Une première expérience mémorable

Voyage

Première expérience en croisière, voici le récit de cette expérience vécue au début de février dans les Caraïbes. Mûri depuis longtemps, le rêve devenait réalité.

LE VAISSEAU

Pour l’occasion, nous avions choisi cet endroit sur une recommandation de notre conseillère en voyage, recommandée par un ami, et qui était du voyage. Un plus, au cas ou. Son expérience et ses conseils nous ont été d’une grande utilité tout au long de notre séjour en mer. Nous accompagnaient, la sœur de mon épouse et son mari. Quatre personnes pour partager cette première expérience

Tout d’abord, dans notre forfait, l’immense navire, inauguré en 2023, était colossal avec ses 19 ponts. Baptisé le VIVA, il appartenait à Norwegian Cruise Line.  Méchante chaloupe comme dirait mon ami Clément. Aménagements luxueux, de qualité avec ses immenses lustres et ses somptueux restaurants, aires de repos, piscines, arcades, pistes de karts avaient de quoi s’occuper.

Et que dire des bars. Cocktails, bières et spiritueux y abondaient. Alors que le forfait comprenait la boisson à volonté, en verre, les voyageurs s’en donnaient à cœur joie. Dès le retour au vaisseau, les activités intérieures bourdonnaient et ces endroits de prédilection devenaient de véritables ruches.

Les cabines spacieuses avec balcon nous ont séduit dès le départ. Moderne avec ses prises USB-A et C, en plus des branchements européens, nous n’avions pas de soucis pour connecter nos téléphones et iPad. Un très grand lit, sofa pour deux personnes, un bureau, réfrigérateur et penderies meublaient l’intérieur.

Un téléviseur de bonne dimension nous permettait d’écouter quelques émissions et films, en plus d’être une source d’information des activités et de tout ce qui entourait cette croisière.

Une salle de bain avec une grande douche confortable très bien aménagée complétait l’espace. La toilette cependant, avait une succion comme je n’en ai jamais vue. Un bruit de rugissement assourdissant mais combien performant réveillait les plus endormis. J’ai fait le test pour savoir si on pouvait l’entendre jusque dans les corridors. Heureusement non, parce que je peux vous confirmer que l’insonorisation masquait tout.

Maintenant, le balcon ! Wow ! Reposant et quelle agréable sensation de profiter d’un vent chaud caressant, aussi confortablement dans deux fauteuils invitants en contemplant cette mer tantôt calme et tantôt avec quelques vagues.

Quelques personnes nous avaient conseillé de ne pas prendre une cabine avec balcon et je dois dire que les conseils à cet égard étaient quelque peu différents: intérieure, avec hublot… Bref tous les styles de cabine. Notre choix a été le bon.

LE TRACÉ DE NAVIGATION

Au programme la croisière partait de San Juan à Puerto Rico et s’arrêtait dans l’ordre à La Romana, en République dominicaine, Aruba, Curaçao, Sainte Lucie, St. Kitts pour finalement revenir à San Juan pour le retour. Les déplacements d’un port à l’autre se faisaient de nuit et la journée servait à l’exploration des lieux.

De notre côté, nous avons privilégié les tours guidés par autobus climatisé, moins fatiguant, côté marche. Il faut ajouter que le mercure frisait les 30 degrés Celsius. Chaque jour on a eu droit à quelques gouttes de pluie tellement insignifiantes et de très courte durée que je ne fais qu’effleurer le sujet. Cependant, le soleil reprenait sa place en chassant rapidement ces nuages agitateurs et perturbateurs.

SAN JUAN

Point de départ, puisque nous étions arrivés une journée à l’avance, on a pu explorer les environs de l’hôtel. J’ai adoré l’endroit propre et joli. Les installations de l’hôtel Hilton Garden Inn était impeccable. On a pu se reposer autour de la piscine invitante et profiter des abris confortables pour cette première journée.

Petite tournée aux alentours, nous nous sommes arrêtés dans un joli restaurant pour souper et pourquoi pas visiter une première boutique de souvenirs. Coup de chance, le commis, en nous écoutant échanger entre nous en français nous a abordé aussi en français et avec son plus beau sourire. Né en Côte d’Ivoire, Il a pu causer dans sa langue maternelle. Ça commençait bien !

San Juan est invitante et j’aimerais y séjourner une bonne semaine pour la découvrir encore plus. On verra bien.

LA ROMANA

Premier contact avec cet île de la République dominicaine, son paysage a égayé notre journée à notre réveil au son des tam-tams. Sous un soleil radieux, on s’est promené dans le port rempli de boutiques. Si des personnes avaient prévu des excursions, nous, de notre côté, ce sont les boutiques du port que nous attiraient.

Par la suite, cette première journée a été de faire le tour de notre vaisseau pour bien le connaître et trouver quelques bons endroits pour assister au nombreuses prestation des orchestres et musiciens. Du balcon, on pouvait voir la plage et ses eaux turquoise, typique à cet endroit du globe.

ARUBA

Seconde île visitée, son Centreville débordait d’activités. Pas tellement montagneuse, avec ses habitations de couleurs pâles pour résister aux chaleurs extrêmes. Du port, les édifices de plusieurs étages étaient rares.

