Après les fleurs, le pot !

Fleurs et potsY a de ces personnes qu’on a de la difficulté à comprendre, à suivre. C’est blanc un jour et noir le lendemain, quand on ne passe pas par une gamme de gris. L’hiver, nous habitons une maison de parc en Floride, pour éviter les rigueurs de notre climat et prolonger notre saison estivale québécoise. Dans ce parc, une large part de canadiens et québécois sont propriétaires et embellissent leur lot avec des fleurs, arbustes, et vivaces. Au printemps, lorsqu’ils quittent, ils confient la tonte de la pelouse à des tiers jusqu’à leur retour en automne. La roue continue année après année sans problèmes. Mais voilà que la tendance change subitement, sans avertissement. La direction du parc fait des inspections des terrains et forcément, les plates-bandes de fleurs sont envahies de verdure incontrôlée, qui donne un air négligé. Voilà donc où je veux en venir avec mon propos…

Les fleurs
Le 18 juin dernier, nous recevions un courriel du gérant du parc qui nous exprimait sa satisfaction envers nous, ses chers résidents et saisonniers (my cherished residents and guests), nous demandant par la même occasion, des suggestions pour améliorer la vie collective des environs. Il faisait état des modifications apportées à l’endroit pour notre bien-être général et qu’on allait découvrir l’automne prochain. Mieux, il nous proposait de lui envoyer nos photos estivales pour les partager sur leur site internet. Bref, un texte à l’eau de rose pour amadouer la clientèle et nous rappeler notre importance dans cette communauté tout en nous remerciant d’en faire partie.

Le pot
Moins d’un mois plus tard, cette même direction postait des ultimatums à 211 résidents et saisonniers, afin qu’ils prennent des mesures pour désherber leurs plates-bandes dans un délai de quinze jours, à défaut de quoi, le travail serait effectué par le parc, aux frais des propriétaires. De ce nombre, plusieurs sont des saisonniers qui n’habitent pas l’endroit entre mai et octobre. Pour la délicatesse, on repassera. Il me semble qu’on aurait pu informer les saisonniers dès l’hiver prochain, de cette problématique, pour que ceux-ci puissent confier cette tâche aux personnes qui s’occupent déjà de tondre la pelouse en leur absence. Près de 3000 kilomètres nous séparent et on ne peut s’y rendre comme ça, simplement pour désherber une plate-bande.

C’est une situation déplorable, d’autant plus que le gérant de ce parc a toujours eu une attitude cordiale, positive et collaboratrice. C’est quoi cette panique ? Il y a un concours de maisons fleuries dans le coin ? Peut-être que ses patrons ont décidé de serrer la vis ? Allez savoir ! Quoi qu’il en soit, c’est tout de même spécial de recevoir d’abord des fleurs, puis le pot et surtout sans l’avoir vu venir. Après les mauvaises nouvelles de Shaw Direct de cesser de donner du support à sa clientèle francophone de snowbird, cette nouvelle saga du désherbage viendra pimenter les conversations au pays de l’Oncle Sam, lorsque les premiers flocons saupoudreront les régions nordiques.

Une expérience décevante de l’«Apple Store»

Apple StoreDepuis que j’utilise des produits Apple, iPhone et iPad entre autres, j’ai toujours été satisfait des performances et surtout de leur système d’exploitation que je trouve absolument logique et facile d’utilisation. Forcément, quand on dit Apple, on dit aussi Apple Store, ce magasin virtuel qui permet d’ajouter des applications ou de la musique aux appareils. Je l’utilise de temps à autres et mes achats sont directement prélevés sur ma carte de crédit, attaché à mon compte, parce que c’est plus pratique. Jusque là, tout va bien, mais voilà que ça se complique, lorsque mon voisin s’amène pour m’annoncer qu’il n’a pas accès à l’Apple Store canadien. Je vous raconte…

Ce snowbird a acheté son iPad aux États-Unis l’hiver dernier. Étant néophyte, le commis lui propose de configurer l’appareil et il inscrit United States comme pays d’origine ainsi que l’adresse floridienne où il séjourne. Quelques jours plus tard, il reçoit en cadeau une carte iTunes d’une vingtaine de dollars, qu’il enregistre également. Au fil des jours, il fait des achats et son solde à dépenser reste de 0,73$ lorsqu’il revient au Canada.

