La metformine et ses bienfaits

Santé

Beaucoup de personnes vivent avec le diabète et j’en fait partie. La metformine est un médicament très utilisé et prescrit aux personnes diabétiques. De là mon intérêt à prendre connaissance de l’article du Docteur en biochimie Richard Béliveau, paru récemment dans les pages santé du Journal de Montréal et qui traitait justement de ce médicament. Une belle découverte que je veux partager avec vous.

CONSEILS POUR RALENTIR LE VIEILLISSEMENT DU CERVEAU

Dans une étude, on rapporte que la metformine, un médicament antidiabétique très utilisé, retarde les effets négatifs du vieillissement sur les fonctions cognitives.

Comme pour tous les organes du corps humain, les capacités fonctionnelles du cerveau déclinent progressivement au cours du vieillissement. Ce déclin peut se manifester par une diminution des capacités d’apprentissage, de mémoire ou encore de processus cognitifs supérieurs (abstraction, jugement, résolution de problèmes), ainsi que par certaines altérations physiques (coordination motrice, perceptions sensorielles).

La diminution de la performance cérébrale au cours du vieillissement semble s’accélérer après 50 ans et augmente considérablement le risque de maladies neurodégénératives à des âges plus avancés.

À partir de 65 ans, par exemple, le risque de développer la maladie d’Alzheimer double à chaque 5 ans, pour atteindre près de 50 % après 85 ans.

PRÉVENIR LE DÉCLIN

Dans plusieurs études réalisées au cours des dernières années, on suggère cependant qu’au moins trois facteurs du mode de vie pourraient contribuer à ralentir ce déclin des fonctions cognitives associé à l’âge et ainsi à prévenir l’apparition de démences :

1) être socialement actif, c’est-à-dire être satisfait de la quantité et la qualité de ses relations interpersonnelles;

2) pratiquer des activités intellectuelles (faire « travailler son cerveau », comme on dit souvent) et

3) Faire régulièrement de l’activité physique.

MOLÉCULE PROLONGÉVITÉ

Une autre approche qui suscite actuellement beaucoup d’intérêt est d’utiliser des molécules qui ralentissent le vieillissement et augmentent la longévité.

La metformine, un médicament utilisé depuis une soixantaine d’années pour le traitement du diabète et du syndrome métabolique, est un bon exemple du potentiel de cette approche.

En plus d’augmenter la longévité chez les systèmes modèles, cette molécule semble avoir un effet positif chez les humains : on a en effet observé que les diabétiques traités avec cette molécule vivaient plus longtemps que les non-diabétiques, un résultat étonnant étant donné qu’il est bien établi que les complications associées au diabète sont un important facteur de risque de mortalité prématurée.

Il semble que ces effets positifs soient dus à l’activation d’une enzyme (l’AMP kinase) qui exerce un rôle central dans le contrôle du métabolisme et influence plusieurs processus impliqués dans le vieillissement.

METFORMINE ET CERVEAU

Une étude récente suggère que ces effets positifs de la metformine pourraient être reproduits chez les macaques, des primates ayant un patrimoine génétique 93 % homologue au nôtre (et qui sont donc un excellent modèle expérimental).

Les animaux, âgés de 13-16 ans (ce qui correspond à environ 40-50 années humaines), ont reçu pendant 40 mois (13 années humaines) une dose standard de metformine, utilisée pour contrôler la glycémie chez les diabétiques.

Tout au long de l’étude, les chercheurs ont prélevé des échantillons de différents organes des singes traités avec la metformine ou ceux traités avec un placebo et ont également examiné le cerveau des animaux par imagerie.

Les chercheurs ont observé que le médicament ralentissait le vieillissement biologique de nombreux tissus, notamment des poumons, des reins, du foie, de la peau et du lobe frontal du cerveau.

L’impact cérébral est particulièrement intéressant.

