Société
PLUS D’ENFANTS MORTS À CAUSE DE LOIS PERMISSIVES
AFP | Les États américains ayant assoupli leur législation sur les armes à feu ont enregistré des milliers de décès d’enfants de plus, surtout pas homicide et suicide, qu’ils ne l’auraient fait en temps normal, selon une étude publiée récemment.

Lorsque la Cour suprême a jugé en 2010 que le Deuxième amendement pouvait être opposé aux États et collectivités locales, la plupart ont choisi d’assouplir les conditions d’accès aux armes à feu.
« La mortalité due aux armes à feu a augmentée et a remplacé les accidents de voiture comme principale cause de décès chez les enfants de plus d’un an », a expliqué Jeremy Faust, à la tête de l’étude parue dans la revue Jama Pediatrics.
Dans les États qui ont assoupli leur législation sur les armes à feu, plus de 7400 décès d’enfants par arme à feu en plus ont été enregistrés, dont 6000 dans le groupe des États plus laxistes. Paradoxalement, les huit États les plus stricts n’ont globalement connu eux aucune surmortalité.
Quoi rajouter de plus ?
Hommage
En cette fête des Pères, je vous propose ce texte d’Emmanuelle Latraverse, analyste politique au réseau TVA, publié dans le Journal de Montréal de cette fin de semaine, et qui décrit très bien le rôle de plus en plus grandissant et présent, des pères modernes. J’y ajouterais, par expérience, que dès qu’on est grand-père, on devient gaga.
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CES PÈRES D’AUJOURD’HUI QUI SONT LE YIN DE NOTRE YANG
J’en connais un qui se lève à 4h du matin pour accompagner ses filles dans des compétitions de ballet. Un autre qui s’est tapé tous les tournois de hockey de sa fille jusqu’à sa graduation de l’université.

Il y a celui qui fait des crêpes tous les matins à son fiston, une au Nutella, une au sirop d’érable, pendant que maman a sa première réunion de la journée.
Je pourrais vous parler de celui qui se domine pour faire étudier l’examen de mathématique de son ado qui vient de comprendre que l’école, c’est parfois plus important que sa vie sociale.
Et il y a celui qui recueille les confidences de sa fille sur le chemin de l’école. Il est le seul au monde à pouvoir la faire rire le matin.
Ce sont tous des papas d’aujourd’hui. Ceux sans lesquels les mamans ne seraient pas les femmes accomplies qu’elles sont devenues.
MARS ET VÉNUS
Je ne parle pas ici de l’homme rose, cet être fictif idéalisé par les mouvements féministes, la version masculine de l’épouse parfaite.
Non. Parmi ces pères, il y a celui qui cuisine comme un dieu parce que sa douce moitié est incapable de faire fonctionner le four. Mais il y a aussi celui qui oublie encore que les chandails de laine ne vont pas dans la sécheuse.
Entendons-nous, 10 000 ans de socialisation ne se sont pas évaporés. Mais les ingrédients sont réunis pour que le stéréotype de Mars et Vénus soit remplacé par la mélodie d’une harmonie à deux voix, différentes, mais complémentaires.
C’est la beauté de notre époque, les pères d’aujourd’hui assument LEUR rôle, celui qu’ils définissent naturellement avec nous, les mamans. Ils sont le yin de notre yang.
LES TOUT DÉBUTS
On doit remercier Pauline Marois d’avoir fait adopter la Loi sur l’assurance parentale en 2005. Vingt ans plus tard, nous en récoltons encore les fruits.
Quand nos pères devaient aller travailler le lendemain de notre naissance, elle a permis aux papas d’aujourd’hui de vivre le même trippe que la maman.
Ils s’émerveillent du premier bain, du premier sourire, de cet air angélique qui berce un nouveau-né dans les bras de Morphée.
Et au cours de ces premières semaines, ces premiers mois, ils tissent un lien qui leur permettra d’assumer leur vraie place de papa.
Ils feront les choses différemment de maman et bébé survivra ! S’opère alors un vrai partage des tâches et responsabilités, celui qui reconnaît que papa et maman font les choses différemment, mais que dans les deux cas, bébé va bien.
C’est le début d’un tango complexe qui permet aux mamans d’aujourd’hui d’avoir l’âme en paix quand elles sont à la conquête de la part de la vie qui leur revient.
Alors en cette fête des Pères, un immense merci à vous tous qui nous épaulez. Femmes, mamans, professionnelles, nous sommes toujours acrobates, mais avec un partenaire, parfois un peu fou ou trop sérieux, mais toujours là pour nous attraper au vol.
Et ayons une pensée pour les mères monoparentales qui réussissent cette haute voltige sans filet.
Insolite
Le vendredi 13… rien que son évocation suffit à faire frissonner certains, tandis que d’autres y voient un jour comme un autre. Pourtant, cette date est l’une des plus redoutées au monde, porteuse d’une superstition vieille de plusieurs siècles.

