Des trucs de grands-mères en cuisine

Trucs et astuces

Ah, nos grands-mères… Comme elles savaient cuisiner ! Pour nourrir de grosses tablées elles devaient user de leur savoir-faire extraordinaire. Tout goûtait et sentait bon. Un des plaisir de la table. C’est ce que madame Chasse-Taches nous dévoile aujourd’hui.

1- Préparez rapidement une sauce délicieuse pour le rôti de bœuf en ajoutant une tasse de thé noir au jus de cuisson.

2- Le poisson ne se brisera pas durant la cuisson si vous ajoutez une pincée de sel au beurre ou à l’huile chaude dans le poêlon.

3- Si vous avez besoin de zeste d’orange ou de citron pour une recette et que le fruit est trop mou, placez-le une dizaine de minutes au congélateur. Il vous sera facile de râper l’agrume devenu un peu plus ferme.

4- Pour empêcher un couteau de coller lorsque vous coupez une tarte aux fruits, passez-le tout simplement dans un peu de farine ou enduisez-le de beurre avant de tailler les pointes.

5- Lorsque vous ajoutez des pâtes alimentaires dans une soupe, il est préférable de les faire cuire dans une eau bouillante salée et de les ajouter à la soupe après les avoir bien rincées. Cette technique empêchera l’amidon des pâtes d’épaissir la soupe.

6- Les saucisses ont tendance à éclater lors de la cuisson sur le barbecue. Pour éviter ce problème, incisez les saucisses et faites-les bouillir deux minutes avant de les mettre sur le gril. Elles cuiront aussi beaucoup plus rapidement.

VOUS POUVEZ LES RÉCUPÉRER

1- Si le beurre d’arachide est trop sec ou granuleux, ajoutes-y une cuillerée de miel liquide et faites-le ramollir en le réchauffant au four à micro-ondes pendant 5 à 10 secondes ou déposez le pot dans un bol d’eau bouillante.

2- Vous pouvez moudre et réduire en poudre les gousses de vanille desséchées. Cette poudre vanillée, conservée dans un contenant fermé hermétiquement, pourra être utilisé dans la préparation de vos recettes.

3- Vous avez acheté de la tire d’érable ce printemps et voilà qu’elle commence à tourner en sucre. Recouvrez-la tout simplement d’un filet d’eau froide après chaque utilisation. Et voilà le problème réglé !

4- Quand un pot de mayonnaise ou de moutarde est presque vide, ajoutez-y un peu de ces ingrédients : huile d’olive, vinaigre aromatisé, ail, sel, poivre et fines herbes. Secouez énergiquement le pot et voilà une vinaigrette pour vos salades prête en quelques secondes.

5- Si votre sucre à la crème est devenu trop dur, glissez dans votre contenant scellé un quartier de pomme. En plus de retrouver sa texture originale, votre sucre à la crème prendra un délicieux petit goût.

6- Un ajout d’une petite quantité de crème fraîche rattrape une sauce trop piquante ou épicée.

Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 25 mai 2024, p18


Un pan de notre histoire : 24 juin 1994, la Saint-Jean-Baptiste la plus souverainiste des 30 dernières années.

Histoire

Il y a 33 ans, le 15 juin 1991, le Bloc Québécois devient officiellement un parti politique à Ottawa.

Ce parti indépendantiste, ne présentant des députés qu’au Québec, se donne pour mission de mettre en place les conditions nécessaires à la réalisation de la souveraineté du Québec.

DÉMISSION DE LUCIEN BOUCHARD EN 1990

Le 11 mai 1990, Lucien Bouchard, ministre de l’Environnement du gouvernement Mulroney, démissionne pour siéger comme député indépendant. Lucien Bouchard est furieux et farouchement en désaccord avec les conclusions qui se dessinent dans le rapport Charest. Jean Charest préside alors un comité spécial de la Chambre des communes qui s’apprête à déposer des recommandations pour résoudre l’impasse de l’Accord du lac Meech.

« Ce rapport accrédite à peu près toutes les tentatives des ennemis de l’Accord du lac Meech pour le diluer et asséner le coup de grâce au Québec. »

LUCIEN BOUCHARD

La démission de Bouchard crée une véritable onde de choc au sein du parti progressiste-conservateur au pouvoir à Ottawa. Le gouvernement Mulroney ne perd pas qu’un ministre influent ce jour-là, mais son lieutenant québécois et probablement le meilleur tribun du gouvernement pour aborder la question de l’unité nationale.

RENAISSANCE DU MOUVEMENT SOUVERAINISTE

La décision de Bouchard entraîne le départ de cinq autres députés qui siègent à la Chambre des communes. Dans les semaines qui suivent leur démission, ces députés se coalisent pour défendre les intérêts québécois au parlement fédéral. Un an plus tard, le Bloc Québécois est fondé officiellement.

Le parti dérange dans le Rest of Canada et de nombreuses voix s’élèvent pour remettre en question la pertinence de ces séparatistes québécois au Parlement.

Un premier député indépendantiste est élu à Ottawa sous la bannière du Bloc lors de l’élection partielle du 13 août 1990. Gilles Duceppe devient alors député de la circonscription de Laurier-Sainte-Marie à Montréal.

Le premier grand dossier qui permet au Bloc de trouver ses marques s’articule autour du débat à propos de l’Accord de Charlottetown (1992). Pour sortir de la crise liée à l’échec de l’Accord du lac Meech, Brian Mulroney propose aux Canadiens, par référendum, de redessiner la constitution canadienne.

Les Canadiens diront non à 54,8 % à cette proposition constitutionnelle. On sent que de plus en plus de Québécois perdent confiance en la capacité de l’État fédéral de trouver une solution juste pour réintégrer honorablement le Québec dans la Constitution.

