Opinion
Ce qui devait arriver arriva. Les Américains sont officiellement dirigés par des multimillionnaires et multimilliardaires. L’avenir nous dira s’ils ont fait le bon choix, mais les quatre prochaines vont être tumultueuses. Grand bien leur fasse.

Tellement pressé d’en découdre avec le reste du monde qui devient son ennemi juré, « face de beu » va régler ses comptes. Ayant très peu de classe, cet être abject va tenir promesse de remettre son pays et le reste du monde à sa main et selon son bon vouloir.
On ne peut pas dire que la délicatesse soit sa meilleure qualité, et d’ailleurs, je me demande s’il en a des qualités. Il fallait le voir et l’entendre lors de son discours descendre littéralement son prédécesseur, Joe Biden, et son administration, assis à quelques pieds de lui.
La personne qui a eu le plus d’audace est Michelle Obama qui s’est abstenue d’assister à cette mascarade d’un criminel, d’un dictateur, qui leur en fera voir de toutes les couleurs dès les premiers instants de son règne. Vous souvenez-vous de 2021, lors de l’assermentation de Joe Biden à titre de 46 président des États-Unis ? « face de beu » n’y était pas !
Aucun démocrate, ancien président de même que quelques multimillionnaires et milliardaires n’aurait dû se trouver à cet endroit. C’est de l’hypocrisie pure et simple.
RÈGLEMENT DE COMPTE
Dès la cérémonie terminée, « face de beu », ce criminel avoué, s’est empressé de signer plusieurs décrets pour commencer à régler des comptes, graciant au passage ses semblables qui ont saccagé et tué lors de l’assaut sur le Capitole, il y a quatre ans, alors qu’il soutenait et soutien encore s’être fait voler l’élection.
Puis vint le moment où il a enfin exprimé son intention de mettre au pas le Canada, en brandissant le spectre d’une taxe de 25 % sur les produits exportés d’ici, qu’il se propose d’imposer le 1er février. Déjà qu’on est divisé avec la réticence de la première ministre de l’Alberta, ça promet.
En prime, notre devise ne cesse de tomber.
Suite à l’application de cette sanction, j’ai une suggestion pour le Canada; on devrait taxer tout ce qui importé de chez nous par les Américains et à quel taux ? Le taux de change qu’on paie ici. Ça fluctue ? La taxe fluctuera également !
Actuellement, le taux se situe entre 35 % et 40 %, alors il deviendrait la norme à imposer. Pourquoi s’en priverait-on ?
Autre sanction; on laisse rentrer au pays les automobiles japonaises plus abordables et sans surtaxe, pour que les Américains s’embourbent de leur production locale.
Comme disait ma défunte mère : « Un trou, une cheville » !
L’avenir s’annonce assez houleux sur la planète et la paix est de plus en plus menacée. Avec un criminel notoire au pouvoir aux USA, et des citoyens armés par tradition, on peut dire que nous serons assis sur une bombe d’incertitude pour les prochaines années.
N’oublions pas qu’une très respectable proportion d’Américains ont voté contre « face de beu » et que ce pays a déjà connue une guerre civile. Que sera l’avenir sous le règne d’un président qui dirige selon son humeur de son réveil matinal ?
Et qu’on cesse de l’appeler MONSIEUR TRUMP ! Il ne mérite pas ce titre respectueux !
Trucs et astuces
En mars, il se pourrait que le prix du café augmente de 10 % à cause des effets des changements climatiques en Amérique du Sud. On vous refile sept conseils pour bien conserver le café… et le plus longtemps possible ! Parce qu’on veut le boire et en profiter… jusqu’à la dernière goutte !

1- Le café moulu se garde moins longtemps que le café en grains. L’explication ? Le café réagit beaucoup à l’oxydation, une réaction chimique au contact avec l’oxygène que contient l’air et l’eau. Quand le café est réduit en « poudre », l’air rentre plus facilement que lorsqu’il est sous forme de grains.
2- Un café très torréfié se dégrade plus rapidement qu’un café ayant subi une torréfaction plus légère. Pourquoi ? La torréfaction, soit l’action d’exposer les grains de café verts à la chaleur pour que les saveurs ressortent, est plus longue, donc rend les grains plus poreux. Comme s’il y avait des petits trous par lesquels l’air peut s’infiltrer davantage.
3- On préfère acheter du café en grain et le moudre au fur et à mesure, juste avant de l’infuser… et le déguster. On achète plus souvent de petites quantités de café pour s’assurer de sa fraîcheur. Sauf qu’on peut être tenté par les gros formats qui proposent des rabais ! La solution si on veut payer moins cher pour plus : acheter en grosse quantité, mais partager entre plusieurs maisons de buveurs de café.
4- On garde le sac scellé. Un sac de café moulu fermé et scellé se conserve environ 2 semaines, Mais sa durée de vie tombe de moitié quand il est ouvert. Bon coup : on choisit les sacs scellés avec une valve fraîcheur; on maximise sa durée de vie. En grain, le café se garde jusqu’à 5 semaines.
5- On utilise des contenants à café hermétiques et opaques, Il faut qu’il bloque à la fois l’air et la lumière qui altèrent le café. Sensible, le café est composé de substances volatiles qui lui confèrent des caractéristiques propres qui réagissent à son environnement. On le place dans un endroit loin des sources de chaleur.
6- On ne le place pas au réfrigérateur ! Cet espace fermé et froid emprisonne une foule d’odeurs qui peuvent altérer la saveur du café. Toutefois, le marc de café peut être utilisé pour absorber les odeurs flottantes.
7- Au congélateur ? Non plus ! La température de nos congélos n’est pas assez froide pour stopper l’oxydation. En plus, quand on le sort de sa caverne glacée, il risque d’avoir de la condensation dans le sac qui ensuite peut se cristalliser en microglaces dans les grains si on le remet au froid. Une meilleure idée serait de sceller de petites portions.
Source : Nadine Descheneaux, Journal de Montréal, cahier CASA, 18 janvier 2025, p20
Histoire
Comme chaque an, 2025 sera l’occasion de souligner différents anniversaires historiques significatifs qui ont marqué l’histoire du Québec et de ses habitants. En ce début de nouvelle année, voici trois des événements marquants qu’il sera important de se remémorer…