Dans ce cas, les chercheurs ont observé que chez les animaux traités avec la metformine, le vieillissement des structures du cerveau était significativement ralenti, si bien que l’activité de leurs neurones ressemblait à celle d’animaux 6 ans plus jeunes (ce qui correspond à 18 années humaines).

Ce ralentissement du vieillissement par la metformine serait causé par l’activation d’une protéine appelée NRF2, qui protège contre les dommages cellulaires déclenchés par le stress oxydatif et l’inflammation.

Bien que ces résultats soient encourageants, leur validation chez l’humain à l’aide d’essais cliniques de longue durée risque de prendre un certain temps.

En attendant, un point important à souligner est que les processus biochimiques qui contribuent à l’effet antivieillissement de la metformine sont les mêmes que ceux qui sont activés en réponse à une diminution de l’apport calorique, une intervention reconnue pour diminuer l’ensemble des maladies chroniques et augmenter la longévité chez la plupart des modèles animaux.

Manger moins, et surtout éviter d’accumuler un excès de poids, représente encore à ce jour la meilleure façon de vivre plus longtemps en bonne santé, autant du point de vue physique que mental.


Pourquoi ne pas manifester là-bas ?

Opinion

Dans le cadre du conflit israélo-palestinien, les gens descendent dans la rue, ici, pour manifester leur appui à un ou à l’autre des belligérants.

Pensez-vous sincèrement que votre geste à du poids ? Pensez-vous que votre action aura un quelconque effet dans ce conflit ?

C’est là-bas, dans ces pays en guerre qu’il faut manifester. Le Québec et le Canada n’ont aucune influence dans ce conflit et votre action ne se fait pas au bon endroit. Allez-y en Israël ou dans la bande de Gaza. C’est à cet endroit que votre action doit se dérouler. À vos risques et périls, et où vous risquez fortement d’y laisser votre peau.

Hélas, c’est beaucoup plus sécuritaire ici. On réveille les casseurs et on fout le bordel dans cette belle société québécoise qui tolère tout en vous offrant des fleurs sur votre parcours. Plusieurs vous soutiennent on se demande bien pourquoi.

Vous vous amenez chez-nous pour profiter de nos universités parce qu’encore-là, le coût de vos études est insignifiant.

Qui paiera pour les dommages que vous allez causer directement ou indirectement ? Moi et les bons Québécois qui vous regardent en vous suggérant d’aller manifester chez-vous et de nous ficher la paix une bonne fois pour toute.

Ce conflit dure depuis des siècles et il perdurera tout aussi longtemps, peu importe les actions politiques ailleurs. Ces peuples n’ont aucun respect de la personne et tuent des femmes et des enfants sans compter.

C’est ça Israël et la Palestine.

En conclusion, prenez le premier avion avec vos pancartes et allez braver cette guerre où dès votre arrivée, vous allez faire dans vos culottes.

Non ! Vous êtes mieux ici parce que vous ne courez aucun risque. Nous sommes des pacifiques.

Je n’ai rien conte l’immigration quand elle répond à un besoin, ce qui n’est pas le cas ici, depuis que l’ami Justin a décidé d’ouvrir toutes grandes les portes du pays voisin pour accepter tout le monde, bons comme méchant. Hélas, cette dernière catégorie menace la sécurité territoriale.

On a perdu le contrôle, et vous ne faites rien pour arranger les choses. Vous êtes venus ici pour étudier alors concentrez-vous là-dessus ou foutez le camp !


Un affront !

Opinion

La loi 101, la loi 96, on aura beau voter des lois pour respecter et imposer le français au Québec, à tous les jours, elles sont défiées effrontément sans que l’Office de la langue française (OLFQ) ne lève le petit doigt.

En fait, pourquoi elle existe l’Office. Pour payer des gros salaires à des ronds de cuir inefficaces et improductifs ? Poser la question, c’est y répondre.

