Première sortie de groupe au restaurant ce dernier samedi, avec Francine et Jean-Guy, Estelle et Gervais ainsi que Claude et Jacques, au Gulf Coast Town Center, un centre commercial lifestyle comme le Quartier Dix30 de Brossard, au Québec. Plus précisément, c’est au Ale House, une brasserie en fait, qu’on a dégusté quelques spécialités de la maison, comme le délicieux Ossobuco, tendre à souhait.
Une des particularités de ce centre commercial, est l’installation d’une grande scène où se produisent des artistes musiciens tous les vendredis et samedis soirs, entre 19 heures et 21 heures. Et comme les américains pensent à tout, l’assistance est installée avec des chaises, sur une surface de gazon synthétique. Une brillante idée pour chasser les moustiques qui autrement sur de la pelouse, auraient tôt fait de se délecter de sang chaud et frais. Imaginez, apprécier un spectacle en plein air, par une belle soirée chaude, sans avoir à se gratter. Il fallait y penser.
Entourant cet espace, des terrasses avec leurs tables hautes et chaises, complètent le décor pour un divertissement de qualité. Et justement ce soir-là, un orchestre de 10 musiciens et chanteurs, The Boogie Men, tenait l’affiche avec sa musique, funky, soul, jive, boogie et rock. Passant du Joe Cocker, au George Thorogood, sans oublier quelques succès des Cherry Poppin’ Dadies, dont l’entraînant Zoot Suit Riot, les
pièces se sont enchaînées au grand plaisir de la foule qui en redemandait.
Une superbe soirée à la belle étoile, sous les 24°C, recommandée par Gervais, un adepte de ces spectacles, qui en valait le détour. J’ai pris le programme du mois de novembre et à la lecture des performances annoncées, on y retournera sûrement y faire un tour.
La principale corvée de notre séjour hivernal est de repeindre tout l’intérieur de la maison et un peu de moulures extérieures. C’est ce à quoi je m’active depuis la semaine dernière. Les deux chambres sont terminées et le look est vraiment super. De belles couleurs pastel pour égayer l’environnement. Je remercie le ciel de pouvoir bénéficier de la climatisation parce qu’avec la chaleur qu’il fait ici, par les temps qui courent, ce serait très inconfortable de jouer du pinceau. Entre 11h00 et 15h00 on parle de chaleur extrême 38-40°C. Pour que Louise se terre à l’air climatisée, il faut qu’il fasse chaud en simonac !
Le travail n’étant pas tout, il faut bien se divertir et à ce chapitre, j’ai débuté ma saison de golf mardi dernier sur les allées du club de golf Copperhead à Lehigh Acres à 30 minutes d’ici. Depuis notre retour au Québec du printemps dernier, je n’ai eu qu’une seule occasion de disputer une ronde avec mon beau-frère Gaston. Alors inutile de vous dire que le pointage n’était pas tellement important. Mon 47 sur les premiers neuf trous m’ont mis en confiance… qui s’est vite dissipée avec un horrible 61 sur le retour. Rien n’allait plus; tout croche, trop court, trop long, enfin le bordel. On se reprendra mardi prochain.
Pour les québécois migrateurs, novembre marque pour plusieurs, le temps idéal pour occuper leurs quartiers d’hiver. On reconnait des visages familiers et les sites commencent à prendre vie. Les activités aussi reprennent graduellement. Le bingo tous les lundis et mercredis débutent la semaine prochaine au grand plaisir de Louise qui tentera d’empocher quelques dollars US. Le billard reprend aussi ses grilles du vendredi et dimanche sur le calendrier, sans oublier les dinners des retrouvailles et de la Thanksgiving, respectivement les 16 et 28 novembre. Ces événements sont si populaires qu’il faut littéralement faire la file très tôt, lorsque la vente des billets s’active.
Notre parc aussi s’embellit. Cette saison, l’émondage des arbres et palmiers s’est fait rapidement et efficacement, en plus des nouvelles installations sanitaires pour les dames, qui ont pris forme à l’extérieur de la salle communautaire. Les trous dans les rues seront réparés d’ici la période des fêtes et une bonne note à l’administration qui a enfin eu la délicatesse d’apposer une affiche BIENVENUE, adjacente au traditionnel Welcomes Back, qui trônait en exclusivité depuis des lunes à l’entrée du parc. Autre découverte, certains snowbirds s’amènent avec une nouvelle voiture, un nouveau camion ou tout simplement un nouveau VR. Il s’en passe des choses pendant la saison morte.
