Le cancer, notre funeste avenir

CancerMalgré toutes les énergies et l’argent investi dans la recherche, cet implacable mot qui fait frissonner seulement à l’entendre, sera le funeste avenir de cette génération des aînés qui franchit de plus en plus l’âge vénérable de cent ans. Loin de moi l’idée d’être alarmiste, mais les statistiques et prévisions à long terme sont sans équivoques; le cancer deviendra la cause numéro un des décès chez cette catégorie de personnes. Plus on vit vieux, plus nous sommes vulnérables au déclenchement de la maladie.

Alors ceci étant dit, on fait quoi ! Parce que c’est normal qu’on veuille vivre vieux et en santé. Mais croyez-vous que les services de santé seront capable de répondre à la demande. Ça fait des lunes qu’on manque d’infirmières, qu’on ferme des lits en plein été, comme si la maladie choisissait son moment pour apparaître. Les médecins prennent la poudre d’escampette à la première occasion en se désaffiliant des services de santé provinciaux, pendant que les toubibs étranger sont interdit d’exercer. Pourtant les bobos sont les mêmes partout alors, où est le problème ?

On attend des semaines pour subir une chirurgie mineure et des mois pour simplement rencontrer son médecin de famille ou un spécialiste qui, soit dit en passant, ont des agendas de trois mois. Bureau en gros en vend des versions douze mois. T’as du fric ? Pas de problème, tu as une consultation en moins de 48 heures et on va même t’offrir un petit café en attendant, juste un petit café parce que tu n’attendras pas assez longtemps pour en siroter un gros… Alors le cancer, c’est big !

Si l’objectif créant la RAMQ fut jadis l’universalité des soins, on est maintenant passé à une tendance de médecine à deux vitesses où tu as intérêt à être riche si tu veux vivre vieux. D’ailleurs, les statistiques démontrent à cet égard, que la longévité va de paire avec l’aisance monétaire. C’est la triste réalité d’une structure monstrueuse qui contient plus de chefs que d’indiens et qui remplie un organigramme qui s’étend sur deux terrains de football et devinez quoi… le patient est en bas, dans le sixième sous-sol.

Donc pour revenir à nos moutons, on a intérêt à être en forme, éviter les émotions fortes, bien s’alimenter, manger des légumes et vivre sainement, bref, devenir un disciple d’Isabelle Huot. Mais surtout, se prendre en main pour espérer vivre le plus longtemps possible sans surcharger notre système de santé parce que se taper plus de douze heures à l’urgence, c’est assez pour faire sortir les bobos. Il faut être fait fort.

Par les temps qui courent, partout au Québec, se tiennent des levées de fonds dans le cadre du Relais pour la vie. Soyons généreux pour qu’un jour, le cancer ne soit plus qu’un mauvais souvenir et qu’il soit éradiquer une bonne fois pour toute.

Respect et autorité

respect1Très malheureux ce suicide de l’adolescente de Jonquière. À quatorze ans, la vie s’ouvre devant nous et nos rêves les plus fous sont à notre portée. On a la jeunesse, l’ambition et l’énergie pour aller loin. On nous apprend que l’intimidation dont elle fut victime, y est pour quelque chose dans cette fin dramatique, de même qu’un historique de vie perturbée. mais pour poser le geste sans lendemain, il ne faut pas voir la lumière au bout du tunnel. Elle seule sait ce qu’on ne soupçonne même pas.

Les statistiques sont effarantes et le taux de suicides liés à l’intimidation est en nette progression. Malgré toutes les interventions humanitaires à dénoncer et à alerter l’opinion publique, rien n’y fait. Les réseaux sociaux sont montrés du doigts comme étant un des outils de destruction de la dignité humaine. Si, à quelques égards ils sont une belle façon de communiquer et de s’exprimer, ils permettent également aux vipères de cracher leur venin sous le couvert d’un pseudonyme ou d’un alias. C’est tellement facile de briser des réputations sur la toile et de porter des jugements sans fondement, qu’il ne faut qu’une victime fragile pour sombrer.

Les écoles, lieux du savoir et de l’éducation, malgré leur bonne volonté, préfèrent régler ces cas à l’interne, en vase clos. Hélas, ils n’ont pas les ressources pour faire face à ce fléau, pas plus qu’ils ne sont habilités à le faire. Leur devoir est de dénoncer à la police tout geste d’intimidation, ce geste criminel, sanctionné par le Code criminel canadien. Quand on est victime d’un acte criminel, c’est le travail des policiers de traduire les délinquants en justice. La délation est plus persuasive que les belles paroles, en ce sens qu’elles portent à conséquences.

