Trucs et astuces
Voici, pour vous, d’autres trucs et astuces de madame Chasse-Taches.

Pour rafraîchir un matelas, saupoudrez-le de bicarbonate de soude. Laissez reposer une vingtaine de minutes avant de passer l’aspirateur. Vous pouvez aussi éliminer les odeurs d’humidité d’un tapis en le saupoudrant de bicarbonate de soude. Brossez vigoureusement afin que le bicarbonate pénètre bien entre les fibres. Laissez agir une heure ou même une nuit avant de passer l’aspirateur.
Frottez les casseroles très sales ou qui dégagent des odeurs tenaces de cuisine, par exemple le poisson, avec du marc de café que vous vous apprêtiez à jeter dans le compost.
La fécule de maïs est une poudre amidonnée qui élimine les taches de gras en les absorbant. On peut en saupoudrer sur les taches sur des meubles rembourrés et des tapis. Brossez pour bien faire pénétrer la fécule entre les fibres afin qu’elle absorbe la saleté. Laissez agir toute une nuit, enlevez l’excédent de poudre avec une brosse, puis avec un linge humide ou passez l’aspirateur.
Fabriquez votre nettoyant tout usage en mélangeant 250 ml (1 tasse) de vinaigre blanc avec 250 ml (1 tasse) d’eau. Ajoutez 30 ml (2 c. à thé) de jus de citron vendu en bouteille et quelques gouttes d’une huile essentielle au citron ou à la lavande.
LE SAVON NOIR, UN PRODUIT POLYVALENT ET ÉCONOMIQUE
Le savon noir à base d’huile d’olive est un excellent produit pour tout nettoyer dans la maison. Ce produit provient souvent de la Provence, en France, mais on trouve un excellent savon noir ménager fabriqué par Escale Nature à Saint-Pamphile, au Québec.
Naturel, écologique, biodégradable, ce savon présente une texture liquide concentrée. Une à deux cuillerées du produit diluées dans cinq litres d’eau suffirent à nettoyer les murs, les sols, les vitres et miroirs et même les appareils en inox.
De plus, le savon noir déloge les taches sur les vêtements, il peut être utilisé pour la lessive et devient un véritable allié pour la santé des plantes, un insecticide efficace pour les rosiers et le potager.
Source : Louise Robitaille. Journal de Montréal, cahier CASA, 15 février 2025, p13
Société
L’histoire qui suit mérite d’être soulignée. Devant l’exode des futurs nouveaux médecins vers le privé, ce médecin remet à la société qui a payé une large part de ses études, en décidant de pratiquer au public. Un exemple à suivre.
Un article de Héloïse Archambault dans le Journal de Montréal du 17 février.
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Le jeune Montréalais déplore la place grandissante du privé et le discours de « privilégiés » des docteurs.
Un futur omnipraticien de 26 ans est heureux que le gouvernement veuille l’obliger à travailler dans le réseau public, lui qui se sent redevable envers la société qui a payé sa formation de plus de 400 000 $.

« Ne venez pas me faire brailler qu’on ne peut pas travailler au privé pour nos cinq premières années. Personne ne va s’apitoyer sur notre sort, et avec raison, témoigne le Dr Edmond Sauvé, un résident en médecine familiale qui complétera sa formation d’ici l’été. C’est la moindre des choses de redonner à l’État. Je ne trouve pas que c’est un effort herculéen de travailler au public. Au contraire. »
Dès l’automne prochain, le jeune homme s’expatriera à Sept-Îles, sur la Côte-Nord, pour travailler comme médecin de famille. Montréalais depuis toujours, celui qui « fait du vélo l’hiver » voulait absolument aller là-bas.
« C’est très cohérent dans ma vision de la médecine familiale d’aller dans un milieu où il y a un cruel manque d’effectifs, dit cet amoureux du plein air. Nous avons le plus beau métier du monde. On est extrêmement privilégiés et je suis reconnaissant envers le système d’éducation qui m’a formé. »
MENTALITÉ DE « PRIVILÉGIÉS »
En décembre dernier, le ministre de la Santé, Christian Dubé, a annoncé vouloir obliger les jeunes médecins à travailler au moins cinq ans dans le réseau public. Cette mesure vise à freiner la hausse marquée de docteurs qui virent au privé chaque année. La formation d’un médecin coûte entre 400 000 $ et 800 000 $ à l’État.
Depuis, tous les syndicats de médecins ont dénoncé l’idée, la qualifiant de discriminatoire, inutile ou nuisible.
Bien qu’il croit qu’il faut s’attaquer aux causes qui poussent des médecins à choisir le privé, le Dr Sauvé n’adhère pas à cette mentalité de « privilégiés ».
« Les sorties enflammées, c’est du battage pour rien. Ils ont peur de perdre du terrain. Mais, les médecins sont tellement haut dans l’échelle sociale que la moindre perte de terrain est un big deal », dit le Dr Sauvé, qui donne son opinion.
« Les médecins ont été formés à grands frais par notre société et après, ils peuvent se donner la latitude d’aller au privé pour avoir de meilleurs salaires et de meilleurs horaires. Je trouve que c’est un pied de nez à nos contribuables. »
BEAUCOUP Y SONGENT
Autour de lui, le Dr Sauvé constate que beaucoup de résidents sont contre l’imposition des cinq ans au public.
Plusieurs considèrent aller dans le privé s’ils n’obtiennent pas le poste convoité au public.
« Quand tu adhères à une job, il y a des affaires qui te déplaisent. Mais, c’est un moindre mal pour répondre aux besoins de la société, pense-t-il. Il est très possible d’avoir une très belle qualité de vie avec un excellent salaire et un horaire potable en médecine familiale partout au Québec. »
Se considérant comme un « mouton noir », le Montréalais a hâte de faire le grand saut.
« C’est l’appel du grand air ! souffle celui qui travaillera entre autres à l’hôpital de Sept-Îles. J’aurai l’embarras du choix pour le reste, il manque beaucoup de médecins ! »
Histoire
Dans la période entre 1629 et 1834, année de l’abolition de l’esclavage dans l’Empire britannique, l’historien Marcel Trudel a répertorié 4185 personnes qui ont vécu sous la tutelle de l’esclavage chez nous. De ce nombre, les deux tiers étaient des Autochtones et un tiers étaient des Africains et des Afrodescendants. On parle donc de 2683 esclaves autochtones, 1443 esclaves noirs et 59 dont l’origine n’est pas précisée.
À la demande du gouvernement colonial, le roi Louis XIV autorise l’importation d’esclaves noirs en Nouvelle-France à partir de 1689. Une première trace législative apparaît en 1709 quand l’intendant Raudot publie une ordonnance qui définit les esclaves comme étant des biens, donc des personnes qui n’ont pas de droits.

