Des chansons amputées, à la radio

Musique

Récemment, alors que j’écoutais la radio au 105,7 comme à toutes les fins de semaine. Je me suis rendu compte qu’une chanson avait été amputée de plusieurs paroles.

Est-ce la seule ? Je ne saurais dire, mais si c’est fait délibérément dans le but de passer plus de chansons en onde, c’est un manque total de respect envers les auteurs et interprètes.

La chanson en question était : PICTURE, de Clément Jacques et Marie-Mai, une chanson francophone en version française. Chaque fois où elle a été jouée, quelques refrains n’y étaient pas.

Décevant et indécent !

Est-ce qu’on réserve le même traitement pour la chanson américaine ?


Un pan de notre histoire : un amour à pédales. Montréal et le vélo, une longue aventure

Histoire

Bien avant les embouteillages monstres ou les débats sur les pistes cyclables, le vélo roulait un peu partout dans les rues de Montréal.

Dès les années 1860, le vélo ou plutôt son ancêtre, le vélocipède à pédales, faisait son apparition sur l’île. À l’époque, en posséder un coûtait cher. Certains lancent le chiffre de 2500 $ en argent d’aujourd’hui, c’était donc un objet de luxe réservé aux mieux nantis.

Montreal Biycling Club 1897

Pour apprendre à pédaler, ces bourgeois se payaient un entraîneur à 40 cents l’heure.

L’arrivée de la fameuse bicyclette à la fin du 19e siècle marque un tournant. Ces nouveaux vélos sont alors dotés d’un système de chaîne et de pneus gonflables, ils sont beaucoup plus confortables, plus stables et surtout, la production industrielle les rend aussi moins dispendieux.

Bientôt, les promenades à vélo deviendront monnaie courante, apparaissent même les premiers clubs cyclistes comme le Montreal Bicycling Club.

ÂGE D’OR

Les années 1890 voient l’émergence d’un véritable « boom » pour le bicycle. Des compétitions sont organisées et des cartes routières destinées aux cyclistes sont mises en circulation. Le vélo est alors perçu à la fois comme un outil de progrès, un instrument sportif et un objet de loisir.

Pourtant, cette popularité dérange, des pétitions circulent à Montréal pour restreindre ou interdire l’usage des bicyclettes dans certaines zones urbaines.

Ce phénomène s’explique par le contexte de l’époque : alors que le vélo connaît une popularité fulgurante, il s’impose brusquement dans l’espace public, jusque-là dominé par les piétons, les voitures hippomobiles et, dans certains cas, les tramways.

Les plaintes portent souvent sur la vitesse perçue des cyclistes, considérée comme dangereuse pour les piétons, le caractère bruyant ou dérangeant de ces nouvelles machines et le manque de réglementation claire entourant leur circulation.

Plutôt que d’interdire complètement le vélo, la Ville de Montréal choisit d’encadrer son usage par des règlements, instaurant notamment des zones d’interdiction ou des règles de priorité, ce qui marque en réalité l’une des premières formes de coexistence entre les modes de transport à Montréal.

Cette opposition à la bicyclette n’est pas unique à Montréal, d’autres grandes villes occidentales connaissent des mouvements similaires.

Cela montre bien que, dès ses débuts, le vélo a toujours été au cœur de débats sur l’espace public, un enjeu encore très actuel.

Vient ensuite le déclin. Le déploiement du réseau de tramways (vers 1892) et plus tard, l’explosion de l’automobile changent la donne.

Malgré sa rapidité et surtout son efficacité, le vélo est écarté des priorités urbaines entre les deux guerres mondiales. Son rôle est réduit à celui de jouet pour enfants, de véhicule pour livreurs ou d’activité de fin de semaine.

RENAISSANCE

Il faut attendre la crise pétrolière des années 1970 pour que le vélo refasse surface dans la conscience collective.

Les ventes explosent, dépassant même celles des voitures à certains moments. À Montréal, on passe de 20 000 vélos enregistrés à près du double en trois ans.

Dans la foulée, plusieurs groupes militants émergent. Des organisations comme Le Monde à bicyclette revendiquent le droit à la ville pour les cyclistes. Ces revendications, parfois exubérantes, parfois poétiques, finiront par porter leurs fruits.

La fin des années 1970 marque la naissance du premier véritable corridor cyclable moderne longeant le canal de Lachine. Peu à peu, le réseau s’étend.

En 1985, le premier Tour de l’île célèbre cette révolution à pédales, rassemblant des milliers de cyclistes dans une ambiance festive. Ce rendez-vous annuel devient un symbole fort de la culture à vélo montréalais.

