La pause-sourire…

Humour

Trois fous sont dans un bateau. Le premier s’appelle « Fou », le deuxième « Personne » et le troisième « Rien ». Personne tombe dans l’eau. Rien dit à Fou d’appeler les secours.

Celui-ci prend son cellulaire et téléphone aux pompiers. Quand les secours répondent, Fou leur dit :

– Bonjour, je suis Fou, j’appelle pour Rien, parce que Personne est tombé à l’eau…


Un homme, dans la nacelle d’une montgolfière, ne sait plus très bien où il se trouve. Il descend et aperçoit une femme au sol. Il descend encore plus bas et l’interpelle

– Excusez-moi, ma p’tite dame, pouvez-vous m’aider, je ne sais plus où je me trouve et j’ai promis à un ami de le rejoindre à midi ?

La femme lui répond :

– Vous êtes dans la nacelle d’un ballon à air chaud, à environ 10 m du sol. Vous vous trouvez exactement à 49°, 28′ et 11 » nord et 8°, 25′ et 23 » est.

– Vous devez être ingénieur, dit l’homme.

– Je le suis, en effet, lui répond la femme, mais comment avez-vous deviné ?

– Eh bien, dit-il, tout ce que vous m’avez dit a l’air techniquement et parfaitement correct, mais je n’ai pas la moindre idée de ce que je peux faire de vos informations, et, en fait, je ne sais toujours pas où je me trouve. Pour parler ouvertement, vous ne m’avez été d’aucune aide. Pire, vous avez encore retardé mon voyage.

La femme lui répond :

– Vous devez être un homme politique.

– Oui, dit-il, comment avez-vous deviné ?

– Eh bien, dit la femme, vous ne savez ni où vous êtes, ni où vous allez. Vous avez atteint votre position actuelle en chauffant et en brassant une énorme quantité d’air. Vous avez fait une promesse sans avoir la moindre idée de comment vous pourriez la tenir et vous comptez maintenant sur les gens situés en dessous de vous pour qu’ils résolvent votre problème. Votre situation avant et après notre rencontre n’a pas changé mais comme par hasard, c’est moi maintenant qui, à vos yeux, en suis responsable.


À une femme qui s’est fait prendre en train de voler dans une grande surface, le juge lui demande :

– Qu’avez-vous volé ?

Elle répond :

– Une boîte de pêches.

Le juge:

– Pourquoi avez-vous volé cette boîte ?

– J’avais faim !

Le juge demande :

– Combien y avait-il de pêches dans cette boîte ?

– Six !

> Le juge :

– Vous aurez 6 jours d’emprisonnement.

Là-dessus le mari intervient :

– Puis-je dire quelque chose ?

Le juge :

– De quoi s’agit-il ?

– ELLE A AUSSI VOLÉ UNE BOÎTE DE PETITS POIS !!!!


À 21 heures, le téléphone sonne au domicile d’un médecin qui décroche. Un collègue lui dit :

– On a besoin d’un quatrième joueur pour un poker…

– J’arrive dans dix minutes.

– C’est grave ? demande sa femme.

– C’est très grave… Il y a déjà trois médecins sur place !


Un homme a une très jolie concierge et il lui demande :

– Est-ce que je peux vous faire la cour ?

– Oui, bien sûr… Je vais vous chercher le balai !


Toto est à l’école. La maîtresse lui demande de conjuguer le verbe marcher à tous les temps.

Il répond :

– Je marche sous la pluie. Je marche sous la grêle. Je marche au soleil. Je marche dans la neige !


– Est-ce vrai papa qu’en Afrique un homme ne connaît pas sa femme avant d’être marié ?

Le père :

– C’est vrai dans tous les pays du monde mon garçon …


Une mère dit à son garçon :

– N’oublie pas que nous sommes sur terre pour travailler.

– Bon, alors moi, plus tard je serai marin !


Le patient ouvre les paupières, reprenant tout doucement conscience après son opération, et voyant une tête penchée au-dessus de lui, il bredouille :

– Alors docteur, l’opération s’est bien passée ?

– Ah… Je suis désolé mon fils. Je ne suis pas ton médecin, mais Saint Pierre.


Un ivrogne bien imbibé monte dans un bus, s’installe et se met à crier :

– Tous les types qui sont derrière sont des pédés, ceux qui sont à côté des cocus et ceux qui sont devant sont des connards !

Le chauffeur, entendant ça, indigné, freine brusquement et tous les passagers sont déséquilibrés. Il arrête le bus, attrape l’ivrogne par la chemise et lui demande d’un ton menaçant :

– Répète un peu, c’est qui les pédés, les cocus et les connards ?

L’ivrogne répond :

– Qu’est-ce que j’en sais moi maintenant avec ton freinage à la con, tu les as tous mélangés.


Dans une classe de 5ème, le professeur demande aux élèves de venir à tour de rôle devant le groupe pour expliquer le travail de leur mère. Il y a toutes sortes de réponses typiques comme infirmière, vendeuse… David, étrangement silencieux dans le fond de la classe, semblait éviter le regard du professeur. Celui-ci ne se laisse pas berner et lui demande expressément de parler du métier de sa mère. Après plusieurs secondes d’hésitation, David se lève, soupire, et il explique :

– Ma mère est danseuse érotique dans un cabaret. Elle enlève tous ses vêtements devant des hommes. Quelques fois, elle s’isole avec un monsieur dans une espèce de confessionnal, et elle se laisse faire toutes sortes de choses sexuelles pour de l’argent.