L’année suivante, le Bloc Québécois remporte 54 des 75 sièges de députés québécois à la Chambre des communes lors de l’élection d’octobre 1993. Le résultat est fulgurant et ébranle les colonnes du temple de la fédération.

Le Bloc forme désormais l’opposition officielle à Ottawa. Évidemment, après l’élection du Parti Québécois au Québec en 1994 et le lancement de la campagne référendaire pour la souveraineté du Québec par le premier ministre Jacques Parizeau explique qu’à la suite d’une victoire du OUI lors de son référendum sur la souveraineté, le Québec offrira un partenariat économique avec le reste du canada.

À ce moment-là, Bouchard et le Bloc seront assis aux premières loges pour faire avancer les discussions.

UN VENT SOUVERAINISTE FAIT FRISSONNER LES FÉDÉRALISTES

L’insulte nationale de la nuit des longs couteaux en 1981, le rapatriement de la Constitution sans l’accord des Québécois de 1982, le rejet de l’Accord du lac Meech, la naissance du Bloc Québécois à Ottawa… on peut dire que la marmite bout depuis un bon bout de temps. D’ailleurs, de plus en plus de Québécois réfléchissent à la possibilité de redessiner la place du Québec dans la fédération.

La fête nationale de 1994 devient alors le théâtre de cet élan souverainiste. Ce jour-là, des centaines de milliers de personnes participent entre autres au défilé de la fête nationale à Montréal sous le thème « Quand sept millions de gens… ». Les points de suspension dans le thème des festivités sont porteurs d’espoir et de rêve pour ceux qui veulent un pays pour les Québécois.

L’émotion nationaliste est à son comble dans les rues de la métropole. Une mer de drapeaux fleurdelisés flotte sur la ville. Cette Saint-Jean est le plus important rassemblement de l’histoire de la ville et les gens présents scandent haut et fort de façon rythmiques : « Le Québec aux Québécois ».

En soirée, devant une foule de plus de 80 000 personnes, le comédien et l’un des organisateurs de la fête Jean Duceppe dira : « J’ai presque envie de ne pas faire de discours. Je crois que ce discours, vous l’avez tous dans le fond du cœur depuis quelques jours : le Québec est notre seul pays. »

Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier Weekend, 22 juin 2024, p72


Trois p’tites vites…

Humour

Toute la famille est réunie et a organisé une belle réception pour la grand-mère qui fête ses 90 ans. Ses petits-enfants lui demande :

– Mamie, as-tu encore un vœu…?

– Oui, à ma mort, je voudrais être incinérée.

– C’est triste de parler de la mort, mais c’est promis, nous organiserons de belles obsèques.

– Mais tu n’as vraiment pas un autre vœu…?

– Non j’ai déjà tout ce qu’il me faut, j’ai fait de beaux voyages.

– Non, vraiment et je vous assure, j’ai besoin de rien.

– Mais nous voudrions tellement faire quelque chose de spécial pour toi.

– Bon, une toute petite chose alors : Lorsque j’aurai été incinérée, vous répandrez mes cendres sur le parking du Carrefour.

– Du Carrefour, Mamie. Tu es sûr…?

– Oui, ainsi au moins, je suis sûr que vous passerez me voir au moins deux fois par semaine !


– En Grèce, un touriste veut visiter un monastère orthodoxe perché au somment d’une falaise vertigineuse. On l’installe dans une nacelle à une simple corde, et en haut deux moines tournent une manivelle pour le hisser. En cours de route le touriste constate que la corde est complètement usée. Quand il arrive enfin, livide, il demande au moine :

– La corde vous la changez régulièrement ?

– Bien sûr ! Chaque fois quelle casse !


– Un mec va chercher un soutien-gorge à sa femme. La vendeuse lui demande quelle taille voulez-vous ?

– Il lui répond :

– Je ne connais pas, elle a la même forme que vous.

– La vendeuse lui dit :

– Venez derrière le rideau s’il vous plaît, c’est là qu’on essaie les vêtements, je vais vous montrer mes seins pour que vous ayez une idée de la taille que vous voulez.

– Le mec dit immédiatement :

– Je veux acheter un string aussi !


Le français facultatif chez Postes Canada au Québec ?

Langues

C’est le cas si l’on se fie à des offres d’emploi récentes de la société d’État fédérale.

Pas besoin de parles français pour être facteur à Beloeil et à Saint-Rémi, au Québec, en 2024, même si c’est la langue maternelle de 90 % des habitants là-bas, si l’on se fie à des offres d’emploi récentes de Postes Canada.

« On rend le choix du français facultatif sur le territoire du Québec. C’est l’expression d’une arrogance impardonnable. On voit les intentions anglicisantes du fédéral. On veut rapetisser le Québec », s’indigne Jean-Paul Perreault, président d’Impératif français.

« C’est la vision du Canada depuis le rapport Durham, d’effacer le français, mais c’est de façon plus cachée et plus vicieuse. La langue de travail et de service au Québec, c’est le français », peste-t-il.

Alors que Postes Canada a essuyé des pertes de 748 millions $ avant impôt en 2023, l’organisation est en mode embauche dans plusieurs régions, mais la connaissance de la langue officielle du Québec n’est souvent pas une exigence.

« C’EST BOURRÉ D’UNILINGUES »

Ces derniers jours, des employés, ayant requis l’anonymat de crainte de représailles de leur employeur, se sont vidé le cœur au Journal.

« C’est bourré d’unilingues anglais. Tu n’as pas besoin de parler français. Toutes les communications sont disponibles en anglais », a soutenu un travailleur d’un centre de tri.

Tant sur la route comme dans ces centres, la langue de Molière n’est plus obligatoire et les facteurs ne sont même plus tenus de parler français, selon eux.

« Ce n’est plus obligatoire et ce n’est plus une priorité, mentionne un postier. Lorsque j’ai travaillé dans un autre département, ça parlait plus anglais que français. Je ne me sentais pas trop au Québec », est allé jusqu’à dénoncer un autre.