LE VÉLO PLUS QUE JAMAIS

Le vélo, jadis perçu comme une nouveauté étrange ou une distraction bourgeoise, est devenu un acteur à part entière de la mobilité urbaine. Il a traversé l’ère du tramway, a survécu à l’ascension de l’automobile et a refait surface dans les années 1970 grâce à une conjonction de crise énergétique, de militantisme et de conscience environnementale.

Aujourd’hui, Montréal est reconnue parmi les villes les plus cyclables d’Amérique du Nord. De la draisienne au vélocipède, de la bicyclette à BIXI, le vélo a su s’adapter, résister puis triompher.

Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier weekend, 5 juillet 2025, p64


Quelle belle initiative

Idées

Une amie facebook m’a fait parvenir le texte suivant, de Jean-François LeBlanc, qui nous fait part d’une idée géniale empreinte de sérénité, afin d’apaiser les aînés avec des troubles cognitifs comme l’Alzheimer. C’est le texte que je partage avec vous aujourd’hui.

UNE POUPÉE POUR ADOUCIR LA FIN D’UNE VIE

Aujourd’hui, je veux vous partager quelque chose de profondément touchant.

La grand-maman de ma conjointe est décédée récemment, emportée par l’Alzheimer. Dans les derniers moments de sa vie, une seule chose arrivait encore à lui donner un peu de paix, de tendresse… c’était de s’occuper de sa poupée. Elle la berçait, lui parlait, la dorlotait. C’était sa lumière dans la brume.

Marquée par cette image, ma belle-mère Diane, avec son amie Danielle, ont décidé de transformer cette douleur en geste de douceur. Elles se sont lancées dans une mission magnifique : offrir des poupées aux grand-mamans atteintes de troubles cognitifs dans les centres pour aînés de l’Outaouais. Il y en a beaucoup trop, et trop peu de réconfort.

Leur objectif est simple mais puissant :

  • Apporter un peu de réconfort.
  • Raviver des souvenirs d’une époque plus douce.
  • Offrir un objet qui apaise, qui fait sourire, qui donne un sens.

Je suis sincèrement ému et inspiré par leur dévouement. Diane et Danielle passent leurs journées à chercher des poupées oubliées, des accessoires inutilisés… et à leur redonner une mission : adoucir la fin de vie de notre précieuse génération d’avant.

Si vous avez à la maison des poupées propres, douces, en bon état, ou de petits vêtements et accessoires (doudous, mini-couvertures, berceaux…), merci du fond du cœur de penser à les offrir.

Et si vous n’en avez pas, un simple partage de cette publication peut faire toute la différence. Parfois, un petit geste peut allumer une grande lumière dans les derniers chapitres d’une vie.

Merci pour votre générosité. Merci pour elles.

Pour en connaître davantage et rejoindre les personnes responsables, voici le lien : https://www.facebook.com/share/p/16keaYUdCY/


6 solutions ingénieuses pour régler les petits désagréments de votre maison

Trucs et astuces

Voici 6 solutions ingénieuses de madame Chasse-Taches, pour régler les petits désagréments de votre maison et la maintenir belle longtemps.

1- RECOLLER UNE TUILE DE PLANCHER QUI LÈVE

Si une tuile encollée commence à se déplacer, couvrez-la avec une feuille de papier d’aluminium. Passez un fer très chaud sur le papier afin que la chaleur ramollisse la colle. Une fois la colle bien ramollie, replacez bien la tuile et posez-y un objet lourd comme une pile de livres afin que le poids permette à la tuile de se recoller.

2. FAIRE UN JOINT EN SILICONE PARFAIT

Il sera plus facile de manipuler et d’étendre le produit si vous réchauffez la cartouche d’application en l’immergeant dans de l’eau tiède. Pour donner une belle finition a votre travail, lors de la dernière application, enduisez votre index de savon à vaisselle pour aplanir le joint en silicone.

3- CAMOUFLER UNE BRÛLURE SUR UN TAPIS

On peut camoufler une petite brûlure sur un tapis en la frottant avec un papier sablé fin et en effectuant un mouvement circulaire. Coupez des poils neufs dabs un endroit dissimulé du tapis. Utilisez une pince à épiler pour bien maintenir les poils que vous collerez un à un sur la surface que vous avez poncée, Utilisez une colle blanche, laissez sécher et la brûlure sera beaucoup moins apparente.

4- CHASSER L’ODEUR D’HUMIDITÉ DANS LE SOUS-SOL

Des odeurs d’humidité peuvent envahir le sous-sol durant les journées chaudes d’été. Aérez au maximum le sous-sol et placez sous les meubles des récipients contenant de la litière inodore pour chats. Vous remarquerez que le taux élevé d’humidité permettra de solidifier la litière en peu de temps. Remplacez les contenants régulièrement.

