Précisions sur l’exigence de l’enregistrement des visiteurs aux USA

Nouvelles

Message de l’Association canadienne des snowbirds (CSA), concernant les nouvelles mesures d’enregistrement pour les visiteurs de plus de 30 jours aux États-Unis. Le formulaire I-94.

Le département de la Sécurité intérieure des États-Unis (Homeland Security) a fourni des précisions sur l’exigence d’enregistrement imposée par le décret Protecting the American People Against Invasion (Protéger le peuple américain contre les invasions) promulgué par le président Trump.

À compter du 11 avril 2025, tous les visiteurs canadiens aux États-Unis âgés de 14 ans et plus qui ne se sont pas vu délivrer de formulaire électronique I-94 devront s’enregistrer auprès du gouvernement fédéral américain s’ils séjournent aux États-Unis pendant 30 jours ou plus. En général, les citoyens canadiens qui se rendent aux États-Unis par avion reçoivent automatiquement un formulaire électronique I-94 et sont donc déjà considérés comme enregistrés. Toutefois, s’ils arrivent aux États-Unis par un point d’entrée terrestre, il est possible qu’ils ne reçoivent pas de formulaire électronique I-94 et ils devront donc s’enregistrer auprès des services de citoyenneté et d’immigration des États-Unis (U.S. Citizenship and Immigration Services — USCIS).

Il est conseillé aux snowbirds de vérifier si un formulaire électronique I-94 leur a été délivré à leur arrivée aux États-Unis. Prenez note qu’il ne s’agit pas de votre « historique de voyage ». Pour ce faire, visitez le https://i94.cbp.dhs.gov/home.

Sélectionnez « Get Most Recent I-94 », acceptez les conditions de service, puis entrez vos informations de voyageur, soit vos nom et prénom, votre date de naissance, votre pays de citoyenneté et votre numéro de document (numéro de passeport).

Si votre dernier I-94 s’affiche, vous n’avez aucune autre mesure à prendre. Un formulaire électronique I-94 signifie que vous êtes déjà enregistré auprès du gouvernement fédéral américain. Les snowbirds canadiens devront imprimer leur dernier formulaire I-94 et le conserver sur eux comme preuve d’enregistrement et d’entrée légale aux États-Unis.

Si un formulaire électronique I-94 n’a pas été délivré pour votre dernière entrée, vous devrez soumettre le formulaire G-325R à l’USCIS. Voici comment procéder :

1)   Créez un compte USCIS au https://my.uscis.gov. Vous trouverez les directives de création d’un compte USCIS au https://www.uscis.gov/file-online/

2)   Remplissez une version électronique du formulaire G-325R, Biographic Information (Registration). Ce formulaire doit être soumis en ligne via un compte en ligne USCIS. Il ne peut pas être soumis par courrier ni en personne. Vous devrez y inscrire votre nom légal complet, vos date et lieu de naissance, vos date et lieu d’entrée aux États-Unis, votre adresse actuelle et vos coordonnées, votre statut d’immigrant et vos antécédents criminels (s’il y a lieu).

3)   Une fois que vous vous serez inscrit, l’USCIS affichera un avis (USCIS Proof of G-325R Registration) qui fournira la preuve de votre inscription dans votre compte en ligne USCIS; vous pourrez y télécharger une version PDF de l’avis et l’imprimer. Les snowbirds canadiens devront imprimer leur preuve d’inscription G-325R (USCIS Proof of G-325R Registration) et l’avoir en leur possession comme preuve d’inscription.

Prenez note que les citoyens canadiens sont exemptés de l’obligation de donner leurs empreintes digitales (biométrie).

Comme nous l’avons mentionné dans notre dernier courriel aux membres, l’Association canadienne des « snowbirds » travaille activement avec les membres du Congrès et l’administration Trump à faire annuler cette exigence pour les citoyens canadiens. Nous sommes d’avis que ce décret concerne les personnes se trouvant actuellement en situation irrégulière aux États-Unis et ne devrait pas s’appliquer aux touristes canadiens qui y séjournent en vacances.

Nous tiendrons nos membres au fait des développements dès que nous aurons plus d’informations.

http://www.snowbirds.org


Réflexion d’une religieuse sur l’intelligence artificielle

Réflexion

Par ces quelques lignes, je ne prétends absolument pas me substituer à ceux qui sont spécialistes dans le domaine de l’IA ou faire des commentaires approfondis sur ce sujet, non, je veux simplement réfléchir sur le mot « intelligence »…

Parler d’intelligence, pour moi, c’est reconnaître cette faculté, dont l’humain est doté, comme étant un DON reçu de Dieu.  En effet, l’humain est doté de trois précieux dons : l’Intelligence, la Volonté et la Liberté qui le distinguent des autres créatures vivantes sur cette planète.

Parler d’intelligence artificielle, c’est se reconnaître égal à Dieu, avec le pouvoir de créer un être intelligent, ce qui, pour moi, est erroné et absolument pas le cas. Par le pouvoir que Dieu a donné à l’humain, il peut mettre au monde une créature humaine, mais celui qui transmet l’intelligence à cet être, c’est seulement Dieu.

L’humain, avec l’intelligence reçue de Dieu, a la faculté de penser, de dialoguer, d’entrer en relation avec d’autres humains, de réfléchir, de sentir….  Cette faculté reçue, dès la naissance, se développe pendant la croissance et acquiert du savoir qui lui permet de mettre au service des autres, ses compétences et ses expériences.

