Les lutins statisticiens chez WordPress.com ont préparé un rapport annuel 2012 pour ce blog.
Voici un extrait :
4 329 films ont été soumis au festival de Cannes de 2012. Ce blog a été vu environ 38 000 fois en 2012. Si chaque vue était un film, ce blog pourrait supporter 9 festivals.
C’est déjà une réalité et on en est rendu là ! Après la désinvolte recommandation de la puissante National Rifle Association (NRA) américaine, à l’effet de placer un gardien armé devant chaque école, suite aux événements de Newtown, voilà qu’une entreprise américaine spécialisée en gilets pare-balles fabrique et vend des sacs à dos à l’épreuve des balles, pour les écoliers. Plus stupide que ça, tu meurs !
Encore une fois, les amerloques, grands passionnés d’armes à feu, ont trouvé le moyen de contourner le problème au lieu de le solutionner. Une mentalité de broche à foin. Au prix de 300$ l’unité, ça se vend comme des petits pains chauds. On profite d’événements ignobles pour faire du cash, avant même que les cercueils ne soit recouverts de terre.
Une sanglante fusillade au McDo ? Ce n’est pas la faute des millions d’armes en circulation… C’est simplement que le restaurant à oublié de poster un garde armé pour riposter à l’attaque, même si d’honnêtes citoyens restent pris entre les tirs nourris. Faut le faire, raisonner avec une telle étroitesse d’esprit, c’est carrément insensé.
Les sacs à dos sont déjà lourds de leurs contenus, qu’à cela ne tienne, on y rajoute un bouclier de kevlar pour se protéger des balles d’illuminés, de tueurs en série et de détraqués. C’est pas grave, les tueries vont continuer mais si les enfants sont protégés, il va s’en tuer beaucoup moins. De toute façon, c’est l’évidence même pour un bambin de 6 ans; avoir la présence d’esprit de se protéger avec son sac à dos. Et encore faut-il qu’il soit dans sa classe et non dans son casier. Ça ne tient pas la route et c’est pousser la stupidité à son paroxysme.
Après la prochaine tuerie, ce sera toute une armure de kevlar, comme au temps des chevaliers, que les enfants devront porter pour aller user leurs culottes sur les bancs d’école. Les autobus scolaires seront blindés et équipés de pneus increvables. L’important étant que les armes ne soient en aucun cas une contrainte aux amendements constitutionnels américains. C’est dans leur constitution et dans leurs gênes.
C’est triste de voir comment la vie humaine est considérée comme de la chair à canon par les puissants lobbies pro-armes et heureusement qu’une bonne partie de la population commence à talonner les autorités sur l’urgence de contrôler la circulation des armes. Récemment, on a vu des gens remettre leurs armes en échange de certificats cadeaux d’épicerie ou d’autres commerces. C’est déjà un pas dans la bonne direction, mais la bataille est loin d’être gagnée. Les américains ne lâcheront pas le «morceau» facilement.
C’est une journée très spéciale pour toi, notre belle et adorable princesse Audrey-Anne. Tu célèbres ton anniversaire avec toute la candeur de tes 6 ans. Nous te souhaitons la plus belle des journées de fête avec plein de bizous, de gros câlins, de belles surprises et de cadeaux.
Pourquoi n’en profiterais-tu pas pour te sucrer le bec avec un beau gâteau comme tu les aimes ? C’est le temps d’être gourmande. Miammm, miammm. On veut te dire, grand-maman Loulou et moi, qu’on t’aime gros et même plus gros que cela et on irait jusqu’à affirmer, immensément gros, et on a très hâte de te revoir à notre retour du pays des gougounes.
D’ici là, bon anniversaire bel amour. XXX
Pour une première expérience de vivre un Noël en Floride parmi les palmiers et surtout en culotte courte, ce fut une réussite sans trop de nostalgie. Ce serait faux de prétendre que nos proches ne nous manquaient pas mais, avec les technologies modernes, dont FaceTime d’Apple, nous avons pu voir la frimousse de nos petits enfants et de leurs parents. C’est comme si nous étions à côté. Remarquez que les tout-petits avaient beaucoup plus envie de déballer et découvrir leurs nouveaux cadeaux, que d’entamer une longue conversation avec les grands-parents.
