Une blonde raconte à sa copine :
– J’étais au bar, hier, quand j’ai réalisé qu’il fallait que je pète. La musique étant très forte, j’ai synchronisé mes pets au son de la musique. Après deux chansons, je commençais à me sentir mieux. Tout en finissant mon verre, j’ai remarqué que tout le monde me regardait. Et là je me suis souvenu que j’écoutais mon iPod.
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Un monsieur est à l’hôpital avec la tête enveloppée d’un solide pansement. L’infirmière lui dit :
– Mon pauvre monsieur, votre femme doit vous manquer ?
L’homme répond :
– D’habitude oui, mais cette fois-ci, elle m’a eue !
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Un médecin africain dit à son collaborateur Mamadou :
– Écoute, Mamadou, demain, je vais à la chasse, mais je ne veux pas fermer la clinique, alors tu t’occuperas des patients qui viendront.
– D’accord, docteur, répond Mamadou.
Le docteur va à la chasse et le lendemain, il demande à son assistant :
– Alors, comment s’est passée ta journée Mamadou ?
– Le premier avait une migraine et je lui ai donné de l’aspirine.
– Très bien, Mamadou, et le deuxième ?
– Lui, avait des brûlures d’estomac, je lui ai donné du Maalox, Monsieur.
– Bravo! Bravo, tu es un vrai pro, Mamadou. Et, le troisième ?
– Bien, j’étais assis et d’un coup sec la porte s’est ouverte. Une femme est entrée comme en furie. Elle s’est déshabillée complètement, elle s’est couchée sur la table d’examen et elle m’a crié : « Aidez-moi ! Cela fait 5 ans que je n’ai pas vu un homme ! »
Plutôt inquiet, le médecin demande :
– Et, qu’est-ce que tu as fait, Mamadou ?
– Je lui ai mis des gouttes dans les yeux !
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Une mère regarde son fils de 18 ans et dit à son mari :
– Marcel, cet enfant ne ressemble ni à toi ni à moi !
Le mari :
– Je sais… tu te souviens à la maternité quand il a fait caca tu as dit « change-le… » je l’ai fait !
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Donald Trump et Barack Obama se retrouvent en même temps chez leur coiffeur. Personne ne parle, pas même les barbiers craignant que les conversations ne dérivent vers la politique. Lorsque chaque barbier a terminé son travail, celui de Trump sort sa lotion après-rasage pour lui en appliquer. Aussitôt, Donald Trump l’arrête et lui dit :
– Non non, pas de lotion, ma femme va croire que j’arrive de chez les prostituées.
Au même moment, l’autre barbier demande à Barack Obama :
– Et vous M. Obama, de la lotion ?
Il lui répond :
– Aucun problème, allez-y, mettez-en, car ma femme ne sait pas ce que ça sent chez les prostituées.
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Dernièrement le Service Postal des États-Unis a émis un nouveau timbre à l’effigie de Donald Trump mais le timbre ne collait pas aux enveloppes. Le président enragé a alors demandé une enquête complète par une commission spéciale. Après des semaines de recherche le comité soumet son rapport :
« Le timbre est parfait, y indique-t-on. L’adhésif est de première qualité. C’est juste que les gens crachent du mauvais côté. »
Cannabis, c’est le mot à la mode par les temps qui courent. À voir les files d’attente aux succursales de la Société québécoise du cannabis (SQDC), c’est assez évocateur des « progrès » de notre société, selon plusieurs Québécois. Mais on sait que conduire sous l’influence de l’alcool est interdit et conduire sous l’influence du cannabis l’est aussi et encore plus depuis sa légalisation.
Tristan Péloquin et Philippe Mercure en on fait un dossier complet et très intéressant dans La Presse+ du 20 octobre dernier, et c’est ce que je veux partager avec vous.
VULNÉRABLES FACE À L’IMPRÉVU
Conduire après avoir consommé du cannabis augmente les risques d’accident, la science le confirme. Mais une petite expérience menée par La Presse avec quatre volontaires fumeurs de pot et un simulateur de CAA-Québec a donné des résultats étonnants, qui sont aussi en phase avec ce que dit la science. Autopsie de la délicate question de la conduite sous l’influence du cannabis.
CONDUITE SOUS L’INFLUENCE DU CANNABIS
DES RÉSULTATS SURPRENANTS Philippe Mercure
David jette des coups d’œil réguliers à son rétroviseur. Dans la voie de droite, une voiture persiste à rouler dans son angle mort.
Le simulateur de conduite lui impose de changer de voie. David actionne le clignotant, puis fixe le rétroviseur pour surveiller le comportement de l’embêtante voiture. Dans sa propre voie, devant, le trafic ralentit brusquement. Mais David ne le voit pas. Lorsqu’il ramène finalement le regard vers l’avant, il est trop tard pour freiner. David donne un coup de volant et évite de justesse un accident.
« C’est quoi, ça ! C’est un piège ! », s’exclame-t-il. Il continuera longtemps à prétendre que la situation a été « arrangée ». Sur sa feuille de pointage, Daniel Fortier, coordonnateur de sécurité routière à CAA-Québec, prend des notes. « Esquive obligée car pas assez attentif à l’avant. Sentiment de persécution ! », écrit-il.
Nous sommes chez CAA-Québec, dans un simulateur de conduite. David a devant lui le volant et le tableau de bord d’une Pontiac Sunfire. Trois écrans offrent une vue à 180 degrés d’une autoroute à quatre voies. Sa mission : faire des changements de voie quand on le lui demande.
Le jeune homme n’est pas dans son état normal. Deux heures et demie avant ce brusque coup de volant, il a fumé la moitié d’un joint bien dodu roulé avec du Sierra Fleur, une variété de pot achetée la veille par La Presse à la Société québécoise du cannabis. Il participe à une petite expérience que nous avons mise sur pied afin d’illustrer les dangers de la consommation de pot au volant.
« GELÉ » DANS LE SIMULATEUR
Jeudi, au lendemain de la légalisation du cannabis, nous avons demandé à quatre volontaires âgés de 24 à 31 ans et expérimentés avec le cannabis de tester leurs habiletés de conduite sur un simulateur. Nos participants ont d’abord fait l’exercice à jeun. Puis, ils ont chacun fumé un joint de la grosseur de leur choix, roulé à partir d’une sélection de cannabis de différentes intensités proposée par La Presse. Sous la supervision d’un infirmier, ils ont refait les tests tout de suite après avoir fumé, puis environ deux heures et demie après (voir onglet suivant pour notre méthodologie).
Parce que certains de nos participants travaillent auprès du public et que d’autres craignaient des problèmes à la frontière américaine, ils nous ont demandé de taire leur nom de famille. Le test de changements de voie a été choisi par CAA-Québec parce que les événements présentés aux participants sont générés de façon aléatoire, ce qui diminue l’apprentissage que peuvent faire nos volontaires en répétant l’exercice.
