Le mystère des trois rois mages

Histoire

Dans la grande période des Fêtes, aujourd’hui, nous célébrons la troisième; la Fête des Rois. On entend parler de leur histoire en écoutant attentivement certains cantiques de Noël. Vous souvenez-vous de leurs noms ? Essayez…

Ils se nomment Gaspard, Melchior et Balthazar.

Dans la Bible, on dit qu’ils venaient d’Orient et qu’ils auraient parcouru des milliers de kilomètres, guidés par une étoile brillante, pour rendre hommage à un nouveau-né prédestiné à devenir le roi des Juifs. Cependant, les textes de l’Évangile ne mentionnent pas leur nombre ni le fait qu’ils étaient des rois.

On suggère davantage qu’ils étaient des hommes sages venus de l’Est. On sait cependant qu’à l’Antiquité, les monarques aimaient s’entourer d’astrologues, de scientifiques, d’hommes sages et cultivés. Peut-être est-ce un amalgame, on ne sait pas.

En fait, l’idée qu’ils étaient peut-être des rois n’est apparue qu’au IIIe siècle de notre ère. Puis, à travers les écrits, on leur donne des noms et même une origine. On suggère que Melchior venait d’Iran (en fait de la Perse), Gaspard de l’Inde et Balthazar de l’Arabie Saoudite.

On raconte dans les écrits de l’Évangile (selon Matthieu) que les mages se seraient arrêtés au palais du roi Hérode pour lui demander s’il savait où était Marie, qui allait donner vie au roi des Juifs.

Ce qui est particulier dans ce récit, c’est qu’on prétend que ces mages auraient interpellé directement le roi actuel de la Judée sans lui rendre quelque hommage que ce soit en lui demandant s’il savait où naîtrait celui qui allait le remplacer. On comprend donc que les mages ne reconnaissaient pas du tout la légitimité d’Hérode sur le royaume de Judée.

En surcroît, on raconte que le roi Hérode aurait invité les mages à l’informer s’ils trouvaient l’enfant roi, supposément pour lui rendre hommage. À vrai dire, on sait qu’Hérode gouvernait à cette époque par procuration, il était vieux et il avait peu de légitimité auprès du peuple juif.

La Judée était à cette époque sous contrôle romain et c’est l’empereur Auguste qui était le vrai souverain. Nous sommes donc dans une période de grandes tensions sociales et politiques en Judée et la venue d’un enfant roi faisait assurément peur à Hérode et à ses héritiers, qui cherchaient évidemment à tuer l’enfant.

NAISSANCE DU PETIT JÉSUS

Guidés par leur étoile, les mages ont finalement trouvé l’étable où Marie et Joseph se seraient réfugiés. À travers les récits, on ne peut donc que percevoir ces mages positivement, les voir comme des hommes bienveillants. Après s’être prosternés devant l’enfant et sa mère, ils lui auraient offert de l’or, de l’encens et de la myrrhe et ils auraient filé en douce en empruntant des chemins de traverse pour ne pas croiser les complotistes du palais.

Puis, on n’a plus jamais entendu parler de ces généreux rois mages. En tout cas, pas avant qu’ils réapparaissent sous notre arbre à Noël.

EST-IL VRAI QUE JÉSUS SERAIT NÉ À BETHLÉEM ?

Ce n’est pas un fait prouvé sans l’ombre d’un doute, mais il est fort possible que cet enfant soit né au village de Bethléem. On pense que le nom Jésus est la contraction linguistique de Yehoshoua’ (Josué). Il aurait appartenu au clan des Nazôréens, des juifs de retour d’exil au IIe siècle avant notre ère qui se réclamaient d’être des descendants directs du grand roi David.

Ils attendaient frénétiquement le retour du Messie sur Terre. Ils ont fondé en Galilée un village que nous appelons Nazareth. De nombreuses études tendent à démontrer que Marie et Joseph se seraient déplacés jusqu’à Bethléem en Judée, la ville de naissance du roi David, lors du recensement imposé par les Romains.

Pour ce qui est du lieu plus précis de cette naissance, c’est moins clair. Par exemple, saint Justin, un Palestinien de Naplouse, avance 160 ans après la naissance de l’enfant roi qu’il serait né dans une grotte près de Bethléem. Mais bon, il n’est pas nécessaire de jeter votre étable, il reste encore beaucoup de zones d’ombre derrière cette histoire de la nativité.

Source : Martin Landry, Journal de Montréal, cahier Weekend, 21 décembre 2024, p70


Un pan de notre histoire : La petite histoire du hockey féminin

Histoire

À la fin de l’été 2023, on apprenait que Montréal aurait la chance d’avoir une des six premières franchises de la nouvelle Ligue professionnelle de hockey féminin, la LPHF. Cette saison, l’équipe portera le nom de la Victoire de Montréal. En entendant cette nouvelle, je me suis demandé depuis quand les femmes jouaient au hockey au Québec.

Il faut dire qu’au XIXe siècle, les sports féminins ne sont pas tellement encouragés. On n’a qu’à penser au baron Pierre de Coubertin, le restaurateur des jeux olympiques, qui s’opposait à la participation des femmes aux compétitions sportives.

