Alimentation
C’est connu, quand on met en marché (je déteste l’anglicisme marketing) des produits, et principalement en aliments congelés, le truc c’est d’embellir l’emballage bien scellé. Un vieil argument de vente. Souvent, pour ne pas dire toujours, on se fait prendre. Voici une expérience vécue.
Arrive un moment où on se demande bien ce qu’on va bouffer pour souper ce soir. Avec le temps, on ne sait pas vraiment résoudre cette question existentielle de la vie. On a fait le tour et on est dû pour du changement, du « nouveau ».

On décide, ma conjointe et moi, d’une pizza du commerce et disponible en épicerie. Pourquoi pas ! Ça fait un bail qu’on a fait l’expérience, alors on y va.
Arrivé au comptoir des produits congelés, en l’occurrence les pizzas. Le choix n’est pas évident. Une bonne vingtaine de sortes. Laquelle choisir ?
Pas celle-là… Ni celle-ci… Au fromage, non…
On fait le tour une autre fois, toujours pas décidé. On se fie alors à la marque.
Tiens, une pizza Mike’s, au peppéroni et bacon. Elle a l’air appétissante et on a confiance en la marque, ayant déjà fréquenté le restaurant du même nom. On achète !
Vient le moment de la cuire au four selon les instructions sur la boîte. En la déballant, surprise !
Une bonne couche de fromage et quelques petits morceaux de viande qu’on n’arrive pas à identifier si c’est le peppéroni ou le bacon. On est loin de l’image de la boîte, appétissante et fraîchement sortie du four.
On suit religieusement les instructions de cuisson et c’est parti.

Déjà sceptique sur le résultat au sortir du four, je me dis que c’est décevant qu’il y ait tant de différence par rapport à l’image promis sur la boîte. On nous a berné !
Effectivement, après la cuisson, déception !
Le fabriquant n’a pas livré la marchandise espérée. On avait déjà vécu l’expérience dans le passé, avec un résultat identique et stratégiquement, la boîte n’a pas de fenêtre qui nous laisse voir partiellement le produit.
Elle était tout de même mangeable, mais décevante à regarder. On nous a vendu une illusion. C’est plus cher à notre pizzéria préférée, mais ça vaut le prix et le détour, mirage en moins.
Actualités
Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles de juillet, publiées dans le Journal de Montréal.












Juridique
Un article de Stéphane Desjardins, publié dans le Journal de Montréal du 22 juillet 2025
Vous repoussez sans cesse votre visite chez le notaire parce que vous craignez de penser à votre mort ? Vous trouvez la facture salée ? Imaginez le bordel pour vos proches si vous décédez subitement…

Chaque année, les histoires pathétiques se multiplient. Mères monoparentales jetées à la rue, conjoints qui perdent leurs meubles ou leur voiture, qui deviennent copropriétaires de la maison avec une belle-famille hostile, ex qui hérite de tout, chicanes autour des dettes, des actifs ou sur la répartition des biens.
DÉCÉDER SANS TESTAMENT
La situation se complique si vous vivez en union de fait. Et encore plus si vous avez des enfants.
« Sans testament, vos biens sont légués à des héritiers déterminés par le Code civil, précise le notaire Camille Vallières, notaire. Le conjoint de fait a zéro protection. »
Certains croient que, parce qu’ils sont mariés, ils n’ont pas besoin de testament. Erreur.
Pour les couples mariés ou en union de fait qui ont eu des enfants depuis le 29 juin dernier (grâce au nouveau régime d’union parentale), le Code civil détermine que le tiers des biens du défunt va au conjoint et les deux tiers aux enfants. Sans enfants, les deux tiers des actifs sont légués au conjoint et le tiers à la parenté du défunt.
LA CATASTROPHE
Si vous n’êtes pas marié, vous n’héritez de rien de ce qui est au nom du défunt. Sauf, et ce n’est pas garanti, la rente de conjoint survivant du régime de retraite de l’employeur.
Et, comme conjoint de fait, si votre conjoint décédé n’a pas encore divorcé de son ex, c’est l’ex qui hérite de tout, y compris les rentes.
Avec un testament, on décide clairement qui hérite de quoi et comment.
Le coût varie en fonction de votre situation. Plus votre vie est compliquée (héritiers et actifs multiples, enfants de plusieurs conjoints, biens à l’étranger), plus c’est cher. Normalement, un testament simple effectué par un notaire coûte entre 250 $ et 500 $, et autour de 900 $ pour un testament conjoint.
Si c’est réellement complexe, un notaire facture entre 150 $ et 300 $ l’heure. S’il faut simplement modifier un testament existant, prévoyez entre 100 $ et 300 $. Changer un bénéficiaire ou un bien à léguer coûtera moins cher que modifier ou ajouter des clauses importantes.
CONSEILS
Environnement
Vous le savez sûrement, les dernières semaines ont été chargées en fortes pluies qui ont mis à risque des milliers de personnes.

