / celle-ci – C) ces / ceux-ci – D) ce / celles-ci

6- Complétez la phrase avec les déterminants et les pronoms possessifs qui conviennent.

Ces joueurs portent … numéro dans le dos; … adversaires ont … sur … short.

A) leurs / leurs / les leurs / leur – B) leur / leurs / le leur / leur

C) leur / leurs / les leurs / leurs – D) leur / leur / le leur / leurs

7- Quelle est la nature grammaticale du mot en gras ?

Comme certains élèves sont en retard, le CPE leur demande de se justifier.

A) pronom indéfini – B) pronom démonstratif – C) pronom possessif – D) pronom personnel

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) C* – 2) C – 3) B** – 4) D – 5) B*** – 6) B**** – 7) D
* Le pronom est impérativement au masculin singulier.
** Le pronom démonstratif « ça » peut éventuellement s’employer comme sujet d’une forme composée du verbe « être » : « ça été un épisode »; mais cet emploi appartient à la langue familière.
*** « Boutique » est un nom féminin singulier.
**** Repérez le nombre de chacun des noms : singulier pour « numéro » et « short » et pluriel pour « adversaires ».

La canicule : quoi faire et ne pas faire

L’été est officiellement en marche et la canicule, une incontournable, se manifestera durant cette saison. Juillet ? Août ? Peu importe… il faudra bien y faire face.

Les climatiseurs rafraîchissent, mais en usage intensif ils augmentent la température extérieure et contribuent à la formation d’îlots de chaleurs. Les piscines ? Ce n’est pas tout le monde qui en possède une.

Mais, comment se comporter en de telles périodes pour passer à travers, avec un minimum de dépenses, sans trop d’inconfort ?

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LE TEXTE DE CET ARTICLE A ÉTÉ SUPPRIMÉ À LA DEMANDE DE PROTÉGEZ-VOUS QUI EN ARRIVE À LA CONCLUSION QU’IL CONTREVIENT AUX DROITS D’AUTEURS ET CE, MÊME SI LA SOURCE ÉTAIT CLAIREMENT IDENTIFIÉE.

SEUL MON COMMENTAIRE, EN PRÉAMBULE  A ÉTÉ CONSERVÉ.

VOUS M’EN VOYEZ DÉSOLÉ.

Une centenaire engagée et en forme

Il n’y a pas que de mauvaises nouvelles à commenter. Il y a aussi de belles histoires qu’on aimerait bien vivre nous aussi. Ne sachant pas le jour ou l’heure de notre trépas, nous espérons conserver une bonne santé pour jouir de cette belle vie le plus longtemps possible.

Récemment, à la lecture de mon Journal de Montréal, je suis tombé sur cette candide histoire de Marie May Coulombe de Montmagny qui, à l’âge très vénérable de 102 ans, joue encore à la pétanque quatre fois par semaine. C’est encourageant pour les années qu’il nous reste. Une histoire racontée sous la plume de Stéphanie Gendron.

Quoi qu’il en soit, c’est son histoire que je veux partager avec vous aujourd’hui. Puisse-t-elle vous faire apprécier encore plus votre propre vie.

MANIAQUE DE LA PÉTANQUE À 102 ANS Stéphanie Gendron

Malgré son âge vénérable de 102 ans, Marie May Coulombe de Montmagny joue à la pétanque jusqu’à quatre fois par semaine depuis plus de 30 ans.

La bonne santé physique et mentale de Mme Coulombe, née le 10 mars 1917, impressionne. Ses partenaires à la pétanque ne cessent de lui dire qu’elle est leur idole et qu’ils souhaitent être en aussi bonne santé au même âge.

« Le secret, c’est de ne pas rester assise dan son fauteuil. Je m’occupe de mon loyer, je me fais à manger… ç’a l’air que je ne fais pas mon âge, mais je l’ai quand même », dit Mme Coulombe, en riant.

Après avoir perdu son mari en 1985, elle a commencé à jouer à la pétanque, loisir qu’elle a découvert sur un terrain de camping.

Elle joue au Boulodrome de Montmagny et aide ses coéquipiers à remporter des tournois jusqu’à quatre fois par semaine, étant considérée comme une excellente pointeuse. Elle a d’ailleurs obtenu sa carte de membre à vie pour ses 100 ans.

« C’est un beau jeu, c’est un jeu de concentration, ça permet de garder nos facultés », dit celle qui n’est pas si fatiguée à la fin des journées de tournois qui peuvent durer plus de huit heures.

Coiffeuse pendant 40 ans, elle habite aujourd’hui un appartement dans une résidence pour personnes âgées autonomes de Montmagny. Sa fille de 75 ans l’aide à faire du ménage toutes les deux semaines.