Dernièrement, il veut magasiner dans le Store canadien et reçoit un message d’erreur qu’à cause de son solde américain, il ne peut acheter sur ce store et est redirigé vers son pendant américain. J’essaie de modifier son pays, impossible à cause du solde restant. On essaie de faire un achat avec carte de crédit canadienne, impossible aussi parce que celle-ci comporte une adresse de facturation canadienne et que le store n’autorise que des adresses américaines. La réinitialisation de l’appareil n’y change rien. En désespoir de cause on doit appeler le soutien technique d’Apple, pour régler le problème au bout de 42 minutes de conversation téléphonique, afin de rayer le solde de la carte. On a pu modifier l’adresse pour le Canada et avoir enfin accès au magasin canadien. Tout une gymnastique… pour si peu.

En résumé, la carte iTunes est associés au pays où elle est achetée. Si vous ne voulez pas vivre ce problème, associez une carte de crédit à votre compte Apple Store pour tous vos achats dans ce magasin virtuel, qui finalement, seront traités comme partout dans le monde en appliquant le taux de change en vigueur. Si vous voyagez à l’étranger, évitez les cartes iTunes. C’est tout de même étonnant, avec la mondialisation et le libre échange, qu’Apple soit si rigide avec ses cartes. Une aberration et un tas de problèmes auxquels il faut s’armer de patience.

Une belle idée pour les automobilistes

Rues St JéromeAvez-vous déjà eu de la difficulté à trouver l’enseigne d’un nom de rue, dans une ville, pour savoir où vous vous trouvez ? Moi, ça m’arrive d’avoir à chercher ce panneau parmi tout le mobilier urbain. Très souvent, il est dissimulé parmi des corbeilles de fleurs suspendues, caché par des feux de circulation, des fils et je ne sais quoi. D’autres fois, ces affiches se targuent d’être esthétiques et on y voit les armoiries ou emblèmes de la ville avec le nom de rue tellement petit, qu’il fait détourner notre attention pour essayer d’y lire quelque chose. Ce n’est pas toujours évident.

Souvent, elles s’affichent en lettres foncées sur fond pâle, généralement blanc et une seule est installée à l’intersection, sur un coin pas toujours stratégique. Le soir, on en parle même pas et c’est hasardeux, voire même dangereux, de faire l’exercice. Bref, je me demande si quelqu’un s’est déjà posé la question. Je ne sais pas ce qui en est la cause mais, toujours est-il que certaines municipalités ont réglé ce problème avec quelque chose de différent et j’ai pu m’en rendre compte pas plus tard qu’hier.

Alors que je traversais la ville de Saint-Jérôme en début d’après-midi, quelle ne fut pas ma surprise de constater que ce petit détail attirait rapidement mon attention. Les enseignes de rues contrastaient beaucoup l’environnement avec leur lettrage blanc sur fond rouge vif. Je ne sais pas depuis combien de temps il en est ainsi. mais laissez-moi vous dire que c’est la première chose que j’ai remarqué en rentrant en ville. Le rouge vif, c’est accrocheur et ça ressort avantageusement parmi les couleurs urbaines. À chaque intersection ou croisement d’une rue, d’un simple coup d’œil, je repérais l’enseigne.

J’espère que plusieurs municipalités adopteront cette excellente idée et j’ose espérer que quelques-unes l’ont déjà fait. Quoi qu’il en soit, l’initiative de Saint-Jérôme mérite d’être soulignée et voilà qui est fait. Pour les usagers de la route, c’est une idée des plus brillantes. Si vous en connaissez d’autres qui ont eu la même délicatesse, n’hésitez pas à le souligner dans votre commentaire pour véhiculer la bonne nouvelle.

