La visite est arrivée

2013-03-01 001AMercredi soir, sur le tarmac de l’aéroport de Punta Gorda, notre amie Carole débarquait pour un séjour d’une semaine chez-nous, au pays des gougounes. Partie dans la neige d’une tempête annoncée, elle était heureuse de se trouver en Floride sous un confortable 20°C, à vingt-deux heures. Carole, c’est mon ex-compagne de travail, avec qui nous avons gardé le contact, Louise et moi, depuis ma retraite.

Une semaine c’est très vite passé mais on va s’organiser pour qu’elle en garde de bons souvenirs. Ça commence sur une bonne note puisqu’elle est la première à expérimenter le lit de la chambre d’invités. Le verdict, confort total et elle a dormi comme un bébé. Louise lui a fait visiter le parc et elle a pu faire plus ample connaissance avec quelques uns de nos amis. Tout ce beau monde réuni, c’était la première sortie, en soirée, à la piste de courses de chiens Naples-Fort Myers, à Bonita Springs. La chance lui a sourit, récoltant un petit magot dans une course qui lui a permis de continuer à parier avec ses gains enregistrés. Par un pur hasard et sans même se consulter, j’avais misé la même combinaison avec le même résultat. Ça commençait bien la soirée. Le plus gros magot de plus de 100$ a cependant été ramassé par Mario et il est venu bien près d’en ramasser un autre de plus de mille dollars.

Aujourd’hui cependant, le plafond nuageux a terni quelque peu le temps. On s’est risqué à se rendre à la plage de Fort Myers. C’était quasi désert et on a passé du temps parmi les braves et irréductibles marcheurs à observer deux dauphins qui nageaient à quelques mètres du rivage. Une fois le dîner pris sur une terrasse, c’était le retour vers la maison, s’arrêtant dans quelques magasins afin de présenter à Carole les produits locaux.

Pendant ce temps, je me suis attardé dans un magasin d’instruments de musique pas très loin de là pour me tenter. De quoi se rendre malade en voyant tous ces appareils et gadgets. Ils ont de beaux magasins ici et je m’attardais surtout à ce qu’on ne peut trouver au Québec. Nous avons terminé la soirée autour d’un bon repas chez Carrabba’s Italian Grill, bondé comme toujours mais avec des plats… Mammammia ! Ronds comme des œufs, on a rapporté des boîtes qu’on terminera au dîner demain.

Un spectacle réussi

MusiqueHier soir, c’était la fête au village. Pioneer Village présentait ses artistes. Devant une salle bondée, plusieurs amateurs ont fait les frais d’un spectacle de variété organisé par Gérard Arsenault, guitariste depuis toujours. L’événement en était à sa troisième édition et l’appréciation du public, à la toute fin, indique que le rendez-vous hivernal deviendra un incontournable.

L’idée derrière tout ça, est de donner la chance à des artistes dans l’âme et musiciens dans l’ombre, de faire valoir leur talent au grand jour et de profiter d’un moment de gloire. C’est toujours stressant de se produire devant public et il faut une bonne dose de courage pour passer à travers. Mais une fois les premières notes ou paroles entamées, c’est l’adrénaline qui se charge du reste et on constate facilement le plaisir qu’ont les participants à se donner à fond de train. L’amour de la musique était palpable à travers ces talents qui bien souvent, s’ignorent. Pour ceux qui suivent ce blogue, il fallait voir Johanne, notre Fred Pellerin à nous, entonner énergiquement Quand le soleil dit bonjour aux montagnes, accompagnée au violon par Roger Doucet qui lui donnait le signal.

Dix-sept numéros se sont succédés durant plus de deux heures. Chanteurs, musiciens et danseurs y allaient de leur numéros personnels soulignés à chaque fois par un tonnerre d’applaudissements. Un numéro parodiant le vidéo Billie Jean, de Michael Jackson, a été particulièrement apprécié et n’a pas manqué de dérider les spectateurs, composés d’américains et de canadiens. C’est d’ailleurs impressionnant de voir comment ces deux cultures se confondent allègrement dans ce paradis de snowbird. Les pièces, tantôt françaises tantôt anglaises, ne faisaient aucune différence et transgressaient agréablement les barrières linguistiques. Quand on dit que la musique rassemble, on en a eu la preuve hier soir. J’ai bien aimé aussi le joueur de mandoline et ses solos bien sentis ainsi que le pianiste Denis Brault avec un En r’venant de Rigaud assez coloré. En finale, Gérard Arsenault y allait de son Hit The Road Jack énergique, accompagné des musiciens de scène.

Mais pour réussir une telle soirée, ça prend toute une équipe de bénévoles. Mario à la console, Nancy à l’animation, Simone à l’écriture et tous ceux et celles qui, de près ou de loin, ont mis la main à la pâte, peuvent dire mission accomplie. Le spectacle fut réussi. Bravo ! Vous me donnez envie d’y participer l’an prochain.

Pour bien se porter, il faut rire un brin

Rire5Joséphine voulait une augmentation. La maitresse de maison très énervée par cette requête lui demande :

– Et pourquoi Joséphine voulez-vous une augmentation ?

