Plaque d’immatriculation illisible ou endommagée

DEVOIR

Le phénomène des plaques d’immatriculation endommagées ou illisibles au Québec, prend de l’ampleur. On en voit même sur des voitures neuves.

Pourtant, il est interdit de circuler avec une telle plaque d’immatriculation.

Négligence, insouciance ou entêtement du propriétaire…? Allez savoir !

Voici, sur ce propos, ce que le journal Le reflet, sur la Rive-Sud de Montréal, publiait en septembre 2023.

Trois articles du Code de la sécurité routière du Québec portent sur la lisibilité des plaques d’immatriculation.

Ainsi, l’article 32 stipule que « la plaque d’immatriculation doit être libre de tout objet ou de toute matière pouvant en empêcher la lecture ». On peut penser ici à la neige ou un support à vélo qui obstrue la plaque.

L’article 33 va dans le même sens : « Un agent de la paix peut exiger du conducteur d’un véhicule routier le nettoyage de la plaque d’immatriculation de ce véhicule, lorsque l’état de saleté de cette plaque en rend la lecture difficile. Le conducteur doit se conformer à cette exigence. »

Enfin, l’article 50 indique qu’une personne conduisant un véhicule dont la plaque d’immatriculation est endommagée au point d’empêcher l’identification du véhicule commet une infraction passible d’une amende de 30 $ à 60 $.

REMPLACEMENT DE SA PLAQUE

Par ailleurs, le service de remplacement de plaque endommagée, perdue ou volée est offert en ligne (SAAQclic) au coût de 12,40 $. Il est également possible d’obtenir ce service en centre de services, mais il est recommandé de prendre rendez-vous avant de se déplacer.


L’agrément des routes au Québec

Transport

Récemment, je me suis rendu dans la région du Bas-St-Laurent pour une courte escapade. C’est désolant de voir que les haltes routières, pourtant indispensables, soient absentes de notre paysage. Une lacune incompréhensible.

Quiconque qui a moindrement parcouru les Interstate américaines vous le diront; des haltes routières savamment érigées dans des endroits stratégiques tenant compte du comportement des automobilistes. Des haltes bien pensées avec restaurants, toilettes, postes d’essence.

Tous les 50 milles, environ, on retrouve ces arrêts qui permettent aux conducteurs de prendre des pauses, d’éviter le risque de s’endormir au volant et de se dégourdir les jambes et marcher. Des installations modernes et spacieuses, avec des boutiques de souvenirs.

À l’entrée de chaque État, les Welcome Center, fournissent cartes routières, livres de coupons pour les hôtels et on peut recevoir toutes les informations géographiques, par du personnel durant la journée.

Si, sur la route, on a besoin de se rendre aux toilettes, c’est rassurant de savoir qu’on pourra atteindre la prochaine souvent en dedans de 80 kilomètres. Et croyez-moi, ces haltes sont très fréquentées.

Mais pas ici, au Québec !

Lors de mon escapade, j’ai croisé 4 haltes routières sur la route 20, sur près de 300 kilomètres et devinez quoi ? Deux d’entre-elles étaient fermées. On parle ici de petites bécosses point final. La seule qui avait un peu d’allure était située à Lévis, tout juste près du pont Pierre-Laporte. Malheureusement, personne n’a pensé à y mettre quelques restaurants.

On ne cesse de tapisser la route de panneaux qui nous incitent à la prudence, a faire des arrêts pour éviter de s’endormir, mais hélas, les endroits pour s’arrêter ne sont pas là. On fait dur, pas à peu près.

LES PESÉES PUBLIQUES

Autres lacunes de notre système autoroutier, les pesées publiques. Elles sont toutes fermées ! Un non-sens parce que les camions outrepassent les limites de poids autorisées. Même en période de dégel, elles ne sont presque pas en opération. Résultats, on voit des ornières partout… un signe qui ne ment pas.

Alors pourquoi en est-il ainsi ? Pas étonnant que nos routes soient si détériorées.

Au pays de l’Oncle Sam, tous les postes de pesée sont opérationnels et TOUS les camions doivent s’y arrêter, et c’est surveillé.

Pendant ce temps-là, on continue d’être taxés sur l’immatriculation et les permis de conduire en se demandant bien où va tout cet argent ? À voir l’état général de toutes nos routes, il y a quelqu’un quelque part qui ne met pas l’argent à la bonne place.


Un pan de notre histoire : Le parc de la « Montagne-Tremblante ». Le tout premier parc national du Québec

Histoire

Les parcs nationaux du Québec sont des trésors naturels qui permettent de préserver et de découvrir notre biodiversité.

Leur histoire remonte à la fin du XIXe siècle, lorsqu’est devenue un peu plus évidente l’importance de la conservation de la biodiversité. Le premier parc national au Québec, celui de la « Montagne-Tremblante », a été créé le 12 janvier 1895.

PLUS VIEUX PARC DU QUÉBEC

Vers la fin du XIXe siècle, l’industrie du bois se développe à la vitesse grand V au Québec. La multiplication des tronçons ferroviaires favorise la création de nouvelles zones de colonisation partout où le train s’arrête. C’est dans ce contexte qu’on voit apparaître dans les années 1880 de nombreux chantiers forestiers, le long de la rivière du Diable par exemple.