Une bonne marche sur la rue principale bondée où fourmillaient beaucoup de chercheurs d’aubaines. Il y avait tellement de voitures qu’il fallait bien vérifier avant de traverser la rue. Cependant, ses habitants sont courtois et donnent gentiment la priorité aux piétons.

CURAÇAO

Son décor un peu comme toutes ces îles est très semblable. Par une belle journée ensoleillée, pourquoi pas faire un tour de ville avec un autobus scolaire coloré sur lequel toutes les vitres des côtés avaient été enlevées. Une balade de deux heures, guidée, qui nous a permis de bien connaître cet environnement. C’est d’ailleurs là qu’on a appris que les iguanes étaient comestibles et consommés dans les Caraïbes, la viande d’iguane est considérée comme un mets délicat. Elle est souvent comparée à du poulet en termes de goût et de texture. Les iguanes sont parfois appelés « poulets des arbres » dans ces régions.

En revenant au paquebot, dans une rafale de vent, ma belle casquette achetée à San Juan et que j’avais presque vissée sur ma tête a foutu le camp pour tomber directement à la mer. Si vous passez dans le coin et que vous croisez un dauphin avec une jolie casquette vert pâle sur la tête, c’est probablement la mienne.

SAINTE-LUCIE

On m’avait vanté cette île mais une fois sur place, j’étais un peu déçu. Au port, de jolies maisons, une végétation luxuriante et la propreté des lieux était remarquable. Dès notre réveil, en mettant le nez sur le balcon, on pouvait admirer le paysage. Un bon prétexte pour sortir et aller explorer les environ dans le confort de la minivan-taxi climatisée de Monsieur Zol. C’est durant cette excursion que j’ai eu la déception de voir la pauvreté des habitants de ce secteur.

D’abord, bizarrement la conduite des véhicules est à droite et la circulation se fait du côté gauche de la route très étroite. À certains endroits, des petits fossés en bordure de la route appelait à la prudence pour moi, mais le chauffeur connaissait l’endroit pour le parcourir tous les jours. Lorsqu’on approchait d’un carrefour giratoire, c’était vraiment déroutant d’utiliser la voie de gauche.

Tout le long de cette visite on voyait des cambuses déglinguées, sans vitres, portes ouvertes et leurs terrains dans le désordre le plus total avec des chiens et poulets qui déambulaient partout. Bizarrement, des carcasses de voitures sont laissées là, en bordure de route, et les gens qui cherchent des pièces peuvent allègrement prendre ce qu’ils veulent. Deux heures, comme ça, à se promener dans cette pauvreté.

Jadis, un ancien compagnon de travail me vantait l’endroit où il séjournait quelques semaines en hiver. Il me parlait d’hôtels qu’on n’a malheureusement pas vu et qui étaient peut-être érigés de l’autre côté de l’île… Ce sera pour une autre fois.

Avant de retourner au port, on a pu voir une jolie plage qui nous a surpris. Belle avec ses eaux bleues invitantes, elle me faisait penser à Daytona Beach, sur laquelle on peut stationner nos voitures directement sur la plage, pour nous permette de ne pas trimbaler glacières, parasol et chaises, à pied. Un gros contraste avec le tour de taxi qu’on venait de terminer.

ST-KITTS

Dernière île de notre croisière avant de retourner à Puerto Rico. St-Kitts, c’est définitivement mon coup de cœur. Un paysage pittoresque à faire rêver. Lors de cet arrêt, deux autres bateaux de croisière étaient amarrés, signe de la popularité de ce coin de terre, avec ses montagnes issues de volcans.

Le tour des lieux en minivan nous a permis de prendre en photos des décors magnifiques où l’on peut admirer la mer au loin. Des paysages de cartes postales qui donnent l’envie d’y rester. Notre guide nous a fait connaître l’histoire de ce coin de paradis très contrastant avec Sainte-Lucie, par le propreté des lieux. Au loin, la cime des montagnes verdoyantes disparaissent dans quelques nuages. Une découverte que je vous souhaite de visiter un jour.

TOUT A UNE FIN

Finalement, c’est de retour à San Juan que se terminait cette belle aventure qu’on a beaucoup apprécié. Au petit matin, c’était le débarquement très ordonné et le départ vers l’aéroport qui nous ramenait à Montréal en passant par Toronto.

Les avions sont toujours inconfortables en classe économique. Rien n’a changé et dépendamment de la personne qui occupe le siège à côté de vous mais quelques heures serré comme des sardines ne sont pas très agréable.

Je crois que mes prochains vols, j’opterai pour des sièges plus spacieux, en groupe de deux, qui sont un plus chers, mais combien plus agréables et dégagés.

ÉPILOGUE

Comme première expérience des croisières, on a beaucoup aimé. Tout était parfait, somptueux et divertissant. Les activités étaient nombreuses et les restaurants dans une classe à part. Un ami expert, féru de croisière, m’avait dit tout ça, mais le vivre fut une expérience qui va meubler nos souvenirs pour longtemps.

C’est plus cher qu’un tout compris d’une semaine dans le sud, mais si vous le pouvez, faites-le, ne serait-ce qu’une seule fois dans la vie. Ça vaut le détour et vous ne le regretterez pas.

Ah ! J’oubliais ! J’ai remplacé ma casquette par une nouvelle, que j’ai achetée à Sainte-Lucie. Tout est bien qui finit bien !


