Toute la fin de semaine et un peu partout au Québec, c’était La Grande Marche dans le cadre du défi Pierre Lavoie. Rien de terrifiant mais une marche de 5 km, dans son patelin, pour nous sensibiliser et nous inciter à être plus actif. En fait, c’était le coup de pied au derrière qu’il me fallait.
En ce dimanche matin froid, le manteau d’hiver était de mise. Les vents soutenus nous obligeaient à porter le capuchon. Pour ma part, il y avait bien une vingtaine d’années que je n’avais pas recouvert ma tête de cet accessoire. Tous les participants recevaient un cache-cou bleu, en tissus, qui portait les écritures de l’événement. Étonnamment chaud, cette délicate attention avait son utilité.
Cinq kilomètres, ce n’est pas la fin du monde et l’activité était ouverte à toute la famille; petits, grands, jeunes, vieux, très vieux même, et 500 personnes s’étaient donné rendez-vous au parc Lucie F. Roussel de La Prairie, à moins d’un demi kilomètre de chez-moi. Un joli parc qui offre des pistes multifonctions pour les adeptes de vélo, de marche, de jogging, bref, de toutes sortes d’activités de plein air.
Le départ prévu pour 10h30, nous sommes arrivés vers 10h00, au son d’un groupe de percussionnistes avec leurs tambours qui battaient la mesure énergiquement pour nous aider à se réchauffer et se dandiner un peu. Pommes et bouteilles d’eau en grande quantité étaient disponibles pour les participants. Parrainée par la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, c’était la première fois que l’événement se déroulait à La Prairie et un médecin, bien identifié par son survêtement, participait à la marche. Et pour l’occasion, ma sœur Josée et mon frère Sylvain m’accompagnaient.
Après les présentations protocolaires de Monsieur le maire et de ses conseillers, le départ était lancé. D’un pas énergique, la masse de marcheurs empruntait le sentier balisé pour l’occasion, circulant allègrement et dans la bonne humeur. Comme pour ajouter à la température froide, quelques flocons épars sont venus nous rappeler que l’hiver est à nos portes. Une belle ambiance régnait et Josée, en athlète qu’elle est, s’amusait à prendre un peu d’avance sur ses vieux frères pour revenir vers nous. Disons que sa tactique lui donnait quelques pas supplémentaires sur son podomètre. Ça n’arrive pas souvent qu’on fait de l’activité physique en famille et j’en ai savouré chacun des instants.
Le tracé choisi représentait 3,5 kilomètres et si on y ajoute la distance aller-retour entre le parc et mon appartement, on a marché 4,5 kilomètres. Ce n’est pas le Pérou direz-vous, mais le bien-être qui en découle est indescriptible. De retour à l’appartement, c’est autour d’un bon café chaud qu’on a échangé. Et une belle surprise, je n’ai jamais tant vu mon frère rire à chaudes larmes de nos blagues. Un inoubliable moment que je garde dans mon cœur, avec l’objectif de renouveler l’expérience l’an prochain, en ajoutant ma Loulou comme randonneuse. Pourquoi pas ! On va s’entraîner cet hiver en Floride pour s’y préparer.
Et si vous avec manqué cette activité dans votre coin, n’hésitez pas à vous inscrire l’an prochain. C’est gratos, vivifiant et revigorant.
On pense connaître Donald Trump et pourtant l’avenir nous réserve bien des surprises si on prend connaissance de l’article de Richard Martineau, du 14 octobre, dans le Journal de Montréal. Il traite de sa lecture du livre Fear : Trump in the White-House, écrit et publié récemment par le journaliste d’enquête Bob Woodward sur la présidence de Donald Trump. Et comme excellente nouvelle, les Éditions du Seuil, en France, ont obtenu les droits de traduction de ce livre choc, qui devrait paraître sous peu en français. Pour vous donner un avant-goût de son contenu, voici l’article de Richard Martineau.
PEUR BLEUE À LA MAISON BLANCHE Richard Martineau
Je suis en train de lire Fear, l’ouvrage du journaliste d’enquête Bob Woodward sur la présidence de Trump, et c’est pire que tout ce que j’imaginais.
Je savais que l’homme avait un comportement erratique… Mais à ce point-là ? Jamais.
ZÉRO EN ÉCONOMIE
Un exemple parmi tant d’autres… Vingt-deux jours après son élection, Donald Trump rencontre Gary Cohn, le grand patron de la banque d’investissements Goldman Sachs, pour parler d’économie avec lui.
(Ses rendez-vous ne durent jamais plus de 10 minutes, car après ce temps, il n’est plus capable de se concentrer. L’homme a la capacité de concentration d’un écureuil sur un « trip » de coke.)
Après trois minutes de conversation, Cohn se rend compte que le président des États-Unis ne sait pas comment l’économie fonctionne.
Il croit que le gouvernement peut imprimer de l’argent quand ça lui tente ! Il ignore qu’une loi empêche le gouvernement de creuser le déficit ! Il ne sait pas comment fonctionne la Réserve fédérale !
Cohn est abasourdi… Comment les républicains ont-ils pu choisir un tel ignare pour les diriger ? Leur parti n’est-il pas censé être le parti de l’économie ?
Après 10 minutes, Trump dit à Cohn : « J’aimerais que tu viennes travailler avec moi.
– À quel titre ? demande Cohn.
– Secrétaire de la défense.
– Non, répond Cohn (qui, en passant, n’a aucune expérience en la matière).
– Alors tu vas être Directeur du renseignement national (l’organisme qui supervise toutes les agences de renseignement, dont la puissante CIA).
– Pas intéressé.
– Ministre de l’Énergie ?
– Non.
– Tu sais quoi ? Je vais te nommer Secrétaire du Trésor ! J’ai déjà nommé un gars Secrétaire du Trésor, mais il n’est pas bon », lui lance Trump… alors que le gars en question (qui est blanc comme un drap) est assis à ses côtés !
Cohn refuse de nouveau.
