C’est aujourd’hui la Journée mondiale du diabète. La campagne 2012 de cette journée, marque la quatrième année consacrée à l’éducation et la prévention de cette maladie.
Après le sommet des Nations Unies sur les maladies non-transmissibles (MNT) en septembre 2011, il est urgent de continuer et de renforcer l’élan produit par l’événement, de poursuivre la conscientisation aux facteurs responsables du diabète et de l’épidémie des MNT et de promouvoir les solutions adaptées. Il est important de faire appel aux sentiments des individus concernés et du grand public pour atteindre ces buts.
La campagne fera le lien entre le besoin urgent d’action et la protection de la santé des générations futures. L’accent sera plus particulièrement mis sur l’importance de l’éducation – pour les professionnels de la santé, les personnes atteintes de diabète – afin de réduire l’impact du diabète dans le monde.
La campagne aspire à ÉDUQUER, ENGAGER et RESPONSABILISER la jeunesse et le grand public au diabète. Le slogan choisi est Diabète : protégeons notre futur. Les trois messages-clés de la campagne sont :
Accès à l’éducation pour tous
Toutes les recherches nous démontrent que le diabète de type 2 peut être évité ou tout au moins retardé en changeant ses habitudes de vie. Seulement, il s’agit de savoir comment le faire. Les médecins devraient pouvoir diriger les gens vers des ressources d’informations lorsqu’ils détectent un risque de faire du diabète chez leurs patients.
De même lorsqu’une personne a été diagnostiquée, celle-ci devrait avoir la possibilité d’avoir accès le plus rapidement possible à l’éducation. À l’heure actuelle, dans la plupart des pays, seulement une minorité de gens ont la chance d’y avoir accès.
La façon dont nous vivons met notre vie en danger
Nos habitudes de vie ont profondément changé depuis une cinquantaine d’années. Jamais nous n’avons eu autant d’accès à la nourriture en abondance, en même temps le travail souvent devenu plus sédentaire a fait diminuer le taux d’activité physique d’une grande partie de la population. Ces deux phénomènes ont fait bondir le taux de diabète, d’abord dans les pays industrialisés, puis maintenant, il touche de plus en plus les pays émergeants. Si rien n’est fait pour améliorer nos habitudes de vie, nos enfants risquent d’être atteints de diabète en plus grand nombre t leur longévité pourrait être plus courte que celle de leurs parents.
Les personnes atteintes de diabète font face à la stigmatisation et à la discrimination
Malheureusement, au lieu de s’entraider collectivement à prévenir le diabète et les complications qui en découlent, les gens vont souvent mettre la faute sur le peu de volonté des gens qui sont diabétiques, alors que l’environnement social a une lourde responsabilité dans la progression de cette maladie.
En ce 14 novembre, la population est donc appelée à réfléchir sur le diabète et ses conséquences et à proposer des voies de solutions auprès des gouvernements. Il s’agit de sensibiliser le plus de personnes possibles à la lutte au diabète.
Source: Revue Plein soleil, automne 2012
Après quinze années de décrochage, voilà que je me remets au golf. Ici, chaque mardi, des quatuors sont formés pour jouer sur des terrains à proximité. On met notre nom sur une liste et le tour est joué. J’étais au courant de cette activité mais disons qu’elle ne m’attirait pas vraiment. Est-ce que l’exploit de réussir un trou d’un coup, réalisé par mon ami Gilles l’hiver dernier, y est pour quelque chose? Probablement pas!
L’envie m’est revenue lorsque j’ai fait le ménage dans nos choses l’été dernier, juste avant de vendre la maison. En regardant mon sac se morfondre entre les vélos, les balais et toutes ces choses qu’on remise dans un garage, j’ai fais virtuellement un retour en arrière en me rappelant toutes les agréables rondes de golf que j’ai disputé dans ma vie et je me suis dis pourquoi pas! Je pourrais apporter tout ça en Floride et en profiter encore un peu.