Juste en 2024, les événements météo extrêmes du même genre ont coûté 8,5 milliards $ en dommages.
Malgré tout, on laisse le même scénario se répéter année après année, sans avoir de plan pour y faire face.
De Montréal à Mirabel, à Sainte-Anne-des-Plaines, Drummondville et Beauceville, des centaines de milliers de personnes voient leur quotidien bouleversé : maisons détruites, évacuations d’urgence, pertes financières, détresse psychologique et problèmes de santé causés par ces événements.
Chaque fois, on constate à quel point le Canada n’est pas prêt.
Il est temps d’agir intelligemment et de faire preuve de courage, pour que la sécurité de chacun ne dépende plus de la météo. Ça doit ressembler à ça un projet d’intérêt national, non?
On demande donc au gouvernement fédéral de présenter un plan clair, qui protégerait la population canadienne qui n’en peut plus d’être inondée, happée par les catastrophes.
On connaît presque tous et toutes quelqu’un qui a subi des dommages dans sa vie personnelle, on doit faire ce qu’il faut pour que ça ne se reproduise plus.
Un plan d’action et de l’aide, ce n’est pas trop demandé, il me semble?
Plus on sera nombreux et nombreuses, moins le gouvernement pourra nous ignorer. Merci de votre appui!
Un message d’Équiterre
Histoire
Wilbert Coffin a-t-il tué trois Américains en 1954 ou était-il au mauvais endroit au mauvais moment ? L’une des plus célèbres affaires judiciaires du 20e siècle au pays divise encore.

La disparition de trois chasseurs américains en Gaspésie en juin 1953 est la première pièce d’un casse-tête judiciaire qui occupera le Québec pendant plusieurs années, voire plusieurs décennies, car, encore aujourd’hui, les descendants du condamné à mort continuent de clamer son innocence.
C’est le 5 juillet de cette année-là que le père de Frederic Claar appelle de Pennsylvanie pour signaler la disparition de son fils venu chasser en Gaspésie avec Eugene Lindsay et son fils Richard un mois plus tôt.
Une battue organisée dans les jours suivants mène à la découverte de trois corps en état de décomposition et à moitié dévorés par les ours.
Un homme du coin, Wilbert Coffin, participe aux recherches.

