La compassion… vous connaissez?

La justice fait vraiment pitié ou ses acteurs sont complètement déconnectés de la réalité. Je fais révérence au cas de Michel Cadotte, accusé d’avoir tué par compassion, sa conjointe Jocelyne Lizotte atteinte de la maladie d’Alzheimer, en l’étouffant avec un oreiller. Son récit est pathétique et il demande d’être libéré en attendant son procès pour meurtre au second degré de sa conjointe.

Il ne représente pas un danger pour la société et leurs proches, autant ceux de la victime que de l’accusé comprennent le geste posé par l’accusé, après une tentative infructueuse de demander l’aide médicale à mourir. À la lumière des témoignages, on peut se demander les raisons de ce refus. Elle était incapable de se nourrir d’elle-même, de se laver et aussi de parler. On euthanasie des animaux pour moins que ça. L’élément de compassion devrait être pris en compte dans des cas semblables pour acquiescer à cette aide médicale à mourir. Si seulement les décideurs se mettaient à la place des conjoints, des familles de ceux et celles pour qui la vie est devenue un lourd fardeau… ça ne semble pas être le cas.

Un ami à moi, qui avait demandé et obtenu l’aide médicale à mourir, s’est vu exaucé deux jours avant la date prévue parce qu’il présentait quelques troubles mentaux. Cette situation remettait en question son décès pourtant décidé et autorisé. Pourquoi revenir en arrière? C’est incompréhensible. La notion de compassion devrait faire partie des incitatifs à la clémence dans des cas comme celui de Michel Cadotte et je souhaite qu’il en soit libéré suite à son procès. Ce serait déjà plus juste que les deux meurtriers récemment retournés dans leur pays sans aucune autre forme de procès. D’ici là, je ne vois aucun problème à le libérer sur le champ.

Mais quand Me Antonio Parapuf de la Couronne s’y oppose en affirmant qu’une telle libération minerait la confiance du public envers la justice, je suis en total désaccord et je l’invite à revoir l’arrêt Jordan, qui fait libérer sans compter des bandits qui sont loin d’avoir tué quelqu’un par compassion, mais plutôt des criminels notoires. Cette absurdité, votée par des juges déconnectés de la réalité, mine pas mal plus l’apparence de justice au sein de la population que le crime compassionnel dont il est question ici. Un sondage le prouverait hors de tout doute.

Le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu a affirmé que 500 à 1000 procès pourraient avorter l’an prochain au Québec en vertu de l’arrêt Jordan. Des bandits qui feront un pied de nez à notre belle justice menée par quelques togés venus d’une autre planète.

La FQCC célèbre son cinquantenaire (4 de 5)

Cinquante ans, c’est un bon bout de chemin pour une organisation, et 2017 marque le cinquantenaire de la Fédération Québécoise de Camping et Caravaning (FQCC). Ma conjointe et moi en sommes membres depuis 2002 et tous les rassemblements qu’on a vécu depuis, nous ont toujours laissé d’impérissables souvenirs. Pour faire revivre le chemin parcouru, la FQCC a eu l’idée de publier 5 brochures qui décrivent sa riche histoire, une pour chaque décennie. Voici la quatrième que je me permets de partager avec vous.

La décennie 1997-2007

Une croissance fulgurante

En 1997, la Fédération québécoise de camping et de caravaning fête ses 30 ans et compte une douzaine d’employés à temps plein. Les administrateurs, sous la présidence de Clarence Boutin (1993-1999), rêvent d’atteindre les 25 000 familles membres.

C’est en 2000, sous la présidence de Lise Pelletier (1999-2003), première femme à occuper le poste de présidente, que cet objectif est atteint. Le nombre de membres continuera d’augmenter à un rythme fou pendant toute la décennie.

Parmi ces 25 000 familles membres se trouvent plusieurs jeunes. La FQCC met donc sur pied, au début des années 2000, la Commission Jeunesse qui s’intéresse spécifiquement aux intérêts des jeunes campeurs. Toutes ces familles qui découvrent le camping et le caravaning sont friandes d’information spécialisée. Cette soif d’information fait en sorte que le magazine Camping Caravaning, qui accueille Paul Laquerre comme rédacteur en chef en 2005, s’impose de plus en plus et devient le plus important périodique francophone sur la pratique du camping et du caravaning en Amérique du Nord. Année après année, il gagne en volume, en contenu et en crédibilité. La volonté de Lise Pelletier de faire de chaque numéro un produit « qualité totale » y joue un grand rôle. Par sa rigueur, elle amène la publication à un niveau supérieur, particulièrement en ce qui a trait à la qualité du français. Elle en distingue le contenu éditorial du contenu publicitaire et établit des règles strictes toujours observées aujourd’hui.

Le souci du détail et de la précision de Mme Pelletier se reflète également dans le fonctionnement de la fédération. Les politiques, normes et critères qui régissent l’organisme sont revus et appliqués de façon juste, ce qui assure une uniformisation des pratiques. Parlant de fonctionnement, c’est à partir de 2002 que l’assemblée générale de la FQCC se tient en septembre (Fête du Travail). Auparavant, cette assemblée se tenait en juin (Saint-Jean-Baptiste). Ce changement entraîne une modification des règlements généraux faisant passer la fin d’année financière de décembre à mars.

Tout comme Camping Caravaning, Service Voyages FQCC s’impose en maintenant la popularité de ses circuits-caravanes et ajoute à son offre des produits exclusifs (location de maisonnettes et nuitées de camping prépayées en Europe). Le premier Guide SoloVR Terre-Neuve, élaboré par Service Voyages FQCC, paraît en 2003. Les membres sont aussi fidèles à Service Voyages FQCC qu’à la fédération. De nombreux caravaniers réservent année après année les circuits-caravanes que l’agence propose. L’équipe de Service Voyages n’a d’autre choix que d’offrir régulièrement des circuits-caravanes sortant des sentiers battus. L’originalité sera gage de succès pour Services Voyages FQCC, au grand plaisir de Mme Pelletier, qui a un vif intérêt pour le tourisme.

