Un pan de notre histoire : La bataille de Trois-Rivières de 1776. L’écrasante défaite des troupes américaines qui ont tenté d’envahir le Québec

Histoire

Nos voisins américains n’ont pas obtenu leur souveraineté par référendum, mais plutôt après 14 longues années des combats armés.

On sait que cette Révolution américaine a dépassé les frontières des États-Unis pour toucher Montréal et Québec, mais on oublie souvent que ces révolutionnaires se sont aussi battus pour prendre Trois-Rivières en 1776.

CONTEXTE HISTORIQUE

Au printemps de 1775, les colonies américaines rebelles décident de se constituer une véritable armée. La première grande campagne de cette nouvelle armée sera l’invasion de la province de Québec. Avant de nous envahir par la force, plusieurs émissaires de la cause révolutionnaire, comme Benjamin Franklin, sont envoyés au Québec pour tenter de nous convaincre de nous joindre à leur mouvement d’insurrection contre la couronne britannique.

Cependant, devant la tiédeur des Canadiens, les Américains changeront de stratégie. Ils déploieront leurs troupes pour occuper le Québec et tenter de chasser l’armée britannique.

Une première division dirigée par le général Benedict Arnold prend la direction du nord, passe par le Maine et entre dans la province par la Chaudière. Une deuxième division sous les ordres du général Richard Montgomery passe par l’Hudson et le Richelieu.

Arrivé sans trop de résistance aux portes de Montréal, Montgomery somme les Canadiens de capituler. À l’intérieur des fortification montréalaises, le gouverneur britannique, Guy Carleton, est bien conscient qu’il ne peut arrêter l’invasion avec sa poignée de soldats.

Le 11 novembre 1775, l’avancée des troupes du Congrès continental force le gouverneur général à quitter Montréal.

Il fuit en douce par le fleuve en chaloupe, costumé en paysan, pour déjouer les sentinelles américaines. Le commandement britannique abandonne donc complètement Montréal et se replie derrière les remparts de la ville de Québec.

À seulement 150 km de là, les notables de Trois-Rivières sont soucieux de voir leur ville détruite éventuellement par le passage de l’armée américaine. Ils dépêchent des notables trifluviens à Montréal et offre leur ville aux Américains avant même l’arrivée des troupes chez eux.

Quelques semaines plus tard, les Américains se sentent prêts à porter le coup de grâce à la jeune colonie britannique.

L’assaut contre Québec est donné à 4 heures du matin, le 31 décembre 1775, en pleine tempête de neige. Les troupes américaines rencontrent alors une résistance surprenante et l’attaque de révolutionnaires se termine par un échec cuisant.

Affaiblis par l’hiver rigoureux, les maladies et le manque de ravitaillement, les Américains se retirent et quittent Québec, mais pas le territoire de la province de Québec. En effet, le 8 février 1776, un détachement de soldats américains s’installe à Trois-Rivières. Il y passe plus de trois mois.

Ce fut un hiver extrêmement difficile pour cette centaine de soldats laissée en terre trifluvienne. À la fin de l’hiver, la poignée de soldats est informée qu’une flotte britannique de plus de 10 000 hommes vient d’arriver en renfort dans le Saint-Laurent. Les soldats américains plient bagage, quittent Trois-Rivières et se replient plus en amont sur le fleuve.

BATAILLE DE TROIS-RIVIÈRES

En fait, le général Sullivan, qui commande les troupes américaines, croit que ce repli sera temporaire. Selon lui, il pourra facilement reconquérir Trois-Rivières un peu plus tard et ainsi couper la stratégique route Montréal-Québec aux troupes du roi. Toutefois, le général américain est mal informé, Trois-Rivières est désormais bien défendue et sera à partir du printemps 1776 beaucoup plus difficile à reprendre.

Sullivan somme le brigadier général Thompson d’attaquer Trois-Rivières avec un contingent de 1800 soldats. Il est loin de se douter que pendant ce temps-là, le gouverneur général britannique a fait débarquer à proximité de Trois-Rivières une division entière de son armée.

Les Américains conduits par un marchand de Louiseville et un cabaretier de Yamachiche traversent le lac Saint-Pierre durant la nuit du 7 au 8 juin 1776. À la Pointe-du-Lac, il croise par hasard la route d’Antoine Gauthier et le force à les guider dans la pénombre vers Trois-Rivières.

Gauthier a juste le temps de prendre chez lui des vêtements chauds et de demander discrètement à son épouse Marie-Josephte Girard d’avertir le capitaine de milice qu’il est forcé de guider les Américains vers la ville.

