Le baseball majeur est malade

Sports

Dans ce sport, les championnats sont désormais réservés aux équipes les mieux nanties. On l’a vue cette année avec une série mondiale opposant les Yankees de New York et les Dodgers de Los Angeles, et remportée par ces derniers.

Qui est le mieux payé chez les Dodgers ? Shohei Ohtani qui, l’année dernière, s’est vu octroyé un contrat de 700 millions U$ pour 10 ans. Et cette semaine, Juan Soto s’est entendu avec les Mets de New York pour une entente de 15 ans qui lui rapportera 765 millions U$.

C’est la folie furieuse et toutes les équipes qui n’évoluent pas dans des gros marchés comparables sont condamnés à rester dans les bas-fonds de la ligue, et vers une lente agonie. C’est là que le baseball majeur est rendu. On achète les championnats avec des salaires faramineux et indécents.

C’est aussi pourquoi Montréal ne retrouvera jamais ses Expos. On n’a beau espérer, on ne peut compétitionner avec ces grosses villes américaines. Tant que le baseball majeur n’appliquera pas un plafond salarial comme la LNH au hockey, les grands honneurs seront réservés aux équipes multimillionnaires.

Montréal devrait faire partie de la ligue Frontière de baseball professionnel, avec Québec, Trois-Rivières et Ottawa, entre autres. De l’excellent baseball accessible qui permettrait de faire revivre la belle période des Expos. C’est un défi réalisable et accessible pour retrouver ces belles soirées festives et décontractées dans un stade de baseball, où les odeurs de hotdogs et de bières ajoutent à l’ambiance l’été.

Montréal a déjà eu ses Royaux il y a longtemps, et ça marchait fort. Donc il y a un marché pour ça ici, dans un stade comparable à Québec, pour un prix dérisoire. Je le souhaite !

On l’a vu ce qu’un plafond salarial peut faire dans le circuit Bettman; la parité entre les équipes à un point tel que les dynasties sont maintenant chose du passé. Une nouvelle époque où n’importe quelle équipe peut espérer les grands honneurs.

Les courses aux séries s’étirent jusqu’à la date limite pour faire durer le rêve, ce qui ne peut arriver au baseball majeur où, après 6 semaines d’activités, la majorité des équipes moins riches sont déjà éliminées.

Avec ces contrats exagérés, le baseball se meurt lentement mais sûrement. Faisons revivre chez nous les nouveaux Expos dans la ligue Frontière de baseball professionnel, parce que Montréal est définitivement une ville de baseball.


Causes de la faiblesse musculaire

Santé

Il est normal de s’affaiblir en vieillissant, bien qu’il se peut qu’avant la soixantaine, vous ne remarquiez pas de perte de masse musculaire, connue sous le nom de sarcopénie.

Mais la sarcopénie peut également être occasionnée par des problèmes de santé qui limitent votre activité. Par exemple, une grippe qui vous cloue au lit pendant plus de quelques jours affaiblira sensiblement vos muscles, et vous aurez peut-être besoin d’exercices à domicile ou de kinésithérapie pour les reconstituer.

Une faiblesse musculaire persistante peut être le résultat d’affections de longue durée telles qu’un trouble de la thyroïde, le syndrome de fatigue chronique et une maladie rénale.

Une faiblesse musculaire soudaine peut être le signe d’un accident vasculaire cérébral (AVC), surtout si elle n’affecte qu’un seul côté du corps. Dans d’autres cas, la faiblesse peut être attribuable à des médicaments tels que les statines ou la prednisone.

Si vous avez soulevé un objet lourd ou si vous effectuez un travail répétitif, vous risquez de souffrir d’un claquage ou d’une déchirure musculaire qui entraîne une faiblesse. Si une déchirure grave peut nécessiter une intervention médicale, bien des blessures de ce type répondent au Protocole GREC (Glace, Repos, et Compression).

Si vous pensez que vous vous affaiblissez sans savoir pourquoi, un médecin peut vous aider à identifier l’affection, le comportement ou le médicament responsable de vos symptômes et vous donner des conseils pour retrouver votre force.

Source : WebMD, revue Nouvelles « CSA », automne 2024, p11


Les semences d’amour

Conte de Noël

Voici le deuxième conte de Noël de 2024. Spécialement pour les grands au cœur d’enfant…

C’était le branle-bas de combat au paradis. Dieu le Père observait d’un œil distrait ses hordes d’anges astiquer les nuages pour la fête de Noël. On avait nettoyé la crèche, mis de la paille fraîche, brossé le bœuf et l’âne. Dans le studio de musique, les Élus du ciel et la chorale de chérubins répétaient sans cesse. Cette année, on chaterait la Messe en si mineur de Bach. On avait aussi sorti des caves des bouteilles de Châteauneuf-du-Pape d’un rare millésime pour la messe de minuit.

Pourtant, Dieu le Père restait songeur. Il convoqua Jésus-Christ et le Saint-Esprit dans la salle du trône.