Mais d’où vient cette peur du vendredi 13 ? Et quelles sont les anecdotes liées à ce jour particulier ?
POURQUOI LE VENDREDI 13 FAIT-IL PEUR ?
L’origine exacte de la superstition autour du vendredi 13 est difficile à cerner, mais elle puise ses racines dans plusieurs traditions et événements historiques, mêlant chiffres, religion et culture populaire.
Dans de nombreuses cultures occidentales, le chiffre 13 est considéré comme un nombre « malchanceux ». Cette aversion s’appelle la triskaïdékaphobie (oui, c’est un vrai mot !). Plusieurs hypothèses expliquent cela. Une des plus célèbres évoque le dernier repas de Jésus-Christ, la Cène, où Judas, le traître, serait le 13e convive. Ce chiffre symboliserait donc la trahison et la malchance.
Le vendredi est aussi un jour chargé de symboles négatifs, surtout dans la tradition chrétienne. C’est ce jour que Jésus aurait été crucifié, un événement tragique marquant. Dans le folklore médiéval, le vendredi était aussi un jour d’exécutions et de mauvais présages.
LA COMBINAISON FATALE
La peur du vendredi 13 pourrait donc résulter de la combinaison de deux superstitions : un chiffre déjà « maudit » et un jour chargé de tragédies. Cette peur combinée semble s’être popularisée en Europe au Moyen-Âge, avant de gagner le reste du monde.
DES ANECDOTES ÉTRANGES À TRAVERS LE MONDE
Le vendredi 13 n’est pas qu’une légende : Il a inspiré des comportements, des interdits, et même des décisions étonnantes.
1. Les hôtels et les immeubles sans 13e étage
Dans plusieurs pays, il est courant que les immeubles n’aient pas d’étage 13, on passe directement du 12 au 14. La peur du chiffre 13 est tellement forte que certains hôtels n’ont même pas de chambre numéro 13, ou évitent de louer des chambres ce jour-là.
2. Le vendredi 13 et les accidents d’avion
Certaines compagnies aériennes constatent une baisse des réservations le vendredi 13, alors que paradoxalement ce jour-là, aucun accident notable n’a été statistiquement plus fréquent. Pourtant, cette peur influence les comportements de milliers de voyageurs chaque fois que le calendrier affiche ce jour.
3. La finance et le vendredi 13
Les marchés financiers n’échappent pas à cette superstition. Certains investisseurs évitent de prendre des risques ce jour-là. Le 13 octobre 1989, surnommé le « vendredi noir », la Bourse de New York a connu un effondrement brutal, alimentant la légende du vendredi 13 « maudit ».
4. En Espagne et en Amérique latine : c’est mardi 13
Curieusement, la peur du vendredi 13 est moins répandue dans certains pays hispanophones. En Espagne, en Grèce et dans plusieurs pays d’Amérique latine, le mardi 13 est considéré comme le jour porte-malheur. L’expression « martes trece, ni te cases ni te embarques » (mardi 13, ne te marie pas, ne pars pas en voyage) illustre bien cette superstition.
LE FILM D’HORREUR CULTE
Le vendredi 13 a aussi inspiré la culture populaire, en particulier dans les films et les livres.
La franchise « Vendredi 13 » (Friday the 13th), lancée en 1980, est devenue un classique du cinéma d’horreur. Elle met en scène Jason Voorhees, un tueur masqué, qui terrorise un camp de vacances. Ce film a largement contribué à renforcer l’image sinistre du vendredi 13 dans l’imaginaire collectif.
LA CHANCE DES AUTRES
Mais pour certains, le vendredi 13 est au contraire un jour de chance ! En Italie, par exemple, le chiffre 13 est souvent considéré comme porte-bonheur, tandis que le 17 est redouté. Certaines personnes profitent donc de ce jour pour tenter leur chance, jouer à la loterie ou prendre des risques qu’elles évitent habituellement.
Le vendredi 13 reste un jour chargé de mystères, entre peur ancestrale et folklore moderne. Qu’on y croie ou pas, cette superstition révèle surtout comment les symboles – chiffres, jours, événements – façonnent nos croyances et nos comportements collectifs. Alors, ce vendredi 13, tu t’en méfies ou tu fais fi de la superstition ?
Source : businessnews.com.tn
Trucs et astuces
On nous répète sans cesse de nous laver souvent les mains, de les désinfecter, mais où se trouvent les nids à germes ? Souvenez-vous de la pandémie. Madame Chasse-Taches nous en donne quelques trucs pour les éviter.