« Pense au poste que tu veux, et contacte-moi, lui dit Trump. Je vais te le donner ! »
Cohn dit qu’il veut être à la tête du Conseil économique de la Maison-Blanche.
« Parfait, lui dit Trump. C’est à Toi ! »
UNE CATASTROPHE AMBULANTE
Une fois Cohn parti, un conseiller de Trump se tourne vers le président.
« Mais on ne peut pas nommer un homme à un poste aussi important juste après une conversation de 10 minutes, lui dit-il. Surtout un gars qui est un démocrate convaincu et qui a appuyé Hilary Clinton ! Il faut en discuter.
– Bof, lui répond le président. C’est fait, je l’ai embauché. Il va être bon ! »
Gary Cohn ne restera que 15 mois à son poste. Découragé par les décisions mal avisées du président (Trump voulait mettre fin à l’accord de libre-échange avec la Corée du Sud, ce qui aurait eu des conséquences catastrophiques pour les agents du contre-espionnage américains basés à Séoul et pour la sécurité des États-Unis), il démissionnera avec fracas.
Des anecdotes du genre, il y en a plein dans le livre.
Non seulement Trump n’écoute personne et ne cesse de changer d’idée, mais il ne sait pas comment fonctionne le gouvernement.
C’est bien beau, choisir quelqu’un qui est « hors du système ». Mais le gars doit savoir ce qu’il fait !
Vu au Quartier Dix30 de Brossard, cette raison sociale anglaise. Il me semble que dans la loi sur l’affichage, on mentionnait que le français devait être prédominant sur l’anglais… Ce n’est pas ce qu’on voit ici.
Erreur de protocole, d’indifférence et d’ignorance, toujours est-il que monsieur Legault est assis près du drapeau canadien, alors que monsieur Trudeau l’est à proximité du drapeau québécois. Cette photo fut prise au Sommet de la Francophonie 2018, en Arménie. JdeM 12 octobre 2018.
Alors, c’est Adam ou Brian ? JdeM 16 octobre 2018.
Très impressionnante l’assermentation des nouveaux ministres du gouvernement Legault, hier après-midi. Avec de nouveaux visages à ces postes prestigieux, exception faite de François Legault et Marguerite Blais qui ont déjà occupés de telles fonctions, on assistera assurément à un changement drastique de l’appareil gouvernemental québécois.
Curieusement et aimablement, j’ai senti beaucoup de similitudes avec le gouvernement de René Lévesque de 1976 et son renouveau historique. S’il fut LE meilleur gouvernement du dernier demi-siècle, j’ai la nette impression qu’on va revivre pareille renaissance.
Le discours de Legault m’a impressionné par sa sincérité à vouloir changer les choses. Avec fierté, il affirmait haut et fort ses priorités et surtout, de rappeler son intention de respecter ses engagements électoraux. Lorsqu’il a parlé de laïcité et de langue française, il a marqué des points bien sentis. Nationaliste, il réalise son rêve de toujours, de devenir premier ministre. Il a promis de gouverner un nouveau Québec qui évoluera dans le bon sens.
Son message à son Conseil des ministres de sortir et d’aller au-devant des Québécois, de les écouter, était sans équivoque et un rafraichissant indice de changement. J’ai un bon sentiment pour cette équipe, paritaire et pleine de gauchers, qui me semble dynamique.
Moment d’émotion, j’ai beaucoup apprécié lorsqu’il a laissé planer l’esprit de René Lévesque, notre héros commun, en citant haut et fort sa célèbre phrase; « Nous sommes quelque chose comme un grand peuple. »
Seul bémol; l’assermentation bilingue de la ministre de la région de Montréal, qui n’avait définitivement pas sa raison d’être, dans une région qui perd de plus en plus sa langue française qui, faut-il le rappeler, demeure LA SEULE langue officielle du Québec.
Je souhaite la meilleure des chances à cette équipe de novices qualifiés et prête à donner le meilleur d’elle-même afin d’amener le Québec à une prospérité inégalée. Avec la majorité que les Québécois leur ont donnée, tout est possible. Et souvenez vous qu’à compter de 1976, le gouvernement Lévesque avait tellement bien performé, que la population lui avait donné un second mandat consécutif.
Assez bizarre comme l’actualité accorde beaucoup d’importance à la maltraitance des aînés et des animaux, alors que le sort des enfants maltraités, abusés sexuellement et négligés n’obtient pas semblable presse. Mario Dumont en traçait un portrait triste et laid mais intéressant de leur situation, dans l’édition du 12 octobre du Journal de Montréal, suite au dernier bilan de la DPJ dévoilé récemment. C’est son opinion que je veux partager avec vous aujourd’hui.
LE MIROIR DE LA DPJ Mario Dumont
Lorsqu’il est question de savoir comment le Québec traite ses aînés, la discussion publique va bon train. Le gouvernement a créé des CHSLD, il en est responsable. Quand des cas de mauvais traitements sont portés à notre attention, tout le monde lance une charge à fond de train contre l’incompétence du gouvernement.
C’est si facile lorsque nous pouvons collectivement nous soustraire à nos responsabilités et tout ramener à cette créature impersonnelle qu’est l’État. Chaque citoyen peut avoir bonne conscience. Le citoyen québécois ne néglige pas les aînés. Il est une victime, victime de vivre dans ce Québec où l’État néglige les aînés.
Ce n’est pas si simple avec le bien-être des enfants. Malgré la présence des garderies et des écoles, nous n’avons pas transféré à l’État le sort de ceux-ci. Les parents demeurent les premiers responsables de veiller au sain développement des enfants.
QUEL PORTRAIT !
Le bilan des DPJ dévoilé cette semaine est terrible. Dans presque toutes les régions, il y a une hausse du nombre de signalements. La DPJ n’intervient pas pour le plaisir. Ces signalements révèlent des cas d’enfants battus, abusés sexuellement, ou négligés de toutes les façons. Un portrait vraiment laid.