La décision n’a pas été trop dure à prendre. J’ai ouvert le sac pour découvrir mes vieux bâtons, encore potables, pour une reprise des activités. Les fers, pas de problème, mais les bois… démodés. J’étais très loin des Big Bertha d’aujourd’hui, ces gros bois de métal surdimensionnés. Qu’à cela ne tienne, mon beau-frère Gaston, ayant eu vent de mon retour au golf, est venu à ma rescousse, en me refilant un gros bois 5, des fers 2 et 3, en plus d’un driver énorme, à faire peur. Un cadeau apprécié, qui ne me fera pas passer pour L’homme de Neandertal du golf. Il me reste encore un gros bois 3 à trouver et avec les nombreux marchés aux puces de la région, le choix ne sera pas trop difficile pour combler cette lacune. 
Alors j’en suis là et aujourd’hui, je brisais la glace pour une première ronde avec Harold, André et Lisette, sur le Copperhead Golf Club, pas très loin d’ici. Le bonhomme n’était pas trop rouillé et même que mes coups de départs et les roulés sur le vert étaient à la hauteur, comme au bon vieux temps. C’est surtout près des verts que la sauce s’est gâtée. C’est un peu normal après toutes ces années. La coordination et le synchronisme vont revenir avec la pratique. Finalement, j’ai terminé avec un honorable pointage de 105, satisfaisant dans les circonstances. Je me donne quelques semaines pour améliorer mon jeu et, à raison d’une fois par semaine, je compte bien y arriver.
La saison est bien amorcée ici à Pioneer Village et, ce dernier samedi, c’était le souper des retrouvailles, ou Welcome back dinner, comme on dit ici. Poulet, bifteck et bonne humeur étaient au menu de ce premier souper de la saison à la salle communautaire.
Il y avait foule et des événements du genre sont très courus. Alors pas besoin d’ajouter que les billets s’envolent à la vitesse de l’éclair. C’est presque aussi intense qu’un bon concert rock au Centre Bell. Il faut souvent faire la file pour être assuré de mettre la main sur les billets convoités.
Un repas complet avec une généreuse portion de poulet à 9$ ou le bifteck à 10$, sont vraiment des aubaines. S’ajoute à ce festin, une soirée dansante mettant en vedette un artiste local, pour nous permettre de bien digérer le repas. Les popotins se font aller et croyez-moi, les seniors n’ont rien à envier à notre jeunesse. On dirait qu’ils sont tombés dedans étant petits.
L’inflation ici, on ne connaît pas ça durant ces festivités; l’eau embouteillée, les croustilles et boissons gazeuses sont toutes à cinquante cents. Le comité social se charge de l’organisation de toutes les activités culturelles et de divertissements, année après année, en y mettant le meilleur d’eux-mêmes pour que ce soit un succès. Et ils réussissent haut la main et toujours dans la cordialité, accompagné d’un chaleureux sourire. Les tirages de contributions volontaires sont toujours populaires, comme chez-nous.
D’ailleurs, il n’y a absolument rien pour s’ennuyer à Pioneer Village. Le calendrier mensuel est toujours rempli et il faut parfois s’auto-discipliner pour ne rien manquer; billard, fer, bocce, pétanque, bingo, aquaforme, cours de danse en ligne, golf, tennis… Bref, une panoplie d’activités qui nous ragaillardissent. On garde la forme en restant des jeunes-aînés ou des aînés-jeunes. En tout cas, on n’entend personne se plaindre… au contraire. Je demeure convaincu que ces séjours au soleil prolonge notre qualité de vie. Lorsqu’on rentre au Québec le printemps venu, c’est pour relaxer de notre hiver.
Par ailleurs, certains lecteurs et lectrices m’ont demandé la possibilité de visionner les images de notre maison. Pour votre bon plaisir, ce lien vous permet de visionner un tour du propriétaire. Encore quelques petites retouches purement esthétiques et on pourra s’assoir sur nos lauriers pour le reste de l’hiver et profiter du doux climat tropical. Bon visionnement!