Cette information stratégique transmise par Marie-Josephte Girard est cruciale dans le déroulement des opérations militaires, parce qu’une fois informé, le colonel Fraser de l’armée britannique réveille un maximum de soldats.

Autour de quatre heures du matin, ses troupes appuyées par la milice locale du général Tremblay et du chevalier Niverville ont réussi à rassembler presque 1100 soldats.

Ils peuvent donc se positionner stratégiquement durant la nuit pour attendre l’arrivée des soldats américains.

Le matin du 8 juin, le chevalier de Niverville et une poignée de miliciens font prisonnier Antoine Gauthier et l’avant-garde des troupes américaines. Tout est en place, les effectifs qui défendent Trois-Rivières sont parfaitement embusqués quand les soldats révolutionnaires se pointent le bout du nez, ils sont canardés pendant deux heures.

Un feu nourri de balles et de boulets de canon vient des positions au sol, mais aussi des bâtiments ancrés sur le fleuve. Désorganisés et surtout mal positionnés, les Américains subissent des pertes importantes. Thompson tente de restructurer son armée, sans succès, la supériorité numérique et logistique des Britanniques scelle le sort de la bataille de Trois-Rivières.

CONSÉQUENCE DE LA BATAILLE

La défaite des Américains à Trois-Rivières est écrasante. Thompson, son adjoint, le colonel Irwin, ainsi que 200 hommes sont capturés. Les survivants battent en retraite par les bois vers Louiseville, puis vers Montréal.

La bataille de Trois-Rivières fera près de 300 morts et blessés dans le camps américain tandis qu’on rapporte que quelques blessés et aucun mort dans les troupes qui défendent Trois-Rivières.

Cette défaite marque la fin des espoirs américains de s’emparer du Canada et de rallier les Canadiens francophones à leur cause. Les pertes humaines et matérielles sont lourdes et l’expédition canadienne, initialement perçue comme une extension naturelle de la guerre d’indépendance, se transforme en un fiasco stratégique.

Pour les Britanniques, la victoire de Trois-Rivières est décisive. Elle permet au gouverneur Carleton de consolider sa position et de préparer la contre-offensive qui reconduira les Américains hors du Québec.

Sur le plan stratégique, la bataille de Trois-Rivières démontre les difficultés logistiques et les défis de coordination auxquels sont confrontées et les forces révolutionnaires américaines en territoire hostile et éloigné de leurs bases d’approvisionnement.

Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier Weekend, 29 juin 2024, p70


Des conseils pour traiter ses meubles en bois

Trucs et astuces

Qui d’autre que madame Chasse-Taches peut vous faire bénéficier de ses trucs et astuces. Selon l’âge du meuble, il faudra adapter les soins à lui apporter.

  • Un meuble centenaire se déplace par son point le plus fort. Une table, par exemple, doit être soulevée par les pattes et non par le dessus. On lève aussi une chaise par le siège et non par le dossier. Il faut porter attention à plusieurs détails : un meuble placé près d’un foyer, d’une fenêtre très ensoleillée ou même d’une plinthe chauffante pourrait avoir tendance à s’assécher, causant ainsi des dommages irréversibles. L’humidité aussi peut affecter le meuble puisque le bois absorbe l’eau et gonfle légèrement.
  • Essuyez immédiatement toute trace de liquide renversé sur le bois qui laisserait des marques blanchâtres. Au besoin, pour enlever une tache collante, utilisez une éponge à peine humide à l’eau tiède ou chaude et frottez délicatement dans le sens du bois pour éviter les stries.

POUR ÉPOUSSETER LES MEUBLES

  • Utilisez un linge sec ou à peine humide, un plumeau, un chiffon microfibre ou l’aspirateur. Vous pouvez camoufler une égratignure avec un crayon de cire de la couleur appropriée. Polissez ensuite avec un chiffon sec.

POUR LES POLIR

  • Mélangez 30 ml (2 c. à soupe) d’huile de lin à 30 ml (2 c. à soupe) de vinaigre et 60 ml (1/4 tasse) de jus de citron. Humectez un chiffon et faites pénétrer la solution immédiatement dans le bois en le polissant.
  • Après le polissage, si la surface du meuble vous semble grasse, saupoudrez légèrement un linge doux de fécule de maïs et passez-le sur le meuble pour absorber le surplus de gras tout en laissant le fini brillant.
  • Une couche de cire d’abeille de bonne qualité est le traitement recommandé par plusieurs artisans. Certains bois demandent des soins particuliers. Les magasins de meubles offrent d’excellents produits pour traiter les meubles en acacia, bois de rose, chêne et noyer.
  • Sur un meuble verni, un chiffon humecté de vinaigre blanc donne un bon résultat.