5- SOLIDIFIER LES MANCHES DES OUTILS DE JARDIN

Si le manche en bois d’un outil de jardin ne vous semble pas trop solide, c’est peut-être tout simplement que le bois a perdu son humidité. Laissez le manche tremper pendant quelques heures dans un seau d’eau. Le bois gonflera et en séchant, il y a de bonnes chances que le manche redevienne stable.

6- FAIRE DISPARAÎTRE LE JAUNISSEMENT DU REVÊTEMENT DU FRIGO

Si le revêtement a jauni, mélangez 125 ml (1/2 tasse) d’eau de Javel, 60 mi (1/4 tasse) de bicarbonate de soude et 1 litre (4 tasses) d’eau chaude. Vaporisez cette solution sur l’appareil et laissez agir une quinzaine de minutes avant de rincer. Répétez le traitement jusqu’à ce que le jaunissement disparaisse complètement.

Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 5 juillet 2025, p12


Un pan de notre histoire : brève histoire des casse-croûtes québécois

Histoire

Marqueurs du paysage québécois, les casse-croûtes font incontestablement partie de notre culture. Après tout, on leur doit notre met national : la poutine ! On les fréquente lors des chaudes soirées d’été et de nos escapades en voiture, mais savons-nous à quand remonte la relation que nous entretenons avec eux ? Voici la brève histoire des casse-croûtes québécois.

1- LE REPAS DES TRAVAILLEURS

BAnq

Au 19e siècle, des établissements offrant des repas rapides sont apparus graduellement dans les villes. À Québec, on trouvait de petites cabanes sur les places du marché et près des quais. Selon Jean-Marie Lebel, on y servait des repas à la minute et de la petite bière à 1 sou le verre.

Au tournant du 20e siècle, on trouve ce genre d’établissements dans les quartiers ouvriers. On les nomme quick lunch, light lunch et pork and beans. On y vend des mets canadiens : fèves au lard, pain, soupe aux pois, etc. Ce sont des commerces d’appoint qui servent la clientèle du coin. Ils font l’objet de surveillance policière, puisqu’on y vend également de l’alcool.

2- DE ROULOTTES À CAMIONS-RESTAURANTS

L’industrialisation et le travail en usine entraînent de nouveaux besoins en ce qui concerne l’alimentation dans la ville. C’est ainsi qu’apparaissent les premières cantines mobiles, principalement des roulottes tirées par des chevaux. Ces ancêtres des camions-restaurants s’installent à la sortie des usines et offrent des repas chauds, peu couteux et servis rapidement.

Puisque les employés doivent préparer la nourriture et s’occuper des animaux, il y a des problèmes de salubrité. C’est pourquoi, en 1947, la vente de nourriture et de boissons sur la voie publique est abolie à Montréal. Les autres villes de la province suivront cet exemple. Ce règlement sera maintenu jusqu’au retour de la cuisine de rue, en 2015 à Montréal et en 2017 à Québec.

3- L’INFLUENCE AMÉRICAINE

À partir des années 1920, l’influence américaine se fait sentir. Nos voisins du Sud ont été les premiers touristes à parcourir le Québec. Nos cantines vont embrasser cette influence et se transformer en snack-bar à l’américaine.

Cependant, plusieurs d’entre elles resteront très modestes. Ces commerces deviennent des lieux de rencontre et taillent leur place dans la culture populaire du Québec.

Les menus vont s’américaniser en offrant des hot-dogs, hamburgers, milk-shakes et frites. Elles auront graduellement accès aux commodités de base : eau courante, électricité, toilettes.

4- SERVIR LA SOCIÉTÉ DES LOISIRS

L’essor de la voiture vient transformer le paysage québécois. Dans l’après-guerre, la province souhaite relancer l’industrie du tourisme. Le Québec crée de nouvelles routes, améliore celles déjà existantes, intervient dans la protection de la faune et crée de nouveaux parcs nationaux.

Cette période coïncide avec la démocratisation du tourisme et l’accès de la classe moyenne à la société des loisirs. Les familles ont plus de temps et d’argent pour voyager en voiture. Le transport de marchandises par camion crée également de nouveaux travailleurs nomades qui doivent manger en route.

Les motels et les casse-croûtes viennent répondre à ce besoin. Le nombre de cantines de bord de route explose.

5- L’ÂGE D’OR

La période qui s’étale de 1950 à 1980 marque l’âge d’or des casse-croûtes. Ils vivent une réelle montée en popularité et deviennent des lieux de rencontre privilégiés pour les jeunes en quête de liberté et pour les sorties en famille. De la même manière, les crèmeries se multiplient.

Certains établissements vont choisir d’ouvrir uniquement pour la période estivale, un moment où l’achalandage est plus important. Ainsi, les roulottes sont converties en casse-croûtes. On les trouve généralement stratégiquement placées à l’entrée d’un village ou sur le bord d’une route touristique.