DANS LA CUISINE
Les planches à découper
Les torchons et les éponges
Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 31 mai 2025, p12
Histoire
Plusieurs séries télévisées et films qui montrent la vie quotidienne des gens aisés, notamment au XIXe siècle, cherchent à mettre en lumière le travail des domestiques, essentiels au fonctionnement des grandes demeures avant l’arrivée de plusieurs commodités comme les électroménagers.

D’emblée, une image semble se dessiner, soit celle d’une femme avec une coiffe d’un blanc immaculé et un tablier. Était-ce bien la réalité ? Faisons une brève incursion dans le monde des femmes qui ont œuvré au sein du service domestique au Québec de la Nouvelle-France à l’ère industrielle.
URBANISATION
Y avait-il des domestiques à l’époque de la Nouvelle-France ? Bien que moins nombreux qu’au XIXe siècle, certaines maisonnées peuvent se payer des serviteurs et surtout… celles qui portent alors le nom de servantes dans les contrats d’embauche.
Elles s’assurent de la propreté des lieux, des enfants, du service des repas ou de la blanchisserie.
N’oublions pas qu’avant l’arrivée des premières machines à laver, le nettoyage, le séchage et le repassage des vêtements et de la literie demandaient beaucoup de temps !
C’est surtout vers la fin du XVIIe siècle que ce type d’emploi féminin connaît une augmentation. En effet, le service domestique va de pair avec la croissance des villes et avec elles, une élite capable de le maintenir comme des familles de marchands ou de hauts gradés militaires.
Difficile toutefois d’avoir un portrait complet de la réalité des domestiques à cette époque, puisque ces hommes et ces femmes sont peu mentionnés dans les archives. La domesticité est un travail de l’ombre…
Nous savons néanmoins que les familles les plus nanties de la Nouvelle-France embauchent entre autres des jeunes femmes célibataires qui souhaitent aider financièrement leur famille, mais aussi les fillettes placées en service très jeunes afin qu’elles puissent apprendre le métier au fil des années tout en étant nourries et quelque peu éduquées.
Des études ont également démontré qu’en certaines occasions, des femmes mariées qui souhaitent elles aussi aider financièrement leur ménage ont pu être embauchées comme domestiques.
TRANSFORMATION DU SERVICE DOMESTIQUE
Après la guerre de 7 ans et le début du régime anglais, de nouvelles filles nanties s’établissent dans les grandes villes de la province de Québec, surtout à Québec et à Montréal, qui vont commencer à se développer davantage.