De retour d’une belle croisière

Voyages

Vous savez ce que c’est quand on revient de vacances… On tarde un peu à reprendre le rythme.

Plein de petites choses à regarder en plus de défaire les valises. Bref, je n’ai pas vraiment eu le temps de me replacer comme d’habitude alors ne désespérez pas, je vous reviens cette semaine avec un récit de cette merveilleuse aventure sous une température douce, avec un vent chaud caressant.

Je reprends le collier. Promis !

En attendant et en préambule, voici notre navire.


Ygreck, et ses perles de janvier

Actualités

Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles de janvier, publiées dans le Journal de Montréal.



Qu’est-ce qu’on ne comprend pas de « Face de beu » ?

Opinion

Depuis les menaces de « Face de beu » de nous surtaxer, dès aujourd’hui, de 25%. Sur tous les bulletins de nouvelles, aucune menace de notre part n’est annoncée.

Pendant ce temps-là, nous passons pour des idiots, des moins que rien, et « Face de beu » en rajoute. Et nous, qu’est-ce qu’on répond… « On verra s’il va mettre sa menace à exécution ».

Toute une réponse ! Vous en doutez ? Revenez sur terre !

Ce fou furieux, dictateur et criminel l’a dit, il va nous mettre, avec les Mexicains, au pas. Et nous, on ne dit rien. On attend !

Qu’est-ce qu’on ne comprend pas ? La récession nous guette et « Face de beu » continu à vouloir conquérir le monde, ce monde qui marche sur des œufs.

C’est très simple pourtant. On le surtaxe de la même façon. Il n’y a pas d’autres solutions. On va mutuellement se faire mal et peut-être que sa population commencera à l’affronter. Aussi, pourquoi ne pas ouvrir notre marché aux asiatiques avec leurs bagnoles électriques à bas prix. Un autre coup dans les flancs de « Face de beu » et ses sbires multimilliardaires.

C’est la voie qu’on se doit d’adopter aussitôt qu’il nous impose quoi que ce soit. Les accords qui existent déjà entre les trois pays, il s’en fout, comme avec ses décrets qu’il signe selon son humeur en faisant fi des lois existantes.

Aujourd’hui, 1er février, il nous impose une surtaxe de 25 % ? Le même jour, on fait de même. On réagit de la même façon; 25 % nous aussi.

Parce que rappelez-vous de ses dernières paroles : 25 %, c’est un début… dans un deuxième temps, il pourrait être encore majoré.

Il faut qu’on arrête de niaiser et qu’on se tienne debout !

Astérix et Obélix, contre les Romains… vous vous souvenez ?


Votre plomberie est plus vulnérable en hiver

Prévention

Puisque le temps froid peut exacerber des problèmes préexistants dans la tuyauterie de votre maison, l’hiver est le moment idéal pour s’assurer de respecter de bonnes pratiques et éviter les mauvaises surprises.

Avec le temps, il est normal qu’une accumulation de gras et de résidus alimentaires cause un blocage du drain de la cuisine. Conjugué à une isolation défaillante, ce problème peut donner de grands maux de tête aux propriétaires.

« Souvent, l’évier de la cuisine est face à un mur extérieur. Si la maison est mal isolée et la plomberie est mal faite, quand un tuyau est bouché, l’eau reste prise et gèle », indique Yann Gariépy, propriétaire de Plomberie Gariépy Inc., à Laval.

La pose de trappes de ventilation peut vous permettre d’éviter de casser votre tirelire pour refaire votre plomberie, enchaîne-t-il. Il conseille d’en installer sur le mur du sous-sol et au pied d’une armoire de cuisine pour faire circuler l’air chaud de la maison dans le mur.

Dans cette même optique, il est déconseillé d’ensevelir ses tuyaux sous les isolants. « Si tu ouvres le mur et tu vois qu’il n’y a de l’isolant que sur le côté extérieur du tuyau, il faut laisser ça comme ça, conseille le directeur principal des services techniques de l’APCHQ, Marco Lasalle. En mettant trop d’isolant, tu n’empêches pas le froid de rentrer, mais bien la chaleur de circuler et d’aller réchauffer les tuyaux. »

Des câbles chauffants peuvent aussi protéger du gel les tuyaux vulnérables.

MON TUYAU EST GELÉ, QUE FAIRE ?

LE JOURNAL | Vous ouvrez le robinet et l’eau ne sort pas ou très peu ? C’est fort possible que vos tuyaux soient gelés. Voici ce qu’il faut faire pour éviter qu’ils éclatent.

1- Agissez très rapidement. Il est important d’agir le plus rapidement possible. Si les tuyaux restent gelés longtemps, les risques d’éclatement augmentent considérablement.

2- Trouvez le tuyau gelé. Trouvez les zones les moins isolées de votre maison. Les armoires, les placards, le grenier, le garage et le vide sanitaire sont les premiers endroits que vous devriez vérifier. Un tuyau gelé pourrait présenter des bosses ou des fissures. Vous pourriez aussi voir du givre à la surface du tuyau.

3- Faites couler de l’eau froide. Une fois le problème trouvé, il faut ouvrir le robinet et faire couler de l’eau froide. Ceci permettra à l’eau fraîche de circuler et de faire fondre la glace.

