Il était une fois des santons qui s’ennuyaient tout au fond d’une boîte à chaussures. Ils avaient été achetés par une vieille dame il y a très, très longtemps, mais depuis des années, ils ne sortaient plus jamais de leur boîte.
Noël approchait et les santons espéraient encore mettre le nez dehors ! L’âne et le bœuf, Marie et Joseph, le berger et les moutons, tous rêvaient d’une belle crèche dans le salon.
Dans la maison, la famille s’activait : Victor écrivait une lettre au père Noël, sa maman faisait la liste des invités pour le réveillon, son papa cherchait une idée de cadeau… Mais personne ne se souciait d’aller ouvrir la vieille boîte à chaussures.
– J’en ai assez, dit un jour le berger, il y a forcément une solution pour sortir d’ici !
Et pendant la nuit, il souleva le couvercle avec l’aide du bœuf qui était costaud, descendit le long des parois grâce à l’échelle du meunier et arriva bientôt sur l’étagère à chaussures. Il se glissa alors sans bruit dans une paire de baskets et attendit.
– Aïe ! Qu’est-ce qui me fait mal ? se plaignit Victor le lendemain.
Intrigué, il sortit d’une de ses baskets le berger pas très rassuré.
– Chouette, un bonhomme !
Et Victor se mit à jouer avec e berger. Il lui fit conduire sa belle voiture de sport et le fit lutter contre son robot Turbotractor.
Le soir, sa maman fut très étonnée en trouvant dans la chambre de Victor, bien rangé à côté du robot et de la voiture de sport, le berger un peu fatigué de sa longue journée.
– Ça alors, mais comment est-il arrivé ici, ce petit santon ? s’exclama-t-elle.
Elle le saisit délicatement et le regarda longuement.
– Quand j’étais petite, c’était mon personnage préféré, dit-elle à Victor, en souriant. Avec ta mamie, on faisait des crèches extraordinaires ! On froissait du papier rocher pour le décor, et on installait même une ampoule pour éclairer la grotte…
Alors le lendemain, elle sortit la vieille boîte à chaussures du placard et installa avec Victor tous les personnages de la crèche : l’âne et le bœuf, Marie et Joseph, et bien sûr le berger et ses moutons.
La maman de Victor fut un peu surprise le soir venu. Il y avait deux nouveaux santons : Turbotractor et la voiture de sport !
– Ils veulent accompagner le berger, dit Victor. Et moi, je ne peux pas les empêcher… D’accord ?
Histoire de Florence Vandermarlière
Illustrée par Evelyne Duverne
24 histoires merveilleuses pour attendre Noël – Éditions Fleurus – 2008
Bonjour maman. Déjà deux ans que tu nous as quitté et le souvenir de cette triste nuit du 1er décembre occupe toujours mes pensées. Mes émotions sont ambivalentes, passant de la tristesse de ton départ, à la sérénité de te sentir heureuse de ta nouvelle vie absente de souffrances.
Comme tu le vois probablement de ton nuage, papa est toujours bien entouré, et continu son chemin avec toute la force qu’on lui connait. Puisses-tu de là-haut continuer à veiller sur nous et guider nos pas dans le chemin qui nous est destiné.
Je t’aime…
« Une mère, c’est si beau que même Dieu en a voulu une. »
Je ne sais vraiment pas ce qui se passe avec WordPress, ce serveur qui abrite mon blogue. Vendredi, je publiais un article sur la Thanksgiving et à ma grande surprise, il est disparu du blogue. Paf ! Volatilisé, sans aucune explication. Il demeure introuvable. Alors ce matin, je le republie. Moins d’une heure plus tard, il disparaît de nouveau. Qu’est-ce qui se passe ? Je fais une recherche, rien ! C’est comme s’il n’avait jamais existé. C’est carrément à n’y rien comprendre. Peut-être est-ce à cause de mon titre qui était en anglais ? Allez savoir. À tout événement, je le reproduis pour la troisième fois, mais avec un titre différent… On verra bien ! Alors le voici…
C’est l’événement de l’année qui hier, marquait le début de cette grande fin de semaine débile où tout le monde s’arrachent les aubaines, ou soi-disant aubaines. Le journal local pèse près de 2 livres, tant une importante pile de circulaires y a été insérée. La Thanksgiving c’est comparable au boxing day du Québec, mais en plus big ! Plusieurs commerces sont fermés pour ouvrir en fin de soirée pour toute la nuit et la journée d’aujourd’hui.
