Histoire
Les deux tempêtes qui ont laissé 72 cm de neige la semaine dernière à Montréal – une première depuis 1898 – rappellent que la « grosse bordée » de plus de 40 cm survient en moyenne une fois par décennie dans la métropole. Les tempêtes hivernales dont on veut se souvenir, on les immortalise en photo.

Le fonds d’archives photographiques du Musée McCord de Montréal compte des milliers de photographies de l’hiver québécois. Celles d’Alexandre Henderson, un Écossais arrivé à Montréal à 24 ans en 1855, ont fait l’objet d’une exposition en 2022. Ses paysages souvent enneigés de la vallée du Saint-Laurent sont de merveilleux témoignages de notre rapport à l’hiver.
Bibliothèque et Archives nationales du Québec possède d’innombrables photographies prises en hiver. Certaines présentées ici sont des pages d’histoire de la place qu’occupe la saison froide dans la culture québécoise.
LE DÉNEIGEMENT À QUÉBEC
À Québec, la Literary and Historical Society of Quebec a documenté l’histoire du début du 20e siècle d’une façon très originale. Certains de ses membres – on ignore lesquels parce que les œuvres sont anonymes – ont pris des photos de l’hiver 1909-1910 en se concentrant sur le déneigement.
Grâce à un fonds de 141 photos déposé à Bibliothèques et Archives Canada en 1984 par Avery Stanyar, une résidente de l’Outaouais, on sait que les charrues tirées par des chevaux déversaient le contenu de leur cargaison directement dans le fleuve Saint-Laurent.
On comprend aussi les enjeux que représentent les nombreuses côtes de la ville et des escaliers glissants. On voit aussi les enfants en luge non seulement sur les sites prévus à cet effet, mais aussi en pleine ville, au péril de leur vie, un siècle avant le Red Bull Crashed Ice.
UN SPORT EXTRÊME

Photographier l’hiver n’est pas anodin. La photo a longtemps été un art délicat et complexe. Un seul cliché pouvait nécessiter des heures de préparation. La composition était soignée et le déploiement technique, exigeant. Quand l’appareil photo était sur son trépied, les figurants prenaient place et retenaient leur souffle durant l’exposition. C’est seulement après le travail en chambre noire qu’on voyait le résultat.
Le maître incontesté dans ce sport extrême est sans doute William Notman (1826-1891), Écossais lui aussi, qui a mis en scène l’hiver québécois.
On voit plusieurs scènes de la vie quotidienne l’hiver dont certaines en pleine tempête, comme ce livreur de journaux qui tient son capuchon contre le vent.
Des dames costumées en habit d’époque et des patineurs sont aussi parmi ses thèmes de prédilection.
LES CHÔMEURS CHASSAIENT LA NEIGE À LA PELLE

Au début du 20e siècle, c’est à la pelle qu’on déblaie les rues de Montréal. Les chômeurs bénévoles s’unissent pour dégager à la main la rue Sainte-Catherine et permettre le transport de marchandises ainsi que le passage piétonnier.
« Longtemps, l’hiver était une saison plus efficace que le printemps ou l’automne pour le transport de marchandises et le déplacement des gens. On circulait sur la neige en sleigh sans même retirer la neige de la chaussée », relate l’urbaniste Gérard Beaudet, de l’Université de Montréal.
Ce spécialiste de l’innovation municipale précise que certaines villes du Bas-Saint-Laurent attendront jusqu’au milieu des années1960 pour voir leurs routes dégagées l’hiver. Et un inventeur de Trois-Rivières patente un immense rouleau qui aplatit les bordées pour permettre un meilleur glissement des rails de calèche.
L’AUTO CHANGE TOUT
C’est l’usage de l’automobile qui va tout changer. « Au début, les gens remisaient leur voiture l’hiver, car ils considéraient que ça ne valait pas la peine de l’entretenir. Et le réseau routier n’était pas adapté. Mais la pression sur les gouvernements se fera de plus en plus importante pour circuler quatre saisons », reprend-il.
Les voies ferrées font aussi face au problème de l’enneigement. Les trains doivent compter sur des charrues sur rail qui dégagent le passage dans un immense nuage blanc. Mais cela ne suffit pas toujours, et des trains sont parfois immobilisés dans la neige.

UN LIVREUR INVENTE LA SOUFFLEUSE
C’est à Arthur Sicard (1876-1946), dans son hangar, qu’on doit l’invention de la souffleuse à neige.
« Il était livreur et cherchait un moyen d’accélérer le déblaiement des rues », commente M. Beaudet.
Son invention, inspirée de la moissonneuse-batteuse, sera acquise en 1927 par Outremont, puis par la Ville de Montréal à la fin des années 1920 avant de conquérir le monde nordique.
Ce n’est pas la seule contribution purement québécoise au grand combat des villes contre la neige. Sicard lui-même dessine le premier chasse-neige (un québécisme, comme les mots « déneigeuse » et « souffleuse à neige »).
La chenillette qui déblaie les trottoirs encore de nos jours naît dans la tête de Joseph-Armand Bombardier, un contemporain de Sicard.
Si Montréal est aujourd’hui une des métropoles nordiques les mieux équipés au monde pour faire face aux tempêtes, la mécanisation de la guerre à la neige n’a pas fait l’unanimité à ses débuts.
Des conseillers municipaux s’y étaient opposés, car toute ces machines allaient « mettre en péril l’ouvrage [des] chômeurs hivernaux, alors qu’on se trouve en pleine crise économique », relate le site de la Ville de Montréal.
Source : Mathieu-Robert Sauvé, Journal de Montréal, cahier weekend, 22 février 2025, p67
Réflexion
Une réflexion de Boucar Diouf au sujet de « Face de beu », parue récemment dans La Presse.
La stratégie canadienne du buffle face au président Trump n’a pas fonctionné.
Généralement, devant la menace d’un groupe de lions, les buffles serrent les rangs et font face aux félins. Parfois, ils avancent même vers les prédateurs pour les intimider à leur tour.

