In Memoriam – Marcel Geoffrion – Neuvième anniversaire

Neuf années se sont écoulées depuis ton départ en cette froide nuit du 8 novembre, vers la destination dont on ne revient jamais. Aujourd’hui, Louise et moi te rendons un hommage bien mérité. C’est une façon et une occasion pour te remercier pour ces souvenirs inoubliables qui habitent nos cœurs à tout jamais.

Maintenant que tu n’es plus seul dans cette immensité, continu de veiller sur nous avec nos autres proches qui se sont joints à toi. Que ceux et celles qui t’ont connu, aient une pensée spéciale pour toi aujourd’hui.

« Ceux que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont pas où ils étaient mais ils sont partout où nous sommes ».

La leçon de français (17)

LE PRÉSENT DE L’INDICATIF : 2e groupe

Règles

Au présent de l’indicatif, tous les verbes du 2e groupe prennent les mêmes terminaisons. Pour les personnes du pluriel, il faut intercaler l’élément « -iss- » entre le radical et les terminaisons.

Je fléchis les genoux et ainsi j’amortis ma chute. Tu fléchis les genoux et ainsi tu amortis ta chute. Elle fléchit les genoux et ainsi elle amortit sa chute. Nous fléchissons les genoux et ainsi nous amortissons notre chute. Vous fléchissez les genoux et ainsi vous amortissez votre chute. Ils fléchissent les genoux et ainsi ils amortissent leur chute.

Astuce ! Comme les terminaisons des trois personnes du singulier sont homophones, il faut bien chercher le sujet pour placer la bonne terminaison.

Attention ! Tous les verbes terminés par « -ir » à l’infinitif n’appartiennent pas au 2e groupe et n’intercalent pas l’élément « -iss- » aux personnes du pluriel.

Courirnous courons. Partir – nous partons. Dormir – nous dormons. Servir – elles servent.

Exercices

1- Quel pronom personnel complète cette phrase ?

… remplissez les verres de sirop d’orgeat.

A) Nous – B) Ils – C) Elles – D) Vous

2- Quel est le seul verbe n’appartenant pas au 2e groupe ?

A) retenir – B) engloutir – C) sentir – D) avertir

3- À quelle personne le verbe en gras est-il conjugué ?

Elle choisit une écharpe assortie à la couleur de son chemisier.

A) 1ère personne du singulier – B) 2e personne du singulier – C) 1ère personne du pluriel – D) 3e personne du singulier

4- Pour les verbes du 2e groupe, quelle est la seule affirmation inexacte ?

A) Aux 1ère et 2e personnes du singulier, les terminaisons sont identiques.

B) À la 3e personne du singulier, la terminaison est toujours en « -t ».

C) À la 3e personne du pluriel, la terminaison est toujours en « -ssont ».

5- Quels verbes complètent la phrase suivante ?

Le gymnaste … les genoux et il … un rétablissement inattendu.

A) plie / accomplis – B) plie / accomplit – C) plis / accomplis – D) plient / accomplissent

6- Complétez la phrase avec les verbes qui conviennent ?

Les marmottes se … dans leur terrier et elles … tout l’hiver.

A) blottissent / sommeillent – B) blottissons / sommeillons – C) blottissez / sommeillez – D) blottirent / sommeilles

7- Quels verbes complètent la phrase suivante ?

La lumière des projecteurs … les comédiens qui n’… pas à se concentrer

A) éblouit / arrive – B) éblouit / arrivent – C) éblouissent / arrivent – D) éblouissent / arrive

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) D – 2) C* – 3) D – 4) C** – 5) B – 6) A – 7) B
* En conjuguant les verbes à la 1ère personne du pluriel, on trouve la forme « nous sentons ».
** RAPPEL : à la 3e personne du pluriel, la terminaison est toujours en « -ssent ».

La langue française écrite s’en va où ?

Assez désastreux l’échec massif des futurs profs en français, comme le rapportait le Journal de Montréal dans son édition du 1er novembre, et en première page par surcroît. Où s’en va la relève ? Que deviendra notre société si elle n’est même plus capable d’écrire correctement les mots de sa propre langue maternelle ?

On le constate à pleine page sur les réseaux sociaux, dans les courriels et toutes les communications écrites; il faut parfois relire et relire encore pour essayer de comprendre. Avec les logiciels informatiques qui suggèrent les corrections à apporter à nos écrits, beaucoup de personnes en font fi sans se donner la peine de corriger et surtout de comprendre les raisons de l’erreur.

L’ère de la phonétique adoptée un peu partout durant les trente dernières années, aura définitivement été un obstacle à notre apprentissage de la langue française et on en mesure toute l’étendue aujourd’hui.