PLUS DE 250 PLAINTES EN 5 ANS

Il n’est pas surpris des critères d’embauche pour les offres de Saint-Rémi et de Beloeil.

Cette réalité est bien connue du Commissariat aux langues officielles.

L’organisme fédéral a reçu pas moins de 258 plaintes visant Postes Canada, en l’espace d’à peine cinq ans.

POSTES CANADA SE DÉFEND

Interrogée par Le Journal, Postes Canada s’est défendue en disant tenir « fermement à respecter ses obligations en vertu de la Loi sur les langues officielles et à servir sa clientèle dans la langue officielle de son choix » à l’aide de « mesures ».

« Nous avons mis en œuvre toutes les mesures nécessaires pour permettre au public d’accéder à nos services en français et en anglais auprès de notre équipe du service à la clientèle et dans nos bureaux de poste désignés bilingues, comme l’exige la loi », a indiqué sa porte-parole Valérie Chartrand.

« Les tâches de base de notre personnel de livraison consistent à trier les lettres et les colis, puis à les livrer dans les boîtes aux lettres, et non aux personnes, ce qui explique pourquoi ces postes ne sont pas désignés bilingues », a-t-elle conclu.

***

NDLR. : Est-ce la même chose pour les offres d’emploi similaires en Ontario, en Alberta et même en Colombie Britannique ? Je serais curieux de savoir.

Source : Mathier Boulay et Francis Halin, Journal de Montréal


Les empathes

Personnalité

C’est quoi ça des empathes ? Dans le langage courant, le phénomène d’empathie est souvent illustré par l’expression « se mettre à la place de l’autre ».

Si vous aimez un empathe, aimez-le franchement, honnêtement et de tout votre cœur.

Les empathes ne prennent pas à la légère l’amour, ils ne font pas semblant.

Quand ils ont vraiment choisi de vous ouvrir leur cœur, attendez-vous alors à être époustouflé.

Leur amour est intense, puissant, désordonné et parfois difficile à gérer, mais il est réel.

Les empathes ne savent pas comment aimer d’une autre façon.

Un empathe est quelqu’un qui est très sensible à l’énergie, aux humeurs, aux émotions des gens, aux situations et à leur environnement au point où ils peuvent ressentir les émotions comme s’il s’agissait des leurs.

Ils ont aussi une certaine capacité psychique à « savoir » des choses sans en avoir la preuve.

Un peu mystérieuses et complexes, leurs émotions sont profondes, mais ce qui se trouve sous la surface est un monde qui lui est propre.

Lorsque vous regardez dans les yeux d’un empathe qui a ouvert son cœur, vous y voyez de la vulnérabilité, de l’honnêteté, de la douleur, des rêves, du bonheur, de l’amour.

Avec ces pensées, ces idées, ces émotions, ces désirs survoltés en continu, tout le monde ne peut pas être en couple avec un empathe.

Ils ne peuvent pas changer. Rien n’éloigne plus un empathe que si vous essayez de changer sa sensibilité et ses capacités emphatiques.

Les empathes sont différents de la majorité des personnes que nous connaissons.

Ils sont sensibles, intuitifs, facilement surexcités. Ils pleurent et voient la beauté partout. Ils ressentent la douleur des autres.

Donc n’essayez pas de les changer, cela ne fonctionnera pas et ils vont se fermer immédiatement.

Ils ont besoin que la personne qu’ils aiment soit honnête.

La malhonnêteté ne fonctionne pas pour un empathe. Même s’ils ne sont jamais destinés à découvrir la tromperie, ils la ressentent souvent. C’est une petite torture pour eux de savoir qu’on fait quelque chose derrière leur dos et de ne pas avoir de réponse directe. Soyez honnête et sincère la première fois.

En cage ils vont causer des dommages. Ils sont comme les oiseaux, ils doivent pouvoir voler librement à l’endroit où leurs émotions les guident. Les mettre en cage revient à leur couper les ailes. Ils perdront la lumière qui guide leur chemin si vous essayez de les contrôler.

Si cela se produit, ils vont arrêter de s’ouvrir et ils cacheront l’amour qu’ils ont à donner assez profondément en eux. Les dégâts ne sont pas facilement réparables, mais on peut les éviter en ne cherchant pas à les mettre en cage.

L’empathe que vous aimez a probablement eu le cœur brisé dans sa vie et doit être traité avec sensibilité concernant le rythme où les choses vont, entre vous deux.

Ne le précipitez pas. Il viendra de lui-même quand il sera prêt. Vous devez les laisser passer du temps seuls. Les empathes doivent se ressourcer dans un espace qui leur est propre. C’est différent pour tout le monde, mais ils ont besoin de temps pour être seul.

Cela peut être fatigant de toujours ressentir l’énergie des gens qui nous entourent, s’il vous plaît ne soyez pas gêné ou ennuyé quand ils ont besoin de se ressourcer.

Cela ne signifie pas qu’ils ne vous aiment pas ou qu’ils n’aiment pas votre compagnie. Cela signifie qu’ils doivent calmer leur esprit et renouveler leur énergie. Ils reviendront plus heureux qu’avant.

Souvent ils ne peuvent pas exprimer ce qu’ils ressentent.

Les émotions d’un empathe sont incroyablement complexes.

A tel point qu’ils ont du mal à exprimer ce qu’ils ressentent. Donnez-leur de l’espace. Soyez compréhensif. Prenez au sérieux ce qu’ils disent.

Les empathes sont des gens extrêmement créatifs.

Il y a toujours une idée qui surgit de leur esprit. Prenez-les au sérieux. Croyez en eux, même si l’idée peut vous sembler folle.

Les empathes, sans doute plus que quiconque, ont la capacité à vraiment changer le monde.