Le professeur, complètement assommé par ces révélations, envoie sur le champ les autres élèves en récréation à l’extérieur, garde le petit David et lui demande :

– David, est-ce que c’est bien vrai pour ta mère ?

– Bien sûr que non ! Elle travaille aux impôts, mais je n’allais quand même pas avouer ça devant tout le monde ! C’est elle qui déshabille et qui met tout le monde à poil !


7 trucs de grands-mères qui fonctionnent

Trucs et astuces

Nos grands-mères savaient quoi faire dans une maison et tout ça avec les moyens du bord. Madame Chasse-Taches nous en révèle quelques trucs.

1- LE SAVON ARTISANAL

Les grands-mères fabriquaient le savon de pays avec du gras animal amassé tout au long de l’hiver. Aujourd’hui, le gras animal a été remplacé par des gras végétaux et de la glycérine. C’est le haut taux de gras du savon de pays qui permet d’enlever les taches graisseuses, de beurre, d’huile, de maquillage, d’herbe et d’autres types sur les vêtements.

Frottez les taches avec un pain de savon humide et laissez la mousse agir une trentaine de minutes avant de laver le vêtement avec votre lessive habituelle.

2- UNE ODEUR DE MENTHE

Durant les journées estivales, les poubelles intérieures et extérieures peuvent dégager des odeurs. Cueillez quelques brindilles de menthe du jardin et déposez-les au fond des poubelles. Parfum de fraîcheur garanti.

3- EMPESER POUR MOINS LAVER

À une certaine époque, il était primordial d’empeser presque tous les vêtements et les linges de maison. De cette manière, ils nécessitaient moins de lavages puisque la rigidité du vêtement empêchait la transpiration et les salissures d’atteindre les fibres.

Encore aujourd’hui, un léger amidonnage protège les vêtements et les linges de table contre les taches tout en leur donnant une belle tenue. Par contre, on utilise un empois commercial, car il est maintenant rare qu’on fabrique un empois à base de pommes de terre, d’eau de riz ou de sucre à la maison.

4- RECETTE MIRACULEUSE ET SANS EFFORT

Pour nettoyer la vitre refroidie et couverte de suie d’un poêle à combustion lente, il suffit de la frotter avec un chiffon humide et de la cendre. Terminez le nettoyage avec un chiffon sec.

5- PARFUM D’AGRUMES

Les grands-mères déposaient des écorces d’orange dans les tiroirs pour parfumer la lingerie. Une variante de cette coutume est d’imbiber une ou deux ouates d’eau de linge commercial dont vous appréciez l’arôme. Elle se diffusera dans la commode pendant quelques semaines.

6- PROTÉGER LES TISSUS CONTRE LE JAUNISSEMENT

Si vous possédez du linge de maison, des nappes et des broderies devenus des souvenirs de famille, faites comme nos grands-mères et prenez soin de les garder à l’abri de la lumière en les emballant dans un papier de soie bleu.

7- L’ÉCLAT DE LA VERRERIE ET DE LA VAISSELLE

À une époque, toute la vaisselle était lavée à la main, et encore aujourd’hui, si on ajoute un bouchon de vinaigre blanc à l’eau de rinçage, on donne un fini brillant à la vaisselle et aux verres.

Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 6 juillet 2024, p16


Questions de « snowbirds »

Nouvelles

Pour ceux et celles qui voyagent ou séjournent aux États-Unis chaque année, voici des questions-réponses tirées de la revue saisonnière CSA (Association Canadienne des Snowbirds).

Q-1 Ma femme et moi sommes copropriétaires d’un bien immobilier en Floride. Nous avons fait rédiger par un avocat de la Floride un document donnant à nos deux fils une procuration durable sur nos biens en Floride à notre décès. En termes simples, aurions-nous encore besoin d’un acte Ladybird de Floride ou d’un autre document, ou notre testament canadien (dont nos deux fils sont les fiduciaires) serait-il suffisant ? ce sujet peur être déroutant, pour ne pas dire controversé, selon la personne à qui l’on s’adresse.

R-1 Le pouvoir conféré par une procuration prend fin au décès de la personne qui l’a créée. Il y a donc une certaine confusion dans le fait que vous affirmiez que la procuration prendrait effet « à notre décès ». Vos testaments canadiens seraient suffisants dans votre situation. Si vos fils sont fiduciaires dans ces testaments, aucune autre mesure n’est nécessaire. Au décès de l’un des parents, la propriété ira au survivant sans qu’il soit nécessaire de procéder à une homologation en Floride et, au décès de l’autre parent, la propriété sera transmise comme prévu dans le testament, sans être soumise à l’impôt sur les gains en capital.

***

Q-2 On m’a demandé de rapporter une collection de pièces de monnaie à ma nièce, car son père est décédé et elle ne va pas aux États-Unis. J’ai une carte Nexus et je ne veux pas risquer de la perdre. Puis-je rapporter la collection ? Le problème, c’est que je n’ai aucune idée de sa valeur.

R-2 Il est important de déterminer la valeur de la collection avant de franchir la frontière, car l’entrée au Canada d’espèces ou d’instruments monétaires d’une valeur de 10 000 $CA ou plus doit être déclarée. Il n’y a pas de pénalité pour le transport d’argent à la frontière, mais si la valeur excède 10 000 $CA, il faut le déclarer et vous ne pouvez pas utiliser les couloirs NEXUS à la frontière. Trouvez un négociant en pièces de monnaie et obtenez un certificat d’évaluation avant de partir.