Salmigondis

SalmigondisLa dilapidation continue
Autre nouvelle indécente alors qu’on apprend que le maire intérimaire et démissionnaire de Laval, Alexandre Duplessis, s’est vu remettre un cadeau de 170 000$ pour l’aider à se relever et trouver un nouvel emploi.

Encore une fois, l’irrationnel permet de dilapider des fonds publics pour des personnes sans scrupules, qui n’agissent que pour la piastre. Il est urgent que le gouvernement s’en mêle et impose une façon de faire qui empêche de telles allocations à être versées sans égards aux circonstances et manquements à l’éthique de certains officiers publics.

Comment voulez-vous que le simple citoyen ne soit pas porté vers le travail au noir, alors que ses dirigeants dépensent sans compter, l’argent qu’on leur fourni pour gérer leur municipalité ? Il faut que ça cesse parce que la colère gronde parmi tous les CONtribuables.

J’ai hâte d’entendre le discours des futurs maires, dans la course aux élections municipales de novembre prochain. Des vœux pieux ou des promesses d’hypocrites ? On verra bien !

Hydro Québec
C’est vraiment pathétique de voir Hydro-Québec essayer de régler les nombreuses pannes causées par l’orage de vendredi dernier. Alors qu’on parle de situation exceptionnelle, moi je n’ai rien trouvé de cela et les vents violents ne sont pas rares ici au Québec, même que les orages sont assez fréquents ici.

Hydro-Québec nous vante la fiabilité de son réseau à tour de bras, alors qu’on se rend bien compte que c’est plutôt la fragilité qui le rend vulnérable. On aura beau amener un vice-président aux bulletins de nouvelle pour nous rassurer maladroitement, mais le fait reste que ces pannes ont été mal gérées et Hydro s’est fait prendre les culottes baissées en rappelant du personnel au travail.

C’est un peu ça le problème des services d’urgences. Ils autorisent la large part des vacances à leur personnel durant les mois d’été, au lieu de la répartir sur toute l’année. Quand survient un pépin, c’est la panique et on ne suffit pas à la demande. On coupe les services d’émondage et l’élastique nous pète en plein visage. Par contre on nous revient bon an mal an, avec des augmentations de tarifs à répétition, probablement pour permettre des bonis faramineux aux cadres et employés de cette nébuleuse société d’état.

Le bébé royal
Il faut être assez dingue pour perdre son temps devant l’hôpital où le bébé royal a vu le jour. Dans cette monarchie moyenâgeuse, totalement dépassée, c’est même une grosse farce, vue d’ici évidemment. Avez-vous imaginé, lorsqu’il percera sa première dent, qu’il dira maman et papa pour la première fois, qu’il fera ses premiers pas, ses premiers jours d’école. Tant qu’à y être, pourquoi ne pas conserver sa première couche souillée, contenant l’urine et le caca royal et le partager avec ses curieux sujets ? Poussons l’absurde au maximum.

Non ! Faut vraiment n’avoir rien de mieux à faire dans la vie… Ce bébé, il a quoi de différent des autres, mis à part ses origines ? C’est un poupon, royal et princier, mais poupon quand même. Il sera peut-être effrayé devant tant d’attention et voudra retourner d’où il vient. Vous allez le fucker !

Et attendez la suite; des millions de photos vont garnir les journaux et magazines de la planète, si ce n’est déjà fait. Le monde est vraiment bizarre parfois.

Vivre !

MartineauJe ne m’en cache pas, je suis un fan de Richard Martineau et sa chronique du Journal de Montréal. Même si quelques fois je ne partage pas son opinion, ses propos sont toujours intéressants. Hier, son article faisait référence à la tragédie du Lac-Mégantic et surtout sur la fragilité de la vie. Trouvant qu’il rejoignant exactement ma propre philosophie et au cas ou vous l’auriez manqué, je me fais un devoir de vous le partager…

Quinze jours après, je ne décolère pas.