Ceci dit, l’Être humain, par son savoir développé, avec l’intelligence qu’il a reçue, peut inventer une technologie très avancée, capable de le remplacer même en certaines fonctions et pouvoir être aussi plus performant et précis, car, par sa programmation, l’IA exécute exactement ce qui lui a été programmé, sans distractions, ni tremblements. 

Toutefois, on ne peut pas parler d’intelligence artificielle, car la technologie n’a pas la faculté de réfléchir, ni de penser, ni de raisonner, ni de sentir. Elle exécute exactement ce qui a été programmé et n’est pas doté d’initiatives propres.

L’intelligence, est la faculté qui permet à l’humain d’AIMER, d’être sensible à la souffrance des autres, comme aussi participer et être sensible aux joies, ce qu’un robot, ne pourra jamais transmettre. 

Une technologie, même la plus performante et perfectionnée qui puisse exister, n’aura jamais la volonté de prendre une décision, ni la liberté de choisir quoi que ce soit; elle sera toujours soumise à une exécution programmée.

Alors, arrêtons de vouloir égaler ou remplacer celui qui, seul, a le pouvoir de donner ce DON si précieux et soyons humbles et reconnaissants de ce que nous avons reçu gratuitement, sans privilège aucun, pour le mettre au service de l’humanité. 

Francesca, csc


Risque d’incendie : cinq conseils qui pourraient vous sauver la vie

Prévention

Un véritable fléau sévit au Québec : cinq personnes ont péri dans les flammes en quelques semaines puisque leur domicile n’était pas équipé d’un avertisseur de fumée fonctionnel. Voici ce qu’il faut savoir pour éviter cette erreur fatale.

« Malheureusement, nous ne sommes pas surpris, réagit Émilie Barbeau-Charlebois, cheffe de section au Service de sécurité incendie de Montréal (SIM). Dans notre dernier rapport d’activité, on mentionnait qu’il restait encore 20 % des logements sur le territoire de l’agglomération de Montréal qui n’ont pas d’avertisseur de fumée ou qui ne sont pas fonctionnels. »

VOICI LES MEILLEURS TUYAUX DU SIM POUR VOUS PROTÉGER CONTRE LES INCENDIES.

DES AVERTISSEURS AU LITHIUM

Tous les bâtiments construits avant 1985 et qui ne sont pas munis d’avertisseurs de fumée électriques doivent être dotés d’avertisseurs de fumée avec une pile au lithium inamovible.

« C’est la responsabilité du propriétaire de fournir un avertisseur de fumée au locataire et c’est au locataire de s’occuper de son entretien, note Mme Barbeau-Charlebois. Les citoyens sont invités à vérifier l’état de l’avertisseur à chaque changement d’heure. Après 10 ans, on doit le remplacer. »

UN AVERTISSEUR PAR ÉTAGE… AU MAXIMUM

Si votre maison comporte plus d’un étage, un avertisseur de fumée ne suffit pas. « Il faut qu’il y en ait un à tous les étages, sous-sol compris, parce qu’on veut une détection rapide pour que les gens puissent sortir le plus rapidement possible du bâtiment, enchaîne-t-elle. On recommande aussi très fortement que les personnes qui dorment la porte fermée aient un avertisseur dans leur chambre à coucher. »

LE BON EMPLACEMENT

Même si la technologie des avertisseurs de fumée s’est grandement améliorée ces dernières années, il est important de les placer au bon endroit pour éviter les désagréments. « L’endroit idéal, c’est le corridor adjacent aux chambres, pas trop près de la salle de bain, parce que la vapeur d’eau de la douche pourrait causer une alarme, explique Mme Barbeau-Charlebois. On doit le placer au plafond, à 10 pouces du mur. Il y a un dégagement à respecter pour que la fumée puisse être détectée. »

LE LAISSER EN PLACE

Beaucoup de gens ont l’habitude de retirer temporairement leur avertisseur de fumée lorsqu’il retentit, particulièrement pendant qu’ils cuisinent. Puisqu’un oubli est si vite arrivé, il s’agit d’une erreur à proscrire. « Il ne faut jamais le retirer lorsqu’il y a une détection qui ne nécessite pas l’évacuation, poursuit la porte-parole du SIM. On le laisse en place et on pèse sur le bouton pour l’éteindre. Il ne faut pas non plus le recouvrir si on fait des travaux ni le peindre. »

UNE STRATÉGIE D’ÉVACUATION CLAIRE

Une fois que vous vous êtes assuré que vos avertisseurs de fumée sont en règle, il suffit d’établir un plan d’évacuation clair avec les membres de sa famille… et de s’assurer que les issues de secours sont bien déneigées. « On choisit en famille un point de rassemblement devant notre demeure, où on va appeler le 911. Ce sera plus facile de déterminer s’il manque quelqu’un par la suite. »

Source : Félix Desjardins, Journal de Montréal, cahier CASA, 1er mars 2025, p11


Un pan de notre histoire : Exploités et réprimés : la grève de l’amiante de 1949

Histoire

En février 1949, l’air est lourd au Québec. Au fond des mines d’Asbestos et de Thetford Mines, la colère gronde sous la poussière. Une guerre est sur le point d’éclater entre les mineurs et les patrons de la Johns Manville. Ces hommes s’apprêtent à plonger dans un épisode sombre de l’histoire du Québec : la grève de l’amiante de 1949.