– Mon Père, dit Jésus, vous paraissez bien morose pour mon anniversaire. Que se passe-t-il donc ?

Le Père lui rendit une lorgnette.

– Ah, mon Fils ! Regarde sur la terre à travers le trou, ce que les hommes sont en train de faire dans la couche d’ozone. Ne trouves-tu pas qu’ils ont perdu le sens de la fête de Noël ? Ils ne songent qu’à leurs partys de bureau, leurs listes de cadeaux, leurs menus et les décorations de leur maison. C’est à peine si on trouve quelques rares crèches dans les boutiques de Noël. Certains enfants ne te connaissent même pas et ne savent absolument pas pourquoi on fête Noël, te rends-tu compte ? Quant aux cantiques traditionnels, aussi bien dire qu’ils ont disparu ! Le père Noël et ses rennes ont vite remplacé les bergers et leurs moutons. Je pense même que le vieux bonhomme et devenu plus populaire que toi, mon Fils.

Pendant que le Père tirait tristement sur sa barbe, le Saint-Esprit vint se percher sur l’épaule du Christ. Il se balançait et mordillait la chevelure de Jésus tout en écoutant la conversation.

– Vous avez parfaitement raison, Père, dit l’oiseau, il faut faire quelque chose. La terre est dévastée par les guerres, les génocides, le terrorisme et l’écart s’agrandit de plus en plus entre les riches et les pauvres. Les hommes ne cherchent qu’à s’étourdir dans le plaisir et les sensations fortes. Ils ont oublié que, si seulement ils s’aimaient un peu plus les uns les autres, chacun dans leur univers…

L’oiseau ne termina pas sa phrase, mais jetant un regard de connivence au Père, il se mit à chatouiller l’oreille de Jésus-Christ.

– Dis donc, Fils, et si on recommençait Noël ?… Si tu revenais de nouveau sur la terre ?

Le Christ bondit sur sa chaise,

– Quoi ? Ah ! non ! Je n’ai vraiment pas le goût de retourner en bas ! Savez-vous que des terroristes ont remplacé la crucifixion par les bombes ? C’est trop moderne pour moi ! Et puis, où viendrais-je au monde ? Bethléem est en territoire occupé, n’oubliez-pas ! Ils ont déjà bien assez de problèmes dans ce coin-là du monde, je ne veux pas aller y semer la pagaille, hein ? Si je nais aux États-Unis, les Français ne me le pardonneront jamais, les Anglais vont réagir, les Allemands se rallier, les Italiens protester, le Vatican émettre un édit. Tout cela risque d’exciter les terroristes et de déclencher une crise mondiale, rien de plus ! Non… ce n’est pas une bonne idée.

Dieu le Père poussa un soupir et prit une voix convaincante.

– Mais, mon Fils, les hommes ont besoin d’entendre parler d’amour, de toute évidence. Il faut réensemencer des petites graines d’amour dans leurs cœurs, tu le sais bien !

– Justement, les paraboles et les miracles banals, c’est fini tout ça ! Des miracles, les hommes en voient tous les jours avec les nouvelles technologies. En plus, il me faudrait prononcer le discours sur la montagne à la télévision, apprendre les techniques d’Internet, de Facebook, de Twitter, des blogues, me déplacer en avion et en limousine, multiplier plus de vin que de pain… Non, je vous en prie, Père, éloignez-moi de ce calice. Et trouvez autre chose !

Soudain, le Saint-Esprit sauta, tout excité, sur son perchoir d’or.

– Je pense que j’ai une solution. Laissez-moi faire. Vous avez bien dit : répandre des semences d’amour ?

– Oui, oui, faire germer des petites graines dans le cœur des hommes. Les plus beaux arbres du monde n’ont-ils pas commencé par de minuscules semences ?

Aussitôt, le bel oiseau blanc s’envola dans un grand battement d’ailes au-dessus des nuages. Quand il traversa un rayon de soleil, on le vit se dédoubler miraculeusement, puis se multiplier en milliers d’oiseaux blancs qui prirent, chacun, une direction différente au-dessus de la terre.

Cette nuit-là, chacun de ces mystérieux oiseaux resta perché silencieusement au-dessus de la maison d’un écrivain jusqu’au lendemain matin. Puis, à l’aube, tous reprirent tranquillement le chemin du paradis et se fondirent à nouveau en un seul et même oiseau. Le Saint-Esprit revint se percher sur l’épaule de Jésus-Christ et annonça, de sa voix rauque :

– Voilà ! C’est fait !

– Mais, qu’est-ce que tu as fait ?

– Vous verrez bien.

Puis il commença à se lisser les ailes sans plus se préoccuper des deux autres qui le regardaient d’un air sceptique.

