Opinion
Aujourd’hui, je veux vous faire profiter de l’article de Richard Martineau, publié dans les pages d’opinions du Journal de Montréal de jeudi dernier, et qui traite de la mentalité des électeurs francophones québécois. Du bonbon !
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ENTREVUE AVEC UN ÉLECTEUR QUÉBÉCOIS
« Bonjour, électeur québécois ! Nous aimerions vous poser quelques questions au sujet de vos intentions de vote. Acceptez-vous ?

– Awèye, shoot !
– Pour qui allez-vous voter aux prochaines élections provinciales ?
– Pour le PQ !
– Pourquoi ?
– Du changement ! On veut du changement !
– Et qu’est-ce que le PQ incarne pour vous ?
– Le changement !
– Qu’est-ce que vous voudriez changer ?
– Toutte ! On veut toutte changer !
– Mais encore…?
– Le temps du changement est arrivé ! Y’est temps qu’on change !
– OK. Êtes-vous pour la souveraineté du Québec ?
– Non !
– Pourquoi ?
– C’est un trop gros changement !
– Vous voulez changer sans que ça change trop ?
– C’est ça !
– Est-ce que le PQ est un parti souverainiste ?
– Oui !
– Êtes-vous pour la souveraineté ?
– Non !
– Mais vous allez voter PQ ?
– Oui !
– Mais vous savez que le PQ va organiser un référendum sur la souveraineté lors de son premier mandat ?
– Oui, mais ça ne me dérange pas, car je vais voter contre !
– OK, d’accord… Aimeriez-vous que le parti d’Éric Duhaime entre à l’Assemblée nationale ?
– Oui !
– Voteriez-vous pour le parti d’Éric Duhaime ?
– Non !
– Politique fédérale, maintenant. Êtes-vous satisfait de la performance de Mark Carney ?
– Oui, très !
– Avez-vous voté pour Mark Carney ?
– Certainement !
– Pourquoi ?
– Parce qu’il était le seul qui était capable de faire plier Donald Trump !
– A-t-il fait plier Donald Trump ?
– Non !
– Mais vous êtes quand même satisfait de son travail ?
– Oui, beaucoup !
– Pourquoi ?
– Parce qu’il protège l’indépendance du Canada !
– C’est important, pour vous, que le Canada soit indépendant ?
– Oui ! Le Canada n’est pas les États-Unis !
– Je vois… Et est-ce que le Québec est le Canada ?
– Non ! Le Québec c’est le Québec !
– Donc, vous êtes pour l’indépendance du Québec ?
– Non ! Ça ne donne rien de diviser le pays !
– Pour qui avez-vous voté lors des élection provinciales de 2018 ?
– Pour François Legault !
– Pourquoi ?
– Parce qu’on avait besoin de changement !
– Et pourquoi vous ne voterez pas pour M. Legault aux prochaines élections ?
– Parce qu’il a changé !
– Dernière question : où habitez-vous ?
– Montréal !
– Pour qui avez-vous voté aux dernières élections municipales ?
– Valérie Plante !
– Qu’est-ce que Mme Plante avait promis ?
– Construire des pistes cyclables !
– Voteriez-vous encore pour elle ?
– Non !
– Pourquoi ?
– Trop de pistes cyclables !
– Merci beaucoup, monsieur.
– De rien… Cela dit, j’aime pas beaucoup les politiciens…
– Ah non ? Pourquoi ?
– Ils ne sont pas clairs. Ils disent toujours une chose et son contraire… »
NDLR : Outch !!! Triste réalité !
Nécrologie
J’aurai bientôt 74 ans et, mois après mois, année après année, la pensée de quitter cette terre m’habite souvent à mon réveil. « Combien me reste-t-il de temps ? » Telle est la question !

N’ayez crainte, je ne suis pas pressé de traverser de l’autre côté et je n’en ai aucun contrôle. La mort, c’est la seule évidence dans une vie et Il me reste tant de choses à vivre.
