Quelle insulte !

Des associations féministes montent aux barricades parce qu’un commerçant de la région de Québec, Desharnais Pneus et Mécanique, a créé une division rose, avec voiture de raccompagnement rose afin d’attirer la clientèle féminine. Personnellement, je trouve l’idée géniale qui relève beaucoup plus du respect d’une partie de sa clientèle, que d’une insulte aux femmes.

Depuis quand, le rose n’est plus associé aux femmes comme le bleu l’est aux hommes? Qu’on le veuille ou non, il y aura toujours une différence entre un homme et une femme, autrement que dans son anatomie. Le commerçant, avec le souci du détail, a personnalisé son approche avec du personnel féminin à l’accueil et des salles d’attente aménagées pour consommatrices. Une simple question de faire plaisir.

La Coalition nationale contre les publicités sexistes trouve le geste infantilisant et sexiste. Eux, ils sont carrément chiants avec leurs propos et à chercher des bibittes où il n’y en a pas. C’est justement ça le problème dans notre société, à vouloir tout égaliser partout. Encore qu’on devrait ajouter des urinoirs dans les toilettes des femmes et, tant qu’à y être, créer des toilettes asexuées.

Prenez les annonces publicitaires. Partout, les concepteurs doivent s’assurer qu’on ne favorise pas un sexe au détriment de l’autre, une race versus une autre. Il faut qu’un homme campe un personnage qui s’acquitte de tâches majoritairement dévouées aux femmes et vice versa. Une bonne publicité doit montrer une minorité visible, un enfant, un aîné, un handicapé, de peur de ne blesser personne. Ça n’a aucun sens.

Un homme est un homme et une femme est une femme. Les stéréotypes ont toujours existé et existeront toujours, n’en déplaise aux féministes. On peut être égaux dans nos différences. L’homme sera toujours un séducteur et la femme aime provoquer cette séduction. En général, elles aiment plaire et c’est probablement dans cette optique que ce commerçant à eu cette bonne idée; donner un traitement personnalisé à des femmes pour qu’elles se sentent à l’aise dans un milieu de travail qui n’est pas le leur. Quel mal y a t’il à cela quand, de surcroît, un sondage préalable appui l’initiative. Il y a vraiment des regroupements qui ont un temps précieux à perdre pour se justifier de la sorte. Une chance que le ridicule ne tue pas !

Pourquoi pas rire un bon coup!

Devant les témoignages enrageants des bandits à cravates qui se succèdent à la Commission Charbonneau, quoi de mieux que quelques bonnes blagues pour rire un peu et oublier qu’on se fait fourrer par à peu près tout le monde en autorité au Québec.

Lulu était une prostituée mais elle ne voulait pas que sa grand-mère le sache. Un jour, la police fait un raid dans un party d’hôtel et Lulu est parmi les filles. La police les amène dehors et les prostituées doivent faire la ligne dans le stationnement. Soudainement la grand-mère de Lulu arrive et voit sa petite-fille. Grand-mère demande :

– Pourquoi restez-vous debout en ligne ici, chérie?

Ne voulant pas dire la vérité à sa grand-mère, Lulu lui dit que les policiers distribuent des oranges gratuitement et qu’elle attend enligne pour en avoir.

– Que c’est gentil de leur part. Je pense que j’en veux aussi, et elle se place au bout de la ligne.

Un policier se promenait le long de la ligne et demandait des informations aux prostituées. Lorsqu’il arriva à Grand-mère, il la regarda étonné et s’écria :

– Wow, encore à votre âge? Comment faites-vous ça?

Grand-mère réplique :

– Oh, c’est facile mon cher monsieur. J’enlève mes dentiers, je repousse la peau et je suce tout le jus !

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À la porte du Ciel, un type furieux se présente devant Saint-Pierre.

– Mais bon sang, qu’est-ce que je fais là ! Hurle-t-il. Regardez-moi j’ai 45 ans, je suis en pleine forme, je ne bois pas, je ne fume pas. Hier soir, je me couche bien sagement dans mon lit et voilà que je me retrouve au ciel ! C’est certainement une erreur.

– Eh bien! Ça n’est jamais arrivé, mais enfin je vais vérifier, répond St-Pierre, troublé. Comment vous appelez-vous?

– Cyr. Jean Cyr.

– Oui… Et quel est votre métier?

– AVOCAT !

– Oui… Ah, voilà, j’ai votre fiche. Cyr Jean, AVOCAT… Eh ben, Monsieur Cyr, vous êtes mort de vieillesse, c’est tout.

– De vieillesse? Mais enfin, ce n’est pas possible, je n’ai que 45 ans !