« C’est un scénario qui teste les capacités cognitives. Pour faire un bon changement de voie, il faut aller chercher toutes les informations disponibles et les analyser correctement. »
— Daniel Fortier, coordonnateur de sécurité routière à CAA-Québec
Notre petite expérience n’a aucune prétention scientifique. Elle permet néanmoins d’illustrer quelques constats observés lors de véritables études et qui montrent une chose : la relation entre pot et conduite est tout sauf simple.
David, malgré le fait qu’il ait frôlé un accident sous l’influence du cannabis, a réussi l’ensemble de l’exercice avec brio. Deux heures et demie après avoir fumé son joint, il a fait 14 changements de voie parfaits… contre seulement 6 lorsqu’il était à jeun.
« On a eu un excellent parcours… et le pire changement de voie qu’on a vu aujourd’hui », résume le formateur Daniel Fortier. La remarque illustre à elle seule toute l’ambiguïté de la conduite sous l’influence du cannabis.
Dans l’ensemble, et de façon très surprenante, nos participants ont obtenu de meilleures notes après avoir fumé leur joint qu’avant. Deux heures et demie après avoir fumé, deux d’entre eux ont même réussi à accumuler assez de points pour franchir le fil d’arrivée du parcours, un exploit qui n’avait pas été réalisé à jeun.
« Je ne m’attendais pas à voir des 100 % aujourd’hui », a admis le coordonnateur en sécurité routière Daniel Fortier. Les participants ont cependant dit, après les simulations, s’être habitués à cette routine.
DES PARTICIPANTS BIEN SONNÉS
Nos participants ont joué le jeu à fond et n’ont pas épargné leurs neurones. « Hééé bo-boy ! », s’est exclamée Karine en pénétrant dans les locaux de CAA-Québec, en rentrant du terrain vague où elle avait fumé son joint. Les néons de l’endroit, semble-t-il, ont produit une forte impression sur la jeune femme.
Invitée à noter son buzz sur une échelle de 1 à 10, Karine n’a eu aucune hésitation. « Dix ! », a-t-elle répondu.
Lors du dîner, les croustilles ont provoqué un engouement typique des légendaires « trips de bouffe » des fumeurs de pot. David en a même brandi une en l’examinant longtemps. « C’est vraiment une belle chip », a-t-il observé. Et lorsque le formateur Daniel Fortier a raconté avoir déjà lui-même percuté quatre chevreuils au volant, Karine a éclaté d’un fou rire de plusieurs minutes, les yeux inondés de larmes.
« Je ne prendrais jamais le volant comme ça », a d’ailleurs déclaré la jeune femme en s’installant derrière celui du simulateur, à peine 15 minutes après avoir inhalé son joint bourré de pot Blue Dream. Au terme de l’exercice, elle était surprise d’avoir amélioré sa performance.
« Dès que j’ai commencé à conduire, j’étais complètement dedans. Je n’avais pas le sentiment d’être stressée. Je n’étais pas pressée, je ne sentais pas l’espèce de pression sociale qui fait qu’on a toujours l’impression de courir », dit-elle.
DÉPOURVUS DEVANT L’IMPRÉVU
De façon générale, Daniel Fortier a noté que les participants conduisaient de façon plus « zen » après avoir fumé. Plusieurs études ont montré que les conducteurs sous l’influence du cannabis conduisent en fait plus lentement et prennent moins de risques pour essayer de compenser l’altération de leurs capacités.
« Même s’ils ont de meilleures notes, ils ont des temps de réaction plus lents. On voit qu’ils fixent davantage certaines choses et qu’ils ne gèrent pas l’imprévu de la même façon. »
— Daniel Fortier, coordonnateur de sécurité routière à CAA-Québec
La semaine dernière, des chercheurs de l’Université McGill ont dévoilé une étude menée auprès de 45 participants de 18 à 24 ans. Ils ont observé que la consommation de 100 mg de cannabis n’avait pas altéré de façon significative leur capacité à faire des tâches simples comme freiner, tourner le volant, contourner des obstacles ou traverser des intersections.
Mais les chercheurs ont ensuite complexifié les choses en faisant apparaître des objets dans le champ périphérique des conducteurs et en ajoutant des distractions. Les participants se sont alors avérés moins bons s’ils affrontaient ces tâches pour la première fois sous l’influence du cannabis. Fait surprenant, la baisse de performance a été notée trois heures et cinq heures après avoir consommé le cannabis, mais pas une heure après la consommation. Dans l’heure suivant la consommation, les chercheurs ont même noté que les conducteurs étaient plus vigilants.
« C’est un résultat inattendu qui va devoir être examiné de plus près », indique Isabelle Gélinas, professeure à l’École de physiothérapie et d’ergothérapie de l’Université McGill et coauteure de l’étude. Selon elle, l’expérience montre que le cannabis empêche de bien gérer les situations complexes et imprévues jusqu’à cinq heures après la consommation.
« La conduite n’est jamais une tâche simple, fait remarquer la chercheuse. Quand on conduit, il faut être à l’affût de ce qui se présente et on a souvent des décisions assez complexes à prendre. Oui, il y a de l’automatisme dans la conduite, mais il faut être capable d’en sortir. Et c’est ce que les gens sous l’influence du cannabis ont de la difficulté à faire. »
DE BONNES NOTES, MAIS…
Malgré les bonnes notes de nos participants sous l’influence du cannabis, nous avons aussi observé quelques situations troublantes. En plus de David qui a frôlé la catastrophe, Karine a freiné brusquement pour une raison difficile à comprendre pendant l’exercice, en roulant brièvement à 40 km/h dans une zone de 100 km/h.
Deux heures et demie après avoir fumé son joint, Marc-Antoine a démarré sa voiture le pied enfoncé sur l’accélérateur plutôt que sur la pédale de frein. Il en était pourtant à sa troisième utilisation du simulateur.
Ces petits détails, qui n’ont pas influencé la note finale des participants, sont toutefois révélateurs.
« On peut penser qu’on est en plein contrôle pour conduire après avoir fumé un joint, mais ce n’est pas le cas ! dit Nicolas Tétreault, biochimiste clinique et membre de l’Ordre des chimistes du Québec, cité dans un communiqué de CAA-Québec. C’est un peu comme conduire sans vos réflexes, votre jugement, votre concentration et sans savoir à quelle distance se trouve la voiture devant vous. »
LES EFFETS DU CANNABIS AU VOLANT
Par le passé, d’autres études ont montré que les conducteurs sous l’influence du cannabis…
Réagissent plus lentement à diverses situations ;
Sont moins bons pour conserver leur position dans une voie ;
Peinent à maintenir une vitesse constante ;
Ont une moins bonne attention ;
Sont moins bons pour planifier un trajet ;
Conduisent plus lentement et tendent à prendre moins de risques pour essayer de compenser la diminution perçue de leurs capacités ;
Sont plus vigilants que lorsqu’ils sont à jeun ;
Réagissent moins bien aux situations inattendues et aux longues périodes de conduite monotones.