Denise Bombardier en faisait l’objet de son article, le 2 novembre dernier. Une opinion que j’endosse complètement et que je veux partager avec vous.

LE FRANÇAIS POUR LES NULS Denise Bombardier

Avis aux lecteurs : n’écrivez pas que je moralise, que je suis élitiste et autre bêtise de la sorte.

Ne me dites pas que la langue française est trop difficile et complexe. C’est notre langue maternelle. Demandez aux Arabes, aux Japonais, aux Chinois de vous parler de leur langue respective qu’ils ne réussissent à maîtriser qu’après dix années à travailler sans relâche pour l’écrire correctement.

Ne me dites pas non plus que l’orthographe et la syntaxe sont des détails, qu’il s’agit de s’exprimer, de se faire comprendre avec ou sans l’accord du participe passé, avec ou sans un trait d’union, même si on écrit « françait » en parlant de la langue.

L’échec massif des futurs professeurs à l’examen de français à l’université, et ce, depuis des décennies, nous oblige à dresser un constat plus que douloureux, plus que déprimant. L’enseignement du français au Québec aux niveaux primaire et secondaire est calamiteux.

DÉNI

Les futurs enseignants sont le produit d’une incompétence sociale, politique et culturelle d’un Québec qui n’a plus le respect de lui-même. Un Québec dont la langue est atteinte d’une maladie sournoise non reconnue. Nous sommes collectivement dans le déni. L’échec lamentable de ces futurs maîtres quand il s’agit de réussir un test de la langue aux difficultés en principe minimes pour ceux qui espèrent enseigner à nos enfants, donc pour ceux qui vont servir de modèles de référence, n’annonce pas des lendemains qui chantent pour notre avenir linguistique.

Les candidats à l’enseignement primaire devraient être choisis parmi les meilleurs. Leurs conditions de travail, dont le salaire, devraient être rehaussées. Une société croit à l’éducation publique de qualité lorsqu’elle valorise ses maîtres, sans qui les enfants ne peuvent pas progresser intellectuellement.

Il est faux d’affirmer que les Québécois aiment leur langue et ont à cœur l’éducation. Les statistiques canadiennes démontrent le contraire. Au Canada anglais, l’éducation est d’abord un objectif des parents, et le niveau de diplomation supérieur à celui du Québec est là pour le prouver.

Le nouveau ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, qui a enseigné 17 ans au niveau primaire, a écrit un essai intitulé Et si on réinventait l’école ? La volonté manifestée par le premier ministre François Legault de placer l’éducation au centre de son action politique explique donc son choix du nouveau ministre.

FAIBLESSES

Nos faiblesses endémiques en matière d’enseignement du français sont les conséquences des choix catastrophiques de générations de technocrates au ministère de l’Éducation.

Que l’enseignement de l’anglais connaisse des problèmes aux États-Unis, que celui en France inquiète le ministre actuel, le politicien le plus populaire de son pays, qui a décidé de remonter le niveau général d’enseignement, ne justifie pas le cuisant échec de l’enseignement du français au Québec, une société fragilisée dans sa culture.

Nous avons besoin d’une révolution éducative après tant d’années de détérioration. Notre langue souffre, nos jeunes sont les victimes de nos délires éducationnels passés, et les enseignants qui ne pratiquent pas le corporatisme syndical sont transformés en boucs émissaires.

Au secours, monsieur le ministre de l’Éducation !

Ce matin-là…

C’était le 5 novembre 1978 et on avait planifié une petite marche dans les sentiers du Mont St-Hilaire. Il faisait beau et frais, mais on a dû déclarer forfait parce qu’un événement exceptionnel allait se produire. C’est à ce moment, à trois heures près, que ta mère allait te donner la vie, cher Pascal. Comme une fleur à peine éclose. Le fruit d’un amour inconditionnel. Un moment débordant de joie et d’euphorie. Des instants grandioses et inoubliables qu’on prend plaisir à se remémorer dès les premiers jours de novembre.

Et que dire tout cet amour et ces amitiés qui t’ont été très bien démontrés lors de la soirée surprise de samedi dernier… 40 ans, ça se souligne, ça se fête !

Mais le petit bonhomme a grandi et il est devenu l’homme d’aujourd’hui à l’aube de la quarantaine. Déjà ! Avoir 40 ans, c’est particulier dans une vie parce que ça démontre que tu as profité de ta jeunesse, alors que beaucoup de jeunes n’ont pas la chance de se rendre si loin.