– Eh bien Madame pour 3 raisons; la première, c’est parce que je repasse mieux que Madame.

– Et qui vous a dit ça ?

– C’est Monsieur qui me dit ça.

– Oh ! répond Madame.

– La seconde raison, poursuit Joséphine, est que je cuisine mieux que Madame.

– Et qui dit que vous cuisinez mieux que moi ? répond la Madame bouleversée.

– C’est Monsieur qui dit que je cuisine mieux que Madame.

– Oh ! rétorque la Madame.

– Finalement, la troisième raison est que je fais mieux l’amour que vous, Madame.

Madame est hors d’elle et dit sans hésiter :

– Et c’est Monsieur qui vous dit que vous faites mieux l’amour que moi ?

– Non, Madame. C’est le jardinier, Madame !

Joséphine a eu son augmentation…

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C’est un homme qui est dans un Wal-Mart et semble perdu en cherchant d’un bord à l’autre du magasin. Il est tellement préoccupé qu’il entre en collision avec un autre homme ayant le même comportement.

Le premier homme lui dit :

– Excusez-moi monsieur, j’ai la tête ailleurs. Je cherche ma femme.

Le second lui répond :

– Aie! Moi aussi je cherche ma femme. De quoi elle a l’air la vôtre ?

Il répond :

– Elle s’appelle Emmanuelle. C’est une belle blonde aux yeux bleus, mesurant 5′ 10 ‘, cheveux en bas de l’épaule, vêtue d’une jupette près des fesses, blouse blanche transparente, un soutien-gorge noir en dentelle bien garni. Elle a toujours un sourire des plus charmeurs… Et la vôtre, de quoi elle a l’air ?.

– Oubliez la mienne, on cherche la vôtre…

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Deux amis discutent dans un bar !

– J’en ai plein l’cul , tabarnak !!! Ça fait deux fois qu’on me pompe ma tank d’huile à chauffage c’t’année ! Pourtant la bouche de remplissage est cachée en dessous d’une boîte à fleurs !

L’autre répond :

– Moi j’ai réglé le problème, j’ai acheté un gros bouchon rouge avec huile à chauffage marqué dessus en blanc.

– T’es fou, ils n’ont même plus à chercher !

– Tu penses que je suis fou ? Pas trop fou l’gars ! Le tuyau n’est pas relié à ma tank d’huile mais à ma fosse septique et ça fait trois fois qu’on me la vide en six mois…

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Lors de son examen médical annuel, un homme se fait référer à un urologue pour vérification de la prostate. Une fois rendu, il découvre que l’urologue en question est une très jolie femme. La femme docteure lui dit :

– Je vais vérifier votre prostate aujourd’hui mais d’une façon différente des autres fois. Vous devez vous coucher sur le côté droit, plier vos genoux, puis pendant que j’examine votre prostate, prenez une grande respiration et dites, «99».

L’homme obéit et dit :

– 99.

Le médecin dit :

– Parfait ! Maintenant, tournez-vous sur le côté gauche et à nouveau, pendant que je refais la vérification, prenez une grande respiration et dites, «99».

À nouveau, l’homme dit :

– 99.

Puis, le médecin dit :

– C’est très bien. Maintenant, vous allez vous tourner sur le dos avec les genoux pliés. Je vais vérifier votre prostate avec cette main et avec l’autre, je vais tenir votre pénis pour le mettre en dehors du chemin. Maintenant, prenez une grande respiration et dites, «99».

L’homme commence :

– Un… Deux… Trois…

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Une jeune journaliste de CNN avait entendu parler d’un très, très vieux Juif qui se rendait deux fois par jour pour prier au Mur des Lamentations, et ce depuis toujours. Pensant tenir un sujet, elle se rend sur place et voit un très vieil homme marchant lentement vers le mur. Après trois quarts d’heure de prière et alors qu’il s’éloigne lentement, appuyé sur sa canne, elle s’approche pour l’interviewer :

– Excusez-moi, monsieur, je suis Rebecca Smith de CNN. Quel est votre nom ?

– Moshe Aknoun, répond-il.

– Depuis combien de temps venez-vous prier ici ?

– Plus de 50 ans, répond-il.

– 50 ans !!! C’est incroyable !!! Et pourquoi priez-vous ?

– Je prie pour la paix entre les Chrétiens, les Juifs et les Musulmans. Je prie pour la fin de toutes les guerres et de la haine. Je prie pour que nos enfants grandissent en sécurité et deviennent des adultes responsables, qui aiment leur prochain.

– Et que ressentez-vous après 50 ans de prières ? lui demande la journaliste :

– J’ai l’impression de parler à un mur.