1775 : L’INVASION DU QUÉBEC PAR LES AMÉRICAINS
À l’heure où le président élu Donald Trump parle de faire du Canada le 51e État des États-Unis, nous soulignerons cette année le 250e anniversaire de l’invasion américaine du Québec, débutée en septembre 1775.
Au cours de cette période, les Américains en révolte contre la Grande-Bretagne ont occupé Montréal et assiégé Québec durant plusieurs mois. Si certains Canadiens se sont montrés favorables aux insurgés américains et leur ont prêté main forte, d’autres ont joint les milices du gouverneur Guy Carleton pour défendre la colonie.
Toutefois, la majorité de la population canadienne est restée neutre et s’est abstenue de s’immiscer dans le conflit. Finalement, les insurgés ont été contraints de lever le siège et de rentrer dans leurs terres. Ils ont obtenu leur indépendance, mais la Province of Quebec est demeurée britannique.

LES 30 ANS DU RÉFÉRENDUM DE 1995
Le 30 octobre prochain, cela fera 30 ans que les Québécois se sont prononcés pour une deuxième fois sur leur avenir constitutionnel. Il s’agissait à l’époque de savoir si on confiait le mandat au gouvernement du Québec de négocier avec le Canada l’accession du Québec à la souveraineté. En 1980, le Parti Québécois, dirigé par René Lévesque, a essuyé un refus, alors que 59,6 % des Québécois ont voté non.
En 1995, le Parti Québécois, dirigé par Jacques Parizeau, fait une deuxième tentative, fort de la remontée de l’idée d’indépendance à la suite de l’échec de l’accord du lac Meech et de Charlottetown. Pendant des mois, le camp du Oui, mené par Parizeau, et le camp du Non, mené par Daniel Johnson fils, vont s’affronter pour faire adhérer le maximum de citoyens à leur position.
Après une campagne référendaire intense de plusieurs mois, les Québécois ont tranché le soir du 30 octobre 1995 : Le Non l’a emporté avec une mince majorité de 50,58 % d’appuis, contre 49,42 % pour le Oui.

LES CINQ ANS DE L’INSTAURATION DE L’ÉTAT D’URGENCE ET DU DÉBUT DU GRAND CONFINEMENT
Tout cela paraît bien loin, mais il faut se rappeler que pendant deux années, pour contrer le virus de la COVID-19, le Québec était sous l’état d’urgence sanitaire. La démocratie a été mise sur pause et le gouvernement dirigeait par décret, conseillé par des firmes privées internationales, comme McKinsey.
Durant cette période, l’État à balisé étroitement les droits et libertés des citoyens. Et diverses mesures et restrictions se sont succédé. Par moment, il fallait notamment se distancier les uns des autres, porter des masques en public, respecter un couvre-feu ou avoir un passeport sanitaire pour accéder à certains lieux publics.
Rappelez-vous : le Québec a été temporairement morcelé en zones de couleur, et il était même interdit de se réunir en famille pour fêter Noël ! La tendance au télétravail, à l’école à distance ou aux 5 à 7 sur Zoom. Le numérique a pris une place croissante dans la vie des citoyens. En restant chez eux, ces derniers étaient investis de la mission de sauver des vies.
Pour sortir de ces mesures sanitaires, le vaccin était vu comme la panacée qui immuniserait la population, aplanirait les courbes, désengorgerait les hôpitaux et permettrait aux citoyens de retrouver leur liberté.
C’est pourquoi des milliards d’argent public ont été octroyés aux compagnies pharmaceutiques, et pourquoi le gouvernement Legault a songé pendant un certain temps à imposer une taxe santé aux gens qui refusaient le vaccin
Si, durant les premières semaines, les Québécois semblaient unanimes à consentir aux restrictions devant un virus inconnu, quelques voix discordantes ont commencé à se faire entendre au fil des mois. Or, la dissidence et la critique face au narratif officiel étaient très mal vues, voire réprimées dans certains cas.
Des médecins, avocats, journalistes, chroniqueurs ou simples citoyens ont été blâmés, et certains ont même perdu leur emploi pour avoir refusé le vaccin ou osé mettre en doute les stratégies sanitaires et gouvernementales.
Bref, jusqu’ici, aucun réel bilan de ces deux étranges années n’a été fait. Le lustre que nous soulignerons le 13 mars prochain serait une belle occasion de le faire…
Source : Martin Lavallée, Journal de Montréal, cahier weekend, 4 janvier 2025, p74
Politique
Lettre très pertinente de Nicolas Marceau, ancien ministre des Finances et de l’économie du Québec sous le règne du Parti Québécois de 2012 à 2014.