Malgré tout, être septuagénaire c’est un cadeau du ciel dont certains n’ont jamais connu. Je vois partir des êtres chers, des amis, des personnes célèbres, des artistes que j’ai adulés et avec qui j’ai grandi. Quand on a la chance de passer les soixante-dix ans, on pense à ces choses-là. On est sur le décompte.
Une amie nous a quitté hier matin. Victime en début d’été d’un bête accident à la maison, elle ne put reprendre ses forces pour poursuivre le reste de sa route. Carole est maintenant parmi les étoiles.
Elle avait 75 ans.
On a fait sa connaissance et celle de son mari Marcel, en camping, il y a une quinzaine d’années. C’était une femme charmante qui n’élevait jamais la voix. Elle était mystérieuse, souriante et réservée, et souvent perdue dans ses pensées. Le genre de personne qui ne s’impose pas, qui écoute.
Jeudi dernier, je suis allé lui rendre une dernière visite à l’hôpital. Elle était sereine et en paix. Au moment de quitter, je lui ai souhaité un beau voyage. Celui dont on ne revient jamais et qui nous est présenté comme un jardin d’Éden. Le pays des immortels.
Désormais, l’éternité lui permettra de veiller sur sa famille, ses proches et amis et de retrouver sa fille Karine, qui l’a précédé depuis longtemps.
Louise et moi, offrons à Marcel, Annie, Pierre et Thomas, la famille, parents et amis, nos plus sincères condoléances en ces moments difficiles. Que Carole, de là-haut, puisse vous guider et vous éclairer. Elle n’est plus là, mais ses souvenirs resteront gravés dans nos cœurs, comme un baume, jusqu’au moment des retrouvailles célestes.
Bon voyage Carole ! Repose en paix !
Histoire
Il arrive parfois que l’Histoire frappe un grand coup, non pas dans les hautes sphères du pouvoir, mais au détour d’une rue, sous les cris d’une foule en colère. Le 21 mai 1832, Montréal fut le théâtre d’un de ces moments charnières, une fracture profonde dans le tissu déjà fragile de la démocratie coloniale. Trois hommes sont tombés sous les balles. Ce jour-là, la politique s’est faite à la baïonnette et le droit de vote a coûté la vie.

Le décor : une zone névralgique du Vieux-Montréal, où se joue une élection partielle à forte valeur symbolique.
Deux visions du monde s’y affrontent : d’un côté, le Parti bureaucrate, bien enraciné dans les cercles du pouvoir colonial, défend les intérêts des marchands et de l’élite anglo-montréalaise.
De l’autre, le Parti patriote, animé par une volonté de réforme avec un candidat qui donne voix aux aspirations des Canadiens français, mais aussi des communautés marginalisées, notamment les Irlandais.
Le duel électoral met en scène deux hommes aux profils contrastés.
Stanley Bagg, marchand prospère d’origine américaine, porte les couleurs des bureaucrates. À ses côtés, une machine électorale bien huilée et un allié de taille, Pierre-Édouard Leclère, le futur surintendant de la police de Montréal.
À l’opposé, Daniel Tracey, un médecin irlandais, journaliste redouté, propriétaire du Vindicator, incarne l’espoir des réformistes. Il est soutenu par Ludger Duvernay et La Minerve. Tracey attire l’adhésion des partisans de Louis-Joseph Papineau.
Très vite, cette confrontation dépasse le simple cadre électoral. Depuis plusieurs semaines déjà, la tension monte.
L’élection s’étend du 23 avril au 22 mai. Dès les premiers jours, Tracey prend l’avantage, mais la machine adverse se met en branle,
Les connétables, assermentés pour assurer le bon déroulement du scrutin, sont loin d’être neutres. Selon les chiffres compilés plus tard, la presque totalité d’entre eux appuie Bagg. Et leur zèle n’est pas qu’administratif. Ils intimident les électeurs du camp adverse et les bousculent. L’atmosphère est lourde, voire explosive.