Toujours est-il que la veille de Noël une poignée de campeurs ont sillonné, en après-midi, les rues du camping, pour installer des petits sacs blancs avec un lampion à l’intérieur, pour éclairer le chemin pour le Père Noël semble-t-il, et perpétuer la tradition. Je dois dire que l’effet est saisissant et ça met une certaine ambiance en l’absence de neige. C’est d’ailleurs cette photo que j’ai choisi pour meubler cet article.
Pour bien fêter cette veille, nous nous sommes retrouvés, une vingtaines de convives, autour d’un succulent repas, au Ruby Tuesday du coin. Côtes levées, fruits de mer et bar à salade on tôt fait de combler les appétits les plus voraces et tout le monde en est sorti heureux. On se promet bien de répéter l’expérience. Cependant, la soirée n’allait pas se terminer si rapidement. Oh que non ! L’ami Mario et sa conjointe Carole nous conviaient à arroser tout ça au son de la musique sur le patio entouré de moustiquaires. Certes, il fallait une petite laine comme on dit mais, accompagné de l’ami Gérard à la guitare et votre humble serviteur au clavier, le party était pogné, comme on le dit en bon québécois. Jusqu’à 23h30, les pièces musicales se succédaient, alors que tout le monde fredonnaient ces airs connus. Jean-Guy et Francine ont pris le plancher pour danser le triple-swing.
Le matin de Noël fut réservé à téléphoner nos proches. J’ai réveillé mon frère à neuf heures trente, à ma très grande surprise, puisqu’il a l’habitude de réveiller le coq. Pour le reste cela a bien fonctionné mais malicieusement, j’insistais pour leur révéler qu’un beau et chaud 29°C nous réchauffait à l’extérieur. De la crème solaire en plein jour de Noël…, c’est loin d’être une habitude. Aussi, on en a surpris en pyjama chez mon fils dont lui-même en bedaine.C’est Noël, congé en plus, alors autant en profiter un peu.
Ici, en parcourant les rues, le Merry Christmas est à l’honneur et les américains ne sont jamais avares de leurs souhaits, toujours offerts avec le sourire. La journée s’est poursuivie avec une petite visite chez Linda et Benoît, en attendant le souper de jambon à la salle communautaire, suivi de quelques parties de billard; une table de femmes et une de gars.
Aujourd’hui, lendemain de fête, la vie reprend son cours et les travailleurs sont de retour au boulot. Pas de congé comme chez-nous, même que quelques décorations ont rapidement repris le chemin des boîtes. Nous, on poursuit la tradition de les laisser en place jusqu’au Rois. Côté température, on subit quelque peu les effets de la tempête hivernale prévue demain au Québec. L’air s’est refroidie légèrement et un fort vent du sud souffle au point de devoir rouler les auvents des véhicules récréatifs. Les nuages gris voguent au gré du vent, laissant quelques averses en fin d’après-midi. Pas si mal finalement pour ce premier Noël au pays des gougounes.
Chers lecteurs et lectrices, en cette journée magique de réjouissances, je vous souhaite le plus beau des Noëls et que votre cœur d’enfant vous anime. Même si cette grande Fête s’est beaucoup commercialisée au fil du temps, il est de mise de s’offrir cadeaux et présents de toutes sortes. C’est aussi le temps de l’amour, du partage, des réconciliations et des rapprochements. Pour récompenser votre assiduité à partager mon univers, permettez-moi de vous faire cadeau du texte qui suit. Il est de Clément Moore, et évoque le plus beau et tendre souvenir de Noël. Un texte qui transcende le temps sans se démoder.
C’était la nuit de Noël, un peu avant minuit;
À l’heure où tout est calme, même les souris.
On avait pendu nos bas devant la cheminée;
Pour que le Père Noël les trouve dès son arrivée.
