Agaçant ou irritant… à vous de choisir

Est-ce l’âge ou la retraite ? Quoi qu’il en soit, je suis du genre plutôt patient en général. J’aime observer les gens autour de moi et ce ne sont pas les occasions qui manquent pour s’arrêter, regarder et analyser leurs comportements.

Mais, comme la patience a aussi ses limites, quelques agissements m’horripilent royalement. À l’épicerie, sur la route, à l’extérieur bref, un peu partout, on a l’impression que ces personnes sont seules sur la terre. Pour eux, les règles n’existent pas. Ils sont égocentriques et les autres, ils n’en ont rien à foutre.

Pourtant, vivre en société, c’est se plier à certaines règles de conduite, éviter le stress, se comporter avec courtoisie, pour en faire un monde meilleur. Plusieurs le font à merveille alors que d’autres font monter la tension d’un cran. En voici quelques exemples… et si vous en avez d’autres, allez-y de votre commentaire. Ça fait du bien d’en parler et ça évacue le trop plein de frustrations.

À L’ÉPICERIE

Lorsque le panier contient plus de 20 articles et que la personne décide de passer à la caisse rapide pour 12 articles ou moins.

Alors que le client règle une grosse commande et présentant une quarantaine de bons de réduction.

Les consommateurs qui se débarrassent de leur panier d’épicerie ailleurs qu’aux endroits prévus.

SUR LA ROUTE

Les conducteurs incapables de se garer dans un espace de stationnement, sans empiéter sur les lignes de démarcation.

Les gens qui achètent des voitures sans prendre l’option des clignotants.

Les conducteurs qui s’insèrent effrontément et hypocritement dans une longue file de voitures pour essayer de gagner quelques places.

Les conducteurs qui ne diminuent pas la force de leurs phares lorsqu’ils rencontrent d’autres voitures.

Les conducteurs pour qui les lignes sur la chaussée n’ont aucune signification.

Les conducteurs qui suivent de trop près.

Les cyclistes qui en prennent large sur les routes et qui ignorent la file indienne.

Les cyclistes qui n’obéissent pas à la signalisation.

Les gens qui prennent l’accotement pour un dépotoir à ciel ouvert.

EN SOCIÉTÉ

Les gens qui se fichent de tout ce qui est consigne.

Ceux qui promènent leur chien sans laisse et qui profitent de la noirceur pour ne pas ramasser les crottes.

J’en ai oublié ? Ne vous gênez pas pour vous exprimer.

Toujours la langue française

Pour rester dans le bon ton de la présente campagne électorale, hormis l’immigration, la disparition de la langue française anime toujours le débat. Récemment, Antoine Robitaille, chroniqueur au Journal de Montréal, y allait de son article lui aussi sur cet épineux sujet. Il rejoint ainsi mon opinion déjà exprimée sur ce blogue, et c’est ce que je veux partager avec vous en ce dimanche matin zen.

L’EFFACEMENT DU FRANÇAIS Antoine Robitaille

Au moment d’écrire ces lignes, quelques heures avant le débat des chefs, j’ignore s’il a été question du français. Peut-être un peu dans le segment « identité et question nationale », notamment en lien avec la déclaration de François Legault sur ses craintes que ses petits-enfants ne parlent pas français.

PICTOGRAMMES

Gageons qu’on lui a reproché, qu’on a laissé entendre que c’était « xénophobe ».

Je me sens coupable, car j’éprouve à l’occasion des inquiétudes similaires. Pas à cause de l’immigration, mais surtout de l’indifférence, à l’égard du français, de mon gouvernement et d’une partie de ma société.

Dernier exemple, le ministre des Transports André Fortin a décidé qu’on éviterait désormais le plus possible le français sur les panneaux routiers pour le remplacer par des… pictogrammes.

Il a suffi d’une pétition de 7 000 noms réclamant le bilinguisme sur « tous les panneaux et alertes/messages électroniques relatifs à la santé ou la sécurité ».

Pour ne pas céder au bilinguisme proscrit par la loi, Fortin a opté pour l’effacement du français.

SÉCURITÉ

« C’est une question de sécurité », a insisté le député David Birnbaum. Depuis 1977 (année de l’adoption de la loi 101), l’affichage français a-t-il mis en péril la sécurité des automobilistes ? En tout cas, le bilan routier du Québec n’a cessé de s’améliorer depuis.

Le français semble déranger sur ce continent. Plusieurs Québécois intériorisent ce sentiment. Au lieu de valoriser leur différence, ils s’en excusent, souhaitent la « pictogrammiser ».

Même si le Québec est officieusement une « province bilingue », ils voudraient qu’ils le deviennent officiellement. Pour qu’aucun anglophone, jamais, ne se fasse « imposer » ne serait-ce qu’un peu de français.

Le Nouveau-Brunswick, officiellement « bilingue », lui, n’est pas foutu d’organiser un débat des chefs en français. De notre côté, nous en aurons un en anglais, la semaine prochaine. Parfois, j’ai l’impression que nous aspirons à devenir, selon la formule grinçante de Michel Hébert, « un nouveau Nouveau-Brunswick ».

« Samedi » de rire…

Lors d’une visite médicale, voici ce qui s’est produit…

– Déshabillez-vous, mademoiselle.