4- Dégelez le tuyau. N’utilisez pas un chalumeau ! Un sèche-cheveux est une chaleur douce. Déplacez-le le long de la partie gelée. Il faut que la chaleur soit distribuée uniformément sur toute la surface. Vous n’avez pas de sèche-cheveux ou le tuyau est inaccessible ? Placez un chauffage d’appoint à proximité, comme une chaufferette ou une lampe chauffante.

5- En derniers recours, appelez un plombier. Vous n’arrivez pas à dégeler le tuyau ou vous n’avez pas réussi à le localiser ? Alors le mieux est de couper l’eau et d’appeler un plombier professionnel agréé.

Avec les informations ce Centris.ca, CAA-Québec et de la Ville de Montréal

4 PROBLÈMES QUI PEUVENT ÊTRE RÉGLÉS SANS FAIRE APPEL À UN PLOMBIER

L’hiver fait souvent sortir les bobos en plomberie. Avant de sortir votre chéquier et avoir recours à un expert, évaluez l’étendue des dommages : la solution est peut-être à votre portée. Voici quatre problèmes récurrents qui peuvent être réglés sans l’intervention d’un plombier.

1- La baignoire ne s’écoule plus. Les problèmes de drain bouché sont extrêmement communs et sont habituellement causés par une accumulation de cheveux et de résidus de savon. À moins d’être le symptôme d’un problème plus grave, un drain bouché peut être remis en état en trois étapes faciles. « On remplit d’abord un peu le bain pour qu’il y ait plus de succion, explique Marco Lasalle. Ensuite, on bouche le trop plein [avec un chiffon mouillé] et puis on y va avec le siphon, »

2- Le drain de la cuisine est bouché. Même en protégeant le drain des gros résidus alimentaires avec une crépine, l’amoncellement de matières grasses est inévitable avec le temps. Vous pouvez toutefois retarder le problème en faisant couler de l’eau chaude dans le drain pendant une trentaine de secondes, une fois par semaine, et en y versant une solution de bicarbonate de soude et de vinaigre une fois par mois. En cas de blocage, l’utilisation d’un dégorgeoir peut déloger un amas de cheveux ou de filaments d’épi de maïs, par exemple.

3- Le robinet coule. Toujours selon M. Lasalle, les problèmes de robinets sont souvent causés par la même raison : une défaillance de la cartouche, qui a une durée de vie limitée. Déterminez d’abord la source du problème en fermant tour à tour la vanne d’eau froide et d’eau chaude, Dévissez ensuite la poignée fautive, puis retirez la cartouche. « Quand on a des marques qui ne sont pas bas de gamme, comme Bélanger ou Moen, les cartouches sont garanties à vie. Quand quelqu’un la défait, il s’en va dans n’importe quel centre de rénovation et il peut l’échanger. » Ne tardez pas si vous constatez une fuite d’eau chaude : cela pourrait drôlement augmenter votre consommation énergétique.

4- Un tuyau fuit. Il est important de noter que certaines fuites nécessitent de plus amples travaux ou, carrément, le remplacement de sections de la tuyauterie. Des écoulements plus mineurs peuvent toutefois être réglés en appliquant du mastic en époxy sur la fuite. Assurez-vous de fermer la valve d’eau, située sous le robinet concerné, avant de vous attaquer au problème.

DES ERREURS À ÉVITER

  • On ne peut le répéter suffisamment : une crépine à panier à l’embouchure du drain de la cuisine est indispensable pour assurer la rétention de gros débris alimentaires. Il est aussi important de ne pas déverser directement de gras ou d’huile dans l’évier. « Environ 70 % des problèmes de drain bouché [concernent] les éviers de cuisine et le gras qui se ramasse dans les canalisations, explique M » Gariépy. Il faut faire attention au fameux gras de bacon quand on rince notre assiette. Quand on débouche, souvent, ça ne fait qu’un trou dans le gras qui s’est accumulé, donc ça devient un problème récurrent.
  • Curieusement, les filaments d’épi de maïs sont aussi souvent en cause, particulièrement l’été. À l’instar des cheveux dans le drain de la salle de bain, ceux-ci peuvent facilement créer des bouchons en se mélangeant à des matières grasses.
  • Afin de s’attaquer au problème, il est préférable d’éviter d’utiliser des produits de débouchage chimiques comme le Drano, qui peuvent endommager les tuyaux en acier ou en cuivre, en plus d’être toxiques pour la santé et l’environnement.
  • « La vraie façon de déboucher pour éviter de briser la tuyauterie c’est de passer un furet (un déboucheur) », précise M. Gariépy. Il conseille d’ailleurs aussi aux propriétaires de procéder à une inspection annuelle du collecteur principal de leur maison pour surveiller la croissance de racines dans le système de plomberie.
  • Parmi les autres bonne pratiques en matière de plomberie, M. Lasalle mentionne le recouvrement de son chauffe-eau par une couverture thermique pour faire baisser sa consommation énergétique.
  • M. Lasalle souligne aussi l’importance de ne jamais laisser un boyau d’arrosage connecté à un robinet extérieur en hiver. « À ce moment-là, il va rester de l’eau à l’intérieur du robinet et elle va geler. Le tuyau va briser au moment du dégel au printemps », conclut-il.

Source : Félix Desjardins, Journal de Montréal, cahier CASA, 25 janvier 2025, p2


Un portrait très réaliste de « Face de beu »

Politique

Aujourd’hui, je veux partager avec vous le papier très intéressant de Pierre Martin, publié dans le Journal de Montréal d’hier, au sujet de « Face de beu », le criminel aux commandes des États-Unis, tout en défiant les lois.