De la formation spécialisée

Convaincue de la valeur de son expertise, la fédération met sur pied en 2002 L’École FQCC. Ce faisant, elle poursuit sa démarche de transmettre de l’information spécialisée qui, cette fois-ci, se veut plus technique. En premier lieu, L’École FQCC offre des cours de conduite de VR qui comprennent un volet théorique et pratique. Aux « étudiants » qui suivent les deux volets, Aviva accorde un rabais sur leur prime d’assurance. Au fil des ans, L’École FQCC offre des ateliers sur l’électricité, le propane, l’entretien général et les sources alternatives d’énergie. Elle peut compter sur des formateurs chevronnés qui savent transmettre leurs connaissances. Les milliers de caravaniers qui ont suivi l’une ou l’autre des formations de L’École FQCC prennent le volant en toute confiance et ont l’esprit tranquille lorsqu’ils séjournent à bord de leur véhicule récréatif.

De plus en plus d’avantages pour les membres

Comme les réductions demeurent une des principales raisons d’adhérer à la FQCC, la direction continue de concentrer ses efforts sur la recherche de nouveaux avantages qui sauront répondre aux besoins des caravaniers. Citons, entre autres, l’entente avec le réseau de terrains de camping américains Encore (2000) et celle conclue en 1997 avec Mondial Assistance, aujourd’hui Assistenza, pour du dépannage routier (Sur, SurPlus) et les 3A ([assistance médicale, juridique et de tracé routier]).

Consciente que le prix de l’essence est au cœur des préoccupations de ses membres, la FQCC multiplie depuis longtemps les démarches auprès des pétrolières pour que ses membres puissent bénéficier d’un rabais sur l’essence et ce, sur l’ensemble de son territoire. Ainsi, en 2003, l’entente initiale avec Alimentation Couche-Tard qui accorde un rabais sur l’essence est signée. Au grand réseau de dépanneurs avec essence de Couche-Tard du Québec s’ajoutent les Circle K des Maritimes. Une autre mission accomplie !

Les ententes avec Couche-Tard et Assistenza sont renouvelées au fil des ans et se transforment rapidement en des partenariats solides. Ces deux entreprises rejoignent donc Leclerc Assurances parmi les partenaires les plus fidèles de l’histoire de la FQCC.

Autant d’avantages se doivent d’être répertoriés. Les membres peuvent se référer au Bottin de services (2002), à l’Agenda de services (2003 et 2004) et depuis 2005 au Guide Ressources VR pour trouver ce dont ils ont besoin au meilleur prix possible et ce, peu importe la saison ou la région. La majorité des membres conservent précieusement cette publication dans le coffre à gants de leur VR. Ainsi, ils ne partent pas sans elle.

Une question de visibilité et de mentalité

Les membres de la FQCC sont de plus en plus présents sur les routes du Québec. Fiers de faire partie de la grande famille de la FQCC, ils affichent leur sentiment d’appartenance sur leur équipage en y apposant leurs numéros de membre et d’ARCC et le logo de la FQCC, ce qui attire le regard du grand public. Un autre élément qui attire l’attention est la plaque fidélité. Cette plaque automobile est remise pour la première fois en 1997 aux membres comptant 20 ans consécutifs d’adhésion. Même si la FQCC a, à ce moment 30 ans, sa base de données des membres, elle, n’a que 20 ans, car elle date de 1977.

La visibilité de la FQCC et de ses membres s’accroît, ce qui contribue à réformer certains clichés qui circulent concernant le camping et le caravaning. L’équipement se modernise. On est loin de la tente difficile à monter des années 60 ! Et les campeurs sont dorénavant considérés comme des voyageurs curieux de découvrir les attraits touristiques du Québec et d’ailleurs et férus de nouvelles technologies leur facilitant la vie sur la route ou à destination.

Au printemps 1999, la FQCC gagne encore en visibilité en faisant son apparition sur la Toile. Ses débuts modestes sur le site du Conseil de Développement du Camping au Québec (CDCQ) ne l’empêcheront pas de prendre sa place sur le Web à la fin 2007, année où elle lancera fièrement son propre site, le fqcc.ca. L’apport de Martin Healey, président (2003-2009 et 2012 à 2014) et spécialiste de l’informatique, a été considérable dans la réalisation de ce projet. Dès la première heure, M. Healey croit fermement aux projets reliés à internet. Il en priorise la création et revendique la mise à jour régulière du fqcc.ca. Il comprend mieux que quiconque le rythme accéléré imposé par les nouvelles technologies.

La FQCC mise sur la promotion

C’est aussi en 1999, que la FQCC lance le concours « Mon camping préféré » qui couronne, par un vote populaire des campeurs, le meilleur camping de l’année. À cela s’ajoute la participation financière de la FQCC à plusieurs séries télévisées sur le camping et le caravaning. Citons, entre autres, Alaska en VR (2002), Aventure Caravaning (2004), Fou du camping (2006) et Voyage en VR (2008) diffusées sur les ondes de RDS, Canal Évasion et TVA.

La campagne promotionnelle Le camping fait fureur!, en partenariat avec Leclerc Assurances et Aviva, se déroule à l’été 2005 (visite de 5 terrains de camping, kiosque d’information, recrutement, dîner hot-dogs, jeux pour les enfants, spectacles).

D’avril à octobre 2006, c’est la promotion Gagnez une Toyota Prius hybride qui est en cours. Cette promotion, organisée encore une fois avec Leclerc Assurances, fait tirer cette voiture parmi tous les membres et les assurés Leclerc. Le grand tirage a lieu au congrès de la FQCC qui se tient à Saint-Hyacinthe.