CONDUITE SOUS L’INFLUENCE DU CANNABIS
COBAYES MIS À L’ÉPREUVE Tristan Péloquin
Notes méthodologiques
Nous avons offert à nos quatre participants de se rouler un joint avec l’une des trois différentes variétés de cannabis que nous avons achetées légalement à la SQDC (intensité modérée, moyenne, élevée). Le poids du joint a été mesuré avant et après l’expérience afin de connaître la quantité consommée. Les simulations se sont déroulées jeudi dernier à l’école de conduite de CAA-Québec, sous la supervision de l’infirmier Paul Lavoie, qui se spécialise dans le traitement de patients avec du cannabis médical. Les participants devaient réussir le maximum d’étapes possibles. Par la suite, les participants sont rentrés chez eux avec un service de transport offert par La Presse.
KARINE 28 ANS
« Je consomme de façon sociale. »
SOUCHE CONSOMMÉE POUR L’EXPÉRIENCE : Blue Dream – intensité moyenne 17 % THC : 0 % CBD
QUANTITÉ CONSOMMÉE : 0,1 gramme
POULS À JEUN : 79
PRESSION À JEUN : 122/82
TEST À JEUN
NOMBRE D’ÉTAPES DE SIMULATION RÉUSSIES (Basé sur un système de pointage cumulatif ; le total peut reculer en cas d’erreur de conduite) : 7,5
SCORE MOYEN (Utilisation du clignotant, respect de la marge de sécurité, zone à risque et stabilité) : 95,5 %
PREMIER TEST « GELÉE » (Environ 30 minutes après la consommation)
POULS : 103
PRESSION : 136/102
PUPILLES : TEMPS DE RÉACTION PLUS LENT À LA LUMIÈRE.
BUZZ RESSENTI : 10 sur 10
« Je suis complètement défoncée ! »
NOMBRE D’ÉTAPES DE SIMULATION RÉUSSIES : 11,75
SCORE MOYEN : 97,75 %
IMPRESSIONS
« J’ai owné le test ! Dès que j’ai commencé à conduire, j’étais complètement dedans. Je n’avais pas le sentiment d’être stressée. Je n’étais pas pressée, je ne sentais pas l’espèce de pression sociale qui fait qu’on a toujours l’impression de courir. »
NOTE DE L’ÉVALUATEUR
« Conduit avec une attitude plus détendue [à une main]. »
« Freinage plus brusque. »
DEUXIÈME TEST « GELÉE » (Environ 2 heures après avoir consommé)
POULS : 89
PRESSION : 123/75
PUPILLES : DILATÉES, MAIS TEMPS DE RÉACTION PLUS NORMAL
BUZZ RESSENTI : 2 sur 10
NOMBRE D’ÉTAPES DE SIMULATION RÉUSSIES : 12,25
SCORE MOYEN : 96,75 %
NOTES DE L’ÉVALUATEUR
« Freinage plus rapide sans nécessité. »
« Roule à 40 km/h sans nécessité. »
« Fait un seul angle mort pour changer de voie. »
ALEXIS 31 ANS
« Je suis un consommateur fonctionnel. Ma consommation est intégrée à mon travail. »
SOUCHE CONSOMMÉE POUR L’EXPÉRIENCE : Blue Dream – intensité moyenne 17 % THC : 0 % CBD
QUANTITÉ CONSOMMÉE : 0,39 gramme
POULS À JEUN : 82
PRESSION À JEUN : 132/78
TEST À JEUN
NOMBRE D’ÉTAPES DE SIMULATION RÉUSSIES : 7,5
SCORE MOYEN : 93,5 %
NOTES DE L’ÉVALUATEUR
« Manque des angles morts parfois [10%]. »
« Dépasse régulièrement les limites de vitesse. »
PREMIER TEST « GELÉ »
POULS : 79
PRESSION : 122/82
PUPILLES : PUPILLES MOINS RÉACTIVES.
BUZZ RESSENTI : 7,5 sur 10
« Je me sens bien. »
NOMBRE D’ÉTAPES DE SIMULATION RÉUSSIES : 10,5
SCORE MOYEN : 96,25 %
IMPRESSIONS
« Dans la vraie vie, j’ai tendance à rouler plus vite. Là, j’ai juste compris comment le jeu fonctionne. »
NOTE DE L’ÉVALUATEUR
« Hésitation marquée lors d’une manœuvre [prise de décision]. »
DEUXIÈME TEST « GELÉ »
POULS : 80
PRESSION : 110/73
PUPILLES : NORMALES
BUZZ RESSENTI : 2 sur 10
NOMBRE D’ÉTAPES DE SIMULATION RÉUSSIES : 13
SCORE MOYEN : 96,25 %
NOTES DE L’ÉVALUATEUR : aucune
« Freinage plus rapide sans nécessité. »
« Roule à 40 km/h sans nécessité. »
« Fait un seul angle mort pour changer de voie. »
DAVID 31 ANS
« Je peux fumer deux ou trois fois par mois, souvent quand d’autres en ont. C’est très rare que j’en achète et je ne fume presque jamais seul. »
SOUCHE CONSOMMÉE POUR L’EXPÉRIENCE : Sierra – intensité modérée 9 % THC : 9 % CBD
QUANTITÉ CONSOMMÉE : 0,3 gramme
POULS À JEUN : 58
PRESSION À JEUN : 134/77
TEST À JEUN
NOMBRE D’ÉTAPES DE SIMULATION RÉUSSIES : 5,75
SCORE MOYEN : 95 %
NOTES DE L’ÉVALUATEUR : aucune
PREMIER TEST « GELÉ »
POULS : 93
PRESSION : 154/80
PUPILLES : NORMALES.