Toutefois, l’absence de règles claires porte préjudice aux personnes noires libres, qui risquent en tout temps d’être asservies contre leur gré. Par exemple, en 1732, le gouverneur Jonquière impose l’esclavage à un homme à la peau noire qui immigrait de la Nouvelle-Angleterre, simplement parce qu’il avait cette couleur de peau et aucun document l’affranchissant.
Il faut attendre 1736 pour que l’intendant Hocquart publie une ordonnance qui impose aux propriétaires qui souhaitent affranchir leur esclave de s’exécuter devant un notaire. On comprend alors pourquoi, avant 1736, on observe la quasi-absence de traces sur le sujet étant donné que l’affranchissement était souvent verbal. Cette situation créait évidemment des enjeux de validation pour les affranchis.
REFUS DE LÉGIFÉRER
Il faut savoir que, dans les possessions coloniales françaises plus au sud, il existe des règles codifiées qui finissent par porter le nom Le code noir. Par exemple, en Martinique ou en Guadeloupe, Le code noir est appliqué dès 1685. Ces règles qui, en théorie, établissent les droits et les obligations des propriétaires et des esclaves noirs diffèrent d’une région à l’autre, mais ne s’appliquent pas spécifiquement ici, au Canada.
Alors, si c’est bien pour les Antilles, pourquoi ne met-on pas en place un « code noir » en Nouvelle-France ? Peut-être parce que la Nouvelle-France est gigantesque et que les Français ont besoin de leurs alliés autochtones pour conserver leur commerce des fourrures.
Peut-être que le vide réglementaire face à la question de l’esclavage en Amérique du Nord française leur permet plus de marge de manœuvre dans l’asservissement de certaines communautés autochtones.
« Au XVIIIe siècle, les personnes autochtones en esclavage vont recevoir le nom ou l’étiquette de panis. On les appelle panis parce qu’au début, ils étaient achetés ou capturés chez une nation qui s’appelait les Panis. Et à la longue, c’est devenu un terme générique, Quelque soit leur nation, on les appelait les panis. Et c’était un peu un moyen de brouiller les cartes identitaires ou nationales, si on peut dire, et ainsi faciliter l’esclavage de ces personnes. » – Aly Ndiaye
L’ARRIVÉE DES LOYALISTES APRÈS LA CONQUÊTE
S’il n’existe pas formellement de « code noir » pour le Canada, les codes et habitudes des autres colonies esclavagistes influencent les coutumes et la pratique en Nouvelle-France.
« L’esclavage se poursuit après la chute de la Nouvelle-France en 1763. L’article 47 de l’acte de capitulation de Montréal en 1760 confirme la poursuite de l’asservissement des personnes noires et autochtones. Puis, des loyalistes libres à la peau noire ainsi que d’anciens esclaves affranchis migrent vers l’Amérique du Nord britannique au tournant des années 1780. Des Noirs libres, oui, mais des esclaves aussi. Le gouvernement anglais écrira dans une législation de 1790 qu’il permet aux loyalistes de l’Empire-Uni d’importer sans taxes leurs « nègres [sic], meubles, outils d’élevage et vêtements ». » – Bruce G. Wilson, Encyclopédie canadienne
Ainsi, au lendemain de la guerre d’indépendance des 13 colonies américaines, de nombreuses personnes afrodescendantes viennent s’établir chez nous. Même si une majorité s’installe dans les Maritimes, on sait que des milliers d’entre eux, esclaves et affranchis, arrivent à cette époque sur les territoires du Haut et du Bas-Canada.
« Sous le régime anglais, on retrouve des actes de vente concernant ces personnes. » – Aly Ndiaye
UN BOUC ÉMISSAIRE BIEN PRATIQUE
Des blancs de toutes les classes sociales possèdent des esclaves. Ce sont principalement des marchands, mais les propriétaires sont aussi des agriculteurs, des hommes politiques et des membres du clergé. Ils soumettent ces asservis à des conditions de travail et de vie pénibles et leur imposent des violences corporelles.
Ces esclaves ont une vie souvent bien courte. Selon Marcel Trudel, l’espérance de vie des esclaves est seulement de 25 ans en moyenne. On constate souvent dans l’histoire que celui qui vient d’ailleurs devient un bouc émissaire bien pratique quand on cherche un coupable.