Aujourd’hui, ces établissements font toujours partie de la tradition de bien des familles. La clientèle y est fidèle. Ce qui donne lieu à de nombreux débats sur le meilleur casse-croûte du Québec. Qu’ils soient saisonniers ou non, ces restaurants occupent une place importante dans le paysage du Québec.

Source : Bibliothèque et archives nationales du Québec, Journal de Montréal, cahier weekend, 21 juin 2025, p64


Véhicules électriques : Conversion entre l/100 Km et kWh/100 km : un défi énergétique

Automobile

Comparer des litres aux 100 kilomètres (l/100 km) pour un véhicule thermique à des kilowattheures au 100 kilomètres (kWh/100 km) pour un véhicule électrique, c’est comme traduire deux langues différentes. Mais on peut le faire avec quelques hypothèses et un brin de science. Voici comment :

BASE DE CONVERSION

1- Énergie contenue dans un litre d’essence (valeur typique) :

  • Environ 8,9 kWh d’énergie chimique.
  • Mais un moteur à essence n’est pas très efficace.

2- Rendement moteur thermique vs électrique :

  • Moteur à essence : environ 25 % d’efficacité.
  • Moteur électrique : 85-90 % d’efficacité.

EXEMPLE CONCRET

Si votre voiture consomme 7L/100 km, l’énergie utilisée est :

  • 7L x 8,9 kWh = 62,3 kWh/100 km (énergie chimique)
  • Mais avec 25 % d’efficacité : 62,3 x 0,25 = 15,6 kWh/100 km réellement utilisés pour propulser la voiture.

Donc, 7L/100 km = 15,6 kWh/100 km en termes d’énergie utilisable.

TABLEAU D’ÉQUIVALENCE APPROXIMATIF

Note : Ces conversions sont approximatives et dépendent des types de moteurs, du carburant, de la conduite et du terrain.

L’ÉLECTROMOBILITÉ : PLUS QU’UN SIMPLE CHANGEMENT DE MOTEUR

L’électromobilité, c’est un virage technologique, environnemental et même culturel. Voici un tour d’horizon pour mieux comprendre ce que ça implique :

LES GRANDS AVANTAGES

  • Zéro émission locale : Les véhicules électriques (VE) n’émettent pas de CO2 à l’échappement, ce qui améliore la qualité de l’air, surtout en ville.
  • Silence et confort : Fini le vrombissement du moteur. Les VE sont très silencieux et offrent une conduite fluide.
  • Moins d’entretien : Pas de vidange, pas de courroie de distribution, moins de pièces mobiles = moins de soucis mécaniques.
  • Économies à long terme : L’électricité coûte moins cher que l’essence, surtout si tu recharges à la maison.
  • Incitatifs financiers : Subventions gouvernementales, rabais à l’achat, immatriculation réduite dans certaines provinces.

LES INCONVÉNIENTS À CONSIDÉRER

  • Prix d’achat plus élevé : Même si ça baisse, un VE coûte encore plus cher à l’achat qu’un véhicule thermique.
  • Autonomie limitée : Bien que certains modèles dépassent les 500 km, ce n’est pas encore la norme.
  • Temps de recharge : Recharger prend plus de temps que faire le plein, surtout sans borne rapide.
  • Infrastructures inégales : En région, les bornes de recharges peuvent être rares.
  • Impact environnemental des batteries : L’extraction du lithium, cobalt et autres matériaux pose des défis écologiques.

TOP DES VÉHICULES ÉLECTRIQUES EN 2025

Voici un aperçu des modèles les plus recommandés cette année selon les experts du Guide de l’auto et d’Auto123. Ils se distinguent par leur autonomie, leur rapport qualité-prix, leur confort et leur technologie.

Hyundai IONIQ 6

  • Autonomie : jusqu’à 550 km.
  • Points forts : confort de roulement, silence, design aérodynamique.
  • À savoir : Coffre moins pratique (pas de hayon), mais excellente efficacité énergétique.

Tesla Model 3 (version Highland)

  • Autonomie : très bonne avec recharge rapide via le réseau Superchargeur.
  • Points forts : Performances, tenue de route, qualité de fabrication améliorée.
  • À considérer : Image de marque polarisante, valeur de revente incertaine.

BMW i4

  • Autonomie :  jusqu’à 484 km selon la version.
  • Points forts : plaisir de conduite, finition haut de gamme comportement routier dynamique.
  • Public cible : amateurs de berlines sportives.

Hyundai Kona Electric

  • Autonomie : jusqu’à 514 km (version 65 kWh).
  • Points forts : excellent rapport qualité/prix, format compact idéal pour la ville.
  • Prix de départ : autour de 36 850 Euros (En Europe).

Hyundai INSTER (nouveauté citadine)

  • Longueur : 3,83 m – parfaite pour la ville.
  • Prix : très abordable.
  • Public cible : conducteurs urbains ou familles cherchant un second véhicule.