BUZZ RESSENTI : 8 sur 10
NOMBRE D’ÉTAPES DE SIMULATION RÉUSSIES : 11,5
SCORE MOYEN : 95,75 %
IMPRESSIONS
« Je me sens vraiment vedge. Je ne sais pas si c’est parce que ce que j’ai pris a beaucoup de CBD. Je n’aurais pas conduit en temps normal. J’étais quand même pas mal meilleur que la première fois »
NOTE DE L’ÉVALUATEUR
« Dépassement de la limite de vitesse. »
« A dû faire une esquive, car il n’avait pas perçu le danger subit assez tôt [très risqué]. Vérification inexistante. »
DEUXIÈME TEST « GELÉ »
POULS : 79
PRESSION : 146/74
PUPILLES : DILATÉES
BUZZ RESSENTI : 3 OU 4 sur 10
NOMBRE D’ÉTAPES DE SIMULATION RÉUSSIES : 13
SCORE MOYEN : 92,75 %
IMPRESSIONS
« J’ai le goût d’être en pyjama ! Je me sens comme une heure après m’être réveillé. »
« Les deux imprévus sont arrivés quand j’étais gelé. Ils n’en ont pas mis dans la simulation quand j’étais à jeun. L’évaluateur a vraiment un biais négatif. »
NOTES DE L’ÉVALUATEUR :
« Esquive obligée, car pas assez attentif à l’avant. »
« Sentiment de persécution. »
MARC-ANTOINE 24 ANS
« Je suis un fumeur essentiellement social. Je peux fumer parfois dans la semaine en jouant à NHL avec mon coloc. »
SOUCHE CONSOMMÉE POUR L’EXPÉRIENCE : Delahaze – intensité élevée 24 % THC : 0 % CBD
Quantité consommée : 0,44 gramme
Pouls à jeun : 99
Pression à jeun : 127/86
TEST À JEUN
NOMBRE D’ÉTAPES DE SIMULATION RÉUSSIES : 7,25
SCORE MOYEN : 95 %
NOTE DE L’ÉVALUATEUR
« Vérifie son rétroviseur, mais ne fait pas son angle mort chaque fois. »
PREMIER TEST « GELÉ »
POULS : 120
PRESSION : 166/82
PUPILLES : PUPILLES DILATÉES ET RÉACTION PLUS LENTE À LA LUMIÈRE.
BUZZ RESSENTI : 9 sur 10
« Le buzz est assez intense. »
NOMBRE D’ÉTAPES DE SIMULATION RÉUSSIES : 9
SCORE MOYEN : 95,75 %
IMPRESSIONS
« Je me sens high, mais très focus. »
NOTE DE L’ÉVALUATEUR
« Dépasse la vitesse permise. »
DEUXIÈME TEST « GELÉ »
POULS : 116
PRESSION : 134/78
PUPILLES : DILATÉES MAIS RÉACTIVES
BUZZ RESSENTI : 3 sur 10
NOMBRE D’ÉTAPES DE SIMULATION RÉUSSIES : 8
SCORE MOYEN : 94,5 %
NOTES DE L’ÉVALUATEUR
« Avait le pied sur l’accélérateur lors du démarrage. »
« Neuvième changement de voie raté malgré tous ses efforts pour bien faire. »
COMMENTAIRES DE L’INFIRMIER PAUL LAVOIE
« Je ne m’attendais pas à l’augmentation de la pression aussi importante. Normalement, selon la théorie, elle devrait baisser plutôt qu’augmenter, sauf si les consommateurs en sont à leurs premières expériences. »
« Les pupilles de tous les participants restaient dilatées, mais peut-être pas au point de permettre à un policier de soupçonner que la personne est sous l’influence du cannabis. »
CONDUITE SOUS L’INFLUENCE DU CANNABIS
UN DIFFICILE DÉBAT SCIENTIFIQUE Philippe Mercure
À quel point le cannabis est-il dangereux au volant ? Les chercheurs ont multiplié les études de toutes sortes au fil des ans pour tenter de le savoir, mais les résultats sont souvent contradictoires et difficiles à interpréter. Tour d’horizon.
DONNÉES EXPÉRIMENTALES
Les tests sur des simulateurs ou directement sur la route sont sans doute la façon la plus rigoureuse d’évaluer les risques du cannabis au volant. Plusieurs d’entre eux se sont toutefois révélés non concluants parce qu’on testait des aptitudes qui n’étaient pas touchées par le cannabis. Les résultats varient beaucoup d’une étude à l’autre. Les doses consommées et la tolérance de chaque individu font en sorte qu’il faut jongler avec plusieurs variables. Ces tests ont toutefois montré que les conducteurs sous l’influence du cannabis ont des temps de réaction plus longs. Ils sont moins bons pour conserver leur position dans leur voie et pour gérer l’imprévu et la nouveauté. Au contraire des conducteurs sous l’influence de l’alcool, ils tendent à conduire plus lentement, à prendre moins de risques et à augmenter leur vigilance pour essayer de compenser la diminution de leurs capacités.
PROFIL
Les statistiques montrent que les consommateurs de pot ont beaucoup plus d’accidents de voiture que l’ensemble de la population. Une preuve de la dangerosité du cannabis ? Non. Car les fumeurs de pot sont en majorité des hommes, très souvent jeunes et plus portés sur le risque que l’ensemble de la population. Or, il s’agit exactement du profil des gens qui ont le plus d’accidents. En contrôlant ces variables, les résultats des différentes études sont contradictoires.
RISQUES D’ACCIDENTS
Examiner les circonstances des accidents peut donner un indice de la dangerosité réelle du pot sur la route. La plus importante étude du genre provient de la Virginie. Les chercheurs ont comparé 3000 conducteurs impliqués dans des accidents à 6000 autres qui ont conduit aux mêmes endroits mais n’ont pas eu d’accident. L’étude montre que la marijuana n’augmente pas le risque d’accident, alors que la conduite sous l’influence de l’alcool à un taux de 0,05 multiplie ce risque par 6,75. Ces chiffres sont à prendre avec un (gros) grain de sel. La concentration de THC diminue si rapidement dans le sang qu’au moment de tester un conducteur qui vient de causer un accident, il est fort possible qu’on ne détecte rien de révélateur. Le THC peut être détecté chez certains consommateurs plusieurs jours après la consommation. Un grand nombre de conducteurs qui ont un test positif au THC dans ce genre d’études sont en parfait état de conduire, ce qui améliore artificiellement leur bilan global.
CAPACITÉS
Une façon indirecte d’évaluer les risques du cannabis au volant est d’étudier les effets du pot sur les fonctions cognitives requises pour la conduite. Encore ici, les résultats sont difficiles à interpréter et dépendent de la dose consommée et de la tolérance des consommateurs. On peut quand même dire que le cannabis touche généralement la perception du temps, la capacité d’attention, la prise de décision, la capacité de faire plusieurs tâches en même temps et les habiletés psychomotrices.
CONDUITE SOUS L’INFLUENCE DU CANNABIS
LE GRAND DÉFI DE LA DÉTECTION Philippe Mercure
La question du pot au volant donne de sérieux maux de tête aux autorités à cause d’un problème fondamental : contrairement à l’alcool, il n’existe pas de corrélation entre le taux de THC dans le sang et la capacité de conduire. Pour y remédier, les gouvernements et les policiers ont établi tout un protocole… qui pourrait bien être contesté devant les tribunaux. Explications.