Dr ROUSSEL EN GASPÉSIE
Le médecin légiste montréalais Jean-Marie Roussel (1909-2000) est appelé sur les lieux aussitôt qu’on découvre les restes humains. Le directeur de l’Institut de médecine médico-légale doit documenter l’affaire.
« Il réussira à déterminer l’âge et la taille approximative des individus à partir de ses analyses et il put déterminer qu’il y avait de fortes chances qu’ils s’agissent des trois Américains », relate l’historien Simon Dubé, directeur adjoint du Laboratoire de science judiciaire et de médecine légale du Québec, le nouveau nom de l’Institut.
L’analyse des vêtements retrouvés sur la scène permettra de confirmer que les victimes ont été tuées par balle, « car des trous semblables à ceux de projectiles ont été décelés sur les vêtements ».
Les photos des pièces à conviction, conservées aux archives du laboratoire montrent clairement les traces de balle.
PENDU À BORDEAUX
Mais qui a tué les trois hommes ?
Les enquêteurs concentreront leur attention sur le prospecteur Coffin qui est le suspect numéro un. Non seulement a-t-il côtoyé les Américains en Gaspésie, il est le dernier à les avoir vus vivants.
De plus, il s’est retrouvé avec des dollars américains et a laissé des traces tout le long de son parcours après la date approximative de l’assassinat (10 juin). Et on sait que Coffin était endetté, ce qui a alimenté les soupçons sur le mobile.
Mais ces preuves sont minces. On n’a jamais retrouvé l’arme du crime et aucun témoin n’a pu confirmer le ou les meurtres.
C’est au terme d’un procès bâclé que le prospecteur est reconnu coupable et sera pendu en 1956 à la prison de Bordeaux.

Le journaliste Jacques Hébert publie en 1963 J’accuse les assassins de Coffin, qui expose les multiples failles dans la procédure judiciaire. Une commission d’enquête tentera de faire la lumière sur cette histoire en 1964. Mais les conclusions du juge Roger Brossard ne mettront pas un point final aux débats.
Encore aujourd’hui, la nièce de Wilbert Coffin, Judith Reader, soutient que son « oncle Bill » était innocent. D’autres descendants aimeraient que ce procès soit qualifié d’erreur judiciaire.
Pierre angulaire des débats sur la peine de mort, la pendaison de Coffin mènera à son abolition par le gouvernement fédéral en 1976.
Source : Mathieu-Robert Sauvé, Journal de Montréal, cahier weekend, 19 juillet 2025, p70
Voyages
Nous souhaitons apporter des précisions sur les récentes informations véhiculées dans les médias au sujet des nouveaux « frais relatifs à l’intégrité du visa » américain (visa integrity fee).

Prenez note que ces frais ne s’appliquent pas aux citoyens canadiens qui visitent les États-Unis temporairement à des fins touristiques, y compris les snowbirds en séjour hivernal aux États-Unis.
Le gouvernement américain instaure ces frais afin de financer les coûts liés à l’examen et à la surveillance de certaines catégories de visas. Cependant, comme les citoyens canadiens ne sont pas tenus de demander à l’avance un visa touristique pour des séjours d’une durée allant jusqu’à six mois moins un jour, ces frais ne s’appliquent pas aux voyages transfrontaliers habituels des snowbirds canadiens.
Vous pouvez donc continuer à visiter les États-Unis sans devoir assumer ces nouveaux frais. Il se peut toutefois que certains résidents permanents canadiens — ceux qui ont le statut de résident permanent, mais qui ne sont pas citoyens canadiens — doivent payer les nouveaux frais de 250 $US lorsqu’ils demandent un visa de non-immigrant, quoiqu’un remboursement pourrait leur être accordé s’ils remplissent toutes les conditions requises.
Les détails sur la façon de demander un remboursement seront fournis ultérieurement. Nous sommes conscients que les changements apportés aux politiques d’immigration peuvent être troublants, et soyez assurés que nous continuerons de tenir nos membres informés par courriel au fur et à mesure des nouveaux développements.
Association canadienne des snowbirds – La voix des voyageurs canadiens – www.snowbirds.org
Trucs et astuces
Les planchers de bois apportent une touche chaleureuse au décor, mais ils doivent être bien entretenus pour conserver leur charme. Voici comment madame Chasse-Tache nous propose de bien les entretenir.
LES BONNES HABITUDES

LES FAUX PAS
DÉPANNAGE EXPRESS
TROIS GAFFES PARMI LES PLUS FRÉQUENTES
Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 12 juillet 2025, p11
Alimentation
Quand vient le temps de prendre la route des vacances, on souhaite apporter des collations pour limiter les « J’ai faiiiiim ! ». Si certains choix sont meilleurs que d’autres, aucun – malheureusement – ne vous prémunit contre les « On arrive-tu bientôt ? ». Voici quoi apporter pour manger en filant sur l’autoroute.
MANGEZ CECI…
Des fruits séchés, des graines et des noix.