Évidemment, ça ne nous rajeuni pas, nous tes géniteurs, mais quelle satisfaction on en retire de t’avoir inculqué de belles et bonnes valeurs que tu mets en pratique quotidiennement. Tu possèdes de très belles qualités et, au fils des années tu nous as donné deux charmants et adorables petits-enfants, devenus grands; Pierre-Olivier et Audrey-Anne. Elle, frôle l’adolescence et lui, est en plein dedans.

Mais au-delà de l’amour incommensurable qu’il peut exister entre un enfant et ses parents il y a un mot, simple mais combien éloquent, qui peut résumer toute l’admiration qu’on te porte, ta mère et moi, et ce mot c’est la fierté. Fiers comme l’artiste devant son œuvre exceptionnelle. Fierté de ce que tu es devenu, et de ce que tu seras toujours.

Bon anniversaire fiston… et longue vie. N’oublie pas qu’avoir 40 ans, c’est avoir deux fois 20 ans.

Avec amour, maman et papa XXX

On passe à l’heure normale

Le passage à l’heure normale (ou heure d’hiver) au Québec aura lieu aujourd’hui, dans la nuit de samedi à dimanche, du 3 au 4 novembre 2018. Cela signifie que l’on devra reculer l’heure d’une heure.

Le passage à l’heure normale se fait à exactement 2h du matin le dimanche, il faudra reculer les horloges, cadrans et montres d’une heure. Il sera alors 1h du matin.

MAIS, POURQUOI CHANGE-T-ON D’HEURE ?

L’heure d’hiver consiste à « annuler » le passage à l’heure d’été, qui a eu lieu cette année dans la nuit du 10 au 11 mars 2018, en retranchant soixante minutes à l’heure légale. L’heure d’été (ou heure avancée) permettrait d’effectuer des économies d’énergie en réduisant les besoins d’éclairage.

Des inconvénients sont régulièrement remis de l’avant par les détracteurs du changement d’heure, comme les troubles du sommeil et la plus grande consommation de la climatisation/chauffage qui compenserait négativement ce gain d’énergie.

LES EFFETS

Pour les lève-tôt, le retour à l’heure apportera plus de luminosité le matin. Toutefois, cela signifie aussi que le soleil se couchera plus tôt en soirée, d’autant plus que les journées raccourciront à vitesse grand V.

LA PETITE HISTOIRE DU CHANGEMENT D’HEURE

En 1784, Benjamin Franklin propose l’idée de décaler les heures aux changements de saison afin d’économiser de l’énergie. L’Allemagne a été le premier pays, le 30 avril 1916, à appliquer concrètement le changement d’heure. Les Anglais suivirent rapidement, le 21 mai 1916.

Au Canada, c’est en 1942 qu’un décret instaurant l’heure avancée a été adopté, avant d’être abrogé trois ans plus tard, en 1945. Le changement d’heure sera alors repris de manière autonome par les municipalités, avant de finalement être uniformisé au pays le 12 mars 1963.

Depuis 2006, la Loi sur le temps légal a permis de normaliser l’heure entre le Canada et les États-Unis. Depuis ce temps, on recule l’heure d’une heure (retour à l’heure normale de l’Est) lors du 1er dimanche de novembre et on avance l’heure d’une heure (heure avancée de l’Est ou heure d’été) lors du 2e dimanche de mars.

Cette règle s’applique partout au Canada sauf dans certains secteurs de la Colombie-Britannique, en Saskatchewan (qui n’a jamais changé d’heure) et à l’île Southampton au Nunavut.

Aujourd’hui, plus de 70 pays dans le monde participent à ce décalage horaire bisannuel.

CHANGEZ AUSSI LES PILES DE VOS AVERTISSEURS DE FUMÉE

À chaque changement d’heure, les services de protection contre les incendies demandent à la population de vérifier le bon fonctionnement des avertisseurs de fumée et de remplacer les piles, si nécessaire. N’hésitez pas à suivre cette recommandation qui peut sauver des vies !

Salmigondis

COMBATTRE LES ARMES PAR LES ARMES

Dans la tuerie de la synagogue de Pittsburgh aux États-Unis, l’imbécile à Trump n’a eu que cette remarque; « C’est un exemple où s’il y avait eu un garde armé à l’intérieur, ils auraient peut-être pu être en mesure de l’arrêter immédiatement. » Il ne faut pas avoir un quotient intellectuel trop élevé pour en arriver à une pareille conclusion. Les pro-armes aux États-Unis salivent, rien qu’à entendre pareilles affirmations. Des gardiens armés partout, ça ressemble drôlement à des guerres civiles ou des territoires occupés.