LE PROBLÈME
La seule façon de savoir si un conducteur est trop « gelé » pour conduire à partir de tests biologiques serait de procéder à une biopsie dans son cerveau sur le bord de la route, ce qui est évidemment impraticable. Avec les tests de salive ou les tests sanguins, on se heurte à un dilemme. Si on fixe une limite haute, on échappera la majorité des conducteurs sous l’influence de la drogue. Dans un rapport remis au Congrès américain, la National Highway Traffic Safety Administration souligne que pour pincer un conducteur avec une haute concentration de THC dans le sang, il faudrait pratiquement que le consommateur fume son joint, saute dans sa voiture, tombe sur un policier au premier coin de rue et se fasse tester illico.
En fixant une limite trop basse, au contraire, on risque de pénaliser des gens qui conduisent en pleine possession de leurs moyens. Une faible concentration de THC peut subsister des heures et même jusqu’à un mois après la consommation, alors que l’individu est parfaitement apte à conduire.
Notons que ce problème n’existe pas avec l’alcool, puisqu’il existe une corrélation parfaite entre le taux d’alcool dans le sang et le danger sur la route.
TOLÉRANCE ZÉRO AU QUÉBEC
Au Québec, c’est tolérance zéro. Certains policiers sont dotés d’appareils approuvés permettant de détecter le THC dans la salive. La moindre concentration détectée entraîne la suspension du permis de conduire pour une durée de 90 jours. Les policiers devront toutefois avoir une bonne raison de croire qu’un automobiliste est sous l’influence du pot avant de lui imposer le test salivaire – conduite irrégulière, odeur, échec à certains tests de proprioception comme se tenir en équilibre sur une jambe, marcher sur une ligne ou rester debout les yeux fermés sans se balancer.
PEINES DE PRISON AU FÉDÉRAL
La loi fédérale prévoit quant à elle des peines qui peuvent aller d’une amende de 1000 $ à 10 ans de prison selon la concentration de THC mesurée dans le sang et le nombre de récidives de la personne qui se fait prendre. La présence d’alcool dans le sang en plus du THC fait augmenter les peines.
CONTESTATIONS PRÉVUES
Marco Harrison, directeur de la Fondation CAA-Québec, s’attend à ce que les premiers automobilistes accusés de conduire sous l’influence du cannabis contestent leurs sanctions devant les tribunaux. Il croit qu’ils échoueront au provincial puisque la peine – retirer le permis de conduire – touche un privilège et non un droit. Au fédéral, par contre, les causes devront être bien montées pour conduire à des accusations. « Les premières causes mal faites par les policiers vont être contestées. Sachant que scientifiquement, on sait que du THC peut rester dans le sang jusqu’à un mois après la consommation, une accusation basée uniquement sur un taux ne tiendra pas la route. Il va falloir l’ensemble de l’œuvre – d’autres preuves que la personne avait consommé et conduisait avec les facultés affaiblies – pour obtenir des condamnations », croit-il.
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NE PAS CONFONDRE : leur – leur(s)
leur : pronom personnel invariable de la 3e personne du pluriel, toujours placé près du verbe. Les musiciens sont attentifs ; le chef d’orchestre leur donne des conseils. Il signifie « à eux » ou « à elles » et peut être remplacé par « lui » : Le musicien est attentif ; le chef d’orchestre lui donne des conseils.
leur(s) : déterminant possessif, qui s’accorde avec le nom auquel il se rapporte. Les musiciens prennent soin de leur instrument. Les musiciens rangent leurs partitions.
Il peut être remplacé par un autre déterminant : « son », « sa » ou « ses ». Le musicien prend soin de son instrument. Le musicien range ses partitions.
Il est parfois difficile d’accorder « leur » quand il est déterminant possessif parce qu’on ne sait pas si l’on parle de une ou plusieurs choses, de une ou plusieurs personnes : Les cyclistes sortent leur vélo et gonflent leurs pneus.
Attention ! Dans cette phrase, c’est simple car chaque cycliste a un seul vélo, mais chaque vélo a deux pneus.
À l’inverse, l’accord est possible au singulier ou au pluriel dans la phrase suivante : Les élèves sortent leur(s) livre(s) et leur(s) cahier(s).
Exercices
1- Complétez la phrase suivante.
Ces moniteurs de ski sont sérieux; on peut … faire confiance.
A) leurs – B) lui – C) leur – D) les
2- Complétez la phrase avec le mot qui convient.
Les jongleurs rattrapent habilement … anneaux.
A) leur – B) cet – C) lui – D) leurs
3- Quelle est la nature grammaticale du mot en gras ?
Après sa performance, les athlètes reconnaissent Malik comme un des leurs.
A) pronom possessif – B) pronom personnel – C) déterminant possessif – D) déterminant indéfini
4- Complétez la phrase avec les mots qui conviennent.
L’hôtesse demande aux passagers de placer … bagages dans le casier correspondant à … siège.
A) leur / leur – B) leurs / leurs – C) leurs / leur – D) leur / leurs
5- Quelle est la réponse correcte à cette question ?
As-tu donné ton adresse aux surveillants ?
A) Oui, je la lui ai donnée. – B) Oui, je le leur ai donné. – C) Oui, je la leur ai donnée. – D) Oui, je la leurs ai donnée.
6- Complétez la phrase avec les mots qui conviennent.
Les clients ont placé … achats dans … chariot et se dirigent vers la sortie.
A) leur / leurs – B) leurs / leur – C) leurs / leurs – D) leur / leur
7- Quel groupe de mots complète la phrase suivante ?
Les cosmonautes ont enfilé … combinaison et le responsable de la mission … donne des consignes avant d’effectuer … sortie dans l’espace.
A) leur / leur / leur – B) leurs / leurs / leurs – C) leurs / leur / leur – D) leurs / leur / leurs
Réponses à la fin de l’article.
Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.
Réponses : 1) C – 2) D – 3) A* – 4) C – 5) C** – 6) B – 7) A
* La présence de l’article « des » permet de distinguer le pronom possessif du déterminant possessif.
** On ne peut hésiter qu’entre les réponses A et C, mais le pluriel « les surveillants » impose le pronom « leur ».
Récemment, je mettais en doute la volonté de notre nouveau gouvernement a vraiment régler une bonne fois pour toute, le dossier des signes religieux à bannir pour les personnes en autorité. Mardi dernier, Joseph Facal publiait un article, dans le Journal de Montréal, qui donnait raison à François Legault d’agir rapidement et tel qu’il l’avait promis en campagne électorale. Étant en total accord avec son analyse, c’est ce que je vous propose comme lecture, aujourd’hui.
LEGAULT A RAISON D’AGIR RAPIDEMENT Joseph Facal
Le gouvernement Legault semble décidé à interdire le port de signes religieux aux gens en position d’autorité.
Il faut l’en féliciter, l’encourager, l’inciter à tenir bon.
Le gouvernement du PLQ, qui n’a rien fait pendant 10 ans, est le premier responsable de l’inquiétude identitaire du Québec français et du recul de la laïcité.