Écoutez-les quand ils vous ouvrent leur cœur. Parce que quelque part entre leur enthousiasme, leur passion et les mots qu’ils utilisent pêle-mêle, quelque chose de tout à fait étonnant est sur le point d’être créé.

Ils sont intenses.

À la lecture de ce texte, une personnalité de votre entourage en est peut-être un ou une.


Dans le reste du Canada et à Montréal, nous, les francophones, sommes des moins que rien.

Opinion

Ce matin, je vous propose le texte de Richard Martineau, qui vient de vivre une expérience que je qualifierais de déplaisante, pour rester poli et respectueux. Cependant, ça bouille en dedans.

« We don’t have to speak french !  »

Samedi matin, je me suis envolé pour le Japon.

Première partie du vol : Montréal-Calgary.

Durée : quatre heures trente.

Compagnie aérienne : WestJet.

« WHAT’S YOUR PROBLEM ? »

Aucun employé ne pouvait prononcer un seul mot en français.

Pas un.

Lorsque le pilote s’adressait aux passagers (pour nous dire, par exemple, que nous étions sur le point d’entrer dans une zone de turbulence), c’était en anglais.

Lorsque les agents de bord s’adressaient aux passagers, c’était en anglais.

Seule exception : un message audio préenregistré en français diffusé à très faible volume au décollage et à l’atterrissage.

Le reste, in English only.

J’ai demandé du jus de pommes à l’employée qui distribuait les breuvages.

« What ? You want what ?

– Un jus de pommes.

I don’t speak french. »

Quand je lui ai fait remarquer (dans sa langue, car je suis bilingue), que le français était l’une des deux langues officielles du Canada, l’agente de bord m’a dit que c’était faux, qu’il n’y avait qu’une seule langue officielle au pays : l’anglais.

« No, no, I assure you, there are two official languages in Canada !» ai-je répliqué dans la langue de Michael Rousseau, le patron d’Air Canada.

« No, just English, m’a-t-elle répondu. And you know, at WestJet, we’re not required to speak a second language… »

« Vous savez, à WestJet, on n’est pas obligé de parler une deuxième langue.»

Quelques minutes plus tard, une autre agente de bord est venue nous voir.

« Hey guys, what’s your problem ? »

– « We don’t have any problem, a répondu ma femme dans la langue de Mary Simon, la gouverneure générale du Canada. We just asked to be served in our language. We’re gonna file a complaint ! (“ On va porter plainte ”)

Well, ok, do it, WestJet is gonna back us full time ! And I’m gonna file a complaint against you ! » (« Pas de problème, WestJet va nous appuyer à 100 %. Et c’est moi qui porterai plainte contre vous ! »

LES SEULS BILINGUES

WestJet ne vend pas des biscuits ou du thé. C’est une compagnie aérienne basée à Calgary. Dans un avion, il peut y avoir des enjeux de sécurité. Une personne malade, des problèmes techniques…

Et aucun employé ne parle un mot de « l’autre langue officielle » du pays ? Même pas « Merci » ou « Bonjour ».

Pensez-vous que les agents de bord de Transat sont unilingues francophones ?

Partout au Canada, on s’en fout du français.

Mais au Québec c’est « Bonjour-Hi » par-ci et « Bonjour-Hi » par-là. Pour ne pas froisser la minorité anglophone qui a le droit, elle, d’être servie dans sa langue.

Finalement, quand on y pense, il n’y a qu’au Québec où le bilinguisme existe et s’impose. Partout dans le reste du pays, c’est English only.

Seuls les Québécois tiennent à bout de bras le mythe des deux langues officielles.

Si on ne la faisait pas, ce mythe s’écraserait.

Prenons deux Canadiens.

Le premier est unilingue anglophone. Le deuxième est unilingue francophone.

Le premier pourra travailler partout au pays. Le second ne pourra travailler qu’au Québec. Et encore, pas à Montréal.

Pourtant, ces deux citoyens canadiens sont censés avoir les même droits.

Voulez-vous bien me dire ce qu’on fait encore dans ce pays-là ?

***

Et vous, une telle situation, vous plaît, vous insulte ou vous laisse complètement indifférent ?


Vos ordures peuvent vous exposer à un vol d’identité : ce qu’il faut faire

Prévention

Que vous fassiez un petit ménage de printemps ou le tri dans votre tiroir à « papiers importants », ne jetez pas vos renseignements personnels dans le bac de recyclage ou à la poubelle.

Croyez-le ou non, certains arnaqueurs vérifieront votre bac et vos déchets à la recherche de renseignements personnels à utiliser pour le vol d’identité. Personne n’est à l’abri.

Le vol d’identité est un réel problème, et il se produit plus souvent que vous ne l’imaginez. Selon ce que vous jetez, les fraudeurs peuvent recueillir des renseignements personnels et financiers : numéros de carte de crédit, anciennes déclarations de revenus, ID utilisateur, mots de passe, relevés bancaires et même une signature manuscrite.

Munis de ces renseignements, ils pourraient tenter de produire une fausse déclaration de revenus ou de demander des prestations du gouvernement en votre nom.

Pour ne pas être la proie des arnaqueurs et des fraudeurs, protégez-vous et protégez vos renseignements personnels pendant le processus.

VOICI QUELQUES CONSEILS

1- Avant de jeter vos copies papier de documents fiscaux, déchiquetez-les, surtout ceux qui indiquent votre numéro d’assurance sociale.

2- Attention à l’encombrement. Ne conservez que les dossiers papier et les documents liés à vos déclarations de revenus pendant six ans. Ne les laissez pas s’empiler.

3- Par précaution, tenez régulièrement à jour vos renseignements personnels en ligne par l’entremise de votre compte « Mon dossier » de l’Agence du revenu du Canada (ARC). Si vous remarquez des changements que vous n’avez pas apportés à vos renseignements personnels, contactez immédiatement l’ARC.

