Une mise au point rafraîchissante

Depuis le temps qu’on associe grosseur et mauvaise alimentation, le texte qui suit est plus que rafraîchissant et me rejoint, alors qu’on parle d’habitudes de vie. Sous la plume de Hugo Duchaine, et publié dans le Journal de Montréal du 1er juin dernier, il rapporte les propos de Jo-Anne Gilbert, Docteure en kinésiologie, tenus lors du congrès de l’ACFAS, devenue l’Association francophone pour le savoir, à Gatineau récemment.

PARLER DE SANTÉ PLUTÔT QUE DE POIDS

Les professionnels de la santé doivent cesser de parler de poids avec leurs patients et se concentrer sur leurs habitudes de vie, a plaidé hier une kinésiologue au congrès de L’ACFAS à Gatineau.

Fini l’idée du « poids santé », selon Jo-Anne Gilbert, qui croit que celui-ci donne une image fausse de l’état réel d’une personne. Elle souligne qu’une personne mince peut fumer et mal s’alimenter, alors qu’une personne avec de l’embonpoint peut faire de l’exercice fréquemment et bien dormir, par exemple.

Docteure en kinésiologie et anciennement responsable de la promotion de la nutrition à Santé Canada, Madame Gilbert se consacre maintenant à accompagner des clients dans la gestion de leur poids.

GARE AUX DIÈTES EXCESSIVES

Elle déplore notamment les risques associés aux diètes excessives dans lesquelles se lancent souvent aveuglément les personnes déterminées à perdre du poids. Or, un régime doit être maintenu « à vie » pour garder ses résultats. « C’est ça qu’on oublie de dire », souligne-t-elle.

Elle croit qu’en évitant de parler de poids, les personnes en quête d’une meilleure santé éviteront de ne se concentrer que sur manger moins pour y arriver. Selon elle, il faut parler de nourriture saine, d’activité physique, de sommeil et de stress.

Elle reconnaît que les personnes sans surplus de poids sont généralement en meilleure santé. Cependant, elle ajoute que divers problèmes peuvent causer une prise de poids. Il ne suffit donc pas de maigrir pour se guérir, estime-t-elle.

L’art de créer des sourires

La tribu de cannibales était en fête, elle venait de capturer un missionnaire blanc. En attendant d’être mis dans le chaudron, il priait. Le sorcier arrive et commence à l’examiner de tous les côtés et de tous les angles.

– Pourquoi, m’examinez-vous comme ça ? demanda le missionnaire.

– En plus d’être sorcier, je suis inspecteur des aliments et des viandes !

Le sorcier partit, et il se remit à prier.

Voilà le chef cuisinier qui arrive.

– Quel est ton nom demanda-t-il ?

– Voulez-vous me laisser prier tranquille, et pourquoi voulez-vous savoir mon nom ? demanda le missionnaire.

– C’est pour l’inscrire au menu du jour, répondit le chef !

—————————————————————–

Le mari se met au lit et murmure doucement et avec passion à l’oreille de sa femme :

– Je n’ai pas de bobette…

Et sa femme lui répond :

– Là j’dors, j’t’en laverai demain matin…

—————————————————————-

Albert et Julie viennent de se marier. Ils arrivent enfin à l’hôtel après une longue journée de célébrations. Ils passent une nuit torride! Julie était encore vierge mais elle a vite compris! Une nuit d’extase !!! Lorsqu’elle ouvre les yeux, Albert est sous la douche. Il chante comme un grand ténor. En sortant de la douche, il constate qu’il n’a pas de serviette. Il va dans la chambre. Julie est assise sur le bord du lit. Albert est nu. Julie le regarde, lentement, attentivement, de haut en bas pour enfin, fixer son regard sur sa zigounette.

– Mais, mais… Albert, c’est quoi ça ?

– C’est la chose avec laquelle tu as eu tellement de plaisir cette nuit lui, dit-il en rougissant.

Elle lui répond :

– Mon Dieu, ça s’use si vite; et c’est tout ce qui reste?

————————————————————–

Un africain rencontre un médecin blanc et demande :

– C’est quoi exactement le Viagra ?

Le médecin :

– Ce sont des pilules qui vous font faire l’amour 10 fois par jour…

L’africain :

– Aaah ! C’est un calmant… !

————————————————————–

Une femme va accoucher et elle est dans les douleurs.

– Mon amour, dit son mari, je suis désolé, c’est un peu de ma faute si tu souffres.

– Mais non, rassure-toi, tu n’y es pour rien…

————————————————————-

2 secrétaires discutent :

– Il est plutôt beau gosse, le nouveau patron, dit la première. En plus il s’habille bien…

– Et vite… fait l’autre.

Le virage vert

On a pu le constater lors du dernier congrès du gouvernement de la CAQ en fin de semaine dernière, la mode est aux écolos. On parle de vert, de changements climatiques, d’énergie pur. Bref, les écologiques trouvent qu’on ne va pas assez loin. Il ne faut toutefois pas capoter et se rendre à l’évidence que le climat a produit la terre où nous vivons présentement. Si la nature a mis des millions et des millions d’années, il ne faudrait pas partir en peur et vouloir tout bouleverser en quelques petites années.

