Histoire
Depuis l’élection de novembre 2024, le président Trump est revenu à la charge à maintes occasions en manifestant son désir que le Canada devienne le 51e État américain.

Déjà à l’époque des colonies anglaises et françaises, les colons britanniques lorgnaient le territoire au nord et les affrontements se sont multipliés.
Après la naissance des États-Unis en 1776, ces intentions d’expansion ont persisté. Si au Canada les désirs d’être annexé n’ont jamais rejoint un grand nombre d’adeptes, chez nos voisins du Sud l’idée n’est jamais totalement disparue.
Ce qu’on croit que Donald Trump espère obtenir d’une annexion du Canada trouve donc ses origines dans l’histoire et il n’est pas le premier à manifester cette volonté.
DES INTÉRÊTS ÉCONOMIQUES
Même s’il s’exprime cavalièrement et sans égard pour les règles élémentaires de la diplomatie ou du droit international, ce qui ressort des récentes déclarations du président n’a rien de bien original.
Le premier intérêt des colons anglais ou des Américains fut le développement économique, l’accès aux nombreuses ressources du territoire.
Qu’il s’agisse selon les époques du commerce des fourrures, des eaux poissonneuses, des terres cultivables, des ressources forestières, de l’eau potable ou encore de l’accès aux ressources hydroélectriques et minières, les bénéfices d’une annexion sont évidents.
Ce qui a changé au fil des ans, c’est le statut du territoire. Pendant longtemps, c’est avec l’Empire britannique que les États-Unis devaient en découdre, mais aux 20e et 21e, le Canada affronte seul la bourrasque.
UNE IMPORTANCE STRATÉGIQUE
L’intérêt de nous annexer ne concerne pas que les ressources dont regorge le Canada. Un autre aspect doit aussi être traité à part : le territoire canadien revêt un caractère stratégique pour les États-Unis.
Uniquement pour les transports et la circulation des marchandises, nous demeurons une porte d’entrée pour l’Amérique. Depuis fort longtemps nous négocions la navigation sur le Saint-Laurent et l’accès aux Grands Lacs, élaborons des projets communs et gérons la plus longue frontière du monde. Ce n’est pas pour rien qu’on discute de libre-échange (ou de réciprocité) depuis 1854 et que nos services de renseignements et notre force militaire collaborent depuis longtemps.
Le président Trump semble d’ailleurs oublier que nos deux pays se retrouvent à l’OTAN et que depuis 1958, NORAD assure la protection du Canada et des États continentaux américains.
UNE QUESTION DE PROTECTION
Comme cela s’est produit par le passé, Donald Trump invoque la menace que représentent certains pays pour appuyer son projet d’annexion.
Si aux 19e et 20e siècles on s’est inquiété pour la côte ouest ou le Nord en raison de la présence des Espagnols, des Français, des Russes, ou dans un passé pas si lointain, de l’Union soviétique, le 47e président mentionne maintenant qu’il faut assurer une meilleure sécurité face à l’expansion de la Chine ou, une fois de plus, à la présence russe.
Il est paradoxal de constater que des membres de son administration nient les changements climatiques alors que ce sont précisément les effets de ce réchauffement qui rendent la protection du Grand Nord aussi primordiale.
Source : Luc Laliberté, historien, Journal de Montréal, cahier weekend, 11 janvier 2025, p67
Opinion
Je veux parler de Chandra Arya, d’origine indienne, le premier candidat déclaré pour ce poste. Ls semaine dernière, il était l’invité de Benoît Dutrizac sur les ondes de QUB radio 99,5 FM.
Évidemment, je bonhomme ne parle pas un traître mot de français et j’ai trouvé décevant qu’une station de radio francophone perde du temps précieux pour inviter un individu qui ne nous voue aucune forme de respect.

Choquant ! Dutrizac m’a déçu ! Une discussion entièrement en anglais !
Ce même anglophone déclarait durant cette entrevue, que les Canadiens se foutent des langues officielles, leurs intérêts étant l’accès à la propriété ainsi que l’argent qu’il leur reste en poche.
Il rajoute que « parler français n’est pas un critère essentiel pour obtenir des postes importants dans ce pays ». On se rappelle Michael Rousseau chez Air Canada entre autres et qui connaît maintenant et parfaitement 6 mots en français après trois ans de cours intensifs. Il est à la même école que la lieutenante gouverneure générale Mary Simon.
D’autant plus que son anglais est assez est assez bas de gamme. Et vouloir aspirer à être premier ministre du Canada un jour, c’est indécent.
À moins qu’on devienne indépendant ! Oups… un petit vœu pieux !
LES IGNORER
S’il ne veulent rien savoir du français, pourquoi leur donne-t-on le privilège d’être interrogés sur les médias, en anglais ? Pourquoi, partout, on se doit de parler en anglais à ces unilingues ? On le voit partout, dans les bulletins de nouvelles, de sport, alors que NOUS devons faire un effort pour parler leur langue. Ils ne méritent pas ce temps d’antenne.
Durant les bulletins de nouvelles, on devrait ignorer les opinions et commentaires en anglais et interviewer des francophones, à la télé francophone. Même constat chez les professionnels du sport. On les interroge dans leur langue alors qu’ils ne sont même pas capables de s’exprimer dans la nôtre. Pourtant, beaucoup de joueurs des Canadiens de Montréal, des anglophones, ont réussi à s’exprimer à travers des années, dans un français très acceptable.
Ce n’est malheureusement plus le cas.
Mais non ! Dès que la porte du vestiaire s’ouvre, les commentaires unilingues anglais fusent. Les journalistes francophones se précipitent pour l’entrevue… totalement en anglais. On ne voit pas ça chez les journalistes anglophones. Ils interrogent Samuel Montembeault et obtiennent des réponse en anglais. Le contraire est impossible.
Malheureusement, en bon mouton que nous sommes, on ne fait rien, on ne dit rien, on s’adapte et c’est ça qui me frustre.
Le jour ou tu deviens bilingue au Québec, tes relations et ta vie se passent majoritairement en anglais dans tous les domaines de la vie. Pourquoi on se battrait pour sauver notre langue et exiger qu’on nous respecte ?
Je suis allé assez longtemps aux États-Unis pour vous dire que jamais, je n’ai même pensé à m’exprimer en français envers eux. C’est en anglais que ça se passait. Exprime-toi en anglais ou c’est OUT !
Et ça ne pourrait pas être ça ici, au pays du Québec ?
Malheureusement non ! On n’exige rien ! On subit ! On abdique et on disparaît !
Trucs et astuces
En plus d’être polyvalent en cuisine, il désinfecte et désodorise, et il est pratique pour la lessive. C’est madame Chasse-Tache qui l’affirme.