Seulement, les lions savent qu’il suffit d’un harcèlement convaincant pour que la défense qui semblait solide se disperse et que le sauve-qui-peut commence. Au Canada, c’est ce que Donald Trump a fait dès qu’il a annoncé son projet de taxation. De sa Floride ensoleillée, il a ensuite regardé ses proies courir dans toutes les directions.
Complètement secoué, Justin Trudeau a fait rapidement le voyage vers Mar-a-Lago et est revenu avec de fausses bonnes nouvelles. Sentant son grand pouvoir de prédateur suprême faire mouche, M. Trump a décidé de frapper le Canada plus fort, forçant M. Trudeau à convier les provinces à une rencontre pour afficher une ligne de défense commune.
Un semblant d’unité et de solidarité nationale qui a rapidement volé en éclats devant les assauts répétés de Donald Trump qui, il faut le rappeler, trouve dans son art d’intimider, de rabaisser et d’épouvanter un élixir de longévité.
Très vite, les intérêts économiques irréconciliables entre les provinces ont créé des brèches dans la défense canadienne. Aussi, pendant que M. Chrétien chantait l’unité de la confédération, l’Alberta a affiché clairement sa dissidence et est allée plaider une exception pour ses hydrocarbures auprès du prédateur repu.
Depuis, la valse des politiciens fédéraux et provinciaux est si intense autour de Donald Trump que l’espoir commençait à envahir nos cœurs d’un océan à l’autre.
Malheureusement, le jeudi 30 janvier, le président américain nous a annoncé avec désinvolture que sa taxe de 25 % allait nous tomber dessus. Ce solide coup de poing a malmené le dollar canadien, secoué les marchés financiers et plongé nos milieux politiques, économiques et médiatiques dans une nouvelle débandade.
Pourtant, à mon avis, surréagir à chaque manifestation sonore du prédateur repu et tapi dans les broussailles de son terrain de golf est la chose à ne pas faire.
Donald Trump est un vieux lion repu qui adore parfois bien plus l’excitation de la chasse que le gibier. Un lion qui chasse pour tuer ne rugit pas, disait mon grand-père.
Les nombreux rugissements de M. Trump qui déchirent la savane politique servent surtout à rappeler qu’il est le roi incontestable de la brousse. Donc, il faut réapprendre à le juger par ce qu’il fait plutôt qu’à trembler chaque fois qu’il ouvre la bouche.
Il faut aussi se rappeler en tout temps que c’est et le niveau de panique et la volonté manifeste de le défier qui décuplent l’instinct de chasse de ce type de prédateur. Quand la souris fige, l’intérêt du chat pour la traque baisse. Cependant, la moindre agitation excite de nouveau le petit félin.
Alors, pour la suite de cette séquence d’intimidation qui cible le Canada, je propose à nos politiciens de rester un peu plus impassibles, de faire croire au prédateur repu qu’il est l’étoile qui brille seule au sommet de l’arbre généalogique du vivant.
Même si on doit organiser une riposte, si puissante soit-elle, il faut le faire dans le silence et rester flegmatique devant ses rugissements. Bref, il faut faire le mort pour ne pas doper ses instincts de prédation. En biologie, la thanatose, cet art de faire le mort pour échapper à son prédateur, est un comportement de survie qui a fait ses preuves.
Pour la suite de notre relation avec Donald Trump, je propose d’adopter la stratégie de l’opossum de Virginie comme modèle de coexistence avec le MAGA-prédateur. Ce petit mammifère nocturne est le seul marsupial vivant en Amérique du Nord. Il est aussi atypique et bizarre que le président américain puisse l’être dans sa façon de faire de la politique.
OPOSSUM DE VIRGINIE
Parce qu’il a un pénis bifide qui ressemble à une fourchette à deux piques (je parle évidemment ici de l’opossum), dans un ouvrage qui date de 1952, le zoologue américain Carl Hartman rapporte cette fausse croyance qui voulait que les opossums copulent par leur museau. Après l’accouplement, les bébés se formaient dans leurs narines et quittaient le nez grâce à un éternuement qui les faisait atterrir dans la poche marsupiale.
Cet animal a poussé l’art de simuler la mort à son niveau le plus théâtral, un comportement que les politiciens et les médias canadiens gagneraient à imiter pour survivre au deuxième mandat de Donald Trump.
En plus de rester immobile, la bouche grande ouverte et le corps en position recroquevillée, l’opossum ralentit ses fonctions vitales et dépose de l’écume sur ses lèvres. L’animal pousse même la supercherie évolutive jusqu’à uriner et sortir de son derrière une substance visqueuse à l’odeur de cadavre.
Évidemment, on n’est pas obligé d’aller jusque-là pour décourager M. Trump de nous harceler.
Cependant, cette mise en scène multisensorielle de la mort nous placerait potentiellement hors du radar d’intérêt du prédateur repu des Amériques. Puisque les morts ne peuvent pas louanger quelqu’un, lécher ses bottes ou se faire épouvanter, son intérêt pour nous déclinerait rapidement.
Parallèlement à cette stratégie d’effacement, les libéraux de Justin Trudeau gagneraient aussi à arrêter de provoquer le prédateur repu. Un lion a beau être édenté, disait mon grand-père, sa tanière ne sera jamais un lieu de repos pour une gazelle.
Les libéraux ont commis l’indélicatesse de diffuser des publicités comparant Pierre Poilievre à Donald Trump alors que ce dernier revenait tranquillement vers le pouvoir. Maintenant que le vieux lion est bien installé dans sa tanière pour quatre ans, je croyais qu’ils allaient cesser ces tentatives de diabolisation du chef conservateur par association avec Donald Trump.
Ce n’est visiblement pas le cas, car celui qui est pressenti pour remplacer Justin Trudeau, Mark Carney, continue de comparer M. Poilievre au MAGA-prédateur, avec lequel il devrait cohabiter pendant quatre ans s’il remportait les prochaines élections. Cette ostensible diabolisation de M. Trump est une très mauvaise posture politique, car le très narcissique président Trump ne pardonne pas facilement les blessures de l’ego qu’on lui inflige.
Je suis conscient que ma proposition est une stratégie de loser et d’aplaventrisme, mais elle est aussi une stratégie de survie lorsqu’on n’a qu’une simple machette pour se défendre contre une brute mégalomane armée d’un fusil d’assaut.
La langue a toujours intérêt à ne pas se quereller avec les dents, disait ma grand-mère. Le Canada est un castor qui a toujours marché à l’ombre de l’éléphant américain.
Malheureusement, cette stratégie a ses parts de risque. Quand l’éléphant trébuche, c’est le castor qui écope. Et quand le pachyderme a la chiasse, le castor n’est pas plus épargné.
Alors, lorsque nous sortirons de ce gros merdier dans lequel Donald Trump nous enfonce collectivement, il faudra trouver une façon de s’éloigner économiquement de l’ombre de l’animal emblématique du Parti républicain.
En attendant ce nécessaire virage, on peut faire quelque chose. Achetons les produits québécois et canadiens. Entre deux marchandises, faisons l’effort d’encourager les producteurs d’ici.
Même si c’est pour quelques dollars, ça vaut la peine.
Opinion
RIM pour Réseau Incertain Métropolitain, parce qu’actuellement, c’est le meilleur nom qu’on peut lui trouver. Pour sa performance, on repassera.
Voici ce qu’en pense le citoyen ordinaire que je suis, qui ne connaît rien sur de tels projets, mais qui paie à même ses économies, sans droit de parole.