– Ah moi, je ne sais pas, Monsieur Cyr. Mais on a fait le compte de toutes les heures de travail que vous avez facturées à vos clients et ça donnait 123 ans !

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L’archevêché doit engager un nouveau jardinier. Le bedeau aimerait bien donner la place à son copain Ahmed, qui est au chômage, mais il sait que l’archevêque est très strict sur un point; tout le personnel doit être catholique. Alors le bedeau a une idée.

– Ahmed, on va dire que tu t’es converti il y a plusieurs années à la religion catholique.

– Ti gentil, mais ci pas possible ! Moi, ji connais rien à ta religion catholique…

– Ne t’inquiète pas, Ahmed. Pour vérifier qu’un employé est un bon chrétien, Monseigneur pose toujours les mêmes questions. Il va te demander qui était la mère de Jésus, tu répondras : Marie. Qui était le père de Jésus, tu répondras : Joseph. Comment est mort Jésus, tu répondras : sur la croix.

– Arrête, ji m’rapellerai jamais tout ça !

– Je te le répète, ne t’inquiète pas, j’ai pensé à tout. Je marquerai les réponses sur ta tondeuse à gazon, tu n’auras qu’à les lire.

Ahmed est engagé. Et le premier jour, alors qu’il tond la pelouse, l’archevêque s’approche de lui :

– Ah ! Vous êtes le nouveau jardinier. Comment vous appelez-vous?

– Ahmed, m’sieur Monseigneur.

– Mais… vous n’êtes pas catholique?

– Si, m’sieur Monseigneur. J’i m’suis converti.

– Comme c’est beau ! Voyons si vous êtes un bon chrétien.

– Savez-vous comment s’appelait la mère de Jésus?

Ahmed se penche sur sa tondeuse.

– Marie.

– Et le père de Jésus?

Ahmed se repenche sur sa tondeuse:

– Joseph.

– Très bien. Et comment Jésus est-il mort?

Nouveau coup d’œil sur l’engin.

– Sur la croix.

– Parfait !

L’archevêque s’éloigne, satisfait. Et puis, pour être vraiment certain que ce musulman est devenu un bon chrétien, il revient sur ses pas.

– Pourriez-vous également me dire les noms des deux larrons qui étaient de chaque côté de Jésus sur la croix?

Ahmed se penche sur sa tondeuse et relève la tête avec un grand sourire.

– Black et Decker !

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Avec toute la nouvelle technologie concernant la fertilité, une femme de 75 ans a donné naissance à un bébé. À sa sortie de l’hôpital, ses parents et amis vinrent la visiter à la maison et tout naturellement lui demandent :

– Pouvons-nous voir le bébé?

– Pas tout de suite, dit-elle. Je dois d’abord faire du café et nous jaserons un peu, d’accord?

Trente minutes plus tard, quelqu’un lui demanda encore :

– Pouvons-nous voir le bébé maintenant?

– Pas encore, dit la mère.

Quelques minutes plus tard ils demandèrent avec impatience :

– Bon, quand pourrons-nous voir le bébé?

– Quand il pleurera, dit-elle.

– Quand il pleurera? Mais pourquoi devons-nous attendre qu’il pleure?

– Parce que je ne me rappelle pas où je l’ai mis… Tabarnac !

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Lors d’un vol pour Toronto, quelques minutes après le décollage, une blonde assise dans la classe économique se lève et se dirige vers la première classe et y prend place. L’agent de bord la voit faire et décide de lui demander de voir son billet. Alors elle explique à la blonde qu’elle a payé pour une place en classe économique et qu’elle ne peut s’asseoir en première classe, qu’elle doit donc retourner en classe économique.

La blonde lui répond :

– Je suis blonde, je suis belle, je vais à Toronto et je reste assise ici !

L’agent de bord va dans la cabine de pilotage et explique au pilote et au copilote qu’il y a une blonde assise dans la première classe qui a payé pour la classe économique et qui refuse de retourner dans la classe économique. Le copilote va voir la blonde et tente de lui expliquer que puisqu’elle a payé uniquement pour un billet en classe économique elle doit retourner en classe économique.

La blonde lui répond :

– Je suis blonde, je suis belle, je vais à Toronto et je reste assise ici !

Le copilote dit au pilote qu’ils doivent contacter la police pour arrêter la blonde lors de l’atterrissage car elle refuse de retourner en classe économique.

Le pilote demande au copilote :

– Vous avez bien dit qu’elle est blonde? Je vais régler le problème, car je suis marié à une blonde, je parle le langage des blondes.

Le pilote se rend auprès de la blonde et lui parle à l’oreille. La blonde lui dit :

– Oh je suis désolée ! Et elle se lève et retourne à son siège en classe économique.