IL DÉSINFECTE ET DÉSODORISE
PRATIQUE POUR LA LESSIVE
DES TRUCS SURPRENANTS QUI FONCTIONNENT
TRUCS DE CHEFS EN CUISINE
Source : Louise Robitaille. Journal de Montréal, cahier CASA, 11 janvier 2025, p22
Opinion
Une classique hivernale de hockey sous les palmiers.

Une stupidité sans bon sens de jouer une partie de hockey en plein mois de janvier, en Floride et à l’extérieur, sous 30°C. Du Bettman tout craché !
Attiré par le fric et les grosses poches pour garnir les coffres de la LNH, il a eu cette idée brillante. N’oublions pas que le hockey est un sport d’hiver qui peut se jouer à l’extérieur, en autant qu’il se situe au Canada, un pays d’hiver au nord des États-Unis, voilà que le commissaire met au programme des deux prochaines années, un match de hockey, en pleine nature, à Miami en janvier 2025 et à Tampa Bay en février 2026.
Quelle mouche l’a piqué ?
Et ça va se jouer dans des stades de baseball et de football à ciel ouvert en plus. Plus la foule est nombreuse, plus le fric vient garnir les coffres de la ligue.
C’est LA raison !
Des spectateurs, bedaine à l’air, gougounes aux pieds, verres fumés et casquettes vont faire passer ce sport pour une grosse bouffonnerie.
Mais Gary aime ça !
Pour poursuivre cette stupidité, pourquoi le baseball majeurs ne pourrait pas programmer une partie d’exhibition entre, par exemple, les Dodgers de Los Angeles et les Yankees de New York, ici, à Québec, au stade des Capitales, par une superbe journée d’hiver sous zéro et avec un vent qui vous gèle instantanément ?
Une partie de soccer au stade Saputo juste après les fêtes, pourquoi pas. Se faire geler les couilles à -20°C, c’est tellement vivifiant pendant que les spectateurs apprécient le spectacle bien blotties dans leur Kanuk.
Quant à pousser l’idiotie à sa limite, c’est aussi stupide que les projets de Bettman d’une classique hivernale annuelle, mais sous les palmiers.
LE RETOUR EN ARIZONA
Toujours jouissif ce Gary. Alors que les Coyotes viennent à peine de déménager de l’Arizona vers l’Utah, voilà qu’il veut une nouvelle franchise où pensez-vous ?
En Arizona !
Il supplie des investisseurs de faire revivre le hockey dans un État où le monde n’en veut pas. C’est enrageant quand on pense que Québec est prêt depuis quelques années et que ce bouffon de Bettman les ignore totalement.
Il ne veut absolument rien savoir du Canada.
Rien qu’en Géorgie, à Atlanta, et pour la troisième fois, il veut ramener une équipe dans cette ville alors que les deux tentatives précédentes se sont soldées par des échecs et des déménagements.
Définitivement, ce borné a fait son temps ! Est-ce que quelqu’un va lui montrer la porte ?
Droits et devoirs
Vous devez embaucher une avocate, un avocat, une ou un notaire ? Le coût peut varier selon son expérience professionnelle, son expertise, ainsi que la complexité du dossier.
Les juristes déterminent eux-mêmes les montants de leurs honoraires, en fonction du service rendu, Cette facturation peut se faire à l’heure ou par montant forfaitaire (c’est-à-dire un montant fixe, peu importe le nombre d’heures nécessaires pour effectuer le travail).