J’ai trouvé très pertinent, l’article de Richard Martineau, mardi dernier, dans les pages du Journal de Montréal sur le sujet, et j’endosse complètement son propos. C’est ce texte que je veux partager avec vous aujourd’hui.

LES VERTS DEVRAIENT DESCENDRE DE LEUR NUAGE Richard Martineau

Les militants écolos voudraient que les partis politiques (plus particulièrement les partis qui sont considérés pro-business, comme le Parti conservateur et la CAQ) cessent de ne penser qu’à la croissance économique et fassent davantage d’efforts pour lutter contre les changements climatiques.

Difficile de ne pas être d’accord.

Comme je l’ai déjà écrit dans une chronique qui a eu un certain retentissement, même auprès de gens qui me trouvent habituellement infréquentable et radioactif, la protection de l’environnement est trop importante pour être laissée à la seule gauche.

C’est un dossier qui nous implique tous et qui devrait transcender des clivages politiques et idéologiques.

PLUS VERTS, MOINS ROSES

Cela dit, si les conservateurs doivent prendre le combat environnemental au sérieux (c’est-à-dire : injecter une bonne dose d’idéalisme dans leur programme beaucoup trop pragmatique), les militants écologistes, eux, doivent effectuer le chemin inverse, et injecter une bonne dose de réalisme et de pragmatisme dans leur programme hyper idéaliste.

Les premiers doivent devenir plus verts. Et les seconds, moins roses.

Qu’est-ce que vous voulez, chers amis écologistes ? Gagner ou avoir raison ?

C’est bien beau, dire aux gens de ne plus prendre l’avion, mais c’est contre-productif.

On vous écoute, et on a juste envie de changer de poste ou de fermer la télé.

Savez-vous où l’on vit ? On vit au Québec ! Aller dans le sud l’hiver n’est pas un luxe, c’est un remède essentiel, qui devrait être prescrit par l’Association des psychiatres.

Quand un écolo me dit de ne pas prendre l’avion alors que 500 jets privés ont atterri à Davos lors du récent Congrès sur l’environnement, j’ai la désagréable impression qu’on rit de moi.

Il y a trois ans, Leonardo Di Caprio a fait un aller-retour entre Cannes et New York en jet privé… pour aller chercher un prix qui lui a été remis lors d’un événement écologiste ! Allo ?

REGARDEZ COMME JE SUIS BON !

Quand on veut gagner une personne à sa cause, on ne lui demande pas l’impossible.

On ne lui demande pas de changer du tout au tout.

On ne fait pas la baboune chaque fois qu’elle fait un effort, en disant que ce n’est pas suffisant.

On l’encourage. On la félicite.

« Bravo, c’est un pas dans la bonne direction ! Plus qu’hier, moins que demain ! »

C’est comme ça qu’on gagne des votes. Pas en regardant les gens du haut de votre pureté et de votre intransigeance.

Oui, l’électricité pollue. Mais moins que le pétrole !

Rappelez-vous : le mieux est l’ennemi du bien.

La recherche de la perfection, loin d’aider à atteindre le but, nuit.

Parfois, je regarde certains écolos, et je me dis que ces gens ne veulent pas que les choses changent.

Ils veulent juste montrer à quel point ils sont bons, sages et vertueux.

LES PIEDS SUR TERRE

Et puis, arrêtez avec les discours catastrophiques !

Là encore, c’est contre-productif. On se dit que la situation est tellement grave que rien ne peut l’améliorer.

Vous voulez vraiment mettre les gens de votre bord ? Descendez de votre nuage et faites comme Jésus dans le Nouveau Testament : cessez de vous prendre pour Dieu et devenez humains.

Le temps des rénovations

Rénovation égale renouveau. Et quoi de mieux que le printemps pour entreprendre de tels travaux. Mais pour être pleinement satisfait et éviter les désastreuses surprises, il faut bien s’y préparer et choisir des spécialistes.

C’est ce texte que je vous propose aujourd’hui, sous la plume d’Annie Turcotte, paru dans le numéro de mai du magazine Coup de Pouce.

CHOISIR LE BON ENTREPRENEUR EN 10 QUESTIONS

Le printemps est souvent synonyme de rénovations. Pour éviter que nos travaux virent au cauchemar, voici, selon des experts, ce qu’il faut savoir avant d’engager un entrepreneur.

1- QUELLES SONT LES ERREURS LES PLUS FRÉQUENTES COMMISES AU MOMENT DE CHOISIR UN ENTREPRENEUR ?
« La première erreur que les gens font est de ne pas établir un budget pour les travaux avant de rencontrer un entrepreneur », révèle François Vincent, porte-parole de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ). Celui-ci nous conseille également de demander trois soumissions, afin de pouvoir comparer les prix en fonction de ce qui est inscrit dans lesdites soumissions.