Mais à la base, qu’est-ce qui pousse quelqu’un à l’intimidation ? C’est la société et tout le monde a sa part de responsabilité dans ce monde ou le respect et l’autorité sont inexistant. Entre humains, on ne se respecte plus. On s’invective à la moindre contrariété. On se tutoie sans distinction et discernement. Nous sommes devenus égocentriques et axés uniquement sur notre petite personne. On accuse pour blesser, on vexe allègrement et on écrase les autres pour faire son chemin. Il y a des exceptions mais ils font partie de la majorité silencieuse.

Quant est-t-il maintenant de l’autorité ? On s’offusque dès qu’on ose mettre des balises dans cette société où on s’écrase à la moindre contestation. On défie l’autorité, on conteste tout, au point de paralyser nos institutions, notre avenir, ceux et celles qu’on porte au pouvoir pour nous faire progresser. Pas étonnant que notre société soit corrompue à l’os. C’est désolant d’entendre ce que les bulletins de nouvelles nous font découvrir de négatif. On y voit des politiciens qui s’engueulent sans cesse, pour se faire du capital politique et envier la chaise d’en face, pour finalement faire exactement la même chose une fois installé dedans. Que de projets on pourrait régler si on mettait la partisannerie de côté pour faire progresser la société. Encore là c’est un manque total de respect qui nous anime.

Je suis d’une génération d’autorité, où les limites à ne pas dépasser étaient évidentes. Du temps où la faute avouée d’un écolier était sanctionnée par quelques coups de «strappe» qui avait tôt fait de ramollir les plus durs. Croyez-moi, ça faisait son effet. Un certain moment, un «sage» (Dieu ait son âme) s’est imposé avec sa Charte des droits et libertés, pour foutre le bordel partout. Nous y sommes maintenant embourbés depuis 30 ans. Et c’est pas fini…! Quand un ti-cul de 10 ans, traite son professeur de vache devant tout le monde, on a une maudite côte à remonter.

Pluie et sécurité routière

Réflecteur de routeTrois jours sans publier à cause la morosité de toute cette pluie qui vient perturber le quotidien de beaucoup de monde, et du syndrome de la page blanche. De plus, quand le vent se met de la partie, on se surprend à se demander si Dame nature ne s’est pas trompée de saison. Le patio de dalles que je suis en train d’aménager est en mode latent. Les routes sont désertes et la météo devient le sujet de l’heure. Dans mes travaux au camping, rien ne bouge ou ne progresse, si ce n’est que je peux quand même terminer l’installation des accessoires électriques dans le gazébo. Quoi qu’il en soit, le temps se prête pas mal plus aux pyjama et pantoufles devant le foyer, à regarder un ou des bons films.

Ce qui m’amène à vous parler de sécurité routière et par le biais, à tout l’argent que la Société de l’Assurance Automobile du Québec investie dans ses publicités chocs, dont la dernière, à mon humble avis, est un fiasco total et qui n’a pas vraiment d’impact incitatif à demander au conducteur de ralentir. Je suis blasé qu’on rejette toujours la faute sur les conducteurs et les passagers, alors que la SAAQ s’interroge rarement sur ses propres responsabilités et n’en fait pas trop état. Il me semble que la signalisation routière, autant que le traçage des lignes sur la chaussée qui délimitent les voies de circulation, mériteraient qu’on y mette un peu de fric en recherche et développement, pour rendre la conduite automobile plus sécuritaire.

Hier soir, alors que je circulais sur la route balayée par l’averse et dans un décor des plus sombres, j’avais beaucoup de difficulté à voir les lignes blanches qui m’indiquait la voie. Les phares des véhicules que je rencontrais mêlés à la pluie et à la noirceur du pavé, m’obligeait à me concentrer davantage pour déceler mes repères. Si on jumèle à ce tableau les déficiences marqués des luminaires à des endroits stratégiques et c’est sans compter les lignes effacées par le temps, qui mettent une éternité à être repeintes, force est d’admettre que tous les ingrédients sont en place pour provoquer un accident. Ajoutez-y la fatigue du conducteur et d’autres facteurs impondérables et vous avez un cocktail explosif.