LES AVOCATES ET AVOCATS
Au Québec, certains avocats et avocates chargent entre 50 $ et 100 $ l’heure, mais cela représente moins de 10 % des juristes en pratique privée.
À titre d’exemple, pour les avocates et avocats civilistes de la Ville de Québec, le taux horaire avoisine généralement 150 $. En revanche, une avocate ou un avocat spécialisé en droit criminel facturera un taux entre 100 $ et 400 $ par heure.
Parfois, un procès est inévitable. Selon un sondage effectué en 2021 par le journal Web Canadian Lawyer, un dossier civil au Québec peut représenter des honoraires s’élevant à :
Attention ! Vos dépenses ne se limiteront pas nécessairement aux honoraires de votre avocate ou avocat. Des frais de justice peuvent également vous être facturés, notamment les droits de greffe, les honoraires des huissiers, les frais de sténographes et les frais d’expertise.
Bonne nouvelle ! La ou le juge pourrait ordonner à la partie adverse de vous rembourser vos frais de justice si vous gagnez votre procès (mais les honoraires de votre avocate ou avocat demeureront en principe à vos frais).
LES NOTAIRES
S’il est possible de déterminer un tarif moyen pour les avocates et avocats, il est plus difficile de le faire dans le cas des notaires. En effet, les tarifs obligatoires fixés par règlement ont été abolis en 1991 et la Chambre des notaires du Québec n’a pas de barème de prix.
En revanche, la ou le notaire doit vous informer à l’avance de ses honoraires « approximatifs », de changements s’il y a lieu, et vous fournir une facture détaillée.
Selon un article de La Presse de 2021 qui a interrogé un bureau situé à Saint-Bruno-de-Montarville, le taux horaire des notaires varie de 150 $ à 350 $. Pour un forfait « testaments et mandats de protection » pour un couple, les coût estimé est de 1300 $.
Vous n’avez pas les capacités financières pour embaucher une avocate ou un avocat ? Vous pourriez recourir à l’aide juridique. Visitez le site Web de la Commission des services juridiques pour vérifier votre admissibilité à ce programme.
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Ce texte d’Éducaloi est offert à titre informatif. Il ne constitue pas un avis ou un conseil juridique. Il est recommandé de consulter une avocate, un avocat, un ou une notaire pour un tel avis. Éducaloi est un organisme à but non lucratif dont la mission est d’informer juridiquement la population québécoise de leurs droits et obligations dans un langage clair. L’information contenue dans ce texte est valide en date du 22 novembre 2024.
Histoire
Le 27 décembre 2024, le Rialto a eu 100 ans ! Inauguré ce même jour, en 1924, le somptueux théâtre, un « palace de quartier » comme on dit, est l’un des grands symboles de l’âge d’or des cinémas à Montréal.
« Quand j’allais à l’Université McGill au début des années 1980, je prenais l’autobus sur l’avenue du Parc. Je voyais le Théâtre Rialto et je me disais : un jour, je vais acheter un immeuble comme celui-là, » raconte Ezio Carosielli en entrevue lors d’une visite au Rialto en novembre dernier.
Quelques années plus tard, en 1988, c’est au Rialto qu’il invite sa future épouse, Luisa Sassano, pour un premier rendez-vous. « J’ai choisi les deux films que nous allions voir : Murder by Numbers et Cowboys Don’t Cry. Depuis ce soir-là, je n’ai plus le droit de choisir les films lorsque nous sortons au cinéma », se rappelle M. Carosielli en souriant.
Au fil des ans, Ezio Carosielli devient un avocat et un homme d’affaires prospère, propriétaire d’une dizaine de garderies. En mars 2010, il réalise le rêve d’acheter le Rialto avec son épouse.
Un grand défi les attend : conserver cet immeuble patrimonial et ses intérieurs protégés selon les règles de l’art, tout en assurant sa viabilité.

UN PEU D’HISTOIRE
Le Théâtre Rialto est construit en 1923-1924 par une société privée, près de l’intersection des avenues du Parc et Bernard. Pour le concevoir, l’architecte montréalais Raoul Gariépy s’inspire de la façade Beaux-Arts du célèbre Opéra Garnier à Paris ainsi que du New Orpheum Theatre de Kansas City.
Le somptueux décor intérieur néo-baroque est d’Emmanuel Briffa, décorateur réputé originaire de Malte. Le Rialto est l’une de ses premières œuvres dans la métropole et la mieux conservée au Canada.
UNE PREMIÈRE SOIRÉE RÉUSSIE
Le samedi 27 décembre 1924, le somptueux Théâtre Rialto est inauguré en présence du maire de Montréal, Charles Duquette. Tout le gratin est au rendez-vous. Près de 500 personnes se pressent aux portes au point où la police devra intervenir pour maintenir l’ordre, rapportent les journaux le lundi suivant.
Plusieurs artistes en vue, dont le célèbre pianiste de jazz originaire de Pointe-Saint-Charles William Eckstein, offrent une prestation haute en couleur, qualifiée par le journaliste de La Presse de « véritable fantaisie musicale ».
Adapté du roman Belonging d’Olive Wadsley, le film muet In Every Women’s Life (La vie et la mort ont croisé le fer) mettant en vedette Virginia Valli est présenté à l’inauguration du Rialto. Il est suivi de quelques courts-métrages comiques et comédies de Noël accompagnés avec brio par le pianiste Eugène Maynard.
L’auditoire sort du théâtre enchanté de la soirée et bien décidé à revenir bientôt au Rialto.
DE LA PROSPÉRITÉ AUX DIFFICULTÉS
Le Rialto, ce n’est pas seulement un cinéma. À l’origine, il est conçu comme un lieu multifonctionnel. En plus de sa salle principale (1174 places), il compte deux grandes pièces pour l’organisation d’événements à l’étage ainsi qu’un billard au sous-sol et des espaces commerciaux au rez-de-chaussée.