Est-ce le fait qu’il n’y ait pas de chauffeur ? Le métro a des chauffeurs lui et on aura beau parler de technologie avancée, qui défaille souvent, avec des chauffeurs on pourrait s’y fier, étant directement aux commandes.
On assiste à de nombreuses pannes alors que seulement 5 stations sont en opération, alors imaginez lorsque le réseau sera complété dans quelques mois. Pourtant, c’est un transport moderne, qui nous donne une vue insaisissable sur Montréal. Cependant, la CDPQ a mis sa confiance en une compagnie indienne pour le réaliser.
LE QUÉBEC, UN PAYS NORDIQUE
On aura beau nous donner toutes sortes de raisons. La météo indienne est sans équivoque; minimum 23°C et maximum 33°C, et ce toute l’année. Et nos bien-pensants ont attribué le contrat à une entreprise indienne qui n’a jamais eu à composer avec la neige. Allo expertise !
Peut-être que la Caisse de dépôt et placement du Québec, quand ils ont mis les pieds au Groenland, se croyaient en Inde ?
Pendant ce temps, bien installé ici, Bombardier un fleuron québécois a été ignoré. Celui qui a inventé les « ski-doos » qui fonctionnent toujours en hiver. Comment expliquer cela ? À l’époque, les Québécois se posaient la question, Pourquoi ? D’ailleurs, on se la pose encore. Ici, au Québec, les mercures à -30°C sont courant en hiver.
À ces températures, ici, les trains fonctionnent, les autos fonctionnent, les vélos fonctionnent, mais pas le RIM. Les « gnégneurs » n’avaient pas prévu que les rails pouvaient geler l’hiver ? Probablement des « gnégneurs » indiens.
ON GÈLE
Je l’ai pris à deux occasions et les deux fois, en hiver, et j’ai trouvé qu’on gelait dans les trains. Lorsqu’on est arrêté en gare, dans certaines stations « ouvertes » l’air froid de l’extérieur pénètre à l’intérieur durant la minute où il est en station, les portes grandes ouvertes. Ont-ils oublié le chauffage ? Je suis peut-être un peu frileux, mais quand même…
Autre inconfort et stress lorsque tu prends place dans le train, une voix te « rassure » en t’informant que le service est au ralenti… Pourquoi ? Cherchez l’erreur !

Lors de sa mise en service, en août 2023, c’était terminé le service d’autobus qui traversaient à Montréal. Ce n’était plus requis. On avait maintenant le RIM. Et qui, maintenant, dépanne les nombreuses pannes du RIM ? Les bons vieux autobus ? On est revenu à l’âge de pierre.
ATTENDEZ-NOUS, NOUS SOMMES EN ROUTE
En 2027, une ligne du RIM sera reliée directement avec l’aéroport de Dorval (je ne veux rien savoir de Trudeau). Un voyage stressant à se demander si l’avion va nous attendre.
Histoire
Il y a près d’un siècle, le président républicain des États-Unis Herbert Hoover, taxe sévèrement ses importations et le Canada lui répond par la même médecine. Dans ce film, « Face de beu » est incarné par Herbert Hoover et Justin Trudeau par Richard Bennett.