Une fois nue, elle s’approche du médecin qui commence aussitôt à la caresser et la tripoter partout. Il lui demande :

– Savez-vous ce que je fais ?

– Mais oui, vous examinez ma peau afin de détecter toute anomalie dermatologique.

– Parfait, parfait murmure-t-il, en commençant à lui masser les seins.

– Et maintenant, savez-vous ce que je fais ?

– Vous examinez mes seins afin de détecter des bosses qui pourraient indiquer une tumeur cancéreuse.

– Magnifique, lui répond le docteur qui l’enfourche aussitôt et en la chevauchant. À bout de souffle, il lui demande encore :

– Et maintenant, savez-vous ce que je fais ?

– Mais oui, vous êtes en train d’attraper l’herpès que je suis venue me faire soigner !

——————————————————————-

Lors d’une demande de divorce, le juge demande à la plaignante :

– Madame, vous êtes bien sûre de ce que vous avancez, vous demandez le divorce pour « COMPATIBILITÉ DE CARACTÈRES »? Vous êtes vraiment sûre que ce n’est pas le contraire ?

La dame lui répond :

– Oui monsieur le juge, c’est bien pour « compatibilité ». J’aime le cinéma, mon mari aussi. J’aime aller à la mer, mon mari aussi. J’aime le théâtre, lui aussi. J’aime les hommes… et bien lui aussi tabarnak !

——————————————————————

La Mère supérieure d’un couvent américain, d’origine irlandaise, a 98 ans. Elle est alitée et en train de mourir. Les religieuses sont toutes réunies autour d’elle pour prier et pour l’entourer d’attentions dans ses derniers moments. On lui apporte un peu de lait chaud, mais la Mère supérieure refuse même d’y goûter.

Une des religieuses rapporte le verre de lait à la cuisine et se souvient subitement qu’à Noël dernier, un pieux donateur de leur couvent, connaissant l’origine de la Mère supérieure, a offert une belle bouteille de whisky irlandais à la communauté.

La religieuse retrouve le flacon, l’ouvre et en verse plus qu’une généreuse rasade dans le lait en train de tiédir puis retourne auprès de la mourante. Elle pose le bord du verre sur ses lèvres et tâche de les lui humecter. La Mère supérieure en boit quelques gouttes, puis une lampée, puis une autre, puis encore une autre, et finit par avaler avidement tout le contenu du verre jusqu’à la dernière goutte.

– Très chère Mère, demandent les religieuses affligées à leur supérieure, voudriez-vous bien nous donner un dernier conseil avant de nous quitter ?

La supérieure se redresse sur son lit comme ressuscitée, son visage est illuminé par une joie qu’on dirait toute céleste, et elle leur répond :

– Ne vendez jamais cette vache !

—————————————————————

Pendant la répétition du mariage, le futur marié prend monsieur le curé à part, et lui dit à l’oreille :

– Écoutez monsieur le curé, voici un billet de 100$. En échange, je voudrais que vous modifiiez un peu le schéma classique de la cérémonie… En particulier, je voudrais que quand vous vous adresserez à moi, vous laissiez tomber la partie où je dois promettre « d’aimer, honorer et respecter mon épouse, renoncer aux autres femmes et lui être fidèle à jamais ».

Le curé prend le billet sans mot dire, et le futur marié s’en va satisfait et confiant. Le jour du mariage, le moment fatidique de la promesse approche. Le curé se tourne vers le marié et lui dit en le regardant droit dans les yeux :

– Promets-tu de te prosterner devant elle, d’obéir à chacun de ses ordres, de lui apporter le petit déjeuner au lit tous les matins, et de jurer devant Dieu et ta femme exceptionnelle que jamais au grand jamais, tu ne regarderas une autre femme ?

Le jeune gars ravale sa salive, rougit, regarde autour de lui avec angoisse et répond d’une voix à peine perceptible :

– Oui je le veux ! Puis le jeune marié se penche vers le curé et lui siffle :

– Je pensais qu’on avait fait un marché !

Alors le curé lui met son billet de 100$ dans la poche et murmure à son oreille :

– Elle m’a fait une meilleure offre.

—————————————————————-

Une enseignante demande à son élève :

– Quel genre de femme aimerais-tu René ?

– Je veux une femme comme la lune.

L’enseignante répond :

– Wow! Quel choix! Tu veux qu’elle soit belle et calme comme la lune ?

– Non, je veux qu’elle vienne la nuit et qu’elle disparaisse le matin.

La réelle menace du français au Québec

Dans son article paru dans le Journal de Montréal du 11 septembre, le sociologue Mathieu Bock-Côté vient corroborer à sa façon, l’inquiétude émise par François Legault sur la disparition du français au Québec dans une trentaine d’années. Une opinion que je partage complètement.

À titre d’exemple, alors que j’étais dans un supermarché de Brossard, et au moment de passer à la caisse, j’ai été servi en français mais, dès la transaction terminée, les employés ont commencé à converser en anglais entre eux. Client suivant. Même constat ! C’est là, la réelle menace envers la langue française; son usage. Même si les personnes sont bilingues, leur langue de conversation privilégiée est l’anglais et c’est de plus en plus évident et fréquent, lorsqu’on prête attention partout autour de nous.