L’Église catholique, elle, encourageait plutôt les jeunes femmes à se préparer à devenir de bonnes épouses. Malgré tout, de nombreuses femmes vont chausser les patins et vont jouer au hockey. Une des premières traces à ce sujet nous vient d’un journaliste du Ottawa Citizen, qui avait assisté à un match de hockey féminin en 1891.

Dans son article, il écrit que les joueuses « ont un coup de patin rapide et manient la rondelle aussi bien que certains des meilleurs joueurs masculins ». Un commentaire élogieux qui fait entrer le hockey féminin dans l’Histoire.

La plus ancienne photographie connue de femmes jouant au hockey a été prise à Rideau Hall, la résidence du gouverneur général du Canada à Ottawa, vers 1890. On y voit la fille de lord Stanley, lady Isobel Stanley, jouer au hockey avec d’autres coéquipières. En fait, de nombreux experts croient que le premier match de hockey féminin aurait été joué le 9 mars 1889.

L’ÉQUIPEMENT DES HOCKEYEUSES

Les archives photographiques nous en apprennent beaucoup sur l’équipement de ces joueuses de hockey du siècle passé. Elles portent des jupes à crinoline avec des maillots sans numéro, parfois des cols roulés. Elles ne portent pas les jambières traditionnelles des hommes, ça aurait été trop indécent pour l’époque.

Leur jupe donne assurément un avantage au gardiennes devant leur filet. Parlant de gardienne de but, on attribue à Elizabeth Graham, de l’Université Queen’s, d’être la première gardienne, tous sexes confondus, à jouer avec un masque. En 1927, à la suite d’une délicate opération dentaire, elle a gardé les buts avec un masque d’escrime pour protéger son visage.

LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE

Le départ de milliers d’hommes au front permet aux femmes de les remplacer à l’usine et à certaines d’occuper des fonctions traditionnellement réservées aux gars. Elles le feront avec brio au boulot, mais aussi sur la glace.

Toutes sortes de ligues sont créées pour remplir les arénas. Une des premières ligues féminines est mise sur pied par la compagnie Bell. Elle aligne six équipes formées de téléphonistes. Les hockeyeuses sont spectaculaires et attirent les foules. Même si la ligue remporte un succès populaire, elle n’existera qu’une seule saison.

De toutes les ligues féminines qui sont créées durant le premier conflit mondial, la plus populaire est la Eastern Ladies Hockey League de Montréal. Elle présente son premier match en décembre 1915 et, presque instantanément, les hockeyeuses font tourner les têtes et deviennent des vedettes à travers tout le pays.

L’aréna Jubilee, qui contient 3200 spectateurs, fait salle comble. Elles jouent avec contact et respectent les mêmes règles de l’Association nationale de hockey que les hommes. Un haut dirigeant des Canadiens de Montréal dira au Montreal Star :

« Ces hockeyeuses semblent être plus en demande que n’importe qui d’autre dans la ville en ce moment… La moitié de mes gars ne pourraient pas jouer dans cette ligue. »

Durant les deux premières saisons de la ligue, les joueuses de l’équipe le Western vont remporter la coupe Doran. La meilleure joueuse de l’équipe est sans contredit Agnès Vautier, on dit qu’elle pourrait rivaliser avec les meilleurs joueurs professionnels au monde.

La popularité du hockey féminin s’étend à l’extérieur de Montréal. En 1916, un journal de Cornwall, en Ontario, fait une série d’articles sur le phénomène grandissant du hockey féminin. Les joueuses les plus talentueuses au pays sont probablement rassemblées chez les Victorias de Cornwall.

L’équipe aligne entre autres une joueuse étoile, Albertine Lapensée. Âgée d’à peine 16 ans, la jeune Franco-Ontarienne est une véritable machine à compter des buts. Elle aurait réussi l’exploit d’enfiler 15 buts en un seul match. Un massacre qui se termine avec un pointage de 21 à 0 contre les filles d’Hochelaga.

Elle joue tellement bien que certains remettent souvent en doute qu’elle est une femme. Durant la saison 1916-1917, Albertine comptera 150 buts. Grâce à elle, les Victorias de Cornwall terminent la saison avec 45 victoires et un seul match nul.

À la fin de la guerre, la Eastern Ladies Hockey League arrête ses activités. Le retour des hommes au pays marque le regain des ligues professionnelles de hockey masculin et l’intérêt pécuniaire des promoteurs du hockey féminin s’étiole.

Les hockeyeuses vont par le fait même disparaître du radar médiatique. Albertine Lapensée prendra sa retraite en 1918. Certains prétendent qu’elle est morte de la grippe espagnole la même année à New York.

On en connaît peu sur la vie des autres joueuses de cette ligue professionnelle, mais ce qu’on sait, c’est qu’à cette période de l’Histoire, ces femmes étaient des athlètes adulées du sport. Les foules se déplaçaient pour voir leur jeu spectaculaire.

LA DIFFICULTÉ DE TROUVER DES LIGUES COMPÉTITIVES

Durant la grande dépression et même après la Seconde Guerre mondiale, on observe un certain déclin du hockey féminin au Canada. Pas facile pour les jeunes filles de se trouver des organisations de hockey pour elles. D’autant plus que les ligues de garçons résistent à leur faire une place.