Ces familles, dans la tradition des membres des classes aisées anglaises, démontrent leur statut, entre autres, à travers le nombre de domestiques à leur service.
Le tournant du XIXe siècle voit ainsi une augmentation des femmes qui cherchent des emplois auprès des familles aisées établies dans les grandes villes. Elles sont orphelines, ou viennent souvent de milieux très modestes, ou sont des immigrantes, notamment irlandaises.
Elles signent des contrats qui déterminent qu’elles doivent entre autres suivre les demande de leurs employeurs et porter et entretenir leur uniforme. Ces contrats précisent de plus leur salaire et la durée de leur engagement.
Elles doivent allumer les feux dans les âtres le matin et les éteindre le soir, repriser les vêtements, faire les courses, les repas, l’entretien ménager et servir le thé.
Avec la montée de l’industrialisation et du nombre d’emplois en usine toutefois, un changement s’opère graduellement à partir des années 1850.
En effet, plusieurs femmes choisissent l’option du travail ouvrier, notamment parce qu’elles peuvent rentrer auprès de leur famille une fois leur quart de travail terminé.
Pour s’assurer que les femmes aient de meilleures conditions de travail dans le service domestique, des organismes comme la Young Women Christian Association (YMCA) commencent dès lors à leur offrir des cours spécialisés le soir. Qui dit spécialisation dit aussi espoir de négociation d’un meilleur salaire !
Graduellement, celles qu’on appelle de plus en plus des aides familiales ou des aides ménagères commencent à voir leur travail être reconnu comme un métier, ce qui leur offre davantage de reconnaissance alors que s’ouvre le XXe siècle. Même si cette reconnaissance reste toujours fragile.
Source : Évelyne Ferron, historienne, Journal de Montréal, cahier weekend, 31 mai 2025, p66
Sport
Allez savoir, mais la partie de hockey, hier en Floride entre les Oilers d’Edmonton et les Panthers n’était pas la partie du siècle et les Oilers ont perdu 6-1.

Dès la première minute de jeu, les Panthers ont marqué le premier but de ce qui allait être une partie de frustration pour les visiteurs.
À la deuxième période, les esprits se sont échauffés et les coups salauds pleuvaient de partout. Les Oilers ont jeté leur frustration sur tout ce qui bougeait et qui portaient un gilet rouge.
Pas trop édifiant pour des professionnels. Cette série donnait pourtant du jeu enlevant depuis le premier match, mais hier soir, ce fut la débandade à chaque arrêt de jeu.
Ce qui est bizarre dans ces séries, c’est que les joueurs jouent pour blesser et démolir l’autre et qu’à la fin, quand le vainqueur sera connu, ils se donneront la main avec une tape amicale, en se souhaitant de belles vacances.
Assez extraordinaire, n’est-ce pas ?
Politique

On le sait, la santé occupe toutes les opinions et bulletins de nouvelles par les temps qui courent. Comment se faire une opinion juste de ce dossier complexe. Chacun tire la couverture de son bord et c’est parfois difficile, pour un néophyte, de se faire une opinion juste de ce dossier.
Pour répondre au critiques, fondées ou non, le ministre de la Santé, Christian Dubé, apporte quelques éclaircissements sur les lendemains de l’adoption du projet de loi 106, dans une lettre ouverte publiée dans le Journal de Montréal du 31 mai dernier.
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PERSONNE NE VA PERDRE SON MÉDECIN DE FAMILLE
Depuis quelques jours, vous êtes nombreux à nous écrire, inquiets de perdre votre médecin. Certaines cliniques affirment que vous pourriez être privés de votre médecin ou que l’accessibilité aux soins pourrait être réduite. C’est complètement faux. Pire encore, le syndicat des médecins spécialistes a mis à exécution ses menaces de se retirer des discussions sur le Dossier de santé numérique (DSN) – un projet essentiel pour vous et pour les médecins.
Véhiculer de fausses informations ou cesser de collaborer pour améliorer le réseau de la santé. Ce sont des gestes contraires à l’intérêt des patients.
Notre objectif, aujourd’hui, n’est pas d’alimenter cette confrontation, mais de vous rassurer, et surtout de vous expliquer clairement pourquoi on a déposé ce projet de loi.
Soyons clairs : la majorité des médecins travaillent très fort et on les remercie. Notre objectif, ce n’est pas de les pointer du doigt, mais de leur permettre de travailler autrement, davantage en équipe. En faisant notre part pour leur fournir les outils dont ils ont besoin.
Mais pour que ça fonctionne, tout le monde doit faire sa part. Ce sera une responsabilité collective, un effort commun.
CE QU’ON PROPOSE DANS LE PROJET DE LOI 106 :
Lier une partie de la rémunération à des résultats pour assurer l’accès.
Les médecins continueront d’être bien rémunérés, mais une partie des 9 G$ qui leur sont versés chaque année doit être liée à l’atteinte de résultats concrets pour vous. Par exemple, des rendez-vous offerts le soir et la fin de semaine, des délais réduits pour consulter un spécialiste et moins d’attente pour une chirurgie.
SIMPLIFIER LA RÉMUNÉRATION DES MÉDECINS DE FAMILLE
Aujourd’hui, tout est payé à l’acte. Une visite, une facture. Une prescription, une facture. C’est devenu trop complexe, avec des milliers d’actes et de primes. Plusieurs d’entre vous se sont déjà fait dire « un bobo, un rendez-vous ». Ça doit cesser.
On veut un modèle plus simple, adapté aux réalités d’aujourd’hui, qui permet de prendre le temps nécessaire lors d’un rendez-vous, d’encourager la collaboration avec les infirmières, les IPS, les pharmaciens ainsi que d’autres professionnels, et de mieux répartir la charge de travail.
POURQUOI IL FAUT ALLER JUSQU’AU BOUT