C’est le texte que je partage avec vous aujourd’hui.

FRANÇAIS, IMMIGRATION, IDENTITÉ Mathieu Bock-Côté

En annonçant que ses petits-enfants risquaient de ne plus parler français à cause de l’immigration massive, François Legault y est allé d’une formule trop forte, et ses adversaires en ont profité pour faire son procès en disant qu’il jouait au prophète de malheur.

RÉGRESSION

Mais Legault ne se trompait pas sur l’essentiel : nous sommes témoins d’une régression inquiétante du français, masquée par quelques statistiques illusoires, sans cesse martelées dans les médias. On nous répète ainsi que 95% de ceux qui habitent le Québec peuvent soutenir une conversation en français. Mais cela ne nous dit rien sur la langue commune, qui, elle, régresse, comme on peut en faire quotidiennement l’expérience.

Je m’explique : ils sont nombreux, très nombreux, chez les immigrés ou descendants d’immigrés, à pouvoir parler français, mais à préférer parler anglais entre eux. Et plus ce phénomène s’étend, plus la langue normale de notre métropole devient l’anglais. Le jour où 100% des Montréalais pourront soutenir une conversation en français, mais que 35% seulement le parleront au quotidien, faudra-t-il se réjouir ?

Politiquement parlant, il est bien de voir la question du français revenir au cœur de notre vie politique. Depuis un peu plus d’une dizaine d’années, parler d’identité, c’était parler de laïcité. La question n’était pas vaine, et il faudra y revenir, de préférence en l’accouplant à la question du français, car les deux vont de pair et définissent deux dimensions de l’identité québécoise.

INDÉPENDANCE

Mais cela dit, sur le plan linguistique, il y a urgence en la demeure. Et il ne suffira pas d’investir davantage en francisation. C’est aussi une question de rapport de force politique. Au Québec, sous la pression du régime fédéral, le français n’est qu’une langue sur deux, et la loi 101 a de moins en moins de mordant.

On y revient. La seule manière d’assurer l’avenir du peuple québécois, c’est de réaliser l’indépendance.

Le cerveau

Cette masse nerveuse contenue dans le crâne de l’être humain comprenant le cerveau, le cervelet, le bulbe et les pédoncules cérébraux, n’a pas fini de nous dévoiler ses mystères.

Au cours de deux dernières décennies, il s’est découvert plus de choses sur le cerveau que dans les 2000 années qui ont précédées. En voici quelques-unes…

Le poids moyen d’un cerveau est d’environ 1300 à 1400 grammes.

Il se compose d’environ 75% d’eau.

Il a besoin de beaucoup d’énergie pour mener à bien sa tâche. 20% du sang pompé par le cœur se dirige ainsi vers le cerveau, irrigué par ses propres artères.

Il y a 100 000 milles vaisseaux sanguins dans le cerveau et s’il perd son sang pendant plus de 8 secondes, vous perdrez conscience.

Sa couleur est blanc/gris. Il est composé de 40% de matière grise, formée par les neurones et de 60% de matière blanche, constituée de fibres nerveuses qui prolongent les neurones et conduisent les signaux électriques.

Bien qu’il contrôle l’ensemble du système nerveux, le cerveau ne possède pas lui-même de nerfs. Il est donc insensible à la douleur et c’est pour ça que les chirurgiens peuvent opérer des patients conscients.

L’information dans le cerveau voyage à plus de 320 Km/h.

Il emploie 20% de l’oxygène et du glucose du corps. Il est également composé à 60% de graisse, faisant de lui l’organe le plus gras de notre corps.

Le cerveau se compose d’environ 100 milliards de neurones. Les humains continuent à faire de nouveaux neurones durant toute la vie en réponse à l’activité mentale. Il y a de 1000 à 10 000 synapses (région de contact) pour chaque neurone. Ces derniers peuvent vivre plus de cent ans et nous pouvons créer de nouvelles cellules du cerveau à n’importe quel âge.

Il y a plus de 100 000 réactions chimiques dans notre cerveau, chaque seconde.

L’hémisphère droit du cerveau gère la motricité de la partie gauche de notre corps et inversement. La partie du cerveau qui repère un objet est différente de la partie qui l’identifie.

À la naissance, le cerveau était presque de la même taille qu’un cerveau adulte et contient la plupart des cellules pour la vie entière.

Un cerveau moyen a environ 60 à 70 000 pensées par jour. Tandis qu’éveillé, il produit entre 10 et 23 watts de puissance, ou assez d’énergie pour actionner une ampoule.

Le cerveau est comme un muscle. Lorsqu’on ne le sollicite pas, il s’atrophie. Nous perdons alors en capacité intellectuelle et en spontanéité. Notre attention au monde qui nous entoure diminue. À terme, nous devenons incapables d’innover et de penser de façon critique. Nos idées s’amenuisent.

La plupart des gens peuvent mémoriser jusqu’à 10 000 visages.

On ne peut se chatouiller soi-même, car le cerveau anticipe le toucher.

Source : Le Web via Gilles

La leçon de français (9)

L’ACCORD DES ADJECTIFS

Règles

Les adjectifs et les participes passés employés comme adjectifs – qu’ils soient épithète, attributs ou mis en apposition – s’accordent en genre et en nombre avec le nom auquel ils apportent une précision.