Dans l’ensemble du Québec, il s’agit d’une hausse de plus de 8% du nombre de signalements retenus par rapport à l’an dernier. C’est énorme ! Malgré tout, ces données alarmantes sur le sort des enfants auront pris moins de place dans l’actualité que n’auraient occupé le démantèlement de ce qu’on a appelé les « usines à chiots ».
Pourquoi ? Malheureusement, nous nous sommes habitués. Les signalements sont continuellement en hausse. Nous finissons par perdre de vue que derrière les statistiques se cachent des cas déplorables d’enfants maltraités. Des cas individuels. Des enfants qui ont souffert un à un. Des enfants si en danger que le meilleur choix fut de les retirer de leur famille.
L’autre explication, c’est que le mauvais sort réservé à nos enfants nous renvoie une sombre image de nous-mêmes. Pas moyen de se contenter de blâmer l’État. Des centaines de parents parmi nous sont négligents, incompétents et insouciants au point de causer des torts majeurs à leurs enfants. Ce n’est pas glorieux pour une société avancée.
ÉCONOMIE FAVORABLE
D’autant plus que certaines excuses tombent. Il fut un temps où l’on attribuait les problèmes de maltraitance des enfants aux mauvaises conditions économiques. Le chômage entraîne la pauvreté et la pauvreté entraîne une détresse dont les enfants finissent par souffrir.
En 2018, le Québec vit essentiellement le plein emploi.
L’économie va plutôt bien et les revenus sont en croissance. Je ne m’attendrais pas à ce que les signalements à la DPJ tombent à zéro. Mais il me semble que l’excuse économique s’amenuisant, l’incompétence pathétique et la malveillance honteuse paraissent encore plus gênantes.
J’écris ce texte comme un cri du cœur pour les enfants du Québec. Même si je sais qu’il y aurait plus de lecteurs et de partage sur les réseaux sociaux pour une histoire de raton laveur séparé de sa famille.
On a beau trouver idiot Donald Trump aux États-Unis, Selphie Trudeau affiche un profil semblable. En feuilletant mon journal ce matin, je tombe sur une affirmation qui titre « Le pot n’est pas bon pour la santé, rappelle Justin Trudeau ». Si ce n’est pas nous rire en pleine face, je ne sais pas ce que c’est ?
Et il en rajoute; « La raison pour laquelle on fait la légalisation, c’est parce que, actuellement, dans l’ancien système, les enfants ont trop facilement accès au cannabis », et il est LE PREMIER MINISTRE DU CANADA. Finalement, pour occuper ce poste, il ne faut pas avoir un trop fort quotient intellectuel. Et il nous prend systématiquement pour des imbéciles.
Et le plus sérieusement du monde, il affirme; « On n’est pas en train de contrôler le cannabis parce qu’on pense que c’est bon pour la santé. Au contraire, on est en train de contrôler le cannabis parce qu’on sait que ce n’est pas bon pour nos enfants. C’est un produit qui n’est pas recommandable ». Depuis quand, a-t-il une conscience? Il faut être assez hypocrite pour parler de cette façon quand on sait très bien que la légalisation rapporte très gros… aux riches amis libéraux notoires. Avec des actions boursières qui engendrent des profits de plus de 3 000% en trois ans, on comprend toute la magouille.
Trudeau, Trump, c’est la même cochonnerie, à des degrés différents certes, mais les profils sont les mêmes. Quoi penser de ces abuseurs de systèmes si ce n’est qu’il se fassent montrer la porte à coups de pieds au postérieur à la première occasion électorale… si le peuple n’est pas trop « gelé. »
NE PAS CONFONDRE : près – prêt – prêts
près ; préposition ou adverbe de lieu : La voiture se gare près du trottoir. Je porte des lunettes pour voir de près.
– La préposition peut être remplacée par une autre : La voiture se gare à côté du trottoir.
– L’adverbe de lieu peut être remplacé par un autre : Je porte des lunettes pour voir de loin.
prêt(s) : adjectif qui s’accorde avec le nom qu’il accompagne. Le repas est prêt. La viande est prête. Les desserts sont prêts. Les brochettes sont prêtes.
– L’adjectif « prêt » est généralement suivi de la préposition « à » (ou « au » ou « pour ») : Le train est prêt à partir. Le parachutiste est prêt au grand saut. Les joueurs sont prêts pour le coup d’envoi.
– La préposition « près » est souvent suivie d’une autre préposition (« de », « du », « d’ ») : Tu te tiens près de moi.
Attention ! Il existe un autre homophone, le nom « prêt » (action de prêter). Il est généralement précédé d’un déterminant : Le banquier accorde un prêt à la famille Sarda.
Exercices
1- Par quel mot peut-on remplacer le mot en gras ?
L’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry se trouve loin du centre-ville.
A) prêts – B) prêt – C) près – D) prêt
2- Quel mot complète la phrase ?
Le camion roulait si … du bord qu’il écrasa le parterre de fleurs.
A) prêt – B) près – C) prêts – D) prêtes
3- Complétez la phrase suivante.
L’oncle de Thomas vient d’ouvrir une boutique de …-à-porter.
A) prêt – B) près – C) prête
4- Par quel mot peut-on remplacer le mot en gras ?
Lors de la conférence de Pékin, le président russe est disposé à faire des concessions.
A) près – B) prêt – C) prêts – D) prêtes
5- Quelle suite de mots complète la phrase ?
Nicolas est … à photographier les biches lorsqu’elles passeront … de l’étang.
A) prêts / prêt – B) prêt / près – C) près / prêt – D) prêt / prêts
6- Quels mots complètent la phrase ?
Les volleyeurs se tiennent … du filet, … à renvoyer le ballon.
A) prêt / près – B) prêts / prêts – C) près / près – D) près / prêts
7- Complétez la phrase comme il convient.
Si tu places tes mains … de la boule de cristal, le devin … te prédire l’avenir.
A) prêt / peu – B) prêts / peut – C) près / peut – D) prêt / peux
Réponses à la fin de l’article.
Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.