LES POURRIELS

Soyez vigilants lorsque vous visitez des sites internet qui vous demandent de vous inscrire pour aller plus loin sur leur site. Très souvent, votre adresse courriel ou nom d’utilisateur et même votre mot de passe, servent à produire des listes d’abonnés qui, souvent, sont vendues à d’autres organismes ou producteurs de sites pour vous solliciter.

La preuve est qu’ils vous inondent de toutes sortes de promotions, sorties de nulle part et que vous ne connaissez même pas. Des courriels non sollicités, des pourriels qui proviennent justement de ces listes.

Vous trouverez d’autres conseils sur la façon de vous protéger contre les arnaques et la fraude à l’adresse canada.ca/evitez-les-arnaques.

Source : Nouvelles CSA, printemps 2024, p3


Un pan de notre histoire : La coupe Stanley, le plus ancien trophée de l’histoire de l’Amérique

Histoire

Saviez-vous ça, vous, que cette coupe est le plus ancien trophée donné à des athlètes professionnels dans l’histoire de l’Amérique du Nord ?

Dominion Hockey Challenge Cup

Ce que peu de gens savent, c’est que la coupe Stanley existait bien avant la création de la Ligue nationale de hockey (LNH). Ce trophée en forme de bol a été conçu à l’initiative du gouverneur général Frederick Arthur Stanley. On l’avait baptisé (1892-1893) le « Dominion Hockey Challenge Cup », mais vers 1895, le Saint-Graal du hockey a été tout naturellement rebaptisé du nom de son instigateur.

Au Québec, on est particulièrement fier des exploits du Canadien de Montréal, entre autres de ses 24 coupes Stanley.

Saviez-vous cependant qu’avant la création de la LNH, et bien avant la naissance des Nordiques, le Quebec Hockey Club l’a remporté ? Oui, oui, deux fois en plus.

AVANT LA NAISSANCE DE LA LNH

À la fin du 19e siècle, les équipes de hockey montréalaises avaient leur propre championnat, tandis que du côté de Québec, le hockey était un peu moins structuré.

Les clubs de hockey de la Vieille Capitale jouaient souvent entre eux sur la glace du Quebec Skating Rink de la Grande Allée.

À l’occasion, des équipes de Montréal ou des Maritimes venaient affronter le Quebec Hockey Club. Au fil du temps, l’équipe de Québec sera surnommée les Bulldogs, fort probablement à cause du caractère combatif et acharné des joueurs du club.

BULLDOGS DE QUÉBEC

C’est lors de la saison 1910 que les Bulldogs ont enfin la chance de rejoindre une grosse ligue, l’Association canadienne de hockey (ACH). Malheureusement, après quelques rencontres, l’ACH fusionne avec une ligue rivale et les Bulldogs sont exclus de la nouvelle association.

Si l’adversité en décourage plusieurs, c’est le contraire qui se produit chez les dirigeants des Bulldogs de Québec. Ils savent que s’ils veulent, un jour, rivaliser avec les plus grandes équipes, ils doivent redessiner le noyau de leur équipe et surtout gagner en puissance.

Joe Malone 1913

Cette reconstruction passera par l’acquisition de jeunes joueurs prometteurs comme le dur à cuire Joe Malone, le gardien de but Paddy Moran, le gaucher Tommy Smith, le défenseur Joe Hall et le buteur Jack MacDonald.

Rapidement, les nouvelles recrues des Bulldogs gagnent en confiance. L’esprit dans le vestiaire se transforme, les joueurs adoptent un style de jeu plus combatif et les victoires de l’équipe commencent à faire tourner les têtes des autres équipes professionnelles.

Certains soirs, les gars se comportent comme des guerriers sur la patinoire. Par exemple, au moment où le gardien Paddy Moran se fait défigurer par le tir foudroyant de Didier Pitre du Canadien de Montréal, il perd littéralement connaissance sur la glace, le visage ensanglanté.

Quand il retrouve ses esprits, malgré le choc, il se secoue un peu et reprend sa place devant le filet. Il faut dire qu’à l’époque, il n’y avait qu’un seul gardien de but par équipe.

Coupe Stanley

COUPES STANLEY À QUÉBEC

Lors de la saison 1911-1912, les Bulldogs se retrouvent en série et doivent affronter et battre les Victorias de Moncton pour remporter la coupe Stanley. Au moment de la première de deux rencontres (11 mars 1912), les deux équipes jouent un jeu plutôt agressif et les Bulldogs dominent la partie.

Malgré une vilaine grippe, le capitaine des Bulldogs, Joe Malone, marque trois buts. L’équipe de Québec remporte finalement la victoire au compte de 9 à 3.

Lors du deuxième match, le gardien Paddy Moran réalise le premier blanchissage de l’histoire des séries de la coupe Stanley. Jack MacDonald marque 5 buts et les Bulldogs humilient leurs adversaires par la marque de 8 à 0. Dans les dernières minutes du match, l’entraîneur des Bulldogs fait même jouer ses réservistes.

Cette première conquête de la coupe Stanley par les Québécois aura contribué à faire reconnaître Québec comme ville de hockey.

Les succès des Bulldogs se poursuivent la saison suivante. Joe Malone n’est pas qu’un joueur physique, il a, comme on dit dans le milieu, le sens du jeu. Il devient le meilleur marqueur de la ligue avec 43 buts en 20 matchs.

En série, le club de Québec affronte une équipe des Maritimes, les Sydney Millionaires. Les Bulldogs vont mitrailler leur adversaire de 20 buts contre 5 et facilement remporter leur deuxième coupe Stanley.

ENTRÉE DES BULLDOGS DANS LA LNH

Malgré leurs succès, les difficultés financières des Bulldogs plombent leur développement et l’équipe peine à trouver les fonds nécessaires pour participer aux deux premières saisons de la nouvelle LNH (crée en 1917).