Généralement, on obtient le féminin d’un adjectif en ajoutant un « e » au masculin : un résultat exact, une réponse exacte.

Attention ! Les adjectifs masculins terminés par « e » ne changent pas de forme au féminin : un temps agréable, une soirée agréable.

Généralement, on obtient le pluriel d’un adjectif en ajoutant un « s » au singulier : un conducteur avisé, des conducteurs avisés.

Attention ! Les adjectifs déjà terminés pas « s » ou « x » au singulier ne changent pas de forme au pluriel : un mot précis, des mots précis.

– Les quelques adjectifs terminés par « -eau » au singulier ont un pluriel en « -eaux » : Un beau paysage, de beaux paysages.

– Si un adjectif se rapporte à plusieurs noms de genre différent, il se met au masculin : Le client et la cliente sont satisfaits.

Exercices

1- Quel adjectif complète cette phrase ?

Les pétales de la rose sont déjà … ; elle manque d’eau.

A) fané – B) fanés – C) fanée – D) fanées

2- Quel est le seul adjectif de cette phrase ?

Après un bref arrêt, la partie reprend dès le coup de sifflet de l’arbitre.

A) partie – B) dès – C) coup – D) bref

3- Quel est le seul adjectif dont on est certain qu’il est au féminin ?

A) amicale – B) ridicule – C) facile – D) parallèle

4- Quels adjectifs complètent successivement cette phrase ?

Le … cheval se cabre sur ses pattes … .

A) fougueux / postérieure – B) fougueux / postérieurs – C) fougueux / postérieures – D) fougueux / postérieur

5- Quel est le seul adjectif dont on est certain qu’il est au singulier ?

A) aigus – B) diffus – C) chevelus – D) inconnus

6- Quel est le seul adjectif ont on est certain qu’il est au pluriel ?

A) peureux – B) heureux – C) hébreux – D) envieux

7- Combien y a-t-il d’adjectifs dans cette phrase ?

Les pneus gonflés, la chaîne graissée, le guidon relevé, la selle bien réglée, ses bidons remplis, Jérôme entreprend la longue et difficile ascension du col du Galibier.

A) cinq – B) six – C) sept – D) huit

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) B* – 2) D – 3) A** – 4) C – 5) B*** – 6) C**** – 7) C*****

* Le nom « pétale » est masculin.

** Cet adjectif ne prend pas de « e » au masculin, contrairement aux trois autres.

*** Cet adjectif est le seul qui a un « s » au singulier.

**** Cet adjectif est le seul qui n’a pas de « x » au singulier.

***** Sept : gonflés, graissée, relevé, réglée, remplis, longue, difficile.

Le crépuscule des vieux

Marc Favreau était un comédien très talentueux et un humoriste qui personnifiait le clown-clochard, Sol. Les gens de ma génération se rappellent de lui. Ses textes à la fois naïfs, poétiques et humoristiques ont fait le bonheur du public, aussi bien au Québec que dans la francophonie. Il est décédé le 17 décembre 2005.

Le texte qui suit et que je partage avec vous, est son dernier avant de quitter cette vie. Oubliez les fautes parce que je l’ai reproduit dans son intégralité. C’était sa façon de nous faire porter la réflexion sur la tournure de quelques mots stratégiquement choisis. Et curieusement, après toutes ces années, on reconnaît encore et toujours, le quotidien des aînés, au crépuscule de leur existence.

Des fois, j’ai hâte d’être un vieux. Ils sont bien, les vieux, on est bon pour eux, ils sont bien.

Ils ont personne qui les force à travailler; on veut pas qu’ils se fatiguent. Même que la plusssspart du temps, on les laisse pas finir leur ouvrage. On les stoppe, on les interruptionne, on les retraite fermée.

On leur donne leur appréhension de vieillesse et ils sont en vacances…

Ah ! Ils sont bien les vieux !

Et puis, comme ils ont fini de grandir, ils n’ont pas besoin de manger tant tellement beaucoup.

Ils ont personne qui les force à manger.

Alors de temps en temps, ils se croquevillent un petit biscuit ou bien ils se retartinent du pain avec du beurre d’arrache-pied, ou bien ils regardent pousser leur rhubarbe dans leur soupe…

Ils sont bien…

Jamais ils sont pressés non plus. Ils ont tout leur bon vieux temps. Ils ont personne qui les force à aller vite; ils peuvent mettre des heures à tergiverser la rue…

Et plus ils sont vieux, plus on est bon pour eux. On les laisse même plus marcher… On les roule… Et puis d’ailleurs, ils auraient même pas besoin de sortir du tout; ils ont personne qui les attendresse…

Et l’hiver… Ouille, l’hiver ! C’est là qu’ils sont le mieux, les vieux; Ils n’ont pas besoin de douzaines de quatorze soleils…

Non !

On leur donne un foyer, un beau petit foyer modique qui décrépite, pour qu’ils se chaufferettes les mitaines…

Ouille, oui l’hiver, ils sont bien. Ils sont drôlement bien isolés… Ils ont personne qui les dérange. Personne pour les empêcher de bercer leur ennuitouflé…

Tranquillement, ils effeuillettent et revisionnent leur jeunesse rétroactive; qu’ils oublient à mesure sur leur vieille malcommode…

Ah ! Ils sont bien…!