À Pioneer Village, ça sentait la dinde à plein nez autour de la salle communautaire. Dès 7 heures hier matin, une équipe de bénévoles s’affairait à préparer le traditionnel repas du soir, auquel étaient conviés résidents et campeurs, pour la somme dérisoire de 10$. En quelque sorte, le festin ressemble étrangement à nos soupers québécois du temps des Fêtes, exception faite de la tourtière, des beignes et de l’indispensable bûche au dessert. À 16h30, juste avant le repas, nous avons eu droit à une performance de la chorale locale, avec six pièces tirées de leur répertoire. C’est d’ailleurs la photo qui agrémente cet article. La soirée s’est terminée pour nous chez Carole et Mario et leur visite, autour de mon clavier pour fredonner quelques airs populaires.
Par ailleurs, un persistant vent du nord nous laisse des nuits froides. Au lever, hier matin, le thermomètre indiquait un frisquet 9°C à l’extérieur et, n’ayant pas ajusté le thermostat au coucher, le saut d lit s’est fait par un mercure de 65°F. Si j’alterne comme ça, des degrés Fahrenheit aux Celsius, c’est qu’on a des appareils avec les deux mesures, dépendamment de celui qu’on lit. Cette nuit, un scénario identique semble se dessiner mais les températures plus chaudes et confortables devraient s’installer dès samedi.
Côté potinage, Charles et Hélène sont arrivés. Cela signifie le retour des soirées de pétanques. Même s’il se jouait quelques parties depuis des semaines, la vraie compétition amicale débute avec l’arrivée de notre Jean Rafa national. Charles est à la pétanque, ce que le soleil est à la Floride; indéniable et indissociable !
Ma peinture est terminée. Encore quelques rideaux à installer et la décoration sera chose du passé. En fait, pas exactement puisque la rénovation légère de la salle de bain devrait s’amorcer quelque part la semaine prochaine, avec l’aide et l’expérience de ce cher Mario. Étant tombé dedans quand il était petit, la rénovation n’a plus de secret pour lui. On s’en reparlera.
Finalement, une fois la Thanksgiving passée, les décorations de Noël devrait illuminer Pioneer Village. Quelques arbres décorés meublent déjà les salons de quelques chaumières mais le meilleur est à venir. À se promener dans les rues, on constatera que certains débordent d’imagination. Seule ombre au tableau, la neige livrée pour ajouter au réalisme des décorations ne fait pas long feu. Elle arrive déjà fondue et c’est peine perdue. On doit alors se rabattre sur un lit de verdure. C’est beau quand même !
Il pleut abondamment ce soir à Pioneer Village, pendant qu’au nord, vous vous préparez aux rigueurs de la neige, sa poudrerie et tous les inconvénients que cela amène. Alors je me suis rappelé qu’il y avait un bon moment que je ne vous avais pas offert quelques bonnes blagues. Qu’à cela ne tienne, voici cinq petites histoires à vous bidonner autour du feu, sous les couvertures ou en regardant tomber la pluie…
Un papa et son fiston requin aperçoivent un bateau en train de couler. Le père dit :
– Vite on y va, ça va être un festin !
Arrivé au bateau, le papa requin dit à son fiston :
– On va tourner autour des survivants en montrant seulement le bout de notre nageoire dorsale.
– Ok papa, dit fiston.
Les deux requins font quelques cercles autour des survivants. Le papa dit ensuite :
– On va tourner plus vite en montrant toutes nos nageoires. Après quelques tours, le papa dit :
– Ok fiston, on peut les manger tous !
Après avoir mangé tout le monde, le fiston requin dit :
– Papa, pourquoi avoir tourné autour avant de les manger ???