LES AVOCATS JUBILENT

Le cannabis n’est légalisé que depuis petites semaines que déjà les contestations devant les tribunaux sont déjà déposées. Tout ce qui s’est dit sur la légalisation de cette drogue est en train de se réaliser. Comme tour de Babel, c’est difficile de trouver mieux. Et à qui profitent ces protestations ? Les avocats, bien sûr ! Comme quoi le malheur des uns fait le bonheur des autres.

LE FUTUR PONT CHAMPLAIN

La meilleure blague de l’heure qui fait subitement sourire dès qu’on la raconte est celle de l’annonce que le futur pont Champlain ne sera pas prêt pour le 21 décembre prochain, comme promis. Au mieux, ce sera à la fin juin… un cadeau pour la St-Jean-Baptiste ou la fête du Canada? Quoi qu’il en soit, le pire des illettrés, sans aucune expérience en construction, en regardant l’avancement des travaux, n’y croyait absolument pas depuis déjà quelques lunes. Mais les bonzes bien placés et experts en la matière nous affirmaient dur comme fer, qu’il serait prêt à temps. Quand on apprend que l’asphalte ne se pose pas entre le 15 novembre et le 15 mai, on ne vient sûrement pas de le découvrir. Et les amendes ??? Encore une fois ne prenez pas la chance de vous étouffer avec vos rires… il vont nous annoncer n’importe quelle raison pour dire qu’il n’y en aura pas… je vous gage ce que vous voulez…

LES BANQUES NE VEULENT PLUS DE COMPTOIR

Les succursales bancaires éliminent graduellement les comptoirs au profit des transactions en ligne où aux guichets automatiques. En tout cas, c’est l’impression que j’ai eu récemment à la CIBC de mon quartier. Cette institution semble oublier que les personnes âgées sont moins technologiques que les plus jeunes et ils sont souvent plus à l’aise de parler à une caissière qu’à une machine. Pour une transaction où j’étais obligé de me présenter au comptoir, j’ai dû attendre 15 minutes pour une opération qui prenait une trentaine de secondes. Le caissier a dû répondre à sa supérieure et m’a fait poireauter durant cette période. Pendant ce temps, des personnes avec une canne attendaient en ligne, plantées debout. Comme service à la clientèle, j’ai déjà vu mieux !

STATIONNER À RECULONS ? POURQUOI ?

De nombreux accidents se produisent lorsque vous sortez en marche arrière d’un stationnement. Prenez donc la bonne habitude de vous stationner à reculons. Il y a plusieurs avantages. En voici cinq :

•    Sortir en toute sécurité de son entrée;

•    Accroître sa visibilité; réduire les risques de collision;

•    Positionner son véhicule de façon idéale si on nécessite un remorquage ou un survoltage;

•    Faciliter son passage entre deux bancs de neige;

•    Être prêt à sortir rapidement en cas d’urgence.

Convaincu? Alors que l’hiver est à nos portes… passez en mode « reculons » et gardez cette bonne habitude pour toujours.

Questions de couples…

Questions entre homme et femme…

– Mon mari peut-il encore faire l’amour maintenant qu’il a fait un infarctus ?

– Certainement madame, répond le médecin. Mais uniquement avec vous, car il ne faut absolument pas qu’il s’excite.

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Ça fait des heures, maintenant qu’il pleut. Ma femme est complètement déprimée et elle regarde continuellement par la fenêtre… si ça continue comme ça, je crains de devoir la laisser rentrer.

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Hier, j’ai dit à mon mari entreprenant :

-Est-ce que ça te tente de jouer au docteur ?

Il a répondu, tout excité :

– Ben oui !

Je l’ai fait attendre une heure dans le salon, ensuite, je lui ai donné un rendez-vous dans 6 mois.

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Un homme entre dans un bar, brandissant un fusil :

– Je veux savoir qui a baisé ma femme ?

Une voix du fond du bar…

– Tu vas manquer de cartouches !

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Juste avant de dormir, un jeune marié demande à son épouse :

– Ma chérie, as-tu connu d’autres amants avant moi ?

Pas de réponse… très très long silence. Au bout d’un certain temps, le mari chuchote :

– Tu dors ma chérie ?

– Non, je compte…

Ygreck, et ses perles d’octobre

Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… voici ses meilleures perles d’octobre.

Le miroir

C’était une journée normale, qui avait commencé par un petit déjeuner bien ordinaire, suivi d’une journée d’école comme les autres et d’un retour à la maison des plus banals, mais cette soirée-là fut tout ce qu’il y avait de plus anormal…

Je suis Fanny, une jeune fille de 13 ans, qui fréquente l’école Sainte-Thérèse du petit village d’Idalgo. J’ai de nombreux amis que j’adore avec qui j’aime bien faire des petites soirées où l’on écoute des films, on danse, et on se raconte des histoires. Mais cette soirée-là, le dernier vendredi avant les vacances, ce n’était pas comme les autres soirs. Miguel nous a raconté une histoire qui nous a tous bien fait rigoler, mais à laquelle nous aurions dû accorder davantage d’importance… Peut-être la prendre un peu plus au sérieux.