Aujourd’hui, 11 novembre, partout dans le monde on célèbre l’Armistice; Le Jour du Souvenir. L’Armistice fait référence à la fin de la première grande guerre mondiale et c’est précisément le 11 novembre 1918 que l’événement a eu lieu, comme le décrit le texte qui suit :
À 6 heures du matin, les généraux allemands signent l’armistice avec les alliés près de la gare de Rethondes dans l’Oise. Dans le wagon-restaurant aménagé en salle de réunion, l’amiral Wemyss, le maréchal Foch et le général Maxime Weygang mettent fin à quatre ans de guerre. Le cessez-le-feu prend effet à 11 heures. Tous les combattants veulent croire que cette guerre est la « der des der ». Ce premier conflit mondial aura fait plus de 8 millions de morts.
Plus près de nous, il faut se rappeler de la cent cinquantaine de soldats canadiens, dont plusieurs de la base militaire de Valcartier, qui ont fait l’ultime sacrifice de leur vie, pour protéger celles, déjà fragiles des autres et pour faire régner la paix. De tous temps, les conflits armés ont toujours existés, parfois pour des idéologies, des religions, ou simplement pour conquérir d’autres territoires. Des batailles qui ont fait couler le sang inutilement et souvent pour assouvir l’avidité des hommes.
C’est un jour de recueillement aujourd’hui, pour que jamais on n’oublie l’immense sacrifice humain de la guerre, avec l’espoir de vivre enfin en paix sur cette terre, tous peuples confondus.
Trois ans se sont écoulés et le souvenir de ton discret départ en cette froide nuit du 8 novembre 2009 est toujours frais à ma mémoire. Aujourd’hui, Louise et moi te rendons cet hommage bien mérité. C’est une façon et une occasion pour te remercier pour ces souvenirs inoubliables qui habitent nos cœurs à tout jamais. On se rappelle ton faible pour les friandises et cette image provoque toujours un sourire. Maintenant que tu n’es plus seul dans cette immensité, continu de veiller sur nous avec nos autres proches qui se sont joints à toi.
La force de l’espérance est ce qui nous permet de se remémorer les souvenirs de ceux qui ont marqué notre vie.
Cinq belles bougies multicolores pour célébrer la cinquième année d’existence de ce blogue. Jour après jour, votre assiduité ne fait pas défaut et vous êtes les artisans de ce succès.
Les archives s’enrichissent de près de 1 000 articles qui sont encore consultés aujourd’hui et le nombre de visiteurs flirte avec les 90 000. Au risque de me répéter, c’est un succès que je n’ai jamais osé imaginer.
Comme me le répète ma conjointe, je prends ça un jour à la fois et même si quelquefois je suis victime de la foutue page blanche, l’intérêt et surtout la passion d’écrire et de me mettre à nu devant vous ne me manque jamais.
Continuez de me lire parce qu’en somme, vous êtes ma source d’inspiration et pour tout ça, je vous dis merci, merci et encore merci. Je vais m’appliquer à continuer de vous divertir au meilleur de mes capacités. En attendant, je trinque à votre santé.
La petite maison dans la prairie, comme se plaît Louise à qualifier notre coquette maison, est maintenant aménagée selon notre projet; simple, chaleureuse, invitante et débarrassée de son éponge à poussière; le tapis. Oui, le plancher est terminé avec la pose des plinthes ce lundi et le travail inestimable de Mario et Jean-Guy pour réaliser la rénovation. La photo qui agrémente cet article montre le salon sur le nouveau parquet. Quelques photos, toiles et encadrements ont complété la décoration. Quant à la peinture, le projet a été reporté à l’hiver prochain. Après tout, c’est parfaitement potable présentement et nous sommes ici pour nous reposer et se la couler douce, en priorité. Le reste peut attendre.
Justement, pour vous démontrer à quel point on prend nos aises, c’est notre iRobot Roomba qui s’occupe de passer l’aspirateur. Programmé pour 10h00 chaque mercredi matin, il s’est exécuté pour la première fois aujourd’hui et une fois sa besogne accomplie, il est sagement retourné à sa base sans aucune autre assistance. Même qu’à la fin de son cycle, il s’est permis de jouer une petite mélodie victorieuse, préprogrammée évidemment. Ça n’empêche pas de passer le gros aspirateur de temps en temps, mais disons qu’il s’acquitte très bien de sa tâche… parole de Normand, que ne partage pas nécessairement Loulou à 100%. Mais bon! Nous les mecs, quand on veut se passer d’une corvée, on s’organise. Un bon petit investissement et on se comprend bien, mon Roomba!