Le mode de rémunération actuel devait être temporaire… il y a 50 ans. On ne peut pas continuer à tourner autour du problème. Ce que l’on fait, c’est pour vous. Pour vos enfants. Pour vos proches. Pour un réseau public plus humain, plus accessible, plus efficace.
Nous continuerons d’être à l’écoute de nos partenaires, à négocier avec les fédérations médicales, à peaufiner les changements proposés. Pour que vous ayez accès aux soins quand vous en avez besoin.
Votre ministre de la Santé, Christian Dubé.
Histoire
Nous apprenions récemment la désignation de Maurice Richard comme personnage historique du Québec. Lorsqu’on pense à Richard, on se souvient généralement de ses 50 buts en 50 matchs, de ses 5 buts dans un match après un déménagement ou l’émeute de mars 1955.
Un autre fait d’armes peut être ajouté à cette liste et il contribue à la notoriété du joueur des Canadiens. Étonnamment, cette fois, ce n’est pas son extraordinaire talent de buteur qui est mis en évidence.

L’exploit est survenu en sol américain le 17 décembre 1944, sur la glace du mythique Madison Square Garden. L’homme au regard de feu se démarqua par ses aptitudes pugilistiques.
FACE À « L’HOMME LE PLUS MÉCHANT DU HOCKEY »
La couverture médiatique du match reflète bien le contexte de l’époque et les caractéristiques des deux joueurs.
Richard, c’est le Canadien français déterminé qui représente bien ces « porteurs d’eau » dans une société dominée par l’élite anglophone.
À force de talent et de combativité, ce « Flying Frenchman » fait alors face à un anglophone de New York qui, moins talentueux que son opposant, s’est hissé chez les Rangers grâce à ses poings.
Originaire du Minnesota, Bob Dill est un athlète globalement assez doué. Non seulement va-t-il se démarquer par sa rudesse, mais il va aussi participer au match des étoiles de l’Eastern Hockey League en 1942-1943.
Le surnom de « killer » lui est accolé après qu’il a fracturé le nez de l’arbitre Gordon Parsons, geste pour lequel Dill a été suspendu indéfiniment de l’American Hockey League.
C’est en 1944 qu’il est rappelé par les Rangers. Celui qu’on appelait également « l’homme le plus méchant du hockey » devait assurer une présence intimidante.