Si le théâtre s’adapte assez aisément à l’avènement du cinéma parlant au tournant des années 1930, l’arrivée de la télévision en 1952 annonce le début de la fin pour de nombreux cinémas de quartier.
À l’image du Régent, également sur l’avenue du Parc, le Rialto adopte en 1967 une programmation spécialisée adapté à l’importante communauté grecque du quartier. De nombreuses fêtes et mariages se déroulent aux salles à l’étage. Mais le départ graduel de la diaspora hellénique vers la banlieue engendre une baisse des fréquentations.
UN PROJET CONTROVERSÉ
En plein déclin, le Rialto est acheté par Elias Kalogeras en 1983. Le promoteur rêve de démolir l’intérieur du cinéma pour aménager un centre commercial de luxe portant le nom de L’Atrium du Parc. Ce projet suscite l’indignation de la population et des groupes en patrimoine, comme Sauvons Montréal et Héritage Montréal, qui se mobilisent.
En 1988, la Ville de Montréal emploie les pouvoirs que la loi venait de lui offrir en 1985 et cite le Rialto comme monument historique. En 1990, ce sera au tour du gouvernement du Québec de le classer comme tel, assurant par cela la protection de ses décors intérieurs d’intérêt. En 1993, il est désigné lieu historique national du Canada.
C’est dans ce contexte que le Comité des citoyens du Mile End milite pour que la Ville de Montréal en fasse l’acquisition pour en faire un centre communautaire interculturel. Bien que le projet reste sur les tablettes, les statuts municipal et provincial protègent le Rialto et ses intérieurs de la démolition.
LE RIALTO EST À VENDRE
Bien que le plan de centre commercial tombe à l’eau, le propriétaire tente néanmoins de rentabiliser les espaces de plusieurs façons. Le théâtre est utilisé comme cinéma, salle de spectacle et d’événements, studio de danse, gymnase, boîte de nuit et restaurant de grillades.
Au fil des ans, le propriétaire réalise ne nombreuses interventions qui ne sont pas toutes soucieuses des décors intérieurs signés Briffa ni des règles en vigueur, en particulier au chapitre des autorisations et permis requis. Poursuites judiciaires et mobilisation citoyennes s’ensuivent.
Ne rencontrant pas le succès espéré. Elias Kalogeras cherche alors à se départir de l’immeuble patrimonial. Finalement, c’est en 2010 que se présente un acheteur sérieux et prêt à redonner vie au vénérable théâtre.
UNE FAÇADE À RESTAURER
En 2010, restaurer l’immeuble patrimonial est un véritable travail de titan, S’alliant l’architecte Pierre Beaupré. Grand passionné de cinémas de cette époque, le couple Carosielli réalise, au gré de leurs moyens, d’importants travaux de restaurations des intérieurs. Du même élan, la mise aux normes des équipements est réalisée pour la tenue d’événements.
L’un des grands défis du projet est la magnifique façade en pierre artificielle. Fortement détériorée, celle-ci se détache du bâtiment par un important écart, nous explique le propriétaire devant l’immeuble.
En 2015, la firme St-Denis Thompson, spécialisée dans les travaux d’enveloppe et de maçonnerie sur des immeubles patrimoniaux, réalise le délicat travail de remplissage, de rejointoiement et de colmatage des fissures.
Certaines sections de la maçonnerie ont été démontées et remplacées, d’autres ont été réparées. Noircie par le temps, la façade a été aussi nettoyée pour retrouver l’éclat de sa jeunesse.
Les fenêtres en bois et la toiture sont également restaurées. De tout ce vaste projet, seuls les travaux touchant la façade du Rialto ont bénéficié d’une subvention gouvernementale.
LEÇONS D’UN SUCCÈS

Malgré les travaux, le Rialto reste ouvert. Pour redonner vie à un immeuble patrimonial et assurer de sa pérennité future, il est primordial d’être rentable selon Ezio Carosielli. Pour l’homme d’affaires, le Rialto ne peut pas dépendre de subventions qui fluctuent d’un gouvernement à l’autre,
Très tôt, M. Carosielli s’occupe lui-même de la location des espaces. « Je n’avais jamais fait ça auparavant. Contre toute attente, j’ai adoré ce rôle : rencontrer des artistes, organiser des tournages, être au cœur de l’action. C’est le plus beau métier que j’ai exercé durant ma carrière. »
Assez rapidement, il est évident que le seul cinéma ne peut plus faire vivre l’édifice historique. Les fonctions de diffusion et d’événements prennent le relais et deviennent graduellement la voie d’avenir.
Après la pandémie, les affaires reprennent avec une affluence deux fois plus élevée qu’en 2019, grâce notamment à plusieurs productions américaines.
« Si une salle n’a pas été louée pour une date en particulier, je n’ai pas de problème à permettre à un organisme ou un comité de l’utiliser. La rentabilité est importante, mais ce n’est pas tout non plus. Le Rialto doit rester accessible, fait valoir Ezio Carosielli. Sans l’appui et l’accueil des gens du quartier, notre projet n’aurait jamais pu se réaliser. »
« Le Rialto est un bâtiment extraordinaire du patrimoine montréalais et maintenant, en plus, il est centenaire et en pleine forme ! résume Dinu Bumbaru, directeur des politiques à Héritage Montréal. Grâce à l’entretien et aux travaux des dernières années, il a le bonheur d’être un lieu vivant, notamment le soir avec sa façade éclairée et sa belle marquise illuminée. On voit de la rue qu’il se passe toujours quelque chose là-dedans. »
Source : Maude Bouchard-Dupont, Héritage Montréal, Journal de Montréal, cahier Weekend, 28 décembre 2024, p68
Santé et bien-être
La prévention chez une personne atteinte de diabète à risque d’ulcération au pied passe par le choix approprié des chaussures.
L’une des complications du diabète est le risque accru de se blesser aux pieds. Entre autres, les personnes vivant avec le diabète de longue date ou chez qui la maladie est moins contrôlée pourraient développer une atteinte de la circulation sanguine et de la perception de la douleur aux pieds (perte de sensation protectrice).