Le papa répond :
– Ils goutent meilleur quand il ne reste plus de marde dedans !
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Juste avant de s’endormir, un mari demande à sa jeune épouse :
– Chérie, combien as-tu eu d’amants avant de me connaître ?
Pas de réponse… Un long, très long silence… Puis le mari demande à voix basse :
– Tu dors, chérie ?
– Non, je compte !
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Une vieille fille arrive chez le boucher.
– Je voudrais que vous me prépariez 85 kilos de viande hachée.
– C’est des kilos ça ma petite dame ! Vous avez l’intention de vous faire un gros pâté chinois, dit le boucher en souriant.
Très sérieuse, elle lui répond :
– Non, c’est pour me mouler un homme à mon goût !
Le boucher, un peu étonné, s’en va en arrière et commence à hacher la viande. Son épouse qui le voit faire, lui demande :
– Mais qu’est-ce que tu fais là ? C’est certain qu’on ne vendra pas toute cette viande aujourd’hui.
– Non, non! C’est pour une petite dame au comptoir qui veut se mouler un homme.
Sa femme lui dit alors :
– Arrête tout ça ! Je vais aller lui parler !
Elle arrive au comptoir et dit à la vieille fille :
– Mais ma chère demoiselle, pas besoin de dépenser tant que ça pour un homme. Tout ce que vous avez à acheter c’est, une petite saucisse, une tête de cochon et deux oreilles de crisse !
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C’est une petite fille qui arrive chez sa grand-mère et qui lui dit :
– Mamie, j’ai un lapin, j’ai un lapin !!!
Et la mamie lui répond :
– Hé bien, montre le moi, ton lapin.
Alors là, la petite fille soulève sa robe, baisse sa culotte.
– Mais ce n’est pas un lapin, dit la grand-mère.
– Si, si, c’est Mathieu qui me l’a dit. Et toi mamie, tu ne veux pas me montrer ton lapin ? dit la fillette.
– Oh non, mon ange.
– S’il te plait mamie, s’il te plait mamie !
– Bon d’accord.
La mamie lève sa robe et la fillette découvre un sexe ravagé par le temps… Elle dit :
– Ouach, il est tout moche ton lapin !!!
Alors la grand-mère, un peu vexée, de répondre :
– Ouais, bien le jour où ton lapin aura bouffé autant de carottes que le mien, on en reparlera !
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Une petite expérience valant mieux qu’un long discours, un curé décida qu’une démonstration donnerait plus de poids à son sermon. Il met quatre vers de terre dans quatre flacons. Le premier ver dans un flacon d’alcool, le second dans un flacon plein de fumée de cigarette, le troisième dans un flacon de sperme et le dernier dans un flacon d’eau bien propre. À la fin du sermon, il donne les résultats de l’expérience.
– Le ver dans le flacon d’alcool est mort; le second dans la fumée est mort; le troisième, dans le sperme, est mort et le dernier, dans l’eau propre, a survécu. Il demande alors à l’assemblée :
– Quel enseignement pouvons-nous retirer de cette démonstration ?
On entend alors la voix d’une petite vieille du fond de l’église :
– Tant qu’on boit, qu’on fume et qu’on baise, on n’aura pas de vers.
La semaine qui vient de se terminer n’aura laissé que très peu de pluie, si ce n’est des quelques averses éparses ici et là. Mais à compter d’aujourd’hui, un front froid s’installe, avec ses vents du nord et du nord-est, pour quelques jours. Ma peinture avance et il ne reste que la cuisine à rafraîchir avant de s’attaquer à la salle de bain, qui demande un peu plus de travail et l’habileté de l’ami Mario. L’objectif est que tout soit terminé avant la période des Fêtes… Et ça le sera !
Mon golf aussi s’améliore. Ma dernière ronde s’est terminée à 101 et avec un peu de chance, une bonne demi-douzaine de coups auraient pu être retranchés. Ce n’est que partie remise dès ce mardi, à moins que Dame Nature ne vienne s’en mêler avec ses 60% de chances d’averses annoncées. Quelques amis aussi sont en route. Notre Jean Rafa national Charles, et Hélène devraient quitter le froid Québec aujourd’hui ou demain et les Quimper ont promis de se montrer le bout du nez à l’aube de décembre, en provenance de Bradenton, un tantinet au nord d’ici.