Le jour suivant, à la première heure, tous les écrivains ayant reçu sans le savoir la visite d’un oiseau sur leur toit, se levèrent de bon pied. Tous, hommes ou femmes, croyant avoir rêvé, se sentirent étrangement inspirés et écrivirent un conte de Noël rempli d’amour, relatant une bonne action, un geste généreux, un acte de bienveillance. Ignorant qu’ils étaient des centaines, voire des milliers, à accomplir le même geste dans tous les pays du monde, ils s’installèrent à leur ordinateur, puis ils distribuèrent leurs contes un peu partout. Les médias et les journaux, les éducateurs et les politiciens, les chefs d’entreprises et les curés, les parents et même les grands-parents, tous s’en emparèrent et les racontèrent un peu partout dans les maisons.

Nombreux furent les gens qui s’interrogèrent, ébranlés par la beauté des gestes d’amour relatés dans les contes. Ils se mirent à réfléchir sur la vraie signification de la fête de Noël, certains prirent conscience de leur futilité et du manque d’amour dans leur quotidien. La plupart décidèrent de faire un geste concret pour contribuer à former un monde meilleur, rempli d’espoir. Les graines étaient semées…

Quand survint Noël, quelques jours plus tard, on vit un Dieu le Père rayonnant rire dans sa barbe tout en sirotant son vin en compagnie du Fils et du Saint-Esprit.

– Bravo, Esprit, ton idée était géniale ! Rien que cette nuit, j’ai vu des familles se réconcilier, des vieillards visités par des gens qu’ils n’avaient pas vus depuis des années, des sans-abris accueillis par des étrangers, des voisins qui ne s’aimaient pas échanger de bons vœux. J’ai aussi vu un père et un fils se parler enfin, une mère retrouver ses enfants, deux employés qui ne s’entendaient pas s’expliquer et se souhaiter Joyeux Noël en se donnant la main sincèrement. Je suis vraiment content, les graines d’amour vont germer et grandir. Tu as accompli un véritable miracle, mon cher Esprit. Le miracle de Noël.

Dans l’antichambre, on entendit le chœur entonner le Gloria de la messe. Dieu se cala profondément dans son fauteuil, l’air satisfait, et savoura la merveilleuse musique de Jean-Sébastien Bach, à la fois divine et humaine.

– Les hommes sont capables de si grandes choses, quand ils le veulent…

Source : Contes de Noël pour les petits et les grands, de Micheline Duff, Éditions Québec Amérique 2012. 


7 erreurs à éviter en faisant le ménage

Trucs et astuces

Des petits trucs tout simple que madame Chasse-Taches veut nous rappeler pour la corvée du ménage.

1- LAVER LES VITRES PAR TEMPS ENSOLEILLÉ

À coup sûr, le soleil se reflétera et réchauffera trop rapidement les vitres fraîchement lavées. Elles présenteront beaucoup de bariolages. Voilà du temps perdu, car vous devrez recommencer le travail.

2- PASSER L’ASPIRATEUR AVANT L’ÉPOUSSETAGE

Immanquablement, le linge à épousseter délogera une bonne quantité de poussière, mais plusieurs particules resteront en suspension dans l’air pour se déposer au sol. Il vaut donc mieux épousseter d’abord puis terminer le ménage par le nettoyage du sol.

3- VAPORISER LES OBJETS À NETTOYER

Il est préférable de toujours vaporiser le chiffon avant de nettoyer les surfaces. La pulvérisation demande une bonne distance difficile à respecter, et il y a des risques d’endommager d’autres surfaces. Par exemple, on ne vaporise pas l’écran du téléviseur, l’intérieur du four à micro-ondes et tous les meubles où il peut y avoir une légère infiltration. Vaporiser le chiffon demande quelques secondes qui s’avèrent payantes puisqu’elles peuvent éviter les dommages.

4- MAL DOSER LA QUANTITÉ DE PRODUITS NETTOYANTS

On a tendance à en utiliser beaucoup plus que la quantité recommandée par le fabricant, croyant qu’il sera plus facile de venir à bout de toute la saleté. Dosez bien le produit et laissez agir quelques minutes avant de brosser ou d’essuyer la surface à nettoyer.

5- FAIRE DES MÉLANGES RISQUÉS !

Surtout pour éviter les vapeurs, ne mélangez pas les nettoyants tout usage à l’eau de Javel. Il serait bon aussi de réduire le nombre de bouteilles de produits toxiques et corrosifs rangés sous l’armoire de cuisine, Même les produits fabriqués à la maison, par exemple un mélange de bicarbonate de soude et de vinaigre, peuvent exploser dans une bouteille fermée.

6- LAVER À L’EAU CHAUDE ET AU VINAIGRE LES PLANCHERS DE BOIS

L’eau chaude s’infiltre entre les planches et fait gonfler le bois tandis que l’eau vinaigrée rend le plancher terne en peu de temps. Donc, lavez les planchers à l’eau froide ou à peine tiède.

7- LAVER LES PLANCHERS FLOTTANTS AVEC UNE VADROUILLE TREMPÉE DANS L’EAU

Ce type de plancher ne tolère pas le lavage à grande eau. Un linge ou une serpillière à peine humide permet d’exécuter un excellent travail.

Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 30 novembre 2024, p16


Un pan de notre histoire : 170 ans de rites funéraires dans le plus grand cimetière du Canada

Histoire

Jos Montferrand, La Bolduc, Émile Nelligan et Lise Payette y reposent en paix, de même que près d’un million de personnes sous terre, dans des cryptes, des columbariums et des mausolées qui valent jusqu’à 3 millions de dollars.

« Non, je n’ai jamais vu passer de spectres ou de feux follets », dit, sourire en coin, Alain Dussault, directeur des opérations au cimetière Notre-Dame-des-Neiges, qui emploie jusqu’à 100 personnes – un peu moins l’hiver, même si les activités rituelles, comme les enterrements, se poursuivent malgré le gel.

M. Dussault travaille ici depuis 18 ans et adore son emploi, qui l’amène à accompagner les familles en deuil d’un proche. Il voit à la crémation et à la mise en terre ou en columbarium, selon une multitude de rites.

« Ici, on a les sépultures les moins chères et les plus chères de Montréal », mentionne-t-il alors que nous apercevons un mausolée de marbre blanc qui vaut à lui seul 3 millions de dollars.

DES ARBRES ET DES ANGES

« Nous sommes ouverts à toutes les confessions même si, à l’origine, il s’agissait d’un cimetière catholique », précise Michel Issa, directeur général de la fabrique de la paroisse Notre-Dame de Montréal, qui gère à la fois ce cimetière et la basilique Notre-Dame, dans le Vieux-Montréal.

Le cimetière montréalais ouvert il y a 170 ans cette année est à la fois un espace vert, un lieu de recueillement et un musée à ciel ouvert. Comptant 138 hectares (l’équivalent de 194 terrains de football), il est le plus grand du Canada. C’est un lieu patrimonial reconnu par le gouvernement fédéral depuis 1987 qui fait partie depuis 2005 de l’arrondissement historique du Mont-Royal.

« Ça, c’est ma statue préférée », affirme l’architecte Mario Brodeur en montrant une œuvre du sculpteur Alfred Laliberté, Ange aux ailes brisées, qui surplombe un monument funéraire dans la partie la plus élevée du cimetière. Le bronze est en effet saisissant d’émotion : un ange éploré tend la main vers le ciel.

Plus loin, une œuvre contemporaine surprend. La forme humaine faite de fibres métalliques tend les bras des deux côtés du corps; seule le visage et les mains sont réalistes.

M. Brodeur, qui travaille comme consultant pour la fabrique Notre-Dame, a mené une étude, en 2016, sur la valeur artistique des œuvres qu’on retrouve ici. Les 12 types d’ouvrages funéraires (plaques, stèles, piliers, arcs, colonnes, croix, sarcophages, obélisques, etc.) ornent certains des 94 000 monuments et intègrent une multitude de bas-reliefs en métal intégrés aux monuments.

206 ŒUVRES EXCEPTIONNELLES

Avec son équipe, il a classé leur valeur en fonction de plusieurs critères esthétiques et patrimoniaux. Pas moins de 3512 ouvrages ont été classés « importants »; 825, « très importants »; 206 « exceptionnels ». Les plus anciens datent d’avant 1854; il s’agit de restes humains transférés du cimetière Saint-Antoine, dans le centre-ville de Montréal, qu’on a fermé pour des raisons de santé publique.

Les actes de vandalisme qui ont vu disparaître une partie de ce patrimoine par le même genre de ferrailleurs qui ont scié la statue de Gilles Villeneuve à Berthierville récemment semblent être derrière nous, affirment les responsables en poussant un soupir de soulagement.

DES RITUELS QUI CHANGENT

Si les catholiques ont eu l’autorisation papale de disposer de leurs restes par la crémation à partir, en 1965, du concile Vatican II, ils sont longtemps demeurés attachés à l’inhumation.

Les premières urnes renfermant les cendres d’un client ne sont arrivées ici qu’en 1980, mentionne M. Issa. Depuis, l’incinération est devenue, de loin, la préférence des Montréalais. « Environ 70 % des corps sont incinérés aujourd’hui », mentionne M, Dussault.

Une tendance : l’enterrement écologique au pied d’un arbre (érable, chêne ou micocoulier) planté pour l’occasion dans le boisé du Souvenir, appelé à devenir un jour une forêt laurentienne. Les cendres du défunt se mêlent aux racines de l’arbre et se dégradent complètement, sauf pour une pastille nécessaire à l’identification. Déjà 400 personnes ont choisi ce dernier repos.

CI-GISENT HÉROS ET MAFIOSOS

Maurice Richard

« Il y a toujours quelqu’un qui se recueille près de la tombe de Maurice Richard », selon Alain Dussault, directeur des opérations au cimetière Notre-Dame-des-Neiges.