CLIMAT DE PEUR
La Minerve, pourtant acquise à la cause patriote, commence à douter. Même si Tracey tient bon, la peur gagne la rue.
Le 20 mai, des magistrats comme McGill et Molson acceptent une demande du comité de Bagg. On offre une protection spéciale : accompagner les partisans aux urnes.
Le lendemain, 21 mai 1832, le vote se poursuit, il fait chaud dans les rues de Montréal. La foule est importante autour du bureau électoral. Les discussions sont vives, les esprits échauffés.
Les magistrats jugent la situation instable. Sans chercher à calmer la tension, ils appellent l’armée en renfort. Les soldats, postés à proximité, attendent le signal. Un magistrat lit la Loi sur les émeutes. Quelques minutes plus tard, les ordres tombent. On ouvre le feu.
Trois hommes s’écroulent sur la rue Saint-Jacques : François Languedoc, Pierre Billet et Casimir Chauvin. Trois Canadiens ordinaires venus exercer ou défendre un droit fondamental.
Ils deviennent, en un instant, les premiers martyrs civils d’une élection dans l’histoire du Québec. Mgr Lartigue parlera de la « rue du sang ».
Le massacre choque, mais ne ralentit pas la machine électorale.
Le 22 mai, Daniel Tracey est élu. Une victoire fragile, entachée de deuil et de colère.
UNE LEÇON AMÈRE
Le lendemain, les journaux se déchirent. Pour certains, c’est un acte barbare. Pour d’autres, une réponse mesurée à une émeute. Les Habits rouges n’ont tué que trois Canadiens, écrit froidement une historienne britannique. Une discipline militaire exemplaire, affirment certains.
Mais les patriotes ne l’entendent pas ainsi. Dans les semaines suivantes, la colère populaire enfle. Les leaders politiques, Papineau en tête, dénoncent l’impunité des coupables. Les soldats responsables des tirs seront finalement acquittés. Le colonel McIntosh, lui, sera même fait chevalier en Angleterre.
Pour les partisans du Parti national, cette élection aura été une leçon amère. Malgré la victoire de Tracey, ils comprennent que la voie parlementaire est minée. Le pouvoir colonial a montré qu’il n’hésiterait pas à faire taire les urnes par les fusils.
Cette tragédie marque un tournant. La répression brute, l’intimidation, les connétables partiaux, les canons braqués sur les électeurs, tout cela alimente le radicalisme naissant des patriotes.
Cinq ans plus tard, ce sera la révolte. Mais en 1832, Montréal vient d’assister à un baptême du feu politique. Le sang versé sur les pavés de la rue Saint-Jacques n’est pas encore celui d’une révolution, mais il annonce ce qui couve.
« UNE ARME NOUVELLE »
Comme le dira plus tard l’historien Jacques Lacoursière, les événements du 21 mai seront « une arme nouvelle » pour Papineau et ses alliés, tout comme l’épidémie de choléra qui frappe la ville la même année. Deux fléaux, l’un politique, l’autre naturel, secouent la population.
L’élection partielle de 1832 ne fut pas seulement un affrontement entre deux candidats. Elle fut le reflet d’une société coloniale en crise, tiraillée entre l’ordre imposé et le désir de représentation.
C’est dans cette zone grise, entre la démocratie rêvée et la réalité brutale de la répression, que s’écrit l’histoire du Québec politique. Dans cette histoire, le 21 mai 1832 restera, pour toujours, une journée noire.
La démocratie au Québec ne s’est pas forgée que dans des assemblées de cuisine. Elle a été arrachée à coups de fusil, parfois au prix de vies humaines. L’élection sanglante de 1832 en est un témoignage criant. Elle nous rappelle que le droit de vote, si banal aujourd’hui, fut autrefois une conquête périlleuse et qu’il est de notre devoir de ne jamais l’oublier.
Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier weekend, 16 août 2025, p64
Trucs et astuces
Centre névralgique de la maison, la cuisine est la pièce la plus utilisée dans bien des foyers. Madame Chasse-Taches nous propose comment la garder toute propre et fin prête pour nos prochaines créations culinaires.