Avant que les petits monstres envahissent les rues pour l’Halloween, j’ai pensé, pour vous mettre dans l’ambiance, vous offrir cette histoire d’horreur, trouvée sur la Toile. Libre à vous d’y croire ou non, mais faites bien attention aux chats noirs, et aux chauves-souris qui volent toujours plus bas cette journée de l’année et qui se fixent aux cheveux pour s’abreuver de sang cervical. Si une ombre vous dépasse, soyez sur vos gardes… On ne sait jamais ce que la malédiction vous réserve. N’oubliez pas d’ouvrir vos portes de placard très lentement parce qu’un squelette s’apprête peut-être à vous effrayer. Quant aux fantômes, vous croyez qu’ils n’existent pas ? N’en soyez pas si sûr. Voici donc l’histoire…
La légende de Bloody Mary (la Vierge sanglante) veut que lorsqu’on est dans une pièce sombre, devant un miroir éclairé à la chandelle et que l’on prononce « Bloody Mary » treize fois de suite, un visage de femme ensanglantée fait son apparition dans le miroir pour parfois s’attaquer à ceux qui l’ont appelé.
Plusieurs façons différentes d’invoquer cette mystérieuse femme semblent d’ailleurs exister. La façon la plus populaire reste quand même la suivante. S’enfermer dans une salle de bain munie d’un grand miroir, y éteindre les lumières pour s’y retrouver dans la noirceur complète et allumer deux bougies que l’on placera de chaque côté du miroir. Fixer le miroir très attentivement, droit dans les yeux de votre propre réflexion. Débutez ensuite à prononcer à voix très basse et très douce, voire presqu’invitante, le nom de « Bloody Mary » puis commencez à tourner sur vous-même. Tout en continuant de tourner, prononcer le nom de l’esprit de plus en plus fort, presque comme dans un chant, pour que vers la treizième fois, vous l’imploriez, presqu’en criant. À chaque tour sur vous-même, fixer le miroir en passant. Au treizième tour, votre réflexion sera maintenant celle de la Vierge sanglante.
À ce qu’on dit, elle est vraiment effrayante, son visage recouvert de sang et ses mains devant elle qui cherchent à vous prendre. Pour quelques croyants, cette femme ne veut que vous effrayer en bondissant de l’avant, vers vous. D’autres affirment que la Vierge sanglante vous attaque littéralement, vous laissant vous aussi en sang si vous ne vous échappez pas à temps.
Cette légende a tellement été prise au sérieux qu’en 1978, aux États-Unis, la folkloriste Janet Langlois décida d’écrire un essai sur cette histoire. On l’utilise encore dans certains cours universitaires sur les légendes urbaines en Amérique. Le film CANDYMAN est d’ailleurs basé sur cet essai.
Une autre croyance, adaptée pour les plus braves, est celle de provoquer l’apparition de Bloody Mary en ajoutant à son nom la phrase suivante: « Bloody Mary, I killed your baby! » (Vierge sanglante, j’ai tué ton enfant). Cependant, on raconte qu’une telle invocation provoque une attaque de l’entité. Une attaque sauvage et sans merci.
Plusieurs pensent que Bloody Mary est la Vierge Marie en personne venue vous avertir de ne pas jouer avec son nom, ni le nom de son Fils, Jésus. D’autres racontent qu’elle serait une sorcière jadis brûlée vive par les habitants de son village pour sorcellerie et que quiconque invoque son nom sera frappé par la malédiction dont elle menaça ceux qui l’ont brûlée. Une minorité dit que c’est l’esprit d’une femme décédée avec son fils dans un accident d’auto quand la voiture s’enflamma, laissant sans vie la mère et le petit. La dame décida de vivre à jamais dans les miroirs, pour se venger de ceux qui ont tué son enfant. Tant d’histoires, laquelle croire?
Alors, serez-vous assez brave pour tenter l’expérience…?
Belle fête de l’Halloween quand même et soyez généreux pour les petits monstres à batterie, qui ne demandent qu’à se sucrer le bec, avec vos surprises.