Le plus dur, c’est de voir les photos des victimes dans le Journal. Chaque fois, c’est comme un coup de poignard dans le cœur. Quelle tristesse! Quel malheur, quelle tragédie, que de vies fauchées en pleine fleur de l’âge, en plein élan, en plein tournant!
Juste comme ils prenaient leur erre d’aller.

C’EST QUAND, LE BONHEUR ?
On les voit, sur les photos, rayonnants, prenant un verre avec leurs amis, tout l’avenir devant eux. Quelques minutes avant de disparaître, ils parlaient probablement de leurs projets. Des vacances en Europe ( enfin!), un nouvel emploi, la fin des études, un nouvel amoureux, une envie de bébé… Les deux bras grand ouverts, tout contents de voir ce que la vie leur réserverait, là-bas, au coin de la rue…

Un dernier verre, allez, et on va aller se coucher. Demain est une grosse journée. C’est fou comme la vie est fragile! Demain, ce soir, la vie peut subitement nous tourner le dos. Pourquoi toujours remettre le bonheur à plus tard, alors? C’est toujours l’an prochain qu’on va aller en Italie, jamais cette année. Pourquoi?

ÉTOILES FILANTES
On est là à se demander s’il y a de la vie après la mort, alors que la seule vraie question est s’il y en a avant. Je ne cesse de le répéter à mes filles: entre le cégep et l’université, prenez un an à ne rien faire. Glandez, voyagez, partez avec un sac à dos, une poignée de dollars et allez voir à Tombouctou si vous y êtes.

Embrassez la vie pendant que vous êtes en vie et que la jeunesse pousse au creux de votre ventre comme de la mauvaise herbe. La Terre continuera de tourner et vous aurez toujours votre place quand vous reviendrez.

De toute façon, personne ne regardera vos notes. Les employeurs veulent des gens qui n’ont pas peur de prendre des risques, pas des voyageurs dociles qui tremblent à l’idée de descendre du tapis roulant où on les a délicatement posés quand ils avaient six ans…

CHANGER DE VIE
Le monde nous précipite beaucoup trop tôt sur l’autoroute de la performance: élémentaire, secondaire, cégep, université, boulot, condo, marmots. On passe son temps à pelleter la vie devant soi. Pourquoi?

Pour, à la veille de la retraite, se faire dire qu’il nous reste trois mois…

Si nous pouvions connaître notre date d’expiration, je suis sûr que nous ferions tous les choses différemment. Il n’est pas trop tard. Tu es mal dans ton couple? Divorce. Tu n’aimes pas ton boulot? Quitte-le. La vie est pleine de gens qui ont changé de vie sur un coup de tête. Une économiste reconnue qui a quitté la Bourse de Montréal pour devenir fleuriste.

Un humoriste adoré qui a quitté la scène et la télé pour parcourir le monde et ouvrir un restaurant de poutine en Thaïlande.

Le bonheur est partout, il suffit de partir à sa recherche.

PENDANT QU’IL EST TEMPS
Des clichés? Certes. Mais aussi des vérités, que nous comprenons malheureusement toujours trop tard.

Je suis sûr que si les disparus de Lac-Mégantic pouvaient parler, c’est ce qu’ils nous diraient:

Vivez, pendant qu’il est encore temps…»

Merci Monsieur Martineau !

Vivement un GPS

2013-07-20 002Il y en a pour qui un GPS est un gadget quasiment indispensable. Quand on n’a vraiment pas le sens de l’orientation, on peut s’éloigner de la bonne route et se payer quelques détours avant d’arriver à bon port. C’est justement ce qui est arrivé à Tite-Jo, notre tornade d’Iqaluit, dans le Grand Nord où la neige est présente 50 semaines par année.

Alors qu’elle était en visite chez-nous, accompagnée de Linda et Benoît, pour le souper hier, nous en avons profité pour souligner son anniversaire et placoter de choses et d’autres. Voilà qu’au moment du départ, je lui explique le trajet, fort simple, pour rejoindre l’autoroute 30 vers sa destination finale, Les Coteaux.