Le héros du Canadien de Montréal (1921-2000) n’est qu’une des illustres personnalités qui reposent au cimetière Notre-Dame-des-Neiges. La tombe toute récente de Brian Mulroney (1939-2024), surmontée d’un drapeau du Canada, impressionne par sa beauté sévère. Celle de Robert Bourassa (1933-1996), plus lumineuse, est faite de deux immenses pierres blanches.

René Angélil

L’enterrement de René Angélil (1942-2016), sur un vaste terrain en pente qui donne sur le chemin de la Côte-des-Neiges, a nécessité la construction en plein hiver d’une estrade pouvant accueillir 250 personnes, à la demande de sa femme, Céline Dion.

Au total, on compte dans ce cimetière 717 « personnages notoires », dont de nombreux premiers ministres et 25 maires de Montréal…

On a aussi accueilli les dépouilles du mafioso Vincent Cotroni (1911-1984) et du tueur Richard Blass (1945-1975)

Source : Mathieu-Robert Sauvé, Journal de Montréal, cahier Weekend, 30 novembre 2024, p71


Deux millions de véhicules électriques en 2030

Automobile

Tel est l’objectif du gouvernement du Québec, depuis l’existence du crédit de 7000 $ pour les acheteurs de véhicules électriques. De plus, il sera interdit, en 2035, de vendre des véhicules thermiques neufs.

C’est bien beau tout ça, mais le gouvernement diminuera son crédit à 4000 $ le premier janvier 2025, puis à 2000 $ en 2026, pour complètement disparaître en 2027.

Fin des émissions ! On a déjà oublié ou surestimé 2030 !

Alors quels seront les incitatifs à acheter un véhicule électrique et atteindre ces cibles ? Aucun selon moi. C’est plutôt le contraire qui va se produire.

LE PORTRAIT RÉEL AUJOURD’HUI

En date du 1er octobre 2024, 335 278 véhicules du parc routier sont électriques et le gouvernement vise 2 millions en 2030. On l’a vu, depuis que le crédit sera réduit en janvier prochain, la vente de véhicules électrique à bondi cet automne. C’est la folie furieuse pour en obtenir un.

Alors pourquoi on tend à éliminer les incitatifs ? C’est un non-sens !

Autres données intéressantes : présentement, le prix moyen d’un véhicule électrique est de 79 000 $. Pour un véhicule thermique, c’est 64 000 $. C’est loin d’être donné. Il faudrait que des véhicules sous les 35 000 $ fassent rapidement leur apparition.

On se rappelle au début des années 1970 comment les asiatiques ont conquis notre marché avec des véhicules abordables au point où présentement, ils mènent le marché. Et en contrepartie, nos gouvernements veulent les taxer à 100 % s’ils exportent ici.

Comment espérer atteindre les objectifs de 2030 et 2035, en laissant tomber les crédits ?

LA NORVÈGE

En fin de semaine dernière, le Journal de Montréal publiait un excellent article sur la Norvège qui a pris le virage électrique en visant le 100 % électrique en 2025. C’est demain ça. Un pays qui se compare certainement au Québec à bien des égards. Et comment elle compte y parvenir ? Avec des incitatifs importants et innovateurs.

Aujourd’hui, un rabais de taxes de 25 % est accordé pour les véhicules électriques en Norvège et une surtaxe de 45 000 $ canadiens est imposée sur les véhicules thermiques rendant les voitures vertes beaucoup plus abordables.

C’est ce dont le gouvernement du Québec devrait s’inspirer pour espérer atteindre ses objectifs, contrairement à l’abandon graduel de ses crédits actuels dans quelques jours à peine.

Allo le gouvernement, on allume !

Si on veut que les Québécois moins bien nanties puissent espérer un jour rouler électrique, il faut construire des véhicules plus abordables et ouvrir le marché asiatique, comme dans la décennie 70 et plus. Pour monsieur tout-le-monde c’est un voeux pieux.

Les bonzes du gouvernement… allez feuilleter le Journal de Montréal des samedi et dimanche. 30 novembre et premier décembre. Ça vaut le détour pour alimenter votre manque d’idées inspirantes.


Pour un nettoyage rapide, la solution est dans le frigo

Trucs et astuces

Voilà où vous trouverez les produits aux nombreux pouvoirs qui régleront vos petits pépins… Parole de madame Chasse-Taches !