Pas plus tard qu’aujourd’hui, mon ami Benoît qui sera des nôtres dans une semaine, me rappelait que notre camping au Québec, a pris ses aires de village fantôme, barricadé de toute part dans ses parures hivernales. La pluie battait son plein, une pluie froide d’automne qui incite à rentrer se réchauffer. C’est fou de constater que sur le même parallèle et 2 500 kilomètres plus au sud, il fait encore nos températures estivales. On vient justement ici pour ces raisons, ce soleil mur à mur, mais en même temps, on regarde le calendrier et on ne peut s’empêcher de penser au temps froid qui enveloppera le Québec dans les semaines qui viennent. Notre thermomètre valse parmi la trentaine de degrés et la température ressentie dépasse les 40°C. Avec le beau début d’automne que le Québec nous a servi, on peut dire qu’on est toujours en été depuis la fin juin.
Mais tout n’est pas parfait au pays des amerloques et si jadis, le coût de la vie était plus abordable ici en Floride, c’est de moins en moins vrai. Par exemple, une cafetière Keurig Élite 60 se vend 129$ alors que chez-nous on peut l’obtenir pour 99$. Le taux de change réel se situe autour de 7% avec notre huard qui ne cesse de perdre des plumes, au grand plaisir des exportateurs qu’on entend plus se plaindre. La situation économique n’est guère reluisante. Le taux de chômage est important et la reprise est lente. Il n’est pas rare de se faire interpeler dans les stationnements de centres commerciaux, pour quémander quelques dollars, avec la litanie de raisons et de photos évocatrices.
Le parc automobile réserve ses surprises. On passe des voitures de luxe aux bagnoles déglinguées, sans oublier les véhicules hors-normes qui sont ici la norme. Des camionnettes avec des roues tellement énormes, qu’elles occupent tout l’espace d’une voie, comme les bigfoot de ce monde, sans garde-boue et haut comme un gros véhicule récréatif. Quelques fois, on se demande comment ils s’y prennent pour entrer dans la cabine. Nous sommes au pays de la démesure et de l’extravagance. J’ai croisé un véhicule récréatif, complètement peint d’un vrai camouflage de guerre, arrêté au Walmart du coin. Son propriétaire, qui ressemblait plus à un prospecteur de l’ère de la ruée vers l’or, portait une immense barbe grise plus grosse que celle du Père-Noël. Il venait probablement de faire quelques emplettes, avant de regagner son paradis forestier, où il ne passera pas inaperçu.
Autre bizarrerie cet après-midi au même Walmart, alors que nous attendions pour passer à la caisse. Le couple qui nous précédait était à passer ses articles et présente sa panoplie de coupons, pour la plupart expirés et qui ont accaparé la caissière d’un bon cinq minutes, à courir après la superviseure pour régler ce petit problème. Pendant ce temps, la file grossissait. Au moment de payer, par carte de débit, voilà que Monsieur dit qu’il ne paiera que la moitié de l’addition, alors que sa conjointe paiera le solde restant, de la même manière. On aura tout vu ! C’était la première fois que je voyais ça. Je dois vous dire que Louise et moi, on a cette mauvaise habitude de toujours choisir la caisse où il se passe des choses bizarres… Et on fait ça sans le savoir !
Malgré tout, moi j’adore cette différence, j’aime les observer. Ces gens qui restent très polis et civilisés, sous leur accoutrement quelque fois méfiant. Pour eux, il n’y a jamais de problème, et ils sont accueillants. Ils savent bien qu’on apporte beaucoup de dollars et qu’ils ont ce qui nous manque le plus entre novembre et avril; la chaleur et le soleil. La luminothérapie quoi !
À travers le lot de mauvaises nouvelles quotidiennes, il se passe de belles choses, de belles histoires à raconter. Des initiatives qui donnent du bonheur et de la chaleur à l’âme dans un mouvement de générosité spontané pour rendre le quotidien plus beau et rempli d’espoir. C’est dans cet esprit que j’ai écouté avec admiration, l’histoire de Dominic Sigouin, diffusée à TVA hier dans le cadre de l’émission de Denis Lévesque.