Je vais vous raconter un fait vécu. Il y a plusieurs années s’est installé au Québec un commerce canadien d’articles de plein air Mountain Equipment Company, à Greenfield Park, sur la Rive-Sud de Montréal. Ce commerce s’identifiait avec sa dénomination anglaise. Frustré, je porte plainte à L’OFLQ pour me faire dire qu’une raison sociale en anglais est accepté dans la loi.

Maudite belle affaire !

Curieusement, quelques temps plus tard, et je ne sais pourquoi, l’affiche du magasin était devenue un acronyme : MEC. Une façon de détourner l’affichage français sous une forme qui n’a pas de langue.

Puis, vient la loi 96. Dès son adoption, les anglos, cette minorité enveloppée dans la ouate qui se disent persécutés au Québec, la conteste. Je n’en écrirai pas plus sur cette affirmation parce que ça pourrait dépasser ma pensée, mais récemment, ce commerce a remis son affiche d’origine : Mountain Equipment Company. C’est passé comme une lettre à la poste.

Que voulez-vous ?  Dès juin 2025, Québec imposera l’affichage commercial en français… Comment est-ce possible puisque linguistiquement, nous sommes déjà morts ?


Un pan de notre histoire : La petite histoire du tabac au Québec

Histoire

Il n’y a pas si longtemps, chaque fois qu’on allait dans des endroits publics, de retour à la maison, nos vêtements sentaient la vieille odeur de cigarette.

Même si on ne fumait pas, on se faisait emboucaner à l’épicerie, au restaurant, au centre commercial, au cégep, à l’hôpital et évidemment dans les bars. Les plus jeunes ne peuvent se l’imaginer, mais souvent, on devait accrocher nos vêtements à l’extérieur pour éliminer l’odeur du tabac.

Mais d’où vient cette habitude de s’enfumer les poumons ?

LE TABAC D’AMÉRIQUE

Déjà mille ans avant notre ère, fumer faisait partie intégrante des rites de la civilisation maya. On a retrouvé des centaines de dessins de prêtres et de dieux en train de fumer, mais aussi des artéfacts de pipes qui témoignent de cette pratique ancienne en Amérique.

Le tabac vient d’une plante bien robuste qui poussait facilement à l’état sauvage en Amérique. Une plante voisine de la tomate et de la pomme de terre inconnue des Européens. Les Mayas puis les Aztèques maîtrisaient l’art d’enrouler de grandes feuilles de tabac autour d’un roseau, l’ancêtre de nos cigares en quelque sorte.

Pour ces civilisations, le tabac était sacré, on réservait son usage aux chamans et on fumait principalement lors des cérémonies. Le tabac était aussi reconnu pour ses vertus thérapeutiques, on l’utilisait en médecine comme tonique ou analgésique.

En 1492, Christophe Colomb, de retour des Antilles, rapporte en Europe toutes sortes de produits exotiques inconnus des Espagnols, dont les fameuses feuilles de tabac.

Mais Colomb a peu d’influence sur la suite des choses. On pense que c’est plutôt le moine André Thévet qui est le premier à avoir eu l’idée d’importer sur le Vieux Continent des graines de tabac vers le milieu du 16e siècle.

À partir de ce moment-là, la plante sera cultivée dans l’ouest de l’Europe, mais elle sert surtout de décoration. Quelques années plus tard, l’ambassadeur de France à Lisbonne, Jean Nicot, découvre que la plante du tabac a des vertus médicinales. Il fait envoyer des feuilles de tabac à sa reine, en France, pour soigner ses souffrances persistantes.

Catherine de Médicis est affligée depuis de nombreuses années par de terribles migraines et rien ne semble pouvoir la soulager. Le traitement au tabac est un succès, il n’en fallait pas plus pour que la cour s’empare du produit exotique et l’adopte.

Au départ, on fume pour soigner toutes sortes de maux comme l’asthme ou les problèmes circulatoires, mais rapidement les plus fortunés de ce monde l’utilisent pour le plaisir.