« Le résultat a été que les deux pays ont perdu et ont vu la crise économique s’accentuer de part et d’autre alors qu’on voulait justement y mettre fin », explique le professeur d’économie Mario Seccareccia, de l’Université d’Ottawa.
Le Japon et de nombreux pays d’Europe augmenteront leurs droits de douane pour les produits américains, ce qui fera très mal à l’économie américaine et prolongera la récession mondiale.
Comme en 1925, le Canada avait été prompt à s’opposer à la hausse soudaine des importations par le Smoot-Hawley Tariff Act. « Mais, plus important encore, la riposte a été internationale. Pas moins de 11 pays ont réagi aux Américains avec des représailles tarifaires comparables à celles de Hoover », reprend l’expert.
BENNETT PASSE AUX ACTES

Originaire du Nouveau-Brunswick, mais installé à Calgary à partir de 1893, Robert Bennett doit faire face à cette première grande guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis aussitôt qu’il entre en fonction comme chef d’État en août 1930.
En plus de riposter aux tarifs américains, Bennett met en place plusieurs initiatives pour relancer l’économie canadienne.
La Loi de 1930 pour remédier au chômage crée des emplois en débloquant 20 millions de dollars pour des travaux publics, peut-on lire dans L’Encyclopédie canadienne. À cela vient s’ajouter ultérieurement la Loi remédiant au chômage et aidant à l’agriculture, 1931 qui prévoit d’autres constructions d’infrastructures et un secours direct pour les cultivateurs et les chômeurs. » Malgré cela, il est critiqué pour avoir mal géré la crise. Mais chez nos voisins du Sud, Hoover paiera un prix beaucoup plus élevé pour avoir promulgué cette loi contre-productive.
Non seulement perdra-t-il ses élections aux mains de F.D. Roosevelt, mais il passera le reste de sa carrière à tenter de redorer son image.
DES RÉALISATIONS DURABLES
Quant à Bennett, il s’en remettra avec plusieurs honneurs, que lui reconnaîtra la couronne britannique en l’ennoblissant. Winston Churchill le nomme à la Chambre des Lords et il devient 1er vicomte Bennett de Mickleham, Calgary et Hopewell.
Plusieurs de ses réalisations sont encore en place. : la Banque du Canada, la Commission canadienne du blé et la Commission canadienne de la radiodiffusion, ancêtre de la Canadian Broadcasting Corporation/Société Radio-Canada.Il supervise également au nom du Canada la signature du Statut de Westminster.
Source : Mathieu-Robert Sauvé, Journal de Montréal, cahier weekend, 8 février 2025, p61
Trucs et astuces
Voici, pour vous, d’autres trucs et astuces de madame Chasse-Taches.

Pour rafraîchir un matelas, saupoudrez-le de bicarbonate de soude. Laissez reposer une vingtaine de minutes avant de passer l’aspirateur. Vous pouvez aussi éliminer les odeurs d’humidité d’un tapis en le saupoudrant de bicarbonate de soude. Brossez vigoureusement afin que le bicarbonate pénètre bien entre les fibres. Laissez agir une heure ou même une nuit avant de passer l’aspirateur.
Frottez les casseroles très sales ou qui dégagent des odeurs tenaces de cuisine, par exemple le poisson, avec du marc de café que vous vous apprêtiez à jeter dans le compost.
La fécule de maïs est une poudre amidonnée qui élimine les taches de gras en les absorbant. On peut en saupoudrer sur les taches sur des meubles rembourrés et des tapis. Brossez pour bien faire pénétrer la fécule entre les fibres afin qu’elle absorbe la saleté. Laissez agir toute une nuit, enlevez l’excédent de poudre avec une brosse, puis avec un linge humide ou passez l’aspirateur.
Fabriquez votre nettoyant tout usage en mélangeant 250 ml (1 tasse) de vinaigre blanc avec 250 ml (1 tasse) d’eau. Ajoutez 30 ml (2 c. à thé) de jus de citron vendu en bouteille et quelques gouttes d’une huile essentielle au citron ou à la lavande.
LE SAVON NOIR, UN PRODUIT POLYVALENT ET ÉCONOMIQUE
Le savon noir à base d’huile d’olive est un excellent produit pour tout nettoyer dans la maison. Ce produit provient souvent de la Provence, en France, mais on trouve un excellent savon noir ménager fabriqué par Escale Nature à Saint-Pamphile, au Québec.
Naturel, écologique, biodégradable, ce savon présente une texture liquide concentrée. Une à deux cuillerées du produit diluées dans cinq litres d’eau suffirent à nettoyer les murs, les sols, les vitres et miroirs et même les appareils en inox.
De plus, le savon noir déloge les taches sur les vêtements, il peut être utilisé pour la lessive et devient un véritable allié pour la santé des plantes, un insecticide efficace pour les rosiers et le potager.
Source : Louise Robitaille. Journal de Montréal, cahier CASA, 15 février 2025, p13
Société
L’histoire qui suit mérite d’être soulignée. Devant l’exode des futurs nouveaux médecins vers le privé, ce médecin remet à la société qui a payé une large part de ses études, en décidant de pratiquer au public. Un exemple à suivre.
Un article de Héloïse Archambault dans le Journal de Montréal du 17 février.
***
Le jeune Montréalais déplore la place grandissante du privé et le discours de « privilégiés » des docteurs.
Un futur omnipraticien de 26 ans est heureux que le gouvernement veuille l’obliger à travailler dans le réseau public, lui qui se sent redevable envers la société qui a payé sa formation de plus de 400 000 $.