– Tu sors du camping en tournant à droite. Au bout, à droite encore et à l’arrêt, c’est à gauche, jusqu’à l’autoroute 15. Tu prend alors la direction de l’autoroute 30 vers Vaudreuil-Dorion. Simple comme bonjour que je lui dis !

Et j’ajoute que si elle se perd, elle peut me téléphoner sur mon cellulaire. Elle m’avoue candidement qu’elle n’en a pas ! Oups… C’est pas prudent ça.

Toujours est-il que je reçois son courriel à 23h30 et je cite:

– J’sais pas où je me suis trompée, mais je me suis ramassée sur le Pont Champlain…

rire24C’est assez drôle de voir comment on peut perdre le nord, quand on en vient ! Johanne, investie dans un GPS ou un téléphone intelligent, ça te sera utile. En attendant, c’est sage de te laisser conduire vers Iqaluit parce que tu pourrais passer malencontreusement par… Halifax !

La loi du moindre effort

Ça fait un bon moment que ça me chicote, de voir les compagnies nous offrir des produits portant des marques de commerce totalement anglophones et de façons subtiles et insidieuses. Pour respecter la loi 101, tout est bilingue, sauf la marque de commerce. Alors je vais m’appliquer dès maintenant, à vous sensibiliser à cette nouvelle tendance qui prend de l’ampleur, dans ce que j’appellerai la loi du moindre effort.

Natural selectionsPour cette introduction, Maple Leaf produit une gamme de charcuteries sous l’appellation natural selections, malheureusement au Québec, nous n’avons pas droit à Sélection naturelle. Cette compagnie ne s’est même pas donnée la peine de franciser la marque de commerce, alors que tout le reste de l’emballage l’est. Pourquoi ? Ce détail avait attiré mon attention en regardant les étalages du super marché. Je veux bien admettre qu’un nom propre peut être difficilement francisé mais une expression, j’ai de sérieux doutes sur la volonté de faire l’exercice.

Dempsters bakeryUn autre exemple, pire celui-là, de Dempster’s Bakery et ses pains à cuire Oven Fresh. Il me semble que Frais sortis du four aurais pu être joli. Dans ce dernier cas, l’anglais de l’emballage est prédominant au français. Prenez la peine de regarder les étalages de plus près et vous en verrez beaucoup. Moi, pour ma part, cette seule insouciance envers la clientèle francophone est un affront qui m’oblige à ne pas l’acheter.

Quand on parle d’un peuple qui s’éteint à petites doses, ce sont des banalités de la sorte qui mènent à l’assimilation après quelques générations. Ces insignifiances, on les observe beaucoup dans les écrits et le langage. Les gens passent outre, baissent les bras. On se laisse aller; on ne va plus voir un spectacle mais plutôt un show et je ne sais pas pourquoi tous les artistes le véhiculent abondamment. Ça m’attriste parce qu’avec un minimum d’effort, on peut promouvoir notre langue et assurer la pérennité. Finalement, la tendance actuelle vient des humoristes qui nous parlent de cul, avec un langage dégradant et vulgaire. En rire, c’est déjà s’abaisser.

Mon cher Michael, c’est à ton tour…

ApplebaumAinsi va la chanson, ainsi vont les largesses consenties à nos élus municipaux. Mon cher Michael, présumé criminel, tu pourras te la couler douce et te préparer pour ton prochain emploi en toute quiétude, parce des centaines de milliers de suckers, pris en otage et par un tour de passe-passe voté en catimini, t’ont donné ce pont d’or.

Contrairement au plus simple de tes CONtribuables qui doit subir une pénalité et une baisse de salaire au moment de son congédiement, tu n’auras pas à vivre cet affront. Tu pourras éviter la dépression et payer largement tes avocats, à moins que la Ville soit dans l’obligation de te défendre, puis te payer du bon temps. 268 000 $ plus une rente à vie confidentielle, tu n’en demandais pas tant, d’autant plus que ton court séjour hypocrite à titre de maire a fait augmenter la part des suckers à ton avantage.