L’agent de bord et le copilote sont étonnés et demandent au pilote qu’est-ce qu’il lui a dit pour qu’elle accepte de retourner en classe économique sans faire de chichi.

– Je lui ai dit, La première classe ne va pas à Toronto.

Diabète : protégeons notre futur

C’est aujourd’hui la Journée mondiale du diabète. La campagne 2012 de cette journée, marque la quatrième année consacrée à l’éducation et la prévention de cette maladie.

Après le sommet des Nations Unies sur les maladies non-transmissibles (MNT) en septembre 2011, il est urgent de continuer et de renforcer l’élan produit par l’événement, de poursuivre la conscientisation aux facteurs responsables du diabète et de l’épidémie des MNT et de promouvoir les solutions adaptées. Il est important de faire appel aux sentiments des individus concernés et du grand public pour atteindre ces buts.

La campagne fera le lien entre le besoin urgent d’action et la protection de la santé des générations futures. L’accent sera plus particulièrement mis sur l’importance de l’éducation – pour les professionnels de la santé, les personnes atteintes de diabète – afin de réduire l’impact du diabète dans le monde.

La campagne aspire à ÉDUQUER, ENGAGER et RESPONSABILISER la jeunesse et le grand public au diabète. Le slogan choisi est Diabète : protégeons notre futur. Les trois messages-clés de la campagne sont :

Accès à l’éducation pour tous

Toutes les recherches nous démontrent que le diabète de type 2 peut être évité ou tout au moins retardé en changeant ses habitudes de vie. Seulement, il s’agit de savoir comment le faire. Les médecins devraient pouvoir diriger les gens vers des ressources d’informations lorsqu’ils détectent un risque de faire du diabète chez leurs patients.

De même lorsqu’une personne a été diagnostiquée, celle-ci devrait avoir la possibilité d’avoir accès le plus rapidement possible à l’éducation. À l’heure actuelle, dans la plupart des pays, seulement une minorité de gens ont la chance d’y avoir accès.

La façon dont nous vivons met notre vie en danger

Nos habitudes de vie ont profondément changé depuis une cinquantaine d’années. Jamais nous n’avons eu autant d’accès à la nourriture en abondance, en même temps le travail souvent devenu plus sédentaire a fait diminuer le taux d’activité physique d’une grande partie de la population. Ces deux phénomènes ont fait bondir le taux de diabète, d’abord dans les pays industrialisés, puis maintenant, il touche de plus en plus les pays émergeants. Si rien n’est fait pour améliorer nos habitudes de vie, nos enfants risquent d’être atteints de diabète en plus grand nombre t leur longévité pourrait être plus courte que celle de leurs parents.

Les personnes atteintes de diabète font face à la stigmatisation et à la discrimination

Malheureusement, au lieu de s’entraider collectivement à prévenir le diabète et les complications qui en découlent, les gens vont souvent mettre la faute sur le peu de volonté des gens qui sont diabétiques, alors que l’environnement social a une lourde responsabilité dans la progression de cette maladie.

En ce 14 novembre, la population est donc appelée à réfléchir sur le diabète et ses conséquences et à proposer des voies de solutions auprès des gouvernements. Il s’agit de sensibiliser le plus de personnes possibles à la lutte au diabète.

Source: Revue Plein soleil, automne 2012

Je me suis remis au golf

Après quinze années de décrochage, voilà que je me remets au golf. Ici, chaque mardi, des quatuors sont formés pour jouer sur des terrains à proximité. On met notre nom sur une liste et le tour est joué. J’étais au courant de cette activité mais disons qu’elle ne m’attirait pas vraiment. Est-ce que l’exploit de réussir un trou d’un coup, réalisé par mon ami Gilles l’hiver dernier, y est pour quelque chose? Probablement pas!

L’envie m’est revenue lorsque j’ai fait le ménage dans nos choses l’été dernier, juste avant de vendre la maison. En regardant mon sac se morfondre entre les vélos, les balais et toutes ces choses qu’on remise dans un garage, j’ai fais virtuellement un retour en arrière en me rappelant toutes les agréables rondes de golf que j’ai disputé dans ma vie et je me suis dis pourquoi pas! Je pourrais apporter tout ça en Floride et en profiter encore un peu.

La décision n’a pas été trop dure à prendre. J’ai ouvert le sac pour découvrir mes vieux bâtons, encore potables, pour une reprise des activités. Les fers, pas de problème, mais les bois… démodés. J’étais très loin des Big Bertha d’aujourd’hui, ces gros bois de métal surdimensionnés. Qu’à cela ne tienne, mon beau-frère Gaston, ayant eu vent de mon retour au golf, est venu à ma rescousse, en me refilant un gros bois 5, des fers 2 et 3, en plus d’un driver énorme, à faire peur. Un cadeau apprécié, qui ne me fera pas passer pour L’homme de Neandertal du golf. Il me reste encore un gros bois 3 à trouver et avec les nombreux marchés aux puces de la région, le choix ne sera pas trop difficile pour combler cette lacune.