Hier, Louise et moi avons partagé un souper au restaurant italien Carrabba’s du Gulf Coast Town Center de Fort Myers. Le délicieux trio de poulet est toujours au menu, à mon grand plaisir et celui de mes papilles gustatives. Accompagnés de Carole et Mario, Francine et Jean-Guy, Claude et Jacques ainsi qu’Estelle et Gervais, ce repas servait de prélude à la prestation en plein air que donnait l’orchestre de blues The Trouble Starters, entre 19h et 21h. Ils étaient excellents et leur trompettiste tout simplement électrisant avec ses solos énergiques. Sa prestation valait amplement le détour et j’aurais aimé que mes amis Hélène et Clément, de notre trio musical, soient sur place pour apprécier cette performance. Ils auraient eu des fourmis dans les jambes.
La soirée s’est cependant terminée sur une triste note. Lorsque nous sommes rentrés à la maison, un texto de nos amis Benoît et Linda, nous annonçait le décès du père de celle-ci, des suites d’une longue maladie. Même si cet épiliogue était inévitable et annoncé, ça demeure toujours une épreuve à traverser. On s’est empressé de leur offrir nos plus sincères condoléances et on a bien hâte de les câliner en fin de semaine prochaine, lors des retrouvailles.
Petite note pour l’essence; le gallon d’essence régulière est grimpé à 3,77$ alors que l’essence super frise les 4$. Une augmentation de plus de 60 cents en un mois. Je vous lance ça comme ça parce qu’avec ma bagnole électrique, dans laquelle je n’ai pas mis une seule goutte d’essence depuis le 17 octobre et qui indique toujours les trois-quarts, je m’en fout un peu… et j’ai un toujours ce petit sourire en coin, au moment de passer droit devant la station ! Comme le dit l’adage «La revanche est douce au cœur de l’indien » !
Aujourd’hui, 22 novembre, le monde se remémore un triste anniversaire; le 50e de l’assassinat du 35e président des États-Unis, John Fitzgerald Kennedy, en 1963, à Dallas, sous le chaud soleil du midi. J’avais à peine 12 ans. Même après toutes ces années, je me souviens encore très clairement des événements. Ce fut mon premier contact avec le monde politique.
À peine revenu en classe après le dîner, le directeur de l’école s’amena subitement en classe, pour chuchoter à l’oreille de mon enseignant, le décès violent de l’homme le plus puissant du monde, âgé de seulement 46 ans, puis quitta les lieux rapidement. L’annonce venait de créer une onde de choc, un silence absolu de quelques instants, pour les ti-culs que nous étions. Le professeur prit quelques minutes pour nous raconter qui était Kennedy.
Comme l’événement était survenu un vendredi, ça me donnait l’occasion d’avoir les yeux rivés sur la télévision qui ne parlait que de cela. Des images en boucles qui se succédaient sans arrêt. On voyait des noirs pleurer. Je revois encore la charrette avec ses immenses roues de bois, transporter le cercueuil nappé du drapeau américain, le jour des funérailles, devant une foule médusée qui n’arrivait pas à comprendre l’attentat.
La thèse du complot est toujours remise en question après toutes ces années. Était-ce vraiment Lee Harvey Oswald le seul assassin ? Probablement qu’on ne le saura jamais. Quelques heures plus tard, Ce même Oswald était tué à bout portant par Jack Ruby, en direct, à la télé. Saisissant ! Et vous, est-ce que vos souvenirs de ce drame sont toujours frais à votre mémoire ?
Dans le cadre du présent débat sur la charte de la laïcité au Québec, Stéphane Laporte de La Presse, a publié un bijou d’opinion que je partage à 200%. Comment, québécois de souche, comme néo-québécois intégrés, pouvons-nous être en désaccord avec ce propos. Pour le bénéfice de ceux et celles qui ne l’ont pas lu, en voici le texte intégral.
