Histoire
Il n’y a pas si longtemps, chaque fois qu’on allait dans des endroits publics, de retour à la maison, nos vêtements sentaient la vieille odeur de cigarette.
Même si on ne fumait pas, on se faisait emboucaner à l’épicerie, au restaurant, au centre commercial, au cégep, à l’hôpital et évidemment dans les bars. Les plus jeunes ne peuvent se l’imaginer, mais souvent, on devait accrocher nos vêtements à l’extérieur pour éliminer l’odeur du tabac.
Mais d’où vient cette habitude de s’enfumer les poumons ?
LE TABAC D’AMÉRIQUE

Déjà mille ans avant notre ère, fumer faisait partie intégrante des rites de la civilisation maya. On a retrouvé des centaines de dessins de prêtres et de dieux en train de fumer, mais aussi des artéfacts de pipes qui témoignent de cette pratique ancienne en Amérique.
Le tabac vient d’une plante bien robuste qui poussait facilement à l’état sauvage en Amérique. Une plante voisine de la tomate et de la pomme de terre inconnue des Européens. Les Mayas puis les Aztèques maîtrisaient l’art d’enrouler de grandes feuilles de tabac autour d’un roseau, l’ancêtre de nos cigares en quelque sorte.
Pour ces civilisations, le tabac était sacré, on réservait son usage aux chamans et on fumait principalement lors des cérémonies. Le tabac était aussi reconnu pour ses vertus thérapeutiques, on l’utilisait en médecine comme tonique ou analgésique.
En 1492, Christophe Colomb, de retour des Antilles, rapporte en Europe toutes sortes de produits exotiques inconnus des Espagnols, dont les fameuses feuilles de tabac.
Mais Colomb a peu d’influence sur la suite des choses. On pense que c’est plutôt le moine André Thévet qui est le premier à avoir eu l’idée d’importer sur le Vieux Continent des graines de tabac vers le milieu du 16e siècle.
À partir de ce moment-là, la plante sera cultivée dans l’ouest de l’Europe, mais elle sert surtout de décoration. Quelques années plus tard, l’ambassadeur de France à Lisbonne, Jean Nicot, découvre que la plante du tabac a des vertus médicinales. Il fait envoyer des feuilles de tabac à sa reine, en France, pour soigner ses souffrances persistantes.
Catherine de Médicis est affligée depuis de nombreuses années par de terribles migraines et rien ne semble pouvoir la soulager. Le traitement au tabac est un succès, il n’en fallait pas plus pour que la cour s’empare du produit exotique et l’adopte.
Au départ, on fume pour soigner toutes sortes de maux comme l’asthme ou les problèmes circulatoires, mais rapidement les plus fortunés de ce monde l’utilisent pour le plaisir.
« Le tabac est divin, il n’est rien qui l’égale. C’est dans la médecine un remède nouveau, il purge, réjouit, conforte le cerveau, de toutes noires humeurs promptement le délivre, et qui rit sans tabac n’est pas digne de vivre », disait Molière.
Jean Nicot passera pour un génie, certains appelleront cette plante « herbe à Nicot ». On pouvait généralement se la procurer chez l’apothicaire.
Cependant, les premiers colons français qui quittent la mère patrie pour le Nouvelle-France ne fument sans doute pas pour le simple plaisir. Ils découvrent plutôt le tabac à fumer, ainsi que des centaines d’autres produits, en côtoyant les Premières Nations.
Le tabac, comme la culture des « trois sœurs » (maïs, haricots et courges), les pommes de terre et les tomates, étaient l’une des principales plantes cultivées par les Autochtones d’Amérique du Nord. Mais, s’ils veulent fumer, les colons canadiens devront pendant longtemps cultiver eux-mêmes leur tabac et le faire sécher au grand air.
On connaît deux variétés de tabac indigènes sur le territoire. On les baptise le « Petit Canadien » et le « Rose Quesnel ».
LA CIGARETTE, UNE INVENTION PROFITABLE
Il faut attendre 1830 pour que la cigarette comme on la connaît soit inventée. Puis 13 ans de plus pour qu’on invente une machine pour les fabriquer en série. Cette industrialisation fait évidemment baisser le prix du produit et le rend accessible à toutes les classes sociales.