« Le tabac est divin, il n’est rien qui l’égale. C’est dans la médecine un remède nouveau, il purge, réjouit, conforte le cerveau, de toutes noires humeurs promptement le délivre, et qui rit sans tabac n’est pas digne de vivre », disait Molière.

Jean Nicot passera pour un génie, certains appelleront cette plante « herbe à Nicot ». On pouvait généralement se la procurer chez l’apothicaire.

Cependant, les premiers colons français qui quittent la mère patrie pour le Nouvelle-France ne fument sans doute pas pour le simple plaisir. Ils découvrent plutôt le tabac à fumer, ainsi que des centaines d’autres produits, en côtoyant les Premières Nations.

Le tabac, comme la culture des « trois sœurs » (maïs, haricots et courges), les pommes de terre et les tomates, étaient l’une des principales plantes cultivées par les Autochtones d’Amérique du Nord. Mais, s’ils veulent fumer, les colons canadiens devront pendant longtemps cultiver eux-mêmes leur tabac et le faire sécher au grand air.

On connaît deux variétés de tabac indigènes sur le territoire. On les baptise le « Petit Canadien » et le « Rose Quesnel ».

LA CIGARETTE, UNE INVENTION PROFITABLE

Il faut attendre 1830 pour que la cigarette comme on la connaît soit inventée. Puis 13 ans de plus pour qu’on invente une machine pour les fabriquer en série. Cette industrialisation fait évidemment baisser le prix du produit et le rend accessible à toutes les classes sociales.

Même si on fume de plus en plus au tournant du 20e siècle, les deux guerres mondiales seront des terreaux fertiles pour les cigarettiers. Pour combler l’ennui des soldats au front, on va les approvisionner gratuitement en cigarettes. Évidemment, à leur retour au pays, la majorité de ces jeunes hommes sont devenus dépendants au tabac. Au lendemain du second conflit, on pense que 80 % d’entre eux se sont mis à acheter des paquets de cigarettes.

Dans les années 1950, les cigarettier font beaucoup de profits. Ils investissent en recherche marketing pour gagner toujours plus d’adeptes. Ils mettent en place de redoutables et sournoises stratégies pour attirer davantage de consommateurs. On réfléchit à la couleur de l’emballage et au format des paquets, au logo, et on crée des publicités ciblées.

On charme de plus en plus de nouveaux fumeurs en jouant avec l’image associée à chaque marque. Malboro met de l’avant des hommes robustes, prêts pour l’aventure. Player’s présente souvent des sportifs, des gens déterminés. Du Maurier met en scène des gens bien habillés qui ont de la classe et du succès.

Pour rassurer les fumeurs inquiets des méfaits du tabac sur la santé, l’industrie crée un filtre pour les cigarettes en disant qu’il atténue la fumée et réduit la quantité de substances chimiques aspirée par le fumeur.

Après avoir conquis les hommes, les grandes compagnies de tabac vont viser la clientèle féminine. Certaines recherches tentent de démontrer que les femmes développent une dépendance plus rapidement à la nicotine et qu’elles répondent moins bien aux traitements pour arrêter de fumer. De plus, elles ont une meilleure espérance de vie, donc elle sont susceptibles de fumer un peu plus longtemps que les hommes. Eurêka !

Évidemment, depuis quelques années, le législateur s’est attaqué au commerce du tabac. Interdiction de faire de la pub à la télé, à la radio, dans les journaux, dans les festivals, dans les activités sportives, etc.

Nos gouvernements ont légiféré, souvent avec succès, pour freiner cette croissance et même faire baisser le nombre de consommateurs. Malgré tout, les cigarettiers trouvent toujours une façon d’entrer dans nos vies, par le cinéma par exemple.

Des statistiques de 2011-2012 révélaient que près de trois films hollywoodiens sur quatre présentaient des fumeurs à l’écran. Ces films recrutent 6,4 millions de nouveaux adeptes mineurs aux États-Unis chaque année.