Les Bulldogs réussissent finalement à intégrer la grande ligue au cours de la saison 1919-1920. Malheureusement, ils ne sont pas au niveau des autres équipes de la LNH, même si Joe Malone est encore au sommet du classement des marqueurs.

En novembre 1920, la franchise de Québec est relocalisée dans la ville de Hamilton en Ontario et l’équipe est rebaptisée les Tigers d’Hamilton.

Les Bulldogs de Québec ont disputé des matchs de 1878 à 1920, ils ont directement contribué à faire naître cette passion entre les Québécois et le hockey sur glace.

Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier Weekend, 25 mai 2024, p68


Nettoyer avec des produits aux propriétés insoupçonnées

Trucs et astuces

C’est connu, les petits aiment bien barbouiller sur toutes les surfaces et même sur les murs avec des crayons. Qui ne l’a pas fait ? Mais grâce aux trucs de madame Chasse-Taches, il n’y a plus de raison de paniquer…

UNE TACHE DE CAMBOUIS OU DE GOUDRON SUR UN VÊTEMENT

Frottez la tache avec du beurre. Laissez agir pendant deux heures avant de rincer et de laver le vêtement avec un bon détergent. Laissez sécher le vêtement à l’air libre et non dans la sécheuse. Répétez l’opération si les taches ne sont pas complètement disparues.

Sur la voiture, la bicyclette et les jouets, vaporisez les taches avec du WD-40 et nettoyez avec un linge doux.

UN TISSUS JAUNI PAR LES ANNÉES

Faites tout simplement bouillir ce précieux souvenir dans une marmite où vous aurez ajouté plusieurs coquilles d’œuf bien rincées et qui auront la propriété de blanchir le tissu.

DES TACHES DE TEINTURE BLEUE SUR DU CUIR PÂLE

Non conçue pour cet usage, la crème nettoyante pour porcelaine des produits écologiques Lemieux élimine les taches bleutées souvent causées par la teinture des jeans sur le fauteuil ou les chaussures de cuir. Il suffit d’utiliser une petite quantité sur un linge humide propre, de frotter et de rincer avec une eau claire.

DES GRAFFITIS AVEC LES CRAYONS DE CIRE

Un chiffon imbibé d’huile végétale fera disparaître ces taches sur un mur peint. Le Goo-Gone à base d’huile de citron, qu’on trouve dans les grands magasins, pharmacies et chez Dollarama, enlève la plupart des taches de crayons sur les murs et sur les planchers en bois.

LES ÉLECTROMÉNAGERS EN INOX

Ce truc est populaire dans les restaurants à la fin de la soirée. Il suffit de nettoyer les appareils avec un chiffon doux imbibé d’une eau gazeuse naturelle, comme l’eau Perrier.

DE LA SAUCE TOMATE SUR LE TAPIS

Pas de panique ! Versez tout simplement lentement un petit verre de lait sur la tache. Brossez et nettoyez le tout avec un papier absorbant.

DE LA PÂTE À MODELER (TYPE SILLY PUTTY) SUR LES MEUBLES ET LES TAPIS

Encore une fois, le WD-40 vous surprendra. Une petite vaporisation, un brossage et il sera facile d’enlever tous les résidus de cette pâte à modeler adhésive.

UNE GOMME À EFFACER À LA RESCOUSSE

Elle élimine les taches de stylo sur un meuble en cuir et nettoie très bien le papier peint noirci autour des commutateurs et les prises électriques, les cernes sur un abat-jour et les traces noires laissées sur le sol par des chaussures caoutchoutées.

Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 18 mai 2024, p19


Les Québécois francophones : des mous, des sans colonne, des marionnettes

Opinion

Depuis que les bonzes multimilliardaires de la Formule 1 ont débarrassé le circuit Gilles-Villeneuve, nos gouvernements, à genoux, se fondent en excuses et en honte sur cette dernière édition du Grand Prix.

Évidemment, viennent en tête de liste les événements des terrasses fermées. Un gros chiard qui tient l’actualité depuis vendredi dernier. C’est pathétique d’entendre tout le monde crier au scandale et presque s’immoler sur la place publique pour exprimer comment on a mal reçu tout ce riche gratin venu de partout sur la planète.

On a même condamné la température… comme si on avait le pouvoir d’arrêter la pluie.

Par contre, il s’est passé quelque chose qu’on a à peine parlé et qui m’a frappé en plein visage. Je suis sûr que vous ne devinez même pas de quoi il s’agit. Quoi qu’il en soit, je vous reproduis le texte suivant, publié dans le Journal de Montréal de vendredi dernier.

Pas facile d’échanger en français avec les pilotes francophones au Grand Prix du Canada. Le cirque de la Formule 1 a beau être débarqué à Montréal, une ville majoritairement francophone, et au Québec, une province francophone, l’anglais est roi et maître chez les écuries

Pierre Gasly, pilote Alpine

Poser une question dans la langue maternelle d’Esteban Ocon, un Français qui porte les couleurs d’Alpine, une équipe française, ou à son coéquipier et compatriote Pierre Gasly, est comme faire un pacte avec le diable.

En point de presse avec les scribes au quartier général du « A fléché », Ocon a regardé hier le journaliste québécois qui venait de lui poser une question en français avec les yeux d’un chevreuil figé devant les phares d’une voiture sur l’autoroute en pleine nuit.

Sur le plateau de la conférence de presse de la Fédération internationale de l’automobile (FIA) où six pilotes étaient réunis, le responsable des communications a une fois rappelé la règle d’y utiliser uniquement l’anglais lorsqu’un reporter d’un réseau local a questionné Gasly dans la langue de Molière.

Prenant des allures d’un signaleur aérien sur un tarmac d’aéroport, il a lancé : « No, no, no, questions in English please ».