LES RAISONS DE LA COLÈRE

À la fin de 1948, les employés de la Johns Manville doivent renouveler leur contrat de travail. Cette compagnie américaine, la plus grande productrice d’amiante à l’époque, emploie des milliers de personnes au Québec. Les mineurs sont représentés par un syndicat affilié à la Confédération des travailleurs catholiques du Canada (CTCC, ancêtre de la CSN).

Le secteur de l’amiante est connu pour ses conditions de travail extrêmement difficiles. Les mineurs touchent 85 ¢ de l’heure et passent leur vie dans un nuage de poussière d’amiante qui les empoisonne à petit feu. Leurs exigences : une augmentation de 15 ¢ de l’heure, l’élimination de la poussière dans les usines et aux alentours, un droit de regard sur la gestion des usines pour leur syndicat (salaires, promotions, congédiements, etc.) et l’application de la formule Rand (une forme de sécurité syndicale qui rend les cotisations obligatoires pour tous les travailleurs, syndiqués ou non).

Les patrons offrent une augmentation de 5 ¢ l’heure et quelques autres améliorations, mais refusent d’appliquer la formule Rand et de reconnaître au syndicat un droit de regard sur la gestion de leur entreprise. Ces deux exigences en particulier vont vraiment braquer les patrons contre le syndicat.

Le 14 janvier, les négociations arrivent à une impasse. La loi exige d’aller en arbitrage. Toutefois, les mineurs en ont assez. Le processus est trop long et incertain. Surtout, ils se souviennent qu’à l’automne précédent, des « grèves sauvages » de quelques jours ont permis de faire des gains intéressants pour d’autres ouvriers.

C’est ainsi que, sans même se constituer un fond de grève, 5000 travailleurs de l’amiante décident de déclencher une grève générale illimitée de 13 février 1949.

GRÈVE ILLÉGALE, MAIS JUSTE

Les autorités dénoncent la grève. En effet, elle viole la loi qui exige d’aller en arbitrage. Refusant de céder, la Johns Manville embauche plus de 700 briseurs de grève, une pratique courante à l’époque. Le gouvernement de Maurice Duplessis appuie les patrons et envoie des policiers pour protéger les briseurs de grève.

La violence éclate. Le 21 février, le syndicat perd son accréditation. Malgré les difficultés, les ouvriers refusent de se laisser abattre par les menaces et les coups. La grève se poursuit. Le 14 mars, la voie ferrée de la compagnie est dynamitée par des grévistes.

Puis, coup de théâtre le 1er mai : l’archevêque de Montréal, Mgr Joseph Charbonneau, prononce un sermon où il prend officiellement parti pour les ouvriers. Il dénonce une « conspiration » de la part du gouvernement et de la compagnie « pour écraser la classe ouvrière ». Une quête est organisée dans tout le Québec pour soutenir les grévistes.

Les 5 et 6 mai, les ouvriers barricadent les entrées de la ville d’Asbestos pour bloquer les briseurs de grève. Plus de 200 policiers les affrontent. La violence est à son maximum. Les matraques cognent. Le gaz lacrymogène se répand. Le sang coule. Plus de 180 personnes sont arrêtées et menacées de poursuite en justice.

BILAN

Nombreuses seront les vies brisées à la suite de ce conflit. Bien que la grève prenne officiellement fin le 1er juillet, la nouvelle convention collective ne sera signée qu’en janvier 1950. Le résultat sera très décevant pour les travailleurs. Après cinq mois sans salaire, ils n’obtiendront qu’une augmentation de 10 ¢ de l’heure et un système de ventilation amélioré.

Cette grève marque la fin d’une vieille relation de collaboration entre l’Église et l’État du Québec. Pour beaucoup, cette grève incarne la brutalité des relations de travail sous Maurice Duplessis. Elle marque aussi l’apparition d’un nouveau genre de syndicalisme de combat, beaucoup plus puissant qu’autrefois. Cette grève s’inscrit enfin dans une longue série de bouleversements sociaux qui éclateront durent les années 1960 et 1970.

Source : Journal de Montréal, cahier weekend,15 février 2025, p73


Assez le niaisage !

Opinion

J’augmente, j’impose, je retire, je remets… « Face de beu » continue de faire les manchettes. Il voulait prendre le plancher à l’échelle mondiale, il l’a !

Mais nous, de notre côté, mis à part de parler, on ne fait pas grand-chose. Le seul premier ministre qui met ses culottes, c’est Doug Ford, de l’Ontario. Dès lundi prochain, il imposera une taxe de 25 % sur l’électricité que sa province fournit aux États limitrophes au sud de la frontière.

Il ajoute fermement que ce tarif restera tant et aussi longtemps que les surtaxes de « Face de beu » ne soient annulées complètement. Pas de niaisage, il prend une position ferme et sans équivoque.

Que font les autres ???

Trudeau, à la veille de disparaître, tente de se faire méchant. Trop peu, trop tard. Bah ! Une taxe sur quelques petits milliards de dollars maintenant, et on va attendre trois semaines pour taxer un plus gros montant.

Niaisage ! On taxe sur tout, comme le fait « Face de beu », jusqu’à ce qu’il arrête de gérer son pays comme un arriéré mental sénile.

Qui s’implique ? Nos citoyens qui ont le seul pouvoir de boycotter tout ce qui est USA et qui en abuse au-delà des espérances.