Sur leur guéridon, par exemple, ils ont une bouteille, petite, bleue. Et quand ils ont des maux, les vieux, des maux qu’ils peuvent pas comprendre, des maux mystères; alors à la petite cuiller, ils les endorlotent et les amadouillent…

Ils ont personne qui les garde malades. Ils ont personne pour les assistés soucieux…

Ils sont drôlement bien…!

Ils ont même pas besoin d’horloge non plus, pour entendre les aiguilles tricoter les secondes…

Ils ont personne qui les empêche d’avoir l’oreillette en dedans, pour écouter leur cœur qui grelinde et qui frilotte, pour écouter leur corps se débattre tout seul…

Ils ont personne qui…

Ils ont personne…

 

Source : VRAIMENT.CA

Si la France s’anglicise, on n’est pas à l’abri du même sort

France anglicisée2Je le dis et je le répète, nous serons assimilés vers 2050. Le mouvement progresse lentement mais sûrement. Loin d’être une priorité de nos politiciens québécois, nous sombrons vers l’anglicisation comme certaines provinces canadiennes ont connu jadis. Je comprends parfaitement que l’anglais soit LA langue des affaires et de la mondialisation, mais il faut protéger la nôtre. Protéger notre patrimoine au Québec pour éviter de sombrer dans l’oubli. La langue française demeure la plus grande richesse à préserver. Hélas, seuls les dinosaures de ma génération et celle de nos pères y croient encore.

Promenez-vous à Montréal et à Brossard ainsi que dans les milieux huppés… les conversations se font en anglais, et on est qu’en 2018. C’est très malheureux. Pire, les jeunes conversent constamment en anglais entre eux, même s’ils sont bilingues. Et pire encore, les nouveaux arrivants, majoritairement, ne parlent pas français. Bref, après qu’on soit devenus bilingue, la vie est belle, l’avenir nous appartient et on se fout du français.

Je ne reviens pas de France mais après lecture de l’article de Gilles Proulx, qui lui en revient, dans les pages d’opinions du Journal de Montréal, force est de constater que ce qui s’y passe dépasse l’entendement. Le français s’anglicise et en France, c’est tout un virage qui prouve qu’ici au Québec, si on n’y voit pas, nous ne sommes pas à l’abri du même sort. Voici son constat !

LA NEW FRANCE DE MACRON Gilles Proulx

Je reviens d’un voyage en France où l’anglomanie galope comme nulle part ailleurs.

Incapable de s’exprimer correctement en anglais, le Français fait souvent rire de lui… mais il ne le sait pas, il se pense cool. L’entourage du président baragouine un franglais qui se veut hip. « Yes, la meuf est dead », a déjà texté une relationniste de Macron à la mort d’une grande dame de la politique, Simone Weil.

On ne voit pas une semblable bêtise en Allemagne ou en Italie. Juste en France. Why ?

COURSE ANGLICISANTE

Les Galeries Lafayette annoncent le back to school. Les restos proposent un menu kids. Mon hôtel offre un press corner pour lire les journaux et un social wall avec des photos des stars y ayant séjourné. Et si vous avez besoin d’un dentiste, la smile team vous aidera. À Vichy, on aménage des easy parkings. Chez McDo, on a des happy meals. Même au kiosque d’Air Transat à Paris, deux représentants unilingues anglais me reçoivent.

Si vous relevez ces âneries aux jeunes Français, ils vous regardent comme si vous étiez d’un autre siècle (et notre Québec n’est-il pas une réplique aux yeux de la New France de Macron ?). Bientôt, cette jeunesse anglicisée bénéficiera d’une grammaire amputée si l’on suit la récente recommandation belge d’abandonner un certain accord du participe passé trop difficile pour les cancres…

INFANTICIDE LINGUISTIQUE

Comme le savent l’« immortel » Dany Laferrière ou la secrétaire générale Michaëlle Jean – mais qui les écoute ? –, les démographes sont pourtant formels : avec l’accroissement de la population africaine, le français sera bientôt l’une des langues les plus parlées du monde… sauf par les Français eux-mêmes ! Leur fierté est si inexistante que je n’ai vu aucune casquette ni aucun chandail célébrant la France championne de la Coupe du monde.

La France commettra-t-elle l’infanticide linguistique ? Vite ! Il faut une « loi 101 » made in France ! Et que le français et l’allemand deviennent les seules langues officielles de l’Europe… now that the Brits are leaving !

Elle a rejoint René Lévesque, Jacques Parizeau et les autres grands de 1976

Personne ne sait ce qui advient une fois passer de vie à trépas mais ce qu’on est certain c’est que Madame Payette a maintenant rejoint ses ex-compagnons d’armes de 1976. Les René Lévesque, Jacques Parizeau et Camille Laurin entre autres, qui permettaient de vivre d’espoir pour un Québec libre de ses choix et de son destin. Que doivent-ils bien se dire…?