Cet homme a offert 1000$ à un itinérant, en Estrie, pour lui permettre de quitter la rue. Avec un de ses amis, il a passé la journée avec lui pour notamment lui offrir de bon repas, l’habiller des pieds à la tête, se refaire une nouvelle coiffure bref, lui redonner la dignité et les outils pour se prendre en main et espérer des jours meilleurs. Un peu beaucoup comme donner au suivant. D’ailleurs, c’est, à sa manière, ce que se promet celui qui a été choyé durant cette formidable journée. Depuis, il s’est pris en main, trouvé un logement et un emploi, et heureux d’avoir eu cette chance inouïe, de croiser ce bon samaritain sur sa route.
Monsieur Sigouin a eu l’idée de poser ce geste, promptement après consultation sur Internet, et a poussé sa réflexion jusqu’à lancer l’idée sur les réseaux sociaux qui n’ont pas tardé à emboîter le pas dans cette aventure. Une collecte de fonds a été mise sur pied pour venir en aide à cet itinérant qui remettra lui-même la somme récoltée à un organisme caritatif de son choix, pour à son tour donner au suivant. Plus de 2 000$ ont été amassé depuis. De plus, Dominic Sigouin a créé une page Facebook le Foulosophe, qu’il nourrit de pensées positives. Il a changé d’emploi et ses priorités sur la vie ont pris une nouvelle tournure.
Je ne sais pas si vous avez eu la chance de visionner cette émission, mais c’était du bonbon. Un baume sur la misère humaine, une réalité qui nous frappe en plein visage. Le geste que Monsieur Sigouin a posé est tout à son honneur et il faudrait bien qu’il fasse boule de neige dans la communauté. Il disait qu’à chaque endroit où il s’amenait avec son protégé, les commerçants y allaient également d’un élan de générosité. C’est pour démontrer comment on peut procurer du bonheur et de la fierté quand on décide de faire sa part pour rendre la vie des autres plus sereine, heureuse et surtout ramener cette dignité qu’on a perdu à travers nos malheurs. La compassion et les sympathies ont
le don de soulever les montagnes. Alors dans notre quotidien, peu importe le geste, qu’il soit petit ou grand, il fera une différence parce que donner au suivant sans rien recevoir en retour, vous donne une sensation qui ne se décrit pas, mais se vit intensément. Bravo Monsieur Sigouin, vous avez toute mon admiration et vous avec vraiment fait ma journée.
Aujourd’hui, nous vivons notre première journée de pluie à Pioneer Village. Après les chaleurs extrêmes des derniers jours, une pluie fine, qui sera bénéfique pour la végétation, s’abat sur la région, mêlée à quelques éclaircies. Le tout devrait se dissiper dès demain. Notre installation est maintenant complétée et on se prépare à la peinture intérieure. Les prochaines semaines seront consacrées à cette tâche.
Le nombre de québécois augmente lentement. On doit bien être près d’une douzaine d’arrivés. Hier c’était au tour du beau-frère Jean-Guy, mieux connu sous le pseudonyme de Boum-Boum, et Francine de s’amener, fuyant les rigueurs de la saison froide. Les prochaines journées devraient voir arriver d’autres snowbirds québécois. Certains, moins chanceux, seront absents de notre délégation cet hiver, pour des raisons médicales. Mais ce ne sera que partie remise, le temps de se refaire une santé et de profiter à nouveau de cette évasion. On vous promet du soleil pour votre retour.
Depuis deux ans, l’administration du parc a la désagréable mission d’envoyer des lettres à ses résidents permanents et saisonniers, comme nous, pour voir à l’entretien et l’éradication des mauvaises herbes qui poussent dans les plates-bandes. Malgré le fait que cette obligation soit mentionnée dans nos contrats de location des sites, il est impossible, voire impensable, de se déplacer du Québec, pour l’entretien. Il faut donc prévoir le tout et payer à l’avance quelqu’un sur place, pour s’acquitter de cette corvée.
Ceci étant dit, photos à l’appui dans plusieurs cas, c’est un peu exagéré et le désherbage peut facilement attendre à notre retour, d’autant plus que le parc lui-même, laisse ses installations sans entretien et dans l’abandon le plus total. Je veux parler principalement du terrain de pétanque qui n’est plus qu’une surface de sable mélangé aux graminées qui l’ont envahi, d’où le titre de cet article prend toute sa signification. Cette aire de jeu est très achalandée tout l’hiver et il serait de mise que l’administration du parc applique son règlement. La photo ci-haut, démontre clairement la désolation de cet espace récréatif, situé près de l’entrée principale du parc. Avouez que c’est assez paradoxal.