Blottis bien au chaud dans leurs petits lits;
Les enfants sages s’étaient déjà endormis.
Maman et moi, dans nos chemises de nuit;
Venions à peine de souffler la bougie,
Quand au dehors, un bruit de clochettes;
Me fit sortir d’un coup de sous ma couette.
Filant comme une flèche vers la fenêtre;
Je scrutais tout là haut le ciel étoilé.
Au dessus de la neige, la lune étincelante;
Illuminait la nuit comme si c’était le jour.
Je n’en crus pas mes yeux quand apparut au loin;
Un traîneau et huit rennes pas plus gros que le poing,
Dirigés par un petit personnage enjoué;
C’était le Père Noël, je le savais.
Ses coursiers volaient comme s’ils avaient des ailes;
Et lui chantait, afin de les encourager :
– Allez Tornade ! Allez Danseur ! Allez Furie et Fringuant !
– En avant Comète et Cupidon ! Allez Éclair et Tonnerre !
– Tout droit vers ce porche, tout droit vers ce mur !
– Au galop au galop mes amis ! Au triple galop !
Pareils aux feuilles mortes, emportées par le vent;
Qui montent vers le ciel pour franchir les obstacles;
Les coursiers s’envolèrent, jusqu’au dessus de ma tête;
Avec le traîneau, les jouets et même le Père Noël.
Peu après j’entendis résonner sur le toit;
Le piétinement fougueux de leurs petits sabots.
Une fois la fenêtre refermée, je me retournais;
Juste quand le Père Noël sortait de la cheminée.
Son habit de fourrure, ses bottes et son bonnet;
Étaient un peu salis par la cendre et la suie.
Jeté sur son épaule, un sac plein de jouets;
Lui donnait l’air d’un bien curieux marchand.
Il avait des joues roses, des fossettes charmantes;
Un nez comme une cerise et des yeux pétillants,
Une petite bouche qui souriait tout le temps;
Et une très grande barbe d’un blanc vraiment immaculé.
De sa pipe allumée, coincée entre ses dents;
Montaient en tourbillons des volutes de fumée.
Il avait le visage épanoui, et son ventre tout rond;
Sautait quand il riait, comme un petit ballon.
Il était si dodu, si joufflu, cet espiègle lutin;
Que je me mis malgré moi, à rire derrière ma main.
Mais d’un clin d’œil et d’un signe de la tête;
Il me fit comprendre que je ne risquais rien.
Puis sans dire un mot, car il était pressé;
Se hâta de remplir les bas, jusqu’au dernier;
Et me salua d’un doigt posé sur l’aile du nez;
Avant de disparaître dans la cheminée.
Je l’entendis ensuite siffler son bel équipage;
Ensemble ils s’envolèrent comme une plume au vent.
Avant de disparaître le Père Noël cria :
– Joyeux Noël à tous, et à tous une bonne nuit.
La grande fête de Noël est synonyme de réjouissance. Chez les chrétiens, c’est la naissance de Jésus, une nouvelle vie, un nouvel espoir. C’est une occasion de se retrouver en famille, entre amis, autour d’un bon repas à partager. Les cadeaux font aussi parti du rituel. Mais bien plus que cela, c’est aussi une fête qui expose cruellement la tristesse des autres. C’est bien souvent l’occasion de montrer au monde nos différences tant du côté de la richesse, de l’abondance et de la santé que ceux et celles qui en sont dépourvus.
On passe tantôt de la joie à la désolation. Dans un monde idéal, tous devraient profiter de ces instants d’allégresse pour célébrer généreusement. Hélas, ce n’est pas le cas et les médias nous le rappellent inlassablement dès les premiers jours de décembre; la guignolée, les levées de fonds, les paniers de Noël en sont de beaux exemples. Personne ne voudrait passer Noël dans la solitude et c’est ce qui pousse les gens à être généreux. Même si les besoins sont criants, c’est encore à Noël qu’on s’y sensibilise le plus.