On l’a souvent constaté dans de lugubres histoires de lynchage aux États-Unis, mais aussi chez nous. L’histoire de Marie-Josèphe Angélique, accusée d’avoir incendié volontairement Montréal, est un récit judiciaire fort éclairant pour tenter de comprendre et de connaître l’évolution du jugement social.
Ce qu’on comprend par exemple, c’est qu’en 1734, lorsqu’elle subit son procès, tout le monde la croyait coupable d’avoir déclenché le terrible incendie. Deux cents ans plus tard, on aura plutôt tendance à la percevoir comme une pauvre victime d’un système colonial raciste, un bouc émissaire.
Aujourd’hui, on va encore plus loin et on émet l’hypothèse qu’elle a peut-être allumé l’incendie parce qu’elle était une résistante. Marie-Josèphe Angélique se serait peut-être battue conte le mode de vie oppressif qu’elle subissait.
Un autre élément fascinant en lien avec l’histoire judiciaire de Marie-Josèphe Angélique, dont on ne parle jamais, c’est la personne qui devait l’exécuter. Son bourreau était lui-même un homme en esclavage du nom de Mathieu Léveillé. Ce dernier avait été acheté en Martinique pour devenir le bourreau de la colonie et Marie-Josèphe Angélique était la première exécution qu’on lui imposait.
On raconte que cette exécution a plongé ce jeune bourreau dans une profonde dépression à tel point qu’au bout de huit ans, l’intendant a décidé de lui acheter une femme noire en Martinique pour lui redonner le sourire. Mais ils n’ont pas eu l’occasion de se rencontrer parce que Mathieu Léveillé, affaibli par la maladie, est mort quelques mois après l’arrivée d’Angélique Denise à Québec.
CE QU’ON DOIT RETENIR
Revenons sur le nombre de 4185 esclaves de Marcel Trudel. Comme l’historien a effectué ses recherches dans les années 1950 avec les outils technologiques de son époque, il est possible que le nombre d’esclaves soit beaucoup plus important. Le grand historien spécialisé dans l’esclavage des Autochtones en Nouvelle-France, Brett Rushforth, affirme qu’il devait y avoir au moins 10 000 personnes en esclavage pour le Canada, dont une grande partie sur le territoire actuel du Québec.
« Si une personne ne laisse pas de traces dans les actes notariés, juridiques, même dans les registres de sépulture, on perd sa trace. Je ne suis pas surpris qu’il y ait pas mal plus d’esclaves que ce qu’on croyait. » – Aly Ndiaye
Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier weekend, 8 février 2025, p64
Voyage
Première expérience en croisière, voici le récit de cette expérience vécue au début de février dans les Caraïbes. Mûri depuis longtemps, le rêve devenait réalité.
LE VAISSEAU
Pour l’occasion, nous avions choisi cet endroit sur une recommandation de notre conseillère en voyage, recommandée par un ami, et qui était du voyage. Un plus, au cas ou. Son expérience et ses conseils nous ont été d’une grande utilité tout au long de notre séjour en mer. Nous accompagnaient, la sœur de mon épouse et son mari. Quatre personnes pour partager cette première expérience

Tout d’abord, dans notre forfait, l’immense navire, inauguré en 2023, était colossal avec ses 19 ponts. Baptisé le VIVA, il appartenait à Norwegian Cruise Line. Méchante chaloupe comme dirait mon ami Clément. Aménagements luxueux, de qualité avec ses immenses lustres et ses somptueux restaurants, aires de repos, piscines, arcades, pistes de karts avaient de quoi s’occuper.
Et que dire des bars. Cocktails, bières et spiritueux y abondaient. Alors que le forfait comprenait la boisson à volonté, en verre, les voyageurs s’en donnaient à cœur joie. Dès le retour au vaisseau, les activités intérieures bourdonnaient et ces endroits de prédilection devenaient de véritables ruches.
Les cabines spacieuses avec balcon nous ont séduit dès le départ. Moderne avec ses prises USB-A et C, en plus des branchements européens, nous n’avions pas de soucis pour connecter nos téléphones et iPad. Un très grand lit, sofa pour deux personnes, un bureau, réfrigérateur et penderies meublaient l’intérieur.

Un téléviseur de bonne dimension nous permettait d’écouter quelques émissions et films, en plus d’être une source d’information des activités et de tout ce qui entourait cette croisière.
Une salle de bain avec une grande douche confortable très bien aménagée complétait l’espace. La toilette cependant, avait une succion comme je n’en ai jamais vue. Un bruit de rugissement assourdissant mais combien performant réveillait les plus endormis. J’ai fait le test pour savoir si on pouvait l’entendre jusque dans les corridors. Heureusement non, parce que je peux vous confirmer que l’insonorisation masquait tout.
Maintenant, le balcon ! Wow ! Reposant et quelle agréable sensation de profiter d’un vent chaud caressant, aussi confortablement dans deux fauteuils invitants en contemplant cette mer tantôt calme et tantôt avec quelques vagues.
Quelques personnes nous avaient conseillé de ne pas prendre une cabine avec balcon et je dois dire que les conseils à cet égard étaient quelque peu différents: intérieure, avec hublot… Bref tous les styles de cabine. Notre choix a été le bon.
LE TRACÉ DE NAVIGATION
Au programme la croisière partait de San Juan à Puerto Rico et s’arrêtait dans l’ordre à La Romana, en République dominicaine, Aruba, Curaçao, Sainte Lucie, St. Kitts pour finalement revenir à San Juan pour le retour. Les déplacements d’un port à l’autre se faisaient de nuit et la journée servait à l’exploration des lieux.
De notre côté, nous avons privilégié les tours guidés par autobus climatisé, moins fatiguant, côté marche. Il faut ajouter que le mercure frisait les 30 degrés Celsius. Chaque jour on a eu droit à quelques gouttes de pluie tellement insignifiantes et de très courte durée que je ne fais qu’effleurer le sujet. Cependant, le soleil reprenait sa place en chassant rapidement ces nuages agitateurs et perturbateurs.