TOUJOURS PAREIL

En 2018, Le Journal avait semé l’émoi lors de la même conférence de presse d’ouverture en posant une question en français au pilote Lance Stroll. La FIA s’était par la suite excusée, mais elle tient mordicus à ce que ses événements se déroulent en anglais, langue comprise partout dans le monde, sur son signal international.

L’année suivante, un journaliste radiophonique avait voulu poser des questions à Gasly, alors chez Red Bull, dans sa langue maternelle. La relationniste avait alors refusé.

Avance rapide à la première journée d’activités au circuit Gilles-Villeneuve cette année, cinq ans plus tard. Force est de constater que rien n’a changé. La situation a même empiré.

Impossible de discuter en français avec le Monégasque Charles Leclerc au QG de Ferrari. Ces rencontres sont pourtant chaleureuses et souvent tenues autour d’une table, où journalistes et pilotes sont assis côte à côte. On est très loin d’une froide conférence de presse avec un modérateur.

Pourtant, Leclerc avait discuté en français avec les médias francophones à Monaco, lors de son triomphe il y a deux semaines. Et quand Carlos Sainz est de passage en Espagne, il peut s’exprimer en espagnol.

Mais à Montréal, les écuries ne font preuve d’aucune flexibilité, surtout avec la presse écrite. Car les diffuseurs officiels ont la chance d’avoir des entrevues exclusives dans la langue désirée.

LIMITE DE TEMPS

Dans les paddocks, des relationnistes tant chez Alpine que chez Ferrari ont expliqué que cette décision dépend de la disponibilité de chaque pilote. Avec des horaires chargés, les entrevues sont d’une durée chronométrée de 10 minutes. L’anglais serait donc devenu la règle, même si elle n’est pas écrite…

Sous le parasol d’Alpine, celle-ci fait rager les journalistes de l’Hexagone. L’écurie ne voudrait plus que ses deux pilotes français s’adressent dans leur langue aux journalistes français. On voit ici toute l’ironie de la situation. Les médias se battent d’ailleurs depuis le début de la saison avec la direction à ce sujet.

Hormis quelques exceptions évidentes ici et là pour la radio et la télévision, ont raconté nos collègues, tout se passe en anglais. Ce qui n’a aucun sens à leurs yeux. Mise devant l’évidence, une représentante de l’écurie a néanmoins mentionné qu’elle porterait une attention particulière aux demandes francophones de week-end.

Chapeau toutefois à l’écurie Aston Martin, qui a rendu disponible le Montréalais Lance Stroll aux médias canadiens et francophones, hier en fin de journée, aux abords du circuit Gilles-Villeneuve. Ce fut l’exception à la règle.

L’organisation du Grand Prix du Canada n’y peut rien. Ses panneaux de signalisation sont en français tout comme ses communications. La FIA, dont le siège est à Paris, n’a pas plus de pouvoir sur les stratégies décisionnelles des écuries qui rendent leurs pilotes disponibles à leur QG, derrière les garages et dans les zones officielles après les séances sur la piste.

C’est une autre belle occasion loupée de respecter la culture et la diversité au calendrier de la F1. Les Espagnols ne permettraient pas pareil affront à Barcelone. Ni les Italiens à Imola et Monza.

Retenez bien ce dernier texte souligné. Il est assez révélateur de ce qui est fondamental pour les hôtes de ces événements.

Je suis convaincu que le regretté Gilles Villeneuve aurait passé outre à cet odieux manque de respect.

Avez-vous vu quelqu’un, un ministre, une mairesse (Je m’ennuie de Jean Drapeau) ou un organisateur quelconque déchirer sa chemise pour le français ?

Non !

Est-ce que quelqu’un a crié haut et fort de respecter notre langue française ?

Re-non !

Est-ce que cet affront a été dénoncé dans l’opinion publique ?

Et encore re-re-non !

Pourquoi ?

On préfère culpabiliser et suspendre des pompiers, les boucs émissaires, qui n’ont fait que leur travail.

Aussi, parce qu’on n’a pas de colonne, nous sommes des mous, des marionnettes. On nous frappe et rapidement on montre l’autre joue.

Ça me donne la nausée !

Heureusement que les journalistes Mylène Richard et François-David Rouleau, du Journal de Montréal, ont osé le dénoncer dans leurs pages.

Malheureusement, c’est passé comme une lettre à la poste…


Un pan de notre histoire : Le passage à Montréal de l’incroyable Sitting Bull

Histoire

Les guerres autochtones de la fin du 19e siècle aux États-Unis ont marqué l’Histoire de bien des façons.

Elles mettent non seulement en lumière une politique de colonisation malicieuse de la part des autorités américaines de l’époque, mais aussi une incompréhension et une fascination pour le mode de vie des peuples autochtones de l’Ouest américain tant en Amérique du Nord qu’en Europe.

S’il existe un personnage indissociable de la résistance aux politiques de mises en réserves des tribus autochtones à l’époque, c’est Sitting Bull. Un chef si populaire qu’il est même venu à Montréal avec le grand spectacle de Buffalo Bill…

COLONISATION

L’histoire de Sitting Bull est tout d’abord indissociable de celle de la colonisation de l’Ouest américain à partir des années 1830. À cette époque, on observe une augmentation significative de la population américaine, qui a besoin de terres agricoles et qui montre un intérêt grandissant pour ce qu’on appelle les plaines du Nord, considérées comme idéales pour l’agriculture.

Or, ces terres sont habitées par les Sioux, les Pieds-Noirs et les Cheyennes. Entre 1830 et 1860. Le territoire des États-Unis double presque en superficie, favorisé de plus par le début de la ruée vers l’or en Californie à partir de 1849.

Cette arrivée massive des Blancs sur les terres occupées par les peuples autochtones provoque entre autres une compétition pour le bison (les peuples autochtones utilisent tout de l’animal chassé, alors que les Américains de l’époque les chassent surtout pour leur fourrure). Les conflits sont alors inévitables et mènent à des guerres souvent sanglantes.