CE QU’IL NE FAUT PAS FAIRE

  • Utiliser un produit avec cire en aérosol, un nettoyant tout usage ou de l’eau de Javel pour nettoyer le meuble et enlever des taches;
  • Vaporiser du nettoyant pour les vitres en aérosol pour faire briller les dorures, Quelques gouttes d’huile d’olive sur un chiffon donnent un excellent résultat;
  • Utiliser un chiffon détrempé pour l’époussetage. Tout surplus d’eau est l’ennemi du bois.

Source : Louise Robitaille Journal de Montréal, cahier CASA, 8 juin 2024, p14


La corvée du ménage

Humour

Le ménage, très peu de personnes en sont enchantées. Pour plusieurs, c’est encore une corvée dont on pourrait se passer. Un mal nécessaire qui, une fois terminé, est tout de même réconfortant. Pour certains, un ménage rapide fait le travail, alors que pour d’autres, c’est une nécessité maladive. Quoi qu’il en, voici une réflexion humoristique sur le sujet, prise sur Facebook.

Ne laisse pas tes casseroles briller plus que toi !

Ne prends pas le ménage ou le travail si au sérieux !

Pense que la couche de poussière protégera le bois qui est en dessous !

Une maison ne deviendra une maison que lorsque vous serez en mesure d’écrire « je t’aime » sur les meubles !

Autrefois, je perdais au moins 8 heures par semaine pour garder tout bien propre, au cas où « Quelqu’un venait visiter mais j’ai découvert que personne ne passe » par hasard pour visiter parce que tout le monde est occupé à se promener, s’amuser et profiter de la vie.

Et maintenant, si quelqu’un se pointe soudainement ?

Je n’ai pas à expliquer la situation de ma maison à personne…

Les gens ne sont pas intéressés de savoir ce que j’ai fait toute la journée pendant qu’ils marchent, s’amusent et profitent de la vie…

Au cas où vous ne l’avez pas encore compris : la vie est courte… Profite !!!

Pèse très bien la différence entre vouloir et besoin !

Enlève la poussière… Si tu en as besoin…

Mais ne serait-il pas préférable de peindre un tableau ou d’écrire une lettre, de faire une promenade ou de rendre visite à un ami, de faire un gâteau au chocolat et de lécher la cuillère sale, planter et arroser des graines ?

Enlève la poussière… Si tu en as besoin…

Mais tu n’auras pas beaucoup de temps libre… Pour boire du champagne, bronzer au soleil, escalader des collines, jouer avec les enfants, écouter de la musique, lire des livres, cultiver les amis et profiter de la vie !!!

Enlève la poussière… Si tu en as besoin…

Mais la vie est toujours dehors, le soleil éclairant les yeux, le vent en éclairant les cheveux, un flocon de neige, les gouttes de la pluie, une odeur d’hiver, de printemps, d’été ou d’automne…

– Réfléchis bien, ce jour ne reviendra jamais !!!

Enlève la poussière… Si tu en as besoin…

Mais n’oublie pas que tu vas vieillir et beaucoup de choses ne seront plus aussi facile à faire comme maintenant…

Et quand tu partiras, comme nous partons tous un jour, personne ne se souviendra de combien de factures tu as payé, ni de ta maison si propre, mais ils se rappelleront de ton amitié, de ta joie et de ce que tu as appris.

Enlève la poussière… Si tu en as besoin…

Rappelle-toi juste que ce n’est pas ce que tu as rassemblé, mais ce que tu as répandu qui reflète comment tu as vécu ta vie…


Trois gouttes de lumière…

Réflexion

« J’ai compté mes années et je me suis rendu compte qu’il me restait moins de temps à vivre que ce que j’avais vécu jusqu’à présent.

Je me sens comme un enfant qui a gagné un paquet de bonbons : au début, il les a mangés avec plaisir, mais lorsqu’il s’est rendu compte qu’il n’en restait plus beaucoup, il a commencé à les goûter intensément.

Je n’ai pas le temps de participer à des réunions interminables où l’on discute des statuts, des règles, des procédures et des règlements internes, en sachant que rien ne sera fait.

Je n’ai plus la patience de supporter des gens absurdes qui, malgré leur âge chronologique, n’ont pas grandi.

Mon temps est trop court : je veux l’essentiel, mon esprit est pressé. Je n’ai plus beaucoup de bonbons dans le paquet.