Alors j’en suis là et aujourd’hui, je brisais la glace pour une première ronde avec Harold, André et Lisette, sur le Copperhead Golf Club, pas très loin d’ici. Le bonhomme n’était pas trop rouillé et même que mes coups de départs et les roulés sur le vert étaient à la hauteur, comme au bon vieux temps. C’est surtout près des verts que la sauce s’est gâtée. C’est un peu normal après toutes ces années. La coordination et le synchronisme vont revenir avec la pratique. Finalement, j’ai terminé avec un honorable pointage de 105, satisfaisant dans les circonstances. Je me donne quelques semaines pour améliorer mon jeu et, à raison d’une fois par semaine, je compte bien y arriver.

Une première soirée réussie

La saison est bien amorcée ici à Pioneer Village et, ce dernier samedi, c’était le souper des retrouvailles, ou Welcome back dinner, comme on dit ici. Poulet, bifteck et bonne humeur étaient au menu de ce premier souper de la saison à la salle communautaire.

Il y avait foule et des événements du genre sont très courus. Alors pas besoin d’ajouter que les billets s’envolent à la vitesse de l’éclair. C’est presque aussi intense qu’un bon concert rock au Centre Bell. Il faut souvent faire la file pour être assuré de mettre la main sur les billets convoités.

Un repas complet avec une généreuse portion de poulet à 9$ ou le bifteck à 10$, sont vraiment des aubaines. S’ajoute à ce festin, une soirée dansante mettant en vedette un artiste local, pour nous permettre de bien digérer le repas. Les popotins se font aller et croyez-moi, les seniors n’ont rien à envier à notre jeunesse. On dirait qu’ils sont tombés dedans étant petits.

L’inflation ici, on ne connaît pas ça durant ces festivités; l’eau embouteillée, les croustilles et boissons gazeuses sont toutes à cinquante cents. Le comité social se charge de l’organisation de toutes les activités culturelles et de divertissements, année après année, en y mettant le meilleur d’eux-mêmes pour que ce soit un succès. Et ils réussissent haut la main et toujours dans la cordialité, accompagné d’un chaleureux sourire. Les tirages de contributions volontaires sont toujours populaires, comme chez-nous.

D’ailleurs, il n’y a absolument rien pour s’ennuyer à Pioneer Village. Le calendrier mensuel est toujours rempli et il faut parfois s’auto-discipliner pour ne rien manquer; billard, fer, bocce, pétanque, bingo, aquaforme, cours de danse en ligne, golf, tennis… Bref, une panoplie d’activités qui nous ragaillardissent. On garde la forme en restant des jeunes-aînés ou des aînés-jeunes. En tout cas, on n’entend personne se plaindre… au contraire. Je demeure convaincu que ces séjours au soleil prolonge notre qualité de vie. Lorsqu’on rentre au Québec le printemps venu, c’est pour relaxer de notre hiver.

Par ailleurs, certains lecteurs et lectrices m’ont demandé la possibilité de visionner les images de notre maison. Pour votre bon plaisir, ce lien vous permet de visionner un tour du propriétaire. Encore quelques petites retouches purement esthétiques et on pourra s’assoir sur nos lauriers pour le reste de l’hiver et profiter du doux climat tropical. Bon visionnement!

Le jour du souvenir

Aujourd’hui, 11 novembre, partout dans le monde on célèbre l’Armistice; Le Jour du Souvenir. L’Armistice fait référence à la fin de la première grande guerre mondiale et c’est précisément le 11 novembre 1918 que l’événement a eu lieu, comme le décrit le texte qui suit :

À 6 heures du matin, les généraux allemands signent l’armistice avec les alliés près de la gare de Rethondes dans l’Oise. Dans le wagon-restaurant aménagé en salle de réunion, l’amiral Wemyss, le maréchal Foch et le général Maxime Weygang mettent fin à quatre ans de guerre. Le cessez-le-feu prend effet à 11 heures. Tous les combattants veulent croire que cette guerre est la « der des der ». Ce premier conflit mondial aura fait plus de 8 millions de morts.

Plus près de nous, il faut se rappeler de la cent cinquantaine de soldats canadiens, dont plusieurs de la base militaire de Valcartier, qui ont fait l’ultime sacrifice de leur vie, pour protéger celles, déjà fragiles des autres et pour faire régner la paix. De tous temps, les conflits armés ont toujours existés, parfois pour des idéologies, des religions, ou simplement pour conquérir d’autres territoires. Des batailles qui ont fait couler le sang inutilement et souvent pour assouvir l’avidité des hommes.