Ceux qui me connaissent savent combien je ne suis pas un baigneur. La plage, à l’occasion, d’accord mais pour marcher sur le rivage les deux pieds dans l’eau. La piscine ? Il faut qu’il fasse chaud en pas pour rire, pour que m’y trempe le gros orteil. Mon seuil de tolérance à la chaleur doit être dépassé pour tenter la baignade. Et bien, c’est arrivé ! Aujourd’hui alors que le thermomètre indiquait 37°C et que la température ressentie dépassait largement les 40°C, une seule idée me restait en tête, l’immersion totale dans l’eau limpide de la piscine de notre camping. C’est celle que vous voyez sur la photo qui meuble cet article.
Ma Loulou, qui ne transpire jamais, dégoûte depuis trois jours. C’est qu’on est dans le ménage. Après 6 mois d’inactivité, la cabane avait besoin de goûter aux produits de nettoyage pour lui redonner sa propreté invitante. On respire mieux et c’est au prix d’efforts qui en valaient la peine. Alors Louise a eu la même idée fixe; la piscine ! Quelle sensation formidable de s’ébattre dans l’eau et de chasser en un clin d’œil, toute cette humidité accablante. On était à bout et c’était définitivement le remède de cheval à appliquer. Les snowbirds n’étant pas encore tous arrivés dans le coin, on a pu partager la grosse pataugeuse avec deux autres couples de baigneurs. Le bonheur total et j’irai même jusqu’à la jouissance ou l’orgasme, tant c’était super.
Il faut dire que présentement, dans le sud-ouest de la Floride c’est excessivement chaud au point ou le moindre effort prend une bonne dose d’énergie. Aux abords des conteneurs à déchets, je faisais la causette à un américain de la place qui m’avoua qu’une telle température l’affectait terriblement. Ce n’est pas peu dire. Encore trois jours à subir pareil assaut de Dame nature et les mercures devraient redevenir à la normale. Le beau-frère Jean-Guy, et Francine s’amènent ce mardi. Ils nous ont appelés en début de soirée pour nous informer qu’ils se préparaient à passer la nuit dans un hôtel de Fredericksburg, dans la région de Washington. On aura de la compagnie.
En terminant, une petite nouvelle locale qui est d’une importance capitale; Les citoyens de Fort Myers s’apprêtent à voter, le 5 novembre prochain, dans un referendum sur l’abolition pure et simple de leur service de police. L’alternative serait confiée au shériff du comté de Lee, un peu comme si la Ville de Québec confiait sa sécurité publique à la SQ. C’est tout un débat qui alimente les pages des journaux locaux. On dit que présentement, la réponse aux appels d’urgence est de 3 minutes 46 secondes pour les policiers locaux, alors que les agents du Sheriff mettent 7 minutes 34 secondes, à cause de l’étendue supérieure du territoire à couvrir. À la lumière du fort taux de criminalité aux États-Unis et de la prolifération des armes à feu, j’espère qu’ils prendront la bonne décision du statu quo.
On aura beau avoir toute la technologie la plus évoluée, vient un moment où ça flanche. Paf ! Plus d’Internet ! Coudonc, on faisait comment avant ? Il me semble que c’était l’âge de pierre, tellement la toile a changé nos vies. C’est la raison pour laquelle je n’ai pu vous raconter hier, notre dernière journée sur la route.
Nous sommes arrivés dans nos quartiers d’hiver à 15h30, sous un soleil de plomb et par une température de 35°C. Combiné à l’humidité, je vous fais grâce de la température ressentie avec le célèbre facteur humidex. Mais pas question de se plaindre, on fera avec.
Pour revenir à la technologie Internet, je devais être branché à mon retour mais voilà que des problèmes de filage, dans notre parc, ont fait en sorte que c’est seulement en fin de matinée aujourd’hui qu’on a pu obtenir la connexion. Dès les premières secondes, mon téléphone y allait allègrement dans la réception des courriels. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, 54 courriels remplissaient ma boîte, dont plusieurs s’inquiétaient de mon absence sur le blogue. Alors me voilà, assis confortablement devant mon clavier d’ordinateur, à vous écrire cette troisième journée sur les routes du pays des gougounes.