Ces deux phénomènes ont été largement couverts dans les publications antérieures de Diabète Québec. Ici, il sera plutôt question de conseils pratico-pratiques pour prévenir le risque de blessures aux pieds avec les chaussures.
En se présentant dans un magasin, lorsqu’on souhaite essayer des souliers, le premier réflexe est de rechercher la pointure désirée. Pourtant, des facteurs importants à se rappeler, et trop souvent oubliés, sont la largeur et l’épaisseur du pied. Il faut prendre en considération que le pied est tridimensionnel (longueur, largeur et épaisseur).
De plus, il est à noter que le pied a tendance à s’affaisser sous votre poids, donc à être plus large et plus long. Une bonne pratique serait de mesurer votre pied en position debout pour avoir les dimensions grossièrement représentatives de vos pieds en charge.
Généralement, lorsqu’il y a perte de sensation protectrice aux pieds (neuropathie sensitive), il est primordial de magasiner dans une boutique d’appareillage orthopédique. Il serait encore plus adéquat d’obtenir la prescription de votre podiatre ou de votre médecin au préalable concernant vos besoins particuliers en ce qui concerne les chaussures orthopédiques.
Saviez-vous qu’il est préférable de magasiner vos nouveaux souliers en après-midi ou en soirée ? Les pieds et les chevilles ont tendance à enfler au courant de la journée et cela pourrait faire en sorte qu’une chaussure achetée le matin soit trop serrée. Elle pourrait ainsi causer des lésions au pied. Assurez-vous d’avoir une paire de chaussettes qui n’est ni trop mince ni trop épaisse pour que l’essayage soit représentatif de la vie de tous les jours.
Par la suite, on entame l’essayage ! Chacun ou chacune ses goûts, comme on dit… Cependant, lorsque nous sommes atteints de diabète, il est crucial de miser sur le confort et la stabilité plutôt que sur le look.
Voici plusieurs critères de base à respecter lors de votre magasinage. La chaussure doit présenter ce qui suit :
Lorsque les pieds sont maintenant dans les nouvelles chaussures, il faut s’assurer de :
Les semelles en vente libre ne sont pas conseillées, sauf si avis contraire de votre professionnel ou professionnelle de la santé, Il est fortement recommandé de consulter son ou sa podiatre ou son ou sa médecin pour vérifier si les orthèses plantaires faites sur mesure peuvent être prescrites pour votre condition.
QU’EN EST-IL DES CHAUSSETTES ?
Pour une personne vivant avec le diabète et qui est à risque de plaie, on recommande une chaussette sans couture au niveau des orteils et sans élastique à la cheville ou au mollet. Aussi, il est conseillé de choisir une chaussette en fibre naturelle, comme le coton, et préférablement de couleur claire. Cela permet de vérifier s’il y a des taches de sang ou d’écoulement quelconque, ce qui pourrait être un signe de blessure au pied ou d’une récidive d’ulcère plantaire.
Enfiler une chaussure sans bas est à proscrire. Les bas permettent de contrôler l’humidité et diminuent considérablement les risques d’ampoule ou d’irritation de la peau. Ils doivent être changés tous les jours.
Pour terminer, il est également à noter que pour la population vivant avec le diabète à risque d’ulcération, il est recommandé de ne jamais marcher nu-pieds ou en chaussettes. La chaussure offre une protection bien meilleure face aux blessures qui pourraient survenir.
Source : Dre Marie-Michèle Pelletier, podiatre, revue Dia-Logue, hiver 2024-2025, p70
Histoire
Dans la grande période des Fêtes, aujourd’hui, nous célébrons la troisième; la Fête des Rois. On entend parler de leur histoire en écoutant attentivement certains cantiques de Noël. Vous souvenez-vous de leurs noms ? Essayez…

Ils se nomment Gaspard, Melchior et Balthazar.
Dans la Bible, on dit qu’ils venaient d’Orient et qu’ils auraient parcouru des milliers de kilomètres, guidés par une étoile brillante, pour rendre hommage à un nouveau-né prédestiné à devenir le roi des Juifs. Cependant, les textes de l’Évangile ne mentionnent pas leur nombre ni le fait qu’ils étaient des rois.
On suggère davantage qu’ils étaient des hommes sages venus de l’Est. On sait cependant qu’à l’Antiquité, les monarques aimaient s’entourer d’astrologues, de scientifiques, d’hommes sages et cultivés. Peut-être est-ce un amalgame, on ne sait pas.
En fait, l’idée qu’ils étaient peut-être des rois n’est apparue qu’au IIIe siècle de notre ère. Puis, à travers les écrits, on leur donne des noms et même une origine. On suggère que Melchior venait d’Iran (en fait de la Perse), Gaspard de l’Inde et Balthazar de l’Arabie Saoudite.
On raconte dans les écrits de l’Évangile (selon Matthieu) que les mages se seraient arrêtés au palais du roi Hérode pour lui demander s’il savait où était Marie, qui allait donner vie au roi des Juifs.
Ce qui est particulier dans ce récit, c’est qu’on prétend que ces mages auraient interpellé directement le roi actuel de la Judée sans lui rendre quelque hommage que ce soit en lui demandant s’il savait où naîtrait celui qui allait le remplacer. On comprend donc que les mages ne reconnaissaient pas du tout la légitimité d’Hérode sur le royaume de Judée.
En surcroît, on raconte que le roi Hérode aurait invité les mages à l’informer s’ils trouvaient l’enfant roi, supposément pour lui rendre hommage. À vrai dire, on sait qu’Hérode gouvernait à cette époque par procuration, il était vieux et il avait peu de légitimité auprès du peuple juif.
La Judée était à cette époque sous contrôle romain et c’est l’empereur Auguste qui était le vrai souverain. Nous sommes donc dans une période de grandes tensions sociales et politiques en Judée et la venue d’un enfant roi faisait assurément peur à Hérode et à ses héritiers, qui cherchaient évidemment à tuer l’enfant.
NAISSANCE DU PETIT JÉSUS
Guidés par leur étoile, les mages ont finalement trouvé l’étable où Marie et Joseph se seraient réfugiés. À travers les récits, on ne peut donc que percevoir ces mages positivement, les voir comme des hommes bienveillants. Après s’être prosternés devant l’enfant et sa mère, ils lui auraient offert de l’or, de l’encens et de la myrrhe et ils auraient filé en douce en empruntant des chemins de traverse pour ne pas croiser les complotistes du palais.
Puis, on n’a plus jamais entendu parler de ces généreux rois mages. En tout cas, pas avant qu’ils réapparaissent sous notre arbre à Noël.
EST-IL VRAI QUE JÉSUS SERAIT NÉ À BETHLÉEM ?
Ce n’est pas un fait prouvé sans l’ombre d’un doute, mais il est fort possible que cet enfant soit né au village de Bethléem. On pense que le nom Jésus est la contraction linguistique de Yehoshoua’ (Josué). Il aurait appartenu au clan des Nazôréens, des juifs de retour d’exil au IIe siècle avant notre ère qui se réclamaient d’être des descendants directs du grand roi David.
Ils attendaient frénétiquement le retour du Messie sur Terre. Ils ont fondé en Galilée un village que nous appelons Nazareth. De nombreuses études tendent à démontrer que Marie et Joseph se seraient déplacés jusqu’à Bethléem en Judée, la ville de naissance du roi David, lors du recensement imposé par les Romains.
Pour ce qui est du lieu plus précis de cette naissance, c’est moins clair. Par exemple, saint Justin, un Palestinien de Naplouse, avance 160 ans après la naissance de l’enfant roi qu’il serait né dans une grotte près de Bethléem. Mais bon, il n’est pas nécessaire de jeter votre étable, il reste encore beaucoup de zones d’ombre derrière cette histoire de la nativité.
Source : Martin Landry, Journal de Montréal, cahier Weekend, 21 décembre 2024, p70
Histoire