Réponses : 1) C – 2) B – 3) A – 4) B – 5) B – 6) D – 7) C
Au premier jour d’école dans une classe d’histoire, l’institutrice présente un nouvel élève : Sakiro Suzuki. Elle commence ensuite son cours d’histoire en disant :
– Bon, voyons qui maîtrise l’histoire de la culture nord-américaine. Qui a dit : « Donnez-moi la liberté ou la mort ? »
Pas un murmure dans la salle. Suzuki lève la main :
– Patrick Henry, en 1775, à Philadelphie.
– Très bien Suzuki ! réplique l’institutrice. Et qui a dit : « L’État est le peuple, le peuple ne peut pas sombrer ? »
– Abraham Lincoln en 1863 à Washington, répond Suzuki.
L’institutrice regarde les élèves et dit :
– Honte à vous ! Suzuki est Japonais et il connaît l’histoire nord-américaine mieux que vous.
On entend alors une petite voix au fond de la classe :
– Allez tous vous faire foutre, connards de Japonais !
– Qui a dit ça ? s’insurge l’institutrice.
Suzuki lève la main et sans attendre, dit :
– Général Douglas MacArthur en 1942 au Canal de Panama et Lee Iacocca en 1982 lors de l’assemblée générale de General Motors.
Un autre élève lui hurle alors :
– Suzuki, espèce de merde…
Et Suzuki, imperturbable :
– Valentino Rossi, en parlant de sa moto lors du Grand Prix d’Afrique du Sud en 2002.
Dans la classe, plongée dans le silence, on entend alors un discret :
– Y’m’fait vomir…
L’institutrice de hurler :
– Qui a dit ça ?
Et Suzuki de répondre :
– George Bush senior au premier ministre Tanaka pendant un dîner officiel à Tokyo en 1991.
Un des étudiants se lève alors et crie :
– Pompe-moi l’gland !
Et Suzuki, sans sourciller :
– Bill Clinton à Monica Lewinsky dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington en 1997.
La salle tombe littéralement dans l’hystérie, l’institutrice perd connaissance, la porte s’ouvre et le directeur, à la vue d’un tel brouhaha, s’exclame :
– Seigneur Dieu, je n’ai encore jamais vu un bordel pareil !
Et Suzuki, du tac au tac, de lancer :
– Le successeur de Donald Trump quand il prendra le pouvoir ?
Ça fait longtemps qu’on le dit… mais en voici les preuves. En tout cas, si elles n’ont pas TOUJOURS le dernier mot, elles l’ont TRÈS SOUVENT. Jugez-en par vous-même avec ces charmantes anecdotes, sans méchanceté mais remplies d’humour…
PREMIÈRE ANECDOTE
Un couple se balade en voiture à la campagne. Suite à une discussion plutôt acerbe, ils ne se parlent pas. Passant devant une ferme où on voit des ânes et des cochons, le mari ose briser le silence et dit :
– Tiens, de la famille à toi ?
Son épouse répond du tac au tac :
– Oui, par alliance !
DEUXIÈME ANECDOTE
Un homme lit le journal et dit à son épouse :
– Savais-tu que les femmes utilisent 30 000 mots par jour et les hommes 15 000 ?
La femme lui répond :
– C’est facile à expliquer, il faut toujours répéter deux fois la même chose aux hommes. L’homme se retourne vers elle et dit :
– Quoi ?
TROISIÈME ANECDOTE
Un homme dit à son épouse :
– Comment le bon Dieu a-t-il pu te faire aussi belle et aussi stupide à la fois ?
Celle-ci répond :
– Laisse-moi t’expliquer : Dieu m’a faite belle pour t’attirer. Et il m’a faite assez stupide pour que je te garde.
QUATRIÈME ANECDOTE
Conséquence d’une dispute, un couple ne se parle plus. Aucun ne veut rompre le silence. Soudain le mari se souvient qu’il doit se lever à 5h00 du matin pour prendre l’avion en vue d’un rendez-vous d’affaires important. Il prend un bout de papier et écrit :
« Réveille-moi à 5 heures, je dois prendre l’avion ».
Il le place bien en vue. Le lendemain, il se réveille à 9h00; furieux, il se lève et aperçoit un papier sur sa table de nuit sur lequel il lit :
« Il est 5h00, lève-toi ».
Ne jamais sous-estimer une femme.
CINQUIÈME ANECDOTE
Il était une fois un homme très pingre qui avait travaillé toute sa vie et épargné son argent. Il aimait l’argent plus que tout et juste avant de mourir il dit à sa femme :
– Lorsque je mourrai, je veux que tu mettes tout mon argent dans le cercueil avec moi, ce sera pour ma vie après la mort.
Bien à contrecœur, sa femme lui fit le serment de mettre tout son argent dans le cercueil avec lui. Peu de temps après, il mourut. Au cimetière, il était étendu dans son cercueil entouré de quelques amis, membres de sa famille et de son épouse toute de noir vêtue. Comme la cérémonie se terminait et juste avant que le cercueil ne soit refermé et porté en terre, l’épouse dit :
– Attendez une minute.
Elle prit alors une boîte qu’elle déposa dans le cercueil avec son époux. Les préposés firent alors descendre le cercueil dans la fosse. Un ami lui dit alors :
– Écoute bien, j’espère que tu as été assez intelligente pour ne pas mettre tout son argent dans le cercueil avec lui comme il te l’avait demandé ?
L’épouse dit alors:
– Bien sûr que si, je suis une bonne chrétienne et je ne puis revenir sur la parole faite à un mourant de mettre son argent avec lui dans le cercueil,
Et elle ajouta :
– Je lui ai fait un chèque !
Encore une fois, ne jamais sous-estimer l’intelligence et le pragmatisme d’une femme !
COVERMEDIA | Si vous faites partie des gens qui n’aiment pas prendre les autres dans leurs bras, vous devriez peut-être y réfléchir. D’après des chercheurs américains de l’Université Carnegie Melon de Pennsylvanie, enlacer quelqu’un aurait des effets spectaculaires sur la santé mentale, mais aussi sur la santé physique !