Legault, lui, ne fait pas trop de vagues. Il s’accroche à l’espoir que « Face de beu » revienne sur sa décision. Pas de position ferme. On fournit les États du Nord-Est en électricité, mais sans surtaxe. On attend quoi au juste. Aux États-Unis, la grogne envers « Face de beu » doit venir de l’intérieur. Il faut prendre la même position que Doug Ford et P-R-O-V-O-Q-U-E-R !

Mondialement, je regarde aller « Face de beu » et je ne peux m’empêcher de constater la grosse erreur de ce peuple, supposé puissant, a fait pour lui avoir donné le pouvoir. Une vraie girouette qui change d’idée au gré de son humeur lorsqu‘il saute du lit chaque matin.

Le triste constat c’est qu’il est dangereux et je sens que le pire est à venir sur cette planète, parce qu’il dépasse tout entendement. Selon les experts, des similitudes aux déclenchements des deux Grandes Guerres sont révélatrices.

Imaginez, il lui reste 46 mois de mandat pour marquer abusivement et négativement l’Histoire. 46 mois d’incertitudes et d’improvisation.


Un pan de notre histoire : Le premier match de hockey intérieur de l’histoire

Histoire

Dans le monde du hockey, la date du 3 mars 1875 est très importante. Ce jour-là, à 20h, deux équipes de hockey sur glace se sont affrontées sur la glace intérieure du Victoria Skating Rink. Il y avait déjà eu d’autres parties de hockey avant cette date, mais toujours sur des glaces extérieures.

Hockey sur glace 1875

Cette joute dans un aréna couvert avec des spectateurs à proximité a forcé les organisateurs à établir les premières règles du hockey sur glace. C’est donc ici, à Montréal, que se serait joué ce premier match historique.

L’invitation est lancée dans le journal The Gazette. On propose aux Montréalais de venir assister à un spectaculaire affrontement entre deux groupes de neuf athlètes particulièrement habiles.

La compétition est organisée par un étudiant en droit de l’Université McGill, James George Aylwin Creighton. Pour l’événement, il a sommairement fixé les premiers règlements pour encadrer la partie.

LES RÈGLES

Les règles établies en 1875 sont bien différentes de celles que l’on connaît aujourd’hui.

James George Aylwin Creighton

Par exemple, Creighton détermine que lors du début du match ou lors des reprises de jeu, l’arbitre devra déposer la rondelle sur la glace, mais les joueurs ne pourront y toucher, ils devront attendre patiemment le signal de l’arbitre avant d’essayer de s’en emparer.

Pour ce premier match intérieur, on troque la balle de crosse pour une rondelle en bois principalement pour ne pas fracasser les fenêtres du Victoria Skating Rink, mais aussi pour limiter les risques de blessures chez les spectateurs.

En guise de but, on avait fixé sur la glace deux grands bâtons de six pieds de haut, espacés d’un autre de six pieds de large. Il n’y avait pas de filet, mais on avait prévu de placer un gardien pour le protéger. À l’époque, les seules passes que les joueurs pouvaient faire étaient par l’arrière, comme au rugby.

Les premiers matchs d’exhibition de ces athlètes qui se battent pour s’emparer d’une minuscule rondelle avec un grand bâton de bois piquent la curiosité. Pour rendre les règles uniformes, ces passionnés de hockey sur glace vont se fier aux règlements de l’Association de hockey sur gazon d’Angleterre.

Cependant, Creighton et son groupe de mordus de hockey vont modifier ces règles au fil des parties pour les adapter au rythme extrêmement rapide des joutes sur glace.

Les premiers règlements connus et exclusifs du hockey sur glace seront publiés au cours de l’hiver 1877. On les appelle les règles de Montréal.

On peut donc dire que cette partie historique du 3 mars 1875 et cette codification des règles établies ici au Québec ont permis l’émergence du hockey sur glace et la naissance d’un élément identitaire de premier plan pour la culture québécoise.

James George Aylwin Creighton est considéré par plusieurs comme le « père du hockey sur glace ».

Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier weekend, 1er mars 2025, p70


Une bonne calculatrice dans la cuisine

Trucs et astuces

Au moment de préparer un plat, il peut être pratique et économique de remplacer certains ingrédients demandés dans la recette par d’autres ingrédients que vous avez sous la main dans votre cuisine. Voici quelques suggestions de madame Chasse-Taches, ainsi que les bonnes quantités requises.

DESSERTS SUCRÉS

  • Si vous manquez de carrés de chocolat non sucrés, remplacez chaque carré par 45 ml (3 c. à soupe) de poudre de cacao et 15 ml (1 c. à soupe) de graisse végétale.
  • Pour un chocolat semi-sucré, on devra ajouter 45 ml (3 c. à soupe) de sucre.
  • Il n’est pas recommandé d’utiliser des pépites de chocolat puisqu’elles contiennent moins de beurre de cacao que le chocolat de cuisson.
  • Voici un excellent substitut à 250 ml (1 tasse) de cassonade : 15 ml (1 c. à soupe) de mélasse mélangée à 250 ml (1 tasse) de sucre blanc.
  • Dans une recette, le sirop de maïs peut être remplacé par la même quantité de sirop d’érable.
  • Les céréales sucrées broyées peuvent devenir une excellente chapelure qui servira à confectionner les desserts et les abaisses de tartes. Pour la confection d’une tarte citronnée, utilisez une chapelure provenant de biscuits soda broyés.
  • On peut remplacer le babeurre par du yogourt nature ou fabriquer un substitut au lait de babeurre en mélangeant 15 ml (1 c. à soupe) de vinaigre ou de jus de citron à 250 ml (1 tasse) de lait. Laisser reposer quelques minutes avant de l’utiliser.