2- COMMENT DÉNICHE-T-ON QUELQU’UN EN QUI ON PEUT AVOIR RÉELLEMENT CONFIANCE ?
« Je recommande aux gens de visiter le site www.trouverunentrepreneur.com, affirme M. Vincent. Celui-ci donne accès à 18 000 entrepreneurs membres de l’APCHQ. On peut demander des soumissions en ligne, ce qui simplifie grandement nos démarches. »

3- QUELS AUTRES FACTEURS DEVRAIENT INFLUENCER NOTRE CHOIX D’ENTREPRENEUR ?
« La qualité de la main-d’œuvre (des professionnels qui possèdent leurs cartes de compétence) et des matériaux proposés, le service après-vente en cas d’ajustement à effectuer, le nombre d’années en affaires et la garantie offerte sont d’autres facteurs à évaluer », ajoute M. Vincent. Les garanties de 5, 10 ou 20 ans que nous offre l’entrepreneur sont aussi bonnes que la durée de vie de l’entreprise. Si cette dernière ferme ses portes le lendemain, la garantie ne vaudra plus rien.

Le problème, c’est que parmi les détenteurs d’une licence d’entrepreneur au Québec, une forte proportion d’entreprises ouvrent ou ferment leurs portes chaque année. Or il est possible de prévenir cette éventualité en choisissant un entrepreneur qui fournit le cautionnement d’une compagnie d’assurances ou d’un plan de garantie rénovation.

4- POURQUOI Y A-T-IL UNE SI GRANDE VARIATION DE PRIX, D’UN ENTREPRENEUR EN CONSTRUCTION À L’AUTRE ?
D’après François Vincent, pour un même projet, il ne devrait pas y avoir une si grande différence de prix entre les entrepreneurs. « Si c’est le cas, on doit demander plus de détails pour être en mesure de comparer les inclusions. », soutient-ils. Pour nous permettre de comparer plus facilement les offres des entrepreneurs, le site de l’Association des consommateurs pour la qualité dans la construction (ACQC) précise que les soumissions doivent être réalisées sur la base d’un devis unique, c’est-à-dire qu’elles doivent comporter exactement les mêmes éléments.

Si l’on ne procède pas ainsi, on risque de se retrouver avec des différences importantes en ce qui a trait à la nature des travaux. Par ailleurs, on garde en tête que les estimations les plus basses peuvent se révéler irréalistes, ce qui ouvre la porte aux extras en cours de route.

5- QUELS GENRES DE PROJETS NÉCESSITENT ABSOLUMENT L’EMBAUCHE D’UN PROFESSIONNEL ?
« Dès qu’on parle de plomberie, d’électricité ou se structure du bâtiment, on doit impérativement faire appel à des professionnels, nous explique M. Vincent, nous prévenant aussi de demander les cartes de compétence. On ne se lance pas dans de tels travaux nous-mêmes, sans quoi on n’a aucun recours en cas de problème. »

6- DEVRAIT-ON NÉGOCIER AVEC NOTRE ENTREPRENEUR ET, SI OUI, COMMENT DOIT-ON S’Y PRENDRE ?
« Si l’on négocie trop serré, l’entrepreneur risque d’omettre certains détails dans le contrat afin de nous satisfaire, ce qui fera inévitablement augmenter la facture en cours de travaux. Sinon, pour avoir un meilleur prix, on peut toujours demander qu’on nous propose des matériaux moins coûteux », suggère M. Vincent.

7- A-T-ON DES RECOURS LORSQU’UN PROJET DE RÉNOVATION PREND PLUS DE TEMPS QUE PRÉVU ?
« Comme consommateur, on peut demander à faire inscrire ce qu’on veut au contrat, soulève Sylvain Lamothe, porte-parole de la Régie du bâtiment du Québec. Si les occupants doivent se loger ailleurs pendant les travaux, il est important d’établir un calendrier avec une date de fin des travaux et d’inscrire le tout dans le contrat. Les parties pourraient même préciser la conséquence d’un retard, par exemple que l’entrepreneur accepte de payer les coûts supplémentaires de relogement. »

8- QUELS SIGNES PROUVENT QUE L’ENTREPRENEUR QUE L’ON VEUT ENGAGER EST FIABLE ?
« Si l’entrepreneur que l’on souhaite embaucher détient un numéro de licence de la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) – à valider sur le registre en ligne, au www.rbq.gouv.qc.ca –, qu’il offre des soumissions détaillées, qu’il propose différents modes de paiements et qu’il est prêt à nous montrer certaines de ses réalisations, on est sur la bonne voie », affirme M. Vincent.

9- COMMENT CONCLUT-ON UNE BONNE ENTENTE AVEC UN ENTREPRENEUR ?
Payer comptant peut en attirer plus d’un pour épargner les taxes mais, ce faisant, non seulement on encourage le travail au noir, mais on se retrouve par la suite sans recours en cas de problèmes. Ici, les porte-paroles de l’Office de la protection du consommateur et de l’APCHQ nous conseillent de signer un contrat sur lequel on a noté une liste de détails importants.