Baignade dangereuse

2013-02-24 011Hier matin, accompagné de nos amis, nous décidions d’aller à la plage sous un soleil de plomb et un mercure qui dépassait les 30°C. Comme ceux-ci n’avaient jamais foulé les plages sur l’île de Sanibel et Captiva, aussi bien y faire un tour pour leur faire découvrir une des plages publiques de Sanibel. Même si celles-ci ne sont pas tellement invitantes ou aménagées comme la plage de Fort Myers, rien de mieux qu’une visite pour s’en rendre compte. L’opinion que je m’étais forgée en 2006 lors de notre première visite, est restée identique; Une plage très ordinaire qui ne vaut pas le détour.

Toujours est-il qu’avant de s’aventurer à l’aveuglette, on se rend au poste d’information touristique à l’entrée de l’île pour dénicher une carte des environs. Sans plus, le préposé m’indique les plages et les chemins à prendre pour s’y rendre. Sitôt qu’on met les pieds dans le sable pour s’installer, on se met à tousser et avoir des picotements dans la gorge. Une forte odeur de poissons morts flotte dans l’air et on remarque effectivement beaucoup de poissons, crustacés et mollusques morts, jonchant le sol tout le long du littoral. On a bien entendu parler des red tides, mais bon, on n’en sait pas plus, si ce n’est qu’il est normal qu’on trouve des poissons morts.

2013-02-24 012Alors que je marche avec Benoît, on s’étonne de voir la quantité impressionnante de cadavres de poissons, de crabes et d’une multitude d’espèces aquatiques de toute sorte. J’interroge une américaine de l’endroit sur le phénomène et elle me confirme que cela se produit à l’occasion et que ça provient du large, sans plus. Mais ça continu de me chicoter et je me promets bien de faire une recherche approfondie sur Internet, afin de trouver réponses à mes interrogations. Curieusement, lorsqu’on a quitté l’endroit en milieu d’après-midi, les irritations et picotements sont disparus.

2013-02-24 015En soirée, je fouille le web pour en avoir le cœur net. Il s’agit d’une marée rouge qui dégage des toxines mortelles pour la vie aquatique, créant des zones mortes et éliminant toute forme de vie. Même les oiseaux sont menacés. Pourtant, certains se régalaient goulûment des carcasses de poissons. Mais la cerise sur le sundae et à l’effet que c’est aussi nocif pour les humains, provoquant picotements dans la gorge, irritations et éternuements. Tiens tiens… Les personnes souffrant d’asthme et de maladie respiratoire risquent d’être sévèrement malade en respirant ces émanations toxiques. Et dire que nos amis se sont baignés, imitant les nombreux baigneurs qui y pataugeaient aussi allègrement. En bref, ça s’apparente aux algues bleues qui ont occasionné plusieurs fermetures de plages au Québec, depuis deux ans. Ce n’est pas rien.

Je revois aussi les enfants qui fréquentaient la plage avec leur pelle et petite chaudière, inconscient du danger. Pourquoi n’a-t-on tout simplement pas fermer les plages ? Ou mieux, installer des affiches annonciatrices du danger. Il me semble que ce soit une question de santé publique. Et pourquoi, le préposé du kiosque d’information ne m’a-t-il pas prévenu ou mis en garde sur les dangers de cette malédiction ? Parce que c’est une grosse cochonnerie !

Quand on y regarde de plus près, on constate qu’à l’origine, le problème vient de l’agriculture industrielle et de sa surabondance d’utilisation d’engrais azotés. Si vous voulez en savoir plus sur le sujet, je vous invite à lire le rapport de Greenpeace en 2008 qui en traite, ainsi que Wikipedia (en anglais) qui le vulgarise très bien et qui nous apprend que récemment, en janvier 2013, la magnifique plage de Siesta Key, de Sarasota, à une heure au nord d’ici, a dû composer avec cette calamité. Ça laisse un goût amer sur cette journée qui s’annonçait sans histoire mais potentiellement dangereuse.

Les retrouvailles

C’est toujours avec un plaisir renouvelé qu’on revoit des connaissances, principalement en pays étrangers, au cours de voyages ou de vacances. C’est effectivement le cas pour nous, snowbird, chaque hiver. Mais je veux parler des gens qu’on croise toute l’année, chez-nous, et qu’on revoit alors qu’on se prélasse au soleil l’hiver venu. Ce sont ces moments qu’on a vécu, Louise et Moi, ces derniers jours.

Jeudi, alors que Carole et Marcel allaient faire un tour sur la côte est de la Floride pour rencontrer leurs amis, ils nous invitaient à les accompagner. Une excellente idée, puisque nous allions en profiter pour faire de même avec nos nouveaux voisins du camping La Clé des Champs, notre nouveau lopin de terre québécois depuis que nous sommes devenus nomades.

On savait où ils passaient l’hiver, à Deerfield Beach, et c’est à l’improviste que nous nous sommes présentés chez Lise et Réal en début d’après-midi. L’endroit nous est familier puisque c’est voisin du camping Breezy Hill, où mes parents passaient leurs hivers au soleil durant les années 90, et que nous allions rejoindre durant nos vacances annuelles.