Une nouvelle carte et un congrès annuel

En 2004, la FQCC change sa carte de membre à laquelle un système de vignettes autocollantes indiquant les années de validité de l’adhésion a été associé.

À partir de 2005, la commission des délégués d’automne est rebaptisée « Congrès annuel ». Devant l’ampleur qu’a prise cette rencontre au fil des ans de par son contenu et le nombre de délégués qui y participent, il va de soi de lui donner un nom qui reflète mieux son importance. La séance de cette commission devient une activité dans la cadre du congrès qui offre des ateliers de formation, une sortie pour les conjoints, un banquet, un spectacle et des soirées de reconnaissance et dansante.

Ça bouge aussi dans les ARCC

Bien outillées avec les programmes informatiques élaborés par Martin Healey, les ARCC gèrent de plus en plus facilement leur région et leurs activités. Soulignons que les ARCC utilisent encore aujourd’hui ces programmes. Les rassemblements de fin de semaine affichent la plupart du temps complet et les rassemblements d’ouverture de saison, qui se tiennent le long weekend de mai, présentent une programmation de plus en plus étoffée et attirent de plus en plus de campeurs et caravaniers.

Pour soutenir les ARCC dans la promotion de leurs rassemblements, la FQCC publie annuellement le Répertoire des activités et services (jusqu’en 2001), qui devient le Répertoire des activités (2002, 2003 et 2004), qui se transforme en Programme des rassemblements jusqu’en 2016 pour finalement devenir le Programme des activités en 2017.

En décembre 2001, l’ARCC Beauce/Appalaches demande que les délimitations territoriales de son ARCC et de celles de Québec métropolitain soient révisées. Les deux ARCC s’entendent pour que six municipalités de la rive sud de Québec soient transférées dans l’ARCC Beauce/Appalaches. Les membres concernés choisissent à quelle ARCC ils préfèrent appartenir (droit acquis). Finalement, les membres se répartissent de façon équilibrée entre ces deux ARCC.

En 2006, le traditionnel envoi du mois transmis aux ARCC est converti en un bulletin d’information Le messager. Ce bulletin, plus agréable et intéressant à lire, contient une foule d’informations qui les concerne en provenance de tous les secteurs de la FQCC.

En 2014, le Trophée Lucien-Rhéaume, annuellement décerné à une seule ARCC selon une grille de pointage et un tirage au sort parmi les ARCC participantes, devient les Prix Rhéaume-Boivin décernés dans quatre catégories : Activités promotionnelles ou de communication, Rassemblement provincial (Prix Lucien- Rhéaume), Activité sociale et Gestion de l’ARCC (Prix Marc-Boivin).

Un autre rallye international

La FQCC invite à nouveau les campeurs et les caravaniers du monde entier à venir faire un tour au Canada. Et c’est en juillet 2002, à Saint-Jean-sur-Richelieu, que le rendez-vous se tient. La FQCC et ses fidèles bénévoles reçoivent encore une fois tout ce beau monde de façon magistrale. Il a fallu beaucoup de travail pour transformer un ancien terrain d’aéroport en un site pouvant accueillir adéquatement des milliers de campeurs et pour concevoir une programmation hors du commun. Tout avait été prévu, sauf le soleil de plomb qui brille durant toute la durée du 65e Rallye international de la Fédération internationale de camping et de caravanning (FICC). Les quelque 5 000 campeurs et caravaniers venus de 15 pays et la FICC qualifient cet évènement de grande réussite. Bravo aux organisateurs ! Encore une fois, la FQCC a su relever le défi !

De plus en plus expérimentée avec la planification de grands évènements, la FQCC organise le premier rendez-vous de la saison de camping en 2005 (Québec) et en 2007 (Saint-Hyacinthe). Martin Healey s’implique très activement dans la réalisation de ces deux grands projets qui remportent un immense succès.

40 ans plus tard

En 2007, 40 ans se sont écoulés depuis la création de la FQCC. Pour l’occasion, la FQCC crée la Fondation Camping Jeunesse (FCJ) avec le soutien financier de l’Association des commerçants de véhicules récréatifs (ACVRQ) et d’Aviva. Cette œuvre philanthropique a pour mission d’initier des jeunes au contact avec la nature, tout en contribuant au développement de l’esprit d’entraide et de camaraderie. La FCJ déploie son action auprès des jeunes de 12 à 16 ans issus de milieux défavorisés.

La FQCC s’offre aussi un gros cadeau pour ses 40 ans. Elle acquiert son propre immeuble et déménage au 1560, rue Eiffel, bureau 100 à Boucherville, adresse située à proximité de la sortie 95 Boulevard de Montarville de l’Autoroute 20. En quittant le Stade olympique de Montréal, elle donne à ses membres un meilleur accès à son bureau qui est doté d’un vaste stationnement et offre à ses 26 employés un environnement de travail beaucoup plus agréable. Dès les premiers mois, la FQCC y accueille un nombre accru de visiteurs et, depuis, la tendance se maintient.

Bien que toutes ces réalisations soient remarquables, la bougie la plus étincelante sur son gâteau d’anniversaire est sans contredit le fait qu’elle atteint un nombre record de membres. La FQCC n’est pas peu fière en 2007 de compter dans ses rangs plus de 45 000 familles membres.

Québec est inquiet pour les anglos hors de Montréal

Ayoye! J’ai bien lu? Les anglos sont sur le bord de l’assimilation dès qu’on sort de Montréal et les libéraux s’inquiètent de leur survie linguistique… C’est vraiment le monde à l’envers là aussi. Le ministre responsable de la Francophonie canadienne, Jean-Marc Fournier (encore lui) souhaiterait mettre sur pied une collaboration entre Québec et Ottawa pour «l’attribution de fonds dévolus» à la communauté anglophone du Québec. Et à Ottawa, Mélanie Joly, l’ex-candidate à la mairie de Montréal, a les mêmes objectifs.