En effet, l’unité canadienne est un mirage, comme en témoignent deux événements de plus dans les derniers 48h: la visite de la PM de l’Alberta chez Donald Trump pour négocier directement et le fait que l’aspirant chef du Parti libéral du Canada Mark Carney ait choisit de faire l’annonce de sa candidature… aux États-Unis, sur la tribune de Jon Stewart. L’Ontario et l’Alberta sont désormais plus autonomistes et indépendantistes que le Québec, c’est le temps de laisser tomber les mythes canadiens et travailler dans la réalité pour tirer notre épingle du jeu. Voici l’intégral du texte:
« Dans une lettre récente, l’ancien premier ministre du Canada, Jean Chrétien, nous invite à nous rassembler pour défendre « le meilleur pays au monde » devant la menace tarifaire de Donald Trump, qu’il qualifie à juste titre de chantage. S’appuyant sur l’affirmation surprenante et bizarre que « le Canada est plus uni que jamais », il invite les provinces à parler d’une seule voix et à passer à l’offensive face aux tactiques de négociation infantiles du président américain désigné.
Tout le monde est d’accord : on ne doit pas se laisser insulter et on doit prendre les moyens pour en arriver à discuter de manière aussi rationnelle que possible avec M. Trump. Mais au-delà de cette évidence, on cherchera en vain l’unité que M. Chrétien affirme constater. M. Chrétien est victime d’un mirage.
Si j’ai du respect pour le caractère batailleur de Jean Chrétien, la stratégie canadienne à laquelle il nous convie repose sur deux mythes et une distorsion de l’histoire récente du Québec dans le Canada. Or, s’appuyer sur une stratégie de commerce international fondée sur des mythes pourrait avoir des conséquences graves pour le Québec.
États-Unis
Le premier mythe est celui d’une position unique et cohérente du Canada face aux États-Unis qui serait à l’avantage du Québec. Pour ce qui est de la position unique et cohérente, je rappelle que le Canada est un mariage forcé de régions et de secteurs économiques disparates n’ayant pas les mêmes intérêts. Tant dans l’histoire récente que dans l’histoire plus longue du Canada, la position canadienne dans ce type de négociation commerciale avec les États-Unis n’a jamais été autre chose qu’un arbitrage périlleux entre les intérêts de l’Ouest (hydrocarbures), de l’Ontario (automobile), des maritimes (hydrocarbures), et ensuite du Québec (aéronautique, aluminium, fer, métaux, bois). Cet arbitrage est le plus souvent dicté par les appuis politiques du parti fédéral au pouvoir dans chacune de ces régions canadiennes et par la force des lobbys industriels qui y sont présents. Et rappelons l’évidence: quand Ottawa fait des arbitrages, il y a des gagnants et des perdants.
D’ailleurs, quant à la possibilité que la position canadienne puisse être à notre avantage, je rappelle que le Québec est trop souvent passé à la trappe dans le passé. Cela découle notamment de son poids politique se limitant à un cinquième des sièges à Ottawa et à sa différence économique et culturelle souvent mal perçue au Canada anglais. Malheureusement, en tant que province du Canada, le Québec doit passer par le gouvernement du Canada pour faire valoir, par gouvernement interposé, ses intérêts auprès de Washington.
Avant même de pouvoir espérer exister aux yeux des Américains, le Québec devra donc accepter des compromis douloureux dans ses discussions avec les autres provinces et le gouvernement fédéral. Dans un ensemble aussi hétérogène que le Canada, le poids politique réduit du Québec se traduira vraisemblablement par des priorités québécoises bien au bas de la liste des priorités canadiennes.
Fort et uni
Le deuxième mythe est celui d’un Canada qui serait fort et uni, et donc capable de passer à l’offensive. Or, en raison des intérêts économiques divergents et irréconciliables des provinces, certaines d’entre elles se sont déjà lancées dans des négociations bilatérales et des tournées de séduction, sans attendre ni le fédéral ni les autres provinces. Avec un gouvernement fédéral en déroute, il n’est évidemment pas surprenant de voir des premiers ministres provinciaux faire cavalier seul pour mettre de l’avant les intérêts de leur juridiction. Ils ont leur région et leurs citoyens en tête. Qui pourrait les en blâmer? Mais de prétendre que le Canada montre présentement un front uni est tout simplement contraire aux faits. Ce qu’on entend présentement, c’est une cacophonie canadienne dont les principaux solistes sont Doug Ford, Danielle Smith, François Legault et Justin Trudeau. On est à mille lieues d’un orchestre jouant la même partition.
Se tenir droit devant les États-Unis et passer à l’offensive plutôt que de se morfondre dans une position défensive sont à l’évidence la chose à faire. Mais il faut le faire avec lucidité et réalisme et cela impose que le Québec ait une position distincte, autonome et offensive. Nous avons des leviers uniques dans cette négociation, mais nous ne voulons certainement pas que nos leviers servent à la préservation des intérêts de l’Ontario et de l’Ouest dans leurs dossiers respectifs de l’automobile et des hydrocarbures. Pour la santé de notre économie, nous voulons que ces leviers soient utilisés au profit de nos entreprises et de nos travailleurs d’ici. Il faut donc aller de l’avant rapidement avec la mise en place d’une équipe Québec composée de tous nos acteurs économiques et politiques. Avec une telle équipe, nous pourrons élaborer une position québécoise forte et consensuelle, et nous pourrons la porter dans tous les forums pertinents.
On ne peut compter que sur nous-mêmes pour défendre et promouvoir les intérêts économiques du Québec. Dans un Canada fracturé comme jamais, ce ne sont pas des mythes et un mirage qui permettront au Québec de relever le défi de la ronde de négociations commerciales à venir. »
Réflexion
Des voeux pour vos mari ou compagnon de vie…

