Est-ce que votre faim a été assouvie au débat des chefs de jeudi soir ? Pas moi ! Je suis resté sur mon appétit avec des politiciens sans vision qui se picossent au lieu de nous présenter un projet de société emballant. Le Parti québécois, en mettant son option d’indépendance en veilleuse, ajoute à cette morosité.
Jean-François Lisée a beau nous dire qu’en 2022 ce sera l’enjeu électorale, la souveraineté manque affreusement en 2018. En voilà un gros projet de société qui stimule. On est tellement assoiffé de pouvoir, qu’on veut d’abord trôner… après on verra. Très mauvaise stratégie !
François Legault, on le connaît. Ex-péquiste et souverainiste, il a défroqué et abandonné la politique pour des raisons personnelles à l’époque, et le voilà à la tête de la CAQ. Son cafouillage sur l’immigration laissera assurément des traces et son chien est mort. Pourquoi ne pas envoyer les poupons à la maternelle dès qu’ils atteignent une année ? La société d’aujourd’hui demande aux bébés de devenir des adultes avant même de parler. Après, on se demande pourquoi les jeunes sont « fuckés », drogués et désabusés. On ne leur donne pas la chance de vivre leur enfance. On en fait des adultes avec la clé dans le cou avant même d’atteindre la puberté.
Philippe Couillard c’est un libéral qui, même si la corruption était moins évidente sous son règne, demeure avec les même valeurs politiques de magouilles à peine voilées. Son petit sourire en coins hypocrite et jaune est loin d’être convaincant. 75$ hebdomadairement pour l’épicerie d’une famille de 4 personnes, il ne faut pas être très familié avec la réalité pour en arriver à cette conclusion. « Les gens n’ont qu’à magasiner les aubaines des circulaires pour réussir pareil exploit ». Ouais…! Pour sauver 5$, ça coûte 10$ en essence. Ce qu’il ne dit pas c’est que son gouvernement nous a surtaxé durant les 3 premières années de son mandat, pour promettre mer et monde à l’approche des élections avec le magot qu’il a mis de côté.
Manon Massé est prête à dépenser 40 milliards de dollars pour nous décrocher la lune. Comment ? Très simple… en siphonnant les riches ! En taxant les compagnies ! En allant chercher le fric où il y en a. Mais où exactement ? On va le savoir après l’élection. Elle va en discuter avec son vice-premier ministre et après, on verra. Un parti à deux chefs, ce n’est pas l’idée du siècle. Quand tes chances de remporter l’élection sont quasi nulles, tu peux bien promettre mer et monde, mais les personnes moindrement politisées n’embarquent pas dans ces promesses loufoques.
Je vous prédis l’élection d’un gouvernement minoritaire libéral ou caquiste, qui sera obligé de dépenser 90 millions de NOS dollars dans 18 mois au maximum, pour refaire une autre élection ou plutôt une autre bouffonnerie électorale. Quant à vous, les électeurs, ayez au moins la décence et le devoir d’aller voter. Sinon, fermez-vous la gueule et subissez !
Pour les indépendantistes, continuez de marteler sans réserve les avantages de la souveraineté pour que cet emballant projet de société soit l’enjeu ultime de votre raison d’être. Sinon, laissez votre place à d’autres. Il est minuit moins cinq.
Un dernier conseil avant d’aller voter… regarder au bas de votre plaque d’immatriculation. Vous y verrez « Je Me Souviens… » de quoi ? De chasser les libéraux !
Enfin une bonne nouvelle en alimentation qui se reflètera sur la santé des Canadiens. Depuis le 17 septembre dernier, et sur une transition de 2 ans, les gras trans seront définitivement interdits au Canada. Ces gras nocifs qu’on retrouve particulièrement sur la margarine solide, les frites, beignets, produits de pâtisserie, certains aliments et collations prêts-à-manger et tout aliment qui contient de « l’huile partiellement hydrogénée ».
Les gras trans, que l’on retrouve entre autres dans de nombreuses pâtisseries, sont créés en injectant de l’hydrogène dans de l’huile végétale pour lui donner un aspect plus solide et facile à tartiner. Ils permettent de conserver les aliments plus longtemps et leur procurent une texture plus appétissante. La mesure a été annoncée il y a un an par la ministre canadienne de la Santé, Ginette Petitpas Taylor, mais elle est rentrée en vigueur le 17 septembre dernier.
ENCORE 2 ANS
La substance est connue pour augmenter le risque de développer des maladies cardiovasculaires, explique la nutritionniste et chroniqueuse au Journal de Montréal, Isabelle Huot. « Déjà. Depuis 10 ans, on remarque une baisse de la consommation. Les gens ont compris que ce n’est pas bon, mais il en reste encore dans les produits », révèle-t-elle.