Voilà des collations rassasiantes. Elles apaisent la faim efficacement et peuvent se grignoter par petites poignées… comme les chips, mais les effets néfastes en moins. En plus de contenir des protéines, les noix et les graines sont riches en fibres, contiennent du bon gras et contribuent à une bonne santé cardiaque.
Les fruits séchés ajoutent une touche sucrée en plus de procurer une partie de notre apport en vitamines et minéraux. Par exemple, les raisins secs apportent de la vitamine B, l’abricot sec, du potassium et les canneberges, des antioxydants. Bien sûr, il est préférable de choisir des noix nature, non salées.
PAS CELA…
Chips et autres grignotines salées.
Il serait tentant de partir sur la route des vacances avec un gros sac de chips format familial à se passer d’un siège à l’autre. Mais tout ce qui est salé vous donne soif. Et si l’on boit, on risque d’avoir envie… donc plus d’arrêts sur la route, selon la capacité de rétention des vessies des occupants de la voiture.
De plus, les chips sons susceptibles de créer divers petits et grands problèmes de santé allant des ballonnements à la hausse de la tension artérielle en passant par la rétention d’eau et l’augmentation du cholestérol. Il faut aussi savoir que les chips n’ont aucun pouvoir nutritif. Donc on en mange, mais on a encore faim. On n’est pas sorti du bois !
AUTRES IDÉES DE COLLATIONS POUR LA ROUTE
Source : Nadine Descheneaux, Journal de Montréal, cahier CASA, 12 juillet 2025, p12
Histoire
Un mois après le débarquement de Normandie, Charles De Gaulle effectue sa première visite au Québec et il est photographié aux côtés d’Adhémar Raynault, maire de Montréal qui va préfigurer la célèbre scène du balcon qui surviendra en 1967.

Ancient agent d’assurance dans l’est de la ville, Raynault sera deux fois maire de Montréal dans les années 1930 et 1940. Après son premier mandat de 1936 à 1938, Camillien Houde lui succède et il revient à l’hôtel de ville quand celui-ci est emprisonné pour désobéissance civile.
Le 12 juillet 1944, Paris n’est pas encore libérée… mais Adhémar Raynault vit un moment particulier, car il célèbre son 53e anniversaire de naissance aux côtés du président de la France libre.
Raynault soulève la foule en lançant : « Montrez au général De Gaulle que Montréal est la deuxième ville française du monde ! »
100 ANS NOIR SUR BLANC
C’est là une des pages d’histoire qu’on découvre à la lecture du fascicule Hochelaga-Maisonneuve, dérouler le passé, que viennent de publier Les Éditions GID dans leur collection « 100 ans noir sur blanc ».
« Ce quartier formé de deux anciennes villes fusionnées a connu ses heures de gloire qui valent le détour », commente au Journal Daniel Rolland, coauteur avec Sylvain Champagne de cet ouvrage présentant 200 photos commentées.
Lui-même originaire de la rue Sicard, où a été inventé la motoneige, Daniel Rolland mentionne qu’il n’a pas été facile de trouver des images de ce quartier peu fréquenté par les photographes de l’agence William Norman qui privilégiaient les quartiers bourgeois et anglais de Montréal. « Mais on a trouvé des pépites », souligne-t-il.
PREMIER JEAN COUTU
On découvre au fil des pages l’histoire mouvementée de Maisonneuve, qui a accueilli notamment l’un des plus grands artistes religieux du pays, Guido Nincheri. Le peintre Marc-Aurèle Fortin a peint plus d’une centaine de toiles à Hochelaga.
On découvre aussi que ce quartier a vu naître et grandir la célèbre chanteuse Diane Dufresne. Mary Travers, la Bolduc, y a aussi vécu. Une photo montre l’homme politique Gilles Duceppe enfant qui se balance dans sa cour sous les regard de son père, le comédien Jean Duceppe.
On y découvre une image de la première pharmacie Jean Coutu, au 4605, rue Sainte-Catherine Est, ouverte le 2 juin 1960.
L’éditeur de GID, Serge Lambert, est fier de ce titre qui s’ajoute aux quelques 80 ouvrages de la collection. « Ces livres sont très appréciés, car il présentent en images un siècle d’histoire parfois méconnue de quartiers ou de villages, affirme-t-il au Journal.
Source : Mathieu-Robert Sauvé, Journal de Montréal, cahier weekend, 12 juillet 2025, p64
Santé & bien-être
Quel est le rapport entre le visionnage en rafale et la santé osseuse ? Lorsque vous passez des heures devant un écran, vous passez à côté d’occasions de renforcer vos os en les sollicitant contre la gravité. Voici d’autres mauvaises habitudes.