DEUX FOIS VAINQUEUR
Si ce n’est pas la première fois que les deux joueurs s’affrontent, l’intensité grimpe d’un cran le 17 décembre 1944.
Selon la légende, le talentueux et pacifique Rocket passe le K.O. à son rival à deux reprises, chaque fois à l’aide d’un seul coup de poing. La première fois sur la surface de jeu, l’autre au banc des punitions (les joueurs n’y étaient pas séparés à l’époque).
Comme bien des récits de légendes. Celui-ci a besoin de quelques nuances et les journaux et témoins de l’époque offrent parfois des visions complémentaires ou contradictoires.
NAISSANCE D’UNE LÉGENDE
Si Maurice Richard sort indiscutablement vainqueur des deux combats, certains le considèrent comme l’instigateur, alors que d’autres rappellent que Dill l’a couché lors d’une première escarmouche.
Dill lui-même, et plus tard son fils, ont souligné que, si le joueur des Rangers a bel et bien été ébranlé. Il n’a pas été mis K.O.
On pourrait également ajouter que, si le Rocket n’est pas un bagarreur, le recours au qualificatif « pacifique » entre en contradiction avec son style teigneux et des gestes violents qui ont ponctué sa carrière.
Au-delà de ce débat entourant les faits, ces deux bagarres vont sonner le glas de la carrière de Dill dans la Ligue nationale et contribuer à la légende naissante du Montréalais
Source : Luc Laliberté, historien, Journal de Montréal, cahier weekend, 31 mai 2025, p62
Opinion
On le sait, la santé occupe toutes les opinions et les bulletins de nouvelles par les temps qui courent. Comment se faire une opinion juste de ce dossier complexe. Chacun tire la couverture de son bord et c’est parfois difficile, pour un néophyte, de se faire une opinion juste de ce dossier.
Voici la vision de Dominique Salgado, directeur général, CAPVISH – Comité d’action des personnes vivant des situations de handicap – publié dans la section « Lettre ouverte » du Journal de Montréal, le 30 mai dernier.
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ET SI LE QUÉBEC S’INSPIRAIT DE LA NORVÈGE ?
Le Québec traverse une crise majeure dans son système de santé. Le réseau est sous tension, les professionnels sont à bout de souffle, et l’accès aux soins est devenu un parcours d’obstacles pour trop de citoyens.

Dans ce contexte, le soutien à domicile (SAD) – pourtant reconnu depuis des décennies comme une solution humaine, efficace et durable – reste sous-financé, morcelé et trop souvent privatisé.
Aujourd’hui, près de 20 000 personnes au Québec attendent un premier service à domicile. En 2023, à peine 10 % des besoins en SAD ont été comblés par le réseau public. Résultat : des milliers de personnes en perte d’autonomie sont contraintes de se tourner vers des services privés, souvent coûteux, qui fragilisent encore davantage les familles.
Et pendant ce temps, moins de 13 % des heures d’aide à domicile sont offertes par le personnel public, ce qui démontre une érosion alarmante du caractère public de notre système.
LIBRE CHOIX
C’est dans cette perspective que notre organisation a pris part récemment à une mission d’étude en Norvège, un pays reconnu pour son approche inclusive, décentralisée et efficace en matière de santé et de services sociaux.
Là-bas, chaque citoyen peut choisir librement son médecin de famille, accéder à un rendez-vous en moins de cinq jours, er recevoir des soins adaptés à ses besoins, à domicile. Le tout, avec un financement public robuste et un accompagnement centré sur l’autonomie et la dignité.
À titre de comparaison, la Norvège investit 11 232 $ CA par habitant en santé, contre 7913 $ au Québec. Ce pays consacre 11,3 % de son PIB à la santé, alors que le Québec, malgré une part semblable (12 %), dessert une population bien plus nombreuse avec des ressources nettement inférieures par habitant.
La Norvège compte aussi 4,6 médecins pour 1000 habitants, contre seulement 2,5 au Québec. Le résultat ? Un système plus fluide, plus humain, et moins dispendieux à long terme.
Selon le rapport de l’IRIS, si le Québec adoptait un modèle semblable à celui de la Norvège, il pourrait réaliser jusqu’à 32 milliards de dollars d’économies, simplement en réinvestissant intelligemment, en réduisant la fragmentation des services et en valorisant le soutien de proximité.
Il est temps de tirer des leçons concrètes de cette expérience. Dans les prochaines semaines, des recommandations seront adressées au gouvernement du Québec, et en particulier au ministère de la Santé et des Services sociaux. Car plus que jamais, le Québec doit réinventer sa manière de prendre soin. Non pas par des réformes comptables, mais par un engagement profond envers la dignité des personnes, la justice sociale et le bon sens.
Le soutien à domicile n’est pas un luxe. C’est un droit, une priorité, une urgence.
Trucs et astuces
Le ménage du garage… Qui de mieux que madame Chasse-Taches pour nous motiver à s’y frotter. C’est tellement mieux lorsque tout est propre et en ordre.
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Au printemps, il est normal de trouver un fouillis dans le garage. Quelques heures suffiront pour nettoyer cet espace mal-aimé où s’entassent des objets dont vous aviez peut-être oublié l’existence.
DES SOLUTIONS POUR LE DÉSENCOMBRER

LE NETTOYAGE DU SOL
Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 24 mai 2025, p12
Actualités
Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles de mai, publiées dans le Journal de Montréal.


