Finalement, hier soir, je me suis installé devant le téléviseur pour regarder les résultats des présidentielles américaines à la télé locale. J’ai trouvé l’exercice très captivant, alors que les deux candidats étaient nez à nez. Très tard en soirée, mon ami Barack était déclaré élu et reconduit dans ce poste prestigieux. Je ne suis pas un spécialiste de la politique américaine mais ce Barack a toute une bouille sympathique et charismatique en plus de dégager confiance et intégrité. Pour moi, je l’admire autant que John F. Kennedy et Bill Clinton, mes favoris des cinquante dernières années. Et ce que j’aime par dessus tout des élections américaines, est le fait que leur constitution ne permet pas à un président de faire plus de deux mandats. L’intérêt pour la nation s’en trouve rehaussée, à mon avis, puisque ce deuxième mandat lui permettra de continuer à réaliser ses réformes et d’y préparer son héritage qui, je l’espère, fera l’histoire de façon positive et marquante pour le peuple américain.
Mes interventions sur le blogue sont un peu espacées et vous m’en voyez désolé. Mais les journées passent vite à s’installer et lorsque vient le temps d’écrire, le sommeil me gagne, exténué. Par contre la rénovation du plancher devrait se terminer demain, par la pause des quarts de rond et, mise à part le lavage extérieur des murs de la maison et des fenêtres, il ne restera que de menus travaux à compléter. À notre arrivée, on s’était donné deux semaines pour tout faire et on respecte l’échéancier.
Déjà une première semaine de passée et les snowbirds continuent de rentrer à Pioneer Village. On voit aussi de nouveaux visages qui avaient l’habitude d’hiberner vers l’Arizona et le Texas choisir notre parc, pour l’hiver qui vient. D’autres sont comme nous et apprivoisent leur nouvelle demeure, laissant le véhicule récréatif au Québec. C’est le cas notamment de Pierre et Fleurette, à qui on a fait une petite visite de courtoisie aujourd’hui. Pierre c’est notre organisateur, lorsqu’on se rend une fois l’an à Tampa Bay, voir jouer nos Glorieux. Peut-être que cet hiver, on devra s’en passer… À moins que Monsieur Bettman laisse tomber son égo et décide de rendre le hockey aux amateurs.
Quoi qu’il en soit, nous résidons maintenant dans un nouveau quartier du parc, sur la première rue. sitôt entré dans le camping. Nous sommes au 97 S Pioneer St. et les photos qui accompagnent cet article représentent notre maison de parc côté nord, ainsi qu’une vue de la rue qui mène chez-nous. Comme dirait mon ami Benoît, nous habitons le quartier défavorisé du parc, le quartier huppé étant celui de son frère Mario. Fort Myers étant la City of Palms, les palmiers ne manquent pas et leur variété est étonnante. Plus de mille, à ce qu’on raconte. De plus en plus de québécois se sont portés acquéreurs des maisons dans ce secteur et si la tendance se maintient, ils seront de plus en plus nombreux à s’installer en permanence, c’est à dire tout l’hiver. Sans avoir le total exact, le nombre de compatriotes propriétaires dépasserait les 60. Disons que ça fait rouler l’économie locale qui en a grandement besoin.
Côté température, c’est du soleil mur à mur depuis notre arrivée et ce n’est pas Louise qui va s’en plaindre. Son genou se porte à merveille et Galarneau n’est pas étranger à ce bien-être. Aujourd’hui, le mercure indiquait le mid-80, comme le diffuse la météo locale qu’on écoute de temps en temps, curieux que nous sommes. Parce que nous aimons notre confort et que la télé américaine d’ici n’est pas très dynamique, nous sommes branchés sur la télé satellite de ShawDirect. De cette façon, nous gardons le contact avec nos racines tout en se tenant bien informés. On visionne les chutes de neige du Québec avec un brin d’ironie, en se disant que nous sommes chanceux de s’en passer. Parce que soyons honnête, c’est le soleil et la chaleur qui nous pousse ici parce que pour le reste, nous n’avons pas à nous plaindre de notre cher Québec… Sauf peut-être les taxes! 6% ici et c’est assez plaisant de voir peu de différence entre le sous-total et le total sur chacune de nos factures. Comme dirait l’autre; c’est dur mais ça s’endure.