Réveillez-moi quelqu’un… J’ai toujours pensé que c’était la communauté francophone qui était près d’être assimilée au Québec et de disparaître, pas la communauté anglophone. C’est plutôt le contraire qui se produit. En 2011, 7,7% des Québécois avaient comme langue maternelle l’anglais. Cette proportion grimpe à 12% lorsqu’on inclut les allophones qui utilisent l’anglais comme langue principale. C’était il y a six ans et il faut être aveugle ou complètement désintéressé pour nier le fait que ces pourcentages progressent de façon exponentielle.

Depuis que les partis souverainistes, indépendantiste, nationalistes et autres ont cessé de se battre pour la langue française, la descente aux enfers s’accentue. Je le dis depuis longtemps, la langue française est morte au Québec et c’est une question de temps avant qu’elle tombe dans l’oubli et qu’elle disparaisse. On a qu’à regarder autour de nous alors qu’on a de la difficulté à se faire servir en français. Quelqu’un vous entend parler en français, il vous aborde en anglais. Une gifle en plein visage, c’est moins humiliant.

S’il y a une minorité sur la planète qui profite des largesses de notre gouvernement, par l’abondance de ses institutions hautement reconnues et générationnelles, c’est bien celle les anglophones. Tout ça pendant que nos Québécois francophones qui habitent les autres provinces canadiennes sont loin d’avoir autant de services en français dès qu’ils quittent le Québec pour s’établir ailleurs. Là-bas, les services sont unilingues anglophones. C’est à toi de t’intégrer à la majorité linguistique de ta province d’adoption. Point à la ligne! Apprend l’anglais, c’est tout!

Rien ne me surprend des libéraux que la minorité anglophone réélira en 2018. C’est pourquoi ils sont de plus en plus arrogants dans leurs démarches. Quand on constate que la répartition des anglophones est de 80% dans la grande région de Montréal, 5,1% en Estrie, 5,9% en Outaouais et 9% dans les autres régions du Québec, il me semble que ce gouvernement devrait avoir d’autres priorités économiques que de vouloir protéger une communauté qui n’en n’a pas besoin. Quand tu gouvernes tout seul et sans opposition, tu te permets toutes sortes de folies à même notre fric. C’est triste à mourir pour nous, les CONtribuables!

Langue française écrite : le passé simple

Amant de la langue française comme je suis, tout ce qui s’y rattache m’intéresse. Une belle langue riche de mots que malheureusement, on tente de simplifier. Mes cours de français sont loin derrière moi, mais quelquefois je reçois des textes comportant des verbes conjugués à différents temps. La conjugaison étant l’action de conjuguer un verbe, celui-ci change de forme avec le mode, le temps, la personne et le nombre.

Une connaissance m’a fait parvenir le texte qui suit relatif aux verbes, avec la particularité qu’ils sont tous au passé simple, qui exprime une action achevée du passé, le plus souvent une action brève. Bonne lecture en espérant que vos souvenirs des bancs d’école refassent surface.

Non! Ce n’était pas chose évidente que cette conversation toute en langue morte. Et pourtant je la tins. (Tenir)

Hier, nous achetâmes le DVD d’un spectacle de Marcel Marceau et tout de suite nous le mîmes. (Acheter et mettre)

Comment? Vous avez mis à la casse votre vieille Volkswagen? C’est bien dommage! Tiens! Vous souvient-il qu’un jour vous me la passâtes? (Passer)

Bien que vous ayez laissé passer votre chance de cesser d’être une prostituée, un jour, vous le pûtes. (Pouvoir)

Deux vieux acteurs hollywoodiens discutent : – Te rappelles-tu notre premier film… ce western dans lequel nous jouions les indiens? – Oui! Et je sais que nous nous y plûmes. (Plaire)

Vous saviez que ce manteau était tout pelé… alors pourquoi le mîtes-vous pour la réception d’hier soir? (Mettre)

C’est dans ce tonneau que notre vieux vin fut. (Être)

On nous offrit une augmentation et, bien sûr, nous la prîmes. (Prendre)

Les moines brassèrent la bière et la burent. (Boire)

C’est bien parce que vous m’avez invité à goûter votre Beaujolais que je vins. (Venir)

Pour les prochaines vacances, ils émirent l’idée d’aller en Arabie Saoudite. (Émettre)

Heureusement que vous avez retrouvé des capitaux! Car mettre la clé sous la porte et déposer le bilan vous faillîtes! (Faillir)

Est-ce dans le but de lui subtiliser quelques pommes de terre que, jouant de votre charme vous l’appâtâtes? Et que par votre beauté vous lépatâtes…! (Appâter et épater)

La blague du lundi

Il était une fois, un gars qui prenait grand soin de son corps. Il levait des poids et haltères et courait ses 10 kilomètres tous les jours. Il mangeait bio, prenait des vitamines, se couchait tôt, ne buvait pas et ne fumait pas non plus. Bref, une belle bête…

Un beau matin, alors qu’il s’admirait nu devant son miroir, il eut un choc en réalisant qu’il était entièrement bronzé à l’exception de son pénis. Il décida de corriger cette anomalie sur le champ. Il se rendit à la plage, trouva un petit coin pas trop fréquenté et se recouvrit de sable sauf son instrument qu’il laissa découvert pour le faire bronzer.

Deux vieilles dames se promenant sur la plage remarquèrent la chose et l’une d’elles, au bord de la crise de nerfs, s’écria :

– Il n’y a vraiment pas de justice en ce bas monde!