Elle se fait elle-même à manger et a pu conduire sa voiture jusqu’à l’hiver dernier, alors qu’on lui a retiré le droit de conduire. « J’ai trouvé ça très difficile, car quand j’en avais besoin, je partais et je m’en allais avec mon auto. Mais mon âge m’a bloquée », se désole-t-elle.

EN FORME

Dotée d’une très bonne mémoire, elle active ses méninges grâce aux mots croisés.

Ses enfants sont sa plus grande fierté, trois sur cinq étant encore en vie. Elle a vécu l’expérience d’en perdre deux, décédé du cancer à l’âge de 62 ans.

Marie May Coulombe se dit consciente qu’outre le fait qu’elle doive porter des appareils pour bien entendre et un mal de jambes si elle marche trop longtemps en raison de problèmes de circulation, elle est particulièrement en forme pour 102 ans.

Maniaque de pétanque, elle assure que seuls des problèmes de santé pourraient l’empêcher de se rendre sur les terrains. Elle compte bien se garder en forme pour continuer de jouer le plus longtemps possible.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances, j’étais à la bonne place, au bon moment. Et alors, j’ai pu me relaxer. Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions. Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de vouloir une vie différente et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle. Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment. Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… le Respect.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie. Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme. Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… l’Amour propre.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé d’avoir peur du temps libre et j’ai arrêté de faire de grands plans, j’ai abandonné les mégaprojets du futur. Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime quand cela me plait et à mon rythme. Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de chercher à avoir toujours raison, et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé. Aujourd’hui, j’ai découvert… l’Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir. Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe. Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois. Et cela s’appelle… la Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir. Mais si je la mets au service de mon cœur, elle devient une alliée très précieuse ! Tout ceci, c’est… le Savoir vivre.

Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter. Du chaos naissent les étoiles.

Texte de Charlie Chaplin

Peut-on accuser un système ?

Triste à mourir et répugnante que cette conclusion de l’enquête interne du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Estrie-CHUS, par la voix de son PDG Stéphane Tremblay, suite au décès de la petite martyre de Granby, à la fin avril. Ce ne sont pas une ou des personnes humaines qui sont responsables de cette mort, mais un système.

Comme on ne peut accuser un « système », on va le changer pour le mieux et le dossier sera réglé. C’est tout simplement choquant ! Et je me retiens de le qualifier autrement. Je suis cependant loin d’être surpris.

On paye des salaires faramineux à ces gestionnaires incapables pour quoi au juste. Une innocente enfant et ses comportements bizarres n’a pas réussi à attirer l’attention, c’est impossible ! Tout le monde dormait au gaz ou s’en foutaient royalement. Il faut sérieusement reformer l’institution.

Certes le père et la belle mère font face à de graves accusations criminelles, mais tout ce qui gravitait autour de l’enfant, et je parle des autorités ne se sont pas données la peine d’intervenir. Comment peuvent-ils encore dormir sur leurs deux oreilles… comme l’écrivait Josée Legault, dans l’édition du Journal de Montréal d’hier, que j’approuve entièrement et que je partage avec vous aujourd’hui.

COMMENT FAITES-VOUS POUR DORMIR LA NUIT Josée Legault

Tout le système a failli, mais personne n’est responsable. C’est la conclusion révoltante et néanmoins prévisible de l’enquête interne du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Estrie sur la mort de la « fillette de Granby », Rose, comme je l’appelle, est morte à 7 ans, après des années de martyre aux mains de son père et de sa belle-mère.

Une vie volée sous le regard indifférent du CIUSSS, de la police, des tribunaux, de son école et de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). Mais au fait, c’est quoi, ça, le « système » derrière lequel les gestionnaires du CIUSSS se cachent pour mieux se protéger ? Parce que le « système », ce n’est pas fait de robots ou de fantômes.

C’est fait de vraies personnes payées à même les fonds publics pour protéger les enfants maltraités. Ce sont elles qui ont failli à leur devoir. Du ministère de la Santé sous l’ère libérale aux gestionnaires du CIUSSS, policiers, juges, DPJ et enseignants, ont tous failli. Sans compter que d’autres enfants sont encore abandonnés, eux aussi, à des familles toxiques. Comment diable tout ce monde-là peut-il bien faire pour dormir la nuit ? Mystère.

MYSTÈRE

L’enquête interne nous parle d’un « manque de communication » entre les intervenants. Parlons plutôt d’un manque cinglant de responsabilité, d’humanisme, d’éthique et de cœur. Si, au lieu de protéger leurs postes en se taisant pour ne pas déranger l’ex-ministre de la Santé Gaétan Barrette à qui ils devaient leur nomination, les gestionnaires des tous les CIUSSS avaient sonné l’alarme quant à la détérioration crasse de TOUS les services sociaux, dont la DPJ, nous n’en serions peut-être pas à compter les oursons de peluche devant la maison de Rose.