2013-02-21 027ACoup de chance pour cette visite impromptue, ils étaient là ! On avait plein de choses à se raconter et les 90 minutes de notre visite sont passées en coup de vent. Mais on n’a pas oublié d’immortaliser ce moment avec le cliché qui meuble cet article. L’endroit nous a rappelé plein de souvenirs. Avant notre visite, nous sommes allés nous promener à Boca Raton, pas très loin de là, sur le bord de la mer et prendre une pause sur l’intracostal waterway, pour admirer les bateaux de rêve ainsi que les résidences des gens riches et célèbres qui habitent le coin.

La région n’a pas tellement changé. De nouveaux édifices ont poussé et la circulation est toujours aussi dense. Un fort contraste avec la côte ouest. Le réseau routier est superbe et les panneaux indicateurs ne manquent pas, ce qui facilite les déplacements de façon claire. Si on se perd, c’est qu’on n’a pas pris la peine de bien observer les indications. À ce chapitre, les américains sont passés maîtres.

Mais, il nous fallait revenir et plus tard, nous avons rencontré brièvement les amis de Carole et Marcel, avant de rentrer à Fort Myers en début de soirée, traversant les Everglades et remarquant au passage, quelques alligators en pleine session de bronzage.

2013-02-22 001Vendredi, c’était au tour de Pierrette et Pierre, des brossardois, de s’amener chez-nous à notre invitation, qu’on réitérait année après année. Ils séjournent à Hollywood et l’occasion était idéale. En même temps, ça leur permettait de découvrir notre coin, au pays des gougounes. Pierre est un ex-compagnon de travail retraité et, mis à part pour les déclarations d’impôts annuelles, nos rencontres étaient moins fréquentes. Pour Louise, c’était aussi sa première rencontre avec Pierrette et elle lui a présenté notre environnement et visité le parc avec la voiturette de golf. Même chose de mon côté avec Pierre. On a passé des moments très agréables autour d’un délicieux bifteck en se remémorant plein d’anecdotes de nos années au travail. Là aussi, on a pris grand soin de prendre la photo souvenir ci-contre.

Des moments comme ceux-là, je les apprécie au plus haut point. Et pour finir sur une belle note, aujourd’hui on s’en va s’étendre à la plage de Sanibel avec des amis, sous un chaud 30°C qui nous fera ressentir 40°C. Quoi demander de mieux sinon de remercier la vie de nous donner l’opportunité de la vivre.

Safari aux Everglades

2013-02-20 006Journée idéale aujourd’hui en Floride, pour participer à un safari dans les Everglades et découvrir ce gigantesque écosystème, à 90 minutes au sud-est de nos quartiers d’hiver et en plein territoire Séminole. L’endroit; le Billie Swamp Safari, plus précisément situé à Clewiston, dans une réserve indienne.

Sont de l’aventure; les explorateurs Carole et Marcel, Louiselle et Jean-Noël, Lise et Gilles, Johanne et Mario, de même que votre humble serviteur. Dès sept heures, tout le monde est à bord et on met le cap vers notre destination via l’Interstate 75, puis sur une sinueuse route, qui porte le nom très concept de Snake Road, longue de vingt kilomètres à l’intérieur des terres.

Les Everglades, c’est un vaste territoire marécageux et humide où vivent une multitude de créatures dont les alligators, caïmans, reptiles, tarentules, panthères et ours noirs, sans oublier de nombreuses espèces d’oiseaux, d’amphibiens, de batraciens, de vaches, de sangliers, de chevreuils et de bovidés. Un écosystème complexe, laissé à son état naturel et où on nous apprend que certaines zones sont complètement submergées lors des diluviennes pluies d’été. Si la faune est abondante et diversifiée, on peut en dire tout autant de la flore luxuriance.

2013-02-20 036Notre aventure s’est amorcée avec un parcours nautique sur un Air Boat pouvant contenir une douzaine de passagers, caractérisé par son imposante hélice et ses gouvernails proéminents, qui déplacent l’embarcation à la manière d’un aéroglisseur, à travers les plantes aquatiques et nénuphars qui émergent en surface, traçants des sentiers navigables. Notre guide s’arrête aux endroits stratégiques servant d’observatoire des animaux, tout en nous instruisant sur leur rôle dans cet environnement. Le bruit des moteurs est assourdissant et heureusement qu’on nous propose de porter des bouchons pour les oreilles au moment de notre inscription. Le trajet dure une vingtaine de minutes et on aurait facilement apprécié qu’ils soit plus long. Nous sommes restés un peu sur notre appétit.

Une fois de retour sur la terre ferme, on prend place dans un buggy spécialement conçu pour se promener à travers champs, marais et sentiers sinueux pour découvrir une végétation dense au point ou le véhicule passe à peine sans s’accrocher aux arbres. Le véhicule peut contenir une quarantaine de passagers et pour le confort, on repassera. On se fait brasser comme des cailloux dans une boîte et mieux vaut rester assis. Là également, un guide d’interprétation nous explique la vie dans le marais, teinté à l’occasion d’une pointe d’humour et d’anecdotes abracadabrantes pour dérider les passagers. Par contre, mieux vaut être familier avec la langue anglaise parce que le débit des explications est rapide et on s’y perd facilement.