***

Q-3 Pourriez-vous préciser la période de validité d’un passeport pour un voyage aux États-Unis ? Certains pays exigent six mois, d’autres trois mois et d’autres encore n’imposent aucune limite, à condition de rentrer au Canada avant l’expiration de son passeport. Quelle est la règle pour les voyages aux États-Unis ?

R-3 Vous pouvez voyager aux États-Unis tant que votre passeport est valide. Il n’y a pas de limite de durée, mais vous devez rentrer au Canada avant l’expiration de votre passeport.

***

Q-4 Je viens juste de lire quelque chose à propos de nouvelles règles du CDC* sur l’importation de chiens aux États-Unis, à partir d’août 2024. Il semble qu’il y ait des formulaires à remplir avant l’entrée, et que tous les chiens doivent être munis d’une micropuce. Pourriez-vous clarifier ou confirmer ce changement ?

R-4 À compter du 1er août 2024, tous les chiens entrant aux États-Unis – y compris les chiens d’assistance – devront sembler en bonne santé à leur arrivée, être âgés d’au moins six mois, être micropucés et être accompagnés d’un reçu de soumission en ligne du formulaire d’importation de chiens du CDC*

Il faut également un formulaire de certification de chien arrivant aux États-Unis approuvé par un vétérinaire officiel du pays d’exportation ET une preuve de titrage antirabique valide OU un dossier vétérinaire indiquent le numéro de la micropuce du chien six mois avant son départ pour les États-Unis.

Ce formulaire est valable pour des entrées multiples aux États-Unis pendant la durée de validité du vaccin antirabique (un ou trois ans), si le vaccin antirabique a été administré au Canada.

* Centre de données sur le commerce des animaux


La retraite à 40 ans ???

Société

En fin de semaine je suis tombé sur un reportage dans le Journal de Montréal traitant de personnes qui prendraient leur retraite à 40 ans. Bien sûr, pour y accéder, ils doivent mettre de côté la moitié de leur salaire. Entre 20 et 40 ans, on engrange le fric alors qu’on ne sait même pas où on se rendra dans le temps malgré que l’espérance de vie dépasse les 80 ans tant pour l’homme que pour la femme.

Richard Martineau dans papier du 5 août, y allait de son opinion sur ce projet de vie. Comme je partage entièrement son point de vue, c’est le texte que je veux partager avec vous aujourd’hui.

***

LA RETRAITE À 40 ANS ? ARK !

Je lisais ce week-end le passionnant dossier que mes collègues de la section « Argent » ont préparé sur les adeptes du mouvement FIRE*.

Ces Québécois qui travaillent comme des fous à 20 et 30 ans pour pouvoir prendre leur retraite à 40 ans.

Et je me disais : vraiment ?

C’est comme ça que ces gens entrevoient la vie ?

LA VIE À L’ENVERS

Remarquez, chacun sa façon de gérer son argent.

Mais passer ta vingtaine et ta trentaine à te serrer la ceinture, à surveiller au max tes dépenses et à bosser comme un fou sept jours sur sept pour enfin goûter à la liberté à 40 ans me paraît une drôle de façon de planifier sa vie.

C’est à 20 et à 30 ans qu’il faut profiter au maximum de la vie, non ?

Je comprends qu’il faut économiser pour ses vieux jours, mais on n’a qu’une vie à vivre !

Suis-je seul à penser qu’on peut mourir demain ? Ce soir ?

Bêtement, en traversant la rue ?

La vie passe vite, très vite.

Un clin d’œil et ta jeunesse est derrière toi.

Et tu vas passer cette période bénie de ta vie à bosser ? Pour préparer… ta retraite ?

Comme le chantait Dan Bigras, « Si tu vois qu’un jour je m’économise / Tue-moi… »

UN JOB QUE T’AIMES !

Chaque fois qu’on me récitait la fable de la cigale et de la fourmi, à l’école, je prenais pour la cigale.

Celle qui chantait tout l’été pendant que la fourmi se faisait chier à travailler.

Je me disais qu’il vaut mieux avoir du plaisir pendant qu’il fait beau, que le soleil brille et que les journées sont longues que de passer la plus belle saison de l’année à préparer ton hibernation.

C’est quand tu es jeune que tu te dépenses ! Et c’est quand tu es vieux que tu économises ! Pas l’inverse !

La petite soupe, les biscuits soda et le dodo à 21 h, c’est à 70 ans, pas à 30 !

Comprenez-moi bien, je ne dis pas qu’il faut flamber tout son argent quand on a 20 ans, mais l’autre extrême (passer ta jeunesse à compter chaque sou sur le bord de la table) ne me paraît pas plus séduisant.

Savez-vous quel est le problème numéro un avec le travail, selon moi ?

Trop de gens occupent un emploi qu’ils n’aiment pas.

Et ils rêvent d’avoir 40 ans pour tout sacrer ça là et ENFIN vivre.

Je ne cesse de répéter à mes enfants : faites ce que vous voulez, plus tard, comptable, assureur, serveur, laveur de fenêtres, mais assurez-vous d’une chose : choisissez une job que vous aimez.

Passionnément.

Tu passes 1/3 de ta vie à dormir, 1/3 de ta vie à travailler et 1/3 de ta vie à « vivre ». Assure-toi que le tiers de ton temps que tu passeras à bosser sera passionnant.

Sinon, tu ne vivras qu’un tiers de ta vie. Vingt ans sur soixante.

Quand tu adores ton emploi. Tu ne passes pas ton temps à penser à ta retraite.