Pour leur étude, les chercheurs ont interrogé 404 hommes et femmes adultes tous les soirs pendant 14 jours, sur leurs conflits, le nombre de fois où ils ont pris quelqu’un dans leur bras, et leur humeur, positive ou négative. Ils se sont aperçus que ceux qui avaient enlacé une autre personne à la suite d’un conflit voyaient diminuer leurs émotions négatives. Et ce sentiment aurait tendance à durer plusieurs jours après ce « câlin », d’après les scientifiques.
« Nos travaux n’en sont qu’à leur début. On a encore des questions à poser sur quand, comment et pour qui le fait de se prendre dans les bras est le plus bénéfique. Mais notre étude suggère que ces câlins consensuels peuvent être utiles pour soutenir quelqu’un qui souffre d’une relation conflictuelle », a expliqué Michael Murphy, chargé de l’étude.
Conclusion : ne soyez pas avares de câlins… ça fait toujours du bien au cœur et même plus…
Le câlin est un excellent signe d’affection. Il fait toujours du bien. Il signifie tant de choses à la fois. Il témoigne l’amour, l’amitié, le réconfort ou une réponse à un besoin.
C’est fou, quand on y pense, que le plastique occupe une si grande place dans notre quotidien. Vous vous souvenez des « démonstrations Tupperware » comme ma mère disait. C’était dans les années soixante et depuis le plastique est tellement omniprésent qu’on se demande si on peut vivre sans lui. Des gens le font sans problème et ont adopté un mode de vie sans plastique.
Katia Gagnon et Martin Tremblay de La Presse+, se sont penchés sur le dossier et ont publié récemment le fruit de leur labeur. Leurs découvertes en somme. C’est cet article que je vous propose aujourd’hui.
ACCRO AU PLASTIQUE Katia Gagnon et Martin Tremblay
Le plastique est comme Dieu dans le petit catéchisme : il est partout. Depuis son arrivée dans nos vies, dans les années 60, l’humanité a produit 8 milliards de tonnes de plastique, dont 80 % ont fini dans les dépotoirs. À quel point sommes-nous devenus des drogués du plastique ? Pendant un mois, notre journaliste a banni de sa vie tout plastique jetable. Et en parallèle, notre photographe a collecté la totalité des articles de plastique jetable consommés par sa famille. Récits d’une véritable dépendance.
UN MOIS ZÉRO PLASTIQUE
« Vous savez que vous mâchez du plastique, présentement ? »
Mon crayon s’arrête. Je regarde mon interlocuteur, un écologiste bien connu. J’ai sûrement l’air du chevreuil qui vient d’apercevoir les phares d’une voiture. Une fois de plus, et cette fois par totale inadvertance, je viens d’enfreindre la règle que je me suis imposée pour le prochain mois : zéro plastique jetable.
Car la gomme à mâcher est effectivement faite… de plastique. Du polyisobutylène, plus précisément, la même matière qu’on retrouve dans les chambres à air de vélo. Recyclable, même : une entreprise américaine, Gumdrop, recueille les vieilles gommes mâchées et les transforme en peignes, en crayons ou en bottes.
Vivre un mois en n’ayant recours à aucun plastique jetable, est-ce possible ? J’ai essayé. Armée de ma brosse à dents en bambou, de mon shampooing en barre et de mes essuie-tout réutilisables, j’ai banni tous les emballages de plastique. Adieu, le Saran Wrap et les sacs Ziploc. J’ai couru les épiceries zéro déchet avec mes contenants, rempli mes bouteilles de lait en verre et découvert les noix de lavage. Et l’expérience s’est parfois révélée proche de la cure de désintoxication.
AVANT LE JOUR J
L’opération zéro plastique a nécessité une petite préparation. Sur le web, on découvre facilement des sites comme Life without plastic, fondé par un couple de Canadiens qui se spécialisent dans la vente d’articles de remplacement au plastique. En quelques clics, la commande était passée. Dans la section pharmacie : du déodorant, du dentifrice et de la soie dentaire en pot de verre ; une brosse à dents en bambou, avec soies en charbon souple. Un shampooing/revitalisant en barre. Dans la section cuisine : des sacs à sandwichs et à légumes en tissu, une paille en bambou, de la pellicule lavable faite en cire d’abeille et un sac réutilisable pliable, transportable dans un sac à main.
Bref, j’étais prête (du moins, je le croyais).
JOUR 1
Après m’être brossé les dents au charbon et lavé les cheveux avec ma barre (avec des résultats peu concluants dans les deux cas), direction le supermarché du quartier. Il était urgent de faire des achats : le seul article dans mon frigo qui n’avait pas transité dans le plastique était… une aubergine.
Avant aujourd’hui, je n’avais jamais réalisé à quel point nos épiceries sont un océan de plastique. Aucun achat possible dans le comptoir des viandes, évidemment, ni à ceux des charcuteries ou des fromages.
En arrivant au comptoir de la boucherie avec mes contenants réutilisables, on m’informe que cette pratique est interdite chez Métro. Au fil des semaines, je ferai la même demande à quatre supermarchés de chaînes différentes, et aucun d’entre eux n’acceptera de remplir de viande ou de poisson mes contenants de plastique réutilisables.
En fait, dans plusieurs rangées du supermarché, il est impossible d’acheter quoi que ce soit. Les biscuits, les craquelins ? On oublie ça. Tout est dans le plastique. Le surgelé ? Éliminé en totalité. Les pâtes ? Les boîtes – en carton – ont toutes leur petite fenêtre de plastique.
Dans l’allée des produits ménagers, je réalise qu’il faudrait régler deux délicates questions d’ici la fin de la journée : le papier toilette et les sacs à déchets. Et une question surgit : ça existe, des sacs à déchets sans plastique ?
« Quand je vais au supermarché, maintenant, je ne vois plus les aliments, je vois des déchets », résume Marie-Soleil L’Allier, cofondatrice des épiceries zéro déchet LOCO, où je me suis rendue pour compléter mes achats.