L’effervescence de l’industrie est si forte qu’en 1895, presque toutes les terres autour du lac Tremblant sont exploitées ou concédées.

C’est aussi l’époque où des études sur la tuberculose, entre autres celle du docteur Camille Laviolette, concluent que la maladie pulmonaire pouvait être guérie par le grand air et les séjours en nature à la montagne.

C’est dans ce contexte que, dès 1893, notre médecin québécois entreprend des démarches pour la construction d’un sanatorium. Il envisage trois endroits, le mont Orford, le mont Saint-Hilaire et la montagne Tremblante.

En 1894, son choix s’arrête sur la célèbre montagne Tremblante. L’environnement offre les conditions idéales pour guérir les malades affligés par la tuberculose.

L’année suivante, projet appuyé par le gouvernement de Louis-Olivier Taillon, on crée le parc de la Montagne-Tremblante, mais malheureusement pour les malades, le sanatorium imaginé par le docteur Laviolette ne sera jamais construit.

Au début de janvier 1895, le projet de loi établissant le parc de la Montagne-Tremblante est adopté. La réalisation de notre premier parc s’inscrit dans l’intérêt mondial de créer des aires protégées, comme celles des parcs de Yellostone, Yosemite et Sequoia.

L’État posait ainsi les premiers jalons pour ensuite former le réseau des parcs nationaux. Parallèlement, on commence à délimiter des réserves fauniques sur le territoire du Québec, comme celle du parc des Laurentides.

À l’époque, le parc de la Montagne-Tremblante était beaucoup plus petit qu’aujourd’hui, il s’étendait sur une superficie de 60 km2, entre la rivière du Diable et le lac Tremblant. Trente ans plus tard, le territoire du parc passe de 60 à 3108 km2, au même moment où les grandes entreprises forestières avalent chaque jour des milliers d’hectares de forêts pour répondre au besoin de l’industrie.

Il faut donc retenir que le parc est au départ une réserve forestière spéciale de L’État. Les compagnies forestières peuvent donc poursuivre leurs coupes, et les clubs privés de chasse et de pêche continuent à accueillir une poignée de privilégiés.

Notre premier parc est pendant longtemps associé à l’industrie forestière, qui encourage la colonisation de la région et la naissance de villages. Ces villages, à leur tour, favorisent la création de lieux de villégiature et de plein air.

Au fil du temps, la nature exceptionnelle du lieu éveille les consciences et amène les Québécois à comprendre l’importance de la préservation à long terme du patrimoine naturel de la montagne Tremblante, mais aussi d’autres coins de nature de la Belle Province.

C’est dans ce contexte que des groupes de pression vont se mobiliser pour demander au gouvernement de légiférer pour que la nature du parc du Mont-Tremblant soit mieux protégée. Le parc devient public en 1939 quand on autorise l’aménagement des pistes de ski sur le mont Tremblant.

Vers la fin des années 1940, on met sur pied la Station biologique du Lac-Monroe pour que des scientifiques puissent y étudier la nature. Puis, à la fin des années 1950, à la suite de pressions, entre autres de celles de scientifiques qui s’intéressent à la biodiversité du lieu, l’ensemble du parc ouvre au public.

Dans les années 1960, même si les compagnies forestières et les clubs privés conservent leurs droits, le parc aménage ses espaces pour répondre à la demande des amoureux du plein air. Les Québécois utilisent de plus en plus leur nouveau réseau routier pour venir y respirer l’air frais, pique-niquer ou pêcher en famille. On multiplie aussi les aménagements pour camper.

Il faudra attendre 1977 pour que le gouvernement péquiste de René Lévesque vote la Loi sur les parcs. À partir de ce moment-là, il sera interdit de chasser et d’exploiter les ressources dans nos parcs du Québec.

Ces anciens domaines privés sont récupérés et aménagés. On y vient en été pour le camping, le canot, pour marcher dans les sentiers et l’hiver, pour y faire du ski de randonnée.

ESSOR DANS LES ANNÉES 1970

C’est donc véritablement dans les années 1970 que le réseau des parcs nationaux du Québec connaît son essor. En 1977, la création de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) permet de structurer et de gérer efficacement les parcs nationaux.

Cette période a vu la création de nombreux parcs, chacun visant à protéger des écosystèmes spécifiques et à offrir des occasions de découverte et de loisirs en nature.

Les parcs nationaux du Québec ont toujours eu une double mission, soit la conservation des milieux naturels et l’éducation du public. Chaque parc de la Sépaq est unique, représentant des écosystèmes variés allant des forêts boréales aux montagnes, en passant par des lacs et des rivières spectaculaires.

Par exemple, le parc national de la Gaspésie, créé en 1937, protège des montagnes impressionnantes et une faune diversifiée y compris le caribou des bois. Le parc national de Miguasha, en Gaspésie, se trouve, lui, sur la liste de l’UNESCO.

PATRIMOINE IMPORTANT À PRÉSERVER

Les parcs nationaux du Québec représentent bien plus que de simples destinations touristiques. Ils sont des lieux de refuge pour la biodiversité, des laboratoires vivants pour les scientifiques et des espaces de ressourcement pour les visiteurs.