SAN JUAN
Point de départ, puisque nous étions arrivés une journée à l’avance, on a pu explorer les environs de l’hôtel. J’ai adoré l’endroit propre et joli. Les installations de l’hôtel Hilton Garden Inn était impeccable. On a pu se reposer autour de la piscine invitante et profiter des abris confortables pour cette première journée.
Petite tournée aux alentours, nous nous sommes arrêtés dans un joli restaurant pour souper et pourquoi pas visiter une première boutique de souvenirs. Coup de chance, le commis, en nous écoutant échanger entre nous en français nous a abordé aussi en français et avec son plus beau sourire. Né en Côte d’Ivoire, Il a pu causer dans sa langue maternelle. Ça commençait bien !
San Juan est invitante et j’aimerais y séjourner une bonne semaine pour la découvrir encore plus. On verra bien.
LA ROMANA

Premier contact avec cet île de la République dominicaine, son paysage a égayé notre journée à notre réveil au son des tam-tams. Sous un soleil radieux, on s’est promené dans le port rempli de boutiques. Si des personnes avaient prévu des excursions, nous, de notre côté, ce sont les boutiques du port que nous attiraient.
Par la suite, cette première journée a été de faire le tour de notre vaisseau pour bien le connaître et trouver quelques bons endroits pour assister au nombreuses prestation des orchestres et musiciens. Du balcon, on pouvait voir la plage et ses eaux turquoise, typique à cet endroit du globe.

ARUBA
Seconde île visitée, son Centreville débordait d’activités. Pas tellement montagneuse, avec ses habitations de couleurs pâles pour résister aux chaleurs extrêmes. Du port, les édifices de plusieurs étages étaient rares.
Une bonne marche sur la rue principale bondée où fourmillaient beaucoup de chercheurs d’aubaines. Il y avait tellement de voitures qu’il fallait bien vérifier avant de traverser la rue. Cependant, ses habitants sont courtois et donnent gentiment la priorité aux piétons.

CURAÇAO
Son décor un peu comme toutes ces îles est très semblable. Par une belle journée ensoleillée, pourquoi pas faire un tour de ville avec un autobus scolaire coloré sur lequel toutes les vitres des côtés avaient été enlevées. Une balade de deux heures, guidée, qui nous a permis de bien connaître cet environnement. C’est d’ailleurs là qu’on a appris que les iguanes étaient comestibles et consommés dans les Caraïbes, la viande d’iguane est considérée comme un mets délicat. Elle est souvent comparée à du poulet en termes de goût et de texture. Les iguanes sont parfois appelés « poulets des arbres » dans ces régions.
En revenant au paquebot, dans une rafale de vent, ma belle casquette achetée à San Juan et que j’avais presque vissée sur ma tête a foutu le camp pour tomber directement à la mer. Si vous passez dans le coin et que vous croisez un dauphin avec une jolie casquette vert pâle sur la tête, c’est probablement la mienne.

SAINTE-LUCIE
On m’avait vanté cette île mais une fois sur place, j’étais un peu déçu. Au port, de jolies maisons, une végétation luxuriante et la propreté des lieux était remarquable. Dès notre réveil, en mettant le nez sur le balcon, on pouvait admirer le paysage. Un bon prétexte pour sortir et aller explorer les environ dans le confort de la minivan-taxi climatisée de Monsieur Zol. C’est durant cette excursion que j’ai eu la déception de voir la pauvreté des habitants de ce secteur.
D’abord, bizarrement la conduite des véhicules est à droite et la circulation se fait du côté gauche de la route très étroite. À certains endroits, des petits fossés en bordure de la route appelait à la prudence pour moi, mais le chauffeur connaissait l’endroit pour le parcourir tous les jours. Lorsqu’on approchait d’un carrefour giratoire, c’était vraiment déroutant d’utiliser la voie de gauche.
Tout le long de cette visite on voyait des cambuses déglinguées, sans vitres, portes ouvertes et leurs terrains dans le désordre le plus total avec des chiens et poulets qui déambulaient partout. Bizarrement, des carcasses de voitures sont laissées là, en bordure de route, et les gens qui cherchent des pièces peuvent allègrement prendre ce qu’ils veulent. Deux heures, comme ça, à se promener dans cette pauvreté.
Jadis, un ancien compagnon de travail me vantait l’endroit où il séjournait quelques semaines en hiver. Il me parlait d’hôtels qu’on n’a malheureusement pas vu et qui étaient peut-être érigés de l’autre côté de l’île… Ce sera pour une autre fois.
Avant de retourner au port, on a pu voir une jolie plage qui nous a surpris. Belle avec ses eaux bleues invitantes, elle me faisait penser à Daytona Beach, sur laquelle on peut stationner nos voitures directement sur la plage, pour nous permette de ne pas trimbaler glacières, parasol et chaises, à pied. Un gros contraste avec le tour de taxi qu’on venait de terminer.