Le principe de l’épicerie zéro déchet est simple. Vous apportez vos contenants. Vous les peser sur place. Vous écrivez le poids sur le plat ainsi que le code du produit avec lequel vous le remplissez. À la caisse, le poids du contenant est déduit.
Bon choix de vrac, céréales, fruits secs, noix, farines, nouilles de riz. Il y a aussi du lait en vrac !
Belle section de produits de beauté et d’entretien en vrac, et même du maquillage. La question du papier hygiénique est réglée : chez Loco, on le reçoit par boîtes de 100 rouleaux, emballés dans du papier.
Et maintenant, la question qui tue : est-ce plus cher ? Réponse : oui. Mais vous achetez un produit de meilleure qualité, biologique et issu de producteurs locaux.
Cependant, il n’y a pas de viande. Un peu de poisson, du tempeh, emballés dans du plastique. Bref, je n’ai toujours rien pour souper… Je découvre le Saint Graal au marché Jean-Talon : alléluia, le poissonnier du marché emballe dans du papier. Le boucher et le marchand de saucisses acceptent sans peine de remplir mes contenants réutilisables. Ce sera le cas dans la majorité des petits commerces que je fréquenterai assidûment au cours du prochain mois. Boucheries, fromageries, poissonneries : à peu près partout, on accepte les contenants réutilisables.
Pourquoi pas au supermarché ? Question de salubrité, explique le président de l’Association des détaillants, Pierre-Alexandre Blouin. « On est responsables de fournir au consommateur un produit qui ne mettra pas sa santé en danger. » Concrètement, après avoir rempli chaque contenant apporté de l’extérieur, le boucher (ou le poissonnier) doit désinfecter de nouveau son plan de travail pour s’assurer qu’aucune bactérie ne le contamine. « On ne peut pas se permettre de faire ça avec l’affluence qu’on a dans nos supermarchés. »
JOUR 2
Amazon me livre la bible des opposants au plastique : le livre Plastic Free, de l’Américaine Beth Terry, une comptable d’Oakland qui vit depuis plus de 10 ans sans avoir recours à aucun emballage ou objet fait de plastique, incluant les bons vieux plats Tupperware ou les bouteilles réutilisables. Après avoir vu la photo d’un squelette d’oiseau dont l’estomac était rempli d’articles de plastique, elle est devenue une militante antiplastique. En parcourant son ouvrage, on réalise à quel point le plastique fait intimement partie de nos vies. Il est dans nos frigos et nos placards, dans nos ustensiles de cuisine, de ménage, dans nos pharmacies, nos portefeuilles, nos placards à balais, dans nos vêtements, nos souliers, dans le ruban gommé, le matériel de plein air, les boîtes de mouchoirs… Le plastique est au troisième rang des matériaux les plus fabriqués par l’homme, après le ciment et l’acier.
Ironiquement, mon colis est livré dans une boîte en carton… remplie d’une pléthore de petits sacs de plastique gonflés d’air. Bonjour, le paradoxe.
JOUR 6
C’est l’histoire de ma vie : il n’y a plus rien dans le frigo. La nuée de sauterelles qui vit chez moi a (encore) tout dévoré. Il est 17 h et je n’ai pas beaucoup de temps. Direction : mon supermarché de quartier. Au comptoir des poissons, le préposé m’informe que des sacs de papier sont offerts. Je regarde les sacs d’un œil suspicieux. Extérieur apparence aluminium, intérieur probablement plastifié. Mais bon, pour ce soir, ça ira. Pendant que j’ai le dos tourné, le commis emballe mon gros morceau de poisson… dans une barquette de plastique et deux couches de film alimentaire. « C’était trop gros pour tenir dans nos sacs de papier », me dit-il piteusement en tendant l’emballage.
Je baisse les bras. Je n’ai ni le temps ni l’énergie de courir ailleurs. Ce soir, mon repas sera full plastique.
JOUR 8
J’ai fini par dénicher des sacs à déchets sans plastique, faits d’amidon de maïs, et pas faciles à trouver. Maintenant, il faut régler la partie « lavage ». Et surgit cette question : pourquoi les fabricants insèrent-ils systématiquement une mesure de plastique dans chaque boîte de savon à laver ? Imaginez le nombre de mesures de plastique qui se retrouvent (inutilement) à la poubelle chaque année… Enfin. Que de questions.
Je débarque à l’épicerie zéro déchet pour remplir mon contenant réutilisable de savon à linge. On m’y parle des noix de lavage. Ces noix sont saturées de saponine, une molécule produite naturellement par les plantes qui se dissout dans votre eau de lavage et agit comme un détergent. On place les noix dans un petit sac de tissu et hop, on lave. Ça dure quatre ou cinq lavages. Et ça marche.
JOUR 10
Avec plusieurs membres de ma famille, je participe à un événement sportif. Quelques jours avant, j’ai dû faire des achats dans un magasin de sport. Tout est emballé dans le plastique. Je n’ai pas vraiment d’autres options. Mais la défaite est totale quand je réalise que j’ai oublié mon sac réutilisable. Je ressors du magasin avec l’ennemi numéro un en main : le sac de plastique.
Sur place, au jour J, c’est le festival du plastique. Les poubelles débordent de bouteilles de Gatorade, de couvercles de verres à café, d’emballages de barres énergétiques… Le repas offert aux sportifs est évidemment présenté dans du plastique : assiette, couverts, film alimentaire, contenant de salade de chou…
Échec et mat du zéro plastique aujourd’hui. Au moins, j’avais ma bouteille réutilisable.
JOUR 19
Visite à l’hôpital Sainte-Justine. À la cafétéria, je cherche à éviter les couverts jetables. Or, c’est impossible. Vérification faite, l’hôpital n’offre aucun couvert non jetable. Tout, absolument tout, les assiettes, les ustensiles, les barquettes, les bouteilles, tout est flanqué à la poubelle ou, pour certains articles choisis, au recyclage. La quantité de déchets générés donne le vertige.