Le gouvernement précédent a siphonné le budget des services sociaux et leur a imposé une hypercentralisation dont les CIUSSS sont le produit. Les plus vulnérables – enfants maltraités, personnes déficientes intellectuelles, aînés moins nantis, etc. –, en ont fait les frais.

LUMIÈRE

Chaque CIUSSS couvre un immense territoire, de larges populations, des milliers d’employés, des hôpitaux, DPJ, CLSC, centres de réadaptation en déficience intellectuelle, etc. Ce gigantisme délirant a accouché d’un « système » parfaitement dysfonctionnel. Dans des structures éléphantesques, l’omerta et la déshumanisation des services s’installent.

Le problème est qu’à de rares exceptions près, les gestionnaires ont accepté de se taire et de faire taire leurs subalternes. Face à l’injustice, se taire ou parler est un choix.

La lumière au bout du tunnel est qu’un nouveau régime est au pouvoir. Le premier ministre semble prendre conscience de l’énorme redressement dont les services sociaux ont urgemment besoin. Pour la DPJ, l’annonce faite hier de 47 millions $ supplémentaires est la bienvenue, c’est sûr.

Le redressement de tous les services sociaux nécessitera toutefois bien plus que de l’argent. Il commandera une véritable révolution politique et organisationnelle. Dans une société vieillissante, cette révolution sera humaniste, ou elle ne sera rien.

J’entends la terre crier

« AU SECOURS ! »

Les forces de la nature nous parlent.

Elles nous envoient des messages.

Elles nous disent que la terre étouffe sous le poids de notre bitume et de nos édifices.

Et qu’elle a un grand besoin de respirer.

Les soubresauts qu’elle donne est sa façon de nous mettre en garde.

Car elle pourrait nous effacer de sa surface du revers de la main.

La terre a traversé des millénaires sans nous et le fait d’habiter cette demeure ne nous donne pas le droit de tout chambarder.

Tendons l’oreille pour un instant et écoutons son cri du cœur.

« J’ai mis des millions d’années à créer un jardin que je vous ai prêté. »

« Mais vous en avez fait une poubelle ! »

« Vous avez pollué l’atmosphère de vos gaz toxiques. »

« Vous avez empoisonné les cours d’eau de vos déchets. »

« Vous avez dévasté les forêts. »

« Vous ne laissez que désolation derrière vous. »

« Et vous n’avez aucun respect de la propriété. »

Heureusement il y a des endroits, loin de tous les regards, qui sont demeurés intact.

Cela nous donne l’espoir d’un monde meilleur.

Un monde où tous les humains vivraient en harmonie avec la nature.

Cette terre est la seule demeure que nous ayons. Et les autres mondes ne nous sont pas accessibles.

La durée de notre bail ne dépend que de nous et de l’utilisation des lieux.

J’entends la terre crier : « Au secours ! »

Un bon café ?

Le café est sans aucun doute parmi les incontournables de la routine matinale. Certains n’en prennent pas, tandis que d’autres ne pourraient s’en passer… entre autres pour trouver ce sourire si précieux de début de journée.

Il est intéressant de savoir que le café, s’il est placé dans le contexte de la pratique d’activités physiques, a des effets notables. Voyons donc comment café et course arrivent à faire bon ménage !

PRENDRE DU CAFÉ POUR L’ENDURANCE

La caféine a un effet positif principalement en ce qui a trait aux activités physiques d’endurance. Plusieurs études rapportent que l’absorption de 3 à 9 mg de caféine par kilogramme de poids corporel, une heure avant le début de l’effort, améliorerait la performance de longue durée.

La caféine agirait entre autres au niveau du cerveau en diminuant la perception de la douleur et de la fatigue. Elle aurait également une incidence positive sur la contraction musculaire et sur la ventilation pulmonaire. Tout aussi intéressant, le café interviendrait sur le système énergétique en mobilisant les acides gras, ce qui serait idéal pour économiser les réserves de sucre (glycogène).

PRENDRE DU CAFÉ POUR ÉLIMINER

Le travail de l’estomac et du côlon serait stimulé par les acides présents dans le café. Ceux-ci amèneraient l’estomac à produire plus d’acide gastrique, aidant ainsi l’organe à éliminer son contenu plus vite vers les intestins.

Qui plus est, le café augmenterait la production d’hormones qui entraînent la contraction et le relâchement du côlon, provoquant une envie d’aller à la selle rapidement. Comme la plupart des coureurs essaient d’éviter la petite cabane bleue (ou le bord de la forêt) lors d’un événement de course, l’effet déclencheur du café pour éliminer le « trop plein intérieur » est à ne pas négliger !

