Sur la bonne voie

Je l’avoue, depuis que j’ai l’âge de voter, j’ai toujours voté Parti québécois. Je suis un indépendantiste convaincu. Lors du dernier scrutin, malgré la baisse de popularité évidente de ce parti, il a encore eu mon vote. Même si j’étais contre l’idée de mettre la souveraineté en veilleuse, à mon humble avis, c’est tout le contraire qu’il faut préconiser. Il faut constamment faire la promotion de l’indépendance.

Puis est arrivé François Legault, ex-péquiste que je crois toujours nationaliste, qui prend les bonnes décisions, les bonnes orientations et qui apporte la vivacité que le peuple québécois doit retrouver. Je suis enchanté de ce que je vois et, indirectement, sa fibre nationaliste renaît. L’article de Mathieu Bock-Côté dans les pages du Journal de Montréal d’hier, rejoint beaucoup mon opinion sur le sujet, ma fierté d’être québécois et surtout, d’espérer la réalisation du projet, amorcé il y a cinquante ans, par le prophète René Lévesque qui était en avance sur tout le monde pour l’avenir du Québec.

C’est le texte que je vous propose aujourd’hui.

LE RETOUR DE LA FIERTÉ QUÉBÉCOISE Mathieu Bock-Côté

Dans un mois exactement, nous commencerons la célébration de la fête nationale. Comme d’habitude, nous sortirons les drapeaux et les radios diffuseront des chansons québécoises. Nous redécouvrirons la richesse incroyable de notre patrimoine musical.

Peut-être nous rappellerons-nous un peu notre histoire, aussi belle que tragique, aussi inspirante que déprimante.

Comme d’habitude, nous dirons notre fierté d’appartenir à ce peuple si particulier, qui s’entête à vivre dans sa langue et à faire rayonner sa culture sur un continent qu’il a déjà exploré de mille manières, mais qui, aujourd’hui, le voit mieux comme une nation excentrique, et au pire, comme une tribu anachronique.

FIERTÉ

Nous rappellerons, chacun le faisant à sa manière, que nous ne céderons pas, et nous proclamerons que dans un siècle, nous poursuivrons encore la belle aventure de l’Amérique française.

Mais il y aura une différence majeure, cette fois avec les années précédentes : tout cela ne sonnera pas faux. Pour la première fois depuis longtemps, cette fierté ne sera pas artificielle. Elle ne viendra plus au terme d’un long exercice d’optimiste forcé, mais de manière assez spontanée.

Car quelque chose s’est passé au Québec depuis un an : nous avons rompu avec un régime libéral qui, fondamentalement, s’était retourné contre la nation.

Nous avions à Québec un gouvernement au service d’Ottawa, qui cherchait de toutes les manières possibles à neutraliser notre différence, pour faire de nous des Canadiens un peu plus originaux que les autres. Le régime libéral version Couillard nous humiliait collectivement.

L’élection de la CAQ, le 1er octobre dernier, a changé quelque chose dans l’atmosphère politique.

En gros, les Québécois francophones, qui se divisaient entre eux exagérément depuis vingt ans, et se condamnaient ainsi à l’impuissance politique dans leur propre pays, ont repris le contrôle de leur destin.

Ce retour à la normale a réanimé notre identité, comme en témoigne la résolution tranquille du gouvernement dans le dossier sur la laïcité.

Ceux qui me lisent le savent : je suis un indépendantiste « à la vie, à la mort ». Le rêve qui m’habite, la cause de ma vie, c’est que le Québec devienne un pays, qui existera dans le monde en son nom et qui ne portera plus son identité comme un fardeau, mais comme un trésor.

Pour le travail, je traverse souvent l’Atlantique et je ne cesse d’expliquer à nos cousins français que le Québec deviendra un jour un pays, car tel est son destin. Je ne veux pas que le monde oublie le bel appel du Québec libre.

INDÉPENDANCE

De ce point de vue, le présent gouvernement, avec son autonomisme, ne va pas assez loin. Son nationalisme ne va pas assez loin non plus.

Mais globalement, il va dans la bonne direction. Depuis quelques mois, j’ai vu notre peuple se redire qu’il avait le droit d’exister. Pour le dire avec les mots d’un autre, cela faisait longtemps que je n’avais pas été aussi fier d’être Québécois.

3 réflexions sur “Sur la bonne voie

  1. Michel Godin

    ( Somewhere over the Rainbow ) Salut mon amie , je suis impressionné et surtout fasciné par ta conviction de faire du Québec ….un pays……moi j ai le mien et j en suis très fière et très bien avec les bons et le mauvais .Dans le fond je te souhaite à toi et à mes autres amies péquistes que votre rêve se réalise……pour votre bonheur .

  2. Rollande Vézina

    Moi aussi j’ai voté péquiste au dernier scrutin en pensant que c’était le parti qui avait le meilleur programme mais je dois avouer que je suis assez satisfaite du travail de monsieur Legault et de son équipe. C,est peut-être l’étape importante avant de songer à l’indépendance car avant de vouloir être indépendant il faut se rassembler autour de valeurs communes et être fiers de notre identité. Rollande

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