« Ce ne sera pas juste les produits d’épiceries, mais aussi les produits en restauration. Ce qui est bien, car en restauration on ne peut pas toujours voir ce que nos plats contiennent », ajoute Madame Huot. Plusieurs aliments comme les produits laitiers, le bœuf et l’agneau contiennent naturellement des gras trans qui sont toutefois moins nocifs.
DEMANDÉ DEPUIS LONGTEMPS
Selon Francine Forget-Marin, porte-parole de la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC, les détaillants disposeront de deux ans pour se conformer à l’interdiction et retirer toute trace de gras trans dans leurs aliments. Les consommateurs devront donc attendre encore un certain temps avant de constater une différence dans les produits qu’ils achètent.
Déjà, en 2007, le gouvernement fédéral avait appelé l’industrie alimentaire à réduire volontairement les gras trans, rappelle Madame Forget-Marin.
Source : Vincent Larin, Le Journal de Montréal

Pour la première fois, un débat politique en anglais s’est tenu entre les 4 chefs. Autre signe de l’assimilation parlée. Pourquoi un débat en anglais ici au Québec, alors que le français est la langue officielle ? Est-ce que dans les autres provinces il se produit la même chose ? Lors d’élections en Ontario, ou dans toute autre province où les francophones sont en minorité, est-ce qu’un débat existe en français, sans une forte levée de boucliers ?
J’en doute fortement, à moins qu’on me prouve le contraire. « Ce qui est bon pour pitou, est bon pour minou ». En voilà une bonne raison de devenir souverain; on est définitivement une société distincte au Québec… comme le village d’Astérix enclavé dans une infinité de Romains.
Mathieu Bock-Côte en a fait son article dans les pages du Journal de Montréal d’hier. C’est ce que je vous propose aujourd’hui.
DES CITOYENS DE SECONDE ZONE ??? Mathieu Bock-Côté
Le débat des chefs en anglais de lundi n’aurait jamais dû avoir lieu. Sa simple tenue invalidait le principe qui veut que le français soit notre langue commune.
Nous pensions devenir un pays français. Nous redevenons plutôt une province bilingue.
DÉBAT
Mais je l’ai quand même écouté pour voir comment les chefs s’adressaient à la communauté anglophone. Ils avaient l’air d’un quatuor de colonisés sortant leur anglais du dimanche, ou alors s’excusant de baragouiner la langue des dominants.
Le moment fort de la soirée, cela a été quand Philippe Couillard s’est piteusement repenti d’avoir voté la motion condamnant le bonjour-hi à l’Assemblée nationale, comme s’il s’excusait à ses maîtres et jurait qu’il ne les défierait plus. C’est dans un moment comme celui-là qu’on comprend à qui obéit le PLQ.
Mais là où la coupe a débordé, c’est quand une des deux animatrices, avec des trémolos dans la voix, a présenté les Anglos comme des citoyens de seconde zone au Québec. Quoi ?! Il y a des limites à rire du monde.
Les Anglos, hier encore, dominaient le Québec à la manière d’une minorité coloniale convaincue de la légitimité de ses privilèges. Et s’ils ont dû s’adapter à la loi 101, c’est simplement parce qu’ils devaient tenir compte d’un nouveau rapport de force commandé par le nationalisme de la Révolution tranquille, aucunement parce qu’ils acceptaient d’évoluer dans une société fondamentalement francophone.
Redisons-le : jamais les droits des anglophones n’ont été menacés, et ils conservent de nombreux privilèges. Qu’on pense seulement à leurs institutions surfinancées par l’État québécois. Plus encore, ils demeurent la majorité politique à travers leur appartenance au Canada anglais, qui contrôle le gouvernement fédéral.
D’ailleurs, maintenant que l’indépendance est reportée à une date indéfinie, leurs anciens réflexes se réactivent et ils cherchent à restaurer leurs privilèges. Paradoxalement, ils le font en se présentant comme une minorité persécutée.
Ce débat en anglais n’était pas un grand moment démocratique, mais l’expression d’un rapport de force à l’avantage des anglophones les plus radicaux qui acceptent de moins en moins la primauté du français et veulent remettre le français et l’anglais sur le même pied.
En fait, il faut bien le dire, ce sont les Québécois francophones qui deviennent peu à peu étrangers dans leur propre pays. Nous devons toujours nous justifier d’exister.
On présente comme une pensée indécente le simple fait de vouloir assurer le poids démographique de la majorité francophone. On laisse croire que la maîtrise minimale des flux migratoires relève de l’intolérance. « Racisme systémique », « discrimination », « intolérance » : ces mots servent à faire notre procès.
Vouloir que le Québec reste le Québec, c’est-à-dire un pays de langue française et de culture québécoise, semble moralement irrecevable et politiquement réactionnaire.
INTOLÉRANCE
Nous, Québécois francophones, n’avons pas de pays, nous sommes traités comme une population résiduelle dans le Canada multiculturaliste et lorsque nous protestons contre cela, on nous accuse de suprémacisme ethnique.