C’est un jour de recueillement aujourd’hui, pour que jamais on n’oublie l’immense sacrifice humain de la guerre, avec l’espoir de vivre enfin en paix sur cette terre, tous peuples confondus.

In Memoriam – Marcel Geoffrion – 3e anniversaire

Trois ans se sont écoulés et le souvenir de ton discret départ en cette froide nuit du 8 novembre 2009 est toujours frais à ma mémoire. Aujourd’hui, Louise et moi te rendons cet hommage bien mérité. C’est une façon et une occasion pour te remercier pour ces souvenirs inoubliables qui habitent nos cœurs à tout jamais. On se rappelle ton faible pour les friandises et cette image provoque toujours un sourire. Maintenant que tu n’es plus seul dans cette immensité, continu de veiller sur nous avec nos autres proches qui se sont joints à toi.

La force de l’espérance est ce qui nous permet de se remémorer les souvenirs de ceux qui ont marqué notre vie.

Cinq bougies

Cinq belles bougies multicolores pour célébrer la cinquième année d’existence de ce blogue. Jour après jour, votre assiduité ne fait pas défaut et vous êtes les artisans de ce succès.

Les archives s’enrichissent de près de 1 000 articles qui sont encore consultés aujourd’hui et le nombre de visiteurs flirte avec les 90 000. Au risque de me répéter, c’est un succès que je n’ai jamais osé imaginer.

Comme me le répète ma conjointe, je prends ça un jour à la fois et même si quelquefois je suis victime de la foutue page blanche, l’intérêt et surtout la passion d’écrire et de me mettre à nu devant vous ne me manque jamais.

Continuez de me lire parce qu’en somme, vous êtes ma source d’inspiration et pour tout ça, je vous dis merci, merci et encore merci. Je vais m’appliquer à continuer de vous divertir au meilleur de mes capacités. En attendant, je trinque à votre santé.

Satisfait du travail… et de Barack

La petite maison dans la prairie, comme se plaît Louise à qualifier notre coquette maison, est maintenant aménagée selon notre projet; simple, chaleureuse, invitante et débarrassée de son éponge à poussière; le tapis. Oui, le plancher est terminé avec la pose des plinthes ce lundi et le travail inestimable de Mario et Jean-Guy pour réaliser la rénovation. La photo qui agrémente cet article montre le salon sur le nouveau parquet. Quelques photos, toiles et encadrements ont complété la décoration. Quant à la peinture, le projet a été reporté à l’hiver prochain. Après tout, c’est parfaitement potable présentement et nous sommes ici pour nous reposer et se la couler douce, en priorité. Le reste peut attendre.

Justement, pour vous démontrer à quel point on prend nos aises, c’est notre iRobot Roomba qui s’occupe de passer l’aspirateur. Programmé pour 10h00 chaque mercredi matin, il s’est exécuté pour la première fois aujourd’hui et une fois sa besogne accomplie, il est sagement retourné à sa base sans aucune autre assistance. Même qu’à la fin de son cycle, il s’est permis de jouer une petite mélodie victorieuse, préprogrammée évidemment. Ça n’empêche pas de passer le gros aspirateur de temps en temps, mais disons qu’il s’acquitte très bien de sa tâche… parole de Normand, que ne partage pas nécessairement Loulou à 100%. Mais bon! Nous les mecs, quand on veut se passer d’une corvée, on s’organise. Un bon petit investissement et on se comprend bien, mon Roomba!

Finalement, hier soir, je me suis installé devant le téléviseur pour regarder les résultats des présidentielles américaines à la télé locale. J’ai trouvé l’exercice très captivant, alors que les deux candidats étaient nez à nez. Très tard en soirée, mon ami Barack était déclaré élu et reconduit dans ce poste prestigieux. Je ne suis pas un spécialiste de la politique américaine mais ce Barack a toute une bouille sympathique et charismatique en plus de dégager confiance et intégrité. Pour moi, je l’admire autant que John F. Kennedy et Bill Clinton, mes favoris des cinquante dernières années. Et ce que j’aime par dessus tout des élections américaines, est le fait que leur constitution ne permet pas à un président de faire plus de deux mandats. L’intérêt pour la nation s’en trouve rehaussée, à mon avis, puisque ce deuxième mandat lui permettra de continuer à réaliser ses réformes et d’y préparer son héritage qui, je l’espère, fera l’histoire de façon positive et marquante pour le peuple américain.