Le site Par écrit SVP (parecritsvp.com), mis sur pied par l’Association canadienne des constructeurs d’habitation, nous propose une liste des informations essentielles qui devraient figurer au contrat. Finalement, on ne doit surtout pas trancher en fonction du prix seulement. « En rénovation ou en construction neuve, le moins cher n’est généralement pas le meilleur », écrit l’ACQC sur son site internet.

10- QUELS INDICES MONTRENT, DÈS LE PREMIER CONTACT, QUE NOTRE ENTREPRENEUR N’EST PEUT-ÊTRE PAS FIABLE ?
« Si un entrepreneur propose uniquement ses services sur un site comme Kijiji, s’il utilise le terme « homme à tout faire » et s’il n’est pas membre d’une association reconnue, alors on est en droit de douter de sa fiabilité », conclut M. Vincent.

Ygreck, et ses perles de mai

Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… voici ses perles de mai.

Il faut revoir l’aide médicale à mourir

La juge Hélène Di Salvo a finalement rendu sa décision et sa sentence dans le procès de Michel Cadotte, accusé d’avoir tué sa conjointe par compassion, le 20 février 2017; deux ans moins un jour !

Depuis ce verdict, on entend beaucoup de commentaires et certains ne sont pas tendre envers l’accusé. « Il n’avait pas le droit de donner la mort. », selon la famille. Facile à dire après y avoir réfléchi sérieusement. Nous, on aurait fait quoi ?

En février 2016, l’aide médicale à mourir avait été demandée et refusée par les autorités. Jocelyne Lizotte ne voulait pas vivre ce que sa mère avait vécu. Elle voulait mourir. Elle vivait dans un CHLSD depuis trois ans, sans aucune autonomie.

« Extrêmement agitée, Madame Lizotte devait être attachée 24 heures sur 24. Elle ne reconnaissait plus personne et ne recevait plus de visite. » Michel Cadotte, incapable d’en supporter plus, a décidé de commettre l’irréparable en l’étouffant avec un oreiller.

L’irréparable… voilà où est toute la question. La vie de Madame Lizotte ÉTAIT irréparable. Il n’y avait plus rien à faire d’autre que d’attendre la mort. Ses conditions de vie étaient inexistantes au point ou un chien ou un chat malade et en fin de vie, aurait commandé à son maître l’euthanasie.

La société refuse de faire souffrir ses animaux de compagnie, mais pour un être humain, on se pose encore des questions. Il faut avoir une force d’esprit exceptionnelle pour endurer ce que Monsieur Cadotte a enduré. On aurait fait quoi à sa place. Mettons-nous sincèrement à sa place, aujourd’hui, dans nos propres conditions de vie. Aurions-nous la force de poursuivre un accompagnement interminable et sans issue ?

Avec la vie trépidante qu’on s’impose, dans ce monde de fou, on n’a pas besoin de cette souffrance que d’accompagner un proche alors que la médecine ne peut absolument plus rien pour lui ou elle. Attendre la mort et ronger son frein. Il faut pouvoir obtenir l’aide médicale à mourir de la même façon que pour notre animal de compagnie, pour qui on a souvent plus d’amour que pour un être humain.

Personnellement, la suggestion de la défense d’une peine de détention de 6 à 12 mois, m’apparaissait suffisante et raisonnable dans les circonstances. Sans jurisprudence, la juge Di Salvo se devait de condamner le geste. Dès maintenant, cette jurisprudence est créée.

Mais au-delà de cette cause, il faut revoir la loi sur l’aide médicale à mourir. Il faut élargir son application pour empêcher que des conditions médicales comme cette de Madame Lizotte ne se répètent. Parce que le fond de l’histoire est que si, en 2016, on avait permis l’assistance médicale requise et souhaitée pour quitter ce monde, nous n’en serions pas là.

La leçon de français (44)

NE PAS CONFONDRE LES VERBES ET LES NOMS HOMOPHONES

Règles

À l’oral, on peut confondre certains noms avec certaines formes conjuguées de verbes. Mais leur orthographe est très souvent différente.

Ils mentent avec aplomb. / du sirop de menthe.

Tu laçais tes chaussures. / des lacets de chaussures.

Il mit trois minutes pour répondre. / de la mie de pain.

Andy couperait le pain. / le couperet de la guillotine.

Il faut que j’aille me coucher. / une gousse d’ail.

Il ne t’a pas cru. / les crues de la Loire.

Pour distinguer ces homophones, on essaie de conjuguer le verbe et on entend alors la différence : Il se peut qu’il fasse (que nous fassions) un détour. Mais on écrit : La pharmacie est en face de la boulangerie.

Attention ! Certains noms ont pour homophones des verbes à l’infinitif.

On verse du chlore dans l’eau de la piscine. Il faut clore cette discussion.

Lorsque les deux mots ont la même graphie, seul le sens permet de les distinguer.

– L’éleveur trait ses vaches deux fois par jour. (verbe traire)

– Je trace un trait rouge. (nom masculin)

Exercices

1- Quel mot complète cette phrase ?