Arriver dans une nouvelle maison nous offre toujours son lot de surprises, parfois agréables, parfois moins. Depuis notre arrivée, on s’attaque à la tâche. Et même si ici le gel, comme nous le connaissons au Québec, est inexistant, les temps d’inoccupation d’une résidence demande une attention particulière. Les systèmes qu’on a mit en quarantaine lors du départ en avril, doivent de nouveau être opérationnels. Les cas de joints d’étanchéité qui sèchent sont fréquents. De découvrir un ou quelques insectes sur le dos, victimes d’une lente agonie, le sont aussi. Aujourd’hui, il nous a fallu remplacer le réservoir d’eau chaude qui a décidé de rendre l’âme. Une petite dépense salée mais qui était nécessaire. On n’est tout de même pas pour se laver au Tide à l’eau froide.
Dès l’achat de cette maison le printemps dernier, notre idée était arrêtée de remplacer tout les tapis par un nouveau plancher de bois. On s’est attaqué en priorité à ce projet, avec l’aide de Francine et Jean-Guy, en enlevant tout le tapis, un travail tout de même astreignant, en plus de magasiner les matériaux. Mais le travail devrait être de qualité puisque le maître Mario a été retenu pour effectuer le travail. Ce n’est pas que je veux lui mettre la barre haute, mais son expérience est indéniable dans tout ce qui s’appelle bois. La photo de cet article, donne un bref aperçu du chantier. Je vous promets de vous montrer le résultat final sitôt le travail terminé.
Pas besoin de vous dire que les journées sont bien remplies et qu’une fois la soirée amorcée, on ressent une certaine fatigue et on s’endort dès que la tête frappe l’oreiller. Malgré tout nous sommes fier de notre progression et la maison commence à ressembler à ce qu’on avait planifié.
En terminant, la température est idéale pour travailler et à la télé locale, c’est la course à l’élection présidentielle qui occupe toute la place avec, pas très loin derrière, les ravages de l’ouragan Sandy. Petit détail encourageant, l’essence régulière se vend 3,39$ le gallon, dans les environs, soit l’équivalent de 89 cents le litre, chez-nous… et les américains continuent de rouler dans leurs gros pickups, même si les hybrides Toyota Prius sont de plus en plus populaires.
En cette journée d’Halloween, quoi de plus approprié qu’une histoire de peur. Partout dans les quartiers aux alentours, les gens se préparent depuis plusieurs semaines à recréer une ambiance morbide, où les morts-vivants se mêlent aux loups-garous, fantômes, squelettes et monstres, tout droit sortis de notre imagination, très souvent fertile. Alors pour garder la tradition, parce que je suis trop vieux pour me déguiser et quémander friandises et chocolat, je vous offre l’histoire qui suit trouvée sur Internet et à écouter dans l’obscurité totale et en ne s’éclairant que d’une petite lampe de poche.
Préambule
L’évocation des esprits, appelée aussi «spiritisme »,ne doit être exécutée que par des GENS SPÉCIALISÉS. Le rituel doit être pratiqué dans une atmosphère spéciale et doit suivre une procédure bien stricte. Il est important que tu NE PRATIQUES JAMAIS ces expériences, seul ou avec un groupe d’amis, sans être accompagné d’un expert en la matière. S’il est possible qu’un esprit entre en contact avec toi, il n’est pas forcement évident de pouvoir s’en débarrasser…
Le récit
L’histoire suivante m’a été racontée par Grand-Mère un peu avant son décès. C’était une vieille dame que plusieurs jugeaient folle, car elle croyait que nous vivions constamment entourés d’âmes en peine et qu’il suffisait de les inviter pour les apercevoir. Aujourd’hui, avec l’âge, je constate qu’elle n’était peut-être pas aussi sénile que ça…
Revenons donc à notre histoire. Elle se déroule en 1955, dans un petit village appelé Satton. C’est l’histoire de Kary, une fillette de 13 ans dont l’activité préférée était d’être le centre d’intérêt de tous. C’était le genre de petite fille prête à tout pour être la plus populaire. Un beau jour, probablement pour avoir l’air « cool », Kary décida d’organiser une soirée de spiritisme. Bien sûr, elle n’y croyait pas vraiment, mais le côté mystérieux et terrifiant de cette activité semblait avoir la cote auprès des jeunes.