La préservation de ces espaces est essentielle pour maintenir la richesse naturelle du Québec et pour permettre aux générations futures de continuer à en bénéficier.

En visitant les parcs nationaux de la province, la population québécoise et les visiteurs du monde entier découvrent la beauté sauvage de la province et participent à une démarche collective de protection et de valorisation de notre patrimoine naturel.

Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier Weekend, 24 août 2024, p70


Comment aider une personne endeuillée

Deuil

Il n’est pas rare de voir des personnes bien intentionnées causer plus de mal que de bien dans la façon d’offrir leur soutien. Voici quelques pistes pour les orienter vers une aide de qualité qui saure bénéfique à l’évolution de votre deuil.

  • Le deuil d’un proche demande du temps. Toutefois, même si le temps est souvent un allié important, à lui seul il ne règle pas tout. Il n’existe aucun raccourci pour faire l’économie de la douleur.
  • Être fort ne consiste pas à refouler son chagrin. Au contraire, l’expression des émotions est bénéfique, même si parfois on a l’impression que le deuil ne se fait pas.
  • L’absence de jugement face à la manière dont vous vivez votre deuil et la capacité d’être à l’écoute de votre douleur sont des attitudes aidantes et réconfortantes.
  • Offrir une bonne écoute à une personne en deuil, c’est aussi s’abstenir de donner des conseils éviter de se comparer en parlant de ses propres deuils, ou insister pour que l’endeuillé tourne la page.
  • Faire son deuil ne veut pas dire d’oublier l’être cher. Parler de la personne décédée permet de verbaliser ce qu’il était, ce qui nous manque, et ce que nous retenons de son passage sur terre.

Il n’y a pas de mots magiques pour consoler une personne en deuil. Toutefois, certaines paroles sont réconfortantes et témoignent d’un soutien de qualité. Vous pouvez ainsi :

  • dire à l’endeuillé que vous compatissez;
  • le laisser parler de la personne décédée aussi longtemps qu’il le désire;
  • le rassurer lorsqu’il se fait des reproches;
  • l’inciter à être patient envers lui-même et ses proches.

Source : Maryse Dubé, La Gentiane, Fascicule « Auprès de vous », publié par la Coopérative funéraire du Grand Montréal


Le pourboire doit demeurer discrétionnaire

Opinion

À la base, le pourboire n’est pas du salaire mais une marque de reconnaissance pour un service rendu. Mon opinion sur le sujet de l’heure.

Ils sont vlimeux les commerçants. D’abord ils ont profité de la pandémie pour doubler leurs prix pour toutes sortes de raisons bidon. Un déjeuner pour deux, frise maintenant les 40 $ avec les pourboires. On ne rit plus.

S’ensuit une manigance avec le paiement direct via la petite machine intelligente qui calcule le pourboire, sur le montant total, incluant la taxe. Amenez ici l’assiette au beurre. Une arnaque à la Charest qui, jadis, a décidé que la taxe provinciale soit calculée sur le total de la vente, incluant la TPS… Vous vous souvenez.

Et maintenant tout ce qui se paie devrait être coiffé d’un pourboire. Tu commandes par téléphone pour une commande que tu vas chercher et tu devrais ajouter un pourboire. Non ! C’est toi qui se déplace. Un autre pourboire à l’épicerie, et quoi encore ?

EXAGÉRATION

Lors d’une fête post pandémie, célébrée à la Casa Grecque de Brossard, nous étions une bonne trentaine de convives. Le restaurant était bondé en ce samedi soir. La facture déjà salée arrive. Je jette un coup d’œil, ils ont ajouté à chacun, un pourboire de 20 %. J’apprends que c’est la procédure pour les groupes. C’est du vol, de l’abus. Je n’y est jamais remis les pieds.

15 % devrait être la norme et encore là, il devrait diminuer ou augmenter selon l’appréciation du service reçu. Je donne de façon discrétionnaire. Par exemple, un jour que je dînais avec ma conjointe au Score de Longueuil, on avait commandé nos repas et j’ai ajouté le bar à salade pour moi.

Après en avoir mangé la moitié, je l’ai remise à ma conjointe. Horreur ! J’étais un délinquant, un imposteur ! La serveuse nous surveillait du coin de l’œil, en hypocrite, avec son « air de beu ». Elle s’approche pour me dire que je n’avais pas le droit de faire ainsi. J’étais renversé ! Il aurait fallu que je laisse ma salade de côté. Pourtant, j’avais payé pour ce supplément. Après le repas, on a payé sans aucun pourboire. Un service pernicieux qui ne valait pas une seule maudite cenne noire.

Quand on ose suggérer des pourboires de 18%, 20% et même 25 %, avec des sourires, on nous prend pour des imbéciles. Ce sont des taux usuraires, comme sur les soldes de cartes de crédit. On se fout de notre gueule.

Le ministre Jolin-Barrette devrait mettre dans son projet de loi, que la « machine à collecter » n’affiche plus aucun pourcentage. Seulement le total avec les taxes. Nous sommes assez grands pour décider si on a reçu un service de merde, convenable ou supérieur et d’offrir un pourboire en conséquence.