Tout a été dit et écrit sur la grande Dame qu’était Lise Payette et après avoir parcouru toutes ces confidences, Josée Legault, chroniqueuse au Journal de Montréal et celle qui, à mon avis, a le mieux décrit sa personnalité à travers sa carrière. C’est le texte que je vous propose aujourd’hui.

LA FEMME DEBOUT Josée Legault

Un être d’exception, Madame Lise Payette aura vécu de nombreuses vies. Par où commencer, sinon par l’essentiel : la liberté. Une femme libre. Libre de sa pensée, de sa parole, de ses actions. Cette liberté, elle la désirait tout autant pour le Québec. Lise Payette, féministe et indépendantiste.

La liberté est cependant une arme à deux tranchants. Lise Payette savait la manier avec finesse. Plus rarement, elle provoquait des controverses coûteuses pour elle-même. Or, que ce soit l’affaire des « Yvettes » ou sa défense décevante de feu Claude Jutras alors qu’il faisait l’objet d’allégations de pédophilie, rien n’effacera l’immensité de son héritage social, politique et culturel.

Cette liberté, elle la chérissait pour elle et pour toutes les Québécoises. Elle les voulait libres et égales aux hommes, de facto et de jure. Dans chacune de ses multiples incarnations, cette quête, elle l’a menée inlassablement.

D’origine modeste, Lise Payette est vite devenue une autodidacte redoutable. Au temps où l’éducation des filles était vu comme du « gaspillage », elle s’instruira grâce à ses propres efforts et son insatiable curiosité intellectuelle. C’est ce qui fera d’elle une éclaireuse déterminée.

ÉCLAIREUSE

Elle braquera la lumière sur le chemin à suivre après l’avoir ouvert à bout de bras. Dans un monde d’hommes, des chemins, elle en a ouvert plusieurs. Tour à tour, elle sera animatrice radio et télé, rédactrice, une magnifique intervieweuse, femme d’affaires, journaliste, présidente de la fête nationale, députée péquiste, ministre, documentariste, auteure, scénariste, productrice et chroniqueuse. Qui dit mieux ?

Le « multitâche » était dans son ADN. À chaque nouveau défi, elle se réinventait tout en restant inébranlable sur ses valeurs fondamentales : liberté, égalité et indépendance. Celles des femmes et de la nation qu’elle aimait.

En cela, on peine à imaginer sa fierté le jour où sa grande amie, Pauline Marois, devint la première femme à diriger le gouvernement du Québec. Pour ou contre le leg politique de Madame Marois, sa victoire en 2012 a marqué l’histoire. L’épais plafond de verre du pouvoir éclatait enfin.

Madame Payette était aussi une humaniste. En 2010, sur l’obsession nocive du déficit zéro, elle écrivait ceci : « La vraie vache sacrée qu’on assassine, c’est la social-démocratie. » Elle avait bien raison. Femme debout, elle était aussi parfois la femme seule. Seule ministre derrière René Lévesque le soir de la défaite référendaire. Dans son livre Des femmes d’honneur, elle raconte sa grande solitude après avoir quitté le politique en 1981 : « Le téléphone restait extraordinairement silencieux, J’avais l’impression d’être morte. »

RÊVER GRAND

Le vide ne dura pas. Viendront les téléromans et tout le reste. Et toujours, ses enfants et petits-enfants. En 1999, à sa petite-fille Flavie, elle écrivait ceci : « Tu es exactement comme je te voulais : volontaire, réfléchie, généreuse et éprise de liberté. » Cette précieuse liberté, encore.

En politique, comme ministre des Consommateurs, puis à la Condition féminine et au Développement social, là aussi, elle trace sa voie. Sous le premier gouvernement de René Lévesque, elle siège au sein d’un cabinet truffé d’esprits brillants et intègres. Cette équipe savait rêver et agir grand.

De la nostalgie ? Non. Ce sont des faits, tout simplement. Étant toute jeune, de celles et ceux qui ont eu la chance de vivre cette époque exaltante, je peux en témoigner. Dans cette lignée spectaculaire d’intelligence et de cœur, Lise Payette en fut un des éléments les plus audacieux. Le Québec lui doit beaucoup. Aux femmes et aux Québécois, Madame Payette laisse le plus beau des messages : croyez en vous et en votre force. La liberté en sera l’ultime récompense.

Trois gouttes de lumière…

EN TOUTE AMITIÉ

Le rire, c’est une poussière de joie qui fait éternuer le cœur.

Celui qui confie ses secrets au vent ne devra pas s’étonner de les voir fleurir un peu partout.

On apprend plus sur quelqu’un en l’écoutant parler qu’en entendant les autres en parler.

Le rire, c’est la chanson de l’âme. Le sourire, c’est son refrain.

Les bonnes paroles ne suffisent pas toujours pour corriger les mauvaises.

Le rire tue les microbes du cœur.

Quelquefois, quand on ne trouve pas les mots, une étreinte suffit…

Si vite que court le mensonge, la vérité, un jour, le rejoint.

Le verbe aimer est un des plus difficiles à conjuguer… Son passé n’est pas simple, son présent n’est qu’indicatif et son futur est toujours conditionnel…

Si l’échec vous apprend quelque chose, vous n’êtes pas perdant.

Si tu ne peux avoir ce à quoi tu rêves, alors rêve de ce que tu as.