Je veux vivre à côté d’humains, des gens très réalistes qui savent rire de leurs erreurs, qui ne sont pas gonflés par leurs propres triomphes et qui assument la responsabilité de leurs actes. C’est ainsi que l’on défend la dignité humaine et que l’on vit dans la vérité et l’honnêteté. C’est l’essentiel qui rend la vie utile.

Je veux m’entourer de personnes qui savent toucher le cœur de ceux que les coups durs de la vie ont appris à faire grandir par de douces touches d’âme.

Oui, je suis pressé. Je suis pressé de vivre avec l’intensité que seule la maturité peut donner.

Je n’ai pas l’intention de gaspiller les desserts restants. Je suis sûr qu’ils seront exquis, bien plus que ceux que j’ai mangés jusqu’à présent.

Mon but est d’arriver à la fin satisfait et en paix avec mes proches et ma conscience.

Nous avons deux vies et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on n’en a qu’une. »

Mario de Andrade


Un pan de notre histoire : Être sage-femme à l’époque de la Nouvelle-France

Histoire

Dans l’histoire de la Nouvelle-France, les métiers strictement féminins sont rares, si ce n’est dans l’univers des soins aux malades et de l’aide à l’accouchement.

En effet, si plusieurs soins médicaux sont réservés aux médecins ou au Augustines de l’Hôtel-Dieu, l’univers de la naissance appartient quant à lui à la sphère privée, donc entre les mains des femmes, qui se transmettent leurs savoirs de génération en génération.

UNE PROFESSION FÉMININE DEPUIS L’ANTIQUITÉ

Ce métier féminin est réservé aux femmes depuis l’Antiquité. En effet, que nous pensions à l’Égypte ancienne, au monde grec, au monde romain ou même à la Chine, ce sont les femmes qui pratiquent les accouchements et qui développent les connaissances au fil du temps pour que ces derniers se passent le mieux possible, avec le moins de pertes de vie possible.

Les Romains ont par ailleurs illustré à de nombreuses reprises, notamment sur les bas-reliefs funéraires, les sages-femmes au travail. C’est entre autres le cas de l’épitaphe de Scribonia Attice, qui pratiquait des accouchements à Rome, dans le secteur d’Ostia Antica, au 2e siècle de notre ère.

Sur sa tombe, on retrouve un relief sculpté dans le marbre qui la montre en train de mettre un enfant au monde, démontrant ainsi le métier qu’elle a exercé toute sa vie et célébré ainsi pour l’éternité.

Au Moyen-Âge, les femmes sont très souvent associées aux soins et plusieurs peuvent même pratiquer la médecine. Nous avons des exemples venant entre autres de l’Allemagne et de l’Italie.

Au cours du 13e siècle toutefois, avec la standardisation de diplômes universitaires pour les médecins, la situation des femmes dans ce domaine s’est grandement complexifiée. Plusieurs archives datant de cette époque ou des subséquentes nous démontrent que la pratique de la médecine non homologuée par les universités peut désormais mener à l’excommunication des soignants et des soignantes ou, vers le 15e siècle, vers des accusations de sorcellerie pour de nombreuses femmes.

Un seul domaine reste entre les mains des femmes laïques dans les villages partout en Europe et graduellement dans les colonies : celui de l’accouchement.

UNE TRADITION QUI SE POURSUIT JUSQU’EN NOUVELLE-FRANCE

Sages-femmes en Nouvelle-France

En Nouvelle-France, les soins médicaux sont assurés très tôt par les Augustines à l’Hôtel-Dieu de Québec. Plus la colonie se développe, plus les intervenants laïques font aussi partie de l’univers des soins de santé. Des apothicaires ont des boutiques à même leur maison, comme ce fut le cas, à titre d’exemple, de Claude Boiteux de Saint-Olive à Montréal.

Dans les villages fondés graduellement dans la vallée du Saint-Laurent, l’accès aux médicaments dans les débuts de la Nouvelle-France semble souvent avoir été via le presbytère.

Au-delà de ces spécialistes des soins, homologués par les universités ou l’Église, la Nouvelle-France a aussi ses guérisseurs, « ramancheurs » et surtout, ses sages-femmes. Même si les communautés religieuses assurent les soins, la question de l’accouchement reste pendant longtemps une affaire privée et domestique en Nouvelle-France et les femmes enceintes ne vont pas à l’Hôtel-Dieu pour accoucher.

Les médecins n’interviennent qu’en cas de complications graves et dans les villages les plus reculés, cette option n’est pas envisageable. En Nouvelle-France, comme dans de très nombreuses régions du monde, les savoirs quant à l’accouchement et ses suites se transmettent ainsi entre femmes, au gré des générations.