Depuis quelques semaines, des histoires nous sont racontées par les médias. Certaines sont joyeuses et gaies alors que d’autres nous frappent en plein cœur, surtout celles des enfants malades, abandonnés ou abusés. Des histoires à vous serrer le cœur, à mouiller les yeux quand ce n’est pas à faire pleurer. Dans ces moments, on sent réellement un courant de générosité et on se dit qu’il y a encore du bon monde dans cette société ou tout va trop vite sans qu’on ne prenne le temps de s’arrêter, de voir et d’apprécier.
C’est ma période de l’année où j’aime lire ces récits jusqu’au bout même si j’en ai des motons dans la gorge avec un petit papier-mouchoir pas très loin. Cette semaine on a eu droit aux enfants de la DPJ et leurs inexplicables histoires d’horreur. L’avenir de notre société laissé à elle-même. Comment en sommes-nous arrivés là? C’est réconfortant de constater combien de personnes y mettent l’énergie et les sous pour rendre ces enfants heureux et souriants, ne serait-ce que quelque temps. Des personnes qui, devant tant de souffrances, prennent le bâton du pèlerin pour apporter du réconfort à des jeunes qui n’ont pas demandé à être ce qu’ils sont devenus. Ils ont soif d’amour et très souvent envers leurs parents qu’ils ne voient que très rarement et dans certains cas, jamais.
Un qui m’a particulièrement chaviré le cœur hier matin, c’est Réjean Tremblay, auteur et commentateur sportif bien connu, qui a pondu de sa plume magique, un des plus beau conte de Noël dans les pages du Journal de Montréal, qu’il m’ait été donné de lire. L’histoire d’un petit garçon, atteint de leucémie et qui vit ses derniers mois de vie en Floride avec ses parents… Une histoire qui se termine par un miracle et dont j’ai dû relire certains paragraphes parce que ma vue se noyait. C’est à la lecture de récits de cette nature, qu’ils soient véridiques ou de pure fiction, qu’on prend conscience des vraies valeurs qui devraient toujours nous guider; celles de l’entraide, du partage et de l’amour des autres. C’est ce que je nous souhaite en cette veille de Noël.
L’organiste de l’église ne cache pas son excitation. Ce soir, c’est la messe de Noël et tout doit être parfait, de son costume impeccablement repassé à la justesse des notes qu’il va jouer. Il a le temps de répéter et il s’assoit sur son tabouret pour se mettre à jouer. Mais à sa grande surprise, aucun son ne sort de l’instrument !
– Comment est-ce possible ? s’écrit-il, stupéfait.
Et il fait à nouveau courir ses doigts sur les touches. Mais lorsque l’orgue reste aussi muet qu’une carpe !
Il inspecte le clavier, examine la tuyauterie, vérifie la soufflerie… Et là, que voit-il ? De minuscules crottes de souris. Elles ont mangé le soufflet, Quel toupet !
– Une messe de Noël sans musique, c’est comme un Père Noël sans sa hotte ! s’exclame-t-il. Si l’orgue fait le ronchon, tant pis, je vais jouer du violon.
Il se saisit alors de l’instrument dont il n’a pas joué depuis dix ans. Les cordes grincent, et Mon beau sapin tourne vite à Mon beau chagrin…
L’organiste ne se laisse pas décourager. Il revient avec un tuba et, confiant, entonne l’air d’Il est né le divin enfant. Mais de cet instrument, il n’en a pas joué depuis vingt ans. Et le divin enfant tourne vite au divin éléphant : POM POM POM POMPOM…
Bientôt son tintamarre désespéré ameute les souris. Voyant l’organiste désemparé, les fautives sont prises de remords.
– Ne vous inquiétez pas, les chants de Noël sont comme des ritournelles, dit la souris en chef. On les entend chaque année, on va vous accompagner.
Et elle ordonne à toute la troupe de se mettre en rang.
– Mozart, cesse de renifler. Et toi, Berlioz, jette-moi ce chewing-gum !
L’organiste en reste bouche bée.
– Nom d’un petit bonhomme, je dois rêver !