***

DONALD TRUMP, UN PRÉSIDENT HORS-LA-LOI

Au terme de la première semaine de son deuxième mandat, Donald Trump a déjà démontré qu’il n’a aucune intention de respecter son serment d’office.

Ce serment, le même que tous ses prédécesseurs ont prêté depuis George Washington, consiste à « remplir fidèlement les fonctions de président des États-Unis et […] sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des États-Unis ».

C’est mal parti.

Dans l’avalanche de décrets qu’il a signés, plusieurs outrepassent largement ses pouvoirs, enfreignent la loi ou contredisent la Constitution.

ACTIVISME SANS PRÉCÉDENT

Les pouvoirs du président sont aujourd’hui beaucoup plus étendus que ce que les fondateurs souhaitaient. Donald Trump le sait bien. En plus d’annuler tous les décrets de son prédécesseur, il en a pondu une flopée de son propre cru.

Certains décrets sont anodins, comme sa promesse creuse de lutter contre l’inflation (Comment ? Mystère !). D’autres sont saugrenus, comme ses modifications unilatérales à la toponymie du continent. D’autres encore sont du bonbon pour ses militants, comme ceux qui font la guerre au wokisme.

Son pouvoir discrétionnaire inclut aussi – on commence à le savoir – le pouvoir d’imposer des tarifs douaniers en invoquant des motifs nébuleux de sécurité nationale. Attention, ça s’en vient ! Ou pas.

Trump exploitera ses énormes pouvoirs au maximum, mais il tient aussi à repousser leurs limites en défiant non seulement l’esprit des lois existantes, mais même la lettre de la Constitution.

FAIRE FI DES LOIS

La Constitution donne au Congrès le pouvoir de faire les lois et les budgets. Le président est tenu de respecter ces lois et de dépenser les fonds prescrits par celles-ci.

Mais Donald Trump se croit au-dessus des lois. Par exemple, vendredi soir dernier, il a congédié tous les inspecteurs généraux chargés de détecter les cas de fraude ou d’abus des fonds publics. La loi stipule pourtant explicitement que ces inspecteurs ne peuvent pas être congédiés sans préavis et sans motifs valables.

Trump a aussi décrété un gel quasi généralisé des subventions et prêts fédéraux, même s’il est fortement tenu de veiller à ce que tous les fonds appropriés par le Congrès soient dépensés aux fins prescrites par la loi.

SE MOQUER DE LA CONSTITUTION

Le président prétend parfois qu’il pourrait défier le 22e amendement en sollicitant un troisième mandat. C’est du vent, mais certaines de ses actions contredisent carrément la Constitution. Ça c’est sérieux.

Trump a décrété que, dorénavant, une personne née en sol américain de parents en situation irrégulière ne pourrait plus obtenir la citoyenneté. Ce qui contredit toute la jurisprudence depuis la ratification du 14e amendement en 1868.

Les directives portant sur l’arrestation et la déportation de millions de migrants irréguliers présentent aussi de graves problèmes liés aux droits procéduraux et au partage de compétences avec les États.

Ces affronts à la Constitution ont été jugés irrecevables – voire risibles – par les tribunaux. Reste à voir si la Cour suprême permettra à Trump de réécrire la Constitution comme elle lui a permis d’échapper aux conséquences de ses actes criminels.

Pour Donald Trump, la loi et la Constitution, c’est pour les autres. Son serment était aussi crédible qu’un diplôme de Trump University.


Un pan de notre histoire : Les bombardiers d’eau sont nés du génie québécois

Histoire

En vedette dans le ciel de Los Angeles au début de 2025, les « avions-pompiers » ont été conçus et assemblés dans la région de Montréal.

Ils remplissent à fleur d’eau et en 10 secondes leur citerne et déversent plus de 5000 litres d’eau sur les feux de forêt à

 Chaque voyage; ces avions-pompiers uniques au monde ont été entièrement conçus et assemblés au Québec.

« En France, on les appelle tout simplement les Canadair et ils ont une excellente réputation pour lutter contre les feux de forêt. Malheureusement, on n’en produit plus et ce serait presque impensable de relancer ce modèle », commente le professeur Éric Laurendeau, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en modélisation et contrôle de l’aérodynamique instationnaire des aéronefs.

Le premier vol d’un CL-215 a eu lieu en 1967 et une dizaine de pays en ont acquis. Exactement 125 appareils sont sortis des usines de la Vickers, à Saint-Laurent. Un nouveau modèle amélioré, le CL-415, a été mis en service en 1993, et il a eu autant de succès que son prédécesseur. Lancés au coût de 37 M$, 95 exemplaires ont été vendus jusqu’à la fin de la production en 2015.

DÉFI TECHNIQUE

L’idée de concevoir un avion citerne capable de vider sa cargaison sur un feu provient de projets réalisés aux États-Unis et en Colombie-Britannique après la guerre avec d’anciens bombardiers de l’armée. Mais la conception d’un avion à partir des plans s’est bel et bien déroulée sur les planches de la Vickers à Saint-Laurent.

Inspiré d’un hydravion à coque (semblable à celle d’un bateau), le bombardier d’eau présente d’immenses défis de conception, souligne M. Laurendeau. Le centre de gravité doit être soigneusement calculé sinon l’aéronef risque de piquer du nez ou d’être incapable de se remplir.