Il suffit de circuler sur les routes des états américains du sud pour constater l’efficacité des réflecteurs insérés sur le lignage des voies, que l’on peut voir aussi loin que la portée des phares. En pleine obscurité, avec ou sans la pluie, on se sent en confiance en voyant défiler ce ruban lumineux sans fin. Pourquoi c’est impossible ici ? Pourtant, sur un pavé neuf, on colle des petits réflecteurs en guise de balise avant l’opération de traçage et ça fonctionne. Vous me direz qu’à cause des niveleuses en hiver, c’est impossible et je trouve l’excuse assez faible. Alors il faut trouver une solution; encastrer le réflecteur ou tout simplement, utiliser une peinture réfléchissante sur une longue distance, que la pluie n’affectera pas. Je n’ose croire qu’une solution aussi simpliste n’existe pas.

Au lieu des vidéos chocs qui ont leurs limites à passer des messages et qui coûtent des millions de nos dollars, il serait plus que souhaitable que la SAAQ s’attaque à ce problème parce que c’est sa responsabilité de livrer un réseau routier sécuritaire, en faisant sa part pour qu’il soit plus que performant en toute circonstance. Et je vous fait grâce des trous et nids de poule, mais ça c’est une autre histoire qui prendrait tout un paragraphe.

Attention chien agressif

Mâtin de NaplesAssez triste et dramatique histoire que celle de la fillette de quatre ans, attaquée par un mâtin de Naples, à l’Assomption. En gardera-t-elle des séquelles ? Probablement ! Et je n’ose imaginer ce qui peut bien se passer dans sa tête après s’être fait brasser comme une poupée de chiffon. Assez traumatisant quand on pense que ce molosse a même mordu sa propre maîtresse qui tentait de lui faire lâcher prise. Heureusement qu’un bon samaritain a usé de la force et d’une barre de fer pour éloigner la bête, qui a survécue à quelques balles tirées par les forces de l’ordre.

Ceci m’amène à me poser toujours la même question; pourquoi être propriétaire de ces gros chiens et principalement de la race des agressifs ou imposants. Je pense aux Doberman, aux Danois, aux Rottweiler, aux Pitbull et aux Mâtin de Naples. De quoi les maîtres ont peur, pour se protéger de la sorte ? Et souvent, les propriétaires de ces bestioles n’arrivent même pas à les contrôler. Il ne faut jamais oublier qu’on a affaire à un animal, qui frise souvent les cent kilos, et on ne peut pas deviner ce qui se passe dans sa tête. La seule vue de ces animaux, suffit pour nous effrayer. Pas étonnant que certaines municipalités interdisent certaines races sur leur territoire.

Dans le cas qui nous occupe, le cabot n’était pas attaché, donc, incontrôlable lorsqu’il est parti après la fillette. Pourtant, partout, les chiens doivent être tenus en laisse mais il y a encore de ces maîtres qui enfreignent ce règlement sous prétexte que leur chien ne ferait pas mal à une mouche. Pire encore, il s’agit d’une récidive dans cette histoire sordide puisque, comme le journal l’affirme, ce ne serait pas la première fois que le chien de cette famille sème la terreur dans ce quartier. Malheureusement, dans ce genre de plaintes, elles aboutissent rarement à des constats d’infractions et les policiers sont appelés régulièrement pour intervenir. Hélas, elles sont généralement classées sans autres conséquences. Les règlements sont clairs alors pourquoi ne pas les appliquer et faire en sorte que les propriétaires négligents soient lourdement pénalisés pour leur insouciance. N’eut été de l’intervention musclée d’un voisin, c’est la mort violente d’une innocente victime, qu’on aurait eu à déplorer.

Un jour, j’ai vu un grand danois tellement agressif, qu’il pouvait vous sauter au visage si vous aviez le malheur de faire l’accolade à sa maîtresse. C’était un chien qui se battait férocement avec tous ses congénères, au point d’en porter des marques. Il était vif comme l’éclair, agressif et sournois. Après une visite chez le vétérinaire, ce dernier a recommandé qu’il soit euthanasié sur le champs, ce qui fut fait. Être propriétaire d’un tel tueur, c’est s’exposer à des problèmes sérieux. Certains diront qu’il ne faut pas généraliser et que des propriétaires sont responsables. Mais le caractère d’un chien n’est pas écrit sur sa médaille, quand il en a une, pas plus que ses antécédents !