Pour célébrer le mariage, le maire … son écharpe tricolore.

A) sein – B) ceint – C) sain – D) saint

2- Par quel mot peut-on remplacer le mot en gras ?

Après un match très disputé, les deux joueurs de tennis quittent le terrain.

A) coures – B) court – C) cours – D) cour

3- Complétez la phrase comme il convient.

Pour plonger de ce promontoire, tu … ton appréhension en fermant les yeux.

A) vaincs – B) vins – C) vint – D) vingt

4- Quelle est la nature grammaticale du mot en gras de cette phrase ?

Au pôle Nord, le monde scientifique voit chaque année fondre la banquise.

A) verbe – B) adverbe – C) adjectif – D) nom commun

5- Complétez la phrase comme il convient.

Je crains qu’il ne … un temps épouvantable.

A) fasse – B) face – C) fasses – D) faces

6- Complétez la phrase comme il convient.

Comme elle … d’un début d’angine, Sylvia se … chez le médecin.

A) soufre / rend – B) souffre / rangs – C) souffre / rend

7- Complétez la phrase comme il convient.

Il importe que tu … à … si tu ne … pas manques le début du spectacle.

A) soit / leurre / veut – B) sois / l’heure / veux

C) soies / l’heure / vœux – D) soie / leur / vœu

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) B* – 2) B** – 3) A*** – 4) A – 5) A**** – 6) C***** – 7) B
* Il s’agit du verbe « ceindre », peu utilisé aujourd’hui.
** Ne pas confondre « le court de tennis » avec « la cour de récréation ».
*** Il s’agit du verbe « vaincre », aux formes conjuguées souvent particulières.
**** Le verbe est conjugué à la 3e personne du singulier.
***** Les deux verbes sont conjugués à la 3e personne du singulier.

Trois gouttes de lumière…

L’APRÈS

À peine la journée commencée et… il est déjà six heures du soir.

À peine arrivé le lundi et c’est déjà vendredi.

… et le mois est déjà fini.

… et l’année est presque écoulée.

… et déjà 40, 50 ou 60 ans de nos vies sont passés.

… et on se rend compte qu’on a perdu nos parents, des amis.

Et on se rend compte qu’il est trop tard pour revenir en arrière…

Alors… Essayons malgré tout, de profiter à fond du temps qui nous reste…

N’arrêtons pas de chercher à avoir des activités qui nous plaisent…

Mettons de la couleur dans notre grisaille…

Sourions aux petites choses de la vie qui mettent du baume dans nos cœurs.

Et malgré tout, il nous faut continuer de profiter avec sérénité de ce temps qui nous reste. Essayons d’éliminer les « après »…

je le fais après…

je dirai après…

J’y penserai après…

On laisse tout pour plus tard comme si « après » était à nous.

Car ce qu’on ne comprend pas, c’est que :

après, le café se refroidit …

après, les priorités changent …

après, le charme est rompu …

après, la santé passe …

après, les enfants grandissent …

après, les parents vieillissent …

après, les promesses sont oubliées …

après, le jour devient la nuit …

après, la vie se termine …

Et après, c’est souvent trop tard …

Alors… Ne laissons rien pour plus tard… Car en attendant toujours à plus tard, nous pouvons perdre les meilleurs moments,

les meilleures expériences,

les meilleurs amis,

la meilleure famille…

Le jour est aujourd’hui… L’instant est maintenant…

Nous ne sommes plus à l’âge où nous pouvons nous permettre de reporter à demain ce qui doit être fait tout de suite.

Boucar Diouf

Jalousie maladive

Amoureusement parlant, la jalousie se définie comme un sentiment douloureux que font naître les exigences d’un amour inquiet, le désir de possession exclusive de la personne aimée, la crainte de son infidélité. Voici une histoire vécue et racontée dans le numéro de mai dernier du magasine Coup de Pouce, sur le sujet. Malheureusement, toutes les histoires semblables ne se terminent pas comme celle-ci, mais dramatiquement.

C’est la lecture que je vous propose aujourd’hui.

JALOUSIE TOXIQUE

Je sortais d’une douloureuse peine d’amour lorsque j’ai rencontré Jacob. Au début, il était très attentionné, et j’ai rapidement emménagé chez lui. J’étais heureuse mais, très vite, les remarques ont commencé : « Tu ne peux pas porter ça pour sortir : tous les gars vont regarder ton décolleté ! », « Ta robe n’est pas trop moulante ? » ou « Tu devrais porter le chandail que je t’ai offert, il te va si bien ! »

Ces premières marques de jalousie ne m’affectaient pas outre mesure. Je défendais mon chum en affirmant que sa petite jalousie était cute. Mais, tranquillement, je me suis mise à me questionner. Étais-je aguicheuse ? François St Père, psychologue spécialisé dans la thérapie de couple, explique que le mécanisme de la jalousie est complexe. « La jalousie se définit comme une tentative subtile de contraindre la liberté de l’autre. C’est souvent insidieux. Au début d’une relation, on est emballé. La jalousie peut être même interprétée comme une forme d’amour. On se dit que l’autre doit vraiment nous aimer pour avoir si peur de nous perdre. Mais plus la relation avance, moins les tentatives sont subtiles et plus elles deviennent répétitives. »