Les vrais mordus du zéro déchet cuisinent beaucoup, apportent leur lunch et, surtout, se promènent en permanence avec leurs contenants repliables et refermables qui incluent les ustensiles, qu’ils utilisent dans les restaurants pour éviter les couverts jetables. J’avoue que je ne me suis pas rendue là.
Un soir, la famille réclame un repas commandé au resto. Après une certaine réflexion (il y a du plastique dans les boîtes de poulet, dans les barquettes de sushis, le libanais est livré dans du styromousse), nous avons opté pour une pizza. Livrée dans un carton.
JOUR 30
Que retenir de cette expérience ? Que le virage vers la réduction du plastique est relativement aisé à prendre quand on y va une étape à la fois. Facile, par exemple, d’aller faire l’achat de quelques sacs de tissu ou de pochettes en filet dans un Dollarama, qu’on apporte à l’épicerie pour y placer ses fruits et légumes. Pas vraiment compliqué non plus d’aller faire de temps en temps le plein de produits ménagers ou de soins personnels dans un magasin zéro déchet, en réutilisant systématiquement ses contenants. Traîner un sac réutilisable pliable, une gourde et une paille en bambou dans son sac à main. Apporter son assiette et ses ustensiles au bureau.
Bref, objectif zéro plastique, mais une étape à la fois.
ET LE RECYCLAGE ?
Pourquoi éviter de consommer du plastique, puisqu’on peut le recycler ? D’abord, il faut savoir qu’au Québec, 82 % des plastiques finissent à la poubelle et non dans le bac vert. De plus, le plastique, contrairement au verre, se dégrade dans l’opération recyclage. Le plastique issu d’une bouteille d’eau, par exemple, ne pourra pas être utilisé pour fabriquer une nouvelle bouteille d’eau. Il sera utilisé pour fabriquer un tapis ou une veste de laine polaire. Il faudra donc produire de nouveau du plastique pour fabriquer une autre bouteille d’eau, ce qui consomme du pétrole, l’ingrédient numéro un du plastique. Le terme downcycling résume bien cette lente dégradation de la matière plastique au fil des recyclages. Au vu des dommages que la production et le rejet de matières plastiques causent à l’environnement, l’idéal est donc de réduire à la source la consommation de matière plastique.
UN MOIS 100 % PLASTIQUE
À l’inverse de la reporter Katia Gagnon, qui a banni le plastique pendant un mois, le photojournaliste Martin Tremblay a conservé tout ce que son foyer de quatre personnes a consommé en septembre. Au total, ce sont sept grands sacs à ordures qu’il a ainsi apportés au studio de La Presse pour la séance photo.
LES HÉROS DU ZÉRO
Ils vivent leur vie sur le mode zéro déchet et, parfois, en ont même fait leur gagne-pain. Voici cinq héros du zéro. — Katia Gagnon
Andréanne Gauvin et Marie-Soleil L’Allier
Andréanne Gauvin et Marie-Soleil L’Allier ont fondé, avec deux collègues d’université, la première épicerie zéro déchet au Québec il y a deux ans à peine. À sa première année d’exploitation, l’épicerie LOCO, située dans Villeray, atteint le million de dollars de chiffre d’affaires. Depuis, une deuxième succursale a ouvert ses portes à Verdun et une troisième doit ouvrir bientôt à Brossard. Les quatre fondatrices ont maintenant 23 employés. « La demande est là », constate Marie-Soleil L’Allier. En plus d’être offerts pour la plupart sans emballage, les produits de l’épicerie sont issus de l’agriculture biologique et, souvent, de producteurs locaux. « Notre objectif était de verdir le secteur de l’alimentation au Québec », explique Andréanne Gauvin.
Marion Demers
L’aventure de l’entrepôt Nousrire a commencé en 2015. Trois colocataires ont créé un groupe d’achat de produits biologiques sur Facebook et ont enregistré 50 commandes. Trois ans plus tard, Nousrire, c’est une communauté de près de 10 000 acheteurs qui se retrouvent partout au Québec et une équipe rémunérée de 35 personnes. L’entreprise enregistre votre commande et vous la livre à l’entrepôt, quelques semaines plus tard, lors de jours définis pour la collecte. « La clientèle se présente avec ses propres contenants pour emballer la commande », explique Marion Demers. Les produits sont biologiques, équitables et offerts au prix d’un produit ordinaire au supermarché. « Nousrire, c’est une expérience. Une de nos missions, c’est de rassembler les gens. On a voulu ramener l’humain au centre de l’approvisionnement », dit Mme Demers.
Laure Caillot
Depuis cinq ans, Laure Caillot est à la tête d’une famille zéro déchet. Après avoir lu le livre de Bea Johnson, une Américaine dont la famille produit moins d’un litre de déchets par an, Mme Caillot a décidé de se lancer dans l’aventure. Premier geste : elle s’est rendue dans une boutique, près de chez elle, qui vendait des produits ménagers en vrac. Couches lavables, achats en vrac, produits d’hygiène dans des contenants remplissables, peu à peu, la famille a changé ses habitudes pour diminuer le plus possible les déchets. « Il n’y a pas de recette pour le zéro déchet », estime-t-elle, sinon celle d’y aller à son rythme, par étapes.
Simon Gosselin-Barbeau
Simon Gosselin-Barbeau, 21 ans et charpentier de formation, a lancé Vrac sur roues il y a un an. C’est un service d’achat en vrac où on commande sur l’internet. La livraison se fait, par la suite, à vélo. Bien sûr, vous devez fournir vos propres contenants à l’arrivée. Le service est donc garanti zéro déchet et zéro gaz carbonique. « Quand je parlais de la philosophie zéro déchet autour de moi, la principale objection des gens, c’était qu’ils ne voulaient pas courir à plusieurs endroits pour faire l’épicerie. C’est pour ça que j’ai lancé mon entreprise, pour amener le zéro déchet chez les gens ! » résume-t-il.