À la fin de l’été 2023, on apprenait que Montréal aurait la chance d’avoir une des six premières franchises de la nouvelle Ligue professionnelle de hockey féminin, la LPHF. Cette saison, l’équipe portera le nom de la Victoire de Montréal. En entendant cette nouvelle, je me suis demandé depuis quand les femmes jouaient au hockey au Québec.
Il faut dire qu’au XIXe siècle, les sports féminins ne sont pas tellement encouragés. On n’a qu’à penser au baron Pierre de Coubertin, le restaurateur des jeux olympiques, qui s’opposait à la participation des femmes aux compétitions sportives.
L’Église catholique, elle, encourageait plutôt les jeunes femmes à se préparer à devenir de bonnes épouses. Malgré tout, de nombreuses femmes vont chausser les patins et vont jouer au hockey. Une des premières traces à ce sujet nous vient d’un journaliste du Ottawa Citizen, qui avait assisté à un match de hockey féminin en 1891.
Dans son article, il écrit que les joueuses « ont un coup de patin rapide et manient la rondelle aussi bien que certains des meilleurs joueurs masculins ». Un commentaire élogieux qui fait entrer le hockey féminin dans l’Histoire.
La plus ancienne photographie connue de femmes jouant au hockey a été prise à Rideau Hall, la résidence du gouverneur général du Canada à Ottawa, vers 1890. On y voit la fille de lord Stanley, lady Isobel Stanley, jouer au hockey avec d’autres coéquipières. En fait, de nombreux experts croient que le premier match de hockey féminin aurait été joué le 9 mars 1889.
L’ÉQUIPEMENT DES HOCKEYEUSES
Les archives photographiques nous en apprennent beaucoup sur l’équipement de ces joueuses de hockey du siècle passé. Elles portent des jupes à crinoline avec des maillots sans numéro, parfois des cols roulés. Elles ne portent pas les jambières traditionnelles des hommes, ça aurait été trop indécent pour l’époque.
Leur jupe donne assurément un avantage au gardiennes devant leur filet. Parlant de gardienne de but, on attribue à Elizabeth Graham, de l’Université Queen’s, d’être la première gardienne, tous sexes confondus, à jouer avec un masque. En 1927, à la suite d’une délicate opération dentaire, elle a gardé les buts avec un masque d’escrime pour protéger son visage.
LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE
Le départ de milliers d’hommes au front permet aux femmes de les remplacer à l’usine et à certaines d’occuper des fonctions traditionnellement réservées aux gars. Elles le feront avec brio au boulot, mais aussi sur la glace.
Toutes sortes de ligues sont créées pour remplir les arénas. Une des premières ligues féminines est mise sur pied par la compagnie Bell. Elle aligne six équipes formées de téléphonistes. Les hockeyeuses sont spectaculaires et attirent les foules. Même si la ligue remporte un succès populaire, elle n’existera qu’une seule saison.

De toutes les ligues féminines qui sont créées durant le premier conflit mondial, la plus populaire est la Eastern Ladies Hockey League de Montréal. Elle présente son premier match en décembre 1915 et, presque instantanément, les hockeyeuses font tourner les têtes et deviennent des vedettes à travers tout le pays.
L’aréna Jubilee, qui contient 3200 spectateurs, fait salle comble. Elles jouent avec contact et respectent les mêmes règles de l’Association nationale de hockey que les hommes. Un haut dirigeant des Canadiens de Montréal dira au Montreal Star :
« Ces hockeyeuses semblent être plus en demande que n’importe qui d’autre dans la ville en ce moment… La moitié de mes gars ne pourraient pas jouer dans cette ligue. »
Durant les deux premières saisons de la ligue, les joueuses de l’équipe le Western vont remporter la coupe Doran. La meilleure joueuse de l’équipe est sans contredit Agnès Vautier, on dit qu’elle pourrait rivaliser avec les meilleurs joueurs professionnels au monde.
La popularité du hockey féminin s’étend à l’extérieur de Montréal. En 1916, un journal de Cornwall, en Ontario, fait une série d’articles sur le phénomène grandissant du hockey féminin. Les joueuses les plus talentueuses au pays sont probablement rassemblées chez les Victorias de Cornwall.
L’équipe aligne entre autres une joueuse étoile, Albertine Lapensée. Âgée d’à peine 16 ans, la jeune Franco-Ontarienne est une véritable machine à compter des buts. Elle aurait réussi l’exploit d’enfiler 15 buts en un seul match. Un massacre qui se termine avec un pointage de 21 à 0 contre les filles d’Hochelaga.
Elle joue tellement bien que certains remettent souvent en doute qu’elle est une femme. Durant la saison 1916-1917, Albertine comptera 150 buts. Grâce à elle, les Victorias de Cornwall terminent la saison avec 45 victoires et un seul match nul.
À la fin de la guerre, la Eastern Ladies Hockey League arrête ses activités. Le retour des hommes au pays marque le regain des ligues professionnelles de hockey masculin et l’intérêt pécuniaire des promoteurs du hockey féminin s’étiole.
Les hockeyeuses vont par le fait même disparaître du radar médiatique. Albertine Lapensée prendra sa retraite en 1918. Certains prétendent qu’elle est morte de la grippe espagnole la même année à New York.
On en connaît peu sur la vie des autres joueuses de cette ligue professionnelle, mais ce qu’on sait, c’est qu’à cette période de l’Histoire, ces femmes étaient des athlètes adulées du sport. Les foules se déplaçaient pour voir leur jeu spectaculaire.
LA DIFFICULTÉ DE TROUVER DES LIGUES COMPÉTITIVES
Durant la grande dépression et même après la Seconde Guerre mondiale, on observe un certain déclin du hockey féminin au Canada. Pas facile pour les jeunes filles de se trouver des organisations de hockey pour elles. D’autant plus que les ligues de garçons résistent à leur faire une place.
C’est dans ce contexte que la jeune passionnée de hockey Abigail Hoffman, âgée de 9 ans, ira jusqu’à se couper les cheveux bien courts et même changer son identité de genre pour jouer au hockey. Ses parents l’inscrivent dans une équipe de gars en la présentant comme Ab Hoffman. Pour ne pas trop attirer l’attention dans le vestiaire, Abigail s’habille à la maison et arrive directement sur la patinoire tout équipée.
Son manège fonctionne quand même un certain temps, jusqu’à ce qu’on lui demande son acte de naissance pour l’inscription à un tournoi. Même si elle est exclue de l’équipe, son subterfuge fait scandale. Abigail a prouvé que les filles pouvaient rivaliser avec les garçons.
LE HOCKEY FÉMININ REPREND VIE
Enfin, dans les années 1960, les premières ligues de hockey féminines vont prendre forme au Canada. Plusieurs tentatives pour créer une ligue professionnelle de hockey féminin vont échouer. Plus de 100 ans après les premières performances des hockeyeuses sur les glaces, l’arrivée de la LPHF risque de marquer un tournant historique dans l’évolution de notre sport national d’hiver.
Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier Weekend, 28 décembre 2024, p66
Humour
Un touriste étranger demande à un Québécois :