  • Une tache de cambouis ou de goudron sur un vêtement disparaît tout simplement en la frottant avec du beurre. Laissez agir pendant deux heures avant de rincer et de laver le vêtement avec un bon détergent. Laissez sécher le vêtement à l’air libre et non dans la sécheuse. Répétez l’opération si les taches n’ont pas complètement disparu.
  • Une tache d’encre liquide sur les doigts disparaît si vous frottez la peau avec l’intérieur d’une peau de banane.
  • L’eau dure laisse souvent des cernes blanchâtres sur les verres et les vases. Vous pouvez les faire disparaître en remplissant le contenant avec de l’eau chaude. Ajoutez la pelure d’un pamplemousse. Laissez reposer une journée avant de laver de nouveau dans une eau chaude savonneuse.
  • Une gomme à mâcher sera facile à déloger sur un vêtement et sur un tapis si vous l’imbibez de cola. Laissez agir quelques minutes, puis retirez la gomme.
  • Le lait régurgité par les nouveau-nés tache les vêtements et dégage une odeur désagréable. Pressez un citron sur la tache et laissez sécher le vêtement au soleil avant de le laver avec votre détergent habituel.
  • Faites briller des bijoux en argent en les faisant tremper quelques minutes dans du lait suri. Pour faire surir le lait, ajoutez-y quelques gouttes de jus de citron. Polissez ensuite le bijou avec un chiffon doux.
  • Un linge doux et une cuillerée de mayonnaise feront disparaître les cernes blancs laissés par l’eau ou le contour d’un verre sur un meuble en bois.
  • La sève extraite de la partie verte du poireau fera briller à nouveau un objet en étain. Il suffit d’en enduire un chiffon doux et de polir l’objet avec ce nettoyant surprenant !
  • Fabriquez un nettoyant écologique économique en faisant macérer dans un pot Mason des pelures d’orange dans du vinaigre blanc. Fermez le bocal pendant 7 à 10 jours. Transvidez la potion dans une bouteille munie d’un vaporisateur. Excellent pour nettoyer les vitres et toutes les surfaces dans la cuisine, sauf le granit et le marbre.

Source, Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 23 novembre 2024, p18


Une fameuse nuit de Noël

Conte de Noël

Voici le premier conte de Noël de 2024. Spécialement pour les petits au cœur d’ange…

Un conte de Andréanne Walsh, 9 ans. À ma grand-maman et mon grand-papa d’amour !!!

La neige tombe sur les grands arbres et les beaux sapins, le vent siffle dans le ciel et on peut apercevoir l’ombre du père Noël dans la lune; c’est une merveilleuse veille de Noël. Le père Noël commence alors sa tournée. Soudain, on entend des bruits de grelots sur le toit de la maison de Rosalie, une petite fille de sept ans. Rosalie se réveille sur le coup.

– Mais c’est le père Noël ! dit-elle.

En se levant, elle enfile ses pantoufles et sa robe de chambre.

– Je vais aller voir, chuchote-t-elle.

Sur la pointe des pieds, elle descend les marches de l’escalier.

Mais qu’est-ce que tu fais-là ? dit le père Noël.

Rosalie est tellement gênée qu’elle ne répond pas.

– Peu importe, je suis content de te rencontrer, continue-t-il, Tu t’appelles Rosalie, n’est-ce pas ?

– Oui, oui, répond-elle timidement.

– Voudrais-tu faire la tournée avec moi ? dit le père Noël.

Bien entendu, Rosalie dit oui ! Elle va aussitôt mettre son manteau, sa tuque et ses mitaines.

– Mais… et mes parents ?

– Laisse-leur une lettre, propose le père Noël.

Rosalie écrit la lettre, puis part avec le père Noël. Quand elle monte dans le traîneau, elle fait connaissance avec Pif, Paf et Pouf, ses lutins préférés.

– Salut ! disent-ils en chœur.

Rendue dans les airs, Rosalie s’aperçoit que sa maison paraît aussi petite qu’un pois ! Elle atterrit sur le toit de la maison de son amie Sabrina.

– Pif, Paf et Pouf, restez dans le traîneau pour monter la garde, ordonne le père Noël. Toi, Rosalie, tu viens avec moi !

Rosalie quitte le grand traîneau et salue les rennes qu’elle vient tout juste de remarquer.

– Est-ce que c’est ton amie, cette Sabrina ? demande le père Noël.

– En fait, c’est ma meilleure amie ! On entre par la cheminée ? Je vais être toute sale, répond-elle en faisant une grimace.

– Non, tu ne seras pas sale, je vais te donner ma poudre magique. Grâce à elle, quand tu descends, une bulle se forme autour de toi et aucune saleté ne peut t’atteindre ! explique le père Noël.

– Wow ! dit Rosalie. Est-ce que je peux essayer ?

– Bien sûr !

Le père Noël prend une pincée de poudre magique et la dépose sur la tête de Rosalie. Une grande bulle se forme autour d’elle, puis Rosalie pénètre immédiatement dans la cheminée.

Le père Noël entre à son tour dans la maison de Sabrina.

– Comment on fait pour que la bulle disparaisse ? demande Rosalie.

Il répond en lui chuchotant dans l’oreille pour ne pas que la famille de Sabrina se réveille :

– Il suffit de la crever et le tour est joué !

Rosalie prend une pince dans ses cheveux et fait exactement ce que le père Noël lui dit.

– Ouf ! s’exclame-t-elle. J’allais manquer d’air, dans cette bulle !