Splendide performance d’Audrey-Anne

2013-05-19 004AHier, se tenait à Verchères, un spectacle de danse pour souligner la fin de la session 2013 de cette activité, sous l’égide du Service des loisirs de l’historique communauté. C’était le couronnement de semaines d’efforts pour présenter un spectacle de qualité et très couru. Il fallait se stationner jusqu’aux espaces voisins parce que le stationnement du centre communautaire affichait complet, tout comme l’événement qui se tenait sur deux jours.

Je peux vous dire qu’ils ont passé le test. Les chorégraphies, au nombre de 34, se divisaient en deux parties entrecoupées d’un entracte et le thème choisi était relié aux métiers, emplois et professions diverses. L’éventail des danseurs et danseuses, ces dernières étant en majorité, était composé des bouts de choux de la maternelle, jusqu’à ceux et celles d’âge adulte. Les garçons n’étaient cependant pas en reste, puisqu’ils démontraient leurs talents par le break dancing.

Un beau spectacle de près de trois heures, sans temps mort et à une cadence entraînante, passant des danses techno, funk, populaires et même du baladi avec ses danseuses aux nombrils scintillants. Une bonne note aussi pour les costumes qui répondaient parfaitement aux thèmes choisis. Les décors et l’éclairage professionnels rehaussaient également le spectacle. Et que dire de la musique; un excellent dosage de décibels qui entraînaient les spectateurs à hocher la tête au rythme des percussions. Bravo aux professeurs, bénévoles et producteurs qui, par leurs performances, démontraient parfaitement leur amour pour cette art.

Mais vous devez bien vous demander pourquoi je vous dis tout ça et surtout pourquoi nous étions là, Louise et moi. Et bien notre adorable petite fille Audrey-Anne et son sourire accrocheur, était de la fête et elle performait dans la chorégraphie Femmes de ménage, en milieu de première partie et qu’on voit sur la photo qui meuble cet article. C’est sûr que j’ai un parti pris et que je manque d’objectivité en vous disant qu’elle était la meilleure, mais ça, c’est un privilège de grand-papa et de grand-maman. Pour être sérieux, elle était naturelle en donnant une prestation sans bavure avec son beau petit groupe de pré-maternelle et de maternelle. Comme dirait Loulou, –C’est cute! Et en plus, à cet âge, ils n’ont pas le tract et leur candeur est contagieuse.

Je veux souligner également l’idée que les producteurs ont eu de proposer une finale en première partie, pour libérer les enfants et les parents de l’attente de la grande finale. Une excellente idée, quand on sait que les enfants sont difficiles à tenir en place. D’autant plus que la seconde partie était plus axée sur la performance des plus vieux. Quelques autres chorégraphies m’ont vraiment épaté; les Cowgirls, des enfants de pré-maternelle, habillées à la western, c’était assez charmant de les voir se trémousser en regardant la professeur pour épier le prochain mouvement. Les break dancers et leurs solos énergiques, c’était l’affaire des gars. Aussi la fin de la deuxième partie mettait en vedette Les guérisseurs dans un numéro énergique, regroupant sur la scène 21 danseuses, avant de conclure cette apothéose dans une finale endiablée.

Quand je vois tous ces jeunes mettre leurs énergies dans une activité pareille, je me dis qu’on a quand même une belle jeunesse qui profite d’activités comme celle-là pour grandir et s’affirmer sainement. Le plus beau dans tout ça, c’est que la danse semble rapprocher les jeunes et on ne sent pas cette compétition malsaine qu’on peut trouver dans certains sports. On n’a qu’à regarder autour de nous pour essayer de trouver un adolescent sans sa paire d’écouteurs sur les oreilles pour découvrir que la musique, dans son sens le plus large, c’est rassembleur et c’est de ça qu’on a été témoin hier, à Verchères.

Branle-bas de combat

2013-05-18 002En ce beau samedi matin, l’armada des ouvriers s’amène au camping pour construire la plateforme qui accueillera notre futur gazebo. Nos amis Linda et Benoît, Carole et Marcel, Pierrette et Clément, Lise et Gilles de même que les beau-frère et belle-sœur, Jean-Guy et Francine, sont les artisans de cette corvée. Bien armés de leur perceuse-visseuse, ils sont à pied d’œuvre dès 10 heures, guidés par l’expérimenté Benoît, passé maître dans l’art de la construction. Les conjointes n’étaient pas en reste et en ont profité pour mettre leur réseau social à jour. La veille, sur réception des matériaux, Louise et moi s’étions mis à la tâche de couper les morceaux à la bonne mesure pour minimiser le sciage et concentrer le travail sur l’assemblage et le vissage.