L’ÉVIER INOXYDABLE

Le meilleur produit se résume à quelques gouttes de savon à vaisselle diluées dans une eau tiède;
Pour le faire briller, polissez-le avec un linge doux et de l’huile pour bébé ou du vinaigre blanc.
Stop : n’utilisez jamais de laine d’acier ni de tampon à récurer.
L’ÉVIER BLANC
Les meilleurs produits sont une éponge et du bicarbonate de soude, une éponge efface M. Net ou quelques gouttes d’eau de javel diluées dans une eau froide. Laissez agir cette eau une vingtaine de minutes afin d’éliminer les taches jaunâtres. Bien rincer.
LE CONTOUR DES ROBINETS
En frottant régulièrement le contour du robinet avec un peu de vaseline, vous empêcherez la formation de calcaire, sinon la brosse à dents demeure le meilleur outil pour nettoyer les contours.
LE BROYEUR DE CUISINE
Si votre broyeur dégage des odeurs nauséabondes, offrez-lui un « rince-bouche » adapté à ses besoins :
L’EXTÉRIEUR DU FRIGO
On enlève le film gras sur le dessus du réfrigérateur avec une eau chaude additionnée d’assouplisseur textile liquide (une part d’assouplisseur pour trois parts d’eau).
Il est important aussi de dépoussiérer l’arrière du réfrigérateur. Vous pouvez utiliser l’aspirateur ou un chiffon à peine humide pour ce travail.
LES ÉLECTROS EN INOX
Utilisez une eau chaude savonneuse (savon doux ou savon de Marseille) et une éponge. Asséchez rapidement avec un chiffon microfibre.
Différentes solutions efficaces sont proposées pour enlever les traces de doigts sur les appareils en inox :
Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 16 août 2025, p10
Actualité
Comme on peut le voir, à la demande de Donald, Washington se verra envahi de 800 militaires de la Garde nationale, lourdement armés de fusils d’assaut, pour faire un ménage des criminels de la ville ainsi que des itinérants.

Soudainement, Washington ressemblera à ces pays totalitaires et de guerre, où la présence de militaires armés fait partie du décor journalier. Étrangement, c’est une promesse électorale qu’avait faite Donald, d’être garant de la loi et de l’ordre.
Pourtant, les statistiques officielles du ministère de la Justice démontrent que les crimes violents ont atteint leur plus bas niveau en 30 ans.
Donald, un certain 6 janvier 2021, fut l’instigateur de l’assaut du Capitole. C’est assez surprenant qu’un criminel, comme lui, veuille ramener la loi et l’ordre.
Il est rendu à l’âge de dire n’importe quoi. Et pour le président des États-Unis, c’est dangereux, pour la paix mondiale.
Opinion
Une missive envoyée au propriétaire du pub BURGUNDY LION, en plein arrondissement de la Petite-Bourgogne, lui demandait de se conformer aux règles d’affichage du français dans sa raison sociale.

Remplacer BURGUNDY, par Petite-Bourgogne aurait été un excellent choix.
Et qu’a répondu son sympathique propriétaire ? NON ! JE NE ME CONFORMERAI PAS !
Point à la ligne ! De quel droit exactement ?
Et alors, en 24 heures, l’OQLF a plié, s’est dégonflé. Soudainement, et par quel miracle, le tout devenait conforme.
Pas beau ça ?
Dites-moi, pourquoi, au Québec, on vote des règlements, des lois, des directives et on ne les applique pas ? Est-ce qu’on veut vraiment mettre en évidence la langue française à Montréal et au Québec tout entier, alors que les commerçants défient la loi constamment et impunément ?
On se croirait à Toronto où ailleurs au Canada.
Le paysage visuel des grandes villes du Québec, et principalement dans des artères et centres commerciaux, est très fortement en anglais et ça continue.
Très souvent, les propriétaires de ces établissements sont anglophones.