Comme toute bonne fille populaire, et surtout pour ne pas avoir l’air incompétente, elle alla s’instruire à la bibliothèque de la ville. Elle n’eut pas à chercher bien longtemps, car de multitudes ouvrages traitent de ce sujet. Elle trouva tout ce qu’il faut pour la séance : chandelles, sons d’ambiance et même les quelques phrases à dire pour s’assurer du succès de l’évocation. Toutefois, elle ignora la section de mise en garde expliquant les précautions à prendre et surtout « Quoi faire » en cas de perte de contrôle. Une première erreur qui lui sera reprochée bien des années après.
La soirée de spiritisme s’est déroulée le 20 septembre 1955. Une date qui restera marquée dans les archives de la ville. Kary avait tout prévu. Elle avait organisé l’événement dans la petite cabane de bois que son frère avait construite à quelques minutes de la civilisation. Un endroit isolé dont peu de personnes connaissaient l’existence. Comme ça, ils ne risquaient pas d’être dérangés pendant la cérémonie.
19h00 heures – Arrivée de Kary
Connaissant l’importance de l’ambiance dans ce rituel, Kary prépara le lieu avec soin. Une lumière diffusée par 6 chandelles blanches réparties le long des murs, un son d’ambiance choisi selon les consignes d’invocation, une petite table ronde placée au milieu de la pièce et sans oublier l’immense vase de cristal au centre de la table.
20h00 heures – Arrivée des invités
Comme invités, il y avait Paul, Étienne, Julie, Mylène et Jane. Donc 6 personnes, en incluant Kary. Dès leur entrée, la peur était au rendez-vous. L’ambiance était si effrayante que Mylène n’a jamais voulu pénétrer dans la petite cabane de bois. Elle décida donc d’assister à l’événement en regardant le tout par la petite fenêtre côté ouest. Une sage décision car c’est bien grâce à ce geste que nous pouvons aujourd’hui vous raconter cette histoire.
20h30 heures – Préparation
Malgré son inexpérience en la matière, Kary leur expliqua avec assurance le déroulement de la cérémonie, comme si elle avait à plusieurs reprises expérimenté une telle situation. C’est probablement sa prestance et sa certitude qui forcèrent les jeunes à aller plus loin.
20h42 heures – Début de l’invocation
Le groupe était disposé en rond autour de la petite table, les mains unies et, dans un silence absolu, fixait profondément le vase de cristal. À voir leurs tremblements, il s’en serait fallu de peu pour que Jane et Julie partent en courant hors de cette foutue cabane. Kary commença à prononcer les paroles d’invocation :
– Esprits, Esprits êtes-vous là ?
– Esprits, Esprits, nous voulons communiquer avec vous.
Elle répéta cette phrase à plusieurs reprises pendant quelques minutes. TOUT À COUP ! La table bondit légèrement sur elle-même, provocant ainsi un son très sourd. Julie lança un cri, et Étienne faillit mourir d’une crise cardiaque. Tous se regardèrent en espérant probablement que quelqu’un avouât en être la cause. Mais, à voir leurs airs terrifiés, il était plus qu’évident que ce phénomène ne provenait pas d’eux.
MAIS QUI AVAIT FAIT ÇA ?
Soudain ! Le même phénomène se reproduit ; la table rebondit de nouveau sur elle-même mais, cette fois-ci, une lueur bleutée jaillit au centre du vase de cristal. Un nuage légèrement transparent était apparu et se tenait là, emprisonné au cœur de ce gros vase.