Avec une telle main d’œuvre qualifiée, la corvée s’est complétée en moins de trois heures, à travers le pollen qui dansait allègrement dans l’air. Puis je me suis installé au barbecue pour une pause-dîner, histoire de se gaver de quelques hambourgeois grillés. L’énergie débordante des ouvriers n’allait pas s’arrêter là et, une fois les palettes débitées à la scie circulaire, nous nous sommes attaqués à déplacer les pierres de patio pour un usage futur, puis, délimiter la nouvelle configuration pour le patio à venir. Après toute cette démonstration de testostérone, la petite frette était de mise. Le T’en veux-tu une froide à brisé le silence pour apaiser nos gosiers secs.

2013-05-18 014Du travail de pro et de qualité, au grand plaisir de tous. L’heure était maintenant à l’inauguration de la plateforme fraîchement réalisée et nous y avons dressés la table pour déguster des pâtes pour le souper, sans oublier le vin et les desserts concoctés par ces dames. Pour digérer tout ça, rien de mieux qu’une belle promenade sur le terrain de camping et le faire découvrir à nos amis. Pour cette première grande fin de semaine qui est, en quelque sorte, le coup d’envoi officiel de la saison de camping, la section des voyageurs affichait complet. Nos invités ont pu découvrir les charmes de notre camping et apprécier les changements qui prennent forme petit à petit.

Qui dit camping dit feu de camp et c’est autour du feu que s’est terminée cette belle journée passée au grand air. Il n’en fallait pas plus pour que la fatigue gagne les amis qui ont pris congé peu avant 21h00. En regagnant notre chaumière, Louise et moi, nous étions vraiment heureux d’avoir pu compter sur l’aide précieuse et inestimable de nos amis et lorsqu’ils reviendront, ils pourront dire qu’il y a un peu d’eux autres dans nos installations.

Un simple geste peut faire toute une différence

Réflexion18Ne sous-estimez jamais le pouvoir de vos actions. Avec un petit geste, vous pouvez changer l’existence de quelqu’un, pour le meilleur ou pour le pire. Dieu envoie chaque personne dans la vie d’une autre pour qu’il y ait un impact sur nos chemins respectifs, de quelque façon que ce soit. Comme l’histoire qui suit en fait foi…

« Un jour, alors que j’étais à ma première année du secondaire, j’ai vu un gars de ma classe marcher pour retourner chez lui après l’école. Il s’appelait Maurice. Il semblait transporter tous, mais vraiment tous ses livres. Je me suis dit :

– Qui peut bien ramener tous ses livres chez lui, un vendredi ? Il doit être idiot !

J’avais un week-end très chargé avec mes amis. Donc, je haussai les épaules et continuai mon chemin. Tout en marchant, j’ai vu une bande de jeunes courir vers Maurice. Ils l’ont rejoint, lui ont fait tomber tous ses livres.

Ils lui ont fait perdre l’équilibre et Maurice est tombé dans la boue, perdant ses lunettes. Ces dernières sont tombées à environ 3 mètres de lui. Maurice s’est relevé tranquillement et j’ai pu voir la terrible tristesse dans ses yeux. J’ai senti mon cœur se serrer et j’avais un nœud dans la gorge. J’ai donc couru le rejoindre. Il cherchait ses lunettes et j’ai vu une larme couler sur sa joue. J’ai ramassé ses lunettes et lui ai dit :

– Ces gars là sont vraiment des cons de la pire espèce. Ils devraient être punis pour ce qu’ils ont fait. Il m’a regardé et m’a dit :

– Ah, merci !

Il avait un large sourire sur les lèvres. C’était un de ces sourires qui vous montrent de la gratitude sincère. Je l’ai aidé à ramasser ses livres et je lui ai demandé où il habitait. Je me suis rendu compte qu’on habitait sur la même rue. Alors, je lui ai demandé pourquoi je ne l’avais jamais vu avant :

– C’est parce qu’avant j’allais dans une école privée.

Auparavant, je n’aurais jamais accepté de parler avec quelqu’un qui fréquente l’école privée. Nous avons discuté sur tout le chemin du retour à la maison et j’ai transporté quelques uns de ses livres. Je me suis rendu compte qu’il était vraiment gentil. Je l’ai invité à venir jouer au foot avec mes amis le lendemain et il a accepté. Nous avons donc passé le week-end ensemble.