TENDANCES 2025 : PLUS D’IA, PLUS D’AUTONOMIE

  • Les batteries LFP et solides permettent désormais de dépasser les 800 km sur certains prototypes.
  • Les bornes ultra-rapides (350 kw) permettent de récupérer 300 km en 10 minutes.
  • L’intelligence artificielle (IA) embarquée personnalise l’expérience de conduite) reconnaissance faciale, réglages automatiques, etc.).

ET L’AVENIR DANS TOUT ÇA ?

L’électromobilité ne cesse d’évoluer. Les batteries deviennent plus performantes, les bornes plus rapides, et les constructeurs investissent massivement. Même les poids lourds et les transports en commun s’électrifient.

Source : IA


Un pan de notre histoire : la charte des droits, pilier de notre démocratie, a 50 ans

Histoire

Quand on pense aux grandes avancées sociales au Québec, la Charte des droits et libertés de la personne occupe une place de choix. Ce pilier légal de notre société n’est pas tombé du ciel, il est le fruit d’un long cheminement intellectuel, juridique et politique, à la croisée des luttes sociales et des idéaux humanistes portés par des siècles de réflexions.

DES IDÉES DE LIBERTÉ VENUES DE LOIN

L’idée selon laquelle tous les êtres humains naissent libres et égaux a mis du temps à s’imposer. Pourtant, dès le siècle des Lumières, des philosophes comme Kant ou Montesquieu dénoncent ces inégalités en Europe.

Pour Kant, chaque être humain possède une valeur propre, une dignité qui appelle au respect et à la liberté.

Pour Montesquieu, déjà en 1748, aimer la démocratie, c’est aimer l’égalité. Cette pensée, relayée par la Déclaration des droits de l’homme en France (1789) et la Déclaration d’indépendance des États-Unis, a profondément marqué l’évolution des régimes occidentaux vers la démocratie.

Plus tard, au XIXe siècle, le philosophe britannique John Stuart Mill pousse plus loin la réflexion en liant directement la dignité de la personne humaine au bien-être collectif. Selon lui, sans égalité réelle entre les citoyens, la démocratie n’est qu’un mot vide de sens.

LE QUÉBEC EN RETARD, PUIS À L’AVANT-GARDE

Jusqu’aux années 1970, le Québec n’avait pas encore sa propre loi-cadre pour protéger les droits fondamentaux. Alors que plusieurs provinces canadiennes avaient déjà adopté des lois en ce sens, ici, c’était toujours le Code civil qui servait de référence pour défendre les droits individuels.

Mais, un vent de changement soufflait, et des organisations comme la Ligue des droits de l’homme (qui deviendra plus tard la Ligue des droits et libertés) montaient au front pour faire pression sur le gouvernement.

C’est dans ce contexte que plusieurs penseurs et juristes de renom, dont Paul-André Crépeau et Jacques-Yvan Morin, participent à l’élaboration d’un avant-projet de loi.

Jérôme Choquette

Le projet prend forme, et le 29 octobre 1974, le ministre libéral de la Justice, Jérôme Choquette, dépose enfin un projet de loi sur les droits et libertés de la personne à L’Assemblée nationale.

Quelques mois plus tard, le 27 juin 1975, c’est l’unanimité, la Charte québécoise des droits et libertés est adoptée. Elle entrera officiellement en vigueur le 28 juin 1976. Son premier slogan donne le ton : « Vous avez le droit, les autres aussi ».

UNE CHARTE VIVANTE

Depuis son adoption, la Charte n’a cessé de se transformer pour mieux refléter les valeurs d’une société en mutation.

En 1979, elle reconnaît le droit à des conditions de travail saines et sécuritaires. En 1982, elle interdit le harcèlement discriminatoire et protège les personnes ayant un casier judiciaire sans lien avec leur emploi. Elle introduit également cette année-là une structure pour favoriser l’accès à l’égalité dans les milieux de travail.

En 1989, un pas décisif est franchi avec la création du Tribunal des droits de la personne. Cet ajout vient renforcer l’appareil chargé de faire respecter la Charte, en complément des pouvoirs de la Commission des droits de le personne.

Les années 2000 apportent aussi leur lot d’avancées.

En 2006, le droit à un environnement sain est inscrit dans la Charte, Deux ans plus tard, une clause interprétative sur l’égalité entre les sexes est ajoutée. Puis, en 2019, dans un climat social où les questions identitaires sont de plus en plus débattues, la Charte est modifiée pour intégrer le principe de la laïcité.

Plus récemment, en 2022, le législateur affirme avec force l’importance du français comme langue commune au Québec. Un nouveau droit est inscrit, celui de vivre en français. De plus, la Charte précise qu’elle doit être interprétée de manière à protéger la langue française, sans pour autant empiéter sur les autres droits qu’elle garantit.