Une autre preuve que l’OQLF, comme police de la langue, est complètement édenté et émasculé.
Au Québec, pour obtenir un droit d’exploitation d’un commerce, sa raison sociale devrait obligatoirement être à prédominance du français.
Réflexion
Un jour, une souris regardait à travers un trou dans le mur et vit le fermier et sa femme ouvrir un paquet. Terrifiée, elle découvrit qu’il s’agissait d’un piège à souris.

Paniquée, elle courut vers la cour pour avertir tout le monde qu’il y avait un piège à souris dans la maison.
La poule, occupée à claquer et à gratter le sol, répondit :
– Excuse-moi, monsieur souris. Je comprends que c’est un gros problème pour toi, mais cela ne me concerne pas du tout.
Alors, la souris alla voir le mouton et lui dit la même chose. Le mouton répondit :
– Je suis désolé, monsieur souris, mais tout ce que je peux faire, c’est prier pour toi.
Désespérée, la souris se rendit auprès de la vache qui lui dit avec indifférence :
– Suis-je en danger ? Je ne crois pas, répondit la vache.
Dépitée et inquiète, la souris retourna dans la maison, seule, face au piège du fermier.
Cette nuit-là, un bruit retentit. Le piège venait de se refermer sur sa victime. La femme du fermier se précipita pour voir ce qu’elle avait attrapé, mais, dans l’obscurité, elle ne vit pas que le piège avait attrapé la queue d’un serpent venimeux. Celui-ci, furieux, la mordit violemment.
Le fermier emmena immédiatement sa femme à l’hôpital. Elle revint avec une forte fièvre. Pour la réconforter, le fermier lui prépara une soupe nourrissante. Il prit un couteau et alla chercher le principal ingrédient; la poule.
Mais, l’état de la femme ne s’améliora pas. Des amis et voisins vinrent leur rendre visite pour la soutenir. Pour les nourrir, le fermier tua alors le mouton.
Malheureusement, la femme du fermier succomba à sa maladie. Le mari, accablé, vendit la vache à l’abattoir pour couvrir les frais des funérailles.
MORALE
La prochaine fois que quelqu’un te parle de son problème et que tu penses que cela ne t’affecte pas, réfléchit bien. Celui qui ne vit pas pour servir ne sert pas à vivre. Le monde ne va pas mal à cause de la méchanceté des mauvais, mais à cause de l’indifférence des bons.
Alors, quand quelqu’un a besoin de toi, tends-lui la main ou au moins, offre-lui un mot d’encouragement. Que jamais il ne te manque d’empathie.
Source : BlissWave
Santé et bien-être
Le prédiabète désigne un taux de glycémie supérieur à la normale, mais insuffisant pour atteindre le seuil du diabète. Si certaines personnes atteintes de prédiabète développent un diabète déclaré, ce n’est pas une fatalité. Une personne de 45 ans atteinte de prédiabète n’a que 9 à 14 % de risque de développer un diabète de type 2 dans les 10 ans.

Cela étant, le prédiabète en soi augmente le risque de maladie cardiaque et d’accident vasculaire cérébral; il ne faut donc pas prendre ce diagnostic à la légère. Voyez-le comme un système d’alerte personnel : lorsque l’alarme se déclenche, vous avez la possibilité de réparer les dégâts avant qu’ils ne s’aggravent.
Le prédiabète peut entraîner une augmentation de la soif, de la miction (urine) et de la fatigue, mais de nombreuses personnes touchées ne présentent aucun symptôme. Seul un test en laboratoire peut confirmer le diagnostic.
C’est pourquoi Diabète Canada recommande, passé l’âge de 40 ans, de faire tester votre glycémie tous les trois ans, et plus souvent si vous présentez des facteurs de risque tels un surpoids, un taux de cholestérol élevé ou une prédisposition familiale ou ethnique.