Plus j’apprenais à le connaître, plus je l’appréciais et mes amis aussi apprirent à l’aimer. Le lundi matin, sur le chemin de l’école, j’ai aperçu Maurice, encore une fois avec tous ses livres en main. Je l’ai rejoint et lui ai demandé :

– Wow, tu vas te faire des super muscles à transporter tous tes livres comme ça chaque jour !

Il m’a sourit et m’a donné la moitié de ses livres. Après 4 ans, Maurice et moi sommes devenus les meilleurs amis du monde.

Enfin en 5e secondaire, on planifiait nos études collégiales. Maurice se dirigeait pour des études de médecine et moi, pour du sport-étude en football. Maurice était le bollé de la classe et je passais mon temps à le traiter de plouc !

Pour la remise des diplômes, il avait préparé une allocution. Il était un de ceux qui s’étaient trouvés et affirmés pendant le secondaire. Il avait pris sa place et paraissait très bien. Il avait maintenant plus de rendez-vous que moi avec les filles. Elles l’aimaient et j’étais un peu jaloux !

Aujourd’hui, il était très nerveux d’avoir à faire ce discours ! Je lui ai donné une tape d’encouragement dans le dos et lui ai dit :

– Hey, le grand, tu vas être parfait !

Il m’a regardé et m’a lancé un de ces regards vraiment sincère et m’a dit :

– Merci !

Il a commencé son discours, s’est arrêté pour éclaircir la voix puis a lancé :

– La remise des diplômes est un moment pour remercier ceux qui vous ont aidé à passer au travers les durs moments; Vos parents, professeurs, peut être votre entraîneur, mais plus particulièrement vos amis. Je suis ici pour vous dire qu’être l’ami de quelqu’un c’est de lui donner le plus beau des cadeaux. Je vais vous raconter une histoire à ce sujet.

J’ai regardé Maurice avec stupéfaction lorsqu’il raconta la première journée où on s’est connu. Il avait planifié de se suicider ce week-end là. Il raconta qu’il avait vidé son casier pour éviter à sa mère d’avoir à le faire. Il m’a regardé droit dans les yeux et m’a sourit.

– Merci de m’avoir sauvé! Mon ami m’a protégé et empêché de faire une énorme bêtise !

La foule avait le souffle coupé. Tout le monde est resté bouche bée lorsque Maurice, le gars le plus beau et le plus populaire de l’école, a raconté ses souvenirs les plus tristes.

J’ai aperçu ses parents en train de me regarder avec ce même sourire de gratitude que Maurice avait. C’est à ce moment que j’ai réalisé toute la tristesse qu’il avait ce jour où l’on s’est rencontré. Ce n’était pas seulement à cause des jeunes malfaiteurs. »

Le sens du plaisir

Golf9Un homme seul sur une ile déserte depuis plusieurs années aperçoit un jour une forme à l’horizon. Il pense alors :

– Ce n’est pas un navire !

Comme l’image se rapproche, il pense :

– Ce n’est pas un bateau !

L’image s’approche encore, il pense donc :

– Ce n’est pas un radeau !

Arrivée près de lui, il voit une superbe blonde qui porte un wet suit et tout l’équipement de plongée sous-marine. Elle regarde notre homme et lui dit :

– Depuis combien de temps avez-vous fumé une cigarette ?

– Depuis dix ans, répond l’homme.

Elle défait la fermeture éclair de sa poche droite de sa veste de plongée et sort une cigarette qu’elle tend à notre homme. Il la prend, tire une longue bouffée et dit :

– Mon dieu, que c’est bon !

La blonde demande alors :

– Depuis combien de temps avez-vous bu une bière ?

– Dix ans, répond l’homme.

Elle défait alors la fermeture éclair de la poche gauche de sa veste de plongée et en sort une bonne bière bien froide qu’elle tend à notre homme. Il en prend une grande gorgée et dit :

– Wow ! C’est fantastique !!!

Alors la blonde commence à défaire la fermeture éclair de son wet suit devant l’homme et lui dit :

– Depuis combien de temps as-tu eu la chance d’avoir un peu de plaisir ?

Et l’homme tout excité lui répond :

– Mon dieu, ne me dites pas que vous avez apporté des bâtons de golf ?