Avant d’entrer en Floride, il nous fallait traverser la Georgie en sirotant quelques gorgées de café McDonald bouillant (au fait comment font-il pour servir un café si chaud au point d’attendre quelques longues minutes avant d’oser s’y tremper les lèvres et se brûler). La Sunshine State, comme on surnomme la Floride, porte bien son nom parce qu’il brillait de tous ses feux. Presqu’au zénith, on pouvait sentir la puissance de ses rayons, annonciateurs d’une journée très chaude. Déjà, en fin de matinée, on dépassait les 30°C.
Au moment d’entrer au camping, c’est toujours la même impression qui nous gagne. Tout est calme. Les volets et auvents sont baissés pour nous rappeler que nous sommes les premiers à lancer la saison des snowbirds. Quelques autres sont déjà arrivés et s’affairent aux corvées de nettoyage. Dans quelques semaines, cet endroit s’animera, pour des grandes retrouvailles entre retraités pour la plupart. On retrouvera parents et amis qui partagent les mêmes objectifs; passer l’hiver au soleil ! Une activité qui prolonge les vies et chasse les petits inconforts propres aux aînés. Les raideurs sont moins évidentes, le vélo, la marche, la pétanque, les soirées et les sorties dans un esprit de camaraderie, c’est un peu beaucoup ça être des snowbirds.
Rendus à notre maison de parc, on vide le coffre de l’auto, on s’active à réveiller une petite maison endormie dans la chaleur et l’humidité accablante des mois d’été. Particulièrement chez-nous, un côté de la maison ne voit jamais le soleil et à l’automne, on peut voir une mince couche d’algues colorer le mur, laissée par l’humidité excessive des pluies quotidiennes estivales. C’est le branle-bas de combat pour s’installer. On y consacrera une bonne semaine pour tout faire le tour et redonner vie à notre site. On fait des merveilles avec les laveuses à pression et une fois terminé, la maison respire de propreté. C’est alors le temps de profiter de la vie et de se la couler douce et attendre le printemps. Quand on regarde les nouvelles de chez-nous et qu’on y voit une grosse tempête de neige. On a une belle pensée sympathique pour nos proches restés au pays en se disant qu’on en a échappé une bonne.
Pour les sceptiques de la Volt, je vous dirai elle s’est bien acquitté de sa tâche de nous mener à bon port, sans problème et avec une réserve électrique de 11 kilomètres à l’arrivée. On a roulé 2774 kilomètres pour une consommation moyenne combinée de 5,80 litres d’essence aux 100 kilomètres ou, si vous préférez près de 49 milles au gallon. Pour vous donner la dépense exacte de pétrole, nous sommes partis avec un réservoir plein et nous l’avons rempli à la fin du voyage; 156$ d’essence super (Indice d’octane 93 pour les puristes).
Finalement, pourquoi ne pas passer l’hiver avec nous. On a le cœur au partage et en venant faire un tour de temps à autre sur ce blogue, peut être ressentirez-vous un peu de cette chaleur du sud, à la lecture de mes articles. C’est un rendez-vous !
Nous en sommes à notre seconde journée sur la route et même si tout se passe très bien, on aura du rattrapage à faire demain. Une soixantaine de kilomètres avant d’atteindre la Caroline du Sud, un poids-lourd et sa remorque, ont arraché près de cent pieds de garde-fous, longeant la voie de gauche. Quatre-vingt-dix minutes de paralysie totale sur l’Interstate 77, en début d’après-midi, qu’il nous fut impossible de combler. Pourtant dès 7h20 nous prenions la route, sans circulation intense et sous un ciel dégagé, pour gruger les kilomètres en maintenant une vitesse moyenne de 110 km/h, dans les routes montagneuses. Le paysage est définitivement plus accidenté que sur l’Interstate 95, à laquelle nous sommes habitués.
La température demeure clémente avec un mercure à 26°C en après-midi. Demain, ce sera les culottes courtes… parole de scout ! On a observé nos premiers palmiers en Caroline du Sud. Arrivés en Georgie, le pétrole a bondi à 3,55$ pour du régulier. Si ce dernier est assez égal d’une station à l’autre, on ne peut en dire autant de l’essence super. J’ai fait trois stations-services sur deux coins de rue et la première affichait 3,79$, la deuxième 3,85$ et la troisième 3,99$ du gallon. Faut l’faire ! À 21h00, on fermait les livres de cette journée au Holiday Inn Express de Savannah South, d’où je rédige ce papier.