Si les femmes accouchent généralement à la maison avec l’aide de leurs voisines, de leurs sœurs et de leurs filles aînées, certaines développent une véritable spécialité et sont reconnues comme des sages-femmes.

Une des premières sages-femmes officielles de la ville de Québec, si elle n’est pas la première de la colonie, est Marguerite Langloise et elle travaille comme « accoucheuse » dès 1654. En 1655, sa nièce, Hélène Desportes, est officiellement reconnue comme sage-femme et elle veille aux accouchements des femmes de la ville de Québec jusqu’en1672. Elles peuvent ainsi être connues comme les premières sages-femmes officielles de la Nouvelle-France.

Ces femmes pratiquent avec l’approbation de l’Église, souvent élues dans leur paroisse, mais en 1722, le métier se modernise davantage. Une première femme arrive de Paris comme sage-femme du roi ! Elle se nomme Madeleine Bouchette, est payée par le roi de France pour ses services et a pour mission de s’occuper des sages-femmes de la colonie.

Un nouveau pan du métier d’accoucheuse, plus officiel, s’ouvre alors et ce n’est qu’avec la modernisation des soins hospitaliers et la mise en place de lois officielles au 19e et au 20e siècle, que les accouchements migrent graduellement vers les hôpitaux au Québec.

Source : Évelyne Perron, historienne, Journal de Montréal, cahier Weekend, 22 juin 2024, p75


Traduire en plusieurs langues ?

Opinion

Dites-moi, qu’est-ce que vous comprenez comme instructions sur ces conteneurs pour des dons de vêtements ?

Parce que lorsqu’on parle de friperie, on parle de vêtements usagés et en bonne condition qu’on refile à des gens moins fortunés. On y trouve souvent des articles de qualité, dont les gens ne veulent plus. Une façon de redonner au suivant.

Je dis bien des vêtements, comme l’indiquent les instructions pourtant très claires.

Ces conteneurs sont installés près de chez moi, à La Prairie, à l’arrière de la caisse populaire Desjardins (une succursale qui a survécu jusqu’à présent).

Il est vrai que la cueillette pourrait se faire plus régulièrement, mais quand conteneur est plein, au point de ne plus fermer complètement, il faut arrêter.

Revenir une autre fois est la bonne chose à faire parce que si vos surplus trainent chez vous depuis des mois, ils peuvent bien attendre quelques jours de plus.

Alors à cet endroit de cueillette, en plus de laisser des sacs par terre par certains personnes qui n’ont aucun sens des civilités, un autre intelligent a décidé d’y laisser son fauteuil, et je vous parie qu’il a fait son sale coup à la tombée de la nuit.

On est loin de la friperie.

Est-ce que par le plus simple des hasard, on aurait dû écrire les instructions en plusieurs langues ? Ça n’aurait rien donné de plus parce que l’imbécilité, c’est incurable.

Un jour, ils vont l’enlever parce que les gens ne veulent rien entendre. Et qui seront pénalisés ? Ceux qui respectent les règles.


Comment désodoriser ses chaussures

Trucs et astuces

Ah ! Quelle odeur qui se dégage de ce type de chaussure durant la saison chaude ! Si vous transpirez des pieds, vous savez qu’il n’est pas facile d’éliminer ces odeurs dérangeantes. Alors, sans plus tarder, voici quelques trucs de madame Chasse-taches.

SES ESPADRILLES DE SPORT                                             

Essayez ces petits trucs maison qui pourraient s’avérer efficaces contre les bactéries qui sont la cause des mauvaises odeurs :

1- Tous les matins, saupoudrez vos chaussettes préférablement en coton, vos souliers et vos pieds de bicarbonate de soude (2 à 3 c à soupe). On pourrait aussi utiliser une poudre pour les pieds anti-odeurs vendue dans les pharmacies.

2- Avant le coucher, prenez un bain de pied composé d’eau tiède et de 60 ml (1/4 tasse) de bicarbonate de soude. À ce bain, on peut ajouter du vinaigre, du jus de citron ou du thé noir. Ils contiennent tous des agents asséchants. Après un essai de quelques jours avec un de ces produits, vous verrez quel bain sera le plus efficace pour vous.