« Tout ça repose sur quelques pieds à peine au centre du fuselage », mentionne l’expert, qui exprime beaucoup d’admiration pour les pilotes de ces engins de 19 tonnes qui survolent des zones enfumées et aux fortes turbulences, en raison des flammes.

LÉGENDE URBAINE

Les Canadair ont engendré de multiples histoires héroïques, dont les plus récentes, en Californie, ont été soulignées dans les médias et les réseaux sociaux. Un appareil à notamment heurté un drone en plein vol, mais s’est posé sans encombre. On a vu circuler de nombreuses images de ces bombardiers en pleine action.

La plus étrange de ces histoire, qui a été démentie depuis, veut qu’on ait retrouvé un plongeur mort au sommet d’une forêt éteinte… L’avion l’aurait pêché en remplissant sa soute puis jeté sur le sommet d’une montagne.

Une impossibilité technique puisque l’eau est recueillie dans de minuscules écopes dans la coque. Mais cette histoire a été reprise dans au moins deux œuvres de fiction, le roman Bambi Bucket de Mordecai Richler et La turbulence des fluides, un long métrage de Manon Briand.

DES ACCIDENTS INÉVITABLES

Les deux modèles de Bombardier d’eau (CL-215 et CL-415) éteignent encore de nos jours des feux en Grèce, en Italie, en France, en Malaisie, au Maroc et au Canada. Mais les missions de ces avions sont les plus risquées de l’aviation en temps de paix. Pas moins de 30 des 125 CL-215 et 11 des CL-415 ont subi des accidents qui les ont rendus inutilisables.

Source : Mathieu-Robert Sauvé, Journal de Montréal, Cahier weekend, 25 janvier 2025, p65


Un pan de notre histoire : En 1919, 90 % des villes du Québec sont officiellement « sans alcool »

Histoire

Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, de nombreux Nord-Américains se questionnent sur les dangers de l’alcool.

Cette eau de feu est mise au banc des accusés. On l’accuse de créer la pauvreté urbaine. Pour plusieurs, elle semble la source de tous les débordements sociaux. C’est dans ce contexte qu’un vaste mouvement de tempérance gagne nos voisins du sud, particulièrement les États américains au nord. On impose graduellement la prohibition.

Dès 1916, il devient criminel de fabriquer, de vendre et de consommer de l’alcool dans plus de 50 % des États. Ce courant idéologique fait tache d’huile, d’autres pays comme la Russie et la Finlande décrètent des lois similaires.

Au Québec, le clergé catholique est favorable à ces mesures de tempérance, il considère que l’alcool est le mal du siècle, qu’il provoque le vice et qu’il transforme de bons pères de familles en ivrognes.

ÉTATS-UNIS AU RÉGIME SEC

Aux États-Unis, la loi Volstead (1919) impose, dès le début de 1920, l’interdiction de produire, de distribuer, de vendre et de consommer de l’alcool de plus de 0,5 degré. Même si cette criminalisation fait peur, on peut trouver à en boire grâce à un réseau de contrebande mis en place autour de criminels notoires comme Al Capone ou Lucky Luciano. Ces gangsters obtiendront de gigantesques quantités d’alcool, ici, au Canada.

PROTÉGER LES CITOYENS CONTRE L’EAU DE FEU

Chez nous, au Canada, la gestion est différente. Les lois de tempérance ne sont pas appliquées unilatéralement. Déjà, en 1878, le gouvernement fédéral de John A. Macdonald permettait aux municipalités le pouvoir d’exclure la vente d’alcool sur leur territoire, ainsi, la responsabilité de l’interdiction revenait aux villes et non pas au gouvernement fédéral.

Au Québec, en 1918, le gouvernement Taschereau fait voter une interdiction complète qui doit s’appliquer à partir de mai 1919, mais un référendum vient s’opposer à la mesure prohibitive. Une majorité de Québécois ne veulent pas d’une prohibition unilatérale à l’américaine.

Le législateur devra exclure la bière, le vin et le cidre de sa loi pour faire accepter sa restriction. Malgré l’adoption de la Loi sur les boissons alcooliques, le gouvernement Taschereau accorde aux villes québécoises le pouvoir de voter des règlements locaux encore plus contraignants.

Les campagnes de tempérance contre cette « eau du diable » sont tellement influentes qu’au lendemain de la Première Guerre mondiale, près de 90 % des villes québécoises interdisent sa consommation sur leur territoire.

D’importantes villes comme Québec et Trois-Rivières deviennent complètement sèches, mais pas Montréal. Conséquence : en l’espace de quelques mois, au début des années 20, Montréal demeure la seule grande ville en Amérique du Nord où on peut prendre un coup entre amis, en public.

Ça n’a pas été long avant que la métropole ne soit rebaptisée « la Paris du Nord » ou même « la Babylone de l’Amérique » par exemple. Des centaines d’artistes de Broadway et de jazzmen de Chicago migrent alors chez nous.

ENCADRER POUR MIEUX CONTRÔLER

La création de la Commission des liqueurs de Québec lui donne le monopole sur l’importation, la vente et la délivrance de permis de vente et elle impose une surveillance. Pour s’assurer du respect de la loi, l’État crée sa police de liqueurs, plus d’une trentaine d’agents à l’affût des contrebandiers d’alcool et des bars clandestins. Une collaboration entre différentes organisations policières est cruciale pour endiguer le commerce illégal transfrontalier.