– Que veux-tu dire? lui demande sa camarade.

– Écoute ça lui dit la première : Quand j’avais 10 ans, j’en avais peur. Quand j’avais 20 ans, j’en étais curieuse. Quand j’avais 30 ans, j’en profitais. Quand j’avais 40 ans, j’en demandais. Quand j’avais 50 ans, je payais pour en avoir. Quand j’avais 60 ans, je priais pour en avoir. Quand j’avais 70 ans, j’avais oublié que ça existait. Et maintenant que j’ai 80 ans, elles poussent à l’état sauvage!!!

Bon lundi…

Le monde à l’envers

Je ne sais pas quelle mouche a piqué nos décideurs mais, en ce qui concerne les bulletins, les notes chiffrées prennent le bord et on les remplacera par des mentions. Ce n’est pas beau ça? J’appelle ça du nivellement par le bas. Pour n’offusquer personne au pire provoquer une dépression de l’élève, on veut procéder de cette manière. La société est dangereusement malade.

Richard Martineau a publié un article sur la question, aujourd’hui dans le Journal de Montréal, et je partage complètement son opinion. Il pousse l’exercice vers l’absurde. C’est tellement farfelu qu’il l’impose dans plusieurs scénarios de notre belle société qui bientôt aura perdue tous ses repaires mathématiques. Pour les précisions, on repassera! Par contre, toutes les taxes que nous payons, conserveront leurs nombres, pour créer moins d’ambiguïté. Le voici dans son intégralité.

Un bulletin sans notes?

Après le chèque de 1000$ décerné à ceux qui nous ont fait l’immense bonheur d’étudier, de se cultiver et d’apprendre, voici qu’on songe maintenant à donner des bulletins sans notes.

Pas de pourcentages, pas de lettres, pas de couleur, rien. Juste des mentions indiquant si les objectifs ont été atteints partiellement, atteints complètement ou dépassés.

UN PEU DE CANCER

Mais quelle excellente idée! Quelle révolution, quelle audace, quelle inventivité! Tiens, on devrait faire la même chose en médecine : enlever les chiffres sur les thermomètres. Juste : «T’as pas de fièvre», «T’as un peu de fièvre» ou «T’as de la fièvre».

«T’as pas de problèmes avec ta pression», «T’as un peu de problèmes avec ta pression» ou «T’as des problèmes avec ta pression». «T’as pas le cancer», T’as un peu le cancer», T’as le cancer». Oui, mais il est à quel stade mon cancer?

– Tsss, tsss, pas besoin de t’énerver avec ça. Ça va juste te stresser. L’important est que tu saches que tu as un cancer, c’est tout, ça ne sert à rien de lui accoler un grade ou un niveau, c’est juste à titre indicatif…

– Et mes chances de guérir?

– Ah, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir, comme on dit…

– Et il me reste combien de temps à vivre?

– Tsss, tsss, pas de stress, je te dis, relaxe, respire par le nez, c’est cool… De toute façon, on finit tous par mourir, hein?

Et pourquoi ne pas adopter cette méthode pour les élections?

– Les libéraux ont gagné!

– Oui, mais de combien?

Combien d’années vais-je aller en prison? «Un ti-boutte…»

Quelles sont les cotes d’écoute de mon émission? «Elle pourrait être plus écoutée, mettons…»

Combien je vais gagner par année? «Un bon montant…»

Surtout, ne pas mettre de chiffres. Car qui dit chiffres, dit hiérarchie. Et c’est mauvais, la hiérarchie. Il y a des gens en haut et des gens en bas, des gagnants et des perdants. Alors qu’avec le flou, ça donne l’agréable impression que tout le monde flotte sur le même petit nuage rose.

DE PURS ESPRITS

Tant qu’à faire, pourquoi on ne crève pas les yeux de tout le monde? Imaginez : plus de beaux, plus de laids, plus de jeunes, plus de vieux, plus de gros, plus de maigres, plus de gens bien habillés ou mal habillés, juste des individus sans corps, de purs esprits qu’on ne pourra ni distinguer, ni catégoriser, ni juger.

On va vivre dans un monde virtuel. Vous ne savez plus comment lutter contre l’échec scolaire? Simple : abolissez la notion d’échec, c’est tout!

Quelle triste époque…

Hommage aux bénévoles

Dernièrement, mon journal local Le Reflet, publiait un poème primé de Magda Farès, une résidente de Candiac, médaillée d’or de la Fondation La Mosaïque en l’honneur des bénévoles, (Québec 2010). Voici donc ce texte qui a décroché la palme.

HOMMAGE À TOI

1- Toi qui donnes sans compter;
Des bouquets de temps précieux;
Des gerbes de sourires radieux;
Et ton cœur ensoleillé.

2- Toi qui travailles avec ardeur;
Pour l’entraide communautaire;
Sans attente, sans salaire;
Tu es une source de bonheur.

3- Toi qui fais jaillir la vie;
Au cœur des fleurs abandonnées;
Parmi les jardins fanés;
Quelle merveille inouïe!

4- Toi qui fais naître l’histoire;
Sur le sentier des malaimés;
Sur le chemin des opprimés;
Tu ne cesses de m’émouvoir.

5- Toi qui rayonnes la joie;
Dans tous ces lieux de misère;
Sans éclat, sans lumière;
Que serait le monde sans toi?

6- Toi qui sèches tes pleurs;
Dans la vallée des larmes;
Sans couleur, sans charme;
Tu es un baume sur les cœurs.

7- Toi qui sèmes la tendresse;
Dans les champs, dans les déserts;
De nos paradis, de nos enfers;
Tu es un modèle de finesse.

8- Toi qui cultives l’amour;
Tu te dévoues avec courage;
À tous ces gens de tous les âges;
Aujourd’hui et chaque jour.