Histoire
Depuis l’élection de novembre 2024, le président Trump est revenu à la charge à maintes occasions en manifestant son désir que le Canada devienne le 51e État américain.

Déjà à l’époque des colonies anglaises et françaises, les colons britanniques lorgnaient le territoire au nord et les affrontements se sont multipliés.
Après la naissance des États-Unis en 1776, ces intentions d’expansion ont persisté. Si au Canada les désirs d’être annexé n’ont jamais rejoint un grand nombre d’adeptes, chez nos voisins du Sud l’idée n’est jamais totalement disparue.
Ce qu’on croit que Donald Trump espère obtenir d’une annexion du Canada trouve donc ses origines dans l’histoire et il n’est pas le premier à manifester cette volonté.
DES INTÉRÊTS ÉCONOMIQUES
Même s’il s’exprime cavalièrement et sans égard pour les règles élémentaires de la diplomatie ou du droit international, ce qui ressort des récentes déclarations du président n’a rien de bien original.
Le premier intérêt des colons anglais ou des Américains fut le développement économique, l’accès aux nombreuses ressources du territoire.
Qu’il s’agisse selon les époques du commerce des fourrures, des eaux poissonneuses, des terres cultivables, des ressources forestières, de l’eau potable ou encore de l’accès aux ressources hydroélectriques et minières, les bénéfices d’une annexion sont évidents.
Ce qui a changé au fil des ans, c’est le statut du territoire. Pendant longtemps, c’est avec l’Empire britannique que les États-Unis devaient en découdre, mais aux 20e et 21e, le Canada affronte seul la bourrasque.
UNE IMPORTANCE STRATÉGIQUE
L’intérêt de nous annexer ne concerne pas que les ressources dont regorge le Canada. Un autre aspect doit aussi être traité à part : le territoire canadien revêt un caractère stratégique pour les États-Unis.
Uniquement pour les transports et la circulation des marchandises, nous demeurons une porte d’entrée pour l’Amérique. Depuis fort longtemps nous négocions la navigation sur le Saint-Laurent et l’accès aux Grands Lacs, élaborons des projets communs et gérons la plus longue frontière du monde. Ce n’est pas pour rien qu’on discute de libre-échange (ou de réciprocité) depuis 1854 et que nos services de renseignements et notre force militaire collaborent depuis longtemps.
Le président Trump semble d’ailleurs oublier que nos deux pays se retrouvent à l’OTAN et que depuis 1958, NORAD assure la protection du Canada et des États continentaux américains.
UNE QUESTION DE PROTECTION
Comme cela s’est produit par le passé, Donald Trump invoque la menace que représentent certains pays pour appuyer son projet d’annexion.
Si aux 19e et 20e siècles on s’est inquiété pour la côte ouest ou le Nord en raison de la présence des Espagnols, des Français, des Russes, ou dans un passé pas si lointain, de l’Union soviétique, le 47e président mentionne maintenant qu’il faut assurer une meilleure sécurité face à l’expansion de la Chine ou, une fois de plus, à la présence russe.
Il est paradoxal de constater que des membres de son administration nient les changements climatiques alors que ce sont précisément les effets de ce réchauffement qui rendent la protection du Grand Nord aussi primordiale.
Source : Luc Laliberté, historien, Journal de Montréal, cahier weekend, 11 janvier 2025, p67
Opinion
Je veux parler de Chandra Arya, d’origine indienne, le premier candidat déclaré pour ce poste. Ls semaine dernière, il était l’invité de Benoît Dutrizac sur les ondes de QUB radio 99,5 FM.
Évidemment, je bonhomme ne parle pas un traître mot de français et j’ai trouvé décevant qu’une station de radio francophone perde du temps précieux pour inviter un individu qui ne nous voue aucune forme de respect.