VILLES SÈCHES ET FIÈRES DE L’ÊTRE

Graduellement, la majorité des villes du Québec vont lever cette prohibition, mais certaines vont résister pendant plusieurs décennies. C’est le cas de la petite municipalité de Saint-Placide-de-Béarn, au Témiscamingue, qui met fin, après trois référendums, à son statut de ville sans alcool.

Sur l’île de Montréal, Verdun est la dernière à imposer en partie la prohibition. La petite municipalité a longtemps été fière de cette particularité. Il faut dire qu’un de ses premiers règlements municipaux votés au lendemain de sa création en 1875 a été d’interdire la vente d’alcool et de menacer les consommateurs d’une amende de 50 $ ou même d’un emprisonnement de trois mois.

Les Verdunois ont dû attendre 2015 pour que la vente d’alcool sans restriction devienne possible sur tout le territoire de Verdun et, par le fait même, partout au Québec.

Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier weekend, 4 janvier 2025, p76


10 astuces pour rendre le repassage zen

Trucs et astuces

Êtes-vous expert en repassage ou vous fréquentez les nettoyeurs à sec ? Est-ce que cette corvée ne vous intéresse pas ou vous croyez ne pas avoir de talent pour la chose ? Voici quelques trucs de madame Chasse-Taches si le cœur vous en dit.

1- Optez pour un fer à vapeur léger, car il sera plus maniable. Il est faux de croire qu’un fer lourd exécute un meilleur travail.

2- Si la semelle du fer est tachée, le fer ne glissera pas facilement sur les tissus. Frottez la semelle avec du sel ou du bicarbonate de soude mélangé à de l’eau. Ensuite, rincez la semelle avec un chiffon doux et une eau claire.

3- Il est important que la planche à repasser soit recouverte d’une housse bien rembourrée. Vous pouvez aussi recouvrir la planche à repasser d’une feuille de papier d’aluminium, sous la housse, pour augmenter la chaleur, L’aluminium reflétant la chaleur, vous n’aurez pas à repasser le vêtement à l’endroit et à l’envers et le repassage sera plus rapide.

4- On oublie souvent de laver la housse de la planche à repasser. Rappelez-vous qu’une housse bien propre ne risque pas de tacher vos vêtements.

5- Un linge propre et mouillé, qu’on appelle une pattemouille, évite le contact direct avec le fer à repasser causant des miroitements sur le tissu noir qui marque facilement. La pattemouille s’avère très pratique pour fixer les plis d’un pantalon et pour défroisser des fibres plus fragiles.

6- Gardez sous la main une bouteille d’eau munie d’un vaporisateur. L’eau vaporisée sur les tissus éliminera rapidement tous les faux plis.

7- Optez pour un cycle court pour sécher les vêtements dans la sécheuse. Les vêtements légèrement humides seront plus faciles à repasser.

8- Triez les vêtements et commencez par tous ceux qui demandent une température basse. Un fer trop chaud risque de lustrer les fibres des tissus et même de les brûler. Poursuivez avec les vêtements qui exigent une température plus élevée.

9- Repassez le linge de haut en bas et non en effectuant des cercles qui pourraient marquer le tissu. Assurez-vous que le vêtement ne présente pas de taches. La chaleur du fer pourrait les fixer et il sera alors impossible de les faire disparaître.

10- Fiez-vous aux symboles inscrits sur l’étiquette du vêtement. Ces indications ont été vérifiées par le manufacturier et vous orientent sur la température à laquelle vous devez régler le thermostat du fer pour un repassage impeccable.

Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 25 janvier 2025, p15


Gilles Villeneuve, la passion de courir

Histoire

Né le 18 janvier 1950, à une époque où les courses automobiles étaient peu suivies au Québec, surtout au niveau de la Formule 1, Gilles Villeneuve aurait célébré son 75e anniversaire cette année.

DES DÉBUTS MODESTES

Connu pour son style flamboyant et sa ténacité hors catégorie, c’est pourtant dans un milieu très modeste que Gilles Villeneuve a fait ses débuts aux côtés de son frère Jacques : celui de la course de motoneige.

Ce ne sera qu’après avoir remporté les titres de Champion du Québec, du Canada et d’Amérique du Nord de 1969 à 1974 qu’il fera le saut vers la course automobile. Après une année en Formule Ford, en 1975, il passe à la Formule Atlantique.

Avec sa remarquable dextérité et sa capacité exceptionnelle à se sortir des situations les plus difficiles, Gilles Villeneuve fait sa marque. Il termine sa première saison au 5e rang du championnat. En 1976, en Formule Atlantique, il affronte plusieurs pilotes de Formule 1 invités pour la compétition, dont le champion du monde James Hunt.

Leur présence n’intimide pas Gilles Villeneuve; bien au contraire. Il remportera 9 de ses 10 courses, devenant ainsi le champion du Canada et de l’Amérique du Nord. Cette performance impressionne tellement son rival Hunt qu’il le recommande au grand patron de l’écurie de Formule 1 McLaren.