À l’ère où tout le monde a son cellulaire en poche et que celui-ci possède obligatoirement une calculatrice, prenez le total avant taxe de votre facture et multipliez-le par 15 %, c’est ce montant que vous ajoutez en guise de pourboire. N’oubliez pas que ce pourboire est un cadeau. Et un cadeau ça se mérite, et ON décide de sa valeur.


Mauvaises habitudes matinales

Santé

La routine matinale apporte confort et prévisibilité, mais si vous avez laissé ces mauvaises habitudes s’y ancrer, il est peut-être temps de changer quelques choses.

UTILISER LE RAPPEL D’ALARME (snooze)

Ces 10 minutes de sommeil supplémentaires peuvent sembler précieuses sur le moment, mais si vous vous rendormez, vous risquez de vous réveiller moins reposé. Prenez l’habitude de vous réveiller dès que l’alarme sonne; votre cerveau s’adaptera rapidement.

SAUTER LE PETIT DÉJEUNER

Vous n’êtes pas obligé de déjeuner pour être en bonne santé, mais la recherche montre que les personnes qui prennent un repas le matin ont tendance à absorber plus de vitamines et minéraux et à accumuler moins de graisses et de cholestérol. Si votre estomac refuse un petit-déjeuner complet, essayez des mini-repas tels que du yogourt et des tranches de pomme.

NE PAS S’HYDRATER SUFFISAMMENT

Un manque de liquide peut entraîner des maux de tête, des étourdissements et une accélération du rythme cardiaque. Essayez de boire un ou deux verres d’eau au lever (l’eau pétillante avec un soupçon d’agrume compte aussi).

S’EMPARER DE SON TÉLÉPHONE

Si vous êtes comme 80 % des utilisateurs de téléphones intelligents, vous consultez votre appareil dans les 15 minutes suivant votre réveil. Une habitude qui vous prive de sérénité et qui peut nuire à votre productivité. Votre influenceur Tik Tok préféré peut attendre.

Source : healthshots.com


Un pan de notre histoire : l’offensive des Cent-Jours : l’épisode qu’on oublie

Histoire

La Première Guerre mondiale a débuté en 1914 avec l’invasion allemande de la Belgique et de la France.

Des affrontements sanglants comme ceux de la Somme et de Verdun ont marqué l’horreur d’une guerre qui fera vivre les plus grandes souffrances à des hommes qui étaient partis à la fin de l’été 1914, la fleur au fusil, en pensant que l’aventure serait terminée pour la fête de Noël.

Rapidement, les mouvements militaires se sont figés. Les soldats se sont terrés dans des tranchées boueuses et les champs de bataille sont devenus les plus déshumanisés des « no man’s land » de l’histoire.

Ils ont vite déchanté, les conditions de vie des soldats de première ligne sont devenues insoutenables et les stratégies militaires, inefficaces; la guerre s’est enlisée. De 1914 à 1917, les pertes humaines se comptaient par millions et les quelques gains territoriaux n’étaient en rien représentatifs des efforts de troupes au front.

En 1917, l’entrée des États-Unis sur le terrain militaire a apporté des efforts cruciaux aux Alliés. Puis, graduellement. Le vent a tourné à leur avantage. On appelle cette période « l’offensive des Cent-Jours ». On parle peu au Québec de cet épisode décisif qui s’est étendu du 8 août au 11 novembre 1918 et qui a changé le cours de la Grande Guerre.

EFFONDREMENT DES LIGNES ALLEMANDES

Des blessés à Amiens

Au printemps 1918, les Allemands surprennent en lançant une série d’attaques qui font progresser leurs troupes à moins de 70 km de Paris. Cette menaçante percée pourrait être perçue comme positive pour le clan allemand, mais elle aura le défaut d’éparpiller et d’épuiser les faibles ressources des forces militaires du général Erich Ludendorff.

L’élan allemand est freiné en juillet, les Alliés ripostent le 8 août. Ils mettent alors en branle une vaste offensive du côté d’Amiens, dans le nord de la France.

Lors de ce déploiement qui change l’histoire de la guerre, des petits gars de chez nous sont au front. Dans les trois premiers jours de la bataille, le Canada est à la tête d’une offensive surprise qui repousse les Allemands sur 20 km.

La stratégie des forces alliées est spectaculaire, les lignes allemandes sont brisées et le moral des troupes germanophones également. Plus tard, les Allemands appelleront ce 8 août le « Jour noir ».

À partir de l’été 1918, les Alliés intègrent de nouvelles tactiques offensives lors des attaques, notamment en combinant en synchronicité l’infanterie, l’artillerie et ses blindés et l’aviation. Cette approche coordonnée ainsi que l’élément de surprise leur permettent de percer les tranchées et les défenses allemandes, auparavant presque insurmontables.

ÉPUISEMENT DES RESSOURCES

À ce stade de la guerre, l’Allemagne est épuisée économiquement et humainement. Les blocages navals alliés limitent sévèrement les approvisionnements, et les pertes humaines deviennent insoutenables.