N’avez-vous jamais entendu parler de cette histoire de nom dans le miroir ? Selon cette vieille légende, il existerait une entité nommée « JACKY » dont on n’aurait qu’à prononcer le nom 5 fois devant une glace pour qu’il se manifeste. Une fois invoqué, il vient pour jouer, mais pas comme nous sommes habitués de le faire… oh non!… Il a sa manière bien à lui d’avoir du plaisir. Croyez-moi, vous ne voulez pas en savoir davantage.

C’est plutôt incroyable cette impression d’être invincible lorsqu’on est avec sa « gang », ce sentiment que rien ne peut nous arriver tant qu’on est ensemble. Cette histoire n’était pour nous qu’une autre machination de Miguel pour tenter de nous effrayer. C’est pourquoi Alice s’était levée, et, d’un pas décidé, encouragée par nous tous, s’était dirigée vers le miroir de ma chambre. Elle y a prononcé 5 fois ce mot.

• Jacky… Jacky… Jacky… Jacky… Jacky !

Ceci fait, elle avait éclaté de rire à en avoir mal au ventre. Même Miguel semblait trouver la situation plutôt cocasse. J’en vins à la conclusion que lui-même ne se prenait pas au sérieux. Alice en avait tellement ris qu’elle s’était étouffée avec sa propre salive, comme il lui arrivait souvent lors d’un fou-rire. Mais cette fois elle toussa… et toussa… elle commença à avoir de la difficulté à reprendre son souffle. Son visage passa du rouge au bleu. Miguel avait bien tenté quelques méthodes pour l’aider à respirer, mais sans succès. Alice s’écroula finalement au sol, inconsciente.

Prise de panique, je m’étais dirigée vers le téléphone et j’avais aussitôt appelé les services de secours. En attendant l’ambulance, Miguel mettait en pratique la technique de respiration artificielle qu’il avait apprise à l’école. Aussitôt arrivés, les ambulanciers avaient monté Alice sur une civière, embarquée rapidement dans leur camion jaune et avaient filé à toute allure vers l’hôpital. Je ne pouvais l’accompagner puisque que je devais rester pour surveiller la maison, alors ce fut Miguel qui était monté dans le camion pour lui tenir compagnie. Je me faisais tellement de souci pour Alice… mon amie d’enfance… ma meilleure amie.

Je n’en eu pas de nouvelles pendant 2 jours… Deux longues journées passées à me ronger les ongles d’inquiétude en m’imaginant le pire scénario. Je ne pouvais m’empêcher de penser à cette histoire… à ce Jacky. Et s’il y avait un lien ? Si Jacky s’était réellement manifesté parmi nous et qu’il avait provoqué cet évènement. Non… C’était ridicule ! Je m’interdisais de croire en cette stupide invention. Un banal accident était survenu, un point c’est tout !

Au bout de deux jours, on frappait à la porte de ma maison. Ma mère m’avait annoncée avec un sourire que c’était pour moi. J’ai couru ouvrir la porte pour constater qu’Alice était là, devant moi et en pleine forme ! Je l’étreignis de toutes mes forces en versant quelques larmes. Elle m’avait accompagné jusqu’à ma chambre où elle me raconta tout en détail. On avait passé plusieurs heures à placoter. Tous les jours suivants, elle était revenue me voir et on s’amusait ensemble, discutant de tout et de rien.

Le vendredi suivant, je lisais le journal en mangeant mon repas, et je tombai par hasard sur la rubrique nécrologique. J’y vis le visage de mon amie Alice suivi de ce petit texte : « Alice Deschênes ; nous a subitement quittés, suite à une semaine d’hospitalisation. Cause du décès : inconnue ».

On frappa ensuite à ma porte. 19h00 ! C’était l’heure à laquelle j’avais dit à Alice de me rejoindre pour qu’on aille ensemble au cinéma ! Je n’y comprenais plus rien ! Alice était annoncée comme morte dans le journal… alors que je l’avais fréquentée tous les jours de la semaine. Qu’est-ce que ça voulait dire ? Que devais-je faire ? Ma mère était absente… J’étais donc seule ! Je me suis dirigée vers la porte à pas de souris pour l’ouvrir lentement… et apercevoir Alice qui m’attendait de l’autre côté avec un grand sourire qui traversait son visage d’ange. À présent que j’y portais plus attention, ses yeux étaient différents… Je n’y voyais pas cette étincelle habituellement si radieuse au centre de ses pupilles. Son regard était étrange… Je ne pouvais m’en défaire… Que se passait-il ? Peu à peu, je perdis tous mes sens… J’étais comme hypnotisée ! Je plongeais graduellement dans un profond sommeil. La peur me serrait le ventre.