Ensuite, il a commencé à bouder quand un homme m’adressait un sourire. J’avais droit à des : « Suis-le donc, un coup parti ! » ou « T’es pas gênée de faire ça devant moi ? » J’ai fini par arrêter d’aller faire l’épicerie, non pas parce qu’il m’en empêchait, mais parce que j’étais lasse de me justifier. Plus ça allait, plus je m’isolais à cause de ses comportements inadéquats. Et si nous sortions, je rasais les murs pour ne pas attirer l’attention. « La jalousie est un cercle vicieux, note François St Père, auteur de l’ouvrage Le burnout amoureux. Notre liberté est brimée, ce qui nous pousse à nous isoler. Et le fait qu’il n’y ait plus qu’une seule personne qui pose un regard sur nous affecte notre estime de soi. On devient même fortement convaincu qu’on ne mérite pas d’être aimé et qu’on n’a pas de valeur. »

Son emprise était telle que j’ai même abandonné mes études. Quand j’avais des travaux d’équipe, je devais prendre rendez-vous dans un lieu public pour que Jacob puisse m’espionner. Je n’en pouvais plus de ce regard au-dessus de mon épaule…

Comme je finissais tard à mon travail, il venait aussi m’y conduire et m’y chercher. Je trouvais ça gentil. Mais, petit à petit, il a commencé à arriver avant la fin de mon quart pour m’attendre dans les bureaux. Si je disparaissais de sa vue, j’avais droit à tout un interrogatoire, une fois dans la voiture. « Pourquoi es-tu allé là ? Pourquoi untel t’a suivi ? Pour te sauter, j’imagine ? » À la maison, il était évident qu’il espionnait mon ordinateur, car il me parlait de sujets dont j’avais discuté dans des messages privés. Une fois, pendant que nous faisions l’amour, il a même osé me demander si j’avais couché avec un homme qui m’avait fait une demande d’amitié sur les réseaux sociaux.

J’ai enduré cette vie pendant deux ans. « Parfois, on le sait avec notre tête que ça n’a pas de sens mais, émotionnellement, ce n’est pas aussi évident. On devient convaincu qu’on ne mérite pas mieux », indique François St Père.

Un jour, une amie que j’avais négligée depuis longtemps est venue me voir au travail. C’est elle qui m’a ouvert les yeux. Elle m’a brassée comme seule une amie peut le faire. J’ai pleuré, je l’ai détestée et je suis rentrée chez moi. J’ai ruminé ce qu’elle m’avait dit pendant quelques jours. Puis je me suis réveillée : « Elle a tellllllement raison » Un jour, mon chum étant au travail, j’ai appelé mon amie et lui ai dit que j’étais prête à partir. Elle est venue me chercher et je n’ai plus revu Jacob. Pendant des mois, il m’a écrit pour s’excuser et me dire qu’il ne comprenait pas. J’ai bloqué son numéro et l’ai menacé de porter plainte.

Même si cette histoire est derrière moi, elle a laissé des traces. Profondes. Dans mes relations amoureuses aussi bien qu’amicales. À la moindre remarque sur mon habillement ou mes agissements, je me braque. « C’est normal, explique l’expert. À la suite d’un traumatisme – dont celui que cause la jalousie –, notre cerveau emmagasine des informations. Ensuite, dès que survient un élément – remarque, geste, allusion – qui réactive notre mémoire émotionnelle, on réagit instinctivement. » Ça entraîne parfois des frictions avec mon conjoint actuel, car j’interprète mal ses paroles. Au compliment : « Wow ! Tu es sexy ! » moi, j’entends : « Tu es trop peu vêtue. » J’ai laissé, un jour, la jalousie s’infiltrer dans ma vie. Elle ne s’y aventurera plus jamais.

Source : Nadine Descheneaux, Coup de Pouce, mai 2019

Salmigondis

UNE TAPE SUR LES DOIGTS
Il n’y a pas d’autre qualificatif pour Yanaï Elbaz condamné à 39 mois de prison pour ce qu’on a appelé le pire scandale de corruption au Canada, et qui se retrouve en libération conditionnelle moins de 6 mois après y être entré. Cet ancien directeur général adjoint du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), qui a favorisé la firme SNC-Lavalin dans le contrat de construction de ce méga centre hospitalier, a reçu 10 des 22,5 millions $ dont le reste est allé à feu Arthur Poster, que la mort s’est chargée de sentencier pour l’éternité.