9- Toi qui bâtis la paix;
En plein cœur de la tempête;
Des combats, des défaites;
Serais-tu un ange ou bien fée?

10- Toi qui peines et qui penses;
Reçoit en hommage;
Ces mots en partage;
En guise de reconnaissance.

11- Toi qui t’engages dans la société;
Avec ta richesse intérieure;
Que jamais tu ne meures;
Puisses-tu rayonner pour l’éternité!

L’amour… vu par des enfants.

L’amour c’est quand une fille se met du parfum et le garçon se met de la lotion à barbe et qu’ils sortent ensemble pour se sentir.
Martin

L’amour c’est quand vous sortez manger et que votre amoureux vous donne toutes ses frites sans demander les vôtres. Manon

L’amour, c’est toujours faire dodo ensemble. Mika

L’amour c’est quand quelqu’un vous fait mal et que vous êtes fâché mais vous ne criez pas pour ne pas le faire pleurer. Matéo

L’amour c’est quand on est vieux et qu’on reste amis, même si on se connaît très bien. Tom

L’amour c’est ce qui nous fait sourire même quand on est fatigué. Mélène

L’amour c’est quand maman fait du café à papa et qu’elle y goûte avant de lui donner, pour sentir s’il est bon. Jade

Les cartes de la St-Valentin, ça sert à dire aux filles, ce qu’on n’a jamais osé dire. Enzo

L’amour c’est quand maman, pour faire plaisir à papa, lui fait des gâteaux aux «bébites» de chocolat. Ève

Mon père et ma mère s’aiment gros comme le plus gros animal au monde… comme un rhinopopotame. Lison

Je ne sais pas si c’est pas le père Noël qui décide de marier les gens. Emanuel

Si tu veux que ta femme, elle t’aime, faut pas lui dire qu’elle est belle comme un camion. Maxime

Pour savoir si les gens sont mariés, c’est facile, ils ne sont jamais ensemble… Ninon

L’amour c’est comme à Noël, on voudrait toujours plus de cadeaux. Marie

On ne doit pas dire « Je t’aime » si ça n’est pas vrai. Mais si c’est vrai, on doit le dire beaucoup, comme ça, on l’oublie pas. Jessica

Quand ma mère n’a plus d’amour, les gouttes de pluie sortent de ses yeux. Martin

Quand mon amoureux dit mon nom, c’est pas pareil dans sa bouche. Rebecca

L’amour… ça fait du bruit dans la chambre de mes parents! Boris

Mon papa va continuer à aimer ma maman même lorsqu’elle sera vieille et qu’elle aura plein de rayons de soleil autour des yeux. Alexane

Quand ma mémé ne pouvait plus se baisser et qu’elle ne pouvait plus mettre de rouge sur ses ongles des pieds, c’est mon pépé qui le faisait pour elle et il lui en mettait partout, partout… Charles

Simple n’est-ce pas! Comme quoi l’amour est encore accessible quand on le voit avec ses yeux d’enfant… Gardez surtout votre cœur d’enfant, il vous rend capable du véritable amour.

Les taxes déguisées

Les taxes déguisées; quel titre évocateur pour dénoncer toute la magouille du gouvernement Couillard pour nous soutirer de plus en plus de taxes et continuer d’engraisser des multinationales comme Bombardier… oui oui, ces administrateurs aux appétits voraces quand vient le temps de se voter des rémunérations abusives… vous vous rappelez? Une magouille tellement compliquée que seuls les experts en la matière peuvent la vulgariser pour le CONtribuable ordinaire. C’est pour cette raison que je vous propose intégralement l’article que David Descôteaux signait dans les pages Argent du Journal de Montréal de lundi dernier. Éloquent! Bonne lecture!

Avez-vous remarqué qu’on vient chercher de l’argent dans vos poches de façon de plus en plus subtile? On dirait que le gouvernement libéral a atteint la limite des taxes et tarifs qu’il pouvait nous imposer, et qu’il use d’imagination pour trouver des «taxes déguisées», qui servent souvent à donner des subventions, elles aussi déguisées.

HYDRO

Rappelons qu’au cours des huit dernières années, Hydro-Québec a perçu 1,4 milliard $ en trop auprès des consommateurs. Les trois quarts de ce montant – quelque 200$ par client résidentiel – ont été versés au gouvernement, qui s’en est servi pour combler le déficit budgétaire.

D’ailleurs cette histoire n’est pas terminée. La Coalition avenir Québec (CAQ) a recueilli une pétition de 48 000 noms de Québécois en colère qui demandent le remboursement de cette «taxe déguisée» de 1,4 milliard $ qu’est venu chercher dans nos poches Hydro-Québec, pour le compte du gouvernement.

FONDS VERT

Vous payez en ce moment plus de 4 cents supplémentaires – et bientôt de 10 à 15 cents – pour un litre d’essence à cause du marché du carbone. Cet argent va dans le «Fonds vert». Or, les politiciens se servent de cet argent pour acheter des votes en subventionnant des entreprises et des projets dont les liens avec l’environnement sont souvent douteux.

Le gouvernement Couillard utilise notamment le Fonds vert pour aider (encore!) Bombardier, qui se partagera avec quatre autres entreprises l’argent d’un programme de 40M$. Le pire, c’est que les émissions polluantes du transport international aérien ne comptent même pas dans l’inventaire de GES du Québec et n’aideront pas le Québec à réduire ses émissions, soulignait récemment le péquiste Sylvain Gaudreault. Une autre taxe déguisée, cette fois pour donner des subventions déguisées.