Et pourtant, on parvient à nous faire croire que nous sommes un groupe intolérant à dompter. C’est fort de café.
Règles
Le verbe s’accorde toujours avec son sujet. On trouve le sujet d’un verbe en posant la question « Qui est qui ? » (ou « Qu’est-ce qui ? ») devant le verbe.
Astuce ! On peut aussi trouver le sujet d’un verbe en l’encadrant avec « C’est …. qui » ou « Ce sont …. qui ».
Le sujet peut être :
– Un nom : Les passagers attendent leurs bagages.
– Un groupe nominal : Les passagers en provenance de Rome attendent leurs bagages.
Remarque ! Dans ce cas, le verbe s’accorde avec le nom principal.
– un pronom personnel : Ils attendent leurs bagages.
– un pronom possessif : Tes bagages arrivent; les miens tardent un peu.
– un pronom démonstratif : Ce bagage est léger, mais celui-là est plus lourd.
– un pronom numéral : Les bagages ne sont pas tous là; trois sont dans la soute.
– un pronom relatif : Les passagers qui attendent leurs bagages sont impatients.
– une proposition subordonnée : Que tu m’aides me fait plaisir.
– un verbe à l’infinitif : Attendre fait perdre un peu de temps.
Exercices
1- Quel verbe complète la phrase suivante ?
Les spectateurs, médusés, ne … pas comment le magicien fait disparaître le lapin.
A) voit – B) voient – C) vois
2- Quel est le sujet du verbe de cette phrase ?
Dans les usines. Les robots effectuent pour nous des tâches compliquées.
A) usines – B) robots – C) nous – D) tâches
3- Quelle suite de verbes complète successivement la phrase suivante ?
S’inscrire sur les listes électorales … que chacun … à la vie citoyenne.
A) signifient / participent – B) signifie / participe
4- Quel est le sujet du verbe de cette phrase ?
Les habitants de cet immeuble proposent un aménagement des parties communes.
A) parties – B) habitants – C) immeuble – D) aménagement
5- Quelle suite de verbes complète successivement cette phrase ?
Qui … la piste noire à une telle vitesse ? Il … certainement de champions.
A) dévalent / s’agit – B) dévaleras / s’agira – C) dévale / s’agit – D) dévales / s’agissait
6- Quel verbe complète cette phrase ?
Le fait que le peloton rejoigne les échappés … fin à la course poursuite.
A) mettra – B) mettront
7- Quels verbes complètent cette phrase ?
James Bond … d’une situation délicate et … à sauver la belle héroïne.
A) se sortais / parvenais – B) se sortira / parviendrai – C) se sort / parvient – D) se sortais / parvenais
Réponses à la fin de l’article.
Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.
Réponses : 1) B – 2) B – 3) B* – 4) B – 5) C** – 6) A – 7) C***
* Lorsque le sujet du verbe est un verbe à l’infinitif, le verbe s’accorde toujours à le 3e personne du singulier.
** Lorsque le verbe a pour sujet le pronom interrogatif « qui », il s’accorde au singulier, sauf dans des phrases à attribut avec le verbe « être ». Exemple : « Ces skieurs, qui sont-ils ? »
*** Les deux verbes doivent être conjugués à la 3e personne du singulier.
Madame Marois était première ministre d’un gouvernement minoritaire qui a duré le temps des roses; 19 mois et 4 jours exactement. Si elle avait été majoritaire, son avenir aurait été bien différent. On ne le saura jamais mais le PQ est à l’origine des meilleures lois et mesures sociales des 42 dernières années, alors pourquoi ne pas les porter au pouvoir à cette élection?
Franchement, François Lisée est le plus brillant des quatre chefs et dans le dossier de l’immigration, la CAQ a besoin de retourner à ses lectures pour mieux le maîtriser. Quant à Couillard, comme les libéraux, il a fait largement son temps.
C’était le sujet de la chronique de Richard Martineau, hier, dans le Journal de Montréal. Elle rejoint ma réflexion et je m’empresse de la partager avec vous.
LEGAULT CONNAÎT L’IMMIGRATION ? PAS TELLEMENT…
Richard Martineau
Ainsi, François Legault ne veut pas que l’immigration devienne le sujet principal de la campagne.
Remarquez, je le comprends. Parce que plus le chef de la CAQ parle d’immigration, plus on se rend compte qu’il ne maîtrise absolument pas le dossier.
IL A COULÉ SON TEST
Lors d’un point de presse à Cap-Santé, dans le comté de Portneuf, un journaliste a demandé à monsieur Legault s’il savait combien de temps il fallait demeurer au Québec et au Canada pour devenir citoyen canadien. « Quelques mois », a bredouillé le chef de la CAQ après une brève hésitation.