Jusqu’en 2010, ce sont des chiffres comparables pour notre cinéma québécois. Heureusement, ces statistiques sont en décroissance depuis 15 ans. Le plus fou, c’est que dans ces programmes-là, les personnages les plus riches ou ceux qui attirent le plus l’attention sont trois fois plus nombreux à fumer que dans la réalité

Source : Martin Landry, historien,  Journal de Montréal, cahier Weekend, 14 septembre 2024, p70


La minute drôle… très drôle

Humour

Un jeune Arabe de 8 ans demande à son père :

– Dis papa ?

– Quoi, mon fils, dit le père.

– C’est quoi ce chapeau bizarre qu’on a sur la tête ?

– C’est la chéchia. Dans le désert, ça protège ta tête du soleil, dit le père.

– C’est bien, dit le fils.

***

– Dis papa ?

– Quoi, mon fils, dit le père.

– C’est quoi cette sorte de robe qu’on porte ?

– C’est le djellabah. Dans le désert, il fait fort chaud et c’est pour protéger ton corps, dit le père.

– C’est bien, dit le fils.

***

– Dis papa ?

– Quoi, mon fils, dit le père.

– C’est quoi ces chaussures pas très jolies qu’on porte aux pieds ?

– Ça, ce sont des babouches, pour quand tu vas dans le désert et pour ne pas te brûler les pieds.

– C’est bien, dit le fils.

***

– Dis papa ?

– Mais, quoi encore mon fils ?

– Bien… Vu qu’on est full équipé pour le désert, qu’essé qu’on fait à Longueuil ???


Des fenêtres intelligentes… Nous sommes rendus là !

Technologies

Qui aurait imaginé que les fenêtres pourraient un jour devenir intelligentes ? Eh bien, c’est le cas ! Elles peuvent ajuster automatiquement la température et la luminosité à l’intérieur d’un bâtiment, réduisant ainsi la nécessité de recourir au chauffage ou à la climatisation.

1- LES FENÊTRES INTELLIGENTES

Tout le monde connaît déjà les stores motorisés, mais désormais, ce sont les fenêtres qui bénéficient de la motorisation. Aujourd’hui, il est possible de connecter et de motoriser les fenêtres via wifi.

Vous pouvez donc ouvrir ou fermer vos fenêtres à distance ou en fonction de la température extérieure. Par exemple, pendant l’été, si la nuit est plus fraîche, les fenêtres peuvent s’ouvrir automatiquement pour rafraîchir la maison sans avoir de climatisation.

De plus, il est possible d’équiper les fenêtres d’une alarme pour prévenir les intrusions, ce qui permet non seulement d’améliorer la sécurité, mais aussi de réaliser des économies.

2- LE VERRE INTELLIGENT

Il est désormais possible de contrôler l’opacité du verre à distance. Imaginez ne plus avoir besoin de rideaux, tout en bloquant jusqu’à 98 % des rayons ultraviolets et en empêchant l’entrée de la chaleur.

Ce type de verre améliore la sécurité, élimine la poussière des rideaux, et peut être utilisé pour les fenêtres extérieures, les salles de bain, les cloisons, les portes d’entrée, les verrières et même les toits en verre.

Il est également idéal pour les salles de conférence dans les bureaux. Grâce au vitrage électrochrome, vos fenêtres se teintent automatiquement dès l’apparition du soleil, sans que vous ayez à fermer les volets.

Le fonctionnement est simple : un courant électrique permet de contrôler l’opacité du verre via un interrupteur mural, un téléphone intelligent, ou un système domotique avec détecteur de température.

Bien que la technologie des fenêtres intelligentes se répande, son coût reste élevé en raison des matériaux spécialisés utilisés.

Source : Ghislain Larochelle, Journal de Montréal, cahier habitation, 21 septembre 2024, p3


Ygreck, et ses perles de septembre

Actualités

Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles de septembre, publiées dans le Journal de Montréal.