AUTORITÉ
Certains objecteront qu’il n’y a guère de policiers, de juges ou de gardiens de prison qui portent des signes religieux visibles. L’argument ne tient pas.
Quand un principe est en cause, le nombre ne compte pas. Et le jour où des dizaines de personnes seront concernées, on nous dira que l’affaire est devenue trop explosive pour agir.
Faut-il étendre l’interdiction aux enseignants ? La CAQ pense que oui. Moi aussi. Une clause de droit acquis, dite « grand-père » éviterait les congédiements. Certains disent qu’un médecin est aussi une personne en autorité, mais que la loi à venir ne s’appliquerait pas à eux.
La différence est que l’enseignant exerce son autorité sur des jeunes très influençables, souvent des enfants.
Imaginons un dialogue entre Alice, une fillette très allumée de 11 ans, et Amira, son enseignante voilée.
– Pourquoi tu portes un foulard sur la tête, Amira ?
– Ça s’appelle un hijab, ma chouette.
– Pourquoi tu portes un hijab ?
– J’aime ça. C’est joli.
– Ah, je pensais que c’était religieux.
– C’est d’abord un choix personnel.
– Alors, comment ça se fait que ce soient seulement des filles de ta religion qui le portent ?
– Euh…
– C’est vrai, beaucoup de musulmanes ne le portent pas, mais les seules qui le portent sont toutes musulmanes,
– En fait, ça fait partie de mon identité, et dans mon identité, il y a ma religion.
– Ah, tu vois, c’est quand même un peu religieux.
– Si tu veux…
– Et elle dit quoi ta religion là-dessus ?
– Elle dit que la femme doit se vêtir modestement.
– Je ne comprends pas…
– Cela veut dire qu’elle ne doit pas, par son apparence, susciter le désir des hommes, sauf celui de son mari.
– Et c’est pour ça que certaines se recouvrent tout le visage et tout le corps ?
– Oui, c’est la même idée, mais elles vont plus loin.
– Même quand il fait très chaud ?
– Oui.
– Et l’homme, il s’habille comme il veut, genre, mettre des bermudas quand il fait chaud ?
– Oui.
ÉGALITÉ ?
Comme mon Alice est très futée, elle se questionnera sur cette drôle de conception des hommes qui, parce qu’ils verraient de cheveux, pourraient avoir du mal à se retenir.
Et elle aura beaucoup de mal à réconcilier cela avec ce que sa maman Catherine lui enseigne sur l’égalité entre les hommes et les femmes.
Il faut agir maintenant.
Toute la fin de semaine et un peu partout au Québec, c’était La Grande Marche dans le cadre du défi Pierre Lavoie. Rien de terrifiant mais une marche de 5 km, dans son patelin, pour nous sensibiliser et nous inciter à être plus actif. En fait, c’était le coup de pied au derrière qu’il me fallait.
En ce dimanche matin froid, le manteau d’hiver était de mise. Les vents soutenus nous obligeaient à porter le capuchon. Pour ma part, il y avait bien une vingtaine d’années que je n’avais pas recouvert ma tête de cet accessoire. Tous les participants recevaient un cache-cou bleu, en tissus, qui portait les écritures de l’événement. Étonnamment chaud, cette délicate attention avait son utilité.
Cinq kilomètres, ce n’est pas la fin du monde et l’activité était ouverte à toute la famille; petits, grands, jeunes, vieux, très vieux même, et 500 personnes s’étaient donné rendez-vous au parc Lucie F. Roussel de La Prairie, à moins d’un demi kilomètre de chez-moi. Un joli parc qui offre des pistes multifonctions pour les adeptes de vélo, de marche, de jogging, bref, de toutes sortes d’activités de plein air.
Le départ prévu pour 10h30, nous sommes arrivés vers 10h00, au son d’un groupe de percussionnistes avec leurs tambours qui battaient la mesure énergiquement pour nous aider à se réchauffer et se dandiner un peu. Pommes et bouteilles d’eau en grande quantité étaient disponibles pour les participants. Parrainée par la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, c’était la première fois que l’événement se déroulait à La Prairie et un médecin, bien identifié par son survêtement, participait à la marche. Et pour l’occasion, ma sœur Josée et mon frère Sylvain m’accompagnaient.
Après les présentations protocolaires de Monsieur le maire et de ses conseillers, le départ était lancé. D’un pas énergique, la masse de marcheurs empruntait le sentier balisé pour l’occasion, circulant allègrement et dans la bonne humeur. Comme pour ajouter à la température froide, quelques flocons épars sont venus nous rappeler que l’hiver est à nos portes. Une belle ambiance régnait et Josée, en athlète qu’elle est, s’amusait à prendre un peu d’avance sur ses vieux frères pour revenir vers nous. Disons que sa tactique lui donnait quelques pas supplémentaires sur son podomètre. Ça n’arrive pas souvent qu’on fait de l’activité physique en famille et j’en ai savouré chacun des instants.
Le tracé choisi représentait 3,5 kilomètres et si on y ajoute la distance aller-retour entre le parc et mon appartement, on a marché 4,5 kilomètres. Ce n’est pas le Pérou direz-vous, mais le bien-être qui en découle est indescriptible. De retour à l’appartement, c’est autour d’un bon café chaud qu’on a échangé. Et une belle surprise, je n’ai jamais tant vu mon frère rire à chaudes larmes de nos blagues. Un inoubliable moment que je garde dans mon cœur, avec l’objectif de renouveler l’expérience l’an prochain, en ajoutant ma Loulou comme randonneuse. Pourquoi pas ! On va s’entraîner cet hiver en Floride pour s’y préparer.
Et si vous avec manqué cette activité dans votre coin, n’hésitez pas à vous inscrire l’an prochain. C’est gratos, vivifiant et revigorant.
On pense connaître Donald Trump et pourtant l’avenir nous réserve bien des surprises si on prend connaissance de l’article de Richard Martineau, du 14 octobre, dans le Journal de Montréal. Il traite de sa lecture du livre Fear : Trump in the White-House, écrit et publié récemment par le journaliste d’enquête Bob Woodward sur la présidence de Donald Trump. Et comme excellente nouvelle, les Éditions du Seuil, en France, ont obtenu les droits de traduction de ce livre choc, qui devrait paraître sous peu en français. Pour vous donner un avant-goût de son contenu, voici l’article de Richard Martineau.
PEUR BLEUE À LA MAISON BLANCHE Richard Martineau
Je suis en train de lire Fear, l’ouvrage du journaliste d’enquête Bob Woodward sur la présidence de Trump, et c’est pire que tout ce que j’imaginais.
Je savais que l’homme avait un comportement erratique… Mais à ce point-là ? Jamais.
ZÉRO EN ÉCONOMIE
Un exemple parmi tant d’autres… Vingt-deux jours après son élection, Donald Trump rencontre Gary Cohn, le grand patron de la banque d’investissements Goldman Sachs, pour parler d’économie avec lui.