– La réponse est trois ans, minimum, avec la résidence permanente, a répondu le journaliste.
Ouch.
Il me semble que si tu veux faire de l’immigration le fer de lance de ta campagne, la moindre des choses est de connaître ton dossier !
Le journaliste ne posait pas une question piège pour un obscur point de détail que seuls des spécialistes en immigration peuvent connaître, il ne cherchait pas à mettre le chef de la CAQ en boîte, il posait une question fondamentale !
Je suis sûr qu’il était le premier surpris quand monsieur Legault a été incapable de répondre à sa question…
Comme a dit Philippe Couillard : « Si on parle d’un sujet aussi délicat que l’immigration, il faut au minimum comprendre de quoi on parle. »
À TRAVERS SON CHAPEAU
Ce n’est pas la première fois que monsieur Legault parle à travers son chapeau à propos de l’immigration. Prenez sa fameuse proposition concernant les immigrants qui ne passeraient pas leur test de français après trois ans.
Au début, le chef de la CAQ a dit que le Québec les expulserait. Puis, lorsque les gens lui ont fait remarquer que le gouvernement du Québec n’a pas ce pouvoir, il a dit que c’est le Canada qui les expulserait. Pensez-vous deux secondes que Justin Kumbaya Trudeau accepterait d’expulser des immigrants parce qu’ils ne maîtrisent pas suffisamment le français ? Voyons !
Cette proposition ne tient pas debout. Comment a-t-elle pu être acceptée par l’équipe de la CAQ ?
D’ailleurs, monsieur Legault a tenté de remettre le dentifrice dans le tube en disant qu’il n’y avait aucune raison de paniquer puisque de toute façon, le test de français serait tellement facile que tout le monde le passerait. Comme a dit (encore) Philippe Couillard : « Si le test est facile, pourquoi en faire un ? »
LA FACE DU CLIENT
La politique est le seul domaine où des gens qui ne savent pas ce qu’ils font, ont des chances de réussir. Demanderiez-vous à une personne qui ne sait pas comment un moteur fonctionne de réparer votre auto ? Bien sûr que non.
Demanderiez-vous à un médecin qui ne connaît rien à l’anatomie ou à la biologie de vous ausculter ? Non, bien sûr.
Mais lorsque vient le temps de choisir qui dirigera les destinées de la province ou du pays, la compétence n’est soudainement plus un critère. On choisit celui qui nous paraît le plus sympathique.
Regardez les sondages : François Legault trône au sommet alors que Jean-François Lisée, qui est de loin le plus brillant des quatre chefs, traîne de la patte.
Décourageant.
Est-ce l’âge ou la retraite ? Quoi qu’il en soit, je suis du genre plutôt patient en général. J’aime observer les gens autour de moi et ce ne sont pas les occasions qui manquent pour s’arrêter, regarder et analyser leurs comportements.
Mais, comme la patience a aussi ses limites, quelques agissements m’horripilent royalement. À l’épicerie, sur la route, à l’extérieur bref, un peu partout, on a l’impression que ces personnes sont seules sur la terre. Pour eux, les règles n’existent pas. Ils sont égocentriques et les autres, ils n’en ont rien à foutre.
Pourtant, vivre en société, c’est se plier à certaines règles de conduite, éviter le stress, se comporter avec courtoisie, pour en faire un monde meilleur. Plusieurs le font à merveille alors que d’autres font monter la tension d’un cran. En voici quelques exemples… et si vous en avez d’autres, allez-y de votre commentaire. Ça fait du bien d’en parler et ça évacue le trop plein de frustrations.
À L’ÉPICERIE
Lorsque le panier contient plus de 20 articles et que la personne décide de passer à la caisse rapide pour 12 articles ou moins.
Alors que le client règle une grosse commande et présentant une quarantaine de bons de réduction.
Les consommateurs qui se débarrassent de leur panier d’épicerie ailleurs qu’aux endroits prévus.
SUR LA ROUTE
Les conducteurs incapables de se garer dans un espace de stationnement, sans empiéter sur les lignes de démarcation.
Les gens qui achètent des voitures sans prendre l’option des clignotants.
Les conducteurs qui s’insèrent effrontément et hypocritement dans une longue file de voitures pour essayer de gagner quelques places.
Les conducteurs qui ne diminuent pas la force de leurs phares lorsqu’ils rencontrent d’autres voitures.
Les conducteurs pour qui les lignes sur la chaussée n’ont aucune signification.
Les conducteurs qui suivent de trop près.
Les cyclistes qui en prennent large sur les routes et qui ignorent la file indienne.
Les cyclistes qui n’obéissent pas à la signalisation.
Les gens qui prennent l’accotement pour un dépotoir à ciel ouvert.
EN SOCIÉTÉ
Les gens qui se fichent de tout ce qui est consigne.