C’est facile de démissionner quand on sait que le magot s’en vient. On se dit qu’on est chanceux et qu’on continuera quand même à manger notre pain quotidien, pendant que d’autres se contenteront des miettes. Tu es né sous la bonne étoile et l’avenir nous dévoilera peut être la façon tordue de ton cheminement de carrière. Tu pensais probablement faire ta marque en politique municipale mais, aux yeux des CONtribuables tu es un vulgaire profiteur. Tu laisses, au contraire, une plaie qui ne se cicatrisera jamais, à moins que la justice des hommes te trouve une place miteuse, derrière les barreaux, avec les tristes sires de ton acabit, tout en te dégommant de tes avoirs. J’ai des doutes sur une telle sentence mais elle serait le juste retour du balancier.

Profite de ta chance inouïe parce que j’espère que des irrégularités de la sorte à dilapider des fonds publics à tout vent, seront choses du passé dans un proche avenir et que quelqu’un, quelque part, remettra les pendules à l’heure pour le bien commun, la paix sociale, et mettre fin à ces cadeaux que le CONtribuable ne peut même pas se payer. Cette nouvelle, à la une du journal, est comme un coup de masse en plein front, une nouvelle révoltante, la goutte qui a fait déborder le vase. Une autre façon t’attiser la colère des payeurs de taxes qu’on surtaxe déjà à outrance. Vivement une RÉFORME en profondeur.

Chaleur et humidité accablante

canicule2Je ne sais pas pour vous, mais moi je déteste entendre ça de la bouche de Colette, ma Miss Météo. Pas la chaleur, mais l’humidité. La canicule, j’ai beaucoup de difficulté à la subir et par les temps qui courent, nous sommes en plein dedans. Notre gazébo, en plein soleil, indique 45°C à l’intérieur, même les fenêtres grandes ouvertes, en plein après-midi. Une vraie serre.

Vous me direz qu’avec le printemps pluvieux et froid qu’on vient de connaître il ne faut pas se plaindre et vous avez raison en partie. Cependant, seule la chaleur serait suffisante. L’humidité ? Pus capable ! C’est inconfortable et, même si les «braves» sportifs continuent de se défoncer à l’extrême malgré les messages de mises en garde, nous sommes condamnés à s’écraser sur une chaise longue, à l’ombre, en savourant une bonne frette, ou carrément plonger dans la piscine. Je préfère la première.

Comble de malchance, les derniers jours ont été assez éprouvants pour moi, en ce sens que samedi, mon groupe et moi, donnions un spectacle au Camping de l’Été à St-Hyacinthe, par une chaleur torride, d’où nous sommes sortis trempés de sueur, comme si on sortait d’une douche. Pas très agréable comme sensation. Le succès de la soirée nous aidait quand même à accepter cet inconfort. Puis lundi, j’étais invité par mon beau-frère Gaston, à jouer au golf, sur le parcours de Vaudreuil et en plus, à pied. Les deux derniers trous m’ont vidé totalement, au point de caler un gros pichet d’eau puis une frette en fût. Encore une fois, le retour à la maison m’a permis d’apprécier le bonheur suprême et combien rafraîchissant d’une bonne douche.

Quand je franchis la porte et que la bouffée de chaleur et d’humidité m’agresse comme si j’entrais dans un four à pain, c’est bizarre mais je pense aux flocons de neige. C’est assez con ça, surtout que je déteste la neige et je rêve d’un confortable 26-27 degrés, sec ! Mais, comme on dit, il y a pire; les gens qui travaillent sur les lieux de la tragédie du Lac-Mégantic, avec leurs costumes de pompiers, leurs masques et grosses bottes, qui fouillent les décombres sous un mercure qui dépasse largement les 50°C. Je les admire tout en me demandant comment ils font dans cet enfer. Alors je prend mon mal en patience en me disant que mon enfer à moi est bien secondaire et que de toute façon, ça ne durera pas. Je débouche une frette ou croque dans une glace aux fruits toute givrée et je relaxe confortablement à l’ombre.