C’est dans ce contexte que la jeune passionnée de hockey Abigail Hoffman, âgée de 9 ans, ira jusqu’à se couper les cheveux bien courts et même changer son identité de genre pour jouer au hockey. Ses parents l’inscrivent dans une équipe de gars en la présentant comme Ab Hoffman. Pour ne pas trop attirer l’attention dans le vestiaire, Abigail s’habille à la maison et arrive directement sur la patinoire tout équipée.

Son manège fonctionne quand même un certain temps, jusqu’à ce qu’on lui demande son acte de naissance pour l’inscription à un tournoi. Même si elle est exclue de l’équipe, son subterfuge fait scandale. Abigail a prouvé que les filles pouvaient rivaliser avec les garçons.

LE HOCKEY FÉMININ REPREND VIE

Enfin, dans les années 1960, les premières ligues de hockey féminines vont prendre forme au Canada. Plusieurs tentatives pour créer une ligue professionnelle de hockey féminin vont échouer. Plus de 100 ans après les premières performances des hockeyeuses sur les glaces, l’arrivée de la LPHF risque de marquer un tournant historique dans l’évolution de notre sport national d’hiver.

Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier Weekend, 28 décembre 2024, p66


Samedi… de rigoler

Humour

Un touriste étranger demande à un Québécois :

– Quel est le meilleurs moyen pour se rendre à l’hôpital ?

Le Québécois :

– Traverse la rue sans regarder.


Une jeune fille blonde revient à la maison après une longue journée d’école. Elle va directement voir sa mère, également blonde, et lui demande :

– Maman, tout le monde à l’école me niaise car je suis blonde, même les profs. Pourquoi les gens pensent que toutes les blondes sont stupides ?

La mère de répondre :

– Je vais te montrer ma chérie. Elle cogne 4 fois sur le comptoir de la cuisine.

La jeune fille un peu confuse dit :

– Oh ! Y’a quelqu’un qui cogne à la porte, je vais aller voir !

La mère :

– Ha ha ha ha c’est exactement à cause de ça que les gens pensent qu’on est stupides. Fais-moi une faveur, surveille le four pour moi, je vais aller répondre à la porte !


L’autre jour, j’ai ouvert mon armoire puis j’ai conté une blague à mon linge… y’était plié en deux !


Un col bleu, spécialisé dans le remplissage de trous va voir son patron et lui dit :

– Patron, ma pelle est cassée. Qu’est-ce que je fais ?

Alors le patron lui répond :

– Ce n’est pas grave, tu peux t’appuyer sur le camion !


Un petit garçon de 5 ans et sa mère vont au McDo. Le petit regarde la caissière et lui dit :

– Suce ma quéquette, j’ai une grande bite !

La caissière embarrassée regarde la mère du petit garçon. Le petit remet ça :

– Suce ma quéquette, j’ai une grande bite !

Mais cette fois-ci, la mère intervient… Enlève ton bonbon de la bouche quand tu parles !

Le petit garçon :

Six McNuggets et une grande frite !


C’est un type qui a un sexe de 40 cm. À ce stade, c’est plus handicapant qu’autre chose… Il cherche donc auprès du corps médical une solution pour raccourcir tout ça, mais en vain, on n’a pas de solution à lui proposer.

Il recherche ensuite auprès des guérisseurs, en vain également, jusqu’au jour où il apprend qu’un vieux rebouteux habitant une hutte en plein milieu d’un marais, pratiquerait ce genre de chose. Il s’y rend donc :

– On vous aura mal renseigné, moi je fais plutôt le contraire, j’ajoute des centimètres, mais rassurez-vous, le marais est plein de créatures magiques, si vous avez un peu d’argent je vous donne l’adresse d’une grenouille magique qui peut vous arranger ça. Vous allez lui poser des questions, si elle répond non, votre engin rétrécit de 5 cm. Si elle répond oui c’est le contraire.

Le type est d’accord et après avoir payé le rebouteux, il obtient l’adresse du batracien magique.

– Bonjour petite grenouille, veux-tu m’épouser ?

– Non !

Le type vérifie et miracle, ça marche. Son sexe raccourci de 5 cm et il décide de continuer.

– Petite grenouille, veux-tu m’épouser ?

– Non !

Nouvelle vérification, le type se dit : « allez, encore 5 cm et après je la laisse tranquille, et à moi les gonzesses ! »

– Petite grenouille, pour la dernière fois, veux-tu m’épouser ?

– Non, non, non, non, non et non !


Trois gouttes de lumière…

Réflexion

J’ai dû accepter…

Accepter que le temps, cet insaisissable mystère, échappe à ma compréhension, et que l’éternité demeure une énigme pour mon esprit mortel.

J’ai dû accepter que mon corps, fragile enveloppe, n’était pas immortel, qu’il vieillirait, et qu’un jour, il s’éteindrait doucement.

J’ai dû accepter que nous sommes faits de souvenirs et d’oubli, de vœux inachevés, de bruits et de silences, de murmures éphémères et de nuits étoilées. De petites histoires, tissées dans l’ombre des détails subtils.