La bonne nouvelle concernant le prédiabète, c’est qu’il est possible de le guérir. Par des changements de mode de vie, tels qu’une alimentation équilibrée, une saine gestion du poids et une activité physique accrue, vous pouvez contrôler votre glycémie et ainsi prévenir le diabète de type 2.
Si ces changements ne suffisent pas à réduire votre glycémie, votre dispensateur de soins pourra vous recommander un médicament oral.
Source : Nouvelles « CSA », été 2025, p13 (Diabète Canada, Cleveland Clinic)
Santé et bien-être
Tout comme le corps, le cerveau s’use avec le temps, mais certaines activités peuvent contrer ce déclin, selon une étude réalisée en 2022, les bons vieux mots croisés peuvent améliorer les fonctions cérébrales, même chez les personnes souffrant d’un trouble cognitif léger.

Si les chiffres vous attirent plus que les mots, les jeux de chiffres, tels que le sudoku, constitueront une gymnastique fiable pour votre cerveau. Une étude menée auprès d’adultes âgés de 50 à 93 ans a montré que ceux qui passaient plus de temps à faire des jeux de chiffres avaient de meilleures fonctions cognitives.
Vous n’aimez pas remplir des cases ? Apprenez plutôt une nouvelle compétence. De la photographie aux langues étrangères, la pratique de nouvelles compétences stimule le cerveau et peut en améliorer la performance.
En prime, vous bénéficiez d’avantages similaires si vous enseignez une nouvelle compétence à quelqu’un. Vous pouvez également passer du temps avec vos amis : une étude réalisée en 2019 a établi un lien entre les contacts sociaux et le maintien des fonctions cognitives.
Les activités sociales qui stimulent le cerveau comprennent les discussions, les jeux et les sports collectifs.
Les plus férus de technologie ont quant à eux l’embarras du choix parmi une multitude d’applis destinées à stimuler le cerveau : Luminosity, MemoryOs, BrainHQ… Il suffit de les télécharger pour renforcer vos synapses.
Source : Nouvelles « CSA », été 2025, p13 (Diabète Canada, Cleveland Clinic)
Opinion
Est-ce que vous avez lu le papier de Richard Martineau dans les pages du Journal de Montréal de mardi dernier ? Non ? Alors c’est le texte que je vous propose parce qu’il pourrait se réaliser ou peut-être l’est-il maintenant ?
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DÉTRUITE L’OCCIDENT DE L’INTÉRIEUR
Connaissez-vous Aleksandr Dugin ?

Cet intellectuel proche de Poutine est l’un des hommes les plus influents de la planète.
Tous les jours ou presque, sa pensée et ses écrits secouent, ébranlent et fragilisent nos sociétés.
Il est plus influent que Karl Marx, Donald Trump et George Soros réunis.
C’est probablement le pire ennemi de l’Occident. Pourtant, très peu de gens le connaissent.
FOUTRE LE BORDEL
En 1997, Dugin a écrit l’un des livres les plus importants de l’après-Deuxième Guerre mondiale : Fondamentaux géopolitiques – l’avenir géopolitique de la Russie.
Dans ce livre, qui sert maintenant de bible aux militaires et diplomates russes, Dugin affirme que l’Occident représente une menace existentielle pour la Grande Russie.
Il faut donc l’affaiblir.
Comment ? En lui déclarant une guerre ouverte, qui risque d’engouffrer la Russie elle-même ?
Non. En exploitant ses failles.
La stratégie proposée par Dugin (et cautionnée par Poutine) consiste à foutre le bordel dans les sociétés occidentales.
Utiliser les médias sociaux pour promouvoir l’antiaméricanisme. Semer le doute au sein des Occidentaux sur la validité de leurs institutions démocratiques.
Aider les groupes extrémistes, autant de gauche que de droite.
Nourrir les divisions. Appuyer autant les racistes que les antiracistes, autant les wokes que les trumpistes.
Affaiblir l’Amérique de l’intérieur en appuyant « tous les types de séparatisme et de conflit ethnique, social ou racial ».