Une des souris se met à siffler un si, puis une autre un ré, une troisième un sol, et ainsi de suite…
– Plus besoin de clavier ! lance l’organiste, émerveillé.
Pendant la messe, cachées dans la tuyauterie, les souris sifflent leurs notes avec entrain. Et l’organiste fait semblant de jouer sur le clavier. L’assemblée, elle, n’a rien remarqué et elle félicite le musicien pour sa virtuosité. Ni lui ni les souris ne soufflent mot de leur duo. Chut, ce sera leur secret. Et, foi de musiciens, ils recommenceront l’an prochain.
Histoire de Fabienne Onfroy
Illustration de Marie Quentrec
Source :24 histoires merveilleuses pour attendre Noël, Éditions Fleurus 2008
Ce dernier conte de Noël termine la série pour cette année. Merci de votre appréciation et de votre lecture assidue. N’oubliez pas de rester sages parce que si c’est le cas, d’autres contes de Noël vous reviendront en décembre prochain.
C’est un petit sapin tout en haut d’une montagne blanche. Un sapin tellement petit que tout le monde se moque de lui. Un sapin tellement gelé qu’il ne fait qu’éternuer !
– Tu es riquiqui comme un pissenlit, ricane l’épicéa géant.
– Tu es aussi minus qu’une puce, s’esclaffe le mélèze balèze.
– Atchoum ! fait le petit sapin.
En secret, il s’entraîne à grandir : il agite ses aiguilles, il tortille ses branches, il étire son tronc.
– Rien à faire, je suis toujours aussi petit, soupire-t-il en baissant sa tête pointue.
Un jour, cinq petits lutins grimpent sur la montagne. Ils tirent une grande luge en chantant Eh hi ! Eh oh ! Un sapin, il nous faut !… Eh hi ! Eh oh ! C’est là notre boulot !
– C’est sûrement moi qu’ils viennent chercher, dit fièrement l’épicéa géant.
– Non, c’est moi. Tu sais que je suis le plus grand ! se vante le mélèze balèze.
– Atchoum ! fait le petit sapin.
Les cinq lutins s’arrêtent tout net :
– Qui a éternué, c’est toi Léa ? demande Léo, le premier lutin.
– Non, c’est plutôt Noé, répond Zoé, le deuxième lutin.
– Ça venait de ce côté, dit Téo, le dernier lutin.
– Atchoum ! fait le petit sapin.
Les cinq lutins aperçoivent alors le petit sapin :
– Eh hi ! Et ho ! Ce sapin est très beau ! Eh hi ! Eh ho ! Mettons-nous au boulot !
Ils s’arrêtent au pied des trois arbres et sortent des pelles de leurs sacs à dos. Délicatement, ils déterrent le petit sapin, l’installent dans un pot et le fixe sur leur luge. Alors le mélèze balèze et l’épicéa géant lui disent au revoir du bout de leurs branches.
– Et maintenant, en avant pour la grande descente !
Les cinq lutins grimpent sur la luge qui glisse à toute allure sur les pentes de la montagne. Le petit sapin n’a jamais fait cela de sa vie. Comme il va vite !
Lorsqu’il arrive au bout de la grande descente, il est un peu sonné. Tous les lutins de la montagne l’entourent et commencent à le décorer : une pomme de pin par-ci, une orange par-là, puis un joli ruban de satin rouge et tout en haut, une étoile qui brille !
– Atchoum ! fait le petit sapin.
– Ce sapin est vraiment gelé, pensent les lutins qui ont soudain une idée !
Et le 25 décembre, le petit sapin trouve pour son Noël une belle écharpe en laine tricotée par Léa, Léo, Téo, Noé et Zoé ! Une écharpe mauve et argentée qu’il n’a plus jamais quittée.
Si vous partez en montagne, regardez bien, vous verrez peut-être ce petit sapin !
