Enfin l’honnêteté!

Espérons que le poodle a livré son dernier débat hier soir. Il a passé la soirée à faire le procès des gouvernement des 17 dernières année pour justifier bien involontairement son inertie à régler des problèmes. Il augmente les budgets partout, pensant être la solution mais voilà, ou est passé l’argent supplémentaire? Probablement ailleurs qu’à la bonne place. Si l’insatisfaction des québécois se manifeste à son endroit, il est mieux de faire quelques téléphones à ses «zamis» pour se trouver un emploi, au lendemain de l’élection.

Legault son principal problème est que partout où il est passé, il n’a jamais terminé le travail qu’il a commencé. N’a-t’il pas dit qu’il ne ferait qu’un seul mandat? C’est ça François Legault. Et on l’a vu ce soir face a son ancien chef. Il veut faire le ménage. Fidèle à lui-même, il ira jouer ailleurs, avant de terminer le travail, laissant l’aspirateur au beau milieu du salon.

Les «experts» soulignent Pauline Marois comme perdante du troisième débat. Je suis loin d’être d’accord avec cette analyse, elle a été égale à elle-même. Rarement a-t-on vu une politicienne aussi honnête dans ses propos et ses ambitions, une fois élue. En santé, elle ne prétend par tout régler, comme le poodle l’avait hypocritement promis en 2003. Sur le referendum, elle en tiendra un dans la consultation et le respect des québécois, à la manière de feu René Lévesque. Elle ne s’est pas défilée en affirmant ses convictions souverainistes. Ses promesses sont simples, réalistes et sa vaste expérience politique sont un gage de confiance. Comme le dit l’adage -Quand c’est trop beau pour être vrai, il faut se méfier. C’était vrai en 2003, avec le résultat qu’on connaît et que 70% des québécois rejettent. C’est aussi l’évidence même dans le programme de Legault.

Voter pour le Parti québécois, c’est viser la souveraineté. Cela a toujours été et le restera, comme les libéraux le sont pour le fédéralisme. Les caquistes ne le savent pas encore. Mais malgré tous les sondages, celui qui comptera sera tenu le 4 septembre et sera sans équivoque. Le pouvoir sera, le temps d’une journée, entre les mains des électeurs et les politiciens devront s’y conformer sans appel. C’est ça une démocratie. C’est le peuple qui décide et les belles promesses n’y changeront absolument rien. Aux élus de livrer la marchandise.

L’épouvantail à moineaux

Le premier débat entre le poodle et Pauline Marois est maintenant chose du passé. Si cette dernière a su calmement et de façon posée, faire valoir ses points de vues, on ne peut en dire autant de l’arrogant premier ministre qui doit être passablement paniqué pour agir de la sorte et argumenter souvent avec véhémence. Cet épouvantail à moineaux, après neuf ans de pouvoir, n’a pu trouver mieux que ressasser les décisions que les gouvernements de la fin du siècle dernier et le début du présent ont prises, faisant même allusion à des événements d’il y a 17 ans. Un peu plus et il déterrait les morts. Il n’est responsable de rien et c’est toujours la faute des autres.

Souvenons-nous que ses arguments de 2003 étaient de faire mieux, alors il a fait quoi depuis neufs ans? En nous taxant à outrance, il a augmenter tous les budgets pour régler les problèmes, mais sans nous dire comment ils en ont disposé. Dans tous ses problèmes, ils n’avait d’autres réponses à donner que celle qu’il avait augmenté les budgets. Belle façon de régler des problèmes. Ce n’est pas tout d’augmenter… il faut aussi gérer. Quant au referendum, ça m’a rappeler l’époque ou les fédéralistes nous prédisaient les pires calamités si le PQ était porté au pouvoir. C’était en 1976. Quand les québécois ont peint en bleu la carte électoral de la province pour élire le premier gouvernement nationaliste et indépendantiste de son histoire, celui-ci lui a livré les plus importantes réformes sociales de tous les temps.

On a évolué et deux referendums plus tard, les québécois sont assez grands pour décider eux-mêmes de leur avenir sans craindre les épouvantails à moineaux, qui sont dépassés. Pauline Marois ce soir, nous a démontré ses capacités de chef d’état.

Le débat des chefs

Non, je n’ai pas regardé le débat des chefs hier soir. Je n’ai aucun intérêt pour cette formule dépassée et qui n’amène absolument rien. À la lecture des journaux de ce matin, je n’ai rien manqué finalement. Rien de neuf, du bla bla. Le poodle continu de clouer le clou du referendum, une vieille ruse qui n’effraie plus personne. Pauline Marois et François Legault n’ont rien révélé d’autres de ce qu’ils font déjà, bulletin de nouvelles après bulletin de nouvelles et Françoise David, avec toute la volonté qu’elle a, ne gagnera jamais rien dans un parti à deux chefs. Elle est là simplement pour permettre aux indécis ou désabusés de la politique, de mettre un «X» à quelque part sur le bulletin de vote. Les autres partis, on ne les a pas vu.

Par contre, les débats qui débutent ce soir et jusqu’à mercredi, m’intéressent. La formule me semble captivante et devrait donner lieux à des échanges plus virils et pointus. C’est sûr que je vais les regarder attentivement et essayer de détecter la sincérité des chefs, ou leur art à patiner. Remarquez que cet exercice ne changera rien à mon vote puisqu’il ira au Parti Québécois, comme toujours, parce que je crois que notre seule façon de prospérer, c’est dans un pays souverain. Pourquoi croyez-vous que nos voisins canadiens nous font les yeux doux lors des referendums en agitant bêtement leurs petits drapeaux rouge et blanc? C’est qu’ils n’ont assurément pas les moyens de nous perdre.

Le poodle à beau se proclamer champion de l’économie, avec une augmentation de la dette de plus de 30%, il a fait son temps et mérite, avec son parti, d’être rayé du paysage politique québécois pour les 20 prochaines années. La présente élection doit atteindre cet objectif, à la manière des libéraux fédéraux l’année dernière. Ayez toujours en tête ces mots importants; corruption, taxes, favoritisme, taxes, taxes et taxes.

Caravaniers à plein temps

C’est assez tranquille de ce temps là sur le blogue. Pas que je n’ai pas de sujets d’articles, avec la campagne électorale qui bat son plein, ils ne manquent pas. Non, c’est simplement qu’on commence, Louise et moi, à organiser nos nouveaux quartiers. La maison est maintenant complètement vidée de son contenu et toujours sur le marché de la vente, avec une nouvelle agente au dossier. On espère bien boucler la boucle définitivement.

Donc, les derniers jours ont servis à cette corvée. C’est fou combien on peut emmagasiner de choses au fil des ans. J’avais l’impression que plus j’en enlevais et plus il en restait. Ajoutez à cela la convalescence de Louise qui se poursuit très bien, il ne restait plus beaucoup de temps pour l’écriture. Lentement on apprivoise nos nouveaux quartiers au camping La Clé des Champs de St-Philippe, près de