La vie est un défi à relever, un bonheur à mériter, une aventure à tenter.

Croire en soi c’est déjà presque réussir.

Là où la volonté est grande, les difficultés diminuent.

Je ne m’inquiète jamais à propos de l’avenir, il arrive bien assez tôt.

Quand on ne peut revenir en arrière, on ne doit se préoccuper que de la meilleure façon d’aller de l’avant.

La bonne éducation consiste à cacher tout le bien que nous pensons de nous-mêmes et le peu de bien que nous pensons des autres.

Parfois il faut oublier ce que tu ressens t te rappeler ce que tu mérites.

Ce n’est pas la volonté qui mène au but, mais le but qui donne la volonté.

Accepter sa mortalité

Une jeune femme de 27 ans écrit une note avant de mourir, un jour seulement avant de mourir du cancer. Des conseils à prendre en compte… Il n’est pas facile de faire face à la mort. Le deuil d’une personne n’est pas simple, alors le deuil de soi-même ? Holly Butcher a reçu un diagnostic de cancer à l’âge de 26 ans, et a décidé d’écrire son acceptation de sa mortalité. Publiée le 3 janvier 2018, Holly décédait le lendemain.

Voici ce qu’elle a écrit :

« C’est étrange de réaliser et accepter sa mortalité à 26 ans. C’est l’une de ces choses que l’on ignore. Les jours passent et l’on s’attend à ce que cela continue, jusqu’à ce que l’inattendu arrive. Je me suis toujours imaginée vieillissante, ridée et grise, entourée d’enfants avec l’amour de ma vie. Je veux tellement ça que ça fait mal.

La vie est fragile, précieuse et imprévisible. Chaque jour est un cadeau, pas un droit acquis.

J’ai 27 ans. Je ne veux pas partir. J’aime ma vie, je suis heureuse. Je le dois à mes proches. Mais je n’en ai pas le contrôle.

Je n’ai pas commencé cette « note avant de mourir » parce que la mort est effrayante, j’aime le fait que nous ignorons qu’elle est inévitable. Seulement, quand je vais en parler, elle est traitée comme un sujet tabou qui n’arrivera jamais à chacun de nous. C’est dur. Je veux que les gens cessent de s’inquiéter pour les petits stress insignifiants de la vie et qu’ils se rappellent que nous connaîtrons tous le même sort, comment pourrions-nous faire en sorte que notre temps compte si nous tenons compte des emmerdes ?

J’ai laissé beaucoup de tracas derrière moi, j’avais beaucoup de temps pour réfléchir à la vie ces derniers mois. Ces moments où vous vous plaignez de choses ridicules, pensez à quelqu’un qui fait face à un réel problème. Soyez reconnaissants pour vos petits problèmes et passez par-dessus. N’emportez pas la négativité et ne la laissez pas affecter les autres.

Une fois que c’est fait, sortez et prenez une grande respiration de cet air, bien profondément dans vos poumons, regardez comment le ciel est bleu et combien les arbres et l’herbe sont verts : c’est magnifique. Réfléchissez à votre chance que vous avez, de seulement respirer.

Vous avez peut-être été coincé dans la circulation ou eu une mauvaise nuit car vos enfants vous ont tenu réveillé, ou votre coiffeuse a trop coupé vos cheveux. Vos nouveaux faux ongles ont peut-être un accro, vos seins trop petits ou vous avez de la cellulite et votre ventre est mou.

Laissez tout ça couler. Vous ne penserez à aucune de ces choses quand ce sera votre tour. C’est si insignifiant quand vous regardez l’ensemble de votre vie. Je vois mon corps se décomposer devant mes yeux et je ne peux rien y faire, et tout ce que je souhaite est juste un autre anniversaire ou Noël avec ma famille, ou un autre jour avec mon conjoint et mon chien. Seulement un de plus.

J’entends les gens se plaindre de leur travail ou combien il est dur de faire de l’exercice. Soyez reconnaissant de pouvoir le faire. Le travail et le sport semblent si insignifiants, jusqu’à ce que votre corps ne vous permette plus ni l’un ni l’autre.

J’ai tenté de vivre une vie saine, c’était ma plus grande passion. Appréciez votre corps fonctionnel et en santé, même s’il n’est pas idéal. Regardez-le et voyez combien il est fantastique. Bougez-le, nourrissez-le de nourriture fraîche. N’en soyez pas obsédé.

Rappelez-vous qu’il y a plus que la santé physique. Travaillez sur votre santé mentale, émotionnelle et spirituelle aussi. De cette façon vous réaliserez combien la stupide image du corps parfait transmise par les médias sociaux est insignifiante. Supprimez tous les contacts qui vous font vous sentir comme une merde, ami ou non. Soyez impoli pour votre propre bien.

Soyez reconnaissant pour chaque jour où vous ne souffrez pas et même les jours où vous avez un sacré rhume, un mal de dos ou une cheville foulée, acceptez que ce n’est pas amusant, mais que ça ne vous met pas à l’article de la mort et ça s’en ira.

Plaignez-vous moins et aidez plus.