« Ne venez pas me faire brailler qu’on ne peut pas travailler au privé pour nos cinq premières années. Personne ne va s’apitoyer sur notre sort, et avec raison, témoigne le Dr Edmond Sauvé, un résident en médecine familiale qui complétera sa formation d’ici l’été. C’est la moindre des choses de redonner à l’État. Je ne trouve pas que c’est un effort herculéen de travailler au public. Au contraire. »
Dès l’automne prochain, le jeune homme s’expatriera à Sept-Îles, sur la Côte-Nord, pour travailler comme médecin de famille. Montréalais depuis toujours, celui qui « fait du vélo l’hiver » voulait absolument aller là-bas.
« C’est très cohérent dans ma vision de la médecine familiale d’aller dans un milieu où il y a un cruel manque d’effectifs, dit cet amoureux du plein air. Nous avons le plus beau métier du monde. On est extrêmement privilégiés et je suis reconnaissant envers le système d’éducation qui m’a formé. »
MENTALITÉ DE « PRIVILÉGIÉS »
En décembre dernier, le ministre de la Santé, Christian Dubé, a annoncé vouloir obliger les jeunes médecins à travailler au moins cinq ans dans le réseau public. Cette mesure vise à freiner la hausse marquée de docteurs qui virent au privé chaque année. La formation d’un médecin coûte entre 400 000 $ et 800 000 $ à l’État.
Depuis, tous les syndicats de médecins ont dénoncé l’idée, la qualifiant de discriminatoire, inutile ou nuisible.
Bien qu’il croit qu’il faut s’attaquer aux causes qui poussent des médecins à choisir le privé, le Dr Sauvé n’adhère pas à cette mentalité de « privilégiés ».
« Les sorties enflammées, c’est du battage pour rien. Ils ont peur de perdre du terrain. Mais, les médecins sont tellement haut dans l’échelle sociale que la moindre perte de terrain est un big deal », dit le Dr Sauvé, qui donne son opinion.
« Les médecins ont été formés à grands frais par notre société et après, ils peuvent se donner la latitude d’aller au privé pour avoir de meilleurs salaires et de meilleurs horaires. Je trouve que c’est un pied de nez à nos contribuables. »
BEAUCOUP Y SONGENT
Autour de lui, le Dr Sauvé constate que beaucoup de résidents sont contre l’imposition des cinq ans au public.
Plusieurs considèrent aller dans le privé s’ils n’obtiennent pas le poste convoité au public.
« Quand tu adhères à une job, il y a des affaires qui te déplaisent. Mais, c’est un moindre mal pour répondre aux besoins de la société, pense-t-il. Il est très possible d’avoir une très belle qualité de vie avec un excellent salaire et un horaire potable en médecine familiale partout au Québec. »
Se considérant comme un « mouton noir », le Montréalais a hâte de faire le grand saut.
« C’est l’appel du grand air ! souffle celui qui travaillera entre autres à l’hôpital de Sept-Îles. J’aurai l’embarras du choix pour le reste, il manque beaucoup de médecins ! »
Histoire
Dans la période entre 1629 et 1834, année de l’abolition de l’esclavage dans l’Empire britannique, l’historien Marcel Trudel a répertorié 4185 personnes qui ont vécu sous la tutelle de l’esclavage chez nous. De ce nombre, les deux tiers étaient des Autochtones et un tiers étaient des Africains et des Afrodescendants. On parle donc de 2683 esclaves autochtones, 1443 esclaves noirs et 59 dont l’origine n’est pas précisée.
À la demande du gouvernement colonial, le roi Louis XIV autorise l’importation d’esclaves noirs en Nouvelle-France à partir de 1689. Une première trace législative apparaît en 1709 quand l’intendant Raudot publie une ordonnance qui définit les esclaves comme étant des biens, donc des personnes qui n’ont pas de droits.

Toutefois, l’absence de règles claires porte préjudice aux personnes noires libres, qui risquent en tout temps d’être asservies contre leur gré. Par exemple, en 1732, le gouverneur Jonquière impose l’esclavage à un homme à la peau noire qui immigrait de la Nouvelle-Angleterre, simplement parce qu’il avait cette couleur de peau et aucun document l’affranchissant.
Il faut attendre 1736 pour que l’intendant Hocquart publie une ordonnance qui impose aux propriétaires qui souhaitent affranchir leur esclave de s’exécuter devant un notaire. On comprend alors pourquoi, avant 1736, on observe la quasi-absence de traces sur le sujet étant donné que l’affranchissement était souvent verbal. Cette situation créait évidemment des enjeux de validation pour les affranchis.
REFUS DE LÉGIFÉRER
Il faut savoir que, dans les possessions coloniales françaises plus au sud, il existe des règles codifiées qui finissent par porter le nom Le code noir. Par exemple, en Martinique ou en Guadeloupe, Le code noir est appliqué dès 1685. Ces règles qui, en théorie, établissent les droits et les obligations des propriétaires et des esclaves noirs diffèrent d’une région à l’autre, mais ne s’appliquent pas spécifiquement ici, au Canada.
Alors, si c’est bien pour les Antilles, pourquoi ne met-on pas en place un « code noir » en Nouvelle-France ? Peut-être parce que la Nouvelle-France est gigantesque et que les Français ont besoin de leurs alliés autochtones pour conserver leur commerce des fourrures.
Peut-être que le vide réglementaire face à la question de l’esclavage en Amérique du Nord française leur permet plus de marge de manœuvre dans l’asservissement de certaines communautés autochtones.
« Au XVIIIe siècle, les personnes autochtones en esclavage vont recevoir le nom ou l’étiquette de panis. On les appelle panis parce qu’au début, ils étaient achetés ou capturés chez une nation qui s’appelait les Panis. Et à la longue, c’est devenu un terme générique, Quelque soit leur nation, on les appelait les panis. Et c’était un peu un moyen de brouiller les cartes identitaires ou nationales, si on peut dire, et ainsi faciliter l’esclavage de ces personnes. » – Aly Ndiaye
L’ARRIVÉE DES LOYALISTES APRÈS LA CONQUÊTE
S’il n’existe pas formellement de « code noir » pour le Canada, les codes et habitudes des autres colonies esclavagistes influencent les coutumes et la pratique en Nouvelle-France.
« L’esclavage se poursuit après la chute de la Nouvelle-France en 1763. L’article 47 de l’acte de capitulation de Montréal en 1760 confirme la poursuite de l’asservissement des personnes noires et autochtones. Puis, des loyalistes libres à la peau noire ainsi que d’anciens esclaves affranchis migrent vers l’Amérique du Nord britannique au tournant des années 1780. Des Noirs libres, oui, mais des esclaves aussi. Le gouvernement anglais écrira dans une législation de 1790 qu’il permet aux loyalistes de l’Empire-Uni d’importer sans taxes leurs « nègres [sic], meubles, outils d’élevage et vêtements ». » – Bruce G. Wilson, Encyclopédie canadienne
Ainsi, au lendemain de la guerre d’indépendance des 13 colonies américaines, de nombreuses personnes afrodescendantes viennent s’établir chez nous. Même si une majorité s’installe dans les Maritimes, on sait que des milliers d’entre eux, esclaves et affranchis, arrivent à cette époque sur les territoires du Haut et du Bas-Canada.
« Sous le régime anglais, on retrouve des actes de vente concernant ces personnes. » – Aly Ndiaye
UN BOUC ÉMISSAIRE BIEN PRATIQUE
Des blancs de toutes les classes sociales possèdent des esclaves. Ce sont principalement des marchands, mais les propriétaires sont aussi des agriculteurs, des hommes politiques et des membres du clergé. Ils soumettent ces asservis à des conditions de travail et de vie pénibles et leur imposent des violences corporelles.
Ces esclaves ont une vie souvent bien courte. Selon Marcel Trudel, l’espérance de vie des esclaves est seulement de 25 ans en moyenne. On constate souvent dans l’histoire que celui qui vient d’ailleurs devient un bouc émissaire bien pratique quand on cherche un coupable.