Évitez les activités de mise en charge : le vélo et la natation renforcent peut-être votre système cardiovasculaire, mais ils ne font rien pour vos os. Veillez donc à inclure dans votre programme des activités de mise en charge, comme le tennis, la randonnée ou la musculation.
Négliger vos besoins en vitamine D : S’ils vous protègent du cancer de la peau, les écrans solaires peuvent par contre vous empêcher d’obtenir suffisamment de vitamine D par le soleil. Consommez des céréales, du jus et des produits lairiers enrichis de vitamine D et demandez à votre médecin si vous avez besoin d’un complément.
Consommer trop d’alcool : l’alcool interfère avec la capacité de votre corps à absorber le calcium dont vos os ont besoin. Limitez votre consommation d’alcool à un verre par jour si vous êtes une femme, et à deux verres maximum si vous êtes un homme.
Consommer trop de caféine : Certaines études ont établi un lien entre la perte osseuse et la caféine ainsi que le phosphore que l’on retrouve dans les boissons gazeuses. Une consommation excessive de café ou de thé peut également entraîner une perte de calcium dans les os. La modération a bien meilleur goût.
Enfin, si vous avez une ossature petite ou très fine, vous présentez un risque plus élevé de perte osseuse et de fracture. En plus de pratiquer des exercices de mise en charge, demandez à votre médecin si vous avez besoin d’un apport supplémentaire en calcium.
Source : WebMD
Opinion
Hier, je suis tombé sur l’article de Mario Dumont, dans le Journal de Montréal du même jour. Curieusement, j’ai la même opinion que lui et pour moi, on peut l’appliquer aux médecins de famille qui font depuis longtemps du 9 à 5.
Autre temps, autres mœurs, je m’ennuie du temps de ma jeunesse alors que ces mêmes professionnels de la santé étaient disponibles pour des rendez-vous en soirée à leur bureau. Quoiqu’il en soit, je veux vous partager cet article qui étale une vérité d’aujourd’hui.
***
COMMERÇANTS ET PROFESSIONNELS AU-DESSUS DE LEURS AFFAIRES