ST-KITTS
Dernière île de notre croisière avant de retourner à Puerto Rico. St-Kitts, c’est définitivement mon coup de cœur. Un paysage pittoresque à faire rêver. Lors de cet arrêt, deux autres bateaux de croisière étaient amarrés, signe de la popularité de ce coin de terre, avec ses montagnes issues de volcans.
Le tour des lieux en minivan nous a permis de prendre en photos des décors magnifiques où l’on peut admirer la mer au loin. Des paysages de cartes postales qui donnent l’envie d’y rester. Notre guide nous a fait connaître l’histoire de ce coin de paradis très contrastant avec Sainte-Lucie, par le propreté des lieux. Au loin, la cime des montagnes verdoyantes disparaissent dans quelques nuages. Une découverte que je vous souhaite de visiter un jour.

TOUT A UNE FIN
Finalement, c’est de retour à San Juan que se terminait cette belle aventure qu’on a beaucoup apprécié. Au petit matin, c’était le débarquement très ordonné et le départ vers l’aéroport qui nous ramenait à Montréal en passant par Toronto.
Les avions sont toujours inconfortables en classe économique. Rien n’a changé et dépendamment de la personne qui occupe le siège à côté de vous mais quelques heures serré comme des sardines ne sont pas très agréable.
Je crois que mes prochains vols, j’opterai pour des sièges plus spacieux, en groupe de deux, qui sont un plus chers, mais combien plus agréables et dégagés.
ÉPILOGUE
Comme première expérience des croisières, on a beaucoup aimé. Tout était parfait, somptueux et divertissant. Les activités étaient nombreuses et les restaurants dans une classe à part. Un ami expert, féru de croisière, m’avait dit tout ça, mais le vivre fut une expérience qui va meubler nos souvenirs pour longtemps.
C’est plus cher qu’un tout compris d’une semaine dans le sud, mais si vous le pouvez, faites-le, ne serait-ce qu’une seule fois dans la vie. Ça vaut le détour et vous ne le regretterez pas.

Ah ! J’oubliais ! J’ai remplacé ma casquette par une nouvelle, que j’ai achetée à Sainte-Lucie. Tout est bien qui finit bien !
Voyages
Vous savez ce que c’est quand on revient de vacances… On tarde un peu à reprendre le rythme.

Plein de petites choses à regarder en plus de défaire les valises. Bref, je n’ai pas vraiment eu le temps de me replacer comme d’habitude alors ne désespérez pas, je vous reviens cette semaine avec un récit de cette merveilleuse aventure sous une température douce, avec un vent chaud caressant.
Je reprends le collier. Promis !
En attendant et en préambule, voici notre navire.
Ce blogue fait relâche jusqu’au 10 février.
Une petite pause revigorante.

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Actualités
Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles de janvier, publiées dans le Journal de Montréal.
























Opinion

Depuis les menaces de « Face de beu » de nous surtaxer, dès aujourd’hui, de 25%. Sur tous les bulletins de nouvelles, aucune menace de notre part n’est annoncée.
Pendant ce temps-là, nous passons pour des idiots, des moins que rien, et « Face de beu » en rajoute. Et nous, qu’est-ce qu’on répond… « On verra s’il va mettre sa menace à exécution ».
Toute une réponse ! Vous en doutez ? Revenez sur terre !
Ce fou furieux, dictateur et criminel l’a dit, il va nous mettre, avec les Mexicains, au pas. Et nous, on ne dit rien. On attend !
Qu’est-ce qu’on ne comprend pas ? La récession nous guette et « Face de beu » continu à vouloir conquérir le monde, ce monde qui marche sur des œufs.
C’est très simple pourtant. On le surtaxe de la même façon. Il n’y a pas d’autres solutions. On va mutuellement se faire mal et peut-être que sa population commencera à l’affronter. Aussi, pourquoi ne pas ouvrir notre marché aux asiatiques avec leurs bagnoles électriques à bas prix. Un autre coup dans les flancs de « Face de beu » et ses sbires multimilliardaires.
C’est la voie qu’on se doit d’adopter aussitôt qu’il nous impose quoi que ce soit. Les accords qui existent déjà entre les trois pays, il s’en fout, comme avec ses décrets qu’il signe selon son humeur en faisant fi des lois existantes.
Aujourd’hui, 1er février, il nous impose une surtaxe de 25 % ? Le même jour, on fait de même. On réagit de la même façon; 25 % nous aussi.
Parce que rappelez-vous de ses dernières paroles : 25 %, c’est un début… dans un deuxième temps, il pourrait être encore majoré.
Il faut qu’on arrête de niaiser et qu’on se tienne debout !
Astérix et Obélix, contre les Romains… vous vous souvenez ?
Prévention
Puisque le temps froid peut exacerber des problèmes préexistants dans la tuyauterie de votre maison, l’hiver est le moment idéal pour s’assurer de respecter de bonnes pratiques et éviter les mauvaises surprises.