Histoire
« Si je vous ai bien compris, vous êtes en train de me dire : à la prochaine fois ! » lance le premier ministre du Québec, René Lévesque, au centre Paul-Sauvé de Montréal, le soir du 20 mai 1980.
Devant lui, une foule l’acclame chaleureusement, mais plusieurs spectateurs pleurent la défaite du camp du Oui à l’issue du référendum sur la souveraineté-association.

Après six semaines de campagne marquée par des débats intenses tant sur la place publique que dans les familles, le Non l’emporte avec 59,56 % des voix. Le Oui récolte un maigre 40,44 %.
« Les stratèges du Parti Québécois savaient depuis le début que ce serait difficile. Les sondages démontraient que l’indépendance ne ralliait pas la majorité des Québécois, mais René Lévesque s’était engagé à tenir une consultation dans son premier mandat et il a tenu parole », rappelle l’historien Éric Bédard, professeur à l’Université TELUQ et auteur de plusieurs livres sur l’histoire du Québec.
« SOUVERAINETÉ-ASSOCIATION »
C’est pour grossir les rangs du Oui que le gouvernement du Québec adopte, le 20 décembre 1979, la question référendaire qui ne se résume pas à « pour ou contre l’indépendance du Québec », mais porte sur un mandat de négocier la souveraineté-association. Un long préambule précise les enjeux et prévoit… un autre référendum.
« Pour Lévesque, cette question de l’association économique est capitale. Il veut établir une espèce de marché commun avec le reste du pays pour permettre la croissance. N’oublions pas qu’il n’existe pas d’accord de libre-échange à cette époque », ajoute-t-il.

L’interminable question référendaire qui compte 116 mots (voir plus loin, dans LA QUESTION) demande au peuple le mandat de négocier une nouvelle entente qui tiendrait compte de cette association économique.
La complexité de cette question servira les opposants qui feront flèche de tout bois pour faire échouer le camp souverainiste. Leur excellent slogan (« Mon nom est québécois ») et l’efficacité des leaders politiques serviront leur cause.
LE QUÉBEC DÉGONFLÉ
Pour l’historien Raymond Hudon, le référendum de 1980 offre le spectacle d’un Québec qui se dégonfle après deux décennies de ferveur nationaliste.
« Il y avait eu un incroyable bouillonnement culturel jusque-là, mais l’appui à la souveraineté n’était pas majoritaire. Le référendum était prématuré », résume l’auteur de l’article sur le sujet dans l’Encyclopédie canadienne et ancien professeur à l’Université Laval.
Ce qui reste de cet événement historique, c’est une certaine nostalgie, « comme un ressort qui s’est cassé ».
Pour Éric Bédard, c’est carrément un recul du Québec sur l’échiquier canadien qui se fait sentir. Le premier ministre du Canada, Pierre Élliot Trudeau, qui avait mis son honneur en jeu au nom de l’unité canadienne, procédera au rapatriement unilatéral de la constitution deux ans plus tard, au mépris des Québécois.
« Ce fut une douche d’eau froide », illustre-t-il.
Pour rajouter à cette déconvenue collective, la crise économique allait frapper fortement le continent. La Génération X chercherait sa place dans une société qui ne lui offrait pas d’ouverture et tenterait de se construire une identité.
LA QUESTION
Le Gouvernement du Québec a fait connaître sa proposition d’en arriver, avec le reste du Canada, à une nouvelle entente fondée sur le principe de l’égalité des peuples; cette entente permettrait au Québec d’acquérir le pouvoir exclusif de faire ses lois, de percevoir ses impôts et d’établir ses relations extérieures, ce qui est la souveraineté, et, en même temps, de maintenir avec le Canada une association économique comportant l’utilisation de la même monnaie; aucun changement de statut politique résultant de ces négociations ne sera réalisé sans l’accord de la population lors d’un autre référendum; en conséquence accordez-vous au Gouvernement du Québec le mandat de négocier l’entente proposée entre la Québec et le Canada ?
Source : Mathieu-Robert Sauvé, Journal de Montréal, cahier weekend, 24 mai 2025, p67