Histoire de Florence Vandermarlière
Illustration de Claire Legrand
Source :24 histoires merveilleuses pour attendre Noël, Éditions Fleurus 2008
La témérité au volant
Ainsi donc, l’alcool n’est plus la principale cause des accidents mortels chez les jeunes. Ce serait leur témérité et je crois que c’est en effet le cas. Ils font comme dans leurs jeux vidéos; ils sont invincibles puisqu’ils profitent de nombreuses autres vies pour établir des points records. Le phénomène se répand partout; téméraire un jour, téméraire toujours ! Rendus adultes, certains de ces conducteurs deviendront des routiers; des professionnels de la route.
En feuilletant le journal d’hier, on pouvait y voir des mastodontes en plein champs, victimes de sorties de route. Comment certains de ces conducteurs professionnels peuvent se retrouver en plein champ, n’ayant pas été capable de rester sur la route. J’appelle ça de la témérité aussi. Ils se sentent invincibles dans ces monstres d’acier surdimensionnés et lourds. Pourtant, leur expérience devrait prévoir l’imprévisible. Leur témérité les amène à suivre de trop près et de provoquer l’inévitable. On voyait rarement pareil comportement chez les routiers de jadis. J’aimerais qu’on m’explique.
Manifester en anglais
Hier rue Crescent, La belle Virginia Fort manifestait pour le végétalisme, en sous-vêtements aguichants sous un mercure de -2°C pour inciter les gens à ne pas consommer de viandes, principalement durant les festivités des Fêtes. Les cannes de bonbons qu’elle distribuait portaient un message unilingue anglophone recommandant de devenir végétalien.
C’est clair que ce message visait seulement les anglos du grand Montréal puisque le français était totalement absent des pancartes. En fait, c’était pas très important puisque ce sont plutôt les courbes de la belle qui attiraient l’attention et probablement que personne n’a même pris la peine de lire ce qui était écrit. L’OQLF ??? C’est qui ça ?
Enfin l’abolition des primes de départ
Le ministre Bernard Drainville veut abolir les généreuses primes de départ remises aux députés démissionnaires en cours de mandat. Il était temps que quelqu’un ait seulement eu l’idée. Reste à savoir si l’Assemblée nationale acceptera le projet de loi. En tout cas, il a toute mon admiration pour cette initiative. Bizarre que les commentaires se fassent rares venant des députés. Curieusement, Jean-Marc Fournier se fait discret de même que François Legault. Madame Marois a déjà renoncé à sa future prime de départ. Un fait demeure; c’est rafraîchissant d’entendre cela, alors que la mode est aux retours en politique après avoir bénéficier de généreuses primes de départ pour les aider à encaisser le choc de leurs décisions.
Où est Guy Turcotte ?
Probablement que ce nouveau «livre» fera fureur. C’est plus amusant que Où est Charlie. À l’Épiphanie, c’est le sujet de l’heure depuis que quelqu’un l’a vu rôder dans les parages. C’est la paranoïa ! C’est juste si les internautes ne se servent pas de Google Earth pour le trouver. Les réseaux sociaux continuent de cracher leur venin et leur vengeance verbale dépasse l’entendement. En lisant les propos de certaines personnes, ils sont aussi, sinon plus violents que l’individu lui-même et les pires braves restent ceux qui se cachent derrière un pseudonyme. Ces réseaux sociaux servent à de belles choses mais elle cachent aussi des crapules.
Qu’on le veuille ou non, il faut reconnaître qu’il a été jugé devant ses pairs, selon notre système de justice et qu’en conséquence il est libre de circuler où bon lui semble. Le même système judiciaire qui nous régit tous. Ce n’est pas ce problème qu’il faut régler, mais les lois qui l’ont amené.
Il était une fois un petit gitan appelé Matéo. Avec ses parents, il vivait sur les routes, parcourant les pays et s’arrêtant ici et là pour donner des spectacles. Un hiver, la neige encombrait tant les chemins que leur roulotte resta bloquée dans un village au nord de l’Italie.
C’était la veille de Noël. Matéo décora son petit sapin et suspendit, à la porte de sa roulotte, la chaussette de laine où le Père Noël viendrait déposer ses cadeaux. Mais quand, au matin, il courut vers sa chaussette, elle était vide ! Matéo se laissa tomber dans la neige en pleurant. Il se sentait si seul. Il n’avait pas d’ami et même le Père Noël l’oubliait !