Après ce ping pong sur quatre roues, nous avons cassé la croûte au café de l’endroit. On peut y manger un repas complet pour moins de 15 $. Quelques explorateurs s’étaient apportés un lunch et s’en sont empiffrés à une des nombreuses tables de piquenique disponibles. Le site offre également des cages et enclos, où on peut 2013-02-20 030observer à notre guise le monde animal des environs. Quelques cages vitrées présentent serpents, tarentules et autres bibites rampantes à donner des frissons. Le site dispose aussi d’une passerelle en bois, de huit cent mètres, qui surplombe les milieux humides pour s’attarder à l’observation de la nature. Le secteur est équipé de petites huttes, aménagées en dortoirs pour ceux et celles qui désirent passer une nuit sur le site. Meublés avec des lits rudimentaires, ces dortoirs permettent probablement de vivre une expérience unique où la vie animale ne s’arrête jamais. Très peu pour moi.

Enfin, deux spectacles sous abris, tiennent l’affiche quotidiennement; le Critter Show, où on nous présente de petits animaux tels furet et raton-laveur, qui fourmillent les environs, pour en faire plus ample connaissance et le Snake Show, qui démystifie l’image négative et répugnante des reptiles. On y apprend notamment que ceux-ci, contrairement à la croyance populaire, n’attaque jamais l’homme mais mordent uniquement pour répliquer à une agression. En somme, si vous croisez un serpent sur votre chemin, ignorez-le ou gardez-vous une distance sécuritaire. Il continuera son chemin sans vous importuner.

Après ce bain de nature et ces nouvelles connaissances, nous reprenions le chemin du retour satisfait de nos découvertes. Comme une journée en plein air favorise le sommeil, les explorateurs qui prenaient place dans mon camion, se sont payés un petit roupillon pendant que je roulais les kilomètres avec une faible musique de fond.

Enfin la pluie

2013-02-14 003Depuis mon dernier article du 3 février sur le déroulement de notre séjour au pays des gougounes, il s’en est passé des choses. À commencer par la pluie qui s’est finalement abattue sur nous ce dernier jeudi. Une pluie torrentielle qui a duré toute la journée au point de détremper les pelouses. Il était temps parce que Dame nature était assez avare de ce côté et on pouvait facilement compter le nombre d’épisodes pluvieuses rarissimes, depuis la fin du mois d’octobre. Que voulez-vous il en faut de temps en temps.

Le temps plus frais s’est aussi amené par la même occasion et présentement les nuits dépassent légèrement le point de congélation et on peut voir des protections au-dessus des végétaux à quelques endroits. Cependant, lundi, tout devrait revenir à la normale avec du soleil et des mercures plus que confortables. Pour vous donner une idée, je rédige cet article à 11h20 et le soleil brille avec une température de 15°C.

2013-02-12 001La saga de l’entrée de garage se poursuit. J’ai confié à un spécialiste peintre, le soin de la restaurer. Cette fois-ci, elle sera peinte brun foncé, pour éviter de faire ressortir les désagréables traces de pneus. Je ne sais pas ce que le ciment renfermait mais il provoque encore quelques bulles sur la peinture fraîche. Le travail devrait se terminer cette semaine.

Les Senior Games sont maintenant chose du passé. Ce tournoi régional de billard pour les aînés s’est déroulé dimanche dernier et nous étions sept, à représenter Pioneer Village. J’en suis ressorti avec la médaille de bronze, troisième place, dans mon groupe. Par ailleurs, Louise continue sa route vers la richesse absolue au bingo, en grossissant son bas de laine de 28 dollars, avec des gains successifs de 19 et 9 $. À ce compte là, elle devrait être indépendante de fortune en 2178. C’est utopique, mais c’est sa tasse de thé. Pourquoi pas !

Pour le reste, j’ai occupé mon temps à aider Benoît pour terminer sa peinture intérieure, fais un peu de musique toujours chez Benoît, visité quelques bons restaurants et célébré la Saint Valentin avec ma belle Loulou, devant un buffet chinois. Mon golf se porte très bien et j’ai bien l’intention de me payer une ronde par semaine, une fois rentré au Québec.

2013-02-16 004Hier, on a finalement essayé un mini golf qu’on reluquait depuis des années, à Fort Myers. Nous étions onze gai-lurons à disputer une ronde amicale, dans un décor enchanteur, parsemé d’alligators bien vivants, mais habitués à côtoyer des humanoïdes, Un beau deux heures de divertissement sous un vent à arracher les perruques.

La santé est bonne, les Canadiens gagnent régulièrement, les parents et amis se portent bien et on est choyé par la vie qui est belle à souhait. Quoi demander de plus au bonheur. En plus, Linda qui arrive dans moins de deux semaines… Oh là là, c’est Benoît, son conjoint, qui va arrêter d’avoir la langue à terre. Il va pouvoir enfin bouffer santé et, paroles de macho, confier les tâches ménagères à sa douce moitié. S’cusez, fallait pas que je le dise. Oups !