(Ses rendez-vous ne durent jamais plus de 10 minutes, car après ce temps, il n’est plus capable de se concentrer. L’homme a la capacité de concentration d’un écureuil sur un « trip » de coke.)
Après trois minutes de conversation, Cohn se rend compte que le président des États-Unis ne sait pas comment l’économie fonctionne.
Il croit que le gouvernement peut imprimer de l’argent quand ça lui tente ! Il ignore qu’une loi empêche le gouvernement de creuser le déficit ! Il ne sait pas comment fonctionne la Réserve fédérale !
Cohn est abasourdi… Comment les républicains ont-ils pu choisir un tel ignare pour les diriger ? Leur parti n’est-il pas censé être le parti de l’économie ?
Après 10 minutes, Trump dit à Cohn : « J’aimerais que tu viennes travailler avec moi.
– À quel titre ? demande Cohn.
– Secrétaire de la défense.
– Non, répond Cohn (qui, en passant, n’a aucune expérience en la matière).
– Alors tu vas être Directeur du renseignement national (l’organisme qui supervise toutes les agences de renseignement, dont la puissante CIA).
– Pas intéressé.
– Ministre de l’Énergie ?
– Non.
– Tu sais quoi ? Je vais te nommer Secrétaire du Trésor ! J’ai déjà nommé un gars Secrétaire du Trésor, mais il n’est pas bon », lui lance Trump… alors que le gars en question (qui est blanc comme un drap) est assis à ses côtés !
Cohn refuse de nouveau.
« Pense au poste que tu veux, et contacte-moi, lui dit Trump. Je vais te le donner ! »
Cohn dit qu’il veut être à la tête du Conseil économique de la Maison-Blanche.
« Parfait, lui dit Trump. C’est à Toi ! »
UNE CATASTROPHE AMBULANTE
Une fois Cohn parti, un conseiller de Trump se tourne vers le président.
« Mais on ne peut pas nommer un homme à un poste aussi important juste après une conversation de 10 minutes, lui dit-il. Surtout un gars qui est un démocrate convaincu et qui a appuyé Hilary Clinton ! Il faut en discuter.
– Bof, lui répond le président. C’est fait, je l’ai embauché. Il va être bon ! »
Gary Cohn ne restera que 15 mois à son poste. Découragé par les décisions mal avisées du président (Trump voulait mettre fin à l’accord de libre-échange avec la Corée du Sud, ce qui aurait eu des conséquences catastrophiques pour les agents du contre-espionnage américains basés à Séoul et pour la sécurité des États-Unis), il démissionnera avec fracas.
Des anecdotes du genre, il y en a plein dans le livre.
Non seulement Trump n’écoute personne et ne cesse de changer d’idée, mais il ne sait pas comment fonctionne le gouvernement.
C’est bien beau, choisir quelqu’un qui est « hors du système ». Mais le gars doit savoir ce qu’il fait !
Vu au Quartier Dix30 de Brossard, cette raison sociale anglaise. Il me semble que dans la loi sur l’affichage, on mentionnait que le français devait être prédominant sur l’anglais… Ce n’est pas ce qu’on voit ici.
Erreur de protocole, d’indifférence et d’ignorance, toujours est-il que monsieur Legault est assis près du drapeau canadien, alors que monsieur Trudeau l’est à proximité du drapeau québécois. Cette photo fut prise au Sommet de la Francophonie 2018, en Arménie. JdeM 12 octobre 2018.
Alors, c’est Adam ou Brian ? JdeM 16 octobre 2018.
Très impressionnante l’assermentation des nouveaux ministres du gouvernement Legault, hier après-midi. Avec de nouveaux visages à ces postes prestigieux, exception faite de François Legault et Marguerite Blais qui ont déjà occupés de telles fonctions, on assistera assurément à un changement drastique de l’appareil gouvernemental québécois.
Curieusement et aimablement, j’ai senti beaucoup de similitudes avec le gouvernement de René Lévesque de 1976 et son renouveau historique. S’il fut LE meilleur gouvernement du dernier demi-siècle, j’ai la nette impression qu’on va revivre pareille renaissance.
Le discours de Legault m’a impressionné par sa sincérité à vouloir changer les choses. Avec fierté, il affirmait haut et fort ses priorités et surtout, de rappeler son intention de respecter ses engagements électoraux. Lorsqu’il a parlé de laïcité et de langue française, il a marqué des points bien sentis. Nationaliste, il réalise son rêve de toujours, de devenir premier ministre. Il a promis de gouverner un nouveau Québec qui évoluera dans le bon sens.
Son message à son Conseil des ministres de sortir et d’aller au-devant des Québécois, de les écouter, était sans équivoque et un rafraichissant indice de changement. J’ai un bon sentiment pour cette équipe, paritaire et pleine de gauchers, qui me semble dynamique.
Moment d’émotion, j’ai beaucoup apprécié lorsqu’il a laissé planer l’esprit de René Lévesque, notre héros commun, en citant haut et fort sa célèbre phrase; « Nous sommes quelque chose comme un grand peuple. »
Seul bémol; l’assermentation bilingue de la ministre de la région de Montréal, qui n’avait définitivement pas sa raison d’être, dans une région qui perd de plus en plus sa langue française qui, faut-il le rappeler, demeure LA SEULE langue officielle du Québec.
Je souhaite la meilleure des chances à cette équipe de novices qualifiés et prête à donner le meilleur d’elle-même afin d’amener le Québec à une prospérité inégalée. Avec la majorité que les Québécois leur ont donnée, tout est possible. Et souvenez vous qu’à compter de 1976, le gouvernement Lévesque avait tellement bien performé, que la population lui avait donné un second mandat consécutif.
Assez bizarre comme l’actualité accorde beaucoup d’importance à la maltraitance des aînés et des animaux, alors que le sort des enfants maltraités, abusés sexuellement et négligés n’obtient pas semblable presse. Mario Dumont en traçait un portrait triste et laid mais intéressant de leur situation, dans l’édition du 12 octobre du Journal de Montréal, suite au dernier bilan de la DPJ dévoilé récemment. C’est son opinion que je veux partager avec vous aujourd’hui.
LE MIROIR DE LA DPJ Mario Dumont
Lorsqu’il est question de savoir comment le Québec traite ses aînés, la discussion publique va bon train. Le gouvernement a créé des CHSLD, il en est responsable. Quand des cas de mauvais traitements sont portés à notre attention, tout le monde lance une charge à fond de train contre l’incompétence du gouvernement.
C’est si facile lorsque nous pouvons collectivement nous soustraire à nos responsabilités et tout ramener à cette créature impersonnelle qu’est l’État. Chaque citoyen peut avoir bonne conscience. Le citoyen québécois ne néglige pas les aînés. Il est une victime, victime de vivre dans ce Québec où l’État néglige les aînés.