Il entendit alors une drôle de voix grinçante :
– Pourquoi pleures-tu mon garçon ?
Devant lui se tenait une très vielle dame couverte de haillons noirs, avec un chapeau pointu sur la tête et un gros sac sur le dos. Elle avait un menton crochu, des doigts griffus et une verrue sur le nez. Elle faisait peur à voir ! Pourtant, Matéo ne regarda ni ses haillons, ni ses griffes, ni ses rides, mais juste ses yeux malicieux.
– Je pleure parce que je n’ai pas d’ami. Les autres enfants ne jouent jamais avec moi. Ils me fuient ou se moquent de moi.
Le visage de la vieille dame s’éclaira d’un grand sourire.
– Je t’ai entendu, Matéo, dit-elle, puis elle disparut.
Comment connaissait-elle mon nom ? Pourquoi avait-elle disparu comme par magie ? Ce devait être un rêve !
Matéo partit vers la forêt qui bordait le village. Soudain, une boule de neige atterrit sur son bonnet. Il se retourna et vit une petite fille aux longs cheveux bouclés :
– Je m’appelle Luciana, j’habite seule dans la forêt avec mes parents. Tu veux jouer avec moi ?
Quand, un peu plus tard, Matéo raconta à Luciana que le Père Noël l’avait oublié, la fille éclata de rire :
– C’est normal ! Ici, en Italie, ce n’est pas le Père Noël qui passe, mais la Befana !
– La Befana ?
– Oui, c’est une vieille sorcière. Tout le monde a peur d’elle car elle est très laide. Elle porte un gros sac rempli de charbon qu’elle distribue aux enfants capricieux. Mais moi, je l’aime bien, elle m’apporte toujours de jolis cadeaux.
Matéo sut alors qu’il s’était trompé. Cette année, il avait reçu pour Noël le plus beau cadeau dont il pouvait rêver : une amie. Et de ce jour où il rencontra la Befana, il ne se sentit plus jamais seul au monde.
Histoire d’Emmanuelle Lepetit
Illustration de Stéphanie Ronzon
Source :24 histoires merveilleuses pour attendre Noël, Éditions Fleurus 2008
Demain matin, c’est Noël. Gaspard est allongé sous sa couette qui, elle, somnole déjà. Dehors, il devrait faire nuit noire, mais des flots de lumière passent au travers des rideaux de la chambre. Des milliers d’étoiles brillantes éclairent le ciel et empêchent Gaspard de s’endormir. Or, sa maman l’a prévenu, le Père Noël ne passe pas pour les enfants réveillés. Il faut absolument que le petit garçon trouve un moyen de faire disparaître toutes ces lumières du ciel…
Il attend que ses parents soient couchés et sort de la maison à pas de loup, bien décidé à éteindre les étoiles. Dehors, il s’assoit sur un petit tronc d’arbre frileux et cherche une idée. Il regarde la lune, ce gros bouton doré posé très haut dans le ciel. C’est forcément le moyen d’éteindre toutes les étoiles d’un seul coup !
Mai debout sur la pointe des pieds, Gaspard est loin de pouvoir l’atteindre. Et même s’il réussissait à grimper sur le plus grand des peupliers, il serait encore trop petit…
Derrière deux maisons assoupies l’une contre l’autre, il aperçoit soudain le Père Noël qui lance des poignées d’étoiles ! Surpris de le voir, Gaspard lui demande :
– Pourquoi est-ce que tu jettes toutes ces étoiles qui m’empêchent de dormir ?
Le Père Noël lui répond doucement :
– Je vais te dire un secret : mes rennes ont peur du noir ! Et puis je dois leur éclairer la route pour qu’ils n’oublient personne !
Et tandis qu’il enfourche son traîneau, le Père Noël ajoute dans un clin d’œil :
– Tu sais, chaque enfant a sa bonne étoile. Tu devrais en adopter une. Elle veillerait sur toi pour que tu t’endormes vite !