Ensuite… plus rien ! Tout était noir et tournait autour de moi. Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait… Je n’ai aucun souvenir des moments qui suivirent.

À présent, je suis recroquevillée sur moi-même dans cet endroit sombre. Il n’y a pas de mur et de plafond, ni même de plancher d’ailleurs. Je semble flotter dans cet espace d’une noirceur totale. Par moment je vois des images onduler devant moi, toutes sortes de personnes que je ne connais pas. Elles sont muettes. Je n’entends que le silence, ici où je me trouve, si cet endroit existe vraiment. Suis-je morte ? Je ne saurais le dire… Soudainement le visage d’un jeune homme se dessine devant moi, semblant flotter dans le vide. Des mots franchirent ses lèvres… des mots qui vinrent troubler le silence établi de cet endroit.

• Fanny… Fanny… Fanny…

Mais il s’arrêta là et le silence retomba lourdement en ces lieux. C’est alors que tout s’éclairci dans mon esprit ! J’ai pris sa place… Tel était donc son jeu ! Il a tué mon ami pour prendre sa forme et me tendre un piège ! À présent je n’ai plus le choix, c’est mon destin. Je suis cette entité qui n’aura comme but que de m’amuser avec vous si vous osez m’appeler. Ne pensez pas à moi ! Assurez-vous que vos amis ne le feront pas non plus, sinon vous deviendrez peut-être ma cible et vous pourriez vous retrouver ici, à ma place. Lorsque vous vous tiendrez devant un miroir, ne prononcez jamais mon nom… Sinon je viendrai pour jouer !

Joyeuse Halloween… et soyez généreux avec les petits monstres qui iront frapper à votre porte.

Source: Dany Hudon: www.danyhudon.com/

La leçon de français (16)

LE PRÉSENT DE L’INDICATIF : avoir – être – 1er groupe

Règles

Les verbes avoir et être ont des formes particulières au présent de l’indicatif. Comme ils sont très souvent employés comme auxiliaires, il faut parfaitement mémoriser ces formes.

Je suis en plein vent et j’ai froid. Nous sommes en plein vent et nous avons froid.

Tu es en plein vent et tu as froid. Vous êtes en plein vent et vous avez froid.

Il est en plein vent et il a froid. Ils sont en plein vent et ils ont froid.

Tous les verbes du 1er groupe prennent les mêmes terminaisons qui s’ajoutent au radical (forme particulière de la racine d’un mot).

Je grelotte. Tu protestes. Il neige.

Nous marchons. Vous sautez. Elles travaillent.

Astuce ! Quatre terminaisons sont homophones. Il faut donc bien chercher la personne à laquelle le verbe est conjugué pour placer la bonne terminaison.

Pour les verbes en -cer, -ger, -yer, -eler, -eter ou les verbes comme lever et céder, le radical est parfois modifié.

Quelques verbes du 3e groupe ont les mêmes terminaisons que les verbes du 1er groupe : souffrir (je souffre) ou cueillir (tu cueilles)

Exercices

1- Quel pronom personnel complète la phrase suivante ?

Pour assister au match, … êtes assis dans le virage nord.

A) nous – B) vous – C) elles – D) ils

2- Complétez la phrase avec la forme verbale qui convient.

Tu … un certificat de scolarité au bureau des surveillants.

A) demande – B) demandent – C) demandes

3- Quelle suite de pronoms personnels complète cette phrase ?

Lorsqu’… est en été, … préfère porter une jupe plutôt qu’un pantalon.

A) il / tu – B) elle / tu – C) ils / elles – D) on / elle

4- Dans quelle phrase le verbe est-il conjugué au présent de l’indicatif ?

A) Vous réserverez des places de théâtre.

B) Je fréquentais la salle de sport.

C) La porte du placard coulisse sans bruit.

5- Complétez la phrase avec les formes verbales qui conviennent ?

Les invités n’… pas à se plaindre car ils … bien servis ; le buffet … garni.

A) ont / sont / est – B) sont / ont / es – C) on / son / es– D) avait / était / est

6- Pour les verbes du 1er groupe, quelle est la seule affirmation exacte ?

A) Aux 1ère et 2e personnes du singulier, les terminaisons sont identiques.