– Quel est le meilleurs moyen pour se rendre à l’hôpital ?
Le Québécois :
– Traverse la rue sans regarder.
Une jeune fille blonde revient à la maison après une longue journée d’école. Elle va directement voir sa mère, également blonde, et lui demande :
– Maman, tout le monde à l’école me niaise car je suis blonde, même les profs. Pourquoi les gens pensent que toutes les blondes sont stupides ?
La mère de répondre :
– Je vais te montrer ma chérie. Elle cogne 4 fois sur le comptoir de la cuisine.
La jeune fille un peu confuse dit :
– Oh ! Y’a quelqu’un qui cogne à la porte, je vais aller voir !
La mère :
– Ha ha ha ha c’est exactement à cause de ça que les gens pensent qu’on est stupides. Fais-moi une faveur, surveille le four pour moi, je vais aller répondre à la porte !
L’autre jour, j’ai ouvert mon armoire puis j’ai conté une blague à mon linge… y’était plié en deux !
Un col bleu, spécialisé dans le remplissage de trous va voir son patron et lui dit :
– Patron, ma pelle est cassée. Qu’est-ce que je fais ?
Alors le patron lui répond :
– Ce n’est pas grave, tu peux t’appuyer sur le camion !
Un petit garçon de 5 ans et sa mère vont au McDo. Le petit regarde la caissière et lui dit :
– Suce ma quéquette, j’ai une grande bite !
La caissière embarrassée regarde la mère du petit garçon. Le petit remet ça :
– Suce ma quéquette, j’ai une grande bite !
Mais cette fois-ci, la mère intervient… Enlève ton bonbon de la bouche quand tu parles !
Le petit garçon :
Six McNuggets et une grande frite !
C’est un type qui a un sexe de 40 cm. À ce stade, c’est plus handicapant qu’autre chose… Il cherche donc auprès du corps médical une solution pour raccourcir tout ça, mais en vain, on n’a pas de solution à lui proposer.
Il recherche ensuite auprès des guérisseurs, en vain également, jusqu’au jour où il apprend qu’un vieux rebouteux habitant une hutte en plein milieu d’un marais, pratiquerait ce genre de chose. Il s’y rend donc :
– On vous aura mal renseigné, moi je fais plutôt le contraire, j’ajoute des centimètres, mais rassurez-vous, le marais est plein de créatures magiques, si vous avez un peu d’argent je vous donne l’adresse d’une grenouille magique qui peut vous arranger ça. Vous allez lui poser des questions, si elle répond non, votre engin rétrécit de 5 cm. Si elle répond oui c’est le contraire.
Le type est d’accord et après avoir payé le rebouteux, il obtient l’adresse du batracien magique.
– Bonjour petite grenouille, veux-tu m’épouser ?
– Non !
Le type vérifie et miracle, ça marche. Son sexe raccourci de 5 cm et il décide de continuer.
– Petite grenouille, veux-tu m’épouser ?
– Non !
Nouvelle vérification, le type se dit : « allez, encore 5 cm et après je la laisse tranquille, et à moi les gonzesses ! »
– Petite grenouille, pour la dernière fois, veux-tu m’épouser ?
– Non, non, non, non, non et non !
Réflexion
J’ai dû accepter…
Accepter que le temps, cet insaisissable mystère, échappe à ma compréhension, et que l’éternité demeure une énigme pour mon esprit mortel.
J’ai dû accepter que mon corps, fragile enveloppe, n’était pas immortel, qu’il vieillirait, et qu’un jour, il s’éteindrait doucement.