Soudain, quelque chose détourne l’attention de Rosalie : le cadeau de Sabrina. Elle jette un coup d’œil dans le sac et voit un magnifique ensemble de bricolage ! Comme Sabrina est enfant unique, le cadeau ne peut-être à personne d’autre qu’elle. Rosalie regarde le cadeau avec envie.

– Bon, moi je vais attendre sur le toit, dit le père Noël. Pour monter dans la cheminée, il faut tenir la corde, d’accord ?

– Oui, oui, oui, répond Rosalie, « trop » concentrée sur le cadeau de Sabrina.

***

– Bon, je vais aller voir le père Noël, pense-t-elle, après cinq minutes. Mais comment peut-on monter par la corde ?

Rosalie essaie au moins dix fois, mais sans succès. Elle a alors une idée : sortir par la porte d’entrée. Mais une question bourdonne dans sa tête : comment le père Noël va-t-il pouvoir la retrouver ?

Pendant ce temps, le père Noël affolé vient tout juste de remarquer l’absence de Rosalie.

– Comment ai-je pu l’oublier ? s’exclame-t-il, malheureusement déjà dans les airs.

De son côté, Rosalie claque la porte d’entrée de chez Sabrina, puis essaie de retourner chez elle, incapable de retrouver sa maison, seule dans le noir.

La pauvre s’assoit sur le trottoir, puis une grosse larme coule sur sa joue. Soudain, elle entend des bruits de grelots, exactement comme ceux qu’elle a entendus quelques heures avant, sur son toit.

– Pif, Paf et Pouf, est-ce que c’est vous ? demande Rosalie.

– Non, c’est moi, Rudolphe le renne au nez rouge du père Noël. Les lutins sont restés là-bas. Viens, saute dans le traîneau.

Peu de temps après, Rosalie et Rudolphe retrouvent le père Noël sur le toit de la maison de Sabrina.

– C’est le plus beau Noël de ma vie ! s’exclame Rosalie.

– Bon, je vais te ramener chez toi, décide le père Noël.

Le lendemain matin, devinez quel fut le cadeau de Rosalie ? Un ensemble de bricolage, bien sûr !!!

Joyeux Noël à grand-mamoune et grand-papouche

Source : Contes de Noël pour les petits et les grands, de Micheline Duff, Éditions Québec Amérique 2012. 


Ygreck, et ses perles de novembre

Actualité

Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles de novembre, publiées dans le Journal de Montréal.



Dérapage linguistique v2

Opinion

Je crois que je vais partir en croisade sur les dérapages linguistiques, ou « l’écoeurantite aigüe » envers ceux et celles qui ne veulent rien savoir de la langue française, ou qui s’en soucient peu, et qui nous enlèvent toute notre raison d’exister.

Walmart

Alors voici l’événement d’aujourd’hui. C’est le temps des Fêtes et, selon nos habitudes, sur chaque cadeau que nous offrons, nous y apposons un petit collant sur lequel est inscrit « À », « De », pour vraiment se souvenir à qui il est destiné.

Notre réserve étant à sec, je cours les magasins pour en trouver.

Premier arrêt; le Walmart de Candiac. Arrivé dans la section saisonnière qui est réservée pour les articles de Noël, je trouve finalement ce que je cherche. En y regardant de plus près. J’y vois les mots « To » et « From ». Je fouille et ne trouve rien en français. Tous les modèles sont en anglais.

Pas question d’en mettre un seul dans mon panier. J’irai ailleurs !

Dollarama

Seconde destination; le Dollarama de La Prairie. Enfin, j’en trouve quelques-unes en anglais mais la très grande majorité sont en français. Inutile de vous dire que j’étais satisfait et que j’en ai fait bonne provision. C’est tout en leur honneur de respecter leur clientèle. Et je dois ajouter que je le fréquente de plus en plus parce qu’on y trouve de tout.

Malheureusement, pour d’autres acheteurs, dont plusieurs francophones, le français n’a aucune importance, ne le remarque même pas et achètent quand même.

C’est ce qui est désolant !


Un pan de notre histoire : Le scandale de la viande avariée

Histoire

Au début des années 1970, le gouvernement du Québec cherche à identifier les principaux réseaux criminels en lien avec les commerces illicites de la drogue, du jeu et de la prostitution. Il faut dire que le Parti libéral du Québec a longtemps bénéficié des largesses de la pègre montréalaise et que le gouvernement Bourassa craint, depuis son retour au pouvoir, d’être coincé dans un scandale impliquant la mafia.

Dans les médias, le ministre de la Justice de l’époque, Jérôme Choquette, déclare vouloir mettre fin au chantage, à la violence et à l’extorsion liés à ces activités qui gangrènent la société, tout particulièrement Montréal.

COMMISSION

Les commissaires

En 1972, le gouvernement met sur pied la Commission d’enquête sur le crime organisé, mieux connu sous l’acronyme CECO, Les premières audiences de la commission commencent en février 1973. Pour la première fois, tout le monde peut suivre son déroulement à la télévision.