Ceux qui promènent leur chien sans laisse et qui profitent de la noirceur pour ne pas ramasser les crottes.
J’en ai oublié ? Ne vous gênez pas pour vous exprimer.
Pour rester dans le bon ton de la présente campagne électorale, hormis l’immigration, la disparition de la langue française anime toujours le débat. Récemment, Antoine Robitaille, chroniqueur au Journal de Montréal, y allait de son article lui aussi sur cet épineux sujet. Il rejoint ainsi mon opinion déjà exprimée sur ce blogue, et c’est ce que je veux partager avec vous en ce dimanche matin zen.
L’EFFACEMENT DU FRANÇAIS Antoine Robitaille
Au moment d’écrire ces lignes, quelques heures avant le débat des chefs, j’ignore s’il a été question du français. Peut-être un peu dans le segment « identité et question nationale », notamment en lien avec la déclaration de François Legault sur ses craintes que ses petits-enfants ne parlent pas français.
PICTOGRAMMES
Gageons qu’on lui a reproché, qu’on a laissé entendre que c’était « xénophobe ».
Je me sens coupable, car j’éprouve à l’occasion des inquiétudes similaires. Pas à cause de l’immigration, mais surtout de l’indifférence, à l’égard du français, de mon gouvernement et d’une partie de ma société.
Dernier exemple, le ministre des Transports André Fortin a décidé qu’on éviterait désormais le plus possible le français sur les panneaux routiers pour le remplacer par des… pictogrammes.
Il a suffi d’une pétition de 7 000 noms réclamant le bilinguisme sur « tous les panneaux et alertes/messages électroniques relatifs à la santé ou la sécurité ».
Pour ne pas céder au bilinguisme proscrit par la loi, Fortin a opté pour l’effacement du français.
SÉCURITÉ
« C’est une question de sécurité », a insisté le député David Birnbaum. Depuis 1977 (année de l’adoption de la loi 101), l’affichage français a-t-il mis en péril la sécurité des automobilistes ? En tout cas, le bilan routier du Québec n’a cessé de s’améliorer depuis.
Le français semble déranger sur ce continent. Plusieurs Québécois intériorisent ce sentiment. Au lieu de valoriser leur différence, ils s’en excusent, souhaitent la « pictogrammiser ».
Même si le Québec est officieusement une « province bilingue », ils voudraient qu’ils le deviennent officiellement. Pour qu’aucun anglophone, jamais, ne se fasse « imposer » ne serait-ce qu’un peu de français.
Le Nouveau-Brunswick, officiellement « bilingue », lui, n’est pas foutu d’organiser un débat des chefs en français. De notre côté, nous en aurons un en anglais, la semaine prochaine. Parfois, j’ai l’impression que nous aspirons à devenir, selon la formule grinçante de Michel Hébert, « un nouveau Nouveau-Brunswick ».
Lors d’une visite médicale, voici ce qui s’est produit…
– Déshabillez-vous, mademoiselle.
Une fois nue, elle s’approche du médecin qui commence aussitôt à la caresser et la tripoter partout. Il lui demande :
– Savez-vous ce que je fais ?
– Mais oui, vous examinez ma peau afin de détecter toute anomalie dermatologique.
– Parfait, parfait murmure-t-il, en commençant à lui masser les seins.
– Et maintenant, savez-vous ce que je fais ?
– Vous examinez mes seins afin de détecter des bosses qui pourraient indiquer une tumeur cancéreuse.
– Magnifique, lui répond le docteur qui l’enfourche aussitôt et en la chevauchant. À bout de souffle, il lui demande encore :
– Et maintenant, savez-vous ce que je fais ?
– Mais oui, vous êtes en train d’attraper l’herpès que je suis venue me faire soigner !
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Lors d’une demande de divorce, le juge demande à la plaignante :
– Madame, vous êtes bien sûre de ce que vous avancez, vous demandez le divorce pour « COMPATIBILITÉ DE CARACTÈRES »? Vous êtes vraiment sûre que ce n’est pas le contraire ?
La dame lui répond :
– Oui monsieur le juge, c’est bien pour « compatibilité ». J’aime le cinéma, mon mari aussi. J’aime aller à la mer, mon mari aussi. J’aime le théâtre, lui aussi. J’aime les hommes… et bien lui aussi tabarnak !
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La Mère supérieure d’un couvent américain, d’origine irlandaise, a 98 ans. Elle est alitée et en train de mourir. Les religieuses sont toutes réunies autour d’elle pour prier et pour l’entourer d’attentions dans ses derniers moments. On lui apporte un peu de lait chaud, mais la Mère supérieure refuse même d’y goûter.
Une des religieuses rapporte le verre de lait à la cuisine et se souvient subitement qu’à Noël dernier, un pieux donateur de leur couvent, connaissant l’origine de la Mère supérieure, a offert une belle bouteille de whisky irlandais à la communauté.