SES CHAUSSURES DE TOUS LES JOURS

3- Saupoudrez l’intérieur des chaussures tous les soirs de bicarbonate de soude ou formez des petits sachets avec un papier mouchoir ou un coton fromagé où vous déposerez 2 à 3 cuillerées de levure chimique et 6 cuillerées de fécule de maïs. Glissez un sachet dans chacune des chaussures. Rangez les chaussures dans un sac plastifié que vous refermez pour la nuit et repartez en neuf… complètement désodorisé au petit matin. Les sachets peuvent être réutilisés pendant quelques semaines.

4- Vous pouvez aussi déposer les chaussures à l’extérieur de la maison. Le soleil élimine aussi les odeurs dans les chaussures malodorantes.

5- Préparez une solution moitié eau/moitié vinaigre blanc. Vaporisez l’intérieur des chaussures et laissez sécher complètement avant de les porter à nouveau.

6- Avant le coucher, déposez dans chaque chaussure 2 à 3 gouttes d’huile essentielle au clou de girofle ou tout simplement un pain de savon. Ces produits élimineront les bactéries tout en désodorisant les chaussures.

7- Les semelles intérieures des chaussures peuvent être une source de mauvaises odeurs. Remplacez-les et les odeurs persistantes se dissiperont rapidement.

Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 1er juin 2024, p18


Les bottines ne suivent pas les babines

Opinion

Je n’ai pu trouver mieux comme titre pour l’article d’aujourd’hui parce qu’il reflète très bien la réalité de nos politiciens.

Deux exemples effrontément réels en ce qui concerne deux lois ou règlements dont les personnes visées abusent massivement, sans que personne n’intervienne; la loi 96 sur le français et la loi sur les Airbnb. En entendez-vous parler vous des intervention physiques et ciblées en particulier.

Le gouvernement de la CAQ l’a pondu et voté à grands coups, puis, silence total. On passe à autre chose, dossier réglé.

Où ça ?

Elle est contestée de partout et on attend probablement les résultats de ces contestations pour montrer des dents. Maudit beau plan d’action ! C’est depuis son adoption qu’il faut mordre. Présentement, tous les délinquants en profitent pour rire en pleine face de ce gouvernement. Et pendant ce temps, le Québec s’anglicise.

L’affichage en français attendra encore une année. On est lousse, bonasse, doux, pas trop de vagues, ou pas du tout !

Tout ça c’est de la pure provocation ! Bah ! ils se disent de nos dirigeants sont des, « gros parleux, p’tits faiseux ».

AIRBNB

Un autre dossier où une loi a été votée et que les escrocs continuent de s’en donner à cœur joie, sans sanctions aucunes.

La semaine dernière, le bureau d’enquête de Quebecor Média, publiait des pages de cas d’abus et d’infractions à la loi, au vu et au su de tout le monde.

Est-ce volontairement que le gouvernement ferme les yeux ?

Où il en est dans ce dossier ? Avec les milliers d’employés, je n’arrive pas à comprendre deux choses; son inaction et le dévoilement d’une poignée de journalistes d’enquête.

Ce n’est pas normal que la loi soit défiée par à peu près tout le monde et que tenanciers et propriétaire se foutent des lois qui, une fois en vigueur, l’enfreigne sans même craindre les accusations possibles.

Et tout ça, c’est la pointe de l’iceberg. Pourquoi cette inaction du gouvernement ? Pour se donner bonne conscience envers sa population ?

Et qui souffre de cette inaction ? Les pauvres gens qui se font expulser sur des mensonges et des raisons bidons, au profit de fraudeurs qui n’ont aucune conscience humaine. Où l’appât du gain, et le fric frauduleusement empoché, en sont la cause principale.

Et comme je l’écrivais, c’est évident que les bottines ne suivent pas les babines.


Ygreck, et ses perles de juin

Actualités

Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles de juin, publiées dans le Journal de Montréal.



Un pan de notre histoire : L’histoire du divorce au Québec

Histoire

Il y a 100 ans, ce n’était vraiment pas simple de divorcer au Québec. Pour rompre le contrat de mariage, il fallait évidemment affronter la rigidité du clergé catholique, mais aussi un système juridique peu accommodant.

Entre 1795 et 1879, il s’est tenu un peu plus de 250 procès pour divorce dans le district judiciaire de Montréal, un nombre peu élevé pour une période aussi longue. Dans 95 % des cas, c’étaient des femmes qui demandaient le divorce.

Ces épouses invoquaient principalement la violence et l’alcoolisme de leur conjoint pour justifier leur désir de rompre le contrat de mariage.

Pendant longtemps, les lois civiles et le dogme religieux ont servi de base aux règles qui encadraient le mariage. Les hommes de pouvoir rappelaient continuellement aux épouses que leur mari était supérieur. La coutume de Paris ou plus tard le Code civil du Québec mentionnaient noir sur blanc que la femme devait obéissance à son mari.