Avec le temps, il est normal qu’une accumulation de gras et de résidus alimentaires cause un blocage du drain de la cuisine. Conjugué à une isolation défaillante, ce problème peut donner de grands maux de tête aux propriétaires.
« Souvent, l’évier de la cuisine est face à un mur extérieur. Si la maison est mal isolée et la plomberie est mal faite, quand un tuyau est bouché, l’eau reste prise et gèle », indique Yann Gariépy, propriétaire de Plomberie Gariépy Inc., à Laval.
La pose de trappes de ventilation peut vous permettre d’éviter de casser votre tirelire pour refaire votre plomberie, enchaîne-t-il. Il conseille d’en installer sur le mur du sous-sol et au pied d’une armoire de cuisine pour faire circuler l’air chaud de la maison dans le mur.
Dans cette même optique, il est déconseillé d’ensevelir ses tuyaux sous les isolants. « Si tu ouvres le mur et tu vois qu’il n’y a de l’isolant que sur le côté extérieur du tuyau, il faut laisser ça comme ça, conseille le directeur principal des services techniques de l’APCHQ, Marco Lasalle. En mettant trop d’isolant, tu n’empêches pas le froid de rentrer, mais bien la chaleur de circuler et d’aller réchauffer les tuyaux. »
Des câbles chauffants peuvent aussi protéger du gel les tuyaux vulnérables.
MON TUYAU EST GELÉ, QUE FAIRE ?
LE JOURNAL | Vous ouvrez le robinet et l’eau ne sort pas ou très peu ? C’est fort possible que vos tuyaux soient gelés. Voici ce qu’il faut faire pour éviter qu’ils éclatent.
1- Agissez très rapidement. Il est important d’agir le plus rapidement possible. Si les tuyaux restent gelés longtemps, les risques d’éclatement augmentent considérablement.
2- Trouvez le tuyau gelé. Trouvez les zones les moins isolées de votre maison. Les armoires, les placards, le grenier, le garage et le vide sanitaire sont les premiers endroits que vous devriez vérifier. Un tuyau gelé pourrait présenter des bosses ou des fissures. Vous pourriez aussi voir du givre à la surface du tuyau.
3- Faites couler de l’eau froide. Une fois le problème trouvé, il faut ouvrir le robinet et faire couler de l’eau froide. Ceci permettra à l’eau fraîche de circuler et de faire fondre la glace.
4- Dégelez le tuyau. N’utilisez pas un chalumeau ! Un sèche-cheveux est une chaleur douce. Déplacez-le le long de la partie gelée. Il faut que la chaleur soit distribuée uniformément sur toute la surface. Vous n’avez pas de sèche-cheveux ou le tuyau est inaccessible ? Placez un chauffage d’appoint à proximité, comme une chaufferette ou une lampe chauffante.
5- En derniers recours, appelez un plombier. Vous n’arrivez pas à dégeler le tuyau ou vous n’avez pas réussi à le localiser ? Alors le mieux est de couper l’eau et d’appeler un plombier professionnel agréé.
Avec les informations ce Centris.ca, CAA-Québec et de la Ville de Montréal
4 PROBLÈMES QUI PEUVENT ÊTRE RÉGLÉS SANS FAIRE APPEL À UN PLOMBIER
L’hiver fait souvent sortir les bobos en plomberie. Avant de sortir votre chéquier et avoir recours à un expert, évaluez l’étendue des dommages : la solution est peut-être à votre portée. Voici quatre problèmes récurrents qui peuvent être réglés sans l’intervention d’un plombier.
1- La baignoire ne s’écoule plus. Les problèmes de drain bouché sont extrêmement communs et sont habituellement causés par une accumulation de cheveux et de résidus de savon. À moins d’être le symptôme d’un problème plus grave, un drain bouché peut être remis en état en trois étapes faciles. « On remplit d’abord un peu le bain pour qu’il y ait plus de succion, explique Marco Lasalle. Ensuite, on bouche le trop plein [avec un chiffon mouillé] et puis on y va avec le siphon, »
2- Le drain de la cuisine est bouché. Même en protégeant le drain des gros résidus alimentaires avec une crépine, l’amoncellement de matières grasses est inévitable avec le temps. Vous pouvez toutefois retarder le problème en faisant couler de l’eau chaude dans le drain pendant une trentaine de secondes, une fois par semaine, et en y versant une solution de bicarbonate de soude et de vinaigre une fois par mois. En cas de blocage, l’utilisation d’un dégorgeoir peut déloger un amas de cheveux ou de filaments d’épi de maïs, par exemple.
3- Le robinet coule. Toujours selon M. Lasalle, les problèmes de robinets sont souvent causés par la même raison : une défaillance de la cartouche, qui a une durée de vie limitée. Déterminez d’abord la source du problème en fermant tour à tour la vanne d’eau froide et d’eau chaude, Dévissez ensuite la poignée fautive, puis retirez la cartouche. « Quand on a des marques qui ne sont pas bas de gamme, comme Bélanger ou Moen, les cartouches sont garanties à vie. Quand quelqu’un la défait, il s’en va dans n’importe quel centre de rénovation et il peut l’échanger. » Ne tardez pas si vous constatez une fuite d’eau chaude : cela pourrait drôlement augmenter votre consommation énergétique.
4- Un tuyau fuit. Il est important de noter que certaines fuites nécessitent de plus amples travaux ou, carrément, le remplacement de sections de la tuyauterie. Des écoulements plus mineurs peuvent toutefois être réglés en appliquant du mastic en époxy sur la fuite. Assurez-vous de fermer la valve d’eau, située sous le robinet concerné, avant de vous attaquer au problème.
DES ERREURS À ÉVITER
Source : Félix Desjardins, Journal de Montréal, cahier CASA, 25 janvier 2025, p2
Politique
Aujourd’hui, je veux partager avec vous le papier très intéressant de Pierre Martin, publié dans le Journal de Montréal d’hier, au sujet de « Face de beu », le criminel aux commandes des États-Unis, tout en défiant les lois.
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DONALD TRUMP, UN PRÉSIDENT HORS-LA-LOI
Au terme de la première semaine de son deuxième mandat, Donald Trump a déjà démontré qu’il n’a aucune intention de respecter son serment d’office.