Jardinière de légumes à la mijoteuse

JardinièreLa présente recette vient de ma mère, qui avait l’habitude de nous la servir régulièrement, pour profiter des bienfaits des légumes. Elle utilisait son chaudron habituel mais moi, je l’ai adapté à ma manière, dans une mijoteuse qui permet une cuisson lente, facile, sans souci et débordante de saveurs. J’ai toujours trouvé que cet outil culinaire mijotait des plats très réconfortants en plus de parfumer la cuisine d’une odeur à faire saliver. Il n’en faut pas plus pour partager cette délicieuse recette avec vous.

Ingrédients :
700 g de bœuf, porc et veau haché mélangés;
1 oignon haché;
5-6 pommes de terre grelots ou nouvelles coupées en rondelles;
2 carottes moyennes tranchées grossièrement en rondelles;
1 boîte (284 ml.) de petits pois tendres LeSieur;
1 boîte (398 ml.) de haricots jaunes coupés;
1 boîte (796 ml.) de tomates en dés avec épices italiennes Aylmer;
1 cuillère à table d’huile d’olives;
1 petite noisette de beure;
Sel et poivre au goût;
2 cuillères à table de fromage parmesan râpé.

Préparation :
Brunir les viandes dans un poêlon avec les oignons, l’huile d’olives et la petite noisette de beurre, en y ajoutant le sel et le poivre au goût;
Déposer avec son jus, dans la mijoteuse;
Ajouter tous les légumes et les tomates en dés, puis bien mélanger;
Saupoudrez le dessus du fromage parmesan râpé.

Cuisson :
Couvrir et cuire 8 heures à « LOW » ou 4 heures à « HIGH »;
Bien remuer, une fois la cuisson terminée.

Donne 4 à 6 portions

Note : La quantité de légumes peut différée selon vos préférences et en fonction de la capacité de votre mijoteuse. Bon appétit !

Une gestion de crise exemplaire

Marois Roy-LarocheDepuis maintenant sept jours, tout a été dit et écrit sur la tragédie évitable de Lac-Mégantic. Les quotidiens dont, Le Journal de Montréal et le Réseau TVA, transmettent et diffusent une information de qualité pour bien informer la population, au point ou on peut vivre toute l’émotion le désespoir et le courage des méganticois et méganticoises.

Par dessus tout, il faut souligner le travail admirable des différents intervenants qui gèrent cette crise de façon exemplaire. Si les premiers instants de l’hécatombe ont ébranler la super mairesse de l’endroit, cette dame de granite a pris vivement les choses en main, avec son équipe, pour se relever et guider sa population dans son sillage. Son action a été tellement efficace, qu’elle est devenue indispensable pour ses concitoyens qui la supplient de revenir sur sa décision de quitter la politique municipale lors du prochain scrutin de novembre. Colette Roy-Laroche est devenu une icône.

L’autre personnalité qui se démarque dans cette triste histoire est notre première ministre Pauline Marois. Notre Dame de fer à nous, qui a exercé un leadership remarquable qu’on n’avait pas vu depuis les actions quotidiennes de Lucien Bouchard dans la crise du verglas de 1998. Elle s’est déplacée et impliquée dès les premières heures pour rassurer la population sur l’avenir de leur patelin, sur leur survie, en les assurant d’un support absolu de son gouvernement. Souvent critiquée pour quelques épisodes échevelées depuis son élection, elle a relevé cette situation avec brio et efficacité. Elle a promis et livrée une aide sans précédent à cette population décimée pour se relever fièrement et faire revivre ce beau coin de pays. Un aide simple, sans embuches et règles d’admissions compliquées. Une action digne d’un grand chef d’état.

À tous les niveaux de cette crise, tant les pompiers, policiers, personnel médical, bénévoles et intervenants de toutes sortes, la Croix-Rouge et les nombreux bénévoles qui n’ont jamais comptés les heures et les efforts, c’est une machine d’orfèvre qui s’active dans cette municipalité de 6000 âmes. Une telle implication relève de l’exploit qu’une grande ville aurait eu de la difficulté à gérer. Mais quand une petite communauté décide de pousser du même côté, ce sont des petits miracles qui s’accomplissent à répétition. Que dire également de l’élan de générosité de tous les québécois qui ne cessent de contribuer aux différentes collectes de fonds, organisées à la sauvette. Une autre preuve qu’on est comme un grand peuple, comme le disait feu René Lévesque.