À l’opposé, les Alliés bénéficient d’un soutien logistique et de renforts, notamment des troupes coloniales, des Canadiens ainsi que des soldats américains qui débarquent en pleine forme et surtout très bien équipés.

EFFONDREMENT DES ALLIANCES

Au printemps 1918, plusieurs parlementaires militaires de l’Allemagne capitulent. La Bulgarie se rend le 29 septembre, suivie de l’Empire ottoman le 30 octobre et de l’Autriche-Hongrie le 3 novembre.

Cet isolement militaire et les succès alliés pendant ces 100 jours ont un effet dévastateur sur le moral des troupes et de la population allemandes. La perte de terrains stratégiques et la capture de milliers de soldats allemands vont convaincre les dirigeants allemands de l’inévitabilité de la défaite.

Le 9 novembre, deux jours avant l’armistice, le Kaiser Guillaume II abdique, marquant ainsi la fin de l’Empire allemand.

L’armistice du 11 novembre 1918 met fin aux hostilités sur le front occidental, scellant la victoire des Alliés et préparant le terrain pour les négociations de paix qui suivront à Versailles.

LES CANADIENS AU FRONT

Durant ces 100 jours, 100 000 Canadiens on fait des perçées sur au moins 130 km et ont capturé environ 32 000 prisonniers. Au cours de cette période d’un peu plus de trois mois, 30 militaires du Canada et de Terre-Neuve ont reçu la prestigieuse Croix de Victoria.

Les succès militaires des Canadiens pendant ces 100 jours comportent cependant des conséquences humaines tragiques. Pas moins de 6800 Canadiens (ce chiffre inclus les soldats de Terre-Neuve qui n’ont pas encore intégré le Dominion du Canada) ont perdu la vie et environ 39 000 ont été blessés.

Le soldat George Lawrence Price est le dernier Canadien à mourir au front, il a été tué seulement deux minutes avant la fin officielle du conflit.

À la fin de la guerre, on a répertorié plus de 650 000 hommes et femmes qui ont servi dans les forces canadiennes, un chiffre plutôt étonnant, sachant que le pays ne compte à l’époque que 8 millions de citoyens.

Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier Weekend, 17 août 2024, p73


Paroles de sage

Réflexion

Pourquoi crions-nous sur une personne quand nous sommes en colère ?

Une histoire tibétaine raconte, qu’un jour, un vieux sage a demandé à ses disciples :

– Pourquoi les gens se crient quand ils sont en colère ?

Les disciples répondirent :

– Parce que nous perdons notre sang-froid, dit un, c’est pour ça que nous crions.

– Mais… Pourquoi crier quand l’autre personne est à côté de toi ? demanda le sage. Est-il possible de lui parler à voix basse ? Pourquoi criez-vous sur quelqu’un quand vous êtes en colère ?

Les disciples ont donné d’autres réponses mais aucune d’entre elles ne satisfaisait le sage. Finalement il a expliqué :

– Quand deux personnes sont en colère, leur cœur s’éloigne beaucoup. Pour couvrir cette distance, il faut crier pour pouvoir s’entendre. Plus ils sont en colère, plus ils devront crier pour s’entendre à travers cette grande distance.

Puis le sage continua :

– Que se passe-t-il quand deux personnes tombent amoureux ? Ils ne se crient pas mais se parlent doucement, pourquoi ? Leurs cœurs sont si proches. La distance entre eux est trop petite.

Le sage sourit et dit :

– Quand ils tombent encore plus amoureux… Qu’est-ce qui se passe ? Ils ne parlent pas, ils murmurent et se rapprochent encore plus dans leur amour. Finalement, ils n’ont même pas besoin de murmurer, ils se regardent et c’est tout. C’est comme ça que deux personnes sont proches quand elles s’aiment.

Puis il a dit :

– Quand vous vous disputez, ne laissez pas vos cœurs s’éloigner. Ne dites pas de mots qui vous éloignent plus. Un jour peut arriver où la distance sera si longue qu’ils ne retrouveront plus leur chemin de retour.

Patrick Burensteinas


Plantes et santé

Santé

Eau, vitamines, fibres, activité physique et… philodendron ? On achète généralement des plantes pour leur beauté et parce qu’elles évoquent la nature, mais ces bouquets de verdure peuvent également être bénéfiques pour la santé.

Parmi les bienfaits, mentionnons qu’elles aident à réduire le stress, à abaisser la tension artérielle, et à rehausser l’attention et les résultats scolaires. Même la créativité peut germer en présence de plantes. En effet, dans le cadre d’une étude, des sujets ont obtenu de meilleurs résultats pour une tâche de création verbale lorsqu’il y avait une plante dans la pièce.

Ce n’est pas qu’en admirant les plantes que l’on en retire les bienfaits, mais aussi en interagissant avec elles : selon une autre étude, rempoter une plante diminue la réponse au stress, contrairement à une tâche à l’ordinateur, qui stimule plutôt la pression artérielle et le rythme cardiaque.

Les plantes peuvent également vous aider à vous remettre d’un problème de santé : une analyse de la recherche à ce sujet a montré que les patients qui se remettaient d’une opération restaient moins longtemps à l’hôpital et avaient moins besoin d’antidouleurs s’ils avaient des plantes et de la verdure à regarder.