UNE ŒUVRE COLLECTIVE

Ce qui rend la Charte québécoise unique, c’est qu’elle n’est pas simplement un texte imposé d’en haut. Elle a été modelée par les tribunaux, par les acteurs sociaux, par les luttes menées dans la rue et dans les milieux communautaires.

Elle s’applique aussi bien dans les rapports entre l’État et les citoyens que dans les relations entre individus. Elle est un outil d’équilibre, un garde-fou et un levier de progrès.

Sauf exception, toutes les lois adoptées par le Québec doivent la respecter. Seule la Constitution canadienne, incluant la Charte canadienne des droits et libertés, peut lui être supérieure en droit.

UN SOCLE POUR DEMAIN

Au fil du temps, la Charte des droits et libertés de la personne est devenue un repère pour les Québécois. Elle incarne un idéal de société où chaque individu peut vivre dans la dignité, à l’abri des discriminations et avec l’assurance que sa voix compte.

Ce texte n’est pas figé : il continue d’évoluer au rythme des valeurs collectives.

Dans un monde où les droits de la personnes sont encore bafoués à bien des endroits, la Charte québécoise demeure un modèle précieux, non pas parfait, mais perfectible qui témoigne de notre volonté commune de bâtir une société plus juste, plus inclusive et plus respectueuse des différences.

Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier weekend, 28 juin 2025, p64


Problèmes de peau à prendre au sérieux

Santé & bien-être

La peau subit tous les assauts – bactéries, toxines, rayons du soleil… pas étonnant qu’elle s’abime si facilement. Si la plupart des irrégularités cutanées ne sont pas inquiétantes, certains signes et symptômes peuvent toutefois indiquer une affection plus grave. En voici une courte liste.

Zones rugueuses : souvent dues à l’eczéma, elles peuvent être le signe d’un carcinome spinocellulaire si elles ne s’améliorent pas avec le traitement recommandé par un médecin.

Coup de soleil grave : également appelé érythème solaire, un coup de soleil qui provoque des cloques peut augmenter le risque de vieillissement prématuré et de cancer de la peau.

Naevus récurrent : un naevus bénin (grain de beauté) qui réapparaît après avoir été retiré, en particulier au-delà de la cicatrice, peut indiquer une évolution vers une tumeur cancéreuse.

Plaies persistantes : les plaies qui ne guérissent pas avec des soins à domicile vous rendent vulnérable aux infections et peuvent être le signe d’un cancer de la peau.

Rougeur, enflure et/ou douleur : si ces symptômes apparaissent près d’un orifice dans la peau, ils peuvent indiquer une cellulite, qui nécessite des soins médicaux immédiats et un traitement antibiotique.

Éruption cutanée qui s’étend rapidement : surtout si elle s’accompagne d’urticaire, une telle éruption cutanée peut être le signe d’une anaphylaxie (allergie très grave). Consultez immédiatement un médecin.

Source : Revue Nouvelles « CSA », Printemps 2025, p9


Trucs pratiques en cuisine

Trucs et astuces

Quand un pépin se présente… il y a toujours une solution au problème. C’est madame Chasse-Taches qui le dit.

C’EST TROP SEC !

  • Les fruits séchés trop secs retrouveront leur texture originale si vous les aspergez d’eau dans un petit bol et les déposez au four à micro-ondes pendant 30 secondes.
  • Une gousse de vanille desséchée peut être réduite en poudre et conservée dans un contenant hermétique. Cette vanille moulue servira dans la préparation de recettes.
  • On peut facilement briser une biscotte qu’on désire tartiner. Remédiez au problème en déposant la biscotte sur deux autres biscottes. Il sera alors facile d’étendre la garniture sans tout briser.

PENSEZ-Y AVANT…

  • Si vous faites bouillir un jambon, ajoutez une boîte scellée de lait sucré condensé dans la marmite. Le lait se transformera en caramel et il demande le même temps de cuisson que le jambon. Tout sera prêt au même moment.
  • Avant de mesurer de la mélasse, badigeonnez la tasse à mesurer d’un peu d’huile végétale. La mélasse glissera plus facilement, et vous n’en perdrez pas une goutte.
  • Versez de la fécule de maïs sans une salière. Vous pouvez en saupoudrer vos sauces sans craindre de voir des grumeaux se former.
  • Préparez rapidement des suprêmes de pamplemousse en retirant l’écorce du fruit. Placez ensuite le pamplemousse 30 minutes au réfrigérateur et vous n’aurez aucune difficulté à retirer la membrane blanche qui recouvre la chair de chaque quartier.

NE PERDEZ PAS VOS RESTANTS !