Et, cerise sur le sundae, il n’a eu rien à rembourser du magot empoché. Dans cette affaire, Pierre Duhaime ancien PDG de SNC-Lavalin, avait écopé de 20 mois à purger dans sa maison évaluée à un million $, érigée sur le bord de l’eau. Vous, pauvres CONtribuables, essayez d’obtenir pareille sentence. Les poches vides, vous allez sécher ! Point à la ligne. Et après on nous demande de croire en la justice…

LES PLAQUES D’IMMATRICULATION ILLISIBLES
Depuis quelque temps, je remarque plusieurs véhicules automobiles, dans la grande région de Montréal, qui circulent avec une plaque d’immatriculation tellement endommagée, qu’il est impossible de la lire; peinture des caractères écaillée et effacée, écrasée, souillée, bref, à être remplacée. Les policiers devraient porter une attention spéciale à ce phénomène qui se répand de plus en plus. Rouler avec une telle plaque sur un véhicule est une infraction au Code de sécurité routière, passible d’une amende de 30 à 60$.

Bizarrement, on en voit sur des automobiles haut de gamme… c’est un simple oubli ou c’est volontaire ? Manque de fric ? Est-ce que l’hiver a été trop dur pour le matériel ? Quoi qu’il en soit, un petit effort pour remédier à la situation.

AH, LA PUBLICITÉ
Fin d’après-midi, milieu de soirée, ce sont deux périodes propices à diffuser des publicités de bouffe à la télé. Et pour influencer la clientèle cible, on atteint presque la perfection. Tout est réussi. Il y a une éternité, le poulet du colonel offrait un plein baril de bon poulet frit. À la télé, il débordait littéralement, au point où il devenait impossible d’y mettre un couvercle. Les pièces de poulet étaient placées avantageusement pour bien les montrer, pour nous mettre l’eau à la bouche et saliver rien qu’à les regarder. Hélas, rendu au comptoir de livraison, il y avait un couvercle. Rien ne dépassait et on se demandait si la quantité de morceaux de poulet y était vraiment.

Autre publicité « trompeuse », les hamburgers ! Peu importe la chaîne de restaurants, la présentation à la télé est toujours parfaite. Le pain respire la fraîcheur, la boulette dépasse largement le pain tout en étant parfaitement symétrique, la laitue est impeccable et est placée au niveau. La garniture ? Même présentation sans faute. Et là, on en bave. On se lance vers le frigo ou l’armoire, trouver quelque chose à grignoter. La publicité a atteint son but… bouffer au plus coupant. Rendu au restaurant, on déchante. Le pain est souvent trop mou, la boulette, ne déborde pas le pain parce qu’elle est trop petite et placée toute croche, pour les garnitures bah ! par trop de précaution, ça passe par le même trou. Ah, la publicité… toujours trompeuse parce que le produit final est bien différent de ce qu’on nous vend à la télé.

PRÉTENTIEUX !
Assez prétentieuse et hautaine la dernière publicité de Honda. Celle qui implique des gens qui éprouvent toutes sortes de problèmes sur la route; circulation dense, difficultés à se stationner, bref, des problèmes qu’ils rencontrent au quotidien en conduisant leur bagnole qui n’est pas une Honda, évidemment. Ils racontent leurs mésaventures à un prétentieux qui répond en disant qu’il ne sait pas de quoi il parle puisqu’il est lui-même heureux propriétaire d’une Honda.

On aura tout entendu. Comme stupidité, c’est assez spécial. Est-ce vraiment nécessaire un spot publicitaire de la sorte qui finalement deviendra une risée pour celui ou celle qui tombera en panne avec SA HONDA ! Décidément, il y a de ces concepteurs qui usent d’imagination trop fertile. Ça parait que le « pot » est légalisé.

LA VORACITÉ DES BANQUES
Nos riches, que dis-je, nos immensément riches banques canadiennes, ne cessent d’ajouter ou de modifier des frais financiers pour remplir encore plus leurs goussets. Bientôt, des frais de cinq dollars seront retenus si vous osez admirer l’entre deux seins de la caissière… une espèce en voie de disparition.

Trêve de plaisanterie, la dernière en lice, la Canadian Imperial Bank of Commerce, ou si vous préférez la CIBC, modifie ses frais pour la protection de découvert sur les comptes de ses clients. Autrefois des frais de 5$ étaient retenus chez l’utilisateur-payeur, lorsque le retrait occasionnait un solde négatif du compte. À compter du 1er août 2019, 4$ seront retenus mensuellement pour chaque compte qui possède cette protection… que vous l’utilisiez ou non. Pas beau ça ?

En somme, cette protection, si vous ne l’utilisiez pas ne vous coûtait absolument rien, maintenant elle vous coûtera 48$ annuellement par compte. Qu’attend le gouvernement pour mettre de l’ordre dans ces frais financiers de toutes sortes qui ne font qu’empiffrer ces grosses institutions de généreux dollars ? Quand votre liste de frais s’étale sur deux ou trois pages, il y a un ménage à faire. Malheureusement, il n’y a jamais eu de volonté politique d’y mettre son nez depuis belle lurette.

Prendre racine

Le printemps, c’est la période idéale pour se lancer dans le bouturage. Voici comment s’y prendre.

1- On perce un trou de drainage dans un petit pot en plastique de 5 à 7,5 cm.

2- On remplit le pot de terreau pour plantes d’intérieur ou pour semis. On mouille bien la terre et on laisse drainer. À l’aide d’un crayon, on fait un trou dans la terre.