Enfin, bonne nouvelle; Carole et Marcel adorent leur hiver au pays des bermudas. Leurs doutes et craintes se sont dissipés au point de renouveler leur séjour de trois mois l’hiver prochain, et sur le même site, résultat de la récente politique amendée du parc… Une autre bonne nouvelle !

Le permis de conduire international obligatoire

Permis conduire FlorideDepuis le 1er janvier dernier, la Floride a voté en catimini, une règlementation qui oblige tout étranger qui conduit un véhicule routier sur ses routes, de posséder un permis de conduire international. Et on ne l’a appris que cette semaine. C’est le branle bas de combat ici et le sujet de l’heure. Imaginez les touristes, comme nous, qui sommes ici depuis octobre, nous sommes contrevenant et l’étions même sans le savoir.

N’eut été de la nouvelle rendue publique par le CAA, nul n’en aurait été informé. Il aurait fallu qu’un québécois écope d’une contravention pour le découvrir. On apprend aussi que le seul mandataire autorisé à délivrer un tel permis, c’est le CAA lui-même. Évidemment, ce n’est pas gratuit et il en coûte plus de 40 $ par année, pour l’obtenir. La manne vient de leur tomber sur la tête. En fait, ce fameux permis international est un bout de papier qui traduit votre permis de conduire en plusieurs langues. Rien que ça !

En dernière heure, on apprenait que l’état de la Floride allait suspendre l’application de cette nouvelle règlementation, le temps de s’assurer de sa conformité avec la Convention sur la circulation routière signée à Genève, en 1949. Elle n’est pas abrogée mais seulement suspendue donc, un policier pourrait quand même l’appliquer. C’est un dossier à suivre.

Par contre, en tenant compte que seul le CAA possède le monopole pour délivrer un tel permis, alors qu’entend faire la SAAQ pour se l’approprier et devenir l’émettrice au Québec. N’avons nous pas une foule d’échanges avec nos voisins du sud ? Si ce n’est que la traduction du document, autant le faire à l’endos de notre permis de conduire original et le rendre international. Puisqu’ils possèdent déjà notre photos, nul besoin d’en prendre une autre. De plus, elle propose déjà le permis plus, moyennant un très léger supplément, pour les conducteurs qui traversent la frontière sans détenir de passeport. Je ne vois pas le problème si ce n’est que c’est encore une taxe.

Je fais aussi un parallèle avec le formulaire de déclaration de revenus – Formulaire 8840 – que l’on doit remplir et retourner au fisc américain, lorsqu’on séjourne plus de 4 mois par année en Floride. Certains québécois s’en moquent et ne s’y conforment pas. Je me rappelle avoir lu à cet égard, l’opinion d’un juriste qui nous mettait en garde contre le fait d’omettre cette obligation. Il disait qu’en temps de récession, les États Unis allaient commencer à gratter les fonds de tiroirs afin de trouver l’argent où qu’il soit. Malheureusement, avec ce qu’on vient d’apprendre, il semble bien que ce soit un début. Avec le demi million de canadiens qui séjournent en Floride, mêlé à un peu d’excès de zèle des policiers, faites le calcul !

Papa, combien tu m’aimes ?

St-Valentin10Nous célébrons aujourd’hui la Saint Valentin, ou la fête de l’Amour. Même si on l’illustre entre des amoureux, c’est l’amour sous toutes ses formes qu’on observe; l’amour fraternel, l’amour amical, l’amour d’une mère autant que celle d’un père. Bref, l’amour inconditionnel. Afin de prendre quelques instants de réflexion, je vous propose le texte qui suit. Un texte puissant, qui justement donne un sens incommensurable aux mots Je t’aime… Qu’il soit fictif ou véridique, l’importance est qu’il soit possible.

Le jour où notre fille est née, mon mari n’a pas senti le grand bonheur. Sa déception paraissait, tellement énorme, plus grande que de vouloir connaître sa fille.

– Ah! Je voulais un fils, DIEU ! Se plaignait mon mari…

Après quelques mois, mon mari s’est laissé captiver par le sourire de notre Carmen et par l’innocence de ses yeux fascinants. C’est alors qu’il commença à l’aimer à la folie. Son sourire, son visage, mon mari disait que tout était pour notre belle Carmen. Un après-midi, on était tous réunis en famille, c’est alors que Carmen demanda à son père :

– Papa, quand j’aurai 15 ans, que vas-tu m’offrir comme cadeau ?

Et son papa lui répondit :

– Mon amour, tu as à peine 7 ans, tu ne crois pas qu’on a encore beaucoup de temps pour tes 15 ans ?

Carmen lui répondit :

– Mais papa, tu dis toujours que le temps passe vite…

Carmen, maintenant, avait ses 14 ans. Elle était le bonheur de la maison, mais surtout, elle occupait le cœur de son père. Un dimanche, on est parti à la messe. Carmen a glissé et son père l’a immédiatement rattrapée
pour qu’elle ne tombe pas. On était déjà assis dans les bancs de l’église, on a vu Carmen perdre conscience. Son papa l’a immédiatement pris et l’a amenée à l’hôpital. Elle y est restée 10 jours et c’est alors qu’ils nous ont dit que Carmen avait une grave maladie dans son cœur.