C’est ça, ma vision de la vie.

Pas la job d’un côté et la vie de l’autre.

Mais les deux ensemble.

*Financial Independence, Retire Early


Ygreck, et ses perles de juillet

Actualité

Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles de juillet, publiées dans le Journal de Montréal.



Il obtient 7500 $ et l’annulation de la vente pour un vice caché sur un bateau

Justice

Un Granbyen a gagné son procès contre celui qui lui avait vendu un bateau en 2020. Un trou dans le pied du moteur avait été camouflé par de la peinture, ce qui a causé une panne du bateau au premier essai sur l’eau, après l’achat. Prix à payer par le vendeur : 7500 $, la vente est annulée et il doit récupérer un bateau défectueux.

L’homme a pris contact avec le vendeur sur Kijiji pour acheter le bateau de 29 ans d’âge.

Avant de signer le contrat de vente, il a inspecté le bateau en plus de faire un premier test sur l’eau. Il n’a noté aucun problème majeur.

Cependant, après la panne du bateau suivant l’achat, des experts l’ont informé du trou camouflé dans le pied du moteur, un vice majeur coûtant 4221,21 $ à réparer. L’acheteur a poursuivi le vendeur à la Cour du Québec, division des petites créances, pour obtenir l’annulation de la vente du bateau.

EXCLURE LA GARANTIE LÉGALE

Le Code civil du Québec permet à un vendeur non professionnel d’exclure la garantie légale de qualité. C’est-à-dire qu’il n’a pas à garantir que le bien n’a pas de défauts cachés qui pourraient diminuer sa valeur ou rendre son utilisation compliquée.

Pour exclure la garantie légale, le vendeur doit être clair et précis dans le contrat. La formulation doit prévoir que l’acheteur achète bel et bien « à ses risques et périls ».

Dans le cas du résident de la municipalité de Granby, le contrat mentionnait que le bateau était vendu « tel que vu et essayé » sur le lac.

Pour la juge, une clause de ce type relève plutôt du style que du légal et n’exclut pas la garantie légale de qualité, puisque trop imprécise. Le vendeur peut donc être tenu responsable s’il y a vice caché.

Y A-T-IL EU UN VICE CACHÉ ?

Pour que la garantie légale de qualité s’applique, le vice caché doit respecter certains critères. Il doit être grave, caché, antérieur à la vente et être inconnu de l’acheteur.

Selon la juge, tous les critères ont été respectés dans le cas du bateau. Le vice était assez grave pour que le bateau ne soit plus fonctionnel après seulement quatre heures d’utilisation. Il était bel et bien caché sous une couche de peinture, au point qu’il n’a pu être détecté qu’après l’examen attentif d’experts.

Concernant les deux derniers critères, la juge retient l’avis de l’expert de l’acheteur. Selon lui, le camouflage du trou à l’aide de peinture n’a pas été effectué par le vendeur, mais bien par un propriétaire précédent.

Le vice est donc bien antérieur à la vente et non seulement il était inconnu de l’acheteur, mais aussi du vendeur.

Le fait que le vendeur ignorait l’existence du vice caché ne constitue pas une défense valable.

L’ANNULATION DE LA VENTE

Prouver qu’un bien perd de la valeur en raison du vice n’est pas une raison suffisante pour demander que la vente soit annulée. L’acheteur doit démontrer que s’il avait été mis au courant du vice, il n’aurait pas simplement demandé une réduction du prix. Il aurait carrément refuser de signer la vente.

Dans son jugement, la juge tient compte du prix des réparations par rapport au prix total. Le remplacement du pied du moteur représente 51 % du prix total de vente du bateau, 7500 $. Et selon la magistrate, une dépense aussi élevée n’est pas vraiment justifiable pour un bateau de près de 30 ans. De plus, l’acheteur n’a pu profiter du bateau que quelques heures avant de finalement l’entreposer.

La juge se range du côté de l’acheteur et annule la vente du bateau. Le vendeur doit payer 7500 $ à l’acheteur et reprendre possession du bateau.

LES INSPECTIONS PRÉACHAT

Si vous n’êtes pas un expert en bateau, songez à faire appel à un inspecteur maritime pour l’inspection générale du véhicule et à un mécanicien spécialisé pour vérifier le moteur, et ce, avant de signer la vente.

La loi ne l’exige pas, mais connaître l’état exact du bateau avant de l’acheter vous permettra de prendre une décision éclairée. C’est une dépense supplémentaire pour vous, mais l’inspection par ces spécialistes pourrait vous épargner un long et stressant recours judiciaire contre un vendeur de bateaux, en cas de vice caché.

Nos recherches sommaires ont révélé une trentaine de recours de ce type dans la dernière année seulement. Cela arrive donc plus souvent qu’on puisse le croire, alors autant prendre ses précautions !

***

Texte informatif : Le droit change !

L’information juridique contenue dans ce texte est valide en date du 15 juillet 2024. Ce texte est informatif, ce n’est pas un avis juridique. Éducaloi est un organisme à but non lucratif qui a pour mission de vulgariser le droit et de développer les compétences juridiques de la population du Québec.

Source : Éducaloi, Journal de Montréal, 17 juillet 2024, p26


Un pan de notre histoire : Le fort Chambly, un monument énigmatique

Histoire

Le Québec des années 1600 est un territoire foisonnant, peuplé par des nations autochtones qui s’y épanouissent. Les Français – débarqués du siècle précédent – commencent ouvertement une politique de peuplement à partir de 1665, sous l’initiative du roi Louis XIV.