3- Avec un couteau bien aiguisé et désinfecté, on coupe sous un nœud (point d’insertion d’une feuille) un segment de tige de 5 à 10 cm comprenant trois à cinq nœuds.

4- On retire les feuilles à la base de la tige sur une longueur de 2 à 6 cm, et on plante la bouture jusqu’au deuxième ou troisième nœud.

5- On recouvre le pot d’un sac de plastique transparent perforé pour créer un milieu humide.

6- On expose notre bouture à la lumière vive, mais indirecte. Quand le bouturage est réussi, on voit de nouvelles feuilles apparaître.

Bonne expérience !

Source : Revue Coup de Pouce, mai 2019

Sur la bonne voie

Je l’avoue, depuis que j’ai l’âge de voter, j’ai toujours voté Parti québécois. Je suis un indépendantiste convaincu. Lors du dernier scrutin, malgré la baisse de popularité évidente de ce parti, il a encore eu mon vote. Même si j’étais contre l’idée de mettre la souveraineté en veilleuse, à mon humble avis, c’est tout le contraire qu’il faut préconiser. Il faut constamment faire la promotion de l’indépendance.

Puis est arrivé François Legault, ex-péquiste que je crois toujours nationaliste, qui prend les bonnes décisions, les bonnes orientations et qui apporte la vivacité que le peuple québécois doit retrouver. Je suis enchanté de ce que je vois et, indirectement, sa fibre nationaliste renaît. L’article de Mathieu Bock-Côté dans les pages du Journal de Montréal d’hier, rejoint beaucoup mon opinion sur le sujet, ma fierté d’être québécois et surtout, d’espérer la réalisation du projet, amorcé il y a cinquante ans, par le prophète René Lévesque qui était en avance sur tout le monde pour l’avenir du Québec.

C’est le texte que je vous propose aujourd’hui.

LE RETOUR DE LA FIERTÉ QUÉBÉCOISE Mathieu Bock-Côté

Dans un mois exactement, nous commencerons la célébration de la fête nationale. Comme d’habitude, nous sortirons les drapeaux et les radios diffuseront des chansons québécoises. Nous redécouvrirons la richesse incroyable de notre patrimoine musical.

Peut-être nous rappellerons-nous un peu notre histoire, aussi belle que tragique, aussi inspirante que déprimante.

Comme d’habitude, nous dirons notre fierté d’appartenir à ce peuple si particulier, qui s’entête à vivre dans sa langue et à faire rayonner sa culture sur un continent qu’il a déjà exploré de mille manières, mais qui, aujourd’hui, le voit mieux comme une nation excentrique, et au pire, comme une tribu anachronique.

FIERTÉ

Nous rappellerons, chacun le faisant à sa manière, que nous ne céderons pas, et nous proclamerons que dans un siècle, nous poursuivrons encore la belle aventure de l’Amérique française.

Mais il y aura une différence majeure, cette fois avec les années précédentes : tout cela ne sonnera pas faux. Pour la première fois depuis longtemps, cette fierté ne sera pas artificielle. Elle ne viendra plus au terme d’un long exercice d’optimiste forcé, mais de manière assez spontanée.

Car quelque chose s’est passé au Québec depuis un an : nous avons rompu avec un régime libéral qui, fondamentalement, s’était retourné contre la nation.

Nous avions à Québec un gouvernement au service d’Ottawa, qui cherchait de toutes les manières possibles à neutraliser notre différence, pour faire de nous des Canadiens un peu plus originaux que les autres. Le régime libéral version Couillard nous humiliait collectivement.

L’élection de la CAQ, le 1er octobre dernier, a changé quelque chose dans l’atmosphère politique.

En gros, les Québécois francophones, qui se divisaient entre eux exagérément depuis vingt ans, et se condamnaient ainsi à l’impuissance politique dans leur propre pays, ont repris le contrôle de leur destin.

Ce retour à la normale a réanimé notre identité, comme en témoigne la résolution tranquille du gouvernement dans le dossier sur la laïcité.

Ceux qui me lisent le savent : je suis un indépendantiste « à la vie, à la mort ». Le rêve qui m’habite, la cause de ma vie, c’est que le Québec devienne un pays, qui existera dans le monde en son nom et qui ne portera plus son identité comme un fardeau, mais comme un trésor.

Pour le travail, je traverse souvent l’Atlantique et je ne cesse d’expliquer à nos cousins français que le Québec deviendra un jour un pays, car tel est son destin. Je ne veux pas que le monde oublie le bel appel du Québec libre.

INDÉPENDANCE

De ce point de vue, le présent gouvernement, avec son autonomisme, ne va pas assez loin. Son nationalisme ne va pas assez loin non plus.

Mais globalement, il va dans la bonne direction. Depuis quelques mois, j’ai vu notre peuple se redire qu’il avait le droit d’exister. Pour le dire avec les mots d’un autre, cela faisait longtemps que je n’avais pas été aussi fier d’être Québécois.