Saviez-vous que les autos sont musulmanes aux States ? Et oui ! La photo qui agrémente cet article a été prise par Louise, alors qu’on suivait une remorque chargée de voitures neuves BMW, dans les Carolines. Celles-ci arboraient fièrement la Burqa. On aura tout vu ! Et moi qui croyais que c’était seulement au Québec qu’on était pogné avec ça. J’aimerais bien voir le genre d’accommodements raisonnables auxquels elles vont avoir droit. Déjà un traitement de faveur. Enfin bref, une mascarade qui a fait jaser et activer mon esprit fertile.
Un autre petit mot sur notre Chevrolet Volt. Le trajet de ce mardi s’est fait en montagne avec des vitesses entre 108 et 113 km/h, sur 1000 kilomètres. Toujours rien à signaler de particulier, si ce n’est son agrément de conduite. Comme hier le trajet s’est fait principalement sur l’autoroute. Voici les performances :
Kilomètres parcourus : 1027 dont 15 en mode électrique et 1012 en mode essence, pour une performance combinée de 6,06 litres aux 100 km ou 47 milles au gallon. Ma vitesse moyenne était de 110 km/h.
Essence employée : Indice d’octane 93. Deux pleins d’essence dont le premier pour 19,02$ et le second à 21,54$.
J’ai pu observer la gestion de l’énergie électrique générée par la voiture et transférée à la batterie, lors de décélération et de freinage. Lors de la descente d’une dénivellation constante, sur près de 8 kilomètres, la batterie a pu emmagasiner 5 km supplémentaires dans ses réserves, pour utilisation ultérieure en mode 100% électrique. C’est assez impressionnant pour moi. Au départ ce matin, j’avais 45 km d’autonomie électrique et il m’en reste encore 31 pour entamer la dernière portion du voyage. Nous devrions être à la maison du pays des gougounes en après-midi, demain.
En terminant, nous voulons remercier, Louise et moi, tous ceux et celles qui prennent la peine de nous écrire un commentaire sur mes articles, tant sur le blogue que dans Facebook. Continuez cette excellente habitude. Vous n’avez pas idée combien c’est stimulant pour nous et avant tout apprécié. On prend le même plaisir que vous, à vous lire.
Sur le coup de six heures, ce matin, Big Ben activait son tintamarre pour nous faire sauter du lit. C’est le jour du départ vers le soleil et on s’acquitte de la petite corvée d’hivérisation, pour quitter le camping à huit heures pile. Robert et Lucie, nos voisins, sont là, le nez dehors pour nous saluer une dernière fois. La Volt roule sans bruits, comme pour ne pas déranger la quiétude du parc. Nous voilà sur la 15 Sud pour franchir les lignes, comme on dit dans notre jargon. Qu’on le veuille ou non, c’est toujours un peu énervant de subir cette formalité, même si nous sommes blanc comme neige. L’officier ne le sait pas et ce n’est pas nécessairement écrit dans notre visage. Il a quand même ouvert le hayon pour une inspection de routine. Le have a good trip qu’il nous a lancé a soudainement allégé l’atmosphère et c’est le cœur léger qu’on a pris le petit déjeuner, au MacDonald de Champlain.
Le soleil était du voyage jusqu’en fin d’après-midi où il s’est quelque peu voilé. Le mercure affichait les 24°C pour descendre à 18°C au moment de rentrer à l’hôtel vers 20h30. Tout au long de la route, le paysage affichait ses coloris d’automne et les carcasses de chevreuil jonchaient les accotements, livrés aux charognards. C’est toujours un spectacle triste, mais personne ne semble s’en soucier vraiment. Nous avons parcouru 953 kilomètres et notre premier arrêt pour le dodo, d’où je ponds cet
article, est le Holiday Inn Express de Falling Waters, en Virginie occidentale, à la sortie 20 de l’Interstate 81. Depuis trois ans, nous avons adopté cette chaîne qui offre toujours des unités très propres, confortables, incluant l’internet sans-fil à haute vitesse ainsi que le petit déjeuner continental, tout à fait gratuitement. On s’endort dans un douillet très grand lit avec des couvertures fraîches, pour 99$ la nuit, taxes en sus. Croyez-moi, on a déjà vécu des expériences désagréables dans des motels pas chers… et ça ne valait pas cher. Si on peut séjourner en Floride tout l’hiver, pas question de lésiner sur les arrêts dodos sur la route. Après tout, c’est la clé d’un sommeil réparateur avant de reprendre la route le lendemain en pleine forme.