Même si on fume de plus en plus au tournant du 20e siècle, les deux guerres mondiales seront des terreaux fertiles pour les cigarettiers. Pour combler l’ennui des soldats au front, on va les approvisionner gratuitement en cigarettes. Évidemment, à leur retour au pays, la majorité de ces jeunes hommes sont devenus dépendants au tabac. Au lendemain du second conflit, on pense que 80 % d’entre eux se sont mis à acheter des paquets de cigarettes.
Dans les années 1950, les cigarettier font beaucoup de profits. Ils investissent en recherche marketing pour gagner toujours plus d’adeptes. Ils mettent en place de redoutables et sournoises stratégies pour attirer davantage de consommateurs. On réfléchit à la couleur de l’emballage et au format des paquets, au logo, et on crée des publicités ciblées.
On charme de plus en plus de nouveaux fumeurs en jouant avec l’image associée à chaque marque. Malboro met de l’avant des hommes robustes, prêts pour l’aventure. Player’s présente souvent des sportifs, des gens déterminés. Du Maurier met en scène des gens bien habillés qui ont de la classe et du succès.
Pour rassurer les fumeurs inquiets des méfaits du tabac sur la santé, l’industrie crée un filtre pour les cigarettes en disant qu’il atténue la fumée et réduit la quantité de substances chimiques aspirée par le fumeur.
Après avoir conquis les hommes, les grandes compagnies de tabac vont viser la clientèle féminine. Certaines recherches tentent de démontrer que les femmes développent une dépendance plus rapidement à la nicotine et qu’elles répondent moins bien aux traitements pour arrêter de fumer. De plus, elles ont une meilleure espérance de vie, donc elle sont susceptibles de fumer un peu plus longtemps que les hommes. Eurêka !
Évidemment, depuis quelques années, le législateur s’est attaqué au commerce du tabac. Interdiction de faire de la pub à la télé, à la radio, dans les journaux, dans les festivals, dans les activités sportives, etc.
Nos gouvernements ont légiféré, souvent avec succès, pour freiner cette croissance et même faire baisser le nombre de consommateurs. Malgré tout, les cigarettiers trouvent toujours une façon d’entrer dans nos vies, par le cinéma par exemple.
Des statistiques de 2011-2012 révélaient que près de trois films hollywoodiens sur quatre présentaient des fumeurs à l’écran. Ces films recrutent 6,4 millions de nouveaux adeptes mineurs aux États-Unis chaque année.
Jusqu’en 2010, ce sont des chiffres comparables pour notre cinéma québécois. Heureusement, ces statistiques sont en décroissance depuis 15 ans. Le plus fou, c’est que dans ces programmes-là, les personnages les plus riches ou ceux qui attirent le plus l’attention sont trois fois plus nombreux à fumer que dans la réalité
Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier Weekend, 14 septembre 2024, p70
Humour

Un jeune Arabe de 8 ans demande à son père :
– Dis papa ?
– Quoi, mon fils, dit le père.
– C’est quoi ce chapeau bizarre qu’on a sur la tête ?
– C’est la chéchia. Dans le désert, ça protège ta tête du soleil, dit le père.
– C’est bien, dit le fils.
***
– Dis papa ?
– Quoi, mon fils, dit le père.
– C’est quoi cette sorte de robe qu’on porte ?
– C’est le djellabah. Dans le désert, il fait fort chaud et c’est pour protéger ton corps, dit le père.
– C’est bien, dit le fils.
***
– Dis papa ?
– Quoi, mon fils, dit le père.
– C’est quoi ces chaussures pas très jolies qu’on porte aux pieds ?
– Ça, ce sont des babouches, pour quand tu vas dans le désert et pour ne pas te brûler les pieds.
– C’est bien, dit le fils.
***
– Dis papa ?
– Mais, quoi encore mon fils ?
– Bien… Vu qu’on est full équipé pour le désert, qu’essé qu’on fait à Longueuil ???