Le crucifix présent à l’Assemblée Nationale n’est pas à vendre ni à échanger. Et nous avec, Québécoises et Québécois !
Le crucifix, c’est moi. Plus on fait pression sur sa présence en ce haut-lieu, plus j’y tiens !
Nous sommes la petite Maison blanche de Chicoutimi qui a résisté à la force dévastatrice du déluge de 1996, et qui est ancrée solidement dans le roc depuis sa construction.
Nous ne céderons pas sur ce crucifix, drôle de symbole, qui chatouille bien des « étranges » créatures venues d’un autre monde, et d’autres qui renient leur propre Histoire.
Mais c’est comme ça. Ce symbole humble et fort restera contre vents et marées comme le patrimoine bâti de nos aïeux, protégé par le ministère des Affaires culturelles. C’est ainsi. Et nous n’avons pas de raisons à donner aux étrangers. On est chez-nous, peuple de souche. On décide nous-mêmes de ce que l’on désire. On est « maîtres chez nous », qu’importe le sombre « doorman » qui ouvre grandes ses portes aux envahisseurs.
Le crucifix est là depuis 1930 et quelques… Pourquoi est-il resté accroché jusqu’à nos jours alors que des milliers d’immigrants ont franchi nos frontières pour vivre chez nous, avec nous, et se sont adaptés avec bonheur ? Pourquoi, maintenant, faudrait-il décroché ce symbole ? Parce que des « païens » à notre culture veulent nous imposer leurs valeurs incompatibles (qui ne font pas recettes chez eux) et qu’on tremble devant leurs intolérances ? Après le crucifix, ce serait quoi? Le nom des rues et des villes, nos sapins et vœux de Noël, nos prières et chansons ? On n’a peur de personne !
« Les malfrats profitent de la peur qu’ils engendrent pour agrandir leur pouvoir et imposer leurs malversations ». – Claire Le Bel, candidate à la mairie de Laval.
Depuis quand la visite a-t-elle droit de regard sur votre maison, sur votre propriété, sur votre décor, bref, sur votre liberté, et qu’au surplus elle a le culot de vous contraindre à accepter ses coutumes barbares, ses rites à elle ? Elle charrie, la visite NO WAY ! Oust … !
Elle est dangereuse, cette visite-là ! Elle s’installe. Elle augure mal. Elle va nous étouffer, nous bouffer !
Prenons bien garde. Conservons intacte notre précieuse société libérale. Résistons, Ne lâchons pas !
C’est la force que je nous souhaite.
J’ajouterai que depuis le temps où on véhicule une réputation de mous et de suiveux, c’est le temps de se ressaisir et de s’affirmer haut et fort ! Merci Stéphane Laporte.
Malgré la récession qui sévit depuis quelques années aux États-Unis, ce leitmotiv sied bien aux amerloques. Ils voient toujours grand, gigantesque, colossal en tout. Vous allez au restaurant et commandez une boisson gazeuse ? On vous livre le premier dans un grand verre qu’on vous remplace dès la dernière gorgée disparue et tout ça à volonté, sans frais supplémentaire. -Mets-en, c’est pas d’l’onguent, comme on dit chez-nous !
Les routes c’est la même chose; deux voies, trois voies, quatre s’il le faut, on a de la place dans ce pays où l’automobile et surtout le pickup sont rois. Nous sommes à proximité de l’Interstate 75 et des travaux d’élargissement de voies et de construction de viaducs vont bon train depuis plusieurs mois afin d’obtenir une autoroute à trois voies de chaque côté entre Tampa et Naples, soit sur près de 200 milles. Vous devriez voir l’outillage et tout la machinerie; gigantesque !
Dans le même secteur, North Trail RV, un important et imposant dépositaire d’autocaravanes de luxe, déménagera prochainement ses installations quelques rues plus loin, dans un immense terrain qui longe l’autoroute et qu’ils sont à aménager. Grand comme un centre commercial, l’avancement des travaux sur le terrain, laisse présager l’émergence d’un site grandiose et exclusif. C’est assez paradoxale de voir ça dans le sens que ces autocaravanes de luxes sont des symboles de démesures et la première réflexion qui nous vient en tête est; Est-ce qu’il y a reprise de l’économie locale ? Lorsqu’on regarde les journaux régionaux, c’est loin d’être le cas.