  • Les pointes de sandwichs de la veille retrouveront une nouvelle saveur si vous les placez dans la friteuse à air chaud pendant 4 minutes. Vous obtiendrez de beaux sandwichs au pain bien grillé.
  • Réchauffez quelques minutes un restant de purée de pommes de terre au four à micro-ondes et confectionnez rapidement des croquettes au jambon ou au saumon.
  • Vous pouvez aussi confectionner des galettes avec la purée que vous cuirez dans la friteuse à air chaud pendant 6 minutes pour obtenir une belle coloration. Servez-les au petit déjeuner pour garnir une assiette plus copieuse.
  • Ajoutez à l’omelette les restants de plusieurs fromages à pâte ferme qu’il suffit de râper.
  • Les fromages à pâte molle conviennent bien aux sauces pour accompagner les pâtes et le poulet. Ces petits restants sont excellents pour revamper une pizza, pour garnir un hamburger ou pour créer un dessert simple et appétissant en déposant sur une crêpe des fruits compotés et du fromage émietté.

Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 21 juin 2025, p13


Ygreck, et ses perles de juin

Actualités

Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles de juin, publiées dans le Journal de Montréal.



Un pan de notre histoire : le « Lundi de la matraque »

Histoire

LE DÉFILÉ DE LA SAINT-JEAN TOURNE AU CAUCHEMAR

Le 24 juin 1968, alors que Montréal s’est mise toute belle pour la Saint-Jean-Baptiste, le fête tourne au cauchemar.

La célébration devient le théâtre d’une confrontation brutale entre manifestants et policiers. En toile de fond, la visite controversée de Pierre Elliott Trudeau, chef du Parti libéral du canada, venu parader à la veille des élections fédérales. Sa présence est mal perçue par de nombreux Québécois. Déjà que le climat est chargé de tensions politiques et identitaires.

Ce soir-là, les rues vibrent au rythme des slogans, des cris… et des matraques.

Que s’est-il réellement passé ce soir-là ? Pourquoi cette explosion de colère ? Comment ce dérapage policier a-t-il marqué la mémoire collective du Québec ?

LE FEU COUVRE DEPUIS LONGTEMPS

La Révolution tranquille donne naissance à une nouvelle génération de Québécois fiers, éduqués et surtout, à des jeunes plus mobilisés que jamais. Le nationalisme prend alors racine, et plusieurs réclament l’indépendance du Québec.

Au cœur de cette mouvance : Pierre Bourgault, orateur de génie et chef du RIN. Bourgault électrise les foules avec ses discours tranchants. En juillet 1967, le président français Charles De Gaule jette un peu plus d’huile sur le feu nationaliste en lançant, du balcon de l’hôtel de ville de Montréal, son fameux « Vive le Québec libre ! » La phrase fait l’effet d’une bombe et galvanise le mouvement souverainiste québécois.

L’HOMME QUI DÉRANGE

Dans ce contexte politique bien tendu, la présence de Pierre Elliott Trudeau au défilé de la Saint-Jean-Baptiste de Montréal, à la veille des élections fédérales de 1968, apparaît pour plusieurs comme une provocation.

Trudeau, fraîchement nommé chef du Parti libéral du Canada, incarne le fédéralisme fort et centralisateur, Pour une partie de la population québécoise, il est tout simplement le traître, le francophone qui tourne le dos à son peuple. Sa présence sur l’estrade d’honneur en plein cœur du parc La Fontaine, est perçue comme une gifle.

Bourgault mobilise ses troupes, le RIN appelle à la manifestation. On veut déranger et envoyer le message que le Québec ne veut pas de Trudeau à sa fête nationale.

LE DÉFILÉ QUI DÉGÉNÈRE

Le 24 juin 1968, les policiers sont nombreux autour du parc. Dans la foule, on retrouve des familles, des curieux, mais aussi des militants indépendantistes chauffés à blanc. Bourgault est arrêté dès son arrivée, mais son arrestation met le feu aux poudres.

Des cris et des slogans fusent de toutes parts, puis des pierres volent en direction des policiers. Ils répliquent. Certains sont à cheval, d’autres marchent, matraques à la main.

La situation dégénère quand la foule riposte. Les familles prennent la fuite et le défilé est interrompu.

Les policiers sont assurément mal préparés, ils réagissent avec une brutalité inédite. Il faut savoir que les forces de l’ordre de la Ville n’ont pas encore d’escouade antiémeute officielle et ça se voit.

Sur l’estrade, Trudeau, imperturbable, reste assis. Alors que les autres dignitaires cherchent refuge, lui, il défie la foule, stoïque.

Ce geste d’assurance ou d’arrogance, selon les points de vue, sera rapporté dans tous les médias. Le lendemain, il remporte une victoire éclatante aux élections fédérales.

MÉDIAS CENSURÉS

Les médias couvrent l’événement. À la télévision, les journalistes de Radio-Canada tentent de présenter le défilé sans montrer les débordements.