SYMBOLE DE LA RÉSISTANCE

Des traités et des ententes sont signés pour tenter de calmer la situation, mais plusieurs chefs autochtones refusent de collaborer et refusent surtout leur confinement à des réserves. C’est le cas du chef des Lakota-Sioux, Tatanka Yotanka, mieux connu sous le nom de Sitting Bull.

Le 31 janvier 1876, lui et ses confrères reçoivent un ordre du responsable des Affaires indiennes stipulant que tous les Lakitas qui refusent d’entrer dans les réserves seraient considérés comme hostiles…

Sitting Bull et d’autres chefs comme Crazy Horse refusent de collaborer, ce qui a pour conséquence l’envoi de détachements armés sur leurs territoires et de nombreuses escarmouches. La découverte d’or dans le Dakota en 1874 ne fait qu’envenimer la situation.

Les 25 et 26 juin 1874, les troupes du général américain George Armstrong Custer affrontent celles de plusieurs clans dans une bataille sanglante qu’on connaît sous le nom de la bataille de Little Bighorn, qui s’est déroulée dans le Montana. Les guerriers autochtones, menés entre autres par Sitting Bull, gagnent et Cluster et son régiment y trouvent la mort. Sitting Bull entre alors dans la légende.

EN EXIL

Après ces événements les réactions sont très vives aux États-Unis, et Sitting Bull et son clan trouvent alors refuge au Manitoba pendant 4 ans. Mais les conditions de vie y sont terriblement difficiles, et lui et 186 membres de son clan reviennent aux États-Unis et acceptent de vivre dans une réserve.

Sitting Bull est très aimé au Canada, sa réputation de guerrier et son apparence digne en font même une vedette. En 1884, les autorités américaines acceptent qu’il parte en tournée avec le spectacle très populaire de Buffalo Bill, intitulé le Buffalo Bill’s Wild West.

Sitting Bull voyage alors partout en Amérique. Il est payé 15 $ par semaine et demande 1 $ pour les photographies. Il vient à Montréal en 1885, où il est une véritable vedette ! D’ailleurs, une de ses photographies les plus célèbres a été prise dans le grand studio montréalais William Notman & Son. Ces photographies sont d’autant plus importantes puisqu’elles sont parmi les dernières prises du grand chef sioux.

En effet, ce dernier est assassiné le 15 décembre 1890 sur sa réserve de Standing Rock dans le Dakota du Sud, après un événement quelque peu confus qui a provoqué la peur des troupes américaines. Les photographies de William Notman & Son ont figé son image de grand chef à tout jamais.

Source : Evelyne Ferron, historienne, Journal de Montréal, cahier Weekend, 18 mai 2024, p75


Et s’il y avait eu des morts… comme en 1972 ?

Opinion

J’ai à peu près tout entendu sur l’intervention du service des incendies de Montréal, vendredi dernier, en fermant quatre restaurants-terrasses dans le cadre des festivités du Grand-Prix de formule un. Malheureusement, au risque de vous décevoir, je suis la mouche sur le lait.

Bar Blue Bird 1972

On a eu droit à toutes sortes de commentaires qui vont dans le sens du blâme envers les pompiers, mais les gens n’ont jamais vu la possibilité d’un drame horrible. Qui ne se souvient pas du tragique incendie du bar le Blue Bird qui avait 37 victimes le 1er septembre 1972 à Montréal ? Les lieux présentaient plusieurs anomalies, dont les portes de secours barrées. Une vraie trappe à feu, alors que c’était bondé. La panique s’est emparée rapidement des clients dont certains ont été piétinés à mort.

Presque 52 ans plus tard, personne n’a fait de corrélation !

Alors, comme je disais, personne, absolument personne n’a posé la question; « Et si un incendie s’était déclaré ? On aurait dit quoi ? On aurait condamné les teneurs du restaurant pour leur négligence ». C’est la raison principale de l’intervention des pompiers; la conformité aux règles.

Heureusement, il ne s’est rien passé. Excellente initiative des pompiers que je salue. La sécurité, ça n’a pas de prix. Un drame a peut-être été évité.

Vous êtes-vous déjà trouvé pris dans un soudain mouvement de foule ? Moi, oui, et au festival de jazz de Montréal à ses débuts. Une scène avait été érigée dans un coin où la possibilité de sortir d’une foule était quasiment impossible. Ce n’est pas long que la panique prend le dessus. Se faire piétiner est mortel.

On a entendu également des commentateurs dire que le fait de choisir le vendredi pour intervenir n’était pas l’idée du siècle. Au contraire, c’était LE moment, alors que c’est plein de monde à craquer et où le potentiel d’incidents graves était justement là. Pas le mercredi !

On connait tous la stratégie des restaurateurs lors d’événements spéciaux et à grand déploiement. Ils quadruplent les prix et ajoutent des tables pour accepter le plus de clients, au détriment de la sécurité. La priorité, c’est le cash, la manne !

Alors que nous étions en Floride en pleine période des Fêtes, il y a quelques années, nous étions un groupe de campeurs pour un repas de Noël dans un restaurant. Le restaurateur avait tellement ajouté de tables qu’à l’habitude, qu’il était hasardeux de se lever pour aller aux toilettes. C’était plein à craquer.

Pour revenus à la fermeture de certaines terrasses à Montréal, les pompiers sont intervenus au moment le plus risqué et, n’en déplaise aux clients, ils ont peut-être échappé à quelques chose qui aurait pu virer au drame.

Comme on dit, « Mieux vaut prévenir que guérir ». Ces restaurateurs viennent d’apprendre qu’on ne joue pas avec la sécurité des gens et que les normes établies sont non-négociables. Ils sont prévenus pour l’an prochain.

Il reste à connaître le post mortem de cet événement… On verra bien leur conclusion !