Ce serment, le même que tous ses prédécesseurs ont prêté depuis George Washington, consiste à « remplir fidèlement les fonctions de président des États-Unis et […] sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des États-Unis ».
C’est mal parti.
Dans l’avalanche de décrets qu’il a signés, plusieurs outrepassent largement ses pouvoirs, enfreignent la loi ou contredisent la Constitution.
ACTIVISME SANS PRÉCÉDENT
Les pouvoirs du président sont aujourd’hui beaucoup plus étendus que ce que les fondateurs souhaitaient. Donald Trump le sait bien. En plus d’annuler tous les décrets de son prédécesseur, il en a pondu une flopée de son propre cru.
Certains décrets sont anodins, comme sa promesse creuse de lutter contre l’inflation (Comment ? Mystère !). D’autres sont saugrenus, comme ses modifications unilatérales à la toponymie du continent. D’autres encore sont du bonbon pour ses militants, comme ceux qui font la guerre au wokisme.
Son pouvoir discrétionnaire inclut aussi – on commence à le savoir – le pouvoir d’imposer des tarifs douaniers en invoquant des motifs nébuleux de sécurité nationale. Attention, ça s’en vient ! Ou pas.
Trump exploitera ses énormes pouvoirs au maximum, mais il tient aussi à repousser leurs limites en défiant non seulement l’esprit des lois existantes, mais même la lettre de la Constitution.
FAIRE FI DES LOIS
La Constitution donne au Congrès le pouvoir de faire les lois et les budgets. Le président est tenu de respecter ces lois et de dépenser les fonds prescrits par celles-ci.
Mais Donald Trump se croit au-dessus des lois. Par exemple, vendredi soir dernier, il a congédié tous les inspecteurs généraux chargés de détecter les cas de fraude ou d’abus des fonds publics. La loi stipule pourtant explicitement que ces inspecteurs ne peuvent pas être congédiés sans préavis et sans motifs valables.
Trump a aussi décrété un gel quasi généralisé des subventions et prêts fédéraux, même s’il est fortement tenu de veiller à ce que tous les fonds appropriés par le Congrès soient dépensés aux fins prescrites par la loi.
SE MOQUER DE LA CONSTITUTION
Le président prétend parfois qu’il pourrait défier le 22e amendement en sollicitant un troisième mandat. C’est du vent, mais certaines de ses actions contredisent carrément la Constitution. Ça c’est sérieux.
Trump a décrété que, dorénavant, une personne née en sol américain de parents en situation irrégulière ne pourrait plus obtenir la citoyenneté. Ce qui contredit toute la jurisprudence depuis la ratification du 14e amendement en 1868.
Les directives portant sur l’arrestation et la déportation de millions de migrants irréguliers présentent aussi de graves problèmes liés aux droits procéduraux et au partage de compétences avec les États.
Ces affronts à la Constitution ont été jugés irrecevables – voire risibles – par les tribunaux. Reste à voir si la Cour suprême permettra à Trump de réécrire la Constitution comme elle lui a permis d’échapper aux conséquences de ses actes criminels.
Pour Donald Trump, la loi et la Constitution, c’est pour les autres. Son serment était aussi crédible qu’un diplôme de Trump University.
Histoire
En vedette dans le ciel de Los Angeles au début de 2025, les « avions-pompiers » ont été conçus et assemblés dans la région de Montréal.

Ils remplissent à fleur d’eau et en 10 secondes leur citerne et déversent plus de 5000 litres d’eau sur les feux de forêt à
Chaque voyage; ces avions-pompiers uniques au monde ont été entièrement conçus et assemblés au Québec.
« En France, on les appelle tout simplement les Canadair et ils ont une excellente réputation pour lutter contre les feux de forêt. Malheureusement, on n’en produit plus et ce serait presque impensable de relancer ce modèle », commente le professeur Éric Laurendeau, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en modélisation et contrôle de l’aérodynamique instationnaire des aéronefs.
Le premier vol d’un CL-215 a eu lieu en 1967 et une dizaine de pays en ont acquis. Exactement 125 appareils sont sortis des usines de la Vickers, à Saint-Laurent. Un nouveau modèle amélioré, le CL-415, a été mis en service en 1993, et il a eu autant de succès que son prédécesseur. Lancés au coût de 37 M$, 95 exemplaires ont été vendus jusqu’à la fin de la production en 2015.
DÉFI TECHNIQUE
L’idée de concevoir un avion citerne capable de vider sa cargaison sur un feu provient de projets réalisés aux États-Unis et en Colombie-Britannique après la guerre avec d’anciens bombardiers de l’armée. Mais la conception d’un avion à partir des plans s’est bel et bien déroulée sur les planches de la Vickers à Saint-Laurent.
Inspiré d’un hydravion à coque (semblable à celle d’un bateau), le bombardier d’eau présente d’immenses défis de conception, souligne M. Laurendeau. Le centre de gravité doit être soigneusement calculé sinon l’aéronef risque de piquer du nez ou d’être incapable de se remplir.
« Tout ça repose sur quelques pieds à peine au centre du fuselage », mentionne l’expert, qui exprime beaucoup d’admiration pour les pilotes de ces engins de 19 tonnes qui survolent des zones enfumées et aux fortes turbulences, en raison des flammes.
LÉGENDE URBAINE
Les Canadair ont engendré de multiples histoires héroïques, dont les plus récentes, en Californie, ont été soulignées dans les médias et les réseaux sociaux. Un appareil à notamment heurté un drone en plein vol, mais s’est posé sans encombre. On a vu circuler de nombreuses images de ces bombardiers en pleine action.
La plus étrange de ces histoire, qui a été démentie depuis, veut qu’on ait retrouvé un plongeur mort au sommet d’une forêt éteinte… L’avion l’aurait pêché en remplissant sa soute puis jeté sur le sommet d’une montagne.
Une impossibilité technique puisque l’eau est recueillie dans de minuscules écopes dans la coque. Mais cette histoire a été reprise dans au moins deux œuvres de fiction, le roman Bambi Bucket de Mordecai Richler et La turbulence des fluides, un long métrage de Manon Briand.
DES ACCIDENTS INÉVITABLES
Les deux modèles de Bombardier d’eau (CL-215 et CL-415) éteignent encore de nos jours des feux en Grèce, en Italie, en France, en Malaisie, au Maroc et au Canada. Mais les missions de ces avions sont les plus risquées de l’aviation en temps de paix. Pas moins de 30 des 125 CL-215 et 11 des CL-415 ont subi des accidents qui les ont rendus inutilisables.
Source : Mathieu-Robert Sauvé, Journal de Montréal, Cahier weekend, 25 janvier 2025, p65
Histoire
Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, de nombreux Nord-Américains se questionnent sur les dangers de l’alcool.