Paul, terrifié, et d’un geste spontané de défense, frappa le vase du revers de la main. Le vase se renversa, laissant ainsi s’échapper la lueur bleue. Au bruit de roulement du vase, tous s’arrêtèrent de respirer, en espérant que ce geste n’ait aucune conséquence. Mais C’EST À PARTIR DE CE MOMENT que tout a commencé.
21h01 heures – Le début
Quelques secondes après le bris du vase, les six chandelles s’éteignirent, laissant le groupe dans une obscurité totale. Dès l’instant suivant, la porte d’entrée et la fenêtre se fermèrent avec une telle puissance que l’endroit vibra. Malgré les efforts de tous et de chacun, il était impossible de les ouvrir. Même Paul, soi-disant expert en karaté, ne put rien faire contre la porte, ou contre la force qui la retenait.
21h04 heures
Attention ! Il est important que vous sachiez qu’à partir de ce moment le reste de cette histoire est basée sur des interprétations découlant des cris et des sons entendus par Mylène qui était restée, rappelons-le, à l’extérieur des lieux.
21h07 heures – La présence
La panique était installée à la l’intérieur de la maisonnette. Julie et Jane criaient et pleuraient de frayeur. Paul et Étienne, hurlant, essayaient désespérément de fracasser la porte avec leurs pieds. Kary était terrorisée, mais essayait de rester calme et de réconforter Jane qui commençait à s’étouffer. La pauvre souffrait de claustrophobie ; la peur des espaces restreints. Soudainement ! Julie et Jane se calmèrent. Leur respiration diminuèrent et remercièrent Kary d’avoir emmené son CHAT.
– Sa présence a un effet tranquillisant, dit Jane, en caressant doucement l’animal.
– QUOI ! lança KARY ! Mais je n’ai pas emmené mon chat !
Mylène se rappellera toujours du moment de silence qui s’ensuivit. Paul, paniqué, sortit de sa poche une petite allumette qu’il s’empressa d’enflammer. CHOSE QU’IL N’AURAIT PROBABLEMNT PAS DÛ FAIRE. Les derniers cris entendus par Mylène ont été les suivants :
– MAIS C’EST QUOI, CETTE CHOSE ?
– AH, MON DIEU, C’EST IMPOSSIBLE !
22h00 heures – Les secours
Les secours ont été contactés par Mylène, quelque part vers les 21h15, et c’est vers les 22h00 qu’ils arrivèrent sur les lieux. La cabane en bois était vide. TOTALEMENT VIDE. La porte et la fenêtre étaient grande-ouvertes, ne laissant aucun débris apparent. Les lieux ne montraient aucune trace de saccage, à l’exception d’un gros vase de cristal renversé sur le sol.
Conclusion
Malgré les recherches intensives pendant des mois, les enfants n’ont jamais été retrouvés… Selon Mylène, il paraît que depuis cet incident, tous les 20 septembre, entre 21h00 – 21h10, si vous visitez la petite cabane de bois, vous pourrez entendre les voix des 5 gamins demandant de l’aide.
Bon Halloween!
Depuis 12h50 aujourd’hui, nous sommes arrivés à Pioneer Village, dans nos quartiers d’hiver. On apprivoise maintenant notre nouvelle résidence et on a du pain sur la planche. La remorque pleine à craquer, il nous faut maintenant ranger tout ça. Rien ne presse, on a tout notre temps. On s’attaquera d’abord à enlever la moquette pour la remplacer par du plancher flottant. Ensuite, on fera le tour du propriétaire pour la personnaliser selon nos goûts.
Le trajet Daytona Beach-North Fort Myers s’est déroulé sous le soleil avec un confortable 25 degrés Celsius. En rentrant sur le terrain de camping, nous avons eu une agréable surprise de constater que l’enseigne lumineuse arborait PIONEER VILLAGE, bien en évidence. Enfin, l’administration du parc s’est décidée à bien identifier l’endroit, après trois années d’attente. La désuète annonce de Sunburts avait fait son temps et il était temps de remettre les pendules à l’heure.