Profiter de la liberté d’expression qui existe en Occident pour propager des théories du complot et des discours prônant le renversement des institutions.
Polariser au maximum le discours public.
Bref, déstabiliser les régimes démocratiques occidentaux afin d’affaiblir leur influence sur la sphère mondiale.
UNE PANDÉMIE IDÉOLOGIQUE
Regardez ce qui se passe actuellement en France, aux États-Unis et ici, au Canada. Sur les campus universitaires, entre autres.
C’est exactement ce qui arrive.
Pourquoi déclarer la guerre à l’Occident quand on peut créer un climat de guerre civile au sein même des pays occidentaux ? s’est dit Dugin.
On a juste à semer le doute. La méfiance. La haine des valeurs occidentales.
Haine de la liberté. De la laïcité. Du débat. De la discussion. Du compromis. De la science. De la raison. De l’administration de la justice.
De tout ce qui a rendu les sociétés occidentales grandes, puissantes.
On a juste à planter la graine et à laisser cette haine de soi progresser.
Ce virus idéologique va faire la job.
Il va ronger les piliers de l’Occident de l’intérieur. Jusqu’à ce qu’ils s’effondrent.
Ce que je vous dit n’est pas une théorie du complot, une invention paranoïaque.
C’est vrai.
C’est une stratégie qui a été mise en place par Poutine.
Les Russes utilisent les médias sociaux – et certains journalistes qui travaillent dans les médias traditionnels, de même que plusieurs intellectuels – pour nous détruire.
C’est écrit noir sur blanc dans le livre de Dugin.
L’AGITATEUR EN CHEF
Pas étonnant que les Russes aient travaillé en secret pour faire élire Trump. Trump est une arme de déstabilisation massive.
Il perturbe. Trouble. Désoriente.
Bref, il fout le bordel.
Et nos groupes extrémistes participent à cette stratégie de déstabilisation. L’extrême gauche comme la droite dure.
En 28 ans seulement, Dugin a réussi à déstabiliser l’Occident.
Au profit des empires russe et chinois.
Nouvelles
Déjà, et malgré le boycottage canadien qui s’effrite, la migration des « snowbirds » regagne les fervents amateurs de soleil. Les États-Unis demeurent un pays étranger qui impose constamment à ses visiteurs certaines règles d’immigration et de séjour. Depuis l’élection de Donald Trump, ces règles sont souvent modifiées. Voici quelques questions-réponses tirées de la revue saisonnière de l’Association Canadienne des Snowbirds (été 2025).

Q1 Ma femme et moi avons une carte Nexus. Comment les nouvelles règles sur le passage de la frontière nous concernent-elles ? Nous irons en Floride en voiture à l’automne. Je veux simplement m’assurer que nous disposons des bonnes informations.
R1 Les règles sont les mêmes pour les visiteurs canadiens qui prévoient séjourner aux États-Unis 30 jours ou plus, que vous ayez ou non une carte Nexus. Lorsque vous passerez la frontière terrestre, demandez à l’agent des douanes américaines de vous délivrer un formulaire I-94 pour vous et votre conjointe. Ensuite, au cours de vos 30 premiers jours aux États-Unis, vérifiez en ligne que ce formulaire a bien été délivré. Imprimez une copie de chaque formulaire I-94 et conservez-la avec vos passeports.
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Q2 Nous vendons notre résidence en Floride. Pouvons-nous rapporter des articles usagés, tels que des vêtements, des bouteilles d’alcool entamées, des meubles, des photos, des outils de jardinage… en fait, tout ce que nous avons possédez pendant les années où nous avons été snowbirds, ou devons-nous tout vendre aux États-Unis ?
R2 Vous devez dresser une liste détaillée des articles que vous rapportez au Canada en indiquant leur valeur en dollars canadiens après dépréciation, afin de pouvoir la présenter à l’agent des services frontaliers à votre retour. L’alcool sera admissible dans les limites autorisées pour les Canadiens qui ont été à l’étranger au moins 48 heures : deux bouteilles de vin de 750 ml, 1,14 litre d’alcool ou 24 canettes de bière. Sinon, vous devrez payer des droits de douane. Il serait peut-être préférable de ne pas rapporter l’alcool.