Et oubliez le plastique… il faut que ce soit du vrai. Dans une étude portant sur des élèves, ceux qui avaient de vraies plantes vivantes dans la classe avaient une meilleure concentration que ceux qui avaient une fausse plante, des photos d’une plante ou qui n’avaient aucune plante.

Un bémol toutefois : si vous avez des enfants ou des animaux domestiques, vérifiez bien avant d’introduire une nouvelle plante chez vous – elles ne passent pas dans tous les tests d’innocuité.

Source : healthline.com, everydayhealth.com


Rouillé… mais récupérable

Trucs et astuces

Si vos moules à pâtisserie montrent des signes de rouille, frottez-les avec du savon à vaisselle liquide et une pomme de terre coupée en deux. Un brossage avec du vinaigre chaud pourrait aussi enlever toutes les taches de rouille… paroles de madame Chasse-Taches.

Pour éviter la formation de rouille sur les poêlons en fonte fraîchement lavés, polissez-les avec un essuie-tout imbibé d’huile d’olive ou d’huile végétale avant de les ranger.

TACHES DE ROUILLE

Il ne faut pas utiliser l’eau de Javel sur des vêtements présentant des taches de rouille. Vous obtiendrez l’effet contraire et les taches deviendraient plus foncées. L’eau oxygénée est aussi à déconseiller, car elle endommagerait les fibres du tissu rouillé. Saupoudrez les taches de rouille de sel tout en les imbibant de jus de citron. Laissez reposer une nuit avant de laver.

Vos bijoux resteront bien brillants si vous placez un bâton de craie dans le coffret où vous les conservez. La craie possède la faculté d’absorber l’humidité dans un coffre à bijoux et même dans un coffre à outils. Elle empêchera la rouille d’endommager les outils.

Par contre, si les outils sont déjà attaqués par la rouille, brossez-les avec de l’essence de térébenthine.

Si vous avez de la difficulté à retirer une vis rouillée, aspergez-la de vinaigre. Laissez agir quelques minutes avant d’essayer de la déloger.

Enlevez les points de rouille sur un ustensile de cuisine, spécialement sur les couteaux en frottant les taches avec un bouchon de liège trempé dans de l’huile d’olive ou un oignon saupoudré de sucre en poudre.

DÉTARTRER UNE BOUILLOIRE

Pour détartrer le fond d’une bouilloire présentant un dépôt brunâtre et rouillé, faites chauffer légèrement un peu de vinaigre dans la bouilloire. Laissez reposer jusqu’à ce que le vinaigre refroidisse. Frottez les taches avec une éponge légèrement abrasive. Faites bouillir de l’eau à quelques reprises afin d’éliminer complètement l’odeur du vinaigre avant de la réutiliser.

Pour éliminer la rouille sur une base de meuble en chrome, façonnez une boule avec du papier d’aluminium et frottez bien les taches.

Donnez une cure de jeunesse à votre vélo rouillé en préparant une pâte avec 6 cuillerées à soupe de sel et 2 cuillerées à soupe de jus de citron. Frottez la rouille avec cette pâte et un linge sec. Rincez et asséchez le vélo.

Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 24 août 2024, p11


Un pan de notre histoire : David McLane, l’espion qui a fait si peur aux Britanniques qu’il a été exécuté dans la barbarie

Histoire

L’histoire de David McLane, espion arrêté le 10 mai 1797, s’ancre dans le contexte tumultueux de la fin du XVIIIe siècle, une époque marquée par les révolutions et les guerres, qui ont redessiné les frontières et les alliances en Europe et en Amérique.

David McLane, dont on ne sait pas s’il est né aux États-Unis ou en Écosse, a grandi sur la côte américaine en pleine guerre d’Indépendance des 13 colonies. Le jeune David a développé une passion pour les quêtes de liberté et d’indépendance. Après la guerre en 1783, il s’est intéressé aux autres causes révolutionnaires ailleurs dans le monde.

Au tournant des années 1790, la Révolution française battait son plein et les idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité inspiraient les mouvements révolutionnaires dans d’autres pays.

Voyant l’occasion favorable, David McLane se serait engagé dans des missions de renseignement pour le compte de pseudoforces révolutionnaires française en Amérique. On raconte qu’il était responsable de surveiller et de rapporter les mouvements des forces britanniques et loyalistes au Canada.

LUTTER POUR LA LIBERTÉ

En 1796, McLane traverse régulièrement la frontière canado-américaine sous une fausse identité, souvent celle de Jacob Felt. Il se fait passer pour un marchand dans l’industrie du bois, ce qui lui permet d’agir de façon incognito.

Ces nombreuses visites lui permettent de recueillir, entre autres, des informations précieuses sur les fortifications et les mouvements de troupes britanniques.

Elles lui permettent aussi d’expliquer à ceux qui croisent sa route qu’aux États-Unis, des gens puissants planifient d’envahir le Canada dans le plus grand secret. Il fait savoir que 10 000 soldats s’apprêtent à prendre possession de Québec et Montréal.