De retour dans sa chambre, Gaspard ob serve les étoiles. Il en choisit une toute petite, très discrète, en espérant qu’elle acceptera de l’aider à dormir.
Cette étoile est si minuscule qu’elle pensait ne jamais être choisie. Émue, elle s’approche de la fenêtre, et grossit, grossit, jusqu’à emplir la chambre de sa lumière.
Gaspard sent alors un tout petit bizou sur son nez. C’est sa maman qui le réveille : il fait grand jour. Vite , il se précipite dans le salon pour voir si le Père Noël ne l’a pas oublié. Et près de la cheminée, il découvre des cadeaux recouverts d’étoiles scintillantes. Alors Gaspard leur sourit car il sait maintenant d’où elle viennent : De la poche du Père Noël !
Histoire de Marie Petitcuénot
Illustration de Quentin Gréban
Source :24 histoires merveilleuses pour attendre Noël, Éditions Fleurus 2008
Encore une fois, la facilité à se procurer des armes aux États-Unis, à travers la folie d’un détraqué, aura fait 27 victimes, dont vingt innocents bambins. Vingt martyrs, à la veille de célébrer des moments magiques avec Noël qui approche. Un tel massacre ne se qualifie pas. Il se vit avec toute son atrocité et son incompréhension, dans une pluie de questions qui, avec toutes les analyses qui seront faites, ne feront jamais la lumière sur le véritable dessein du tueur. Lui-même, âgé de seulement vingt ans, aura décidé de se suicider et d’apporter avec lui ses raisons. Finalement pour constater son carnage et décidé d’en finir, il ne devait pas être si fou.
On aura beau soulever toutes les hypothèses de ce geste diabolique, ça demeure un profond questionnement sur notre Foi chrétienne. Comment le Tout-Puissant, infiniment bon et infiniment aimable peut permettre que la terre s’écroule pour les familles des victimes. C’est une épreuve sans mot, qui anéantie littéralement. Pourquoi ? Dans notre monde mortel, c’est un signal de plus, que le législateur américain doit changer les lois en matière d’armes à feu et faire en sorte d’exercer un contrôle sévère sur celles-ci, n’en déplaise aux puissants lobbyistes. Dans les pays totalitaires, c’est commun de voir des soldats, en pleine rue, porter des armes, mais dans notre société nord américaine nous n’y sommes pas habitué alors imaginez dans une école. Elles sont des cibles de choix pour un malade en soif de vengeance et l’histoire se répète depuis près de quinze ans. Les enfants c’est notre avenir et ces déments nous en privent cruellement.
On nous apprend que la mère de l’ignoble assassin était une passionnée des armes, on se demande bien dans quel but. Comment, des citoyens normaux peuvent courir les foires d’armes qui se tiennent un peu partout chaque fin de semaine, pour se porter acquéreurs de fusils d’assaut ? Il faut être un peu beaucoup dérangé. Dans l’hécatombe de Newtown, l’assassin était autiste, donc une bombe à retardement, équipé d’un tel arsenal. On l’a jeté dans la gueule du loup, on la provoqué, on lui a simplement donné ses outils de destruction massive. Triste réalité !
L’horreur incompréhensible à frappé ce vendredi, comme à Columbine en 1999, Virginia Tech en 2007 et autres institutions d’enseignement. Malheureusement, elle frappera encore tant et aussi longtemps que les armes continueront de circuler librement comme une lettre à la poste. Quant on s’attaque à nos enfants dans nos écoles, ces innocentes victimes qui servent de chair à canon, on a de sérieuses questions à se poser. Le président Obama n’a pu contenir ses larmes devant l’incompréhensible mais il faut plus que ça, parce que la folie des hommes frappera encore et encore.
Je fais le souhait que de là-haut, les vingt nouveaux anges fassent en sorte d’éclairer de leur lumière, ceux et celles qui voudront et feront changer les choses et permettre à nos descendants de jouir d’une vie plus longue que leur passage très éphémère sur cette terre.