Finalement, un Love’s fera partie du voisinage du camping. Cette chaîne de super stations-services, comme les FlyingJ, s’installe au même endroit qui jadis, était occupé par Racetrac, une autre pétrolière. Là aussi, on y a mis le paquet en superficie. Tellement, qu’avant qu’on installe l’affiche du futur occupant des lieux, je croyais qu’un autre centre commercial verrait le jour. Ça bouge ! Et comme se plairait à dire notre coloré Elvis Gratton national, –Think Big Stie ! Les amaricains sont au boutte !
La seule chose qui n’est pas plus grosse qu’ailleurs, c’est cette grosse boule de feux qu’on appelle soleil. Au grand plaisir de tous il continu de briller jour après jour et de faire osciller les mercures à des sommets records pour la période. Est-ce qu’on s’en plein ? Noooooooooonnnnnnnn !
Pas plus tard que cet après-midi, on a vu le carrosse de Cendrillon, sur une plateforme dans le stationnement du marché Publix local, remorqué par un camion. J’ai juste eu le temps de prendre mon téléphone intelligent et immortaliser le cliché qui accompagne cet article. A-t-elle été kidnappée, ou c’est simplement que son bolide blanc et or, avait besoin de réparation en prenant la direction des ateliers du Père Noël en préparation de la grande fête qui approche ? L’histoire ne le dit pas parce lorsque je suis revenu à ma voiture, après quelques courses, le majestueux et féérique carrosse avait disparu. Ça demeure un mystère…
Dans un autre ordre d’idée, hier à Pioneer Village, se tenait le Welcome back dinner, un souper-rencontre pour débuter la nouvelle saison de la migration des snowbirds. Comme à l’habitude, l’événement a fait salle comble et il faisait bon revoir des visages familiers mêlés à quelques nouveaux venus, dont c’était la première expérience. Dès 19h00 un duo guitariste et chanteuse, faisait les frais de la partie musicale. Plusieurs ont malheureusement quitté un peu tôt, puisque le système de climatisation faisait défaut, alors que la température dépassait largement les 20°C en plein milieu de la soirée. Ce n’est pas coutume, mais ces choses-là surviennent toujours quand on en a besoin. Comme premier événement, il a été couronné d’un vif succès.
Pour revenir à mon histoire de Cendrillon, j’aimerais vous informer que dès le 2 décembre prochain, je reviens avec des nouveaux contes de Noël, tous les deux jours, jusqu’à la grande Fête. Ce sera l’occasion de replonger dans vos souvenirs de Noël du temps de votre enfance. Ce sera aussi une belle opportunité pour les grand-papas et grand-mamans, de les lire à vos petits-enfants pour les calmer en attendant le grand jour. Alors c’est un rendez-vous que je vous donne, chers lecteurs et lectrices, avec le cœur jeune. Bien sûr d’autres articles continueront de meubler le blogue pour que tout le monde y trouve sa part. Ici, les décorations de Noël commencent à prendre forme et les magasins sont déjà en mode du temps des Fêtes, même si la Thanksgiving qui approche encore plus, reste un événement majeur.
En terminant, je ne peux éviter de vous parler de la température au pays des gougounes. Le soleil de l’après-midi a fait monter le mercure à plus de 37°C et présentement, à 21h55, il fait encore un confortable 23°C et la pluie depuis le 15 octobre s’additionne au compte-goutte. Loin de moi l’idée de vous écoeurer avec ça comme le dirait mon ami Marcel, mais je veux simplement bien informer mes lecteurs et lectrices restés au pays, et qui vivent un peu notre escapade. En tout cas, c’est ce qu’ils m’ont fait savoir alors ne m’en tenez pas trop rigueur si j’en fait une redondance.