C’est lors d’une de ces visites furtives qu’il fait la connaissance d’un influent marchand, député de Québec, un dénommé John Black. Cet homme le livre aux autorités. Le 10 mai 1797, McLane est donc arrêté dans la maison de John Black et accusé, entre autres, d’espionnage, de complot pour envahir le Canada et de l’intention de massacrer inhumainement les sujets du roi.

Il est emprisonné, puis envoyé devant la cour pour être jugé. Les preuves contre lui sont accablantes. On a retrouvé des cartes détaillées des fortifications et des lettres codées, et identifié six témoins pour l’incriminer.

Ces témoins ont expliqué aux jurés que l’accusé essayait de les convaincre de participer à une insurrection contre le gouvernement de la province de Québec. Le jury déclare McLane coupable de haute trahison, malgré ses tentatives de défense en affirmant être un simple marchand.

Ses avocats tâchent de faire casser le jugement, mais c’est peine perdue. Le juge en chef de la province lui impose la peine de mort.

Mais comme la pendaison n’était pas un châtiment suffisant, le juge demande qu’il soit éviscéré vivant, puis qu’on s’assure de bien séparer la tête et les membres de son corps.

« Que vous David McLane, soyez conduit au lieu d’où vous êtes venu, et de là vous serez traîné à la place d’exécution où vous devez être pendu par le col, mais non jusqu’à ce que mort s’ensuive; car vous devez être ouvert en vie, et vos entrailles seront arrachées et brûlées sous vos yeux; alors votre tête sera séparée de votre corps, qui doit être divisé en quatre parties; et votre tête ainsi que vos membres seront à la disposition du Roi. Que le seigneur ait pitié de votre Âme. »

ILLUMINÉ OU CONSPIRATEUR ?

Par une belle journée d’été, le 21 juillet 1797, Davis McLane est exécuté dans la plus grande des barbaries devant une foule rassemblée à l’extérieur des murs de Québec. L’affaire horrifie au plus haut point la population, mais le gouvernement insiste pour en faire un cas exemplaire.

Des articles racontant l’histoire sont publiés dans La gazette de Québec. On imprime 2000 exemplaires de la transcription des témoignages et on les distribue jusqu’aux États-Unis pour décourager quiconque aurait envie de suivre ses pas.

Sa mort marque évidemment la fin de ses activités, mais pas de son histoire. David McLane est devenu un symbole de la lutte pour la liberté et l’indépendance. Les partisans de la Révolution vont le considérer comme un martyr de la cause.

En vérité, le projet d’invasion de McLane semble invraisemblable, selon de nombreux historiens. Plusieurs sont ceux qui croient que David McLane était tout simplement un illuminé plutôt qu’un conspirateur. En fait, c’est plutôt la réelle peur chez les Britanniques d’être envahis au Canada qui explique la sentence démesurée qu’une tangible menace.

NDLR : j’ose espérer que l’ignoble juge qui a prononcé cette sentence en a fait d’affreux cauchemars.

Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier Weekend, 17 août 2024, p72


Écœurantite aiguë

Opinion

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi notre société est malade ? Moi, je regarde et lis les nouvelles et j’en reviens toujours à la même constatation : on est dirigé par des personnes qui n’ont aucune connaissance de la vie des gens ordinaires, de ceux et celles qui travaillent à la sueur de leur front et qui tirent le diable par la queue, pour prendre une expression populaire.

Il me semble que de bonnes nouvelles de temps en temps feraient du bien à la populace, et amènerait cette dose d’énergie stimulante qui nous manque. Alors les moins bien nantis ne trouvent pas la porte de sortie pour espérer des jours meilleurs.

Dans mon for intérieur, les décideurs du gouvernement, qui font partie d’une classe privilégiée de la société, distribuent des millions à des gens haut placés, comme eux, avec plein de subventions et plein d’avantages que le citoyen moyen, en descendant, ne peut aucunement espérer.

TRUMP

Je sais Trump est un Américain, mais qui compose le portrait de ses électeurs ? Des gens ordinaires, avec de petits salaires qui l’appuient parce que ce dictateur s’adresse à eux dans ses discours. Ils leur donne de l’importance et ces dernier se disent qu’enfin, quelqu’un daigne s’occuper d’eux. Ils en ont ras-le-bol d’être toujours ignorés par les bien nantis.

Certes, Trump, le multimilliardaire fait partie des plus riches, mais il parle au monde ordinaire et les encourage à la désobéissance. C’est un hargneux dangereux ! Un criminel.

C’est ce qui commence à germer chez nous.

Pourquoi a-t-on des pénuries de main d’œuvre au Québec ? Est-ce que les gouvernements ont faussé le nombre de morts post pandémique ?

Non ! Les gens sont simplement écœurés et ils ne les croient plus. Rien ne bouge dans cette société.

LENTEUR, LENTEUR ET LENTEUR

Comment vous expliquez que le métro de Montréal ait été bâti en 4 ans, alors que présentement, le pont-tunnel Hyppolite-Lafontaine prendra 6 ou 7 ans pour se faire réparer, occasionnant des bouchons monstres quotidiennement. 60 ans plus tard, avec toute la technologie qui existe maintenant, on est incapable de livrer la marchandise.