La «misère» des riches

ArbitrageEn regardant et écoutant les témoignages de la Commission Charbonneau, on en apprend un peu plus sur toute la magouille qui meuble la vie des gens de pouvoir et surtout de ceux qui profitent de l’argent des autres pour manigancer leurs intérêts dans la confidentialité la plus étanche pour arriver à leur fin. Ils ont l’argent, les contacts, les entrées, l’influence et même l’organisation pour s’élever au-dessus de tout soupçon afin d’agir impunément partout au point d’échapper à la justice criminelle. L’argent c’est le pouvoir ! Ça achète tout. J’ai toujours pensé qu’à quelque part, on ne peut se mettre riche, sans «fourrer» tout le monde.

C’est à cette conclusion que j’arrive après avoir visionné, hier, le film Arbitrage, à Super Écran. Voici l’histoire en bref :

Dans ce film, Robert Miller (Richard Gere) est un habile et important magnat financier qui contrôle un fonds de couverture avec sa fille, et est sur le point de vendre sa compagnie pour encaisser un important bénéfice. Cependant, à l’insu de sa fille et de la plupart des autres employés il fait falsifier les livres de sa compagnie afin de couvrir une perte d’investissement et éviter d’être arrêté pour fraude.

Une nuit, tout en conduisant avec sa maîtresse, il s’endort brusquement au volant, perd le contrôle de la voiture et fait une embardée spectaculaire qui cause la mort de celle-ci. Blessé lui-même, il fuit les lieux de l’accident et décide d’en dissimuler sa participation pour empêcher, le public, son épouse et l’acheteur éventuel de découvrir la vérité.

C’est un film que je vous recommande fortement. Comme la fiction démontre souvent un brin de vérité, c’est très intéressant et captivant de voir toute la magouille qui entoure cette histoire; Les jeux d’influence, le chantage, la mascarade et toute l’omerta que le pouvoir peut apporter à ceux qui le contrôle, pour finalement triompher en trompant la justice sans conséquences. La fin du film vous donne un goût amer de ce qui se passe derrière des portes closes entre gens riches, célèbres et de pouvoir.

C’est une fiction, mais je demeure persuadé que c’est le quotidien de ces personnes qui tirent les ficelles avec l’argent que le bon peuple veut bien leur confier. Des gens sans scrupules. Est-ce qu’il y a des exceptions ? J’ose croire que oui, mais le doute s’installe. À moins de gagner le gros lot à la loterie, ou être un professionnel du sport, on ne peut s’enrichir sans magouilles et collusions.

Maman, lorsque tu ne me regardais pas…

Fête des mères2Nous célébrons aujourd’hui la fête de toutes les mamans. La mienne est au ciel depuis 17 mois déjà et en cette journée spéciale, j’ai une pensée profonde pour elle et tout ce qu’elle a pu me donner pour que je devienne qui je suis. Pour cette occasion, permettez-moi de partager avec vous, cette belle réflexion…

Lorsque tu ne me regardais pas, je t’ai vu accrocher au mur mon premier dessin
et j’ai voulu immédiatement en produire un deuxième…
Lorsque tu ne me regardais pas, je t’ai vu nourrir un chat perdu
et j’ai compris qu’il fallait être bon pour les animaux…
Lorsque tu ne me regardais pas, je t’ai vu préparer mon gâteau préféré, pour moi,
alors j’ai compris que les petites choses sont très importantes dans la vie…
Lorsque tu ne me regardais pas, je t’ai entendu prier
et j’ai compris qu’il y avait un Dieu et que je pouvais lui parler et avoir confiance en Lui…
Lorsque tu ne me regardais pas, je t’ai vu préparer un repas et aller le porter à une personne qui était malade
et j’ai compris qu’il faut s’entraider les uns les autres…
Lorsque tu ne me regardais pas, je t’ai vu donner du temps et de l’argent à des gens nécessiteux
et j’ai compris, que, ceux qui le peuvent, doivent aider ceux qui sont dans le besoin…
Lorsque tu ne me regardais pas, je t’ai vu nettoyer la maison et voir aux besoins de chacun de nous
et j’ai compris qu’il fallait respecter les autres et prendre soin de ce qui leur appartient…
Lorsque tu ne me regardais pas, je t’ai vu prendre tes responsabilités au sérieux, même quand tu ne te sentais pas bien
et j’ai compris ce que c’est d’être un adulte responsable…
Lorsque tu ne me regardais pas, j’ai vu des larmes dans tes yeux
et j’ai compris qu’il y a des choses qui nous font souffrir et que l’on peut pleurer…
Lorsque tu ne me regardais pas, j’ai vu comment tu nous aimais
et j’ai voulu devenir la meilleure personne qu’il m’était possible d’être, comme toi…
Lorsque tu ne me regardais pas, j’ai appris de toi toutes les leçons importantes de la vie
et dont j’avais besoin pour devenir une personne productive en grandissant…
Lorsque tu ne me regardais pas, je te regardais et voulais te dire
MERCI POUR TOUTES LES CHOSES QUE JE T’AI VU FAIRE PENDANT QUE TU NE ME REGARDAIS PAS !