NOTES POUR TOUTES VOS RECETTES

  • On peut remplacer le jus de lime par du jus de citron, mais il est bon de se rappeler que 80 ml (1/3 tasse) de jus de lime équivaut à 125 ml (1/2 tasse de jus de citron. Réduire la quantité d’eau ou de liquide demandé dans la recette en fonction du changement de la quantité de jus d’agrumes.
  • Les tiges des oignons verts, communément appelés « échalotes », peuvent remplacer la ciboulette. Il suffit de les hacher finement.
  • Une cuillerée d’herbes fraîches équivaut à une cuillerée d’herbes séchées dont le parfum est plus puissant.

Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 8 février 2025, p16


L’affaire « Face de beu » – Zelensky

Actualités

Je vous partage cet article de Patrick Lagacé dans La Presse +

NDLR : Le nom Trump a été volontairement remplacé en « Face de beu », par moi.

« Je regarde en boucle cette empoignade « Face de beu » – Zelensky, l’exemple parfait du monde qui est désormais le nôtre où le noir est blanc, le vrai, faux et le mensonge, vérité.

J’ai rarement vu quelque chose d’aussi fou… Et d’aussi brutalement authentique.

Je regarde donc en boucle cette empoignade-embuscade. Et je pense aux mots de Zelensky. Non, pas ceux qu’il a prononcés vendredi, dans le bureau Ovale.

Ceux du 25 février 2022, au lendemain de l’invasion de la Russie. Dans ces heures sombres, personne ne donnait cher de la peau des Ukrainiens, tout le monde pensait que la Russie avalerait l’Ukraine sans problème… Kyiv devait tomber en quelques jours.

Et si Kyiv tombait, qu’est-ce qui attendait le président de l’Ukraine ?

La mort ou la prison dans une colonie pénitentiaire de Sibérie. Comme tous ceux qui défient Poutine.

Les États-Unis, alors dirigés par des gens sains d’esprit, ont offert d’évacuer le président Zelensky hors d’Ukraine.

Sa réponse ? « La bataille est ici, j’ai besoin de munitions, pas d’une évacuation. »

Et Zelensky est resté, il est là depuis trois ans, un politicien sans histoire jeté dans la gueule de l’Histoire, devenu l’incarnation de la résilience de son peuple agressé, martyrisé, violé, tué et estropié par les armées incompétentes du pays semi-développé voisin.

Et si l’Ukraine tombe et que Zelensky est fait prisonnier par les hordes de dégénérés qui peuplent l’armée russe, il va probablement lui arriver ce qui est arrivé à Jean Moulin dans ce train à destination de l’Allemagne.

La vérité a quand même ses droits : Zelensky est une figure héroïque, l’Ukraine démocratique est la victime d’une agression, la Russie est une dictature sanguinaire et Poutine est un salaud.

« Face de beu », lui, s’est inventé des douleurs au pied pour éviter d’être conscrit au Viêtnam, menteur à 20 ans comme à 80.

À la place de Zelensky, en ce 25 février 2022, « Face de beu » aurait fui Kyiv par le premier avion.

Toute la journée de vendredi, j’ai pensé à cette scène folle dans le bureau Ovale : Zelensky injustement traité comme un mendiant ingrat ; Zelensky, accusé de provoquer la Troisième Guerre mondiale.

On vit désormais dans ce monde-là, le monde à l’envers, un monde où les trumpistes passent le réel au Photoshop, où des putchistes sont des patriotes, où Zelensky est un dictateur, où les vaccins sont poison, où des contrôleurs aériens wokes causent des accidents d’avion, où le Canada est communiste, où la liberté est l’asservissement, où l’arbitraire est justice…

Le monde à l’envers, encore : Trump a ramené dans le bureau Ovale un buste de Churchill.

Churchill, crisse !

Sir Winston savait départager le mal et le bien, l’agresseur et l’agressé. Il aurait fait avaler son cigare à « Face de beu ».

Les États-Unis, naguère leaders du monde libre, comme le voulait la formule, sont en train de devenir une dictature. Ça arrive là, sous nos yeux, dans ce ralenti fulgurant qu’est l’actualité. On peine à se l’avouer.

On en a eu un autre exemple, vendredi, quand « Face de beu » a traité Zelensky comme un chef mafieux traite un restaurateur qui ne veut pas payer son pizzo, le pizzo étant ici les minéraux d’Ukraine.

Récemment, j’ai replongé dans 1984, ce roman qui décrit le monde à l’envers du totalitarisme : j’ai essayé d’y trouver des clés pour comprendre notre nouveau monde à l’envers…

Oui, bien sûr, bien sûr, dans 1984, il y a le slogan La guerre, c’est la paix, le ministère de l’Amour qui torture et la novlangue qui vide les mots de leur sens, au désespoir du narrateur-héros, Winston Smith, qui se rebelle en son âme et conscience contre la dictature du mensonge de Big Brother…

Mais il y a aussi ce passage : Le Parti disait qu’Océania n’avait jamais été alliée à Eurasia. Lui, Winston Smith, savait qu’Océania avait été alliée à Eurasia à peine quatre ans plus tôt. Mais où cette connaissance existait-elle ?