B) Aux 1ère et 2e personnes du pluriel, les terminaisons dont toutes en « -s ».

C) À la 3e personne du pluriel, la terminaison est toujours en « -ent ».

7- Complétez la phrase avec les formes verbales qui conviennent ?

Les pommes … de l’arbre et Sylvia les … une à une.

A) tombe / ramasse – B) tombes / ramasses – C) tombent / ramasse– D) tombent / ramassent

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) B – 2) C – 3) D* – 4) C** – 5) A – 6) C – 7) C
* Seul le second pronom personnel « elle », à la 3e personne du singulier, convient.
** « Réserverez » est conjugué au futur simple et « fréquentais », à l’imparfait.

Un milliardaire et un millionnaire sans le sou

Il y a de ces articles de journaux qui ont l’art de venir me chercher. Des virtuoses de la plume qui parodient souvent des idioties qui finissent par nous faire sourire. Et bien plus quand il veut faire « bien paraître « des indépendants de fortune qui ont besoin de notre fric, nous les CONtribuables et payeurs de taxes qui paient beaucoup plus qu’ils ne reçoivent. Et justement, un de ces virtuoses préférés est Richard Martineau. Bien sûr, nos opinions peuvent diverger mais je dirais qu’à 90 % du temps, je suis du même avis.

Toujours est-il que dans son édition du 27 octobre du Journal de Montréal, il rédigeait une agréable parodie sarcastique de Guy Laliberté (Cirque du Soleil) avec une petite parenthèse pour Alexandre Taillefer (un ex-dragon célèbre), un multimilliardaire et un multimillionnaire qui osent quémander, sans gêne, des sous à l’état pour toutes sortes de bouffonneries. Pour nous prendre pour des valises, il n’y a qu’un petit pas. Quoi qu’il en soit, c’est le texte que je veux partager avec vous aujourd’hui, sourire en coin bien évidemment.

S’IL VOUS PLAÎT, DONNEZ À GUY LALIBERTÉ Richard Martineau

Ainsi, Guy Laliberté voudrait que l’État l’aide dans sa nouvelle aventure entrepreneuriale.

Oui, oui, Le Guy Laliberté, celui qui a vendu le Cirque du Soleil pour plus d’un milliard de dollars. Qui a projeté de construire une résidence luxueuse de 20 millions sur une île privée en Polynésie. Qui a dépensé 35 millions pour aller dans l’espace. Et qui a essayé de faire passer son trip lunaire pour un voyage d’affaires.

LA MISÈRE NOIRE

L’appel à l’aide que Guy Laliberté a lancé cette semaine m’a profondément ému. C’est pourquoi je lance aujourd’hui une campagne de sociofinancement destinée à lui venir en aide. #AidezUnMultimilliardaire.

Vous avez de la menue monnaie qui traîne dans vos poches? Un p’tit deux ou un vieux cinq ? Eh bien, envoyez-le à monsieur Laliberté, il en a grand besoin.

Et si jamais vous trouvez une pièce de dix sous en passant l’aspirateur sous votre sofa, soyez généreux et envoyez-la à Alexandre Taillefer, lui aussi a besoin de l’aide de l’État pour réaliser ses rêves et maintenir à flot ses diverses entreprises.

Rien de plus triste que de voir un milliardaire et un millionnaire obligés de passer le chapeau ou de cogner à la porte des gouvernements pour boucler leurs fins de mois. Moi, ça me bouleverse.

Qu’est-ce que vous voulez, j’ai un grand cœur. Je ne peux rester insensible devant le spectacle de la misère.

2009 : L’ODYSSÉE DE L’ESPACE

J’imagine monsieur Laliberté broyer du noir dans l’une de ses nombreuses maisons, et ça me choque. Lui qui est allé réciter un poème sur l’eau dans l’espace ! Neil Armstrong a-t-il récité un poème quand il est allé dans l’espace ? Non !

Il n’a pensé qu’à planter le drapeau des États-Unis au fond d’un cratère et à retourner chez lui. Pourtant, on vient de faire un film sur son « exploit » !

Et pendant ce temps, monsieur Laliberté doit s’abaisser à quêter – oui, à quêter ! – pour concrétiser ses projets. Moi je vous le dis : le monde est injuste !

Quand le gouvernement fédéral a annoncé qu’il allait légaliser le pot pour lutter contre le crime organisé et protéger les jeunes Canadiens, Guy Laliberté est-il resté les bras croisés ? Non !

Il a répondu à l’appel de Justin Trudeau ! Il a mis la main à la pâte ! Et il a tout de suite investi six millions de dollars DE SON ARGENT dans une compagnie de cannabis ontarienne ! Parlez-moi d’un homme impliqué !