LA GESTION DE L’OFFRE ET LE LAIT

On pourrait aussi ajouter la gestion de l’offre – même si ce n’est pas la seule responsabilité du gouvernement Couillard – dans ce festival de taxes déguisées. Le lobby de l’UPA a réussi à faire dérailler les plans de Maxime Bernier de remporter l’investiture du Parti conservateur et d’abolir la gestion de l’offre. Grâce aux efforts du lobby, ce système où l’on fixe entre autres le prix du lait à un niveau anormalement élevé en limitant la production va perdurer, au bénéfice d’un nombre limité de producteurs et au grand dam des consommateurs.

Les produits sous gestion de l’offre (lait, œufs, volailles) font grimper les prix dans nos supermarchés. C’est une taxe régressive, qui coûte entre 300$ et 400$ par famille annuellement selon les estimations, et qui frappe plus durement les pauvres. Le gouvernement devrait l’inclure dans la colonne des subventions aux entreprises, ou de l’«aménagement du territoire», ce serait déjà plus transparent!

Nos gouvernements dépensent beaucoup d’énergie et de créativité pour nous presser davantage le citron. On aimerait qu’ils en mettent autant pour découvrir des façons de mieux gérer notre argent et moins dépenser.

Les belles histoires; une famille comblée

Dans ce monde en constante évolution et où tout se déroule à la vitesse grand V, on nous rapporte des histoires d’horreur, des drames quotidiens, des attentats et des événements malheureux. En contrepartie, certaines personnes vivent des moments d’euphories; un gain important à la loterie, des miracles humains et de belles histoires à faire couler des larmes de bonheur. C’est de ces plaisirs inattendus que je veux vous entretenir à l’occasion. Souvent, un simple geste de générosité peut chambouler une vie au point de la rendre belle et agréable, apportant du réconfort. Donner au suivant est le geste le plus gratifiant pour le cœur, un bonheur incommensurable.

Voici la belle histoire d’une famille de la Montérégie, rapportée à la page 2 de l’édition du Journal de Montréal d’hier, que je veux partager avec vous. Bonne lecture|

Un sourire heureux

Noël à l’avance pour une famille de neuf enfants

Plusieurs donateurs leur ont offert des cadeaux après un reportage du Journal

SAINT PIE | Une famille de neuf enfants de la Montérégie a reçu beaucoup de cadeaux après que leur histoire eut touché les lecteurs du Journal le jour de la fête des Mères.

Natacha Lépine et Benoît Bates réussissent à élever leurs 9 enfants âgés de 2 à 13 ans avec un revenu annuel de 65 000$, incluant les allocations familiales. Ils ne s’en plaignent pas, mais les enfants n’ont pas souvent la chance d’avoir des jouets neufs.

Or, après un article publié dans Le Journal qui racontait leur extraordinaire histoire, plusieurs lecteurs touchés leur ont offert différents cadeaux, dont des vélos usagés, une semaine de rêve dans Portneuf et 1 000$ pour acheter des jouets.

Un des donateurs vit seul près de la Ville de Québec et n’a jamais eu d’enfants. Il a avoué avoir lu l’article à trois reprises pour finalement décider d’envoyer un chèque de 1 000$ aux parents, afin qu’ils puissent gâter leurs enfants.

«Je ne suis pas riche, mais j’ai reçu mon retour d’impôt et je souhaite le partager avec cette famille. Je n’ai jamais eu d’enfants et cet article m’a vraiment touché», a dit l’homme qui souhaite garder l’anonymat.

NOËL

Dimanche soir après souper, les parents ont demandé aux enfants d’aller jouer dehors. Natacha Lépine a barré la porte-fenêtre, le temps d’apporter tous les cadeaux sur la table de cuisine. Elle n’avait pas eu le temps de les emballer. Des serviettes de bain ont donc servi de papier d’emballage.

Les parents étaient fébriles et heureux de pouvoir offrir un cadeau à leurs enfants. Ce sont les jumeaux qui ont vu leur vélo en premier. Dès qu’il a aperçu son vélo d’équilibre, Emerick Bates s’est promené partout dans la maison et sur le terrain extérieur. «Je suis contente, je le savais que je ne me tromperais pas», a dit la mère de famille en voyant le garçon sur sa bicyclette.

Puis, tout le monde a reçu un cadeau d’une valeur approximative de 100$. «La semaine dernière, je leur ai demandé ce qu’ils aimeraient recevoir si nous avions un gros montant d’argent au Noël des campeurs. C’est de cette façon que je me suis inspirée pour acheter le cadeau de chaque enfant», a expliqué Natacha Lépine.

MERCI

«J’aimerais dire merci beaucoup au monsieur qui a envoyé l’argent», a dit Lory Ann, 12 ans, qui avait hâte d’envoyer un message texte à sa marraine avec son nouveau téléphone pour lui annoncer la bonne nouvelle.

Une semaine de rêve en juillet prochain est aussi en train de s’organiser du côté de Portneuf, au Domaine Peligos. Le propriétaire, Gérald Gosselin, a lui aussi été touché par l’article et souhaite faire vivre à toute la famille une semaine remplie d’activités.

Un autre pas vers l’assimilation

La langue française continue d’en prendre un bon coup en s’engageant, lentement mais sûrement, vers l’assimilation. Le texte qui suit est l’article d’hier de Mathieu Bock-Côté dans les pages d’opinion du Journal de Montréal, et qui me rejoint beaucoup. C’est ce que je veux partager avec vous aujourd’hui. C’est une autre triste preuve du déclin de la langue française au quotidien et principalement par la génération montante pour qui l’histoire est loin d’être une priorité. Au temps de la mondialisation sous toutes ses formes, c’est notre langue qui écopera le plus. Pour moi, le mouvement est irréversible.

Le syndrome I want to pogne

En 1969, Rock et Belles Oreilles, le groupe humoristique phare de sa génération, lançait une chanson qui allait devenir un classique instantané de la culture populaire québécoise : I want to pogne.