Technologies
Qui aurait imaginé que les fenêtres pourraient un jour devenir intelligentes ? Eh bien, c’est le cas ! Elles peuvent ajuster automatiquement la température et la luminosité à l’intérieur d’un bâtiment, réduisant ainsi la nécessité de recourir au chauffage ou à la climatisation.
1- LES FENÊTRES INTELLIGENTES

Tout le monde connaît déjà les stores motorisés, mais désormais, ce sont les fenêtres qui bénéficient de la motorisation. Aujourd’hui, il est possible de connecter et de motoriser les fenêtres via wifi.
Vous pouvez donc ouvrir ou fermer vos fenêtres à distance ou en fonction de la température extérieure. Par exemple, pendant l’été, si la nuit est plus fraîche, les fenêtres peuvent s’ouvrir automatiquement pour rafraîchir la maison sans avoir de climatisation.
De plus, il est possible d’équiper les fenêtres d’une alarme pour prévenir les intrusions, ce qui permet non seulement d’améliorer la sécurité, mais aussi de réaliser des économies.
2- LE VERRE INTELLIGENT
Il est désormais possible de contrôler l’opacité du verre à distance. Imaginez ne plus avoir besoin de rideaux, tout en bloquant jusqu’à 98 % des rayons ultraviolets et en empêchant l’entrée de la chaleur.
Ce type de verre améliore la sécurité, élimine la poussière des rideaux, et peut être utilisé pour les fenêtres extérieures, les salles de bain, les cloisons, les portes d’entrée, les verrières et même les toits en verre.
Il est également idéal pour les salles de conférence dans les bureaux. Grâce au vitrage électrochrome, vos fenêtres se teintent automatiquement dès l’apparition du soleil, sans que vous ayez à fermer les volets.
Le fonctionnement est simple : un courant électrique permet de contrôler l’opacité du verre via un interrupteur mural, un téléphone intelligent, ou un système domotique avec détecteur de température.
Bien que la technologie des fenêtres intelligentes se répande, son coût reste élevé en raison des matériaux spécialisés utilisés.
Source : Ghislain Larochelle, Journal de Montréal, cahier habitation, 21 septembre 2024, p3
Actualités
Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles de septembre, publiées dans le Journal de Montréal.
























Opinion
Subvention ici, subvention là, qu’on sème à tout vent avec, en finale, la phrase magique « Ça va rapporter gros, avec les retombées économiques ».
On l’entend souvent celle-là, 5-7 millions $ pour les King de Los Angeles, 6,5 millions $ pour la Coupe des Présidents, 480 000 $ pour la confrontation des quatre nations, l’hiver prochain. La liste est longue.

Quant à la phrase magique des retombées économiques, personne, je dis bien, personne ne peut nous expliquer comment ils font pour calculer et en arriver à un montant qui devrait dépasser de beaucoup le montant de la subvention. Faites-moi rire !
On doit gober tout ça alors qu’on nous dit que l’argent se fait rare ?
Ils en arrivent à ce montant avec quel outil de mesure ? Récemment, à la radio, la question a été posée mais la réponse était évasive. Un chiffre donné comme ça pour faire avaler la pilule.
Ça ne fait pas sérieux.
Et qui, au bout de l’exercice, va encaisser le fric ? Les commerçants profiteurs qui vont vendre les hot-dogs 10 $ pièce, accompagné d’une bière locale à 13 $. C’est ce qu’on nous rapportait dans le cadre de la Coupe des Présidents qui se tenait en fin de semaine dernière à l’Île-Bizard. À ce prix-là, on peut parler de retombée économique évidente, même sans subvention.
Qui a réellement profité de l’événement subventionné ? Ceux qui n’ont absolument pas besoin de notre argent.
En passant, vous avez vu les objets promotionnels en vente lors de cet événement. Rien en français. Pas d’accent sur MONTREAL et aussi sur QUEBEC sur les chandails. Avez-vous eu connaissance d’une quelconque levée de boucliers ?