D’ailleurs, il existait dans la loi deux poids, deux mesures en matière de genre. Par exemple, l’homme avait le droit d’accuser son épouse d’adultère, de la faire enfermer et d’obtenir sans trop de difficulté la séparation de corps, mais pas la femme. Le Code civil a maintenu cette injustice jusqu’au milieu des années 1950.

AVANT LA LOI FÉDÉRALE DE 1968

Au Québec, pendant longtemps, les femmes mariées ont eu besoin de leur mari pour signer en leur nom des contrats ou des documents officiels. Avant 1964, les Québécoises étaient littéralement considérées, sur le plan légal, comme des personnes mineures. En fait, elles avaient les mêmes statuts juridiques qu’un enfant ou un fou.

Les choses vont changer en 1964 avec l’application de la Loi sur la capacité juridique de la femme mariée (loi 16). Elle corrige de graves lacunes en matière d’égalité des sexes, mais pas toutes. Par exemple, dans un couple marié, l’autorité du père prime toujours auprès des enfants.

Cette loi modifie le Code civil pour que les femmes mariées puissent exercer la pleine capacité juridique. La femme mariée acquiert la responsabilité civile et financière et le pouvoir d’exercer une profession sans l’autorisation de son mari.

Le projet de loi, mené par la première femme députée et ministre de l’Histoire du Québec, Marie-Claire Kirkland-Casgrain, est adopté par l’Assemblée législative du Québec le 14 février 1964. La loi entre en vigueur le 1er juillet 1964.

Vers la fin des années 1960, le ministre de la Justice du Canada, Pierre Elliott Trudeau, souhaite réformer le Code criminel. Il fera amender notre code pénal pour recadrer la responsabilité individuelle de chacun face à des questions comme l’orientation sexuelle, la contraception, l’avortement ou le divorce,

« L’État n’a pas sa place dans les chambres à coucher de la nation », dit celui qui deviendra ensuite premier ministre du Canada.

Avant 1968, c’était aux provinces de baliser ce droit en matière de divorce et chacune d’alles avait ses propres particularités. Au Québec, la situation était quand même compliquée parce qu’il n’y avait tout simplement pas de législation sur ce sujet. Pour divorcer, on devait aller devant une cour fédérale. Les démarches juridiques étaient longues et bien souvent trop coûteuses, les frais d’avocat frôlaient fréquemment les 2000 $.

LA LOI DE 1968

La Loi sur le divorce au Canada de 1968 supprime les « deux poids, deux mesures » du Matrimonial Causes Act britannique. La nouvelle législation fédérale peut maintenant s’appliquer dans toutes les provinces. Les personnes désirant divorcer pourront être entendues chez elles en cour provinciale.

La nouvelle loi spécifie les fautes conjugales qui peuvent conduire au divorce, comme l’adultère, la cruauté ou l’abandon du foyer. Le législateur impose une période de trois ans de séparation avant d’accorder le divorce. La loi a un impact assez important puisqu’entre 1970 et 1981, le nombre de divorces au Québec est multiplié par quatre.

L’ÉVOLUTION DE LA LÉGISLATION

Dans une société démocratique, les lois doivent être le reflet des valeurs de ses citoyens. Si ces valeurs évoluent constamment, ses lois doivent évidemment être revisitées. Au milieu des années 1980, il apparaît de plus en plus clair que la loi fédérale de 68 comporte de nombreuses failles.

Une nouvelle Loi sur le divorce est donc votée en 1985 dont la législation s’applique à partir de 1986. L’esprit de cette nouvelle loi change profondément la culture du divorce. Terminée l’obligation de lancer des accusations pour faire la démonstration qu’il y a eu une faute conjugale, on peut divorcer tout simplement parce que le mariage est un échec.

Depuis 30 ans, le nombre de divorces diminue progressivement, pas parce que les couples s’aiment plus que dans les années 1970, mais tout simplement parce que les Québécois se marient de moins en moins. Nos mœurs conjugales ont changé au rythme de la baisse de l’influence de l’Église et de l’émancipation des femmes dans la société. Dans le Québec d’aujourd’hui, plus de 60 % des enfants naissent dans des familles en union libre.


Encore du niaisage !

Opinion

Aucune loi n’a été plus contestée que la loi 101 de 1977. La loi de Camille Laurin qui faisait du français, la langue officielle du Québec.