La religieuse retrouve le flacon, l’ouvre et en verse plus qu’une généreuse rasade dans le lait en train de tiédir puis retourne auprès de la mourante. Elle pose le bord du verre sur ses lèvres et tâche de les lui humecter. La Mère supérieure en boit quelques gouttes, puis une lampée, puis une autre, puis encore une autre, et finit par avaler avidement tout le contenu du verre jusqu’à la dernière goutte.
– Très chère Mère, demandent les religieuses affligées à leur supérieure, voudriez-vous bien nous donner un dernier conseil avant de nous quitter ?
La supérieure se redresse sur son lit comme ressuscitée, son visage est illuminé par une joie qu’on dirait toute céleste, et elle leur répond :
– Ne vendez jamais cette vache !
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Pendant la répétition du mariage, le futur marié prend monsieur le curé à part, et lui dit à l’oreille :
– Écoutez monsieur le curé, voici un billet de 100$. En échange, je voudrais que vous modifiiez un peu le schéma classique de la cérémonie… En particulier, je voudrais que quand vous vous adresserez à moi, vous laissiez tomber la partie où je dois promettre « d’aimer, honorer et respecter mon épouse, renoncer aux autres femmes et lui être fidèle à jamais ».
Le curé prend le billet sans mot dire, et le futur marié s’en va satisfait et confiant. Le jour du mariage, le moment fatidique de la promesse approche. Le curé se tourne vers le marié et lui dit en le regardant droit dans les yeux :
– Promets-tu de te prosterner devant elle, d’obéir à chacun de ses ordres, de lui apporter le petit déjeuner au lit tous les matins, et de jurer devant Dieu et ta femme exceptionnelle que jamais au grand jamais, tu ne regarderas une autre femme ?
Le jeune gars ravale sa salive, rougit, regarde autour de lui avec angoisse et répond d’une voix à peine perceptible :
– Oui je le veux ! Puis le jeune marié se penche vers le curé et lui siffle :
– Je pensais qu’on avait fait un marché !
Alors le curé lui met son billet de 100$ dans la poche et murmure à son oreille :
– Elle m’a fait une meilleure offre.
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Une enseignante demande à son élève :
– Quel genre de femme aimerais-tu René ?
– Je veux une femme comme la lune.
L’enseignante répond :
– Wow! Quel choix! Tu veux qu’elle soit belle et calme comme la lune ?
– Non, je veux qu’elle vienne la nuit et qu’elle disparaisse le matin.
Dans son article paru dans le Journal de Montréal du 11 septembre, le sociologue Mathieu Bock-Côté vient corroborer à sa façon, l’inquiétude émise par François Legault sur la disparition du français au Québec dans une trentaine d’années. Une opinion que je partage complètement.
À titre d’exemple, alors que j’étais dans un supermarché de Brossard, et au moment de passer à la caisse, j’ai été servi en français mais, dès la transaction terminée, les employés ont commencé à converser en anglais entre eux. Client suivant. Même constat ! C’est là, la réelle menace envers la langue française; son usage. Même si les personnes sont bilingues, leur langue de conversation privilégiée est l’anglais et c’est de plus en plus évident et fréquent, lorsqu’on prête attention partout autour de nous.
C’est le texte que je partage avec vous aujourd’hui.
FRANÇAIS, IMMIGRATION, IDENTITÉ Mathieu Bock-Côté
En annonçant que ses petits-enfants risquaient de ne plus parler français à cause de l’immigration massive, François Legault y est allé d’une formule trop forte, et ses adversaires en ont profité pour faire son procès en disant qu’il jouait au prophète de malheur.
RÉGRESSION
Mais Legault ne se trompait pas sur l’essentiel : nous sommes témoins d’une régression inquiétante du français, masquée par quelques statistiques illusoires, sans cesse martelées dans les médias. On nous répète ainsi que 95% de ceux qui habitent le Québec peuvent soutenir une conversation en français. Mais cela ne nous dit rien sur la langue commune, qui, elle, régresse, comme on peut en faire quotidiennement l’expérience.
Je m’explique : ils sont nombreux, très nombreux, chez les immigrés ou descendants d’immigrés, à pouvoir parler français, mais à préférer parler anglais entre eux. Et plus ce phénomène s’étend, plus la langue normale de notre métropole devient l’anglais. Le jour où 100% des Montréalais pourront soutenir une conversation en français, mais que 35% seulement le parleront au quotidien, faudra-t-il se réjouir ?
Politiquement parlant, il est bien de voir la question du français revenir au cœur de notre vie politique. Depuis un peu plus d’une dizaine d’années, parler d’identité, c’était parler de laïcité. La question n’était pas vaine, et il faudra y revenir, de préférence en l’accouplant à la question du français, car les deux vont de pair et définissent deux dimensions de l’identité québécoise.