J’ai dû comprendre que tout est passager, que rien ne dure éternellement. Et j’ai dû accepter que ma venue au monde avait un sens, que j’étais là pour donner le meilleur de moi-même, pour semer des traces de lumière avant de m’effacer dans le grand silence.

J’ai dû accepter que mes parents ne seraient pas éternels, que mes enfants, un jour, prendraient leur envol, traçant leur propre chemin loin de moi. Ils ne m’appartenaient pas, comme je l’avais cru un instant. Leur liberté d’aller, de venir, de choisir, était un droit aussi précieux que ma tendresse pour eux.

J’ai dû accepter que tout ce que je possédais n’était qu’un prêt, que rien ici-bas ne m’appartenait vraiment. Tout, comme ma propre existence, était éphémère, destiné à être transmis, laissé aux mains d’autres âmes, quand je ne serai plus là.

J’ai dû accepter que balayer mon trottoir chaque matin n’était qu’un doux leurre, un geste pour me convaincre que ce petit coin du monde était mien, alors qu’il ne l’était pas. Ma maison, mon refuge, n’était qu’un toit passager, un abri qui un jour accueillerait d’autres vies, d’autres histoires.

J’ai dû comprendre que mon attachement aux choses, aux êtres, aux lieux, ne ferait que rendre plus douloureux l’heure de mes adieux. Que les arbres que j’ai plantés, les fleurs que j’ai chéries, les oiseaux que j’ai écoutés chanter, n’étaient que des passants dans ma vie. Tout comme moi, ils étaient mortels. J’ai dû accepter mes failles, mes fragilités, ma condition d’être éphémère, voué à disparaître, tandis que la vie continuerait, sans moi, comme un fleuve insensible à ma mémoire.

Et j’ai dû accepter qu’un jour, je serais oublié.

Prenons soin de notre âme, car elle seule nous appartient.

Écrit par Silvia Schmitt, penseuse allemande. Le monde littéraire


Après les fleurs, le pot !

Finances

On vient de se souhaiter la bonne année dans l’euphorie et l’allégresse, que déjà, on voit arriver les surprises qui vont alléger directement notre portefeuille.

Même si le 1er janvier est un jour de fête, il marque aussi des augmentations de dépenses. C’est comme une obligation de nos gouvernements d’augmenter le coût de la vie sans que les salaires et fonds de pensions ne suivent. Les riches s’enrichissent, alors que la classe moyenne, qui n’existe plus depuis belle lurette, s’enlise de plus en plus, donc vers le bas.

LE TRANSPORT EN COMMUN

En cette année 2025, prendre l’autobus coûtera plus cher. Pourquoi ? Parce que les sociétés de transport ne sont pas foutues de faire le ménage dans leurs circuits absolument inutiles dans certains secteurs résidentiels. Après 22 heures dans ces dortoirs, tout le monde sommeille et pourtant, les autobus circulent jusqu’à deux heures du matin, vides.

Quel est le coût de ce non-sens ? On ne sait pas, mais la conséquence se transforme en hausse des tarifs. Et qui paie ? Je vous laisse deviner.

L’ÉPICERIE

Ce bien essentiel augmentera de 5 % et cette hausse perdure depuis 2020, vous vous rappelez la pandémie. Partout on nous incite à manger des légumes bons pour la santé, mais néfaste pour nos poches, 3 à 6 % durant les prochains mois.

Selon les experts, pour une famille de quatre personnes, composée de 2 adultes et 2 enfants, les dépenses annuelles liées à l’achat de nourriture pourraient ainsi totaliser 16 833 $ soit 800 $ de plus que l’an dernier.

Il y a sûrement dans la chaîne quelqu’un qui a décidé de faire une piastre.

ÉLECTRICITÉ

Une chance que le gouvernement ait obligé Hydro-Québec a plafonner son augmentation à 3%, sinon, on se ferait électrocuter. On se compare ailleurs avec nos bas prix énergétiques… mais est-ce que l’objectif est de les rattraper ? N’ayez crainte, l’histoire va se répéter pour les années à venir.

PERMIS DE CONDUIRE ET IMMATRICULATION

Les aubaines de paiements sont terminées. On revient à des prix d’il y a quatre ans. On a épuisé les surplus pour en créer d’autres. Les permis de conduire des conducteurs sans points d’inaptitudes passeront à 84,55 $ en 2025, puis 86,58 $ en 2026 et enfin, 88,31 $ en 2027. Si, par contre, vous avez des points d’inaptitude à votre dossier de conduite, on parle de 284 $ à près de 600 $. À vous de bien vous conduire. Les plus vieux, nostalgiques, se souviendront que jadis, le prix courant était pour 2 ans. Les temps ont bien changé.

Mais là où ça fait le plus mal, c’est pour l’immatriculation des véhicules dans les agglomérations de Montréal et de Québec. Dans la capitale, ces frais vont passer de 30 $ à 90 $ par véhicule, une hausse de 200 %. Dans la métropole, ils passent de 59 $ à 150 $, une augmentation de 154 %.

Et pourquoi ? Pour financer le transport en commun et son administration de merde.