SVP, SOYEZ GÉNÉREUX

Si davantage de citoyens canadiens avaient investi leurs économies dans le pot, comme l’a fait monsieur Laliberté, la Société québécoise du cannabis ne serait pas en rupture de stock et les Québécois ne seraient pas obligés de sniffer de la colle ou de boire du parfum pour passer à travers leur week-end.

C’est ça, l’entraide, les amis !

C’est ça, l’action citoyenne !

Et que fait-on pour remercier le fondateur du Cirque du Soleil ? R-I-E-N. On le regarde froidement quémander l’aide de l’État !

Si, comme moi, vous êtes dégoûtés de l’attitude du gouvernement, envoyez votre argent à #AidezUnMultimilliardaire. Je ferai parvenir vos dons à monsieur Laliberté, moyennant un petit pourcentage…

La fameuse question du crucifix

Les Québécois sont divisés sur la solution définitive de laisser, d’enlever ou de déplacer le crucifix à l’Assemblée nationale. Pour moi, les raisons évoquées sont toutes défendables, et je préfère qu’il y reste. Mais l’analyse que j’en fait se résume pas mal à celle de Mathieu Bock-Côté, publié dans sa chronique du Journal de Montréal du 24 octobre dernier, et que je veux partager avec vous aujourd’hui.

CRUCIFIX : ÉVITONS LA DIVISION Mathieu Bock-Côté

Je ne suis pas de ceux qui ont un problème avec la présence du crucifix à l’Assemblée nationale. Non pas que j’en fasse une religion, sans mauvais jeu de mots. Si on le décrochait, je n’en ferais pas un drame. Mais le fait est qu’il y est, et qu’une majorité de Québécois y est attachée.

Et contrairement à ce que soutiennent ses détracteurs, il représente moins une alliance imaginaire entre l’État et l’Église qu’un simple rappel, au cœur de nos institutions, de notre vieux passé canadien-français qu’on a tendance à réduire à une grande noirceur.

HISTOIRE

En fait, j’y vois un symbole de continuité historique. Il nous rappelle que le présent n’épuise jamais complètement notre réalité et que le passé nous habite encore d’une manière ou d’une autre.

Il rappelle par ailleurs notre inscription dans l’histoire de la civilisation occidentale. Ce message est capital pour les communautés issues de l’immigration qui doivent savoir dans quel monde elles évolueront.

Il n’y a pas d’incohérence collective entre le maintien du crucifix là où il est et la promulgation d’une Charte de la laïcité. Car la laïcité n’a pas pour vocation d’abolir tout ce qui la précède et de javelliser notre univers identitaire.

En fait, nous mettrions simplement en place une laïcité cohérente avec notre histoire. Une identité collective s’alimente à plusieurs sources. D’ailleurs, la formule « catho-laïque » est moins injurieuse qu’on ne le croit. Comme j’aime dire, avec la Révolution tranquille, nous avons heureusement relégué le catholicisme à l’arrière-fond de la vie publique, mais nous n’avons jamais décidé de changer l’arrière-fond.

Toutefois, je le reconnais sans gêne, on peut être favorable au maintien ou au retrait du crucifix de l’Assemblée nationale. Les deux positions se défendent. Car l’essentiel est ailleurs. On ne doit pas accepter que cet enjeu serve de diversion politico-médiatique pour diviser contre elle-même l’immense majorité de Québécois favorables à une interdiction des signes religieux ostentatoires pour les personnes en situation d’autorité.

L’essentiel, c’est la mise en place d’un Charte de la laïcité : autour de cela, le consensus est fort. Nous aurons toujours l’occasion de nous chamailler sur le crucifix ensuite.

Petite observation historique : les Québécois ont une capacité exceptionnelle à se perdre dans ce qu’Honoré Mercier appelait des luttes fratricides. Au moment de la Révolution tranquille, l’immense majorité était favorable à la refondation politique du Québec. Les uns voulaient l’indépendance, les autres la société distincte. Tous rejetaient la subordination du peuple québécois dans le Canada. Mais ce sont les trudeauistes qui ont gagné en profitant de nos divisions.

DIVERSION

Cette fois, on assiste à la même chose, à plus petite échelle, autour de la question de la laïcité. Allons-nous vraiment renoncer à cette avancée collective parce que certains tiennent au crucifix et d’autres pas ? Allons-nous permettre aux multiculturalistes de l’emporter parce que le camp nationaliste, favorable à la laïcité, n’est pas capable de surmonter ses divisions ?

Ce qui nous manque, comme peuple, c’est une capacité de résister aux stratégies de diversion qui nous condamnent à l’impuissance.