Je n’ai pas entendu ou vu une seule phrase qui en a fait état.
Pathétique ! Essayez ça ailleurs au Canada…
Histoire
Les autorités sanitaires palestiniennes ont détecté cet été des échantillons de poliovirus dans les eaux usées des villes de Khan Younes et de Deir al-Balah, au centre de l’enclave côtière de Gaza. Le vendredi 16 août, on annonçait un premier cas de polio, un bébé de 10 mois. Évidemment, depuis le début du conflit militaire, la vaccination est arrêtée sur le territoire et l’on constate une dégradation des conditions d’hygiène, ce qui favorise la circulation du virus.
Cette nouvelle d’actualité nous rappelle la triste épidémie de poliomyélite qui a fait rage au pays dans la première moitié du siècle dernier.
UNE ÉPIDÉMIE AU CANADA
Le 14 septembre 1946, le quotidien Le Canada titrait en première page « Mesures insuffisantes contre la polio […] ».

Cet automne-là, l’hôpital Sainte-Justine déborde de petits patients infectés par le virus de la poliomyélite. Les Montréalais s’insurgent de la mollesse de l’administration municipale pour combattre une des pires épidémies de paralysie infantile de l’histoire.
La Chambre de commerce des jeunes demande de créer sur le champs des hôpitaux temporaires pour accueillir les petits malades.
Les hôpitaux débordent, les enfants souffrant de poliomyélite sont entassés (ou « parqués » comme dirait un des observateurs qui témoigne dans le journal, M. Jules Trudeau) dans des salles, des corridors et même dans des cages d’escaliers. Partout où les patients sont massés, l’atmosphère est quasi irrespirable, les pleurs et les cris sont difficiles à supporter même pour les plus endurcis.
Les garde-malades ont beau se démener dans tous les sens, il manque d’espace. Comme quoi la capacité de nos hôpitaux à répondre aux crises épidémiques ne date pas d’hier.
Outre le découragement des médecins, certains affirment que la guérison est beaucoup plus lente qu’ils le pensaient, voire presque impossible, dans de telles conditions.
On sait aujourd’hui que le virus se transmet par les selles ou les sécrétions, que la majorité des gens infectés ne développent que peu de symptômes. Cependant, si le virus attaque les cellules nerveuses contrôlant les muscles, la maladie provoque des paralysies et si les voies respiratoires sont touchées, c’est souvent la mort.
En 1946, le Québec, encore ignorant de ces futures découvertes, traverse la plus sérieuse épidémie de polio de son histoire.
LA PETITE HISTOIRE DE LA POLIO
Certains dessins de l’Égypte ancienne ou descriptions de médecins comme Hippocrate laissent à penser que la poliomyélite existait déjà à l’antiquité. Il faut pourtant attendre au 18e siècle pour lire une première description scientifique de la maladie.
On l’appelait à l’époque la maladie de Heine-Medin, mais aussi la paralysie infantile, parce que le virus affectait surtout les moins de 5 ans. Par contre, plus la maladie était contractée tôt dans la vie, moins les conséquences étaient importantes et l’infection immunisait la victime de façon permanente.
Ironiquement, l’amélioration de la salubrité des villes au début du 20e siècle a diminué les risques d’exposition au virus, mais a également réduit les chances de gagner l’immunité naturelle.
C’est en 1910 qu’un premier cas de polio est recensé officiellement au Canada. Les cas se sont multipliés par la suite. De nombreux malades ont gardé des séquelles sévères comme des déformations physiques ou une paralysie motrice permanente; d’autres n’ont pas survécu.
Le virus de la polio a certes affecté surtout les enfants, mais il n’a pas touché que les plus jeunes. Franklin Delano Roosevelt, qui est devenu plus tard président des États-Unis, a contracté la maladie à l’âge de 39 ans. Il en a gardé une paralysie du bas du corps.
ARMES POUR COMBATTRE LE VIRUS
Les médecins de l’époque essaient toutes sortes de traitement pour combattre le virus. Ils tentent des traitements par courant électrique dans l’anus, des lavements à la caféine et même des applications de la bonne vieille mouche de moutarde pour soigner l’infection, mais rien n’y fait.