Des jours ont passé. Son papa a démissionné de son travail pour s’occuper de Carmen. Mais, moi sa maman, j’ai décidé de travailler. Je ne voulais pas voir Carmen souffrir. Un matin, encore dans le lit, Carmen demanda à son papa :

– Papa, les médecins t’ont-ils dit que j’allais mourir.

Son papa répondit :

– Non, mon amour, tu ne vas pas mourir. Dieu est tellement grand, qu’il ne me laisserait pas perdre ce que j’ai aimé le plus dans ce monde.

Carmen demanda à son papa :

– Quand les gens meurent, est-ce qu’ils vont quelque part ? Est-ce qu’on peut voir sa famille de là haut ? Est-ce qu’un jour on peut revenir ?

– Bon, ma chérie, la vérité c’est que personne n’est encore revenu. Pourtant, si un jour je meurs, je ne te laisserai pas toute seule. Là où je serai, je trouverai une manière pour communiquer avec toi, répondit son père.

Ce même jour, l’après midi, on a été informé par les médecins que notre Carmen avait besoin d’un nouveau cœur, sinon elle n’avait plus que 20 jours à vivre. Un cœur ? Où j’allais trouver un cœur ? Un cœur ? Où mon Dieu ???

Dans ce même mois, Carmen allait avoir ses 15 ans. C’est alors que le vendredi, on a trouvé un donneur. Carmen à été opérée et tout s’est bien passé. Carmen est restée 15 jours à l’hôpital et son papa n’est jamais venu la voir. Après, les médecins, ont dit qu’elle pouvait repartir chez-elle. En arrivant chez-elle, Carmen a crié :

– Papa, où es-tu ?

Je suis sortie de la chambre avec les yeux mouillés et je lui ai dit :

– Prends cette lettre, c’est ton papa qui te l’a laissée.

« Carmen, ma chère fille, quand tu liras cette lettre, tu devras déjà avoir 15 ans et un cœur très fort qui bat dans ton corps. C’est la promesse que les médecins m’ont faite. Je suis désolé de ne pas être à tes cotés, en ce moment…
Quand j’ai su que t’allais mourir, j’ai décidé de te donner la réponse à ta question que tu m’as posée quand t’avais 7 ans. J’ai décidé de te donner le plus beau cadeau du monde! Je te donne, comme cadeau, ma vie entière sans aucune condition.
Fais ce que tu veux avec… Vis ta vie, ma Carmen. Je t’aime de tout mon cœur. »

Carmen a pleuré toute la journée, et toute la nuit. Le jour suivant, elle est partie au cimetière et s’est assise sur la tombe de son papa. Elle a tellement pleuré. Carmen chuchota :

– Papa, maintenant je peux comprendre combien tu m’aimais et même si je ne te l’ai pas dit souvent. Je comprends maintenant l’importance de dire je t’aime. Je te demande pardon d’avoir gardé mon silence tellement de fois.

Bonne St-Valentin !

Une compétition amicale sous une chaleur écrasante

2013-02-11 014ALa pétanque étant une activité très prisée par les campeurs, quoi de mieux qu’un bon petit tournoi pour y ajouter du piquant ou un enjeu, puis mettre la main sur les médailles et le prestigieux trophée. C’est ce qui s’est passé lundi après-midi, à Pioneer Village. Sous une chaleur accablante frisant les 36°C avec le facteur humidex, vingt-huit équipes se sont livrées des batailles épiques, trois heures durant. Il faisait tellement chaud, qu’au cours de la première partie, un participant a été victime d’un coup de chaleur, heureusement sans conséquences graves, mais au point de déclarer forfait.

L’événement saisonnier, qui se répète à quatre reprises, en était à sa deuxième édition. Deux équipes ont terminées ex-æquo en troisième position; l’équipe composée de Denis Breault, Jacques Ferland et Alain Cloutier, de même que celle de Jean-Marie Arseneault, Jean Lavoie et Francine Pilon. Ces derniers, par tirage au sort, se sont mérités la médaille de bronze.

En seconde position, la médaille d’argent est allée à l’équipe de Jean-Guy Therrien, flanqué de Daniel Boutin et Jacques Pître. Finalement, la victoire a sourit à l’équipe de Jacques Gagné, accompagné de Bernard Morin et Marie-Josée Raymond qui se sont mérités la médaille d’or et le précieux trophée emblématique.

Comme le veut la tradition, les succulents hotdogs de la troupe de cuistots du chef d’orchestre Rosaire, ont fait les délices des participants conjoints et conjointes. Pas besoin de vous dire qu’il ne restait pas beaucoup de victuailles, en fait, aussi bien dire qu’il ne restait que les casseroles.