J’ai dû accepter que nous sommes faits de souvenirs et d’oubli, de vœux inachevés, de bruits et de silences, de murmures éphémères et de nuits étoilées. De petites histoires, tissées dans l’ombre des détails subtils.
J’ai dû comprendre que tout est passager, que rien ne dure éternellement. Et j’ai dû accepter que ma venue au monde avait un sens, que j’étais là pour donner le meilleur de moi-même, pour semer des traces de lumière avant de m’effacer dans le grand silence.
J’ai dû accepter que mes parents ne seraient pas éternels, que mes enfants, un jour, prendraient leur envol, traçant leur propre chemin loin de moi. Ils ne m’appartenaient pas, comme je l’avais cru un instant. Leur liberté d’aller, de venir, de choisir, était un droit aussi précieux que ma tendresse pour eux.
J’ai dû accepter que tout ce que je possédais n’était qu’un prêt, que rien ici-bas ne m’appartenait vraiment. Tout, comme ma propre existence, était éphémère, destiné à être transmis, laissé aux mains d’autres âmes, quand je ne serai plus là.
J’ai dû accepter que balayer mon trottoir chaque matin n’était qu’un doux leurre, un geste pour me convaincre que ce petit coin du monde était mien, alors qu’il ne l’était pas. Ma maison, mon refuge, n’était qu’un toit passager, un abri qui un jour accueillerait d’autres vies, d’autres histoires.
J’ai dû comprendre que mon attachement aux choses, aux êtres, aux lieux, ne ferait que rendre plus douloureux l’heure de mes adieux. Que les arbres que j’ai plantés, les fleurs que j’ai chéries, les oiseaux que j’ai écoutés chanter, n’étaient que des passants dans ma vie. Tout comme moi, ils étaient mortels. J’ai dû accepter mes failles, mes fragilités, ma condition d’être éphémère, voué à disparaître, tandis que la vie continuerait, sans moi, comme un fleuve insensible à ma mémoire.
Et j’ai dû accepter qu’un jour, je serais oublié.
Prenons soin de notre âme, car elle seule nous appartient.
Écrit par Silvia Schmitt, penseuse allemande. Le monde littéraire
Finances
On vient de se souhaiter la bonne année dans l’euphorie et l’allégresse, que déjà, on voit arriver les surprises qui vont alléger directement notre portefeuille.
Même si le 1er janvier est un jour de fête, il marque aussi des augmentations de dépenses. C’est comme une obligation de nos gouvernements d’augmenter le coût de la vie sans que les salaires et fonds de pensions ne suivent. Les riches s’enrichissent, alors que la classe moyenne, qui n’existe plus depuis belle lurette, s’enlise de plus en plus, donc vers le bas.

LE TRANSPORT EN COMMUN
En cette année 2025, prendre l’autobus coûtera plus cher. Pourquoi ? Parce que les sociétés de transport ne sont pas foutues de faire le ménage dans leurs circuits absolument inutiles dans certains secteurs résidentiels. Après 22 heures dans ces dortoirs, tout le monde sommeille et pourtant, les autobus circulent jusqu’à deux heures du matin, vides.
Quel est le coût de ce non-sens ? On ne sait pas, mais la conséquence se transforme en hausse des tarifs. Et qui paie ? Je vous laisse deviner.
L’ÉPICERIE
Ce bien essentiel augmentera de 5 % et cette hausse perdure depuis 2020, vous vous rappelez la pandémie. Partout on nous incite à manger des légumes bons pour la santé, mais néfaste pour nos poches, 3 à 6 % durant les prochains mois.
Selon les experts, pour une famille de quatre personnes, composée de 2 adultes et 2 enfants, les dépenses annuelles liées à l’achat de nourriture pourraient ainsi totaliser 16 833 $ soit 800 $ de plus que l’an dernier.
Il y a sûrement dans la chaîne quelqu’un qui a décidé de faire une piastre.
ÉLECTRICITÉ
Une chance que le gouvernement ait obligé Hydro-Québec a plafonner son augmentation à 3%, sinon, on se ferait électrocuter. On se compare ailleurs avec nos bas prix énergétiques… mais est-ce que l’objectif est de les rattraper ? N’ayez crainte, l’histoire va se répéter pour les années à venir.
PERMIS DE CONDUIRE ET IMMATRICULATION
Les aubaines de paiements sont terminées. On revient à des prix d’il y a quatre ans. On a épuisé les surplus pour en créer d’autres. Les permis de conduire des conducteurs sans points d’inaptitudes passeront à 84,55 $ en 2025, puis 86,58 $ en 2026 et enfin, 88,31 $ en 2027. Si, par contre, vous avez des points d’inaptitude à votre dossier de conduite, on parle de 284 $ à près de 600 $. À vous de bien vous conduire. Les plus vieux, nostalgiques, se souviendront que jadis, le prix courant était pour 2 ans. Les temps ont bien changé.
Mais là où ça fait le plus mal, c’est pour l’immatriculation des véhicules dans les agglomérations de Montréal et de Québec. Dans la capitale, ces frais vont passer de 30 $ à 90 $ par véhicule, une hausse de 200 %. Dans la métropole, ils passent de 59 $ à 150 $, une augmentation de 154 %.
Et pourquoi ? Pour financer le transport en commun et son administration de merde.
TAXES MUNICIPALES
Là encore c’est le manque à gagner des mairies qui occasionne ces hausses; Montréal, 2,2 %, Longueuil et Laval, 3,2 % et 1,9 %, Québec 2,9 %, quant à Gatineau et Sherbrooke ce sera respectivement 3,1 % et 3,2 %. Aurons-nous plus de services ? Telle est la question !
LES FRAIS DE BAGAGES
L’appétit des transporteurs aériens est sans limites. Ce sont les bagages qui en subiront les conséquences. Il faudra maintenant payer pour tout ce qui est bagage; à main, dans la soute, et bientôt il faudra payer pour vos poches et vos sacoches… Que voulez-vous, il faut prendre l’argent quelque part pour payer des millions $ de bonis à Michael Rousseau et ses acolytes.
AUTRES AUGMENTATIONS
Cotisations au Régime de rentes du Québec, cotisations à l’assurance-emploi, majoration de la taxe fédérale sur l’alcool. Mince consolation cependant, les pensions alimentaires seront indexées.
En conclusion, si on se souhaite de la santé pour tous et toutes, c’est justement pour payer ces nombreuses augmentations diverses, pas toujours souhaitées, mais imposées quelques fois sinon souvent par des administrations incompétentes qui ne se cassent pas la tête pour administrer adéquatement et sérieusement leur budget.
On augmente, point !
« Non mé cé ti beau comme cadeau du jour de l’An… hein ? »
Alors, bonne année aux payeurs de taxes, de taxes et de taxes, et n’oubliez pas de demeurer en santé. C’est primordial si on veut s’en sortir !