Ce n’est pas si simple avec le bien-être des enfants. Malgré la présence des garderies et des écoles, nous n’avons pas transféré à l’État le sort de ceux-ci. Les parents demeurent les premiers responsables de veiller au sain développement des enfants.
QUEL PORTRAIT !
Le bilan des DPJ dévoilé cette semaine est terrible. Dans presque toutes les régions, il y a une hausse du nombre de signalements. La DPJ n’intervient pas pour le plaisir. Ces signalements révèlent des cas d’enfants battus, abusés sexuellement, ou négligés de toutes les façons. Un portrait vraiment laid.
Dans l’ensemble du Québec, il s’agit d’une hausse de plus de 8% du nombre de signalements retenus par rapport à l’an dernier. C’est énorme ! Malgré tout, ces données alarmantes sur le sort des enfants auront pris moins de place dans l’actualité que n’auraient occupé le démantèlement de ce qu’on a appelé les « usines à chiots ».
Pourquoi ? Malheureusement, nous nous sommes habitués. Les signalements sont continuellement en hausse. Nous finissons par perdre de vue que derrière les statistiques se cachent des cas déplorables d’enfants maltraités. Des cas individuels. Des enfants qui ont souffert un à un. Des enfants si en danger que le meilleur choix fut de les retirer de leur famille.
L’autre explication, c’est que le mauvais sort réservé à nos enfants nous renvoie une sombre image de nous-mêmes. Pas moyen de se contenter de blâmer l’État. Des centaines de parents parmi nous sont négligents, incompétents et insouciants au point de causer des torts majeurs à leurs enfants. Ce n’est pas glorieux pour une société avancée.
ÉCONOMIE FAVORABLE
D’autant plus que certaines excuses tombent. Il fut un temps où l’on attribuait les problèmes de maltraitance des enfants aux mauvaises conditions économiques. Le chômage entraîne la pauvreté et la pauvreté entraîne une détresse dont les enfants finissent par souffrir.
En 2018, le Québec vit essentiellement le plein emploi.
L’économie va plutôt bien et les revenus sont en croissance. Je ne m’attendrais pas à ce que les signalements à la DPJ tombent à zéro. Mais il me semble que l’excuse économique s’amenuisant, l’incompétence pathétique et la malveillance honteuse paraissent encore plus gênantes.
J’écris ce texte comme un cri du cœur pour les enfants du Québec. Même si je sais qu’il y aurait plus de lecteurs et de partage sur les réseaux sociaux pour une histoire de raton laveur séparé de sa famille.
On a beau trouver idiot Donald Trump aux États-Unis, Selphie Trudeau affiche un profil semblable. En feuilletant mon journal ce matin, je tombe sur une affirmation qui titre « Le pot n’est pas bon pour la santé, rappelle Justin Trudeau ». Si ce n’est pas nous rire en pleine face, je ne sais pas ce que c’est ?
Et il en rajoute; « La raison pour laquelle on fait la légalisation, c’est parce que, actuellement, dans l’ancien système, les enfants ont trop facilement accès au cannabis », et il est LE PREMIER MINISTRE DU CANADA. Finalement, pour occuper ce poste, il ne faut pas avoir un trop fort quotient intellectuel. Et il nous prend systématiquement pour des imbéciles.
Et le plus sérieusement du monde, il affirme; « On n’est pas en train de contrôler le cannabis parce qu’on pense que c’est bon pour la santé. Au contraire, on est en train de contrôler le cannabis parce qu’on sait que ce n’est pas bon pour nos enfants. C’est un produit qui n’est pas recommandable ». Depuis quand, a-t-il une conscience? Il faut être assez hypocrite pour parler de cette façon quand on sait très bien que la légalisation rapporte très gros… aux riches amis libéraux notoires. Avec des actions boursières qui engendrent des profits de plus de 3 000% en trois ans, on comprend toute la magouille.
Trudeau, Trump, c’est la même cochonnerie, à des degrés différents certes, mais les profils sont les mêmes. Quoi penser de ces abuseurs de systèmes si ce n’est qu’il se fassent montrer la porte à coups de pieds au postérieur à la première occasion électorale… si le peuple n’est pas trop « gelé. »
NE PAS CONFONDRE : près – prêt – prêts
près ; préposition ou adverbe de lieu : La voiture se gare près du trottoir. Je porte des lunettes pour voir de près.
– La préposition peut être remplacée par une autre : La voiture se gare à côté du trottoir.
– L’adverbe de lieu peut être remplacé par un autre : Je porte des lunettes pour voir de loin.
prêt(s) : adjectif qui s’accorde avec le nom qu’il accompagne. Le repas est prêt. La viande est prête. Les desserts sont prêts. Les brochettes sont prêtes.
– L’adjectif « prêt » est généralement suivi de la préposition « à » (ou « au » ou « pour ») : Le train est prêt à partir. Le parachutiste est prêt au grand saut. Les joueurs sont prêts pour le coup d’envoi.
– La préposition « près » est souvent suivie d’une autre préposition (« de », « du », « d’ ») : Tu te tiens près de moi.
Attention ! Il existe un autre homophone, le nom « prêt » (action de prêter). Il est généralement précédé d’un déterminant : Le banquier accorde un prêt à la famille Sarda.
Exercices
1- Par quel mot peut-on remplacer le mot en gras ?
L’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry se trouve loin du centre-ville.
A) prêts – B) prêt – C) près – D) prêt
2- Quel mot complète la phrase ?
Le camion roulait si … du bord qu’il écrasa le parterre de fleurs.
A) prêt – B) près – C) prêts – D) prêtes
3- Complétez la phrase suivante.
L’oncle de Thomas vient d’ouvrir une boutique de …-à-porter.
A) prêt – B) près – C) prête
4- Par quel mot peut-on remplacer le mot en gras ?
Lors de la conférence de Pékin, le président russe est disposé à faire des concessions.
A) près – B) prêt – C) prêts – D) prêtes
5- Quelle suite de mots complète la phrase ?
Nicolas est … à photographier les biches lorsqu’elles passeront … de l’étang.
A) prêts / prêt – B) prêt / près – C) près / prêt – D) prêt / prêts
6- Quels mots complètent la phrase ?
Les volleyeurs se tiennent … du filet, … à renvoyer le ballon.
A) prêt / près – B) prêts / prêts – C) près / près – D) près / prêts
7- Complétez la phrase comme il convient.
Si tu places tes mains … de la boule de cristal, le devin … te prédire l’avenir.
A) prêt / peu – B) prêts / peut – C) près / peut – D) prêt / peux
Réponses à la fin de l’article.
Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.
Réponses : 1) C – 2) B – 3) A – 4) B – 5) B – 6) D – 7) C