On ira même jusqu’à asperger d’immenses quantités d’insecticides dans les villes pour tuer le virus. Après tout, si ces produits chimiques tuent les insectes, ils affecteront sûrement le virus. Mais rien ne fonctionne, le bon vieux lavage des mains reste encore la meilleure stratégie pour limiter la propagation.

En 1927, des chercheurs de la Harvard Medical School proposent une machine pour sauver les malades dont les muscles respiratoires sont touchés. Ils créent un premier ventilateur respiratoire électrique, qu’on appellera le poumon d’acier, pour faire respirer les patients les plus affectés.
D’ailleurs, le Canada en commandera des milliers. On réalise aussi que les malades sont soulagés quand ils sont immergés dans des courants d’eau chaude (température de 34 degrés).
La première tentative d’un vaccin contre la polio date de 1935. Au début des années 1950, des chercheurs américains vont réussir à cultiver le virus à partir de tissus humains, ce qui permet à Jonas Salk de développer un premier vaccin en 1952. Ce vaccin, qui utilise une souche inactivée du virus, est officialisé en 1955 après avoir été testé sur plus de deux millions de jeunes Américains.
Deux ans plus tard, un deuxième vaccin contre la polio vient s’ajouter à l’arsenal pour combattre la maladie. Ce vaccin du chercheur Albert Sabin est administré par voie orale, il est efficace, peu coûteux et surtout plus facile à administrer.
Au Canada, c’est en 1953 que la polio fait le plus de victimes. Les campagnes de vaccination massives vont d’ailleurs commencer au pays cette année-là. Après des décennies de combats par la santé publique, la maladie sera complètement éradiquée en 1994 au Canada.
Aujourd’hui, la polio fait encore des victimes dans des pays comme l’Afghanistan, le Pakistan, le Yémen et le Nigéria.
Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier Weekend, 7 septembre 2023, p82
Humour
Qu’on le veuille ou non, le compte à rebours est commencé. Dans la normalité de la vie, il nous reste moins de temps pour en profiter, mais si en plus, on reste en santé, l’image qui suit vous fera sourire. Prions en chœur…

Trucs et astuces
Une nappe blanche ne reste jamais blanche très longtemps ! Pour lui redonner un petit air de jeunesse, faites-la tremper toute une nuit dans de l’eau chaude additionnée d’une petite bouteille d’eau oxygénée ou de 3 à 4 cuillérées à soupe de crème de tartre. Ensuite, lavez-la à la machine avec votre détergent habituel. Parole de madame Chasse-Taches.

Après un certain temps, les voilages blancs jaunissent ou deviennent grisâtres.
Après le lavage dans une eau chaude savonneuse, ajoutez 30 ml (2 c. à soupe) de fécule de maïs et 250 ml (1 tasse) de lait en poudre à l’eau de rinçage des rideaux lavés à la main dans la baignoire. Suspendus au soleil, les rideaux grisâtres blanchiront tout en conservant une belle tenue.
Pour empêcher les dentelles de jaunir, emballez-les dans du papier de soie bleu, réputé pour protéger les tissus délicats du jaunissement, et amidonnez-les légèrement.
ET SI LA LUNE FAISAIT LE TRAVAIL
Une vieille croyance assure qu’étendre le linge blanc sur la corde à linge durant les nuits de pleine Lune blanchirait les vêtements jaunis. Les vertus de la brillance de la Lune seraient même plus bénéfiques que celle du Soleil pour blanchir les tissus. C’est à tester en se croisant les doigts !
ET LA MÉLAMINE JAUNIE
Généralement, un nettoyage avec du bicarbonate de soude, une eau tiède et une éponge suffisent à bien nettoyer la surface des armoires. Par contre, il est très difficile de blanchir la bande de ruban adhésif qui contourne les armoires.
Vous pouvez décoller assez facilement ces bandes en les réchauffant avec un séchoir à cheveux et poser de nouvelles bandes adhésives. Par contre, c’est un gros travail.