COUP DE FOUDRE POUR FERRARI

En 1977, après une seule saison chez McLaren, Gilles Villeneuve fait la rencontre d’Enzo Ferrari. Séduit par le courage et la désinvolture de « ce jeune fou du Québec », Ferrari est convaincu d’avoir devant lui un futur grand champion. C’est ainsi que Gilles Villeneuve intègre la plus prestigieuse écurie du monde de la Formule 1.

Le 8 octobre 1978, il participe au premier Grand Prix du Canada sur le nouvelle piste de course de l’île Notre-Dame à Montréal. Il y affronte le Français Jean-Pierre Jarier. Au 37e tour, Jarier est premier, devançant Villeneuve par plus de 32 secondes.

Au 49e tour, Jarier doit abandonner la course à cause d’un problème mécanique. Gilles Villeneuve prend alors la tête avec sa célèbre Ferrari no 12. Sachant trop bien que tout peut arriver en Formule 1, il tient bon pendant plus de 20 tours, refusant de se laisser dépasser par qui que ce soit.

Au fil d’arrivée, il devance son coéquipier Jody Schecter par plus de 13 secondes et remporte le Grand-Prix du Canada. Pour Gilles Villeneuve, c’est plus qu’une victoire, c’est un véritable triomphe !

LE PLUS RAPIDE DE LA FORMULE 1

En moins d’un an, le pilote aura réussi à maîtriser son art. En 1979, il cumule 3 victoires et il est nommé le pilote le plus rapide de la saison. Après une saison désastreuse en 1980, il revient plus déterminé que jamais en 1981. Lors du Grand-Prix d’Espagne à Jamara, il profite du retrait hâtif du champion du monde Alan Jones pour prendre la tête et remporter la course.

En fin de saison, à Montréal, malgré la pluie et un accrochage qui le force à courir avec un aileron avant retroussé en l’air, il réussit à terminer la course en 3e place.

Le 8 mai 1982, lors d’un essai au Grand-Prix de Belgique à Zolder, Gilles Villeneuve percute la March de Jochen Mass. Sa voiture se met à faire des tonneaux, le projetant dans les airs. Il meurt de ses blessures quelques heures plus tard. Il laisse derrière lui deux enfants, dont son fils Jacques qui suivra ses traces.

AUDACE ET SIMPLICITÉ

Ce qui frappait chez Gilles Villeneuve, c’était son audace et sa témérité. Sur la piste, il était absolument impitoyable : il usait sa voiture quitte à la dégrader, en exploitant toutes ses capacités. Même si sa voiture devait en payer le prix, il agissait en se disant « tant pis » et en s’adaptant toujours aux imprévus (par exemple, lorsqu’il perdait une roue).

Si cette énergie et son audace lui ont coûté la vie, elles lui ont certainement mérité le respect des autres pilotes et l’admiration du public. En dehors des courses, Gilles Villeneuve redevenait un homme modeste, d’une grande simplicité, s’exprimant avec beaucoup de franchise et demeurait toujours très attaché à sa famille. Il aura fait vibrer les foules et il était la fierté des Québécois.

NDLR. : UN HAUT FAIT D’ARME

Tous les pilotes et les habitués de la Formule 1 qui ont été témoins du talent de Gilles Villeneuve feront, un jour ou l’autre, référence au duel qu’il a livré à René Arnoux, roues dans roues, lors de la fin de course spectaculaire au Grand-Prix de 1979 à Dijon Prenois. Une formidable pièce d’anthologie que vous pouvez visionner en cliquant ce lien.

Source : Journal de Montréal, cahier weekend, 18 janvier 2025, p70


Adios Bezos !!!

Opinion

Comment qualifier le geste de Jeff Bezos, grand manitou d’Amazon, qui décide de fermer ses entrepôts au Québec de manière sauvage, mettant en chômage 1700 employés. Curieusement, les employés demandaient la syndicalisation.

C’est sa façon cavalière de contourner cette intention légitime d’améliorer les conditions de travail. Cet employeur, riche de 240 milliards $, rejette hypocritement un droit fondamental et reconnu au Québec, de se syndiquer. Je dis hypocritement puisqu’il n’a pas osé avouer la cause de ces fermetures. Il invente !

Pourquoi, pensez-vous, que les travailleurs veulent se syndiquer ? Pour empêcher les conditions de travail exécrables. C’est un droit fondamental !

Il faut qu’on réagisse !

En guise de solidarité, on se doit de fermer définitivement nos comptes Amazon. C’est ce que nous avons fait mon épouse et moi, hier matin, en apprenant l’affreuse et choquante nouvelle.

Fini pour nous Amazon !

Un coup de massue pour ces travailleurs.

Je vous propose d’en faire autant. Au lieu d’encourager un multimilliardaire qui se prend pour le nombril du monde, le message doit franc et direct et lui rappeler que sa richesse vient du monde ordinaire qui l’ont encouragé.

On doit faire mieux ! On encourage nos détaillants locaux pour garder nos emplois ici et permettre une bonne qualité de vie à nos concitoyens chez-nous.

Aujourd’hui, plus tu es riche et plus tu ignores ceux et celles qui t’on permis de le devenir. La seule justice en ce bas monde est que peu importe ton rang, ta richesse, ta fortune, tu ne pourras acheter ta vie.

Prenez vos tablettes et ordinateurs pour y annuler votre compte Amazon et vous pourrez dire haut et fort Adios Bezos !!!