Les fameuses retombées économiques…

Opinion

Subvention ici, subvention là, qu’on sème à tout vent avec, en finale, la phrase magique « Ça va rapporter gros, avec les retombées économiques ».

On l’entend souvent celle-là, 5-7 millions $ pour les King de Los Angeles, 6,5 millions $ pour la Coupe des Présidents, 480 000 $ pour la confrontation des quatre nations, l’hiver prochain. La liste est longue.

Quant à la phrase magique des retombées économiques, personne, je dis bien, personne ne peut nous expliquer comment ils font pour calculer et en arriver à un montant qui devrait dépasser de beaucoup le montant de la subvention. Faites-moi rire !

On doit gober tout ça alors qu’on nous dit que l’argent se fait rare ?

Ils en arrivent à ce montant avec quel outil de mesure ? Récemment, à la radio, la question a été posée mais la réponse était évasive. Un chiffre donné comme ça pour faire avaler la pilule.

Ça ne fait pas sérieux.

Et qui, au bout de l’exercice, va encaisser le fric ? Les commerçants profiteurs qui vont vendre les hot-dogs 10 $ pièce, accompagné d’une bière locale à 13 $. C’est ce qu’on nous rapportait dans le cadre de la Coupe des Présidents qui se tenait en fin de semaine dernière à l’Île-Bizard. À ce prix-là, on peut parler de retombée économique évidente, même sans subvention.

Qui a réellement profité de l’événement subventionné ? Ceux qui n’ont absolument pas besoin de notre argent.

En passant, vous avez vu les objets promotionnels en vente lors de cet événement. Rien en français. Pas d’accent sur MONTREAL et aussi sur QUEBEC sur les chandails. Avez-vous eu connaissance d’une quelconque levée de boucliers ?

Je n’ai pas entendu ou vu une seule phrase qui en a fait état.

Pathétique ! Essayez ça ailleurs au Canada…


Un pan de notre histoire : Les ravages de la poliomyélite au Canada

Histoire

Les autorités sanitaires palestiniennes ont détecté cet été des échantillons de poliovirus dans les eaux usées des villes de Khan Younes et de Deir al-Balah, au centre de l’enclave côtière de Gaza. Le vendredi 16 août, on annonçait un premier cas de polio, un bébé de 10 mois. Évidemment, depuis le début du conflit militaire, la vaccination est arrêtée sur le territoire et l’on constate une dégradation des conditions d’hygiène, ce qui favorise la circulation du virus.

Cette nouvelle d’actualité nous rappelle la triste épidémie de poliomyélite qui a fait rage au pays dans la première moitié du siècle dernier.

UNE ÉPIDÉMIE AU CANADA

Le 14 septembre 1946, le quotidien Le Canada titrait en première page « Mesures insuffisantes contre la polio […] ».

Cet automne-là, l’hôpital Sainte-Justine déborde de petits patients infectés par le virus de la poliomyélite. Les Montréalais s’insurgent de la mollesse de l’administration municipale pour combattre une des pires épidémies de paralysie infantile de l’histoire.

La Chambre de commerce des jeunes demande de créer sur le champs des hôpitaux temporaires pour accueillir les petits malades.

Les hôpitaux débordent, les enfants souffrant de poliomyélite sont entassés (ou « parqués » comme dirait un des observateurs qui témoigne dans le journal, M. Jules Trudeau) dans des salles, des corridors et même dans des cages d’escaliers. Partout où les patients sont massés, l’atmosphère est quasi irrespirable, les pleurs et les cris sont difficiles à supporter même pour les plus endurcis.

Les garde-malades ont beau se démener dans tous les sens, il manque d’espace. Comme quoi la capacité de nos hôpitaux à répondre aux crises épidémiques ne date pas d’hier.

Outre le découragement des médecins, certains affirment que la guérison est beaucoup plus lente qu’ils le pensaient, voire presque impossible, dans de telles conditions.