Guy A. Lepage et sa bande s’y moquaient de ces Québécois qui se mettent à chanter maladroitement en anglais dans l’espoir de percer aux États-Unis et de conquérir le marché international. Près de 30 ans plus tard, cette chanson demeure d’une brûlante actualité. Guy A. Lepage en est certainement lui-même conscient.

ANGLICISATION

Jeudi dernier, le 1er juin, il publiait un tweet qui mérite d’être rappelé : «Sur Instagram, pourquoi des francophones, avec des abonnés francophones, écrivent leur état d’âme en anglais? Manque de vocabulaire?» Cette excellente question aurait pu s’adresser aux utilisateurs de tous les réseaux sociaux, qu’il s’agisse de Facebook ou de Twitter.

Portrait : ils sont Québécois francophones. 95% de leurs abonnés le sont aussi. Et pourtant, ils écrivent en anglais et s’écrivent en anglais. On peut croire aussi qu’ils sont atteints de la version 2017 du syndrome I want to pogne.

En s’anglicisant, ils ont l’impression de se grandir, de devenir des humains plus évolués. On avait un mot pour parler de ces gens autrefois : on le traitait de colonisés. On présentait ainsi ceux qui méprisent leur propre identité et qui croient nécessaire d’adopter cette du dominant pour se hisser socialement.

Le mot est passé de mode et on préfère croire qu’il appartient à une lointaine histoire, vieille de quelques générations. Erreur. La réalité est toujours là. Elle est partout visible, mais on ne la voit plus. Toutefois, le colonisé n’est plus moqué. Il est valorisé.

Combien sont-ils, sur Facebook, à décrire leur vie en anglais? Amazing! Enjoy! Nice! Good night! Love it! Y a-t-il une sensualité supérieure de la langue anglaise? Combien sont-ils à Montréal à frangliser de manière décomplexée, comme s’ils se hissaient ainsi à un stade supérieur d’humanité.

C’est une chose d’être bilingue. C’en est une autre d’être bilingue dans la même phrase. Quand un Touchette parle anglais à un Tremblay, il n’a pas l’air supérieurement intelligent, il a l’air ti-coune.

FACEBOOK

Il y avait autrefois une fierté québécoise. C’était celle d’un peuple qui avait résisté à l’assimilation et qui voulait désormais vivre dans sa langue et se projeter dans le monde sans renier son identité. Il y a désormais, chez les plus jeunes, une fierté à ne plus avoir l’air québécois, comme s’il s’agissait d’une identité diminuée dont on devrait s’arracher pour devenir citoyen du monde.

Derrière cette anglomanie débilitante, il y a deux échecs référendaires. L’échec de l’indépendance a blessé intimement notre psychologie collective. Il a marqué d’un signe négatif notre identité. Les plus jeunes sont nés dans un monde où le Québec était une référence perdante et où l’on confondait l’ouverture à l’autre avec le reniement de soi. Alors ils renient joyeusement. Parce que they want to pogne.

Opération enfant soleil; une surdose de générosité et d’amour

Il était 22h00 hier et le téléthon Opération enfant soleil se terminait avec une corne d’abondance de plus de 20 000 000 $. C’est toute une preuve d’amour que les Québécois ont offert, pour une trentième année, aux enfants malades. Ces enfants qui n’ont rien demandé mais qui ont souffert et souffrent encore. Dès le saut du lit, la télé s’ouvrait sur cette émission où l’amour et les émotions nous rejoignent au plus profond de nos entrailles. Les larmes incontrôlables en témoignent.

C’est hallucinant combien de maladies affectent ces petites créatures. Année après année, on trouve de nouvelles pathologies. Les enfants y font face avec beaucoup de sérénité au point où ils nous donnent de sérieuses leçons de vie. La maladie fait augmenter le degré de maturité de ces petites personnes et on se surprend à constater toute la sérénité qui se dégage dès qu’ils ouvrent la bouche. À se comparer, on se plaint souvent de nos petits bobos pour rien et on devrait plus souvent s’inspirer de ces enfants, de ce qu’ils véhiculent comme vérité dans toute leur candeur.

En regardant les artistes défiler à l’écran, tous dégagent le plaisir d’être là parce que plusieurs d’entre eux ont des enfants et se considèrent très chanceux de les avoir en pleine santé. Que dire également des animateurs et animatrices qui s’impliquent durant toute l’année dans des activités de levées de fonds. Ils accompagnent les petits malades pour partager leur quotidien, les réconforter, les encourager avec toute l’immense dose d’amour que des gestes semblables peuvent procurer. Quelquefois ça frise l’euphorie.

Une telle organisation demande des milliers de bénévoles qui, toute l’année durant, organisent des milliers d’activités dans un seul but; amasser le plus d’argent possible pour cette formidable cause de guérir les enfants malades. Certains sont encore là pour une trentième année consécutive. Donner sous quelque forme que ce soit n’a pas de prix. Durant le téléthon, ils défilent les uns après les autres pour livrer le résultat de leur dévouement. Leurs yeux scintillent au moment de dévoiler les fruits de leur labeur. Du plus petit don au plus gros, tous sont d’une importance capitale dans la recherche.

J’ai pris le téléphone pour faire ma part, pour donner, pour faire une différence dans la vie des enfants qui ne demande que ça; vivre et s’amuser. La recherche fait des pas de géant avec les technologies d’aujourd’hui et les maladies, jadis incurables, sont vaincues. On sauve beaucoup de vies et il faut continuer en ce sens et donner des millions pour y parvenir. Le téléthon enfant soleil doit continuer sans relâche parce que la surdose d’amour et de générosité qui s’y dégage est ce qu’il y a de plus stimulant. Bravo à toute l’immense équipe de cette trentième édition.