Mon dernier article m’a valu quelques commentaires de ces dames qui réclament à grands cris, une photo de beaux mecs pour combler leur voyeurisme et promouvoir l’égalité des sexes. Voilà qui est chose faite avec l’image qui agrémente ce texte, mais qui est loin du contexte. Mais bon ! Je fais amende honorable rien que pour vos yeux, fidèles lectrices.
Au moment où j’écris cet article, il pleut quelques gouttelettes qui sont attendues depuis des lunes et les 10 à 15 mm annoncés pour cette nuit, devraient faire le travail. Heureusement qu’ici, il n’est pas rare de se lever le matin et d’observer une abondante rosée partout. À un point tel, que l’activité populaire sur le camping, est d’assécher son auto avec un chamois, pour les lève-tôt évidemment, parce que le processus d’évaporation s’accélère dès que le soleil réchauffe l’atmosphère. Remarquez qu’à passer la peau de chamois chaque matin, c’est comme si on terminait de laver la voiture, qui reluit comme un sou neuf. Enfin pas un sou canadien, parce qu’il ne s’en frappe plus.
Je vous ai déjà dit que j’aimais observer les gens d’ici et bien cet après-midi, alors que nous attendions à un feu rouge Louise et moi, un jeune noir traversait l’intersection dans le couloir piétonnier, lorsqu’une toute aussi jeune fille dans la voiture d’à côté, l’interpelle pour lui demander la cigarette toute neuve qu’il tenait dans sa main. Il fait demi-tour brusquement vers elle, lui remet sa cigarette et s’en retourne subito presto, comme si de rien n’était. On aura tout vu, me dis-je ! Avouez qu’il faut avoir un certain culot ! Elle devait être en manque de nicotine parce qu’elle n’a mis que quelques secondes pour l’allumer et tirer une profonde bouffée de satisfaction. Faut l’faire… en plein milieu d’une intersection à cinq voies !
Aujourd’hui, j’ai eu une pensée pour un grand bonhomme que j’ai admiré depuis le milieu des années 60; René Lévesque. Il y a 37 ans aujourd’hui, Il faisait élire 71 députés à l’Assemblée nationale, pour diriger le premier gouvernement du Parti québécois. Le meilleur gouvernement des cinquante dernières années. Ce vulgarisateur hors-pair, près du peuple, a créé mon intérêt pour la chose politique. Tout un personnage. Je me rappelle encore clairement de cette merveilleuse journée du 15 novembre 1976, où l’impossible est devenu réalité.
Alors les mecs, vous aimez la photo qui agrémente cet article ? Un simple truc pour attirer les lecteurs. Si ça marche avec les vendeurs de voitures, alors pourquoi pas en complément d’article sur le blogue. Alors rien que pour vos yeux, depuis ce matin, en Floride, nous subissons notre premier front froid météorologique. Des vents du nord-est d’une vingtaine de kilomètres, avec quelques rafales à 32, ont eu pour résultat que les rues sont désertes. Les chaumières deviennent soudainement des refuges confortables, lorsqu’il fait 14°C à l’extérieur. Après avoir flirté avec des mercures dépassant les 30 degrés depuis un mois, ce sont des températures plus fraîches qui perdureront quelques jours. D’ici lundi, des averses sont prévues pour au moins trois jours. La nature, c’est équilibré et tôt ou tard, elle remet les pendules à l’heure pour rafraîchir quelques végétaux assoiffés.
La vie continue à Pioneer Village et les snowbirds occupent de plus en plus de sites. Le marché immobilier du parc a repris où il a laissé le printemps dernier et les chasseurs d’occasions ont de quoi se mettre sous la dent. Les rumeurs se multiplient; Un vend, un autre achète pendant qu’un troisième cherche l’aubaine. Et on est seulement en novembre. Imaginez l’effervescence de janvier alors que la horde d’«oiseaux des neiges» atteindra son paroxysme…
De mon côté, les travaux de peinture accaparent la plupart de mon temps, sauf que je travaille comme les mexicains et les québécois. Mexicains parce que je prends mon temps avec des petites pauses ici et là, sans travailler les fins de semaine. Québécois, parce que je m’applique dans mon travail et, bien humblement, le travail est bien fait. Je passe quand même du bon temps avec le billard et le golf, une fois par semaine. Rien pour se tuer à l’ouvrage parce qu’on m’a toujours dit que la retraite c’est joindre l’utile à l’agréable et d’y aller à son rythme. Une doctrine que je m’applique à observer à la lettre, tout en dévissant une bonne petite frette glacée, pour se détendre.