TAXES MUNICIPALES

Là encore c’est le manque à gagner des mairies qui occasionne ces hausses; Montréal, 2,2 %, Longueuil et Laval, 3,2 % et 1,9 %, Québec 2,9 %, quant à Gatineau et Sherbrooke ce sera respectivement 3,1 % et 3,2 %. Aurons-nous plus de services ? Telle est la question !

LES FRAIS DE BAGAGES

L’appétit des transporteurs aériens est sans limites. Ce sont les bagages qui en subiront les conséquences. Il faudra maintenant payer pour tout ce qui est bagage; à main, dans la soute, et bientôt il faudra payer pour vos poches et vos sacoches… Que voulez-vous, il faut prendre l’argent quelque part pour payer des millions $ de bonis à Michael Rousseau et ses acolytes.

AUTRES AUGMENTATIONS

Cotisations au Régime de rentes du Québec, cotisations à l’assurance-emploi, majoration de la taxe fédérale sur l’alcool. Mince consolation cependant, les pensions alimentaires seront indexées.

En conclusion, si on se souhaite de la santé pour tous et toutes, c’est justement pour payer ces nombreuses augmentations diverses, pas toujours souhaitées, mais imposées quelques fois sinon souvent par des administrations incompétentes qui ne se cassent pas la tête pour administrer adéquatement et sérieusement leur budget.

On augmente, point !

« Non mé cé ti beau comme cadeau du jour de l’An… hein ? »

Alors, bonne année aux payeurs de taxes, de taxes et de taxes, et n’oubliez pas de demeurer en santé. C’est primordial si on veut s’en sortir !


Bienvenue 2025

Voeux

« Se réveiller en santé chaque matin, est la plus grande richesse que nous puissions avoir dans la vie ».

À l’arrivée de cette nouvelle année, on a l’impression de repartir à neuf, de renaître. Les résolutions ont toujours leur place lorsqu’on croit en l’avenir. C’est normal de se fixer des objectifs.

Il faut aussi garder à l’esprit que cette belle planète est de plus en plus fragile et que des hommes se font la guerre pour les mauvaises raisons, pour s’imposer sans égards aux innocents.

Que dire des changements climatiques qui bouleversent terriblement nos saisons. Qu’y a-t-il d’aussi triste qu’une pluie en hiver ?

Encore cette année, lecteurs et lectrices, je ne vous souhaite qu’une seule chose ; la santé. Celle qui vous permettra de réaliser tout le reste. Celle qui vous fera atteindre vos objectifs et projets, qui vous permettra de vous surpasser, de vivre la paix des beaux jours, d’illuminer votre quotidien, de semer du bonheur et de la joie autour de vous.

Il faut avoir goûté amèrement à la maladie pour apprécier la santé, cet état physiologique qui nous est prêté et qu’inconsciemment on ne mesure pas toujours les bienfaits.

Quoi qu’il en soit et plus que tout, souriez à la vie sans lui en demander trop, mais juste ce qu’il faut. Et si votre routine matinale est de déjeuner en lisant ce blogue pour accompagner votre café, abusez de ce moment, pour me stimuler davantage.

Merci de votre fidélité, et recevez mes souhaits d’une heureuse et saine année 2025 pour vous et vos proches.


Ygreck, et ses perles de décembre

Actualités

Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles de décembre, publiées dans le Journal de Montréal.



La constipation, parlons-en !

Santé et bien-être

Vous êtes en position assise, dans l’attente que ça circule. Mais hélas, tout est bloqué ! Je ne parle pas de congestion sur les routes, mais bien de constipation, un problème de santé intestinal que peut devenir plus fréquent en vieillissant.

Succinctement, la constipation se définit par une difficulté à déféquer. Elle peut se manifester par une défécation laborieuse et douloureuse, des selles dures et sèches, des ballonnements, des douleurs abdominales ou un sentiment de ne pas s’être entièrement vidé.

Certaines personnes peuvent penser qu’elle sont constipées si elles ne vont pas quotidiennement à la selle. Or, la fréquence normale du transit intestinal est variable d’une personne à l’autre. Pour vous, elle sera peut-être de trois fois par jour. Pour quelqu’un d’autre, elle sera plutôt d’une fois aux deux ou trois jours. Une faible fréquence n’est donc pas forcément signe d’un problème, pourvu qu’elle corresponde à votre propre rythme habituel. C’est lorsqu’il y a un changement significatif à cette régularité qu’il y a lieu de se poser des questions.

LA RÉGULARITÉ

La régularité, ce n’est pas la fréquence. C’est aussi la manière dont le tout se passe. Le moment est souvent un réflexe précédé d’émission de gaz (dont la normale est de 13 par jour, eh oui !), de tension dans le bas du ventre à gauche et le besoin de déféquer. Il y a ensuite une sensation de vidange complète à la fin.

L’apparence et la forme des excréments peuvent varier d’un repas à l’autre, selon les aliments consommés. Mais si le volume et la texture habituels sont modifiés de façon prolongée (semaine ou mois), cela peut lever des drapeaux rouges. Par exemple, une réduction progressive de la grosseur de la selle peut indiquer une obstruction intestinale qui grossit.

En fait, tout changement qui s’accompagne de fatigue, de perte de poids inexpliqué ou d’essoufflement doit vous amener à consulter rapidement. Il est important aussi de demeurer à l’affût de présence de sang sur le papier ou sur la selle, ou dans l’eau.