LES TROIS FORTS

Fort Chambly vers 1810

Il y a eu non pas un, mais bien trois forts qui ont été établis sur le même site. Le premier fort a été construit en 1665. Il consistait en quatre longues palissades de pieux de bois, à travers lesquelles in était difficile de voir si l’ennemi iroquois s’approchait.

Une tour d’observation a donc été érigée à l’intérieur de l’enceinte en 1687. Cette tour servait aussi de poudrière et d’espace d’entreposage pour les grains. Le fort en bois brûle lors d’une nuit d’hiver en 1702.

Le deuxième fort est construit dans l’urgence, par les soldats eux-mêmes, car le Richelieu ne peut pas rester trop longtemps vulnérable – surtout qu’il y a à présent des combats avec les Anglais. En raison d’un conflit européen de grande ampleur, des répercussions se font sentir jusque dans les colonies. Heureusement, une paix fragile est maintenue avec les Iroquois depuis 1701.

Ce nouveau fort est construit aussi en bois, dans des dimensions plus petites que celles du premier : il mesure 31 mètres par 36. La hauteur des pieux est de près de 4 mètres.

La poudrière est située dans une cave qui sert aussi comme logis.

Le conflit avec les Anglais continue de s’envenimer.

Les autorités de la Nouvelle-France demandent au roi que le fort soit reconstruit en pierre, car il sera plus résistant aux boulets de canon anglais, qui ont remplacé les flèches iroquoises. Il sera cependant beaucoup plus cher à construire. Après maintes tergiversations de la part du roi, la fortification en pierre est autorisée en 1709.

Le fort survivra aux années agitées qui suivront. Il sera témoin de la guerre pour le contrôle des colonies entre la Nouvelle-Angleterre et la France. Il tombera aux mains des Anglais en 1763, lorsque ceux-ci prendront le pouvoir de la province.

Il leur servira de rempart défensif contre les troupes américaines qui se rebelleront en 1775, et contre les Patriotes qui voudront l’attaquer, sans succès, en 1838.

LA VIE À L’INTÉRIEUR DU FORT

Les soldats qui vivaient dans le fort ne disposaient pas d’une alimentation de base très variée. La ration quotidienne consistait en deux livres de pain de froment, du lard, de la viande séchée ou salée, et des pois verts. À cette ration s’ajoutait un pot de mélasse et une livre de beurre par mois.

Les soldats du fort Chambly ne recevaient que deux livres de savon et deux peignes par année. Et malgré le fait qu’ils étaient encouragés à se laver de façon régulière, il semble que la garnison de Chambly ne profitait pas de l’eau de la rivière Richelieu pour ce faire, ce qui est en accord avec les mœurs de cette époque.

Les maladies qui affligeaient le plus souvent les soldats du fort étaient la gale, les hernies, les rhumatismes, les douleurs poitrinaires, l’épilepsie et la folie. On y voyait également d’autres affections qui touchaient la population de la Nouvelle-France en général : grippe, typhus, petite vérole, etc.

Les soldats du fort Chambly aimaient boire, fumer et jouer aux jeux de hasard.

Les fouilles archéologiques ont permis de récupérer des bouteilles en verre pour les boissons alcoolisées : vin, bière, eau-de-vie, cidre.

LA RESTAURATION DU FORT

À la fin des années 1800, le fort Chambly se trouve dans un bien mauvais état, surtout depuis qu’il a été déserté par les militaires, qui y vivaient depuis ses débuts.

C’est à la suite de l’intervention du journaliste Joseph-Octave Dion, né à Chambly en 1838, qu’un élan de sympathie va se traduire en actions de préservation concrètes.

En 1881, il réussit à intéresser des politiciens fédéraux à la restauration du fort, qu’il leur fait visiter. C’est cette démarche qui permettra de réaliser le projet.

La restauration du fort de Chambly commence en 1882, Joseph-Octave Dion est nommé responsable du chantier, gardien résident du fort et curateur à vie.

En 1921, le fort Chambly est nommé lieu historique par le gouvernement fédéral. Il est maintenant l’un des sites patrimoniaux les plus visités au Canada.

Source : Edwin Bermudez, archiviste, Journal de Montréal, cahier Weekend, p77


Les pourriels

Opinion

Je suis un friand de technologies. Chaque matin, dès le saut du lit, je débute ma routine; j’allume la télé à TVA pour Salut-Bonjour, ensuite je dresse la table pour le petit-déjeuner et finalement, j’attrape mon téléphone cellulaire pour le débarrasser des pourriels qui nous polluent l’existence.

Je ne veux pas revenir en arrière, mais ça devient exigent.

Je suis agressé par cette tonne de courriels non sollicités qui ne cessent d’occuper tout l’espace possible sur mon téléphone. Par exemple, Louise et moi partirons en croisière l’hiver prochain. Au lendemain de la réservation, j’ai été inondé de courriels me proposant d’autres croisières, a un point tel que les 365 journées de l’année sont insuffisant pour les faire toutes. Et ça continu !

Je viens d’acheter un voyage, pas 25 !

En effectuant différentes recherches sur la toile, nos traces demeurent et alimentent les proposeurs d’aubaines de toutes sortes. Amazon est passé maître dans l’art de la sollicitation. On fait des recherches sur un article, qu’on achète ou pas, et voilà que dès le lendemain, ils nous proposent des tas d’articles en référence à nos achats et nos recherches. Des choses qui pourraient nous intéresser, qu’ils affirment.

Je suis assez intelligent pour retourner magasiner quand j’en ai besoin.