Réflexion d’été en regroupant toutes sortes d’expériences personnelles et d’aventures qu’on m’a racontées. Le client est roi ? On dirait que ce principe appartient au passé.
Pénurie de main-d’œuvre ? Changement de mentalité ? J’ai l’impression que de plus en plus de commerçants ou de fournisseurs de services ne sont plus prêts à des contorsions pour la clientèle.
Cet été, un de mes amis a vécu une mésaventure. Un débris tombé sur l’autoroute est projeté dans son parebrise par le véhicule devant lui. Le choc est violent, une large portion de son parebrise est complètement craquelée et il est même défoncé au point d’impact : on pourrait y passer une main. Le véhicule n’est plus utilisable dans ces conditions.
Il appelle une remorqueuse pour le faire amener chez un réparateur. Il ne connaît pas personnellement de professionnels dans le domaine du parebrise. Donc, lorsque le responsable du remorquage lui demande où déposer le véhicule, il pense à un réparateur de parebrise qui est situé sur son parcours habituel vers le travail.
UN NOUVEAU CLIENT !
À une époque, on aurait imaginé que ce commerçant qui a pignon sur rue pour réparer des parebrises se serait réjoui qu’on pense à lui. Son affiche fonctionne, les gens du coin pensent à lui spontanément, sa bannière inspire confiance : en théorie, ce sont de bonnes nouvelles.
La suite étonne. Le réparateur de parebrise a interdit au remorqueur de descendre le véhicule de la plateforme. « On ne fait pas de sans rendez-vous ici ! » Il a tout simplement refusé le cas. Peut-on parler d’une entreprise au-dessus de ses affaires ?
Mais ce n’est pas un cas isolé.
D’autres gens de mon entourage ont un été bien chargé qui les amène à requérir divers professionnels. Pas pressés, pas affamés de trouver des clients.
« Ici, on a trois mois d’attente, on ne peut pas faire mieux. » À une autre époque, certains de ces professionnels étiraient un peu leur temps en travaillant le soir ou la fin de semaine. Vous demandez cela aujourd’hui ? « Madame, oubliez ça la fin de semaine, nous ne sommes même pas ouverts le vendredi ! »
PLUS CHER !
Je passe l’été au chalet dans une zone touristique. En plein cœur de la saison du tourisme, nombre de commerces et de restaurants qui visent cette clientèle sont fermés deux ou trois jours par semaine. Tout le monde a droit à sa qualité de vie, bien sûr. Mais il faut être conscient que cela donne une image d’être au-dessus de ses affaires.
Vous vous demandez comment on fait pour arriver financièrement, bien on travaille moins d’heures, moins de jours, bien qu’on se défonce moins pour le client ? La recette magique a été développée pendant la pandémie… on augmente les prix ! Par grosses tranches. « Ah ! Tout augmente, mon bon monsieur ! »
Nouvelle mentalité ? Si c’est ainsi dans le commerce, là où le client vous fait vivre, imaginez dans les services publics… Soyons prêts à attendre !
Divertissement
Petite soirée au cabaret du Casino de Montréal, vendredi dernier, avec des amis, pour assister à la revue « Cowboys. De Willie à Dolly ». Un spectacle à voir absolument.

100 minutes d’un seul coup, sans entracte, avec des enchaînements spectaculaires, qui passent en coup de vent. Des rythmes endiablés de tout le répertoire country, tant québécois qu’américain.
La quinzaine de cowboys et cowgirls, formidables danseurs, montrent également leur talent avec guitares, piano, violons et tous les instruments propres à ce style de musique qui, avouons-le, est des plus populaires.
Ça bouge !
Tous les spectateurs ont embarqué dans cette folie rythmée à souhait et pour l’occasion, les organisateurs offraient gratuitement l’incontournable chapeau de cowboys… Une ambiance totale à laquelle il ne manquait que les chevaux.
Yah-ouuuu !!!
C’est une belle sortie pour ceux qui veulent passer une soirée à se lever de leur chaise, à suivre le rythme et à taper du pied. C’est le spectacle à ne pas manquer. Faites vite parce qu’il sont en vedette jusqu’au 2 août.
Vous ne le regretterez pas !
À la sortie de la salle de spectacle, pourquoi ne pas terminer cette soirée en investissant quelques billets verts dans les machines à sous qui vous tendent leur bouton ou la poignée, pour peut-être faire fortune ? Mais pour gagner, il faut jouer. Nous, on l’a fait… sans trop de succès.
Mais bon ! On s’est bien amusé.
Yah-ouuuu !!!