Il faut aussi garder en tête que certains médicaments sont reconnus comme des constipants, comme les antidouleurs de type narcotiques. Avec ceux-ci, un laxatif devrait être systématiquement prescrit. Si vous notez des changements persistants dans vos selles dans la semaine ayant suivi l’introduction d’un nouveau produit, discutez-en à la pharmacie afin de corriger tout de suite le problème.

FAVORISER LA RÉGULARITÉ

Le maintien d’une bonne hydratation favorise la régularité. Pour la majorité des gens, on suggère de boire six verres d’eau par jour afin de bien mouiller les fibres des grains entiers, des fruits, des légumes et des autres aliments. Cela aide à créer la pression nécessaire au besoin d’expulsion. L’activité physique quotidienne favorise aussi le transit intestinal, en plus de ses nombreux autres bienfaits pour votre santé.

Il est aussi important d’écouter votre corps et d’aller aux toilettes dès que l’envie vous prend. Si vous repoussez ce moment, vous risquez d’aggraver la constipation.

Pour prévenir et soulager la constipation, vous pouvez vous tourner vers certains produits en vente libre, comme de la graine de lin broyée ou des comprimés de psyllium. Il existe d’autres moyens dont vous pouvez discuter avec votre pharmacienne ou pharmacien. Mais attention : on évite de s’automédicamenter, car les effets sont parfois nocifs.

Source : Dre Christiane Laberge, revue Virage, hiver 2025, p73


Un pan de notre histoire : Le violon, un symbole de fêtes et de réjouissance

Histoire

« Samedi soir à Saint-Dilon, y’avait pas grand-chose à faire […] on s’est trouvé un violon », chante gaiement Gilles Vigneault dans sa célèbre Danse à St-Dilon. Au Québec, depuis des siècles, le violon est synonyme de réjouissances, de danses et de fêtes populaires. Le temps des Fêtes est aussi un moment de prédilection pour cet instrument largement utilisé par les groupes de musiques traditionnelles.

Bien qu’il ait très vite été utilisé par de grands compositeurs de musique classique, le violon est à la base un instrument populaire. Possédant quatre cordes, il se distingue de la viole de gambe, qui en possède six et qui était surtout utilisée par les membres de l’aristocratie européenne.

Cet instrument est originaire du nord de l’Italie et daterait du début du 16e siècle. Il s’est progressivement étendu au reste de l’Europe, mais ce sont des luthiers italiens, comme Nicolo Amati (1596-1684) et Antonio Stradivari (1644-1737), qui ont défini la norme des violons que nous connaissons aujourd’hui.

En Europe, le violon est utilisé à partir du début du 16e siècle pour animer les bals et les fêtes populaires. En venant s’établir en Amérique du Nord, des colons français ont transporté cet instrument festif lors de leur traversée de l’Atlantique et en ont fait un élément caractéristique de la culture d’ici, encore de nos jours…

EN NOUVELLE-FRANCE

Au Québec, la pratique du violon débute en effet dès l’époque de la Nouvelle-France. Le 27 novembre 1645, le Journal des Jésuites atteste de la présence de deux violons lors des noces d’une fille de Guillaume Couillard, l’un des premiers colons à s’être installés à Québec.

Trois ans plus tard, en 1648, Marie-Élisabeth Bégon rapporte quant à elle la tenue d’un bal, à Montréal, organisé par le nouvel intendant François Bigot. Dans sa correspondance, elle souligne que plusieurs gens espèrent y apprendre à pratiquer la danse.

Si la présence d’un violon à ce bal n’est pas attestée, il y a des raisons de penser qu’un tel instrument ait pu égayer les convives de Bigot et de plusieurs autres festivités décrites dans les premiers temps de la colonie.

En effet, selon les dires de plusieurs chroniqueurs des 17e et 18e siècles relevés par l’ethnomusicologue et violoniste Jean-Pierre Joyal, selon un article paru dans la revue Cap-aux-Diamants, le violon et la danse faisaient partie intégrante de la vie des Canadiens, du seigneur jusqu’à l’habitant.

Il était d’usage, pendant les longues soirées d’hiver, de se réunir dans les maisons autour d’un festin pour ensuite danser sur les airs d’un violon.

Au départ, les violons étaient importés d’Europe, mais le métier de luthier commence tranquillement à s’implanter en Nouvelle-France, d’abord par des luthiers amateurs sachant manier le bois et ensuite par de véritables luthiers de profession.

Pierre-Olivier Lyonnais, un ancien couvreur de métier devenu infirme, fut ainsi l’un des premiers luthiers professionnels à exercer au Québec, au début du 19e siècle.

UNE TRADITION BIEN IMPLANTÉE

Cette tradition de danser et fêter au son d’un violon se poursuit durant les 19e et 20e siècles.

Les vagues d’immigration britannique apportent avec elles des influences anglaise, irlandaises et écossaises qui viennent se greffer au folklore d’origine française.

Durant cette période, le violon constitue l’instrument idéal pour animer les danses et les fêtes populaires, si bien qu’il devient un élément important de la vie traditionnelle canadienne-française.