Un petit mot sur notre Chevrolet Volt qui vit aussi l’expérience d’un trajet de près de 3 000 kilomètres. Pour rassurer tous les sceptiques, elle remplit son devoir à merveille. Nous sommes partis ce matin avec une batterie complètement chargée qui nous donnait 65 kilomètres d’autonomie 100% électrique et un réservoir plein d’essence pour 535 kilomètres. Comme le trajet se fait principalement sur l’autoroute, j’ai utilisé la batterie uniquement pour la circulation en milieu urbain et dans les haltes routières. Le reste en mode autonomie prolongée (génératrice à essence). Voici les résultats :
Kilomètres parcourus : 953 dont 13 en mode électrique et 940 en mode essence, pour une performance combinée de 5,42 litres aux 100 km ou 52 milles au gallon. Ma vitesse moyenne était de 102 km/h.
Essence employée : Indice d’octane 91. Deux pleins d’essence dont le premier pour 24,02$ et le second à 22,14$.
Je suis plus qu’enchanté des résultats et mon objectif premier est de faire tout le trajet en combinant l’électricité et l’essence sans recharger la batterie avant d’être arrivé à destination. Demain pour le jour deux, nous décollons avec une autonomie de 45 km en électricité. Ma façon de conduire est: jusqu’à 80 km/h j’utilise l’électricité. Au-dessus de cette vitesse, je me place en mode carburant. On verra bien, mais à la mesure des résultats d’aujourd’hui, j’ai confiance.
Enfin, l’interdit de publication est levé ! Pour respecter la consigne, leurs proches n’ayant pas été avisés, notre cercle d’amis campeurs s’enrichi de la présence de nos amis Linda et Benoît, qui nous ont fait la surprise de venir s’installer au camping La Clé des Champs. De nouveaux résidents ! En fait, deux petites rues nous séparent. Une agréable nouvelle qui a fait notre journée, au matin du 16 septembre dernier, alors que Benoît avec sa tasse de café bien en main, s’amenait nous l’apprendre.
Inutile de vous dire que l’ami Benoît, un bourreau de travail, s’est vite mis à la tâche de s’installer; cabanon, caravane, terrasse, pavillon et même une partie de l’aménagement paysager ont pris forme. La photo ci-contre donne un bon exemple du travail accompli. En bon voisin, je lui ai donné un peu de mon temps pour apporter ma modeste contribution, afin de s’assoir et relaxer avec quelques bonnes frettes, derrière la cravate. Maintenant, toute la planète le sait !
Louise et moi, sommes très heureux de leur compagnie, puisqu’on partage pas mal les mêmes idées et surtout, notre nouveau style de vie. Étant des citoyens de la Rive-Nord, on se promet de leur faire découvrir notre accueillante Rive-Sud, et sa circulation plus calme. L’an prochain, Louise se chargera d’initier Linda aux attrayantes boutiques du Quartier Dix30 tout près. D’ailleurs, on en a déjà fait un survol, puisque pas plus tard qu’avant hier, On a dîné au Five Guys du quartier, histoire de se payer une bouffe à l’américaine en prévision de la migration vers le sud, qui approche. Là-bas aussi, on fréquente le même camping depuis quelques années.
Ouf ! Moi, garder un secret depuis près d’un mois ? Il était temps ! Bienvenus dans notre patelin les amis.
Les années passent sans qu’elles n’effacent les douloureux souvenirs. Ce 13 octobre est toujours présent dans notre mémoire et je prends le temps d’avoir une pensée pour vous, belle-maman.
Aussi longtemps que le cœur se souvient, les souvenirs ne meurent pas. Continuez de veiller sur nous et de guider chacun de nos pas. Ceux qui nous sont chers revivent dans nos mémoires.