Sinon, essayez ce truc qui fonctionne sur les bandes légèrement jaunies. Appliquez avec un pinceau une crème révélatrice capillaire contenant 40 volumes de peroxyde (en vente dans les grands magasins, dans les pharmacies et dans les magasins spécialisés en coiffure).
Si possible, laissez reposer une à deux heures au soleil. Sinon, laissez le produit agir 3 à 4 heures. Les bandes jaunies par le temps qui passe blanchiront grandement.
MÊME LES ONGLES JAUNISSENT
Deux solutions peuvent régler le problème :
Frotter les ongles jaunis avec un quartier de citron puis les plonger dans un bain de lait chaud ou laisser tremper les ongles dans un verre d’eau additionné de deux comprimés de nettoyant pour prothèses dentaires.
Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 31 août 2024, p11
Langue française
Voici deux vitrines commerciales à Candiac sur la Rive-Sud de Montréal. Il n’y en a pas beaucoup, parce que je débute ma banque de photos. J’y reviendrai à l’occasion sur ce blogue.


Toujours à Candiac, je me demandais ce que voulait dire l’affiche directionnel « TOC de la gare » qu’on peut voir un peu partout dans la ville pour un secteur à qui on veut donner une certaine vocation autour de la gare. J’ai eu ma réponse grâce à l’intelligence artificielle. Les lettres TOC veulent dire Transit-Oriented Development. C’est pas beau ça ? Une façon de contourner la loi au Québec parce qu’on n’a aucunement fait un petit exercice tout simple et évocateur pour franciser le terme.
DEVOIR
Le phénomène des plaques d’immatriculation endommagées ou illisibles au Québec, prend de l’ampleur. On en voit même sur des voitures neuves.

Pourtant, il est interdit de circuler avec une telle plaque d’immatriculation.
Négligence, insouciance ou entêtement du propriétaire…? Allez savoir !
Voici, sur ce propos, ce que le journal Le reflet, sur la Rive-Sud de Montréal, publiait en septembre 2023.
Trois articles du Code de la sécurité routière du Québec portent sur la lisibilité des plaques d’immatriculation.
Ainsi, l’article 32 stipule que « la plaque d’immatriculation doit être libre de tout objet ou de toute matière pouvant en empêcher la lecture ». On peut penser ici à la neige ou un support à vélo qui obstrue la plaque.
L’article 33 va dans le même sens : « Un agent de la paix peut exiger du conducteur d’un véhicule routier le nettoyage de la plaque d’immatriculation de ce véhicule, lorsque l’état de saleté de cette plaque en rend la lecture difficile. Le conducteur doit se conformer à cette exigence. »
Enfin, l’article 50 indique qu’une personne conduisant un véhicule dont la plaque d’immatriculation est endommagée au point d’empêcher l’identification du véhicule commet une infraction passible d’une amende de 30 $ à 60 $.
REMPLACEMENT DE SA PLAQUE
Par ailleurs, le service de remplacement de plaque endommagée, perdue ou volée est offert en ligne (SAAQclic) au coût de 12,40 $. Il est également possible d’obtenir ce service en centre de services, mais il est recommandé de prendre rendez-vous avant de se déplacer.
Transport
Récemment, je me suis rendu dans la région du Bas-St-Laurent pour une courte escapade. C’est désolant de voir que les haltes routières, pourtant indispensables, soient absentes de notre paysage. Une lacune incompréhensible.
Quiconque qui a moindrement parcouru les Interstate américaines vous le diront; des haltes routières savamment érigées dans des endroits stratégiques tenant compte du comportement des automobilistes. Des haltes bien pensées avec restaurants, toilettes, postes d’essence.
Tous les 50 milles, environ, on retrouve ces arrêts qui permettent aux conducteurs de prendre des pauses, d’éviter le risque de s’endormir au volant et de se dégourdir les jambes et marcher. Des installations modernes et spacieuses, avec des boutiques de souvenirs.
À l’entrée de chaque État, les Welcome Center, fournissent cartes routières, livres de coupons pour les hôtels et on peut recevoir toutes les informations géographiques, par du personnel durant la journée.