Toutes les familles, tous les villages et même les chantiers de bûcherons avaient leur violoneux attitré chargé d’égayer les fêtes, les fiançailles et les mariages. Le temps d’une gigue, d’un quadrille ou d’un rigodon, le violoneux contribuait à faire oublier la dureté de la vie aux gens de l’époque.

Encore de nos jours, le violon est largement utilisé par les différents groupes de musique traditionnelle qui animent la scène québécoise.

Ca faisant, ces groupes perpétuent une tradition de danse et de fête pluriséculaire bien implantée chez nous !

TOUJOURS EN VOGUE

La musique traditionnelle a toujours la cote auprès d’une frange importante de la population, particulièrement durant le temps des Fêtes.

Et le violon y est sans doute pour quelque chose… Si cet instrument est naturellement associé à la danse, à la fête et aux réjouissances des Fêtes de fin d’année, c’est que « les airs de violon, appelés reels dans le milieu trad, possèdent un swing particulier, très entraînant et très rythmé qui nous fait naturellement taper du pied, danser et giguer », souligne dans un entretien Frédéric Bourgeois, membre du groupe traditionnel lanaudois La Volée d’Castors.

Selon ce dernier, le violon s’est inscrit dans la tradition canadienne-française en raison du fait qu’il fut « un des premiers instruments à traverser l’Atlantique », mais aussi grâce au « métissage » des cultures française et britannique dont elle est issue et qui a contribué à la richesse de sa musique.

Pour Bourgeois, cet instrument n’a pas fini d’égayer nos vies et il possède encore un bel avenir devant lui : « Si le violon a su traverser les époques depuis des centaines d’années déjà, je suis persuadé que cet instrument est là pour rester. Que ce soit dans la musique trad, la musique classique ou le bluegrass, le violon occupe une place de choix et ces styles ne pourraient être les mêmes sans la présence de cet instrument. »

Source : Martin Lavallée, Journal de Montréal, cahier Weekend, 21 décembre 2024, p68


Trois gouttes de lumière…

Réflexion

« Quand les gens vous quittent, laissez-les partir. Votre destin n’est jamais lié à ceux qui vous quittent, et cela ne veut pas dire que ce sont de mauvaises personnes.

Cela signifie simplement que leur rôle dans votre histoire est terminé. »

Ces mots nous rappellent une vérité que nous oublions souvent : tous ceux qui entrent dans nos vies ne sont pas censés rester pour toujours.

Les gens entrent dans nos vies pour différentes raisons, pour nous enseigner des leçons, pour partager des expériences ou pour marcher avec nous à travers certaines saisons.

Mais lorsqu’ils partent, il est important de reconnaître que leur part dans notre voyage a été accomplie et que nos chemins doivent maintenant diverger.

S’accrocher à ceux qui sont censés partir ne fait que retarder votre croissance et vous empêcher d’avancer dans la plénitude de votre propre destin.

Il ne s’agit pas de rejeter ou de blâmer la personne qui part, mais plutôt de comprendre que votre histoire continue au-delà du chapitre.

Parfois, leur sortie laisse place à de nouvelles opportunités, à des connexions plus profondes et à la découverte de nouveaux aspects de vous-même.

Lâcher prise n’est pas toujours facile, mais c’est essentiel pour passer à l’étape suivante de votre vie.

Cela ne diminue pas l’importance de la relation que vous partagiez autrefois.

Chaque rencontre a de la valeur, façonne qui vous êtes et vous aide à grandir.

Mais lorsque quelqu’un part, c’est le signe que votre voyage ne s’aligne plus. Leur départ ne fait pas d’eux un méchant dans votre vie, mais simplement quelqu’un dont le rôle a pris fin naturellement.

Lorsque vous vous libérez du poids de la personne disparue, vous créez un espace pour les personnes censées rester et enrichir votre vie de manière significative.

Renoncer n’est pas un acte d’abandon, c’est un acte d’acceptation – accepter le cours de la vie, comprendre que tout le monde n’est pas censé vous accompagner à chaque destination.

N’oubliez pas que votre destin vous appartient. Personne ne peut vous l’enlever, et personne d’autre ne peut suivre le chemin qui a été tracé pour vous. Alors, lorsque quelqu’un part, ayez confiance que c’est pour votre plus grand bien. Cette personne faisait partie de votre histoire, mais maintenant, le reste est à vous d’écrire, et il est encore plus prometteur.

Julia Roberts


Un pan de notre histoire : Le terrible sort des allumettières de Hull

Histoire

L’histoire des travailleuses de l’industrie des allumettes à Hull est particulièrement éloquente pour témoigner des souffrances ouvrières durant les deux premières phases de l’industrialisation au Québec (période de 1850 à 1930)

À la fin du XIXe siècle. E.B. Eddy, l’entreprise d’Ezra Butler, produit 30 millions d’allumettes par jour, ce qui représente la plus importante production de tout l’Empire britannique. La lugubre manufacture fournit 90 % de toutes les allumettes consommées au Canada.