Que du soleil

Mes interventions sur le blogue sont un peu espacées et vous m’en voyez désolé. Mais les journées passent vite à s’installer et lorsque vient le temps d’écrire, le sommeil me gagne, exténué. Par contre la rénovation du plancher devrait se terminer demain, par la pause des quarts de rond et, mise à part le lavage extérieur des murs de la maison et des fenêtres, il ne restera que de menus travaux à compléter. À notre arrivée, on s’était donné deux semaines pour tout faire et on respecte l’échéancier.

Déjà une première semaine de passée et les snowbirds continuent de rentrer à Pioneer Village. On voit aussi de nouveaux visages qui avaient l’habitude d’hiberner vers l’Arizona et le Texas choisir notre parc, pour l’hiver qui vient. D’autres sont comme nous et apprivoisent leur nouvelle demeure, laissant le véhicule récréatif au Québec. C’est le cas notamment de Pierre et Fleurette, à qui on a fait une petite visite de courtoisie aujourd’hui. Pierre c’est notre organisateur, lorsqu’on se rend une fois l’an à Tampa Bay, voir jouer nos Glorieux. Peut-être que cet hiver, on devra s’en passer… À moins que Monsieur Bettman laisse tomber son égo et décide de rendre le hockey aux amateurs.

Quoi qu’il en soit, nous résidons maintenant dans un nouveau quartier du parc, sur la première rue. sitôt entré dans le camping. Nous sommes au 97 S Pioneer St. et les photos qui accompagnent cet article représentent notre maison de parc côté nord, ainsi qu’une vue de la rue qui mène chez-nous. Comme dirait mon ami Benoît, nous habitons le quartier défavorisé du parc, le quartier huppé étant celui de son frère Mario. Fort Myers étant la City of Palms, les palmiers ne manquent pas et leur variété est étonnante. Plus de mille, à ce qu’on raconte. De plus en plus de québécois se sont portés acquéreurs des maisons dans ce secteur et si la tendance se maintient, ils seront de plus en plus nombreux à s’installer en permanence, c’est à dire tout l’hiver. Sans avoir le total exact, le nombre de compatriotes propriétaires dépasserait les 60. Disons que ça fait rouler l’économie locale qui en a grandement besoin.

Côté température, c’est du soleil mur à mur depuis notre arrivée et ce n’est pas Louise qui va s’en plaindre. Son genou se porte à merveille et Galarneau n’est pas étranger à ce bien-être. Aujourd’hui, le mercure indiquait le mid-80, comme le diffuse la météo locale qu’on écoute de temps en temps, curieux que nous sommes. Parce que nous aimons notre confort et que la télé américaine d’ici n’est pas très dynamique, nous sommes branchés sur la télé satellite de ShawDirect. De cette façon, nous gardons le contact avec nos racines tout en se tenant bien informés. On visionne les chutes de neige du Québec avec un brin d’ironie, en se disant que nous sommes chanceux de s’en passer. Parce que soyons honnête, c’est le soleil et la chaleur qui nous pousse ici parce que pour le reste, nous n’avons pas à nous plaindre de notre cher Québec… Sauf peut-être les taxes! 6% ici et c’est assez plaisant de voir peu de différence entre le sous-total et le total sur chacune de nos factures. Comme dirait l’autre; c’est dur mais ça s’endure.

Des journées bien remplies

Arriver dans une nouvelle maison nous offre toujours son lot de surprises, parfois agréables, parfois moins. Depuis notre arrivée, on s’attaque à la tâche. Et même si ici le gel, comme nous le connaissons au Québec, est inexistant, les temps d’inoccupation d’une résidence demande une attention particulière. Les systèmes qu’on a mit en quarantaine lors du départ en avril, doivent de nouveau être opérationnels. Les cas de joints d’étanchéité qui sèchent sont fréquents. De découvrir un ou quelques insectes sur le dos, victimes d’une lente agonie, le sont aussi. Aujourd’hui, il nous a fallu remplacer le réservoir d’eau chaude qui a décidé de rendre l’âme. Une petite dépense salée mais qui était nécessaire. On n’est tout de même pas pour se laver au Tide à l’eau froide.

Dès l’achat de cette maison le printemps dernier, notre idée était arrêtée de remplacer tout les tapis par un nouveau plancher de bois. On s’est attaqué en priorité à ce projet, avec l’aide de Francine et Jean-Guy, en enlevant tout le tapis, un travail tout de même astreignant, en plus de magasiner les matériaux. Mais le travail devrait être de qualité puisque le maître Mario a été retenu pour effectuer le travail. Ce n’est pas que je veux lui mettre la barre haute, mais son expérience est indéniable dans tout ce qui s’appelle bois. La photo de cet article, donne un bref aperçu du chantier. Je vous promets de vous montrer le résultat final sitôt le travail terminé.