Vous me direz qu’on peut arrêter de souscrire à des listes de distribution en se désabonnant. C’est une bonne idée, mais une fois retiré de cette liste, on reçoit encore des courriels de leur part. Ça ne change pas grand chose.

Récemment, j’avais téléchargé, sur un site de musique, un document gratuit. Ça fait 6 fois que je clique sur le « Unsubscribe » et devinez quoi, ça n’a absolument rien changé. Ça continue.

Ayant passé 20 hivers en Floride, je reçois encore de la publicité locale américaine tous les jours. Alors quels exercices physiques croyez-vous que je fasse chaque matin ? Mon index droit glisse chacun des pourriels vers la gauche… et hop, dans la corbeille rejoindre les centaines qu’y s’y trouvent déjà et que je dispose une fois par semaine. Il doit bien y en avoir 500.

Certes, je pourrais les bloquer, mais bon ! Pas de temps à perdre a vouloir dompter le lion. Je supprime à la vitesse de l’éclair, sans même les lire. J’ai développé un sixième sens pour les cibler rapidement.

Ce n’est pas la fin du monde, direz-vous, mais c’est dérangeant et frustrant. Si vous saviez comme mon doigt s’est développé…


Attention, un bail dans un camping n’a pas les mêmes règles qu’un bail de logement

Droits et devoirs

Si la saison estivale rime pour plusieurs avec camping, parfois l’escapade peut virer au cauchemar – pour les campeurs comme pour les responsables du camping. La raison ? Ce type de bail n’est pas soumis aux mêmes règles qu’un bail de logement.

L’affaire vient tout juste d’être jugée même si les faits remontent à plusieurs années. Client habituel d’un camping situé au Lac-aux-Sables, un homme se fait dire que son contrat pour la saison estivale 2019 ne sera pas renouvelé. On lui demande de quitter les lieux à la fin de la saison.

Le hic ? Ce même client s’était plaint d’égouts bouchés à plusieurs reprises engendrant de sérieux problèmes avec les toilettes de sa roulotte. Monsieur a estimé ne pas pouvoir profiter des lieux, point approuvé par le tribunal qui estimait qu’il pouvait bien obtenir une indemnité.

NON À UNE INDEMNITÉ

Pour se défendre, le camping a invoqué une clause du bail précisant que « le locataire n’aura droit à aucune compensation ou diminution de loyer, ni à aucune réclamation contre le locateur pour dommages, frais, pertes ou déboursés subis par le locataire ».

Élément exclu par la Cour qui a rappelé que ce type de clause est sans effet. D’autant plus lorsqu’elle est stipulée dans un contrat dit d’adhésion.

« Une telle clause dénature l’essence même du contrat de location en refusant au locataire toute indemnité », peut-on lire dans le jugement.

Un bail peut avoir différentes clauses et effets. Certains campeurs préféreront signer un bail de plusieurs jours plutôt que considérer un taux journalier. Les campeurs s’installent alors pour une longue durée et vont alors vouloir des installations semi-permanentes sur le terrain loué, si le camping le permet.

Ce type de bail n’est pas soumis aux mêmes règles qu’un bail de logement, qui se veut plus protecteur envers le locataire, notamment avec le droit au maintien dans les lieux.

Le camping a l’obligation cependant de permettre aux locataires campeurs de profiter paisiblement de l’espace loué.

Par ailleurs, ce dernier ne peut pas non plus inclure dans le bail de réparer les bris dus à sa propre faute.

Dans cette affaire, le tribunal a aussi conclu que le non-renouvellement du bail avait été annoncé suffisamment tôt pour permettre à l’homme de trouver un nouveau terrain de camping. Il n’y avait donc pas de mauvaise foi de la part du camping et aucune somme ne doit être remise à l’homme pour les déboursés associés au déménagement de la roulotte et de ses accessoires.

EXPULSÉ LE JOUR MÊME

Autre affaire, autre dénouement. Cette fois-ci en cas de résiliation de bail. En règle générale, un camping est en droit de résilier le contrat de location ou choisir de ne pas le renouveler sans avoir besoin d’en justifier la raison.

Un homme l’a appris à ses dépens dans une affaire jugée cette fois-ci en 2023. L’homme n’a pas respecté son contrat et les règles du camping en laissant dormir sa conjointe dans sa roulotte alors même qu’un règlement l’interdisait.

Le camping l’a donc expulsé le jour même. Même si le monsieur a réclamé un remboursement, il lui a été refusé, car il n’avait pas respecté les règles du jeu alors qu’il s’y était engagé. De plus, le bail signé prévoyait qu’il n’y aurait pas de remboursement dans ce cas-ci. La Cour conclut que le camping avait dans un tel contexte le droit d’user de ses droits et de résilier le contrat de location.

Le fin mot de ces histoires ? Les contrats de location doivent bien être lus et compris avant d’être signés, de part et d’autre.

Source : Éducaloi, Journal de Montréal, 12 juillet 2024, p31


Pourquoi ma lessive est grisâtre ?

Trucs et astuces

Si, après quelques lavages, les vêtements blancs perdent leur éclat, madame Chasse-Taches nous suggère les points à vérifier pour redresser la situation

  • Les articles très sales devraient être lavés séparément des articles légèrement salis, et généralement, l’eau froide ne convient pas au lavage d’un vêtement trop souillé, Occasionnellement, utilisez une eau tiède.
  • Le lavage et même le séchage simultané de vêtements colorés et de couleurs pâles peuvent faire grisonner le tissu. Séparer les blancs des couleurs intermédiaires et des couleurs foncées n’est pas une lubie puisqu’un lavage mixte de ces vêtements les fera grisonner dès la première brassée. Cette simple précaution évite beaucoup de problèmes.
  • Une eau trop dure crée aussi ce problème. Pour l’adoucir, utilisez plus de détergent; on peut aussi ajouter 125 ml (1/2 tasse) de bicarbonate de soude ou de borax au détergent.