Et : Le Parti vous demandait de nier l’évidence de vos yeux et de vos oreilles. C’était leur ultime et leur plus essentiel commandement.

Et, ces mots (prophétiques) à propos de la guerre perpétuelle entre les trois entités dominantes du monde, Océania, Eurasia et Estasia : Tous les territoires disputés contiennent des minéraux de valeur…

Vendredi, donc : « Face de beu », grossier comme toujours. Qui réécrit l’Histoire. Qui parle à Zelensky, chef d’une démocratie, comme il ne parlerait jamais à un dictateur comme Poutine. Assisté en cela par son vice-président, insupportable caniche qui mordait le mollet de Zelensky pendant que son maître perdait les pédales. Ils s’y sont mis à deux, les sales.

Un moment d’infamie, pour paraphraser un président américain qui savait distinguer la tyrannie de la liberté.

Mais, aussi, un moment de pure authenticité…

Je parle de ce moment où Zelensky a cessé de danser sur le fil de fer diplomatique pour ménager le pitbull et la chèvre. Où il a dit, à la face de « Face de beu », de Vance et des trumpistes, que c’est bien dommage, mais le responsable de cette guerre, c’est la Russie, qui nous tue et qui nous martyrise…

Je parle de ce moment où Zelensky a osé la vérité, où le président ukrainien a dit l’évidence, où il a dit en levant le ton ce que le Winston Smith de 1984 a écrit tout bas dans son calepin : La liberté, c’est de pouvoir dire que deux plus deux font quatre. Tout le reste en découle.

En ces sales temps où il faut refuser de toutes nos forces l’absurdité du monde à l’envers, Zelensky est le véritable leader du monde libre.

C’est ce que je retiens de son passage à la Maison-Blanche, vendredi : son immense courage dans le refus des mensonges de l’agent russe qui joue le rôle du 47e président des USA. Ça lui coûtera peut-être la vie.

Et un jour, je l’espère, quand la vérité aura repris ses droits, c’est son buste à lui, Zelensky, qui trônera dans le bureau Ovale. »


Ygreck, et ses perles de février

Actualité

Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles de février, publiées dans le Journal de Montréal.



Un pan de notre histoire : l’aluminium, métal national du Québec

Histoire

La première usine d’aluminium, à Shawinigan, en 1901, a marqué le début d’une longue relation entre ce métal et le Québec industriel.

On trouve à Arvida, au Saguenay, le premier pont routier au monde entièrement construit en aluminium. Il a été reconnu par une association internationale de métallurgie comme l’un des 156 sites historiques d’une prestigieuse liste qui compte la tour Eiffel de Paris et la statue de la Liberté de New York.

« On peut presque dire que l’aluminium est le métal national du Québec », lance Lucie K. Morisset, professeure à l’UQAM qui connaît bien le métal le plus abondant de la planète, qui compose 8 % de la croûte terrestre.

Historienne de l’architecture spécialisée dans l’étude des villes et du patrimoine urbain, Mme Morisset rappelle que le Québec a tôt fait d’attirer l’attention des promoteurs industriels qui découvraient au début du 20e siècle le potentiel inouï de ce métal trois fois plus léger que l’acier.

PAS DE PÉPITES

Le problème de l’aluminium, c’est qu’il ne vient pas sous forme de pépites comme l’or ou les d’autres métaux. Il est toujours associé avec d’autres éléments dans un minerai. Le plus commun étant la bauxite. Pour l’extraire et en faire des lingots, il faut d’abord chauffer le minerai à très haute température, puis recueillir l’aluminium par électrolyse, ce qui requiert beaucoup d’énergie. On peut y arriver avec des hydrocarbures comme dans plusieurs pays, ou avec un courant électrique comme au Québec.

La première aluminerie (un mot inventé au Québec) n’a pas été inaugurée au Saguenay, mais en Mauricie. On est en 1901 et l’hydroélectricité en est à ses premières armes. Le transport d’énergie est encore embryonnaire, c’est la raison pour laquelle on doit installer l’usine à côté de la centrale.

C’est à partir de l’expertise acquise dans cette installation qu’on développera la « vallée de l’aluminium » au Saguenay-Lac-Saint-Jean. L’usine d’Arvida célèbre le centenaire de sa construction l’an prochain.

Alcan – aujourd’hui Rio Tinto – a eu carte blanche pour harnacher le bassin versant du lac en fonction de ses besoins. Ce réseau est le seul à échapper à ce jour au monopole d’Hydro-Québec dans les grands réservoirs.

QUELQUES CRISES

Assurant de nos jours 30 000 emplois au Québec, l’aluminium n’a pas toujours fait l’unanimité. Le développement de « lingots d’électricité », comme l’illustre le vétérinaire Daniel Martineau, a produit une immense quantité de polluants qui ont mené le béluga du Saint-Laurent au bord de l’extinction. Ce mammifère a développé des cancers qu’on a observés chez les humains de la vallée les plus exposés.

Durant les années 1940 et 1950, les travailleurs d’Alcan ont déclenchés plusieurs grèves importantes pour obtenir de meilleures conditions de travail.

Dans les années 1970 et 1980, des groupes environnementalistes ont voulu stopper l’expansion des alumineries en raison de la pollution de l’air et de l’eau.

Au cours des 25 dernières années, des citoyens se sont opposés aux projets d’expansion d’alumineries.

Il faut entre quatre et cinq tonnes de bauxite pour obtenir environ deux tonne d’alumine qui, à leur tour, donneront une tonne d’aluminium.