Pas besoin de vous dire que les journées sont bien remplies et qu’une fois la soirée amorcée, on ressent une certaine fatigue et on s’endort dès que la tête frappe l’oreiller. Malgré tout nous sommes fier de notre progression et la maison commence à ressembler à ce qu’on avait planifié.

En terminant, la température est idéale pour travailler et à la télé locale, c’est la course à l’élection présidentielle qui occupe toute la place avec, pas très loin derrière, les ravages de l’ouragan Sandy. Petit détail encourageant, l’essence régulière se vend 3,39$ le gallon, dans les environs, soit l’équivalent de 89 cents le litre, chez-nous… et les américains continuent de rouler dans leurs gros pickups, même si les hybrides Toyota Prius sont de plus en plus populaires.

La cabane hantée

En cette journée d’Halloween, quoi de plus approprié qu’une histoire de peur. Partout dans les quartiers aux alentours, les gens se préparent depuis plusieurs semaines à recréer une ambiance morbide, où les morts-vivants se mêlent aux loups-garous, fantômes, squelettes et monstres, tout droit sortis de notre imagination, très souvent fertile. Alors pour garder la tradition, parce que je suis trop vieux pour me déguiser et quémander friandises et chocolat, je vous offre l’histoire qui suit trouvée sur Internet et à écouter dans l’obscurité totale et en ne s’éclairant que d’une petite lampe de poche.

Préambule

L’évocation des esprits, appelée aussi «spiritisme »,ne doit être exécutée que par des GENS SPÉCIALISÉS. Le rituel doit être pratiqué dans une atmosphère spéciale et doit suivre une procédure bien stricte. Il est important que tu NE PRATIQUES JAMAIS ces expériences, seul ou avec un groupe d’amis, sans être accompagné d’un expert en la matière. S’il est possible qu’un esprit entre en contact avec toi, il n’est pas forcement évident de pouvoir s’en débarrasser…

Le récit

L’histoire suivante m’a été racontée par Grand-Mère un peu avant son décès. C’était une vieille dame que plusieurs jugeaient folle, car elle croyait que nous vivions constamment entourés d’âmes en peine et qu’il suffisait de les inviter pour les apercevoir. Aujourd’hui, avec l’âge, je constate qu’elle n’était peut-être pas aussi sénile que ça…

Revenons donc à notre histoire. Elle se déroule en 1955, dans un petit village appelé Satton. C’est l’histoire de Kary, une fillette de 13 ans dont l’activité préférée était d’être le centre d’intérêt de tous. C’était le genre de petite fille prête à tout pour être la plus populaire. Un beau jour, probablement pour avoir l’air « cool », Kary décida d’organiser une soirée de spiritisme. Bien sûr, elle n’y croyait pas vraiment, mais le côté mystérieux et terrifiant de cette activité semblait avoir la cote auprès des jeunes.

Comme toute bonne fille populaire, et surtout pour ne pas avoir l’air incompétente, elle alla s’instruire à la bibliothèque de la ville. Elle n’eut pas à chercher bien longtemps, car de multitudes ouvrages traitent de ce sujet. Elle trouva tout ce qu’il faut pour la séance : chandelles, sons d’ambiance et même les quelques phrases à dire pour s’assurer du succès de l’évocation. Toutefois, elle ignora la section de mise en garde expliquant les précautions à prendre et surtout « Quoi faire » en cas de perte de contrôle. Une première erreur qui lui sera reprochée bien des années après.

La soirée de spiritisme s’est déroulée le 20 septembre 1955. Une date qui restera marquée dans les archives de la ville. Kary avait tout prévu. Elle avait organisé l’événement dans la petite cabane de bois que son frère avait construite à quelques minutes de la civilisation. Un endroit isolé dont peu de personnes connaissaient l’existence. Comme ça, ils ne risquaient pas d’être dérangés pendant la cérémonie.

19h00 heures – Arrivée de Kary

Connaissant l’importance de l’ambiance dans ce rituel, Kary prépara le lieu avec soin. Une lumière diffusée par 6 chandelles blanches réparties le long des murs, un son d’ambiance choisi selon les consignes d’invocation, une petite table ronde placée au milieu de la pièce et sans oublier l’immense vase de cristal au centre de la table.

20h00 heures – Arrivée des invités

Comme invités, il y avait Paul, Étienne, Julie, Mylène et Jane. Donc 6 personnes, en incluant Kary. Dès leur entrée, la peur était au rendez-vous. L’ambiance était si effrayante que Mylène n’a jamais voulu pénétrer dans la petite cabane de bois. Elle décida donc d’assister à l’événement en regardant le tout par la petite fenêtre côté ouest. Une sage décision car c’est bien grâce à ce geste que nous pouvons aujourd’hui vous raconter cette histoire.