L’avenir s’annonce dur, éprouvant, long et ardu, mais avec la détermination dont ils font preuve, supportés par des gestionnaires dévoués et efficace. Une fois les morts enterrés et le deuil passé, c’est la prospérité qui les attend. J’ai toujours prétendu que les femmes ont leur place en politique et encore plus dans les postes de commande. Ce drame met en lumière et sans équivoque, la capacité qu’ont les femmes à gérer des crises majeures. C’est dans leurs gènes. Par analogie, n’est-il pas vrai que dans une famille, la maman est souvent la négociatrice la plus redoutable, celle qui est efficace, objective et diplomate ? Pauline Marois et Colette Roy-Laroche ont toute mon admiration dans cette catastrophe épouvantable, qu’elles ont réussi à apaiser d’une façon remarquable. Des femmes de cœur, des femmes de défis.

Réflexion philosophique sur la vie

tasse de café1Lorsque les choses dans votre vie semblent trop difficiles, lorsque 24 heures par jour n’est plus suffisant, rappelez-vous le pot de mayonnaise et les 2 tasses de café…

Avant son cours de philosophie, un professeur est debout en avant de la classe avec quelques objets devant lui. Lorsque le cours commence, il prend doucement un très grand pot de mayonnaise vide et commence à le remplir avec des balles de golf. Ensuite, il demande aux étudiants si le pot est plein. Ils sont tous d’accord pour dire que le pot est plein.

Le professeur prend alors une boîte de cailloux et les verse dans le pot. Il secoue le pot doucement. Les cailloux roulent dans les espaces laissés entre les balles de golf. Ensuite, il redemande aux étudiants si le pot est plein. Ils sont tous d’accord pour dire que le pot est plein.

Le professeur prend ensuite une boîte de sable et verse le sable dans le pot. Évidemment, le sable remplit tout l’espace restant. Il demande une autre fois si le pot est plein. Les étudiants répondent unanimement que le pot est plein.

Le professeur prend ensuite deux tasses de café cachées sous son bureau, et les verse complètement dans le pot et le café remplit tous les espaces laissés par le sable. Les étudiants rient.

– Maintenant ! dit le professeur lorsque les rires s’estompent. Je veux que vous imaginiez que ce pot représente votre vie. Les balles de golf représentent les choses importantes : votre famille, vos enfants, votre santé, vos ami(e)s et vos passions favorites. Les choses que, si vous perdez tout le reste sauf ces choses, votre vie restera remplie. Les cailloux représentent les autres choses importantes à vos yeux comme votre emploi, votre maison et votre auto. Le sable représente tout le reste les petites choses.

– Si vous placez le sable en premier dans le pot, continue le professeur, alors il n’y aura plus de place pour les cailloux ni pour les balles de golf. C’est la même chose dans la vie. Si vous dépensez toute votre énergie sur les petites choses, vous n’aurez jamais de place dans votre vie pour les choses que vous trouvez importantes.

Portez attention aux moments critiques de votre bonheur. Jouez avec vos enfants. Prenez le temps d’aller voir votre médecin pour votre examen général. Invitez votre amoureux (se) au restaurant. Jouez un autre 18 trous. Il sera toujours temps de nettoyer la maison et de réparer le broyeur. Prenez soin de vos balles de golf en premier. Les choses ayant vraiment de l’importance. Réévaluez vos priorités. Le reste étant seulement du sable.

Un des étudiants lève la main et demande qu’est-ce que le café représente. Le professeur répond en souriant ;

– Je suis heureux que vous me posiez la question. Le café est là seulement pour vous rappeler que peu importe comment votre vie semble remplie, il y a toujours de la place pour déguster deux bons cafés avec un(e) ami(e).