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Q3 J’ai besoin d’information concernant le formulaire I-94 pour les Canadiens voyageant par voie terrestre avec un visa B2. Le site Web du Service des douanes américaines indique que les touristes canadiens qui traversent la frontière avec un visa B1 ou B2, ce qui inclut pratiquement tous les snowbirds, n’ont pas besoin de demander un formulaire I-94 provisoire. Donc, soit que vous pouvez demander un formulaire I-94 électronique au passage de la frontière, soit que ce n’est même pas nécessaire. Tous les commentaires que j’ai lus jusqu’à présent sont très ambigus. Pouvez-vous m’éclairer ?
R3 Vous pouvez demander un formulaire I-94 provisoire dans les sept jours précédant votre passage prévu à la frontière terrestre au coût de 6 $US. Cela ne garantit pas l’admission aux États-Unis et les frais ne sont pas remboursables. Sinon, lorsque vous passez la frontière par voie terrestre et demandez l’autorisation de séjourner aux États-Unis 30 jours ou plus, vous pouvez demander à l’agent des douanes de vous délivrer une formulaire I-94. Comme cet enregistrement sera très probablement électronique, nous vous recommandons de vous rendre ensuite sur le site Web du ministère de la Sécurité intérieure (Department of Homeland Security), de vérifier que votre formulaire I-94 a bien été délivré et d’en imprimer une copie à conserver avec votre passeport.
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Q4 Y a-t-il eu des précisions concernant les Canadiens qui rentrent des États-Unis avec des marchandises achetées là-bas ? Bien qu’il existe une limite d’exemption de droits de douane, devrons-nous payer les droits imposés sur les marchandises importées des États-Unis ?
R4 Le Canada a riposté aux droits de douane imposés par les États-Unis sur les produits fabriqués au Canada en imposant des droits de douane de 25 % sur certains produits américains importés au Canada. L’ASFC perçoit ces droits au nom du gouvernement du Canada sous la forme d’une surtaxe. Il se peut donc que vous deviez payer une surtaxe (ainsi que les droits et taxes applicables) sur certains des biens que vous avez achetés et que vous rapportez des États-Unis. La liste de ces produits est disponible sur le site Web du ministère des Finances. La surtaxe s’applique uniquement à la valeur des biens qui dépasse votre franchise personnelle.
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Q5 Je remplis chaque année le formulaire IRS 8840, mais je n’ai jamais rempli le formulaire 1040-NR. Suis-je tenue d’envoyer un formulaire 1040-NR ? Nous ne déclarons pas nos revenus aux États-Unis.
R5 Vous soumettez un formulaire 8840 parce que vous remplissez les conditions requises pour satisfaire au critère de présence substantielle. Le formulaire 1040-NR est une déclaration de revenus pour les non-résidents des États-Unis. À moins d’avoir une raison de remplir ce formulaire (par exemple, si vous avez vendu un bien immobilier aux États-Unis), il n’est pas nécessaire de le remplir.
Santé et bien-être
La plupart des gens perdent jusqu’à cent cheveux par jour, mais de nouveaux cheveux les remplacent. La perte de cheveux, ou alopécie, survient lorsque vous perdez plus de cheveux qu’il n’en repousse.
Bien qu’il ne soit pas toujours possible de la prévenir (bonjour la génétique), quelques mesures simples peuvent en limiter les effets :

Si vous souffrez d’une perte de cheveux héréditaire, qui touche aussi bien les hommes que les femmes, votre dispensateur de soins pourra vous conseiller sur la liste toujours plus longue des options de traitement, du minoxidil et d’autres médicaments au plasma riche en plaquettes et à la greffe de cheveux.
Source : NOUVELLES « CSA », été 2025, p13 (American Academy of Dermatology, Cleveland Clinic, Mayo Clinic)