On l’a bafoué, défié et trainée devant les tribunaux sans que les gouvernements qui ont suivi ne mettent tous les efforts nécessaires pour la protéger, lui donner du mordant et se battre pour qu’elle s’impose comme le gouvernement de René Lévesque l’avait imaginé.

Malheureusement, ça ne s’est pas produit.

Au fil du temps, on l’a laissé aller et lentement on a abdiqué. On a refusé de mettre les efforts nécessaires à continuer de l’imposer, la défendre. On s’est endormi.

On a vu revenir l’affichage commercial en anglais presque partout, sans conséquences aucunes. Montréal à perdu son visage français, et son âme. On ne s’y sent plus chez nous.

Au cours de la dernière décennie ça s’est accentué, le français est devenu une langue seconde au Québec. L’inimaginable s’est produit sans que personne ne lève le petit doigt.

On avait plus qu’un genou par terre, on s’écrasait, on abdiquait, on s’en foutait.

UN SEMBLANT D’ESPOIR

Puis, la CAQ est arrivée avec l’idée de la ressusciter, d’enfin réaliser le vœux de Camille Laurin, de faire vivre le français. La loi 96 devenait le fer de lance du renouveau. Elle n’était pas parfaite mais elle était là, comme l’espoir.

Il nous était permis de rêver. Le rêve a été de courte durée parce qu’elle a été contestée même à l’étape du projet de loi. On connaissait la suite. On s’est écrasé une seconde fois.

Il ne s’est pas passé grand-chose depuis le 1er juin 2023. Le visage de Montréal est pire qu’avant. On a l’impression, dans le centre-ville, d’être ailleurs, aux États-Unis.

Qui s’est levé pour appliquer la loi 96 ne serait-ce que dans l’affichage. Personne ! Pas question ! La loi est adoptée et en vigueur, contestée fortement par la communauté anglophone, pendant que le gouvernement a d’autres chats à fouetter.

UN SOUBRESAUT

Arrive Jean-François Roberge qui prend le bâton du pèlerin pour imposer d’ici le 1er juin 2025, l’affichage commercial en français. Encore une année de niaisage.

Le règlement prévoit toujours d’obliger les entreprises à adapter leurs devantures de façon à ce que la langue de Molière occupe deux fois plus d’espace que la langue de Shakespeare.

Sitôt dit, la contestation repart. « On n’a pas le temps de faire la transition », « la mesure n’est pas claire », bref, toutes les raisons, mêmes loufoques inondent l’opinion publique. Et voilà qu’on plie encore. Le ministre commence à parler d’exception. Ça y est, c’est reparti. Il s’écrase lui aussi.

C’est clair pourtant. En simple, seuls les noms propres peuvent être dans une autre langue que le français. Tout le reste de l’affichage est en français. Plus simple que ça, tu meurs ! Qu’est-ce qui est si compliqué ? C’est de la mauvaise foi !

LES ÉLECTRO-MÉNAGERS

Voilà la dernière niaiserie. Les fabricants ne veulent pas franciser les « pitons » et tableaux de bord des électros. Pourtant, d’autres pays bénéficient de « pitons » dans leur langue. C’est quoi le problème ? Ils menacent de ne plus vendre leurs produits en sol québécois. Ça prouve qu’ils nous aiment profondément, qu’ils nous étiquettent « minorité insignifiante ». Ils étirent l’élastique.

Et quelle a été la réaction du ministre Roberge ? « Pour les électros, on va remettre ça à plus tard ». Probablement lorsqu’ils seront dans l’opposition.

Nous sommes des grandes gueules, mais sans dents. C’est l’histoire de notre vie. Se faire frapper et présenter l’autre joue.

Décevant !


Abandonner le rêve de la pelouse parfaite

Jardinage

En se promenant dans votre quartier, vous avez sûrement constaté que certaines pelouses n’ont rien à envier aux plus prestigieux terrains de golf. C’est joli, mais à des lieux d’une naturalité. Certes, il faut l’entretenir avec les quelques trucs qui suivent.

Une astuce pour prendre soin du gazon ? On le tond plus souvent, en lui laissant une certaine longueur plutôt que de le raser. On conserve ainsi l’humidité, ce qui est très utile lorsque les températures montent.

Un bon truc est de pratiquer l’herbicyclage. Au lieu de mettre les déchets de tonte dans un sac, on peut simplement les disperser sur le terrain pour enrichir le sol.

Finalement, pour vous rassurer, il faut savoir qu’un gazon jaune n’est pas mort, il est simplement en dormance.

L’arrosage sert simplement à réduire les écarts entre les précipitations et les besoins en eau des plantes.

Bon jardinage !