Donnez, donnez, donnez. C’est vrai que l’on devient plus heureux à faire des choses pour les autres que pour soi. Je souhaiterais l’avoir fait davantage. Depuis que je suis malade, j’ai rencontré les gens les plus gentils et généreux et ai reçu beaucoup d’amour et de soutien de ma famille, de mes amis et même d’étranges. Plus que je ne pourrai donner en retour. Je n’oublierai jamais cela et leur serai toujours reconnaissante.

C’est étrange d’avoir de l’argent à dépenser à la fin… quand on est mourant. Ce n’est pas un moment où on peut sortir et acheter des choses comme une nouvelle robe. Ça fait réfléchir à combien il est fou de penser que cela vaut la peine de dépenser de l’argent sur des nouveaux vêtements et des choses matérielles.

Achetez quelque chose à vos amis, au lieu de vous acheter des vêtements, des produits de beauté ou des bijoux. Tout le monde s’en fout si vous portez deux fois la même chose et ça fait du bien.

Emmenez vos amis prendre un repas ou cuisinez pour eux. Appelez-les pour un café. Offrez-leur une plante, un massage ou une chandelle et dites-leur que vous les aimez.

Prenez compte de la valeur du temps des gens. Ne les faites pas attendre pour rien. Préparez-vous plus tôt et appréciez que vos amis veuillent partager de leur temps avec vous.

Cette année, on ne s’est pas faits de cadeaux de Noël dans notre famille. C’était bien, car personne n’avait la pression d’acheter des cadeaux ou d’écrire une carte pour tout le monde. Et imaginez ma famille m’acheter un cadeau en sachant qu’ils allaient finir avec. Les cadeaux ne sont pas nécessaires pour un Noël significatif.

Utilisez votre argent pour des expériences. Ou plutôt, ne ratez pas des expériences car vous avez tout dépensé sur du matériel.

Faites des efforts et allez à la plage. Trempez vos pieds dans l’eau et enterrez vos orteils dans le sable. Plongez dans l’eau salée.

Essayez de profiter des moments de la vie, plutôt que de les regarder à travers votre écran de téléphone. La vie, ce n’est pas d’avoir la photo parfaite. Vivez le moment présent !

Levez-vous tôt et écoutez les oiseaux en regardant le lever de soleil. Écoutez de la musique. Câlinez votre chien, très fort. Ça va me manquer. Parlez à vos amis, déposez votre téléphone. Vont-ils bien ?

Si vous voulez voyager, faites-le. Travaillez pour vivre, ne vivez par pour travailler. Faites ce qui vous rend heureux. Mangez le gâteau sans culpabilité. Dites non aux choses que vous ne voulez pas faire.

N’ayez pas la pression de faire ce que les autres pensent nécessaires pour une vie accomplie, faites ce que vous voulez.

Dites à vos proches que vous les aimez quand vous en avez la chance et aimez-les de tout votre cœur. Si quelque chose vous rend misérable, vous pouvez le changer. Ayez le courage de changer. Vous ne savez pas combien de temps vous avez sur cette terre, alors ne le gaspillez pas à être malheureux.

Ce ne sont que des conseils de jeune femme, faites-en ce que vous voulez.

Si vous le pouvez, faites une bonne action pour l’humanité et donnez du sang régulièrement. Chaque don peut sauver trois vies ! C’est simple et ça a un fort impact.

Davantage de dons de sang auraient pu me donner une année de plus, auprès de ma famille, de mes amis et de mon chien. Une de mes plus belles années. »

Trois gouttes de lumière…

POUR ME FAIRE AIMER…

J’ai vraiment tout essayé. J’ai même changé de personnalité. Mais ça n’a rien donné.

J’ai acheté la paix, même si cette paix me troublait. Mais ça n’a rien donné.

J’ai pris tous les blâmes sur moi, même si je n’en étais pas la cause. Mais ça n’a rien donné.

J’ai tout accepté, même de pardonner l’impardonnable. Mais ça n’a rien donné.

J’ai accepté de me faire blesser verbalement sans jamais riposter. J’ai saigné abondamment et j’ai léché mes plaies. Mais ça n’a rien donné.

J’ai consenti à me faire rabaisser plus d’une fois. Mais ça n’a rien donné.

Je n’ai rien dit afin de vous protéger et j’ai tout enduré. Mais ça n’a rien donné.

Je vous ai comblés de cadeaux et vous en avez largement profité. Mais ça n’a rien donné.

Je vous ai donné du temps que je n’avais pas. Mais ça n’a rien donné.

J’ai toujours fait les premiers pas, même si vous savez pertinemment que c’était à vous de les faire. Mais ça n’a rien donné.

J’ai essayé de vous faire comprendre tout en douceur, de différentes façons, mon besoin de vous, mon besoin de votre amour. Mais ça n’a rien donné.

J’ai finalement compris, après plusieurs années de travail acharné, que c’était moi que je devais tout simplement aimer.

Dommage que ça prenne autant d’années pour réussir à comprendre qu’on est les seuls responsables de notre bonheur. Mais il est dommage aussi, que les autres et par le fait même moi aussi, nous ne sommes pas assez tournés vers les autres. Chaque individu a besoin d’amour, de reconnaissance, d’attention et du sentiment d’accomplissement reconnu.

Ce texte a été écrit et publié dans un recueil de psychologie