20h30 heures – Préparation

Malgré son inexpérience en la matière, Kary leur expliqua avec assurance le déroulement de la cérémonie, comme si elle avait à plusieurs reprises expérimenté une telle situation. C’est probablement sa prestance et sa certitude qui forcèrent les jeunes à aller plus loin.

20h42 heures – Début de l’invocation

Le groupe était disposé en rond autour de la petite table, les mains unies et, dans un silence absolu, fixait profondément le vase de cristal. À voir leurs tremblements, il s’en serait fallu de peu pour que Jane et Julie partent en courant hors de cette foutue cabane. Kary commença à prononcer les paroles d’invocation :

– Esprits, Esprits êtes-vous là ?

– Esprits, Esprits, nous voulons communiquer avec vous.

Elle répéta cette phrase à plusieurs reprises pendant quelques minutes. TOUT À COUP ! La table bondit légèrement sur elle-même, provocant ainsi un son très sourd. Julie lança un cri, et Étienne faillit mourir d’une crise cardiaque. Tous se regardèrent en espérant probablement que quelqu’un avouât en être la cause. Mais, à voir leurs airs terrifiés, il était plus qu’évident que ce phénomène ne provenait pas d’eux.

MAIS QUI AVAIT FAIT ÇA ?

Soudain ! Le même phénomène se reproduit ; la table rebondit de nouveau sur elle-même mais, cette fois-ci, une lueur bleutée jaillit au centre du vase de cristal. Un nuage légèrement transparent était apparu et se tenait là, emprisonné au cœur de ce gros vase.

Paul, terrifié, et d’un geste spontané de défense, frappa le vase du revers de la main. Le vase se renversa, laissant ainsi s’échapper la lueur bleue. Au bruit de roulement du vase, tous s’arrêtèrent de respirer, en espérant que ce geste n’ait aucune conséquence. Mais C’EST À PARTIR DE CE MOMENT que tout a commencé.

21h01 heures – Le début

Quelques secondes après le bris du vase, les six chandelles s’éteignirent, laissant le groupe dans une obscurité totale. Dès l’instant suivant, la porte d’entrée et la fenêtre se fermèrent avec une telle puissance que l’endroit vibra. Malgré les efforts de tous et de chacun, il était impossible de les ouvrir. Même Paul, soi-disant expert en karaté, ne put rien faire contre la porte, ou contre la force qui la retenait.

21h04 heures

Attention ! Il est important que vous sachiez qu’à partir de ce moment le reste de cette histoire est basée sur des interprétations découlant des cris et des sons entendus par Mylène qui était restée, rappelons-le, à l’extérieur des lieux.

21h07 heures – La présence

La panique était installée à la l’intérieur de la maisonnette. Julie et Jane criaient et pleuraient de frayeur. Paul et Étienne, hurlant, essayaient désespérément de fracasser la porte avec leurs pieds. Kary était terrorisée, mais essayait de rester calme et de réconforter Jane qui commençait à s’étouffer. La pauvre souffrait de claustrophobie ; la peur des espaces restreints. Soudainement ! Julie et Jane se calmèrent. Leur respiration diminuèrent et remercièrent Kary d’avoir emmené son CHAT.

– Sa présence a un effet tranquillisant, dit Jane, en caressant doucement l’animal.

– QUOI ! lança KARY ! Mais je n’ai pas emmené mon chat !

Mylène se rappellera toujours du moment de silence qui s’ensuivit. Paul, paniqué, sortit de sa poche une petite allumette qu’il s’empressa d’enflammer. CHOSE QU’IL N’AURAIT PROBABLEMNT PAS DÛ FAIRE. Les derniers cris entendus par Mylène ont été les suivants :

– MAIS C’EST QUOI, CETTE CHOSE ?

– AH, MON DIEU, C’EST IMPOSSIBLE !

22h00 heures – Les secours

Les secours ont été contactés par Mylène, quelque part vers les 21h15, et c’est vers les 22h00 qu’ils arrivèrent sur les lieux. La cabane en bois était vide. TOTALEMENT VIDE. La porte et la fenêtre étaient grande-ouvertes, ne laissant aucun débris apparent. Les lieux ne montraient aucune trace de saccage, à l’exception d’un gros vase de cristal renversé sur le sol.

Conclusion

Malgré les recherches intensives pendant des mois, les enfants n’ont jamais été retrouvés… Selon Mylène, il paraît que depuis cet incident, tous les 20 septembre, entre 21h00 – 21h10, si vous visitez la petite cabane de bois, vous pourrez entendre les voix des 5 gamins demandant de l’aide.

Bon Halloween!

Source: http://www.livresavousdejouer.com/stephan/