Jean-Guy et Francine étaient là pour nous accueillir et donner un coup de main pour commencer à s’installer. Une aide appréciée qui devrait se poursuivre demain mais on ne veut pas abuser des bonnes choses. Aujourd’hui également, deux autres couples de notre groupe s’amenaient pour la saison «froide»; Estelle et Gervais, ainsi que Claude et Jacques. Il n’en fallait pas plus pour que Jean-Guy et Francine nous offre à tous, le repas de lasagne droit sorti du four. Geste apprécié et généreux, c’est autour de cette bonne table que les retrouvailles se sont faites. Merci à nos hôtes.
Pour la suite des choses, si vous voulez des nouvelles de notre vie de misère au pays des gougounes, venez faire un tour régulièrement sur ce blogue et vous apprendrez comment il peut être dur de passer l’hiver sous un soleil de plomb, et par une chaleur qui s’endure seulement en se rinçant le gosier avec quelques bonnes petites frettes. Je serai branché à l’Internet ce mardi et je vous dit ça parce que je serai absent du net, au cas ou vous oseriez penser que je vous ai abandonné. Alors ne désespérez pas. En terminant, je vous remercie de vos commentaires, tout au long de notre route des derniers jours. Ça fait chaud au cœur de voir que vous appréciez mon travail, qu’est-ce que je dis là… ma passion!
Troisième journée de déplacement, nous sommes arrêtés au Holiday Inn de Daytona Beach, Floride, sur LPGA Boulevard, à la sortie 265 de l’Interstate 95, depuis 21h00. Décidément, ces hôtels ont la cote, puisque c’est le deuxième en trois jours et à prix plus qu’intéressant; 65$ pour une chambre luxueuse et de qualité, trouvée grâce aux coupons-rabais dénichés dans un petit livret disponible gratuitement, aux Welcome Center, à l’entrée de chaque état. L’histoire d’insalubrité d’hier est vraiment à oublier. On a quitté un peu après 5 heures ce matin, après que Louise ait écrasé sans pitié une affreuse bestiole. Il n’en fallait pas plus pour que nous déguerpissions en quatrième vitesse. J’ai porté plainte à la réception et ce que j’ai récolté fut un Je vais aviser la direction sans délais, sans ajouter une seule petite excuse ou même nous offrir le moindre petit remboursement. Et voilà pour le service!
Sandy, Sandy, Sandy… C’est ce qu’on entend partout. Nous n’en sommes jamais été victime, comme je l’expliquais hier. On la surnomme même la Frankenstorm, tant elle est monstrueuse. Plus de 50 000 personnes ont été appelées à évacuer leur résidence dans le seul petit état du Maryland. Les panneaux électroniques des autoroutes de la Caroline du Nord affichent en boucle, les messages d’alerte à la population, comme en fait fois cette photo. Les épiceries sont prises d’assaut et leurs étalages de denrées, vidées. En traversant la Caroline du Nord aujourd’hui, nous avons croisé, à Kenly, la Garde nationale, mise en état d’alerte. En roulant vers le sud, des contingents complets de monteurs de lignes convergeaient vers le nord avec leurs équipements pour parer aux nombreuses pannes électriques appréhendées.
Mis à part ces déploiements d’envergure, la randonnée à travers les Carolines, la Georgie et le nord de la Floride s’est déroulée sans entraves à la circulation, mais par temps couvert. J’aime bien rouler les samedis et dimanches aux États Unis. La circulation est plus fluide et les chantiers routiers sont, pour la plupart, déserts. Dès qu’on a mis les roues en Floride vers 18h30, l’horizon de l’ouest s’est transformée en un kaléidoscope de couleurs, affichant sa palette de l’orange au rose, avec au centre, sa grosse boule de feu. Louise a empoigné sa caméra pour prendre ce cliché un peu bougé, mais vous savez, en camionnette et en roulant en plus, ça bouge. Ça augure bien pour demain, alors que les quatre heures qui nous séparent de notre nouveau chez-nous, se dérouleront sous le soleil.