PRENDRE DU CAFÉ DÉSHYDRATE OU NON ?

En 2019, on sait qu’une dose raisonnable quotidienne de café n’a pas d’effet déshydratant. Un phénomène de tolérance se développerait peu à peu dans le corps dans le but de garder un équilibre hydrique lors de sa consommation.

Une dose adéquate de caféine n’entraînerait donc aucune déshydratation, même dans les environnements très chauds. Qui plus est, on considère que l’eau contenue dans la boisson conserve son pouvoir hydratant.

PRENDRE DU CAFÉ… MAIS PAS TROP

Il ne faut pas perdre de vue que la caféine est une drogue. Socialement acceptée, la caféine est le stimulant le plus consommé au monde.

Il y a quelques années, l’apparition de boissons énergisantes a révolutionné négativement la façon de consommer la caféine. Heureusement, Santé Canada a maintenant limité la quantité de la substance pouvant être contenue dans une canette à 180 mg. Encore faut-il ne pas trop en prendre.

L’organisation de santé publique canadienne indique qu’un adulte en santé ne devrait pas dépasser 400 mg de café par jour. Même si cette limite est établie, elle permet encore d’optimiser la performance en choisissant le bon moment pour prendre la boisson noire ! Je vous invite pour un café ?

TABLEAU COMPARATIF DES CONTENUS EN CAFÉINE

  • Café régulier : 75 à 175 mg
  • Café décaféiné : 2 à 15 mg
  • Espresso : 65 à 120 mg
  • Thé : 30 à 50 mg
  • Boisson énergisante : 74 à 180 mg

Source : Natacha Gagné. Collaboration spéciale, Journal de Montréal

La leçon de français (49)

LES ADVERBES

Règles

Invariables, les adverbes et les locutions adverbiales modifient le sens d’un verbe, d’un adjectif (ou d’un participe passé) ou d’un autre adverbe.

Je consulte souvent ma boîte vocale, et je réponds toujours aux messages.

Il existe des adverbes de manière, de lieu, de temps, de quantité, de doute, d’affirmation, de négation.

Beaucoup d’adverbes de manière sont formés à partir d’un adjectif qualificatif au féminin; ils se terminent par « -ment » : brutalbrutalement.

Dans certains cas, la forme de l’adjectif féminin est modifiée :

Brève – brièvement, assidue – assidûment, gentille – gentiment

Les adverbes formés à partir d’adjectifs terminés par le son [ a
] s’écrivent « -emment », s’ils sont formés à partir d’adjectifs en « -ent » ; et « -amment », s’ils sont formés à partir d’adjectifs en « -ant ».

Innocent – innocemment, méchant – méchamment

Astuce ! Certains adjectifs sont employés comme adverbes; ils sont alors invariables. Pour faire la différence, on remplace par un autre adverbe ou un autre adjectif.

– Ces hommes parlent franc (= franchement). Adverbe

Ces hommes sont francs (= honnêtes). Adjectif

Exercices

1- Complétez la phrase avec l’adverbe qui convient.

Avec cet appareil numérique, on peu prendre … de photos que l’on veut.

A) combien – B) moins – C) autant – D) trop

2- Quelle est la nature de l’adverbe en gras ?

Si j’en avais l’occasion, j’irais volontiers visiter les gorges du Tarn.

A) adverbe de lieu – B) adverbe de manière

C) adverbe de temps – D) adverbe de quantité

3- Complétez la phrase avec l’adverbe qui convient.

Je n’attendrai pas … ; tu n’es jamais à l’heure !

A) d’avantage – B) davantage – C) encore – D) moins

4- Quel est le contraire de l’adverbe en gras ?

Dans ce plat, il y a beaucoup d’épices, et le goût en est dénaturé.

A) peu – B) largement – C) trop – D) tellement

5- Quel est le contraire de l’adverbe en gras ?

Nous marchions sur le trottoir; soudain, une moto fut devant nous.

A) progressivement – B) subitement – C) brusquement – D) instantanément

6- Quelle terminaison complète l’adverbe en gras ?

Nous attendons impati… le troisième épisode de notre série.

A) amment – B) ament – C) ement – D) emment

7- Quels mots complètent la phrase ?

Lorsque tu vis les kangourous sauter si …, tu ouvris les yeux … .

A) hauts / ronds – B) haut / rond – C) haut / ronds – D) hauts / rond

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) C – 2) B – 3) B* – 4) A – 5) A – 6) D** – 7) C***

* Fréquente confusion entre l’adverbe « davantage » et le nom « avantage » précédé d’un article élidé (d’).

*** Le premier mot est un adverbe (à une telle hauteur); le second est un adjectif qui s’accorde.