On sait aujourd’hui que le virus se transmet par les selles ou les sécrétions, que la majorité des gens infectés ne développent que peu de symptômes. Cependant, si le virus attaque les cellules nerveuses contrôlant les muscles, la maladie provoque des paralysies et si les voies respiratoires sont touchées, c’est souvent la mort.

En 1946, le Québec, encore ignorant de ces futures découvertes, traverse la plus sérieuse épidémie de polio de son histoire.

LA PETITE HISTOIRE DE LA POLIO

Certains dessins de l’Égypte ancienne ou descriptions de médecins comme Hippocrate laissent à penser que la poliomyélite existait déjà à l’antiquité. Il faut pourtant attendre au 18e siècle pour lire une première description scientifique de la maladie.

On l’appelait à l’époque la maladie de Heine-Medin, mais aussi la paralysie infantile, parce que le virus affectait surtout les moins de 5 ans. Par contre, plus la maladie était contractée tôt dans la vie, moins les conséquences étaient importantes et l’infection immunisait la victime de façon permanente.

Ironiquement, l’amélioration de la salubrité des villes au début du 20e siècle a diminué les risques d’exposition au virus, mais a également réduit les chances de gagner l’immunité naturelle.

C’est en 1910 qu’un premier cas de polio est recensé officiellement au Canada. Les cas se sont multipliés par la suite. De nombreux malades ont gardé des séquelles sévères comme des déformations physiques ou une paralysie motrice permanente; d’autres n’ont pas survécu.

Le virus de la polio a certes affecté surtout les enfants, mais il n’a pas touché que les plus jeunes. Franklin Delano Roosevelt, qui est devenu plus tard président des États-Unis, a contracté la maladie à l’âge de 39 ans. Il en a gardé une paralysie du bas du corps.

ARMES POUR COMBATTRE LE VIRUS

Les médecins de l’époque essaient toutes sortes de traitement pour combattre le virus. Ils tentent des traitements par courant électrique dans l’anus, des lavements à la caféine et même des applications de la bonne vieille mouche de moutarde pour soigner l’infection, mais rien n’y fait.

On ira même jusqu’à asperger d’immenses quantités d’insecticides dans les villes pour tuer le virus. Après tout, si ces produits chimiques tuent les insectes, ils affecteront sûrement le virus. Mais rien ne fonctionne, le bon vieux lavage des mains reste encore la meilleure stratégie pour limiter la propagation.

En 1927, des chercheurs de la Harvard Medical School proposent une machine pour sauver les malades dont les muscles respiratoires sont touchés. Ils créent un premier ventilateur respiratoire électrique, qu’on appellera le poumon d’acier, pour faire respirer les patients les plus affectés.

D’ailleurs, le Canada en commandera des milliers. On réalise aussi que les malades sont soulagés quand ils sont immergés dans des courants d’eau chaude (température de 34 degrés).

La première tentative d’un vaccin contre la polio date de 1935. Au début des années 1950, des chercheurs américains vont réussir à cultiver le virus à partir de tissus humains, ce qui permet à Jonas Salk de développer un premier vaccin en 1952. Ce vaccin, qui utilise une souche inactivée du virus, est officialisé en 1955 après avoir été testé sur plus de deux millions de jeunes Américains.

Deux ans plus tard, un deuxième vaccin contre la polio vient s’ajouter à l’arsenal pour combattre la maladie. Ce vaccin du chercheur Albert Sabin est administré par voie orale, il est efficace, peu coûteux et surtout plus facile à administrer.

Au Canada, c’est en 1953 que la polio fait le plus de victimes. Les campagnes de vaccination massives vont d’ailleurs commencer au pays cette année-là. Après des décennies de combats par la santé publique, la maladie sera complètement éradiquée en 1994 au Canada.

Aujourd’hui, la polio fait encore des victimes dans des pays comme l’Afghanistan, le Pakistan, le Yémen et le Nigéria.

Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier Weekend, 7 septembre 2023, p82


Une pointe d’humour, pour les plus de 55 ans…

Humour

Qu’on le veuille ou non, le compte à rebours est commencé. Dans la normalité de la vie, il nous reste moins de temps pour en profiter, mais si en plus, on reste en santé, l’image qui suit vous fera sourire. Prions en chœur…


Des solutions au jaunissement ?

Trucs et astuces

Une nappe blanche ne reste jamais blanche très longtemps ! Pour lui redonner un petit air de jeunesse, faites-la tremper toute une nuit dans de l’eau chaude additionnée d’une petite bouteille d’eau oxygénée ou de 3 à 4 cuillérées à soupe de crème de tartre. Ensuite, lavez-la à la machine avec votre détergent habituel. Parole de madame Chasse-Taches.

Après un certain temps, les voilages blancs jaunissent ou deviennent grisâtres.

Après le lavage dans une eau chaude savonneuse, ajoutez 30 ml (2 c. à soupe) de fécule de maïs et 250 ml (1 tasse) de lait en poudre à l’eau de rinçage des rideaux lavés à la main dans la baignoire. Suspendus au soleil, les rideaux grisâtres blanchiront tout en conservant une belle tenue.

Pour empêcher les dentelles de jaunir, emballez-les dans du papier de soie bleu, réputé pour protéger les tissus délicats du jaunissement, et amidonnez-les légèrement.

ET SI LA LUNE FAISAIT LE TRAVAIL

Une vieille croyance assure qu’étendre le linge blanc sur la corde à linge durant les nuits de pleine Lune blanchirait les vêtements jaunis. Les vertus de la brillance de la Lune seraient même plus bénéfiques que celle du Soleil pour blanchir les tissus. C’est à tester en se croisant les doigts !

ET LA MÉLAMINE JAUNIE

Généralement, un nettoyage avec du bicarbonate de soude, une eau tiède et une éponge suffisent à bien nettoyer la surface des armoires. Par contre, il est très difficile de blanchir la bande de ruban adhésif qui contourne les armoires.

Vous pouvez décoller assez facilement ces bandes en les réchauffant avec un séchoir à cheveux et poser de nouvelles bandes adhésives. Par contre, c’est un gros travail.

Sinon, essayez ce truc qui fonctionne sur les bandes légèrement jaunies. Appliquez avec un pinceau une crème révélatrice capillaire contenant 40 volumes de peroxyde (en vente dans les grands magasins, dans les pharmacies et dans les magasins spécialisés en coiffure).

Si possible, laissez reposer une à deux heures au soleil. Sinon, laissez le produit agir 3 à 4 heures. Les bandes jaunies par le temps qui passe blanchiront grandement.

MÊME LES ONGLES JAUNISSENT

Deux solutions peuvent régler le problème :

Frotter les ongles jaunis avec un quartier de citron puis les plonger dans un bain de lait chaud ou laisser tremper les ongles dans un verre d’eau additionné de deux comprimés de nettoyant pour prothèses dentaires.

Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 31 août 2024, p11


Contourner l’affichage en français au Québec

Langue française

Voici deux vitrines commerciales à Candiac sur la Rive-Sud de Montréal. Il n’y en a pas beaucoup, parce que je débute ma banque de photos. J’y reviendrai à l’occasion sur ce blogue.

Toujours à Candiac, je me demandais ce que voulait dire l’affiche directionnel « TOC de la gare » qu’on peut voir un peu partout dans la ville pour un secteur à qui on veut donner une certaine vocation autour de la gare. J’ai eu ma réponse grâce à l’intelligence artificielle. Les lettres TOC veulent dire Transit-Oriented Development. C’est pas beau ça ? Une façon de contourner la loi au Québec parce qu’on n’a aucunement fait un petit exercice tout simple et évocateur pour franciser le terme.