Et à certains endroits, la rainette faux-grillons, stoppe l’économie et le développement.

La ville de Montréal est un dépotoir à ciel ouvert au point où on ne sait même plus quand ça va se terminer. Un inondation et le boulevard Décarie est inondé. Ce n’est pas d’hier que le problème existe. On a fait quoi pour régler le problème ? Rien !

En éducation, pourquoi Québec persiste à subventionner les écoles privées alors que les écoles publiques tombent en ruine ? L’argent serait mieux dépensé pour ceux et celles qui ne peuvent que rêver au privé… qu’ils ne pourront jamais se payer. Des écoles pour seulement ceux qui en ont les moyens.

Il me semble qu’avec tous cet argent, on pourrait améliorer grandement le système d’éducation public et inciter les professeurs à y retourner.

Même constat en santé, où le monstre continue d’être monstrueux. Pourquoi on subventionne les cliniques privées, qui accueillent majoritairement les gens bien nantis. Qu’on mette les millions dans le système public de la santé, pour que tout le monde sans exceptions puisse obtenir des soins de qualité et qu’on cesse d’attendre des mois, voire des années dans les souffrances qui persistes.

Quand on parle de délais insoutenables pour une chirurgie, il faut se mettre à la place de ces personnes qui financent tout de même un système de santé qui l’oublie.

FITZGIBBON

D’emblée, je vous avouerai que dès la première fois où je l’ai vu, cette première impression était négative. Je le trouvais hautain, arrogant et il ne m’inspirait pas confiance. Au fil des années, il a enfreint toutes sortes de règlements et lois qui le mettait en conflit d’intérêt.

Lorsqu’il a parlé de démission, il y a à peine quelques jours, je savais qu’il allait lever les pattes. Pour moi, c’est bon débarras ! Et le fait de ne plus terminer leur mandat, est devenu populaire auprès les politiciens. Ces mêmes personnes qui ont serré des mains et promis mer et monde aux électeurs pour finalement foutre le camp sans autre forme de respect.

Il y a quelques années pas si lointaines, on nous chantait la mélodie que nous étions autosuffisants en électricité. On en avait tellement, qu’on en vendait aux Américains à des taux plus qu’avantageux pour eux. On subventionnait nos Québécois pour les inviter à adopter les voitures électriques. C’était la corne d’abondance, le Nirvana.

Maintenant on fait fausse rooute. Ti-Pierre nous dit qu’il faut se doucher quand on sent le diable, et de nuit. La lessive, à l’eau froide quand la demande est moins forte. En somme, se priver de notre ressource naturelle, tout en continuant de servir les Américains.

N’oublions pas qu’être un super ministre, de l’économie en plus, ça ouvre toutes grandes quelques portes.

Ce ne sont que quelques cas, mais ils sont révélateurs du climat social qui dure depuis la pandémie au Québec. C’est l’écœurantite aiguë qui s’est installée lentement et sûrement. Il y a beaucoup plus de sans-abris, l’immigration massive incontrôlée fait des ravages, et les gouvernements qui ne font rien pour améliorer la situation.

Les propriétaires véreux continuent impunément de « crisser » leurs locataires dehors pour « fourrer » des voyageurs sans aucun scrupule. Pourquoi ?

Et la cerise sur le « sundae » la Ligue des Noirs vient de remporter la victoire contre les policiers du SPVM qui seraient des racistes systémiques. 171 millions de dollars devront être versés à des Noirs, victimes de profilage racial de la part des policiers.

Comment va être distribué ce magot ? Mystère et bouche cousue. C’est même plus le fun d’être une police. Et dire qu’il n’y a pas si longtemps, on parlait de les désarmer. Un monde de fous que je vous dis.

En conclusion et selon mon humble analyse d’un simple citoyen ne vous plaira peut-être pas, mais je soutiens que nos dirigeants de partout sont des personnes instruites, riches pour la plupart et qui ont eu la chance de bien s’instruire pour avoir une vie sans soucis financiers. En contrepartie, ces mêmes personnes en autorité n’ont aucune espèce d’idée de ce qu’endurent et vivent les gens ordinaires. Comment voulez-vous qu’ils comprennent ce quotidien. Ils ont été élevés dans un monde ouaté.

Imagé, je vous dirais que, petit, j’entendais « il ne faut pas remettre à plus tard ce qu’on peut faire aujourd’hui ». Avec le temps, les dirigeants québécois l’ont transformé en « Pourquoi faire aujourd’hui, ce qu’on peut facilement remettre à plus tard ». Il faut tout de même se faire réélire !

EN FRANÇAIS

Je ne peux terminer cet article sans vous parler du mégacomplexe haut de gamme, réservé à une clientèle très à l’aise, qui sera inauguré cette semaine. Il s’appelle Royalmount à l’angle des autoroutes 15 et 40 à Montréal. Ma question; Quel rond-de-cuir de l’office québécois de la langue française (OQLF) a permis cette raison sociale anglaise ? Il faudrait peut-être lui rappeler qu’au Québec, la SEULE langue officielle est le FRANÇAIS. S’il le savait et qu’il n’a même pas levé le petit doigt, on le fout à la porte, sans autre forme de procès.