Le grand public voit en direct le visage des hommes qui tirent les ficelles de la criminalité au Québec. On les regarde se faire cuisiner par les commissaires, un peu comme durant la commission Charbonneau.

Les Québécois sont frappés par l’arrogance de ces bandits à cravate, Il faut dire que jusque-là, les activités illicites de ces groupes criminels, comme la mafia italienne, étaient restées dans l’ombre. Jour après jour, on découvre les manigances de la pègre dans le mépris de la collectivité.

LA MAFIA

Durant les nombreuses audiences de la CECO, les commissaires font défiler à la barre des mafieux notoires tels que Paolo Violi, Armand Courville ou Angelo Lanzo, mais aussi le parrain de la mafia montréalaise en personne, Vic Cotroni. Il se présente comme une personne pieuse, discrète et honnête. Un homme d’affaires qui a construit sa réputation dans l’industrie du spectacle et sa fortune en faisant le commerce de la saucisse et du pepperoni.

Les commissaires établissent des liens flagrants entre la mafia et l’univers des drogues, du jeu, du commerce humain, de la vente de viande avariée et du financement des partis politiques. Rien n’est laissé au hasard, tout y passe.

Ces révélations publiques viennent ébranler la loi du silence de ces mafieux. Pendant toute la durée des travaux de la commission, ceux qui parlent trop vont subir des représailles. Certains vont même se faire assassiner.

Ces révélations, tout particulièrement le scandale de la viande avariée, ébranlent la confiance des Québécois envers leurs institutions.

SCANDALE DE LA VIANDE AVARIÉE

Les enquêteurs démontrent que, depuis plusieurs années, la mafia montréalaise est impliquée dans le commerce du recyclage de pièces de viande impropres à la consommation humaine à travers des entreprises comme Alouette Meat Market et O’bies Meat Market.

Le dégoûtant réseau opère à grande échelle et implique des inspecteurs, des fonctionnaires et même des politiciens.

Le public découvre avec stupeur qu’on a introduit, sans aucun contrôle de la qualité, au moins un demi-million de livre de charogne dans des boucheries, des écoles, des hôpitaux et même dans les hot-dogs ou les hamburgers mangés par les visiteurs de l’Expo 67.

Ces quatre années de commission et surtout ce scandale ont mis en lumière la corruption ainsi que l’étendue du pouvoir des grandes organisations criminelles montréalaises.

PROTECTION

Après avoir entendu cette inquiétante vérité étalée au grand jour, les Québécois sont convaincus que les barons du crime seront arrêtés et emprisonnés une fois le rapport de la CECO déposé. Même si la mafia et le clan Cotroni sont sérieusement ébranlés, on ne peut pas vraiment dire que beaucoup de criminels se sont retrouvés en prison et que l’État a mis en place des mesures pare-feu efficaces pour protéger nos institutions.

Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier weekend, 16 novembre 2024, p72


Dérapage linguistique

Opinion

Est-ce que durant la dernière nuit, les lois ont été changées au Québec ? Est-ce que j’ai manqué quelque chose ? Pas moi ! Mais d’autres en font fi, sans conséquences aucunes.

Certains vont découvrir mon petit côté chialeur, mais tant que je vais respirer, je vais continuer à dénoncer ceux et celles qui se foutent de notre français, langue officielle, ici, chez nous, au Québec.

Pourquoi ces délinquants s’en inquiéteraient ? Nos instances sont incapables d’agir, de faire respecter la loi sans compromis. Ils ont probablement d’autres chats à fouetter. Des amendes salées, ça existe ! Encore faut-il l’appliquer, sanctionner le geste.

Bien assis à leurs bureaux, l’Office Québécois de la langue française ne voit jamais rien !

Certains vont me dire qu’il y a pire que ça dans la vie et c’est vrai. Cependant si on n’agit pas sur de simples peccadilles, le problème va rapidement s’amplifier. Comme l’adage le dit si bien; « Tu leur donnes deux pouces et ils en prennent une verge ».

LES FAITS

Récemment, lors de l’anniversaire d’un ami, et qui se déroulait au chic Plaza Rive-Sud, de La Prairie, nous étions invités à partager un buffet-déjeuner (un brunch pour les incorrigibles) en compagnie d’une quarantaine d’invités. Un repas excellent en agréable qui a cependant été gâché, pour ma part, par le non-respect de l’affichage en français au Québec.

En plein centre des tables était installé un petit carton indiquant que la table était « reserved », avec nos prénoms. Tout à côté, quelques petites rondelles de couleur dorée avec l’inscription « Happy birthday ».

Le sang m’a fait deux tours !

Pourquoi de tels agissements ? Vous n’avez qu’à aller partout, même au Dollarama et vous allez trouver des articles semblables en FRANÇAIS. Il fallait s’en donner la peine. Excusez mon écart de conduite mais ils se « crisse » de nous. Aucun respect ! Et on est obligé de subir cet affront sans dire un seul mot ?

Chez moi, ça ne passe pas ! Ça ne passe plus !