Si, sur la route, on a besoin de se rendre aux toilettes, c’est rassurant de savoir qu’on pourra atteindre la prochaine souvent en dedans de 80 kilomètres. Et croyez-moi, ces haltes sont très fréquentées.
Mais pas ici, au Québec !

Lors de mon escapade, j’ai croisé 4 haltes routières sur la route 20, sur près de 300 kilomètres et devinez quoi ? Deux d’entre-elles étaient fermées. On parle ici de petites bécosses point final. La seule qui avait un peu d’allure était située à Lévis, tout juste près du pont Pierre-Laporte. Malheureusement, personne n’a pensé à y mettre quelques restaurants.
On ne cesse de tapisser la route de panneaux qui nous incitent à la prudence, a faire des arrêts pour éviter de s’endormir, mais hélas, les endroits pour s’arrêter ne sont pas là. On fait dur, pas à peu près.

LES PESÉES PUBLIQUES
Autres lacunes de notre système autoroutier, les pesées publiques. Elles sont toutes fermées ! Un non-sens parce que les camions outrepassent les limites de poids autorisées. Même en période de dégel, elles ne sont presque pas en opération. Résultats, on voit des ornières partout… un signe qui ne ment pas.
Alors pourquoi en est-il ainsi ? Pas étonnant que nos routes soient si détériorées.
Au pays de l’Oncle Sam, tous les postes de pesée sont opérationnels et TOUS les camions doivent s’y arrêter, et c’est surveillé.
Pendant ce temps-là, on continue d’être taxés sur l’immatriculation et les permis de conduire en se demandant bien où va tout cet argent ? À voir l’état général de toutes nos routes, il y a quelqu’un quelque part qui ne met pas l’argent à la bonne place.
Histoire
Les parcs nationaux du Québec sont des trésors naturels qui permettent de préserver et de découvrir notre biodiversité.

Leur histoire remonte à la fin du XIXe siècle, lorsqu’est devenue un peu plus évidente l’importance de la conservation de la biodiversité. Le premier parc national au Québec, celui de la « Montagne-Tremblante », a été créé le 12 janvier 1895.
PLUS VIEUX PARC DU QUÉBEC
Vers la fin du XIXe siècle, l’industrie du bois se développe à la vitesse grand V au Québec. La multiplication des tronçons ferroviaires favorise la création de nouvelles zones de colonisation partout où le train s’arrête. C’est dans ce contexte qu’on voit apparaître dans les années 1880 de nombreux chantiers forestiers, le long de la rivière du Diable par exemple.
L’effervescence de l’industrie est si forte qu’en 1895, presque toutes les terres autour du lac Tremblant sont exploitées ou concédées.
C’est aussi l’époque où des études sur la tuberculose, entre autres celle du docteur Camille Laviolette, concluent que la maladie pulmonaire pouvait être guérie par le grand air et les séjours en nature à la montagne.
C’est dans ce contexte que, dès 1893, notre médecin québécois entreprend des démarches pour la construction d’un sanatorium. Il envisage trois endroits, le mont Orford, le mont Saint-Hilaire et la montagne Tremblante.
En 1894, son choix s’arrête sur la célèbre montagne Tremblante. L’environnement offre les conditions idéales pour guérir les malades affligés par la tuberculose.
L’année suivante, projet appuyé par le gouvernement de Louis-Olivier Taillon, on crée le parc de la Montagne-Tremblante, mais malheureusement pour les malades, le sanatorium imaginé par le docteur Laviolette ne sera jamais construit.
Au début de janvier 1895, le projet de loi établissant le parc de la Montagne-Tremblante est adopté. La réalisation de notre premier parc s’inscrit dans l’intérêt mondial de créer des aires protégées, comme celles des parcs de Yellostone, Yosemite et Sequoia.
L’État posait ainsi les premiers jalons pour ensuite former le réseau des parcs nationaux. Parallèlement, on commence à délimiter des réserves fauniques sur le territoire du Québec, comme celle du parc des Laurentides.