DES SOLUTIONS POUR LES VÊTEMENTS BLANCS

  • Pour récupérer les vêtements blancs devenus grisâtres, ajoutes 2 sachets ou 2 c. à thé de levure chimique ou poudre à lever (eh oui ! celle même que vous utilisez pour cuisiner un gâteau) à votre détersif ou versez-la directement dans la machine à laver. La levure a le pouvoir d’activer le détersif utilisé pour la lessive, ce qui pourrait remédier au problème.
  • Un sac de toile contenant une douzaine de coquilles d’œufs écrasées ajouté à votre lessive blanchira les vêtements durant le lavage.
  • Il est possible de blanchir un vêtement jauni ou grisâtre en le faisant tremper une nuit entière dans de l’eau chaude additionnée d’eau oxygénée (1/2 bouteille de 10 volumes) ou d’une bonne poignée de bicarbonate de soude.
  • Il suffit de visiter les îles du sud pour être impressionné par l’éclat des vêtements blancs des habitants de la région. Le secret : jus de citron et soleil. Dans un grand évier, couvrez les vêtements et même les sous-vêtements d’eau très chaude. Ajoutez 250 ml (1 tasse) de jus de citron. Laissez le tout tremper pendant 1 heure ou deux. Lavez-les ensuite avec le détergent habituel.
  • Quelques zestes de citron glissés dans un sac en filet dans la machine à laver suffisent pour garantir une lessive bien blanche. Profitez également du beau temps pour faire sécher à l’extérieur tous les vêtements blancs. Le soleil reste votre meilleur allié.

Source : Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 29 juin 2024, p16


Faut-il mettre au rancart une personne âgée ?

Psychologie

On le voit avec le retrait de Joe Biden, dernier président des États-Unis, qui subit les propos méchants et déplacés de plusieurs personnes qui ne demandent rien d’autre que le mettre au rancart, un peu comme jette une vielle chaussette.

Ce monsieur a un demi-siècle d’expérience de la politique américaine, dont on peut abondamment bénéficier et à cet égard, son âge avancée demeure une richesse qui n’a pas de prix.

Dans les pages d’opinions du Journal de Montréal d’hier, Frankie Bernèche, Ph. D., Professeur de psychologie, et auteur du livre « À qui ai-je affaire ? », publiait une lettre ouverte sur les personnes âgées, que je vous propose aujourd’hui.

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LA FORCE TRANQUILLE DES PERSONNES ÂGÉES

Le désistement récent de Joe Biden à 81 ans montre sans équivoque l’immense potentiel de certaines personnes âgées dans notre société. En fait, très peu d’entre nous seront en mesure d’accomplir toutes les tâches inhérentes à un poste de si haut niveau comme celui de diriger les États-Unis. Or, pour cette raison, M. Biden se démarque nettement du reste de la population.

Malheureusement, les compétences du président Biden ne constituent pas la norme de ce que les gens de 80 ans peuvent atteindre. La réalité montre en effet que plusieurs personnes voient leurs fonctions cognitives et physiques décliner après 75 ans.

Des pertes de mémoire, des problèmes de langage (aphasie) et des troubles de coordination motrice (ataxie) sont en effet monnaie courante. En fait, même si l’espérance de vie au Québec se situe autour de 85 ans, l’espérance de vie en santé, quant à elle, s’établit autour de 65 ans.

ÂGISME

Ce déclin des capacités motrices et cognitives est normal. Toutefois, l’âgisme qui en découle contribue souvent à ce que ce déclin s’accélère. En effet, nous avons tous tendance à juger négativement les limites des personnes âgées, car elles témoignent d’un affaiblissement qui mène inévitablement à une certaine inefficacité à produire.

En somme, dans notre société riche et matérialisée, notre valeur identitaire prend généralement son essor dans notre force de production. Je suis ce que je produis, ce que je possède. Or, la personne âgée est rapidement jugée déficitaire sur cet axe de rentabilité matérielle.

Nous oublions souvent que la valeur d’un individu ne peut être réduite à ce qu’il produit ou possède. Bien au contraire. Nous savons aujourd’hui que la personnalité des individus a beaucoup plus d’impact sur leur bien-être que la valeur de leur compte en banque.

Les traits de personnalité sont importants, car ce sont eux qui qui conditionnent le plus la façon dont nous réagissons aux stress de la vie. Et s’il y a des gains majeurs qui s’observent en vieillissant, ce sont bien ces changements dans l’attitude et la façon de composer avec le stress de la vie.

AVANTAGES DU VIEILLISSEMENT

En général, nous observons qu’après 60 ans. La personne âgée a tendance à avoir plus confiance en elle. Elle connaît mieux ses forces et limites, ce qui la prédispose à faire face à l’adversité avec plus de quiétude. De plus, elle est beaucoup plus conciliante et cordiale dans ses interactions que les plus jeunes. Elle ne cherchera pas la confrontation et saura choisir ses batailles.

Finalement, elle montre davantage de stabilité émotive et moins de pensées névrosées.