Mélissa de La Fontaine
La Montréalaise vit depuis près de cinq ans en produisant très peu de déchets : au cours d’une année complète, elle ne produit généralement que trois petits sacs poubelles. Elle achète en vrac, apporte ses contenants chez les marchands, cuisine beaucoup et fabrique elle-même ses produits d’hygiène personnelle. « Je mange mieux, je cuisine plus, et c’est meilleur pour ma santé. En plus, il n’y a aucun produit chimique chez moi », dit-elle. Au global, vivre sans déchet fait également économiser de l’argent, a-t-elle calculé. « Par exemple, je paie 400 $ de moins par an en produits cosmétiques. Je fais mon propre déodorant et mes produits ménagers », dit-elle.
UN PARADOXE EN VERRE Katia Gagnon
Moins consommer de plastique, d’accord. Mais par quoi le remplacer ? Généralement, par du verre. Or, où finit la grande majorité du verre placé dans votre bac de recyclage ? Au dépotoir.
Les experts s’entendent pour dire que le verre est la matière idéale pour remplacer le plastique. D’abord, parce que les contenants de verre sont facilement lavables et réutilisables. De plus, ils sont recyclables presque à l’infini, car contrairement au plastique, ils ne se dégradent pas dans le processus. Un pot de verre peut facilement redevenir… un pot de verre en passant dans les fourneaux d’une fonderie. Produire une tonne de verre recyclé permet d’ailleurs d’économiser une demi-tonne de gaz carbonique.
Cependant, au Québec, le recyclage du verre pose problème depuis des années. À cause de la collecte qui se fait de façon pêle-mêle, le verre éclate généralement dans le transport. Ce faisant, il contamine d’autres matières, comme le papier, qui peuvent ainsi être plus difficilement revendues.
Le verre est lui-même contaminé par d’autres déchets, ce qui fait que les (très rares) fonderies québécoises ne peuvent utiliser une grande partie du verre issu des centres de tri. La fonderie Owens-Illinois de Montréal, par exemple, n’intègre que 30 % de verre récupéré sur le sol québécois à sa production, contrairement à 80 % dans ses installations situées en Italie.
« Cette situation est un non-sens depuis des années. »
— Karel Ménard, du Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets
M. Ménard se bat notamment depuis des lustres pour que la Société des alcools du Québec, qui vend 200 millions de bouteilles de vin par an au Québec, mette sur pied une consigne. La chose est à l’étude à Québec par un groupe de travail.
Bref, qu’arrive-t-il à ces contenants de verre que vous mettez au recyclage ? Le tiers est envoyé à des recycleurs, qui l’ajoutent généralement à du béton pour le rendre plus résistant. Le reste, soit les deux tiers des contenants de verre, est réduit en poudre et envoyé au dépotoir comme « matériel de recouvrement ». Il faut savoir qu’un dépotoir est construit comme un gâteau à plusieurs couches : une strate de déchets, suivie d’une couche de matériel de recouvrement. Plutôt que d’utiliser de la terre, du sable ou du gravier, on emploie donc votre pot de sauce à spaghetti en verre ou votre bouteille de vin.
Lors d’une des récentes diffusion de JE, à TVA, les lacunes importantes sur l’éducation au Québec ont été dévoilées et principalement envers les élèves ayant des besoins particuliers. D’années en années, leur nombre ne cesse d’augmenter et les ressources spécialisées (orthophonistes, orthopédagogues, psychologues, etc.) ne suffisent pas. Les enfants sont laissés à eux-mêmes. Une émission qui aurait facilement faire deux heures.
Il faut un virage drastique en éducation en commençant par une commission d’enquête pour faire toute la lumière sur la question. Moi j’en ai des questions auxquelles je n’ai pas de réponses;
– Pourquoi le nombre d’enfants avec des besoins particuliers ne cesse d’augmenter ? Ils sont 200 000, au moment où on se parle et on dit que ça va encore augmenter.
– Pourquoi le désintéressement et le manque de ressources pour palier aux besoins ?
– Pourquoi continue-t-on de financer les écoles privées, alors que les ressources financières devraient toutes être dédiées au secteur public ?
– Pourquoi c’est si difficile de former des enseignants ou de les encourager par des mesures concrètes ?
Quand on constate que les enfants de l’ex-ministre Proulx lui-même, fréquentent l’école privée, comment pouvait-il être sensible à ce qui se passe dans le réseau scolaire public ? Son choix laissait planer des doutes.
On injecte 2,6 milliards de dollars annuellement en éducation et on ne règle rien. Ça me fait penser à la santé; encore là, des sommes astronomiques injectées dans ce milieu et on réussi à trancher une demi-heure de temps d’attente… et bourrer les poches des médecins spécialistes. Pourtant, je voyais Jean Charest lors de son premier mandat en 2003, affirmer catégoriquement que les temps d’attente, c’était terminé ! Une farce qui dure depuis 15 ans et qui nous coûte de plus en plus cher. Je répète la phrase massue d’Infoman au parti Libéral du Québec, sur ses promesses après 15 ans de pouvoir; « Pourquoi vous ne l’avez pas fait avant ». Et vlan !
Vous souvenez-vous de notre petite école ? Les professeurs représentaient l’autorité et la compétence indiscutable. Aujourd’hui, c’est l’impuissance. La société progresse, mais dans le mauvais sens. On complique les choses simples comme le bulletin auquel on s’est obstiné pendant des années. Une grosse côte à remonter.
Aujourd’hui, c’est le bordel. Curieusement nos gestionnaires d’aujourd’hui, viennent de la génération des bouleversements et réformes majeurs en éducation. Je me souviens que ces matières avaient tellement évoluées, comparativement à mon époque, que j’avais de la difficulté à aider mon fils dans ses travaux scolaires.
Ça prend un coup de barre important et le nouveau gouvernement Legault, maintenant majoritaire, devra en faire sa priorité et de grâces concentrer le fric au public. Il doit amorcer quelque chose de majeur, de stimulant. L’exemple doit venir d’en haut, où les décisions se prennent. Il faut agir, et rapidement.