ARVIDA ÉTAIT PROTÉGÉE PAR 3000 SOLDATS ET DES CANONS

La Seconde Guerre mondiale fut la première guerre où le contrôle de l’air assurait le contrôle du champ de bataille. Pour répondre à la croissance exponentielle de la production aéronautique, l’aluminium devint un métal stratégique déterminant. Sa consommation mondiale augmenta de façon fulgurante.

L’invasion de la Norvège par les nazis s’expliquait en partie par sa production d’aluminium et de nickel. La majeure partie de la production d’aluminium de la France occupée fut détournée vers l’effort de guerre nazi. L’aluminium fut utilisé pour la construction des quelques 300 000 avions, produits par les États-Unis durant le conflit.

LE CANADA DEVIENT « L’ARSENAL DE L’EMPIRE »

La Grande-Bretagne dépendait alors des importations d’aluminium canadien pour répondre à ses besoins. L’aluminium était essentiel à la construction des chasseurs Spitfire et des Hurricane, qui s’opposèrent avec succès à la Luftwaffe pendant la bataille d’Angleterre.

Les industries minières et métallurgiques canadiennes ont apporté une contribution importante à la victoire alliée. L’industrie canadienne de l’aluminium, centrée au Québec, augmenta considérablement sa capacité de production.

L’usine d’Arvida au Lac-Saint-Jean se hissa au sommet de la production d’aluminium de la Seconde Guerre mondiale et fournit aussi 90 % de l’aluminium du Commonwealth. Les installations du Saguenay permettaient au Canada de fournir 40 % de la production totale d’aluminium des Alliés.

En 1942, l’usine d’Arvida était la plus importante au monde et elle maintint ce rang dans la production d’aluminium mondiale pendant plus de 30 ans.

ARVIDA, VILLE « FORTERESSE »

À cause de son rôle déterminant dans l’effort de guerre allié, son complexe de production d’aluminium devint le site ayant la plus haute défense militaire au pays. Une « ville secrète » protégée par un contingent de 3000 soldats et une batterie d’une trentaine de canons antiaériens.

Le gouvernement canadien a aussi fait construire la base aérienne de Bagotville pour défendre le complexe aluminier et les centrales hydroélectriques de la région contre les attaques de potentiels bombardiers allemands à très long rayon d’action.

Un escadron de chasseurs Hurricane en « duraluminium » fabriqués à Thunder Bay y était stationné en permanence pour protéger la zone. La base servait aussi à l’entraînement des pilotes du Commonwealth.

ALU EN « PAILLETTES », ARME SECRÈTE

L’aluminium fut également utilisé de manière plus surprenante comme contre-mesure électronique sous la forme de ballots de « paillettes » lancés par des bombardiers. La Royal Air Force utilisa pour la première fois ce nouveau dispositif secret lors de son bombardement de Hambourg en 1943.

Des paquets de plus de deux mille bandes de feuilles d’aluminium ont brouillé les radars défensifs allemands, aveuglant ainsi le système d’alerte de la ville : Hambourg fut réduite en cendres et seule 12 bombardiers britanniques sur les quelques centaines engagés furent perdus.

Les raids successifs infligèrent de graves dommages à la production allemande d’armement, mais aussi d’épouvantables pertes civiles, tuant environ 37 000 personnes et détruisant 60 % des maisons de la ville.

Source : Mathieu-Robert Sauvé et Normand Lester, Journal de Montréal, cahier weekend, 15 février 2025, p68 et 69


Pourrez-vous bientôt chauffer votre maison avec votre véhicule électrique ?

Technologies

Alors que le Québec cherche aujourd’hui à augmenter massivement sa production d’électricité, les batteries intégrées dans les véhicules pourraient représenter autant d’opportunités de dégager de la marge de manœuvre pour Hydro-Québec. On en discute avec Pierre-Olivier Pineau, titulaire de la Chaire de gestion du secteur de l’énergie de HEC Montréal.

Dans son plan de mise en œuvre 2024-2029 de sa politique-cadre en matière de lutte contre les changements climatiques, le gouvernement québécois s’est donné comme objectif d’avoir 2 millions de véhicules électriques sur les routes d’ici 2030, ce qui pourrait représenter une réelle opportunité pour la société d’État, selon le professeur.

« Quand on achète une voiture électrique, on achète une capacité de stockage incroyable, ça pourrait représenter plus d’une journée de consommation pour une résidence. Ce serait complètement absurde, au niveau québécois, de ne pas en profiter », insiste Pierre-Olivier Pineau.

COMMENT ÇA MARCHE ?

Pour pouvoir utiliser la batterie de son véhicule pour chauffer son logement ou alimenter certains appareils, comme le réfrigérateur ou la laveuse, il faut à la fois posséder une borne permettant le charge bidirectionnelle, et un véhicule adapté à ce type d’échange d’électricité avec la maison.

Certains rares manufacturiers produisent des bornes de recharge bidirectionnelle, comme l’entreprise québécoise DCBEL, mais leur coût plus important, jumelé au fait que ce ne sont pas tous les véhicules qui sont compatibles, représentent les freins principaux au déploiement de cette technologie.

Pourtant, ses avantages seraient indéniables selon Pierre-Olivier Pineau, en particulier lors des pointes de consommation d’électricité, soit en matinée ou en fin de journée pendant les grands froids.