À l’époque, le parc de la Montagne-Tremblante était beaucoup plus petit qu’aujourd’hui, il s’étendait sur une superficie de 60 km2, entre la rivière du Diable et le lac Tremblant. Trente ans plus tard, le territoire du parc passe de 60 à 3108 km2, au même moment où les grandes entreprises forestières avalent chaque jour des milliers d’hectares de forêts pour répondre au besoin de l’industrie.
Il faut donc retenir que le parc est au départ une réserve forestière spéciale de L’État. Les compagnies forestières peuvent donc poursuivre leurs coupes, et les clubs privés de chasse et de pêche continuent à accueillir une poignée de privilégiés.
Notre premier parc est pendant longtemps associé à l’industrie forestière, qui encourage la colonisation de la région et la naissance de villages. Ces villages, à leur tour, favorisent la création de lieux de villégiature et de plein air.
Au fil du temps, la nature exceptionnelle du lieu éveille les consciences et amène les Québécois à comprendre l’importance de la préservation à long terme du patrimoine naturel de la montagne Tremblante, mais aussi d’autres coins de nature de la Belle Province.
C’est dans ce contexte que des groupes de pression vont se mobiliser pour demander au gouvernement de légiférer pour que la nature du parc du Mont-Tremblant soit mieux protégée. Le parc devient public en 1939 quand on autorise l’aménagement des pistes de ski sur le mont Tremblant.
Vers la fin des années 1940, on met sur pied la Station biologique du Lac-Monroe pour que des scientifiques puissent y étudier la nature. Puis, à la fin des années 1950, à la suite de pressions, entre autres de celles de scientifiques qui s’intéressent à la biodiversité du lieu, l’ensemble du parc ouvre au public.
Dans les années 1960, même si les compagnies forestières et les clubs privés conservent leurs droits, le parc aménage ses espaces pour répondre à la demande des amoureux du plein air. Les Québécois utilisent de plus en plus leur nouveau réseau routier pour venir y respirer l’air frais, pique-niquer ou pêcher en famille. On multiplie aussi les aménagements pour camper.
Il faudra attendre 1977 pour que le gouvernement péquiste de René Lévesque vote la Loi sur les parcs. À partir de ce moment-là, il sera interdit de chasser et d’exploiter les ressources dans nos parcs du Québec.
Ces anciens domaines privés sont récupérés et aménagés. On y vient en été pour le camping, le canot, pour marcher dans les sentiers et l’hiver, pour y faire du ski de randonnée.
ESSOR DANS LES ANNÉES 1970
C’est donc véritablement dans les années 1970 que le réseau des parcs nationaux du Québec connaît son essor. En 1977, la création de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) permet de structurer et de gérer efficacement les parcs nationaux.
Cette période a vu la création de nombreux parcs, chacun visant à protéger des écosystèmes spécifiques et à offrir des occasions de découverte et de loisirs en nature.
Les parcs nationaux du Québec ont toujours eu une double mission, soit la conservation des milieux naturels et l’éducation du public. Chaque parc de la Sépaq est unique, représentant des écosystèmes variés allant des forêts boréales aux montagnes, en passant par des lacs et des rivières spectaculaires.
Par exemple, le parc national de la Gaspésie, créé en 1937, protège des montagnes impressionnantes et une faune diversifiée y compris le caribou des bois. Le parc national de Miguasha, en Gaspésie, se trouve, lui, sur la liste de l’UNESCO.
PATRIMOINE IMPORTANT À PRÉSERVER
Les parcs nationaux du Québec représentent bien plus que de simples destinations touristiques. Ils sont des lieux de refuge pour la biodiversité, des laboratoires vivants pour les scientifiques et des espaces de ressourcement pour les visiteurs.
La préservation de ces espaces est essentielle pour maintenir la richesse naturelle du Québec et pour permettre aux générations futures de continuer à en bénéficier.
En visitant les parcs nationaux de la province, la population québécoise et les visiteurs du monde entier découvrent la beauté sauvage de la province et participent à une démarche collective de protection et de valorisation de notre patrimoine naturel.
Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier Weekend, 24 août 2024, p70