Bonne Fête des mères.

Hypocrisie et politesse

Canadiens noirLa saison du Canadien est terminée et la défaite, même prévisible, est très dure à avaler. Elle fait mal ! Si l’équipe a démontré une nette amélioration par rapport à la saison précédente, force est d’admettre qu’elle est loin d’être bâtie pour les séries éliminatoires. Dans cette ligue nationale, où la deuxième saison est celle qui compte, l’objectif doit être de participer aux séries de fin de saison et mieux, de terminer entre les sixième et huitième places pour arriver en pleine forme et pas trop amoché. Terminer en tête de sa section est de plus en plus présage à une élimination rapide en première ronde. À cet égard, les présentes séries sont sans équivoque. C’est ce que les Senators ont fait.

Il faudra revoir le cas du décevant Carey Price qui, une fois de plus, ne performe pas quand ça compte. Après 6 ans, on attend encore qu’il élève son jeu d’un cran pour espérer se rendre loin. Pourquoi pas un échange avec Roberto Luongo ? Price pourrait retrouver son patelin en Colombie-Britannique et, entre vous et moi, Luongo ne pourrait pas faire pire en attendant l’émergence d’un nouveau prodige masqué dans quelques années. Les présentes séries nous démontrent qu’il faut des guerriers imposants et costauds pour espérer les grands honneurs. La finesse, la dentelle et les beaux petits joueurs, c’est pour les rencontres internationales. Dans le derby de démolition qu’est la LNH, les mises en échec vicieuses à la Gryba et autres barbares, sont devenus la norme. Les joueurs des Senators ont d’ailleurs affirmé que leur plan de match était de frapper durement et sans relâche nos joueurs, quitte à blesser, avec le résultat qu’on connaît.

Et là où l’hypocrisie atteint son paroxysme, c’est au moment la poignée de main au centre de la glace. Alors qu’on se déteste sans retenue, qu’on s’invective au moindre arrêt de jeu, et qu’on fait preuve d’aucun respect, les vaincus subissent l’humiliation de devoir tendre la main aux vainqueurs venus les éliminer. Il ne manque que le poignard. J’ai toujours trouvé cette mascarade totalement inutile, tout comme les hymnes nationaux d’ailleurs, qui devraient être réservés aux rencontres internationales dénuées de rudesse et de coups vicieux. Pour en rajouter dans les commentaires d’après-match, les joueurs des Senators y vont de connes politesses du genre; les Canadiens sont durs à battre, ils ont bien joué etc., etc,. De la pure bullshit ! On a été déclassé, point à la ligne et on ne faisait pas le poids !

Oui, une nouvelle rivalité est née et qui dit rivalité, dit haine. Après Boston et Toronto, Ottawa fait maintenant parti des ennemis jurés. Merci quand même à nos Canadiens pour cette belle saison, mais ce n’est malheureusement pas cela qu’on retiendra. C’est la COUPE l’objectif, et ça fait vingt ans qu’on l’attend.

Tiens tiens…

CBNous ne sommes pas la seule province a avoir un problème de prolifération de la langue seconde. L’agence QMI nous apprend que près de la moitié des habitants de la Colombie-Britannique estiment que le français est trop présent dans cette province, selon un sondage réalisé par Abacus Data.

De plus, environ 44% des électeurs sondés étaient d’accord avec cette phrase : «J’en ai assez qu’on m’enfonce le français au fond de la gorge… On n’est pas au Québec, on parle anglais ici.» On apprend aussi que ce sondage révèle que les sentiments antifrançais trouvaient un écho important en Colombie-Britannique.

Tiens tiens… Nous ne sommes plus seuls dans ce beau grand Canada unilingue à vouloir protéger nos acquis et surtout notre langue. Bienvenu dans le club. Mon Dieu que ça fait plaisir de partager nos frustrations et c’est également une belle occasion de voir comment les politiciens sans couilles vont nager dans cette mer houleuse.