Elles représentent de véritables défis pour la société d’État, puisqu’elle doit s’assurer d’avoir des infrastructures qui permettent de fournir à la demande, même si ces pointes demeurent rares. Par exemple, durant toute l’année 2023, il y a seulement eu une centaine d’heures qui ont requis 20 % de la capacité totale d’Hydro-Québec, soit 1,1 % de l’année, comme indiqué dans l’édition 2025 de l’État de l’énergie du Québec. Maintenir ces infrastructures pour une si courte période est très coûteux.

« Mais si les gens qui ont des véhicules électriques pouvaient, à 7h le matin, prendre 10 ou 15 kilowattheures de leur voiture, ça pourrait faire en sorte que leur maison ne consomme rien du réseau. Et pour Hydro-Québec, ça a une très grande valeur, un effacement de cette ampleur-là », poursuit le professeur.

STRATÉGIE PAYANTE

Ce type de stratégie peut également être payant pour les consommateurs qui sont inscrits au tarif Flex D ou au service de maison intelligente Hilo, puisqu’ils peuvent diminuer leur consommation pendant les pointes en utilisant l’électricité fournie par leur véhicule, et ainsi faire des économies.

La recharge de leur véhicule pourrait alors se réaliser à l’extérieur de ces périodes de pointe, par exemple pendant la nuit. Enfin, il serait aussi possible d’utiliser une batterie résidentielle installée chez soi de la même façon.

HYDRO-QUÉBEC AUX AGUETS

De façon plus générale, ce type de technologie pourrait également permettre de distribuer de l’électricité dans l’ensemble du réseau d’Hydro-Québec, en échange par exemple de compensations.

Théoriquement, un million de véhicules électriques pourraient fournir environ 7000 mégawatts de puissance à la pointe, soit plus de quatre fois la puissance installée du complexe de la Romaine, soulignait Hydro-Québec par courriel.

Ce type d’échange d’électricité avec le réseau de la société d’État n’est pas encore possible, mais certains tests concluants ont déjà été réalisés. « Si on regarde dans un avenir assez rapproché, disons dans les prochaines années, on peut imaginer que c’est quelque chose qui, on espère, va pouvoir se développer », indique Louis-Olivier Batty, porte-parole chez Hydro-Québec.

Source : Gabriel Beauchemin, Journal de Montréal, cahier CASA, 22 février 2025, p5


Aide-mémoire fiscal

Fiscalité

C’est le moment de l’année où vous devez remplir vos déclarations de revenus. Voici une liste des principales mesures fiscales offertes par les deux paliers gouvernementaux. Elle vous aidera à maximiser les montants, crédits et déductions auxquels vous avec droit.

Depuis l’année dernière, certaines modifications fiscales ont été apportées par le gouvernement provincial, Pour l’année 2024, le taux de crédit d’impôt pour le maintien à domicile des aînés a été augmenté, passant de 37 % à 38 %.

Plusieurs crédits d’impôt ont été bonifiés, notamment le montant accordé en raison de l’âge et le montant pour personne vivant seule. En raison de l’indexation du régime d’imposition, le seuil de réduction de certains crédits d’impôt a également été augmenté.

BESOIN D’AIDE ?

En cas de doute au moment de remplir vos déclarations de revenus, consultez un professionnel. Autre possibilité : utilisez le Service d’aide en impôt – Programme des bénévoles, offert gratuitement aux personnes admissibles par certains organismes communautaires. Informez-vous auprès du Centre bénévole ou de l’ACEF le plus près ou visitez le revenuquebec.ca/benevoles.

VOICI UNE LISTE NON EXHAUSTIVE DE CERTAINES DÉDUCTIONS ET CRÉDITS À NE PAS OUBLIER

AU FÉDÉRAL

  • Déductions : régimes de pensions agrées, REER, montant de pension fractionné, etc.
  • Déduction pour produits et services de soutien aux personnes handicapées.
  • Montant en raison de l’âge.
  • Montant pour époux ou conjoint de fait.
  • Montant pour une personne à charge admissible.
  • Montant pour revenu de pension.
  • Montants transférés de votre époux ou conjoint de fait.
  • Montant canadien pour emploi.
  • Crédit canadien pour aidant naturel.
  • Crédit d’impôt pour personnes handicapées.
  • Mesures fiscales pour frais médicaux.
  • Crédit d’impôt pour la rénovation d’habitations multigénérationnelles.
  • Dépenses pour l’accessibilité domiciliaire.

AU QUÉBEC

  • Déductions (par exemple : cotisation RRQ, perte de valeur des placements, montants transférés, REER, revenus de retraite transférés, etc.).
  • Montant accordé en raison de l’âge ou pour personne vivant seule ou pour revenu de retraite.
  • Montant pour déficience grave et prolongée des fonctions mentales ou physiques.
  • Frais pour soins médicaux non dispensés dans votre région.
  • Crédit d’impôt pour frais médicaux.
  • Crédit d’impôt pour soutien aux aînés.
  • Crédit d’impôt pour solidarité.
  • Crédit d’impôt pour prolongement de carrière.
  • Crédit d’impôt pour maintien à domicile des aînés.
  • Crédit d’impôt pour personne aidante.
  • Crédit d’impôt pour frais engagés par un aîné pour maintenir son autonomie.
  • Subvention pour aînés relative à une hausse de taxes municipales.
  • Compensation financière pour maintien à domicile.

Source : Revue Virage, FADOQ, printemps 2025, p72