Cette eau de feu est mise au banc des accusés. On l’accuse de créer la pauvreté urbaine. Pour plusieurs, elle semble la source de tous les débordements sociaux. C’est dans ce contexte qu’un vaste mouvement de tempérance gagne nos voisins du sud, particulièrement les États américains au nord. On impose graduellement la prohibition.
Dès 1916, il devient criminel de fabriquer, de vendre et de consommer de l’alcool dans plus de 50 % des États. Ce courant idéologique fait tache d’huile, d’autres pays comme la Russie et la Finlande décrètent des lois similaires.
Au Québec, le clergé catholique est favorable à ces mesures de tempérance, il considère que l’alcool est le mal du siècle, qu’il provoque le vice et qu’il transforme de bons pères de familles en ivrognes.
ÉTATS-UNIS AU RÉGIME SEC
Aux États-Unis, la loi Volstead (1919) impose, dès le début de 1920, l’interdiction de produire, de distribuer, de vendre et de consommer de l’alcool de plus de 0,5 degré. Même si cette criminalisation fait peur, on peut trouver à en boire grâce à un réseau de contrebande mis en place autour de criminels notoires comme Al Capone ou Lucky Luciano. Ces gangsters obtiendront de gigantesques quantités d’alcool, ici, au Canada.
PROTÉGER LES CITOYENS CONTRE L’EAU DE FEU
Chez nous, au Canada, la gestion est différente. Les lois de tempérance ne sont pas appliquées unilatéralement. Déjà, en 1878, le gouvernement fédéral de John A. Macdonald permettait aux municipalités le pouvoir d’exclure la vente d’alcool sur leur territoire, ainsi, la responsabilité de l’interdiction revenait aux villes et non pas au gouvernement fédéral.
Au Québec, en 1918, le gouvernement Taschereau fait voter une interdiction complète qui doit s’appliquer à partir de mai 1919, mais un référendum vient s’opposer à la mesure prohibitive. Une majorité de Québécois ne veulent pas d’une prohibition unilatérale à l’américaine.
Le législateur devra exclure la bière, le vin et le cidre de sa loi pour faire accepter sa restriction. Malgré l’adoption de la Loi sur les boissons alcooliques, le gouvernement Taschereau accorde aux villes québécoises le pouvoir de voter des règlements locaux encore plus contraignants.
Les campagnes de tempérance contre cette « eau du diable » sont tellement influentes qu’au lendemain de la Première Guerre mondiale, près de 90 % des villes québécoises interdisent sa consommation sur leur territoire.
D’importantes villes comme Québec et Trois-Rivières deviennent complètement sèches, mais pas Montréal. Conséquence : en l’espace de quelques mois, au début des années 20, Montréal demeure la seule grande ville en Amérique du Nord où on peut prendre un coup entre amis, en public.
Ça n’a pas été long avant que la métropole ne soit rebaptisée « la Paris du Nord » ou même « la Babylone de l’Amérique » par exemple. Des centaines d’artistes de Broadway et de jazzmen de Chicago migrent alors chez nous.
ENCADRER POUR MIEUX CONTRÔLER
La création de la Commission des liqueurs de Québec lui donne le monopole sur l’importation, la vente et la délivrance de permis de vente et elle impose une surveillance. Pour s’assurer du respect de la loi, l’État crée sa police de liqueurs, plus d’une trentaine d’agents à l’affût des contrebandiers d’alcool et des bars clandestins. Une collaboration entre différentes organisations policières est cruciale pour endiguer le commerce illégal transfrontalier.
VILLES SÈCHES ET FIÈRES DE L’ÊTRE
Graduellement, la majorité des villes du Québec vont lever cette prohibition, mais certaines vont résister pendant plusieurs décennies. C’est le cas de la petite municipalité de Saint-Placide-de-Béarn, au Témiscamingue, qui met fin, après trois référendums, à son statut de ville sans alcool.
Sur l’île de Montréal, Verdun est la dernière à imposer en partie la prohibition. La petite municipalité a longtemps été fière de cette particularité. Il faut dire qu’un de ses premiers règlements municipaux votés au lendemain de sa création en 1875 a été d’interdire la vente d’alcool et de menacer les consommateurs d’une amende de 50 $ ou même d’un emprisonnement de trois mois.
Les Verdunois ont dû attendre 2015 pour que la vente d’alcool sans restriction devienne possible sur tout le territoire de Verdun et, par le fait même, partout au Québec.
Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier weekend, 4 janvier 2025, p76