On l’a souvent constaté dans de lugubres histoires de lynchage aux États-Unis, mais aussi chez nous. L’histoire de Marie-Josèphe Angélique, accusée d’avoir incendié volontairement Montréal, est un récit judiciaire fort éclairant pour tenter de comprendre et de connaître l’évolution du jugement social.
Ce qu’on comprend par exemple, c’est qu’en 1734, lorsqu’elle subit son procès, tout le monde la croyait coupable d’avoir déclenché le terrible incendie. Deux cents ans plus tard, on aura plutôt tendance à la percevoir comme une pauvre victime d’un système colonial raciste, un bouc émissaire.
Aujourd’hui, on va encore plus loin et on émet l’hypothèse qu’elle a peut-être allumé l’incendie parce qu’elle était une résistante. Marie-Josèphe Angélique se serait peut-être battue conte le mode de vie oppressif qu’elle subissait.
Un autre élément fascinant en lien avec l’histoire judiciaire de Marie-Josèphe Angélique, dont on ne parle jamais, c’est la personne qui devait l’exécuter. Son bourreau était lui-même un homme en esclavage du nom de Mathieu Léveillé. Ce dernier avait été acheté en Martinique pour devenir le bourreau de la colonie et Marie-Josèphe Angélique était la première exécution qu’on lui imposait.
On raconte que cette exécution a plongé ce jeune bourreau dans une profonde dépression à tel point qu’au bout de huit ans, l’intendant a décidé de lui acheter une femme noire en Martinique pour lui redonner le sourire. Mais ils n’ont pas eu l’occasion de se rencontrer parce que Mathieu Léveillé, affaibli par la maladie, est mort quelques mois après l’arrivée d’Angélique Denise à Québec.
CE QU’ON DOIT RETENIR
Revenons sur le nombre de 4185 esclaves de Marcel Trudel. Comme l’historien a effectué ses recherches dans les années 1950 avec les outils technologiques de son époque, il est possible que le nombre d’esclaves soit beaucoup plus important. Le grand historien spécialisé dans l’esclavage des Autochtones en Nouvelle-France, Brett Rushforth, affirme qu’il devait y avoir au moins 10 000 personnes en esclavage pour le Canada, dont une grande partie sur le territoire actuel du Québec.
« Si une personne ne laisse pas de traces dans les actes notariés, juridiques, même dans les registres de sépulture, on perd sa trace. Je ne suis pas surpris qu’il y ait pas mal plus d’esclaves que ce qu’on croyait. » – Aly Ndiaye
Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier weekend, 8 février 2025, p64
Voyage
Première expérience en croisière, voici le récit de cette expérience vécue au début de février dans les Caraïbes. Mûri depuis longtemps, le rêve devenait réalité.
LE VAISSEAU
Pour l’occasion, nous avions choisi cet endroit sur une recommandation de notre conseillère en voyage, recommandée par un ami, et qui était du voyage. Un plus, au cas ou. Son expérience et ses conseils nous ont été d’une grande utilité tout au long de notre séjour en mer. Nous accompagnaient, la sœur de mon épouse et son mari. Quatre personnes pour partager cette première expérience

Tout d’abord, dans notre forfait, l’immense navire, inauguré en 2023, était colossal avec ses 19 ponts. Baptisé le VIVA, il appartenait à Norwegian Cruise Line. Méchante chaloupe comme dirait mon ami Clément. Aménagements luxueux, de qualité avec ses immenses lustres et ses somptueux restaurants, aires de repos, piscines, arcades, pistes de karts avaient de quoi s’occuper.
Et que dire des bars. Cocktails, bières et spiritueux y abondaient. Alors que le forfait comprenait la boisson à volonté, en verre, les voyageurs s’en donnaient à cœur joie. Dès le retour au vaisseau, les activités intérieures bourdonnaient et ces endroits de prédilection devenaient de véritables ruches.
Les cabines spacieuses avec balcon nous ont séduit dès le départ. Moderne avec ses prises USB-A et C, en plus des branchements européens, nous n’avions pas de soucis pour connecter nos téléphones et iPad. Un très grand lit, sofa pour deux personnes, un bureau, réfrigérateur et penderies meublaient l’intérieur.