Choquant ! Dutrizac m’a déçu ! Une discussion entièrement en anglais !
Ce même anglophone déclarait durant cette entrevue, que les Canadiens se foutent des langues officielles, leurs intérêts étant l’accès à la propriété ainsi que l’argent qu’il leur reste en poche.
Il rajoute que « parler français n’est pas un critère essentiel pour obtenir des postes importants dans ce pays ». On se rappelle Michael Rousseau chez Air Canada entre autres et qui connaît maintenant et parfaitement 6 mots en français après trois ans de cours intensifs. Il est à la même école que la lieutenante gouverneure générale Mary Simon.
D’autant plus que son anglais est assez est assez bas de gamme. Et vouloir aspirer à être premier ministre du Canada un jour, c’est indécent.
À moins qu’on devienne indépendant ! Oups… un petit vœu pieux !
LES IGNORER
S’il ne veulent rien savoir du français, pourquoi leur donne-t-on le privilège d’être interrogés sur les médias, en anglais ? Pourquoi, partout, on se doit de parler en anglais à ces unilingues ? On le voit partout, dans les bulletins de nouvelles, de sport, alors que NOUS devons faire un effort pour parler leur langue. Ils ne méritent pas ce temps d’antenne.
Durant les bulletins de nouvelles, on devrait ignorer les opinions et commentaires en anglais et interviewer des francophones, à la télé francophone. Même constat chez les professionnels du sport. On les interroge dans leur langue alors qu’ils ne sont même pas capables de s’exprimer dans la nôtre. Pourtant, beaucoup de joueurs des Canadiens de Montréal, des anglophones, ont réussi à s’exprimer à travers des années, dans un français très acceptable.
Ce n’est malheureusement plus le cas.
Mais non ! Dès que la porte du vestiaire s’ouvre, les commentaires unilingues anglais fusent. Les journalistes francophones se précipitent pour l’entrevue… totalement en anglais. On ne voit pas ça chez les journalistes anglophones. Ils interrogent Samuel Montembeault et obtiennent des réponse en anglais. Le contraire est impossible.
Malheureusement, en bon mouton que nous sommes, on ne fait rien, on ne dit rien, on s’adapte et c’est ça qui me frustre.
Le jour ou tu deviens bilingue au Québec, tes relations et ta vie se passent majoritairement en anglais dans tous les domaines de la vie. Pourquoi on se battrait pour sauver notre langue et exiger qu’on nous respecte ?
Je suis allé assez longtemps aux États-Unis pour vous dire que jamais, je n’ai même pensé à m’exprimer en français envers eux. C’est en anglais que ça se passait. Exprime-toi en anglais ou c’est OUT !
Et ça ne pourrait pas être ça ici, au pays du Québec ?
Malheureusement non ! On n’exige rien ! On subit ! On abdique et on disparaît !
Trucs et astuces
En plus d’être polyvalent en cuisine, il désinfecte et désodorise, et il est pratique pour la lessive. C’est madame Chasse-Tache qui l’affirme.

IL DÉSINFECTE ET DÉSODORISE
PRATIQUE POUR LA LESSIVE
DES TRUCS SURPRENANTS QUI FONCTIONNENT
TRUCS DE CHEFS EN CUISINE
Source : Louise Robitaille. Journal de Montréal, cahier CASA, 11 janvier 2025, p22
Opinion
Une classique hivernale de hockey sous les palmiers.

Une stupidité sans bon sens de jouer une partie de hockey en plein mois de janvier, en Floride et à l’extérieur, sous 30°C. Du Bettman tout craché !
Attiré par le fric et les grosses poches pour garnir les coffres de la LNH, il a eu cette idée brillante. N’oublions pas que le hockey est un sport d’hiver qui peut se jouer à l’extérieur, en autant qu’il se situe au Canada, un pays d’hiver au nord des États-Unis, voilà que le commissaire met au programme des deux prochaines années, un match de hockey, en pleine nature, à Miami en janvier 2025 et à Tampa Bay en février 2026.
Quelle mouche l’a piqué ?
Et ça va se jouer dans des stades de baseball et de football à ciel ouvert en plus. Plus la foule est nombreuse, plus le fric vient garnir les coffres de la ligue.
C’est LA raison !
Des spectateurs, bedaine à l’air, gougounes aux pieds, verres fumés et casquettes vont faire passer ce sport pour une grosse bouffonnerie.
Mais Gary aime ça !
Pour poursuivre cette stupidité, pourquoi le baseball majeurs ne pourrait pas programmer une partie d’exhibition entre, par exemple, les Dodgers de Los Angeles et les Yankees de New York, ici, à Québec, au stade des Capitales, par une superbe journée d’hiver sous zéro et avec un vent qui vous gèle instantanément ?
Une partie de soccer au stade Saputo juste après les fêtes, pourquoi pas. Se faire geler les couilles à -20°C, c’est tellement vivifiant pendant que les spectateurs apprécient le spectacle bien blotties dans leur Kanuk.
Quant à pousser l’idiotie à sa limite, c’est aussi stupide que les projets de Bettman d’une classique hivernale annuelle, mais sous les palmiers.
LE RETOUR EN ARIZONA
Toujours jouissif ce Gary. Alors que les Coyotes viennent à peine de déménager de l’Arizona vers l’Utah, voilà qu’il veut une nouvelle franchise où pensez-vous ?
En Arizona !
Il supplie des investisseurs de faire revivre le hockey dans un État où le monde n’en veut pas. C’est enrageant quand on pense que Québec est prêt depuis quelques années et que ce bouffon de Bettman les ignore totalement.
Il ne veut absolument rien savoir du Canada.
Rien qu’en Géorgie, à Atlanta, et pour la troisième fois, il veut ramener une équipe dans cette ville alors que les deux tentatives précédentes se sont soldées par des échecs et des déménagements.
Définitivement, ce borné a fait son temps ! Est-ce que quelqu’un va lui montrer la porte ?
Droits et devoirs
Vous devez embaucher une avocate, un avocat, une ou un notaire ? Le coût peut varier selon son expérience professionnelle, son expertise, ainsi que la complexité du dossier.
Les juristes déterminent eux-mêmes les montants de leurs honoraires, en fonction du service rendu, Cette facturation peut se faire à l’heure ou par montant forfaitaire (c’est-à-dire un montant fixe, peu importe le nombre d’heures nécessaires pour effectuer le travail).