Par exemple, elle ne ressentira pas subitement un état de colère sans en avoir le contrôle et aura tendance à juger la réalité avec plus de parcimonie (moins de biais de perception).

Cette dernière compétence l’amène souvent à ne pas dramatiser ou à ne pas « catastrophiser » ses échecs ou ses pertes.

Bref, il est vrai que la personne âgée montre des déclins importants sur le plan physique et cognitif, mais ces pertes sont souvent compensées par des gains psychologiques liés à sa personnalité.

Sa connaissance de soi, sa confiance, ses capacités de conciliation et sa stabilité émotive devraient faire l’envie de plusieurs jeunes adultes.


Comment procéder pour léguer ses avoirs avant de recevoir l’aide médicale à mourir

Fiscalité

Un nombre croissant d’épargnants entendent transmettre un héritage de leur vivant. Cette décision prend une autre dimension dans un contexte d’aide médicale à mourir. Quelles sont les embûches ?

L’an dernier, le nombre de personnes ayant eu recours à l’aide médicale à mourir a augmenté de 17 % au Québec, comparativement à 2022.

Ainsi, 5686 personnes en ont fait la demande, soit 7,3 % des décès.

Une certaine partie des personnes qui font une telle demande aimeraient léguer leur héritage avant de partir. J’ai interrogé quelques institutions financières majeures actives au Québec, et le phénomène est encore marginal, Mais en croissance.

FRAIS ET INTERDICTIONS

Que se passe-t-il avec certains placements comme les CPG, les dépôts à terme, les fonds communs et autres actifs qui comprennent des frais de sortie ou des interdictions d’encaissement avant échéance ?

D’autant plus que certaines maladies ou diagnostics prennent les gens par surprise. Certains n’ont que quelques semaines pour prendre la décision de léguer de leur vivant, alors qu’ils pensaient auparavant vivre encore de nombreuses années.

FONDS DE TRAVAILLEURS

Du côté du Fonds de solidarité FTQ, on a prévu plusieurs situations où un actionnaire peut retirer ses billes. L’aide médicale à mourir ne figure pas dans la liste. Par contre, ce genre de demande est effectuée alors qu’une personne est la plupart du temps atteinte d’une maladie grave. C’est donc apparenté une invalidité prolongée, qui fait partie des critères autorisant un rachat.

Chez Fondaction, l’aide médicale à mourir n’est pas un critère pour demander un rachat. Mais il est possible de le demander en cas de maladie terminale.

On m’indique que ces nuances viennent des gouvernements, et non des directions de ces fonds.

Allez savoir ce qui se passe dans la tête des juristes à Ottawa et à Québec…

INSTITUTIONS FINANCIÈRES

Chaque institution financière a ses lignes directrices concernant les certificats de placement garantis (CPG) et les dépôts à terme, qui sont des produits assez rigides lorsqu’il est question de retirer son argent avant la date d’échéance.

Les critères varient selon l’institution.

« Chez Desjardins, la personne qui prend cette décision est le directeur de la caisse, car chaque caisse est une entité indépendante », indique William Bonin, gestionnaire de patrimoine pour Valeurs mobilières Desjardins.

Il mentionne que ce type de demande est assez rare, car les conseillers financiers informent les clients des caractéristiques des produits.

« Néanmoins, chaque année, nous recevons un certain nombre de demandes liées à de la détresse financière ou l’aide médicale à mourir, dit-il. La Caisse populaire est dans son droit de refuser, mais nous recevons plusieurs décisions favorables aux membres qui font une demande d’encaissement. »

DÉCISION HUMANITAIRE

Pour le directeur de la caisse, ça devient avant tout une décision humanitaire. Le membre encaisse-t-il capital et intérêts, ou capital seulement ? Ici aussi, c’est du cas par cas.

À la Banque Nationale, on se contente d’inciter les clients à discuter avec leur conseiller en succursale pour définir un éventuel accompagnement.

« Le rachat d’un CPG non rachetable peut faire partie des possibilités », m’a écrit le porte-parole de l’établissement bancaire québécois.

ASSUREURS

Certains contrats ou produits d’assurance vie comprennent des composantes de placement, notamment en vie universelle, ou la possibilité d’un rachat avec versement d’un montant déterminé d’avance (souvent de plusieurs milliers de dollars).

Chaque police ayant ses conditions de retrait avant décès, une personne en fin de vie peut s’adresser à son assureur ou son conseiller financier pour voir si un tel paiement est possible avant le décès.

Certains assureurs acceptent de le faire, me confirme-t-on à l’Association canadienne des compagnies d’assurance de personnes (ACCAP).

En terminant, l’aide médicale à mourir n’est pas considérée comme un suicide, qui entraîne le versement d’une indemnité au bénéficiaire. Il faut normalement qu’il s’écoule au moins deux ans entre la signature du contrat et ce triste événement.

CONSEILS

  • Plusieurs placements sont effectués dans le cadre d’un régime enregistré d’épargne retraite (REER). Il faut donc demander un rachat ou un encaissement de produit financier visé, suivi d’un retrait du REER afin de léguer cette somme de son vivant.
  • Le retrait d’un REER est imposable : il n’y a pas d’exception en cas d’aide médicale à mourir.
  • Les règles fiscales habituelles s’appliquent : doit-on rouler son REER au conjoint, donner de son vivant ou passer la facture fiscale à la succession ? Il est préférable de consulter un fiscaliste, un conseiller ou un planificateur financier si c’est possible.

Source : Stéphane Desjardins, Journal de Montréal, 10 juillet 2024, p28