Un téléviseur de bonne dimension nous permettait d’écouter quelques émissions et films, en plus d’être une source d’information des activités et de tout ce qui entourait cette croisière.
Une salle de bain avec une grande douche confortable très bien aménagée complétait l’espace. La toilette cependant, avait une succion comme je n’en ai jamais vue. Un bruit de rugissement assourdissant mais combien performant réveillait les plus endormis. J’ai fait le test pour savoir si on pouvait l’entendre jusque dans les corridors. Heureusement non, parce que je peux vous confirmer que l’insonorisation masquait tout.
Maintenant, le balcon ! Wow ! Reposant et quelle agréable sensation de profiter d’un vent chaud caressant, aussi confortablement dans deux fauteuils invitants en contemplant cette mer tantôt calme et tantôt avec quelques vagues.
Quelques personnes nous avaient conseillé de ne pas prendre une cabine avec balcon et je dois dire que les conseils à cet égard étaient quelque peu différents: intérieure, avec hublot… Bref tous les styles de cabine. Notre choix a été le bon.
LE TRACÉ DE NAVIGATION
Au programme la croisière partait de San Juan à Puerto Rico et s’arrêtait dans l’ordre à La Romana, en République dominicaine, Aruba, Curaçao, Sainte Lucie, St. Kitts pour finalement revenir à San Juan pour le retour. Les déplacements d’un port à l’autre se faisaient de nuit et la journée servait à l’exploration des lieux.
De notre côté, nous avons privilégié les tours guidés par autobus climatisé, moins fatiguant, côté marche. Il faut ajouter que le mercure frisait les 30 degrés Celsius. Chaque jour on a eu droit à quelques gouttes de pluie tellement insignifiantes et de très courte durée que je ne fais qu’effleurer le sujet. Cependant, le soleil reprenait sa place en chassant rapidement ces nuages agitateurs et perturbateurs.

SAN JUAN
Point de départ, puisque nous étions arrivés une journée à l’avance, on a pu explorer les environs de l’hôtel. J’ai adoré l’endroit propre et joli. Les installations de l’hôtel Hilton Garden Inn était impeccable. On a pu se reposer autour de la piscine invitante et profiter des abris confortables pour cette première journée.
Petite tournée aux alentours, nous nous sommes arrêtés dans un joli restaurant pour souper et pourquoi pas visiter une première boutique de souvenirs. Coup de chance, le commis, en nous écoutant échanger entre nous en français nous a abordé aussi en français et avec son plus beau sourire. Né en Côte d’Ivoire, Il a pu causer dans sa langue maternelle. Ça commençait bien !
San Juan est invitante et j’aimerais y séjourner une bonne semaine pour la découvrir encore plus. On verra bien.
LA ROMANA

Premier contact avec cet île de la République dominicaine, son paysage a égayé notre journée à notre réveil au son des tam-tams. Sous un soleil radieux, on s’est promené dans le port rempli de boutiques. Si des personnes avaient prévu des excursions, nous, de notre côté, ce sont les boutiques du port que nous attiraient.
Par la suite, cette première journée a été de faire le tour de notre vaisseau pour bien le connaître et trouver quelques bons endroits pour assister au nombreuses prestation des orchestres et musiciens. Du balcon, on pouvait voir la plage et ses eaux turquoise, typique à cet endroit du globe.

ARUBA
Seconde île visitée, son Centreville débordait d’activités. Pas tellement montagneuse, avec ses habitations de couleurs pâles pour résister aux chaleurs extrêmes. Du port, les édifices de plusieurs étages étaient rares.
Une bonne marche sur la rue principale bondée où fourmillaient beaucoup de chercheurs d’aubaines. Il y avait tellement de voitures qu’il fallait bien vérifier avant de traverser la rue. Cependant, ses habitants sont courtois et donnent gentiment la priorité aux piétons.

CURAÇAO
Son décor un peu comme toutes ces îles est très semblable. Par une belle journée ensoleillée, pourquoi pas faire un tour de ville avec un autobus scolaire coloré sur lequel toutes les vitres des côtés avaient été enlevées. Une balade de deux heures, guidée, qui nous a permis de bien connaître cet environnement. C’est d’ailleurs là qu’on a appris que les iguanes étaient comestibles et consommés dans les Caraïbes, la viande d’iguane est considérée comme un mets délicat. Elle est souvent comparée à du poulet en termes de goût et de texture. Les iguanes sont parfois appelés « poulets des arbres » dans ces régions.
En revenant au paquebot, dans une rafale de vent, ma belle casquette achetée à San Juan et que j’avais presque vissée sur ma tête a foutu le camp pour tomber directement à la mer. Si vous passez dans le coin et que vous croisez un dauphin avec une jolie casquette vert pâle sur la tête, c’est probablement la mienne.