LES AVOCATES ET AVOCATS
Au Québec, certains avocats et avocates chargent entre 50 $ et 100 $ l’heure, mais cela représente moins de 10 % des juristes en pratique privée.
À titre d’exemple, pour les avocates et avocats civilistes de la Ville de Québec, le taux horaire avoisine généralement 150 $. En revanche, une avocate ou un avocat spécialisé en droit criminel facturera un taux entre 100 $ et 400 $ par heure.
Parfois, un procès est inévitable. Selon un sondage effectué en 2021 par le journal Web Canadian Lawyer, un dossier civil au Québec peut représenter des honoraires s’élevant à :
Attention ! Vos dépenses ne se limiteront pas nécessairement aux honoraires de votre avocate ou avocat. Des frais de justice peuvent également vous être facturés, notamment les droits de greffe, les honoraires des huissiers, les frais de sténographes et les frais d’expertise.
Bonne nouvelle ! La ou le juge pourrait ordonner à la partie adverse de vous rembourser vos frais de justice si vous gagnez votre procès (mais les honoraires de votre avocate ou avocat demeureront en principe à vos frais).
LES NOTAIRES
S’il est possible de déterminer un tarif moyen pour les avocates et avocats, il est plus difficile de le faire dans le cas des notaires. En effet, les tarifs obligatoires fixés par règlement ont été abolis en 1991 et la Chambre des notaires du Québec n’a pas de barème de prix.
En revanche, la ou le notaire doit vous informer à l’avance de ses honoraires « approximatifs », de changements s’il y a lieu, et vous fournir une facture détaillée.
Selon un article de La Presse de 2021 qui a interrogé un bureau situé à Saint-Bruno-de-Montarville, le taux horaire des notaires varie de 150 $ à 350 $. Pour un forfait « testaments et mandats de protection » pour un couple, les coût estimé est de 1300 $.
Vous n’avez pas les capacités financières pour embaucher une avocate ou un avocat ? Vous pourriez recourir à l’aide juridique. Visitez le site Web de la Commission des services juridiques pour vérifier votre admissibilité à ce programme.
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Ce texte d’Éducaloi est offert à titre informatif. Il ne constitue pas un avis ou un conseil juridique. Il est recommandé de consulter une avocate, un avocat, un ou une notaire pour un tel avis. Éducaloi est un organisme à but non lucratif dont la mission est d’informer juridiquement la population québécoise de leurs droits et obligations dans un langage clair. L’information contenue dans ce texte est valide en date du 22 novembre 2024.
Histoire
Le 27 décembre 2024, le Rialto a eu 100 ans ! Inauguré ce même jour, en 1924, le somptueux théâtre, un « palace de quartier » comme on dit, est l’un des grands symboles de l’âge d’or des cinémas à Montréal.
« Quand j’allais à l’Université McGill au début des années 1980, je prenais l’autobus sur l’avenue du Parc. Je voyais le Théâtre Rialto et je me disais : un jour, je vais acheter un immeuble comme celui-là, » raconte Ezio Carosielli en entrevue lors d’une visite au Rialto en novembre dernier.
Quelques années plus tard, en 1988, c’est au Rialto qu’il invite sa future épouse, Luisa Sassano, pour un premier rendez-vous. « J’ai choisi les deux films que nous allions voir : Murder by Numbers et Cowboys Don’t Cry. Depuis ce soir-là, je n’ai plus le droit de choisir les films lorsque nous sortons au cinéma », se rappelle M. Carosielli en souriant.
Au fil des ans, Ezio Carosielli devient un avocat et un homme d’affaires prospère, propriétaire d’une dizaine de garderies. En mars 2010, il réalise le rêve d’acheter le Rialto avec son épouse.
Un grand défi les attend : conserver cet immeuble patrimonial et ses intérieurs protégés selon les règles de l’art, tout en assurant sa viabilité.

UN PEU D’HISTOIRE
Le Théâtre Rialto est construit en 1923-1924 par une société privée, près de l’intersection des avenues du Parc et Bernard. Pour le concevoir, l’architecte montréalais Raoul Gariépy s’inspire de la façade Beaux-Arts du célèbre Opéra Garnier à Paris ainsi que du New Orpheum Theatre de Kansas City.
Le somptueux décor intérieur néo-baroque est d’Emmanuel Briffa, décorateur réputé originaire de Malte. Le Rialto est l’une de ses premières œuvres dans la métropole et la mieux conservée au Canada.
UNE PREMIÈRE SOIRÉE RÉUSSIE
Le samedi 27 décembre 1924, le somptueux Théâtre Rialto est inauguré en présence du maire de Montréal, Charles Duquette. Tout le gratin est au rendez-vous. Près de 500 personnes se pressent aux portes au point où la police devra intervenir pour maintenir l’ordre, rapportent les journaux le lundi suivant.
Plusieurs artistes en vue, dont le célèbre pianiste de jazz originaire de Pointe-Saint-Charles William Eckstein, offrent une prestation haute en couleur, qualifiée par le journaliste de La Presse de « véritable fantaisie musicale ».
Adapté du roman Belonging d’Olive Wadsley, le film muet In Every Women’s Life (La vie et la mort ont croisé le fer) mettant en vedette Virginia Valli est présenté à l’inauguration du Rialto. Il est suivi de quelques courts-métrages comiques et comédies de Noël accompagnés avec brio par le pianiste Eugène Maynard.
L’auditoire sort du théâtre enchanté de la soirée et bien décidé à revenir bientôt au Rialto.
DE LA PROSPÉRITÉ AUX DIFFICULTÉS
Le Rialto, ce n’est pas seulement un cinéma. À l’origine, il est conçu comme un lieu multifonctionnel. En plus de sa salle principale (1174 places), il compte deux grandes pièces pour l’organisation d’événements à l’étage ainsi qu’un billard au sous-sol et des espaces commerciaux au rez-de-chaussée.