Une belle activité couronnée d’un franc succès comme à l’habitude, grâce à une équipe dévouée de bénévoles qui prend son rôle très au sérieux. Un gros merci également aux commanditaires, tant commerciaux que personnels, qui fournissent les médailles et les cadeaux tirés en guise de prix de présence lors de ces événements. Bravo !

De la poudre aux yeux

ALENALe Journal de Montréal nous apprenait récemment que le prix des produits et denrées courants sont de beaucoup supérieurs chez nous, que chez nos voisins du sud. C’est loin d’être étonnant quand on voyage un tant soit peu aux États-Unis. Avec une taxe de vente également moindre que celles du Québec, ça amplifie le phénomène.

On attribut cette différence notamment aux droits de douane à payer, mais ce que je trouve particulièrement bizarre c’est qu’au moment de l’entrée en vigueur tant vantée de l’Accord de Libre Échange Nord Américain (ALÉNA) en 1994, on nous annonçait une nouvelle ère en matière de commerce entre le Canada, et les États-Unis et le Mexique. Même si cet accord a été bénéfique pour les commerçants, les consommateurs sont loin d’y avoir trouvé leur compte. Les prix ne se sont pas alignés, loin de là, et les irritants continuent de l’empêcher. C’est aussi difficile à expliquer que les multiples raisons qui poussent le prix de l’essence vers des sommets jamais atteints.

Même chose avec le dollar canadien. Il a beau être au pair avec le dollar américain, il nous en coûte toujours un petit deux cents de plus à cause de frais qu’on s’explique très mal en ces temps de haute technologie où tout se fait par automatiquement par ordinateurs. Pour obtenir une vraie parité, il faut que notre dollar se situe à plus ou moins 1,02 $ américain. Pourquoi on ne reflète pas le vrai prix, lorsqu’on parle de parité ? Ce qu’on nous présente, ne veut absolument rien dire.

À titre d’exemple, je regardais dans une circulaire locale, ici en Floride, le prix d’une imprimante à jet d’encre qui se vend 69,99 dollars américain. Additionné à une taxe de 6%, on s’en tire pour 73,14 $. Le même produit est offert au Québec chez Bureau en gros pour 99,95$. Ajouté les deux taxes et la taxe sur le recyclage de 8,75 $ et on arrive à plus de 123 $, soit 50 dollars net de différence. On comprend mieux pourquoi il est tentant de franchir la frontière pour s’approvisionner.

On aura beau nous vanter l’ALÉNA, les taux de change déguisés, la mondialisation ou n’importe laquelle patente à gosse du genre, ça restera toujours de la poudre aux yeux, qui profite aux fabricants et manufacturiers, tout en épurant le marché de l’emploi manufacturier local.

Les cocus

CocuC’est le qualificatif le plus adéquat que j’ai trouvé pour représenter l’ensemble des québécois, payeurs invétérés de taxes de toute sorte, devant la horde de crosseurs en cravate qui mènent notre société. La Commission Charbonneau en fait état chaque jour où ses témoins bandits dévoilent sans gêne aucune, leurs escroqueries. Les ramifications sont tellement vastes, que le risque est de ne plus se surprendre de rien et finir par être normal. Le poodle n’en voulait pas de cette commission et on sait maintenant pourquoi; entre autre, les ministres faisaient des dons à Borsallino avec l’argent des cocus.

Ce sont des escrocs à qui les cocus ont mis candidement toute leur confiance et leurs dollars chèrement gagnés, et constater comment ils se sont fait rouler depuis des années. Ces sbires bien payés, très bien nantis, et enrichis de primes de départ à faire sortir de ses gonds n’importe lequel des travailleurs qui se voit contraint au chômage avec six semaines d’attente avant de toucher le premier maigre centime, comment peuvent-ils encore faire face à leurs CON…citoyens, sans aucune pudeur.

Si nous étions au moyen-âge, ces crosseurs seraient lapidés sur la place publique, sans autre forme de procès. On les aurait cloué au pilori devant une foule hystérique pour les faire sécher au soleil au prix d’horribles souffrances. Non, nous, on a la Commission Charbonneau, avec ses dents de lait, qui ne mordra pas très fort, une fois son rapport déposé. L’arnaque est tellement tentaculaire qu’il sera quasi impossible d’incriminer qui que ce soit. Leur sentence est celle de leur magouille dévoilée au grand jour. Ça ne les émeut même pas puisque des crosseur n’ont autre conscience que l’appât du gain facile dérobé aux cocus.

L’histoire de l’ex-maire Gilles Vaillancourt est à faire vomir. Vingt cinq années de pouvoir corrompu à l’os et il ose se dandiner en pleine rue, sans être importuné, et avec une prime de départ abusive dans les circonstances, de plus de 175 000$ net. Il n’a même pas eu à attendre le chèque. Au moment de terminé son discours, il appert que ce crosseur avait déjà le magot dans ses poches.

Pendant ce temps là, ailleurs au Québec, un avocat a été condamné à payer 3 000$ d’amende et 15 jours de prison, pour avoir omis de produire sa déclaration d’impôt de 2007. Trouvez l’erreur !