SAINTE-LUCIE
On m’avait vanté cette île mais une fois sur place, j’étais un peu déçu. Au port, de jolies maisons, une végétation luxuriante et la propreté des lieux était remarquable. Dès notre réveil, en mettant le nez sur le balcon, on pouvait admirer le paysage. Un bon prétexte pour sortir et aller explorer les environ dans le confort de la minivan-taxi climatisée de Monsieur Zol. C’est durant cette excursion que j’ai eu la déception de voir la pauvreté des habitants de ce secteur.
D’abord, bizarrement la conduite des véhicules est à droite et la circulation se fait du côté gauche de la route très étroite. À certains endroits, des petits fossés en bordure de la route appelait à la prudence pour moi, mais le chauffeur connaissait l’endroit pour le parcourir tous les jours. Lorsqu’on approchait d’un carrefour giratoire, c’était vraiment déroutant d’utiliser la voie de gauche.
Tout le long de cette visite on voyait des cambuses déglinguées, sans vitres, portes ouvertes et leurs terrains dans le désordre le plus total avec des chiens et poulets qui déambulaient partout. Bizarrement, des carcasses de voitures sont laissées là, en bordure de route, et les gens qui cherchent des pièces peuvent allègrement prendre ce qu’ils veulent. Deux heures, comme ça, à se promener dans cette pauvreté.
Jadis, un ancien compagnon de travail me vantait l’endroit où il séjournait quelques semaines en hiver. Il me parlait d’hôtels qu’on n’a malheureusement pas vu et qui étaient peut-être érigés de l’autre côté de l’île… Ce sera pour une autre fois.
Avant de retourner au port, on a pu voir une jolie plage qui nous a surpris. Belle avec ses eaux bleues invitantes, elle me faisait penser à Daytona Beach, sur laquelle on peut stationner nos voitures directement sur la plage, pour nous permette de ne pas trimbaler glacières, parasol et chaises, à pied. Un gros contraste avec le tour de taxi qu’on venait de terminer.

ST-KITTS
Dernière île de notre croisière avant de retourner à Puerto Rico. St-Kitts, c’est définitivement mon coup de cœur. Un paysage pittoresque à faire rêver. Lors de cet arrêt, deux autres bateaux de croisière étaient amarrés, signe de la popularité de ce coin de terre, avec ses montagnes issues de volcans.
Le tour des lieux en minivan nous a permis de prendre en photos des décors magnifiques où l’on peut admirer la mer au loin. Des paysages de cartes postales qui donnent l’envie d’y rester. Notre guide nous a fait connaître l’histoire de ce coin de paradis très contrastant avec Sainte-Lucie, par le propreté des lieux. Au loin, la cime des montagnes verdoyantes disparaissent dans quelques nuages. Une découverte que je vous souhaite de visiter un jour.

TOUT A UNE FIN
Finalement, c’est de retour à San Juan que se terminait cette belle aventure qu’on a beaucoup apprécié. Au petit matin, c’était le débarquement très ordonné et le départ vers l’aéroport qui nous ramenait à Montréal en passant par Toronto.
Les avions sont toujours inconfortables en classe économique. Rien n’a changé et dépendamment de la personne qui occupe le siège à côté de vous mais quelques heures serré comme des sardines ne sont pas très agréable.
Je crois que mes prochains vols, j’opterai pour des sièges plus spacieux, en groupe de deux, qui sont un plus chers, mais combien plus agréables et dégagés.
ÉPILOGUE
Comme première expérience des croisières, on a beaucoup aimé. Tout était parfait, somptueux et divertissant. Les activités étaient nombreuses et les restaurants dans une classe à part. Un ami expert, féru de croisière, m’avait dit tout ça, mais le vivre fut une expérience qui va meubler nos souvenirs pour longtemps.
C’est plus cher qu’un tout compris d’une semaine dans le sud, mais si vous le pouvez, faites-le, ne serait-ce qu’une seule fois dans la vie. Ça vaut le détour et vous ne le regretterez pas.

Ah ! J’oubliais ! J’ai remplacé ma casquette par une nouvelle, que j’ai achetée à Sainte-Lucie. Tout est bien qui finit bien !
Voyages
Vous savez ce que c’est quand on revient de vacances… On tarde un peu à reprendre le rythme.

Plein de petites choses à regarder en plus de défaire les valises. Bref, je n’ai pas vraiment eu le temps de me replacer comme d’habitude alors ne désespérez pas, je vous reviens cette semaine avec un récit de cette merveilleuse aventure sous une température douce, avec un vent chaud caressant.
Je reprends le collier. Promis !
En attendant et en préambule, voici notre navire.
Ce blogue fait relâche jusqu’au 10 février.
Une petite pause revigorante.

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Actualités
Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles de janvier, publiées dans le Journal de Montréal.
























Opinion

Depuis les menaces de « Face de beu » de nous surtaxer, dès aujourd’hui, de 25%. Sur tous les bulletins de nouvelles, aucune menace de notre part n’est annoncée.
Pendant ce temps-là, nous passons pour des idiots, des moins que rien, et « Face de beu » en rajoute. Et nous, qu’est-ce qu’on répond… « On verra s’il va mettre sa menace à exécution ».
Toute une réponse ! Vous en doutez ? Revenez sur terre !
Ce fou furieux, dictateur et criminel l’a dit, il va nous mettre, avec les Mexicains, au pas. Et nous, on ne dit rien. On attend !
Qu’est-ce qu’on ne comprend pas ? La récession nous guette et « Face de beu » continu à vouloir conquérir le monde, ce monde qui marche sur des œufs.
C’est très simple pourtant. On le surtaxe de la même façon. Il n’y a pas d’autres solutions. On va mutuellement se faire mal et peut-être que sa population commencera à l’affronter. Aussi, pourquoi ne pas ouvrir notre marché aux asiatiques avec leurs bagnoles électriques à bas prix. Un autre coup dans les flancs de « Face de beu » et ses sbires multimilliardaires.
C’est la voie qu’on se doit d’adopter aussitôt qu’il nous impose quoi que ce soit. Les accords qui existent déjà entre les trois pays, il s’en fout, comme avec ses décrets qu’il signe selon son humeur en faisant fi des lois existantes.
Aujourd’hui, 1er février, il nous impose une surtaxe de 25 % ? Le même jour, on fait de même. On réagit de la même façon; 25 % nous aussi.
Parce que rappelez-vous de ses dernières paroles : 25 %, c’est un début… dans un deuxième temps, il pourrait être encore majoré.
Il faut qu’on arrête de niaiser et qu’on se tienne debout !
Astérix et Obélix, contre les Romains… vous vous souvenez ?