Si le théâtre s’adapte assez aisément à l’avènement du cinéma parlant au tournant des années 1930, l’arrivée de la télévision en 1952 annonce le début de la fin pour de nombreux cinémas de quartier.
À l’image du Régent, également sur l’avenue du Parc, le Rialto adopte en 1967 une programmation spécialisée adapté à l’importante communauté grecque du quartier. De nombreuses fêtes et mariages se déroulent aux salles à l’étage. Mais le départ graduel de la diaspora hellénique vers la banlieue engendre une baisse des fréquentations.
UN PROJET CONTROVERSÉ
En plein déclin, le Rialto est acheté par Elias Kalogeras en 1983. Le promoteur rêve de démolir l’intérieur du cinéma pour aménager un centre commercial de luxe portant le nom de L’Atrium du Parc. Ce projet suscite l’indignation de la population et des groupes en patrimoine, comme Sauvons Montréal et Héritage Montréal, qui se mobilisent.
En 1988, la Ville de Montréal emploie les pouvoirs que la loi venait de lui offrir en 1985 et cite le Rialto comme monument historique. En 1990, ce sera au tour du gouvernement du Québec de le classer comme tel, assurant par cela la protection de ses décors intérieurs d’intérêt. En 1993, il est désigné lieu historique national du Canada.
C’est dans ce contexte que le Comité des citoyens du Mile End milite pour que la Ville de Montréal en fasse l’acquisition pour en faire un centre communautaire interculturel. Bien que le projet reste sur les tablettes, les statuts municipal et provincial protègent le Rialto et ses intérieurs de la démolition.
LE RIALTO EST À VENDRE
Bien que le plan de centre commercial tombe à l’eau, le propriétaire tente néanmoins de rentabiliser les espaces de plusieurs façons. Le théâtre est utilisé comme cinéma, salle de spectacle et d’événements, studio de danse, gymnase, boîte de nuit et restaurant de grillades.
Au fil des ans, le propriétaire réalise ne nombreuses interventions qui ne sont pas toutes soucieuses des décors intérieurs signés Briffa ni des règles en vigueur, en particulier au chapitre des autorisations et permis requis. Poursuites judiciaires et mobilisation citoyennes s’ensuivent.
Ne rencontrant pas le succès espéré. Elias Kalogeras cherche alors à se départir de l’immeuble patrimonial. Finalement, c’est en 2010 que se présente un acheteur sérieux et prêt à redonner vie au vénérable théâtre.
UNE FAÇADE À RESTAURER
En 2010, restaurer l’immeuble patrimonial est un véritable travail de titan, S’alliant l’architecte Pierre Beaupré. Grand passionné de cinémas de cette époque, le couple Carosielli réalise, au gré de leurs moyens, d’importants travaux de restaurations des intérieurs. Du même élan, la mise aux normes des équipements est réalisée pour la tenue d’événements.
L’un des grands défis du projet est la magnifique façade en pierre artificielle. Fortement détériorée, celle-ci se détache du bâtiment par un important écart, nous explique le propriétaire devant l’immeuble.
En 2015, la firme St-Denis Thompson, spécialisée dans les travaux d’enveloppe et de maçonnerie sur des immeubles patrimoniaux, réalise le délicat travail de remplissage, de rejointoiement et de colmatage des fissures.
Certaines sections de la maçonnerie ont été démontées et remplacées, d’autres ont été réparées. Noircie par le temps, la façade a été aussi nettoyée pour retrouver l’éclat de sa jeunesse.
Les fenêtres en bois et la toiture sont également restaurées. De tout ce vaste projet, seuls les travaux touchant la façade du Rialto ont bénéficié d’une subvention gouvernementale.
LEÇONS D’UN SUCCÈS