EDDY’S MATCHES

Ezra et son épouse Zaïda ont immigré du Vermont et se sont installés à Hull en 1851. Le couple n’est pas riche, mais se débrouille bien et est plutôt créatif. Il fonde une entreprise d’allumettes dans sa petite maison, puis déplace les opérations dans un bâtiment bric-à-brac dans la cour arrière construit avec des bouts de bois trouvés dans le dépotoir d’une scierie voisine. Le procédé de fabrication d’allumettes chimiques au phosphore est connu depuis une vingtaine d’années en Europe.

Rapidement, la « Eddy », comme on a l’habitude de l’appeler, doit embaucher pour répondre à la demande.

Entre 1854 et 1928, elle confie à ses employés, hommes ou garçons, la coupe des bâtonnets de bois, les mélanges chimiques hautement inflammables et les opérations du trempage et du séchage des allumettes, tandis que les femmes et les filles s’occupent de l’empaquetage.

Elles gagnent environ 220 $ par année (en 1910), rémunération évidemment bien moindre que celle des hommes. Elles sont en majorité canadiennes-françaises, âgées de 14 à 17 ans, sans éducation. Leur tâche consiste essentiellement à empaqueter une poignée d’allumettes dans une petite boîte, puis recommencer l’opération des milliers de fois par jour.

Elles travaillent en général entre 10 et 12 heures par jour dans le silence le plus complet pour maximiser leur productivité, celles qui osent défier la règle reçoivent des amendes.

En 1869, 60 des 70 employés de la « Eddy » sont des femmes, en 1910, elles seront plus de 200.

MALADIE OSSEUSE

Les longues expositions aux émanations toxiques du phosphore blanc provoquent une déminéralisation du corps de ces pauvres femmes. Pour ne pas perdre leur emploi, elles camouflent tant bien que mal leurs symptômes, le plus longtemps possible.

L’exposition au phosphore blanc entraîne de l’anémie, des fractures osseuses ou la mort pour les plus jeunes allumettières.

Elles développent également une terrible maladie osseuse qu’on appelle la nécrose maxillaire. L’infection fait graduellement pourrir leur mâchoire. Les travailleuses perdent leurs dents, puis l’os de la mâchoire inférieur se décroche. Ces femmes sont si pauvres que, quand on doit leur amputer la mâchoire, bien souvent la chirurgie est confiée à un parent pas trop nerveux ou à un voisin plus habile de ses mains.

Le plus fou dans cette histoire, c’est que le phosphore blanc était interdit dans la fabrication d’allumettes en Finlande depuis 1872 et en France depuis 1895. Des années durant, nos politiciens vont tergiverser sur la question.

Malgré les témoignages et les rapports d’enquête. On assiste à un vaudeville partisan sur la question entre les libéraux de Wilfrid Laurier et les conservateurs de Robert Borden, ce qui va évidemment ralentir l’adoption d’une loi pour protéger ces travailleuses.

En fait, c’est le grand public qui, devant l’horreur des récits décrits dans les journaux, fera pression sur le gouvernement. Le phosphore blanc sera officiellement interdit au Canada au printemps de 1914, deux ans après notre voisin américain.

En 1918, à la demande d’ouvrières de Hull, une branche féminine de l’Association ouvrière de Hull est constituée. Elle portera le nom d’Association ouvrière catholique féminine de Hull. Plus de 300 jeunes femmes, principalement des travailleuses de la E.D. Eddy, joindront l’Association. Elles feront pression sur l’entreprise en provoquant deux conflits de travail, un en 1919 et un autre en 1924 (photo). On travaille pour gagner sa vie, non pour la perdre en travaillant… »

Citation intéressante, mais hors contexte, du syndicaliste Michel Chartrand.

Pour souligner la souffrance de ces travailleuses de l’allumette, l’inaction de nos gouvernements de l’époque et l’importance de la lutte syndicale, on trouve aujourd’hui, dans le secteur de Hull et d’Aylmer, le boulevard des Allumettières, un grand boulevard de 13 km nommé à la mémoire de ces remarquables ouvrières.

Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier Weekend, 14 décembre 2024, p70


Un très joyeux Noël

Voeux

À vous tous, fidèles lecteurs et lectrices, je vous souhaite le plus beau des Noëls, celui qui vous remplira de joie, de bonheur, de paix et de partage.

Dans cette vie trépidante, prenez le temps d’une pause, d’un moment de réflexion. De passer du temps de qualité auprès de vos proches. C’est le moment de mettre de côté nos différents et de se rapprocher.

Célébrez également la chance que nous avons de vivre dans un pays d’ouverture et de respect de ses citoyens. Tous les peuples de la terre n’ont pas cette qualité de vie exceptionnelle. On n’a qu’à penser aux guerres qui font encore des millions de victimes innocentes qui sont à la merci de despotes sanguinaires.

On a le droit de critiquer mais il faut également avoir le devoir d’accepter. Tout n’est pas parfait en ce bas monde.

Au moment des réjouissances, ayez une pensée profonde pour ceux et celles qui ne peuvent partager les mêmes instants parce qu’ils sont dans la rue, ont perdu un être cher, ont faim, sont abandonnés, violentés et abusés, ou qui ont perdu tout le sens profond de cette célébration.

Enfin, en cette journée magique, gardez candidement votre cœur d’enfant, pour savourer pleinement, ce qui compte vraiment : le moment présent !

Un très Joyeux Noël !