Pour ma Loulou c’est l’euphorie. En seulement trois semaines, ses gains au bingo frisent les 200$. On ne sait pas si c’est son année chanceuse, ou le fait que Carole l’accompagne, mais toujours est-il que ce qu’elle touche se change en blé$. Sur les conseils de Carole, la conjointe de Mario, elle a tenté sa chance avec la loterie Fantasy 5, une loterie par tirage d’une part, et d’une loterie instantanée d’autre part. Cette dernière lui a valu 2$ et on attend le tirage en fin de soirée pour connaître la conclusion.
Pour la bouffe, la Floride s’enorgueillie d’excellents restaurants et samedi dernier c’est au Cheesecake Factory de Naples, qu’on partageait un succulent repas sur invitation de Carole et Mario. Les amis, c’était une bouffe à desserrer sa ceinture d’un bon trou. Tellement bon, qu’on se frustre à ne pas pouvoir terminer son assiette. Le filet mignon est fondant, les pâtes délicieuses et devinez ce que j’ai choisi… un pâté chinois ! Un peu différent du nôtre mais tout de même succulent. Pour faire plus cochon, nous avons terminé la soirée en écoutant de la musique en plein air, au même endroit que je vous citais dans un article récent, en se passant la langue sur une crème glacée plus que bourrative, au point ou le cornet à deux boules est une orgie réservée aux plus gargantuesques. La maudite vie sale, que j’vous dis !
Le 11 novembre, lors de cérémonies religieuses spéciales, on entend souvent la sonnerie aux morts et une lecture de la quatrième strophe du poème « Acte du Souvenir », et à 11 h, on observe deux minutes de silence. Des couronnes sont déposées aux monuments commémoratifs locaux et des rassemblements ont lieu dans des écoles.
Les Livres du Souvenir placés dans la Chapelle du Souvenir de la tour de la Paix constituent un autre rappel des guerres. Le paysage urbain du pays fait une grande place aux monuments commémoratifs qui rendent hommage aux Canadiens morts outre-mer dans des conflits. Ils sont érigés, pour la plupart, dans les années 1920 et 1930 et témoignent de l’engagement à ne pas oublier les Canadiens qui ont perdu la vie pendant la récente guerre.
Le principal monument est le Monument commémoratif de Guerre du Canada, à Ottawa, où se déroule la cérémonie nationale le 11 novembre de chaque année. La Tombe du soldat inconnu, située près de ce monument, contient les restes, exhumés d’un cimetière situé près de Vimy, d’un soldat canadien inconnu tué pendant la Première Guerre mondiale.
Au Canada, le Jour du Souvenir est une journée nationale au cours de laquelle nous commémorons les plus de 100 000 Canadiens morts en service militaire. Le prix payé par le Canada, dont la population est relativement petite, est important. Mentionnons :
|
CONFLITS |
POPULATION |
MOBILISÉS |
MORTS |
BLESSÉS |
| Première Guerre mondiale 1914-1918 |
7 800 000 |
625 825 |
61.082 |
154 361 |
| Seconde Guerre mondiale 1939-1945 |
11 500 000 |
1 086 343 |
42 042 |
54 414 |
| Guerre de Corée 1950-1953 |
14 000 000 |
27 751 |
516 |
1072 |
| Opérations de maintien de la paix |
N/D |
119 |
N/D |
En cette journée commémorative, ayons une pensée spéciale pour nos soldats qui ont fait le sacrifice de leur vie et ceux qui continuent de maintenir la paix, partout dans le monde.
Source L’Encyclopédie canadienne et le Musée canadien de la guerre.