Malgré les travaux, le Rialto reste ouvert. Pour redonner vie à un immeuble patrimonial et assurer de sa pérennité future, il est primordial d’être rentable selon Ezio Carosielli. Pour l’homme d’affaires, le Rialto ne peut pas dépendre de subventions qui fluctuent d’un gouvernement à l’autre,
Très tôt, M. Carosielli s’occupe lui-même de la location des espaces. « Je n’avais jamais fait ça auparavant. Contre toute attente, j’ai adoré ce rôle : rencontrer des artistes, organiser des tournages, être au cœur de l’action. C’est le plus beau métier que j’ai exercé durant ma carrière. »
Assez rapidement, il est évident que le seul cinéma ne peut plus faire vivre l’édifice historique. Les fonctions de diffusion et d’événements prennent le relais et deviennent graduellement la voie d’avenir.
Après la pandémie, les affaires reprennent avec une affluence deux fois plus élevée qu’en 2019, grâce notamment à plusieurs productions américaines.
« Si une salle n’a pas été louée pour une date en particulier, je n’ai pas de problème à permettre à un organisme ou un comité de l’utiliser. La rentabilité est importante, mais ce n’est pas tout non plus. Le Rialto doit rester accessible, fait valoir Ezio Carosielli. Sans l’appui et l’accueil des gens du quartier, notre projet n’aurait jamais pu se réaliser. »
« Le Rialto est un bâtiment extraordinaire du patrimoine montréalais et maintenant, en plus, il est centenaire et en pleine forme ! résume Dinu Bumbaru, directeur des politiques à Héritage Montréal. Grâce à l’entretien et aux travaux des dernières années, il a le bonheur d’être un lieu vivant, notamment le soir avec sa façade éclairée et sa belle marquise illuminée. On voit de la rue qu’il se passe toujours quelque chose là-dedans. »
Source : Maude Bouchard-Dupont, Héritage Montréal, Journal de Montréal, cahier Weekend, 28 décembre 2024, p68
Santé et bien-être
La prévention chez une personne atteinte de diabète à risque d’ulcération au pied passe par le choix approprié des chaussures.
L’une des complications du diabète est le risque accru de se blesser aux pieds. Entre autres, les personnes vivant avec le diabète de longue date ou chez qui la maladie est moins contrôlée pourraient développer une atteinte de la circulation sanguine et de la perception de la douleur aux pieds (perte de sensation protectrice).

Ces deux phénomènes ont été largement couverts dans les publications antérieures de Diabète Québec. Ici, il sera plutôt question de conseils pratico-pratiques pour prévenir le risque de blessures aux pieds avec les chaussures.
En se présentant dans un magasin, lorsqu’on souhaite essayer des souliers, le premier réflexe est de rechercher la pointure désirée. Pourtant, des facteurs importants à se rappeler, et trop souvent oubliés, sont la largeur et l’épaisseur du pied. Il faut prendre en considération que le pied est tridimensionnel (longueur, largeur et épaisseur).
De plus, il est à noter que le pied a tendance à s’affaisser sous votre poids, donc à être plus large et plus long. Une bonne pratique serait de mesurer votre pied en position debout pour avoir les dimensions grossièrement représentatives de vos pieds en charge.
Généralement, lorsqu’il y a perte de sensation protectrice aux pieds (neuropathie sensitive), il est primordial de magasiner dans une boutique d’appareillage orthopédique. Il serait encore plus adéquat d’obtenir la prescription de votre podiatre ou de votre médecin au préalable concernant vos besoins particuliers en ce qui concerne les chaussures orthopédiques.
Saviez-vous qu’il est préférable de magasiner vos nouveaux souliers en après-midi ou en soirée ? Les pieds et les chevilles ont tendance à enfler au courant de la journée et cela pourrait faire en sorte qu’une chaussure achetée le matin soit trop serrée. Elle pourrait ainsi causer des lésions au pied. Assurez-vous d’avoir une paire de chaussettes qui n’est ni trop mince ni trop épaisse pour que l’essayage soit représentatif de la vie de tous les jours.
Par la suite, on entame l’essayage ! Chacun ou chacune ses goûts, comme on dit… Cependant, lorsque nous sommes atteints de diabète, il est crucial de miser sur le confort et la stabilité plutôt que sur le look.
Voici plusieurs critères de base à respecter lors de votre magasinage. La chaussure doit présenter ce qui suit :
Lorsque les pieds sont maintenant dans les nouvelles chaussures, il faut s’assurer de :
Les semelles en vente libre ne sont pas conseillées, sauf si avis contraire de votre professionnel ou professionnelle de la santé, Il est fortement recommandé de consulter son ou sa podiatre ou son ou sa médecin pour vérifier si les orthèses plantaires faites sur mesure peuvent être prescrites pour votre condition.
QU’EN EST-IL DES CHAUSSETTES ?
Pour une personne vivant avec le diabète et qui est à risque de plaie, on recommande une chaussette sans couture au niveau des orteils et sans élastique à la cheville ou au mollet. Aussi, il est conseillé de choisir une chaussette en fibre naturelle, comme le coton, et préférablement de couleur claire. Cela permet de vérifier s’il y a des taches de sang ou d’écoulement quelconque, ce qui pourrait être un signe de blessure au pied ou d’une récidive d’ulcère plantaire.
Enfiler une chaussure sans bas est à proscrire. Les bas permettent de contrôler l’humidité et diminuent considérablement les risques d’ampoule ou d’irritation de la peau. Ils doivent être changés tous les jours.
Pour terminer, il est également à noter que pour la population vivant avec le diabète à risque d’ulcération, il est recommandé de ne jamais marcher nu-pieds ou en chaussettes. La chaussure offre une protection bien meilleure face aux blessures qui pourraient survenir.
Source : Dre Marie-Michèle Pelletier, podiatre, revue Dia-Logue, hiver 2024-2025, p70