À la radio, le journaliste Claude Jean Devirieux fait la description du défilé sans filtre. Il raconte la violence de la situation comme il la voit. Il donne même le matricule d’un policier qui l’aurait agressé. Il sera suspendu dès le lendemain et écarté par le fait même de la soirée électorale.

Cet épisode, qui met en lumière les pressions exercées sur les journalistes, mènera à la création, en mars 1969, de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ).

BILAN DE LA SITUATION

À la fin de la confrontation, le bilan est lourd : 292 personnes arrêtées, 123 blessés, six chevaux de la police souffrants, 12 autopatrouilles incendiées.

Au fond d’un fourgon cellulaire, deux jeunes militants se rencontrent : Paul Rose et Francis Simard. Ils ne le savent pas encore, mais cette rencontre les mènera au cœur de la crise d’Octobre, deux ans plus tard.

Ce fameux lundi, appelé le « Lundi de la matraque », incarne une fracture, un moment où le peuple québécois a cherché à reprendre sa fête, à faire de la Saint-Jean une fête de tous les Québécois et surtout à envoyer le message au pouvoir à Ottawa qu’il n’était pas le bienvenu.

Le premier ministre Pierre Elliott Trudeau n’est jamais revenu célébrer la fête des Québécois. Pour lui, comme pour beaucoup d’autres, cet affrontement a marqué un tournant. Ce lundi violent de la Saint-Jean aura pour conséquence de marginaliser les élément les plus radicaux du RIN.

« La Saint-Jean, qui était une fête folklorique, est devenue notre fête nationale à partir du 24 juin 1968. » – Pierre Bourgault

RÉAPPROPRIATION DE NOTRE FÊTE

Au lendemain de l’émeute, René Lévesque annonce que les négociations pour que le RIN puisse se joindre à son mouvement sont rompues. Quelques mois plus tard, Lévesque fonde le Parti Québécois.

Le « Lundi de la matraque » a changé le Québec. Il a montré que la question nationale était explosive.

Il a aussi souligné la nécessité de mieux encadrer les manifestations, de former des escouades antiémeutes et de défendre la liberté des journalistes.

Mais surtout, il a transformé une simple fête traditionnelle en symbole de fierté et de résistance.

Depuis ce jour, la Saint-Jean-Baptiste n’est plus seulement une célébration. Elle est un cri, une mémoire, un rappel que l’histoire du Québec s’écrit aussi dans la rue.

Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier weekend, 21 juin 2025, p62


Revue de presse…

Opinion

Un texte de Mathieu Bock-Côté publié dans le Journal de Montréal du 29 juin 2025.

LE BON BOSS CARNEY

On connaît les circonstances de l’arrivée de Carney à la tête du pays.

Il a profité de la grande peur de l’annexion suscité par Donald Trump en transformant les dernières élections fédérales en référendum sur la survie du Canada.

Mais quelque chose de plus s’est passé depuis.

Regardant vendredi les résultats du sondage suggérant que les Québécois pour l’instant plébiscitent Mark Carney à Ottawa, je me suis demandé si les Québécois vivaient dans un sketch d’Yvon Deschamps.

COLONISÉS

Il semble que bien que les six derniers mois aient fait remonter à la surface le vieux fond colonisé des Québécois, toujours occupés à douter d’eux-mêmes, à croire qu’ils ne sont pas à la hauteur de leur destin.

Disons-le simplement : les Québécois semblent vouloir un boss, un bon boss, et encore mieux, un bon boss anglais, qui leur dit quoi faire et quoi ne pas faire, à partir de la capitale fédérale.

Et cela tombe bien, Mark Carney se reconnaît parfaitement dans ce sentiment de supériorité typiquement anglo-saxon, qui a poussé l’Empire britannique, au fil de l’histoire, à se croire destiné à dominer les autres peuples de la terre.

C’est ce qu’on pourrait appeler l’anglosuprémacisme. Les Irlandais en ont souffert, les Québécois aussi, et tant d’autres peuples.

Les Anglais, pour dominer, ont toujours utilisé la même méthode : après leur conquête, ils achètent à coup de promotions, de subventions et de menaces l’élite du peuple vaincu.

Cette dernière signera un pacte faustien : ses privilèges dépendent de sa capacité à faire accepter au peuple en question sa soumission, en lui laissant même croire qu’il n’est pas dominé.

Mais notre enthousiasme carneyien est suicidaire.

EFFACEMENT

L’immigration massive nous submerge, nous anglicise, nous islamisme, nous pousse à la dissolution collective.

La centralisation fédérale abîmera notre économie.

À Montréal, à Laval, et dans le 450, nous sommes de moins en moins chez nous.

Le carneyisme est un accélérateur d’effacement.