INDÉPENDANCE
Mais cela dit, sur le plan linguistique, il y a urgence en la demeure. Et il ne suffira pas d’investir davantage en francisation. C’est aussi une question de rapport de force politique. Au Québec, sous la pression du régime fédéral, le français n’est qu’une langue sur deux, et la loi 101 a de moins en moins de mordant.
On y revient. La seule manière d’assurer l’avenir du peuple québécois, c’est de réaliser l’indépendance.
Cette masse nerveuse contenue dans le crâne de l’être humain comprenant le cerveau, le cervelet, le bulbe et les pédoncules cérébraux, n’a pas fini de nous dévoiler ses mystères.
Au cours de deux dernières décennies, il s’est découvert plus de choses sur le cerveau que dans les 2000 années qui ont précédées. En voici quelques-unes…
Le poids moyen d’un cerveau est d’environ 1300 à 1400 grammes.
Il se compose d’environ 75% d’eau.
Il a besoin de beaucoup d’énergie pour mener à bien sa tâche. 20% du sang pompé par le cœur se dirige ainsi vers le cerveau, irrigué par ses propres artères.
Il y a 100 000 milles vaisseaux sanguins dans le cerveau et s’il perd son sang pendant plus de 8 secondes, vous perdrez conscience.
Sa couleur est blanc/gris. Il est composé de 40% de matière grise, formée par les neurones et de 60% de matière blanche, constituée de fibres nerveuses qui prolongent les neurones et conduisent les signaux électriques.
Bien qu’il contrôle l’ensemble du système nerveux, le cerveau ne possède pas lui-même de nerfs. Il est donc insensible à la douleur et c’est pour ça que les chirurgiens peuvent opérer des patients conscients.
L’information dans le cerveau voyage à plus de 320 Km/h.
Il emploie 20% de l’oxygène et du glucose du corps. Il est également composé à 60% de graisse, faisant de lui l’organe le plus gras de notre corps.
Le cerveau se compose d’environ 100 milliards de neurones. Les humains continuent à faire de nouveaux neurones durant toute la vie en réponse à l’activité mentale. Il y a de 1000 à 10 000 synapses (région de contact) pour chaque neurone. Ces derniers peuvent vivre plus de cent ans et nous pouvons créer de nouvelles cellules du cerveau à n’importe quel âge.
Il y a plus de 100 000 réactions chimiques dans notre cerveau, chaque seconde.
L’hémisphère droit du cerveau gère la motricité de la partie gauche de notre corps et inversement. La partie du cerveau qui repère un objet est différente de la partie qui l’identifie.
À la naissance, le cerveau était presque de la même taille qu’un cerveau adulte et contient la plupart des cellules pour la vie entière.
Un cerveau moyen a environ 60 à 70 000 pensées par jour. Tandis qu’éveillé, il produit entre 10 et 23 watts de puissance, ou assez d’énergie pour actionner une ampoule.
Le cerveau est comme un muscle. Lorsqu’on ne le sollicite pas, il s’atrophie. Nous perdons alors en capacité intellectuelle et en spontanéité. Notre attention au monde qui nous entoure diminue. À terme, nous devenons incapables d’innover et de penser de façon critique. Nos idées s’amenuisent.
La plupart des gens peuvent mémoriser jusqu’à 10 000 visages.
On ne peut se chatouiller soi-même, car le cerveau anticipe le toucher.
Source : Le Web via Gilles
L’ACCORD DES ADJECTIFS
Les adjectifs et les participes passés employés comme adjectifs – qu’ils soient épithète, attributs ou mis en apposition – s’accordent en genre et en nombre avec le nom auquel ils apportent une précision.
Généralement, on obtient le féminin d’un adjectif en ajoutant un « e » au masculin : un résultat exact, une réponse exacte.
Attention ! Les adjectifs masculins terminés par « e » ne changent pas de forme au féminin : un temps agréable, une soirée agréable.
Généralement, on obtient le pluriel d’un adjectif en ajoutant un « s » au singulier : un conducteur avisé, des conducteurs avisés.
Attention ! Les adjectifs déjà terminés pas « s » ou « x » au singulier ne changent pas de forme au pluriel : un mot précis, des mots précis.
– Les quelques adjectifs terminés par « -eau » au singulier ont un pluriel en « -eaux » : Un beau paysage, de beaux paysages.
– Si un adjectif se rapporte à plusieurs noms de genre différent, il se met au masculin : Le client et la cliente sont satisfaits.
Exercices
1- Quel adjectif complète cette phrase ?
Les pétales de la rose sont déjà … ; elle manque d’eau.
A) fané – B) fanés – C) fanée – D) fanées
2- Quel est le seul adjectif de cette phrase ?
Après un bref arrêt, la partie reprend dès le coup de sifflet de l’arbitre.
A) partie – B) dès – C) coup – D) bref
3- Quel est le seul adjectif dont on est certain qu’il est au féminin ?
A) amicale – B) ridicule – C) facile – D) parallèle
4- Quels adjectifs complètent successivement cette phrase ?
Le … cheval se cabre sur ses pattes … .
A) fougueux / postérieure – B) fougueux / postérieurs – C) fougueux / postérieures – D) fougueux / postérieur
5- Quel est le seul adjectif dont on est certain qu’il est au singulier ?
A) aigus – B) diffus – C) chevelus – D) inconnus
6- Quel est le seul adjectif ont on est certain qu’il est au pluriel ?
A) peureux – B) heureux – C) hébreux – D) envieux
7- Combien y a-t-il d’adjectifs dans cette phrase ?
Les pneus gonflés, la chaîne graissée, le guidon relevé, la selle bien réglée, ses bidons remplis, Jérôme entreprend la longue et difficile ascension du col du Galibier.
A) cinq – B) six – C) sept – D) huit
Réponses à la fin de l’article.
Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.
Réponses : 1) B* – 2) D – 3) A** – 4) C – 5) B*** – 6) C**** – 7) C*****
* Le nom « pétale » est masculin.
** Cet adjectif ne prend pas de « e » au masculin, contrairement aux trois autres.
*** Cet adjectif est le seul qui a un « s » au singulier.
**** Cet adjectif est le seul qui n’a pas de « x » au singulier.
***** Sept : gonflés, graissée, relevé, réglée, remplis, longue, difficile.
Marc Favreau était un comédien très talentueux et un humoriste qui personnifiait le clown-clochard, Sol. Les gens de ma génération se rappellent de lui. Ses textes à la fois naïfs, poétiques et humoristiques ont fait le bonheur du public, aussi bien au Québec que dans la francophonie. Il est décédé le 17 décembre 2005.
Le texte qui suit et que je partage avec vous, est son dernier avant de quitter cette vie. Oubliez les fautes parce que je l’ai reproduit dans son intégralité. C’était sa façon de nous faire porter la réflexion sur la tournure de quelques mots stratégiquement choisis. Et curieusement, après toutes ces années, on reconnaît encore et toujours, le quotidien des aînés, au crépuscule de leur existence.
Des fois, j’ai hâte d’être un vieux. Ils sont bien, les vieux, on est bon pour eux, ils sont bien.
Ils ont personne qui les force à travailler; on veut pas qu’ils se fatiguent. Même que la plusssspart du temps, on les laisse pas finir leur ouvrage. On les stoppe, on les interruptionne, on les retraite fermée.
On leur donne leur appréhension de vieillesse et ils sont en vacances…
Ah ! Ils sont bien les vieux !
Et puis, comme ils ont fini de grandir, ils n’ont pas besoin de manger tant tellement beaucoup.
Ils ont personne qui les force à manger.
Alors de temps en temps, ils se croquevillent un petit biscuit ou bien ils se retartinent du pain avec du beurre d’arrache-pied, ou bien ils regardent pousser leur rhubarbe dans leur soupe…
Ils sont bien…
Jamais ils sont pressés non plus. Ils ont tout leur bon vieux temps. Ils ont personne qui les force à aller vite; ils peuvent mettre des heures à tergiverser la rue…
Et plus ils sont vieux, plus on est bon pour eux. On les laisse même plus marcher… On les roule… Et puis d’ailleurs, ils auraient même pas besoin de sortir du tout; ils ont personne qui les attendresse…
Et l’hiver… Ouille, l’hiver ! C’est là qu’ils sont le mieux, les vieux; Ils n’ont pas besoin de douzaines de quatorze soleils…
Non !
On leur donne un foyer, un beau petit foyer modique qui décrépite, pour qu’ils se chaufferettes les mitaines…
Ouille, oui l’hiver, ils sont bien. Ils sont drôlement bien isolés… Ils ont personne qui les dérange. Personne pour les empêcher de bercer leur ennuitouflé…
Tranquillement, ils effeuillettent et revisionnent leur jeunesse rétroactive; qu’ils oublient à mesure sur leur vieille malcommode…
Ah ! Ils sont bien…!
Sur leur guéridon, par exemple, ils ont une bouteille, petite, bleue. Et quand ils ont des maux, les vieux, des maux qu’ils peuvent pas comprendre, des maux mystères; alors à la petite cuiller, ils les endorlotent et les amadouillent…
Ils ont personne qui les garde malades. Ils ont personne pour les assistés soucieux…
Ils sont drôlement bien…!
Ils ont même pas besoin d’horloge non plus, pour entendre les aiguilles tricoter les secondes…
Ils ont personne qui les empêche d’avoir l’oreillette en dedans, pour écouter leur cœur qui grelinde et qui frilotte, pour écouter leur corps se débattre tout seul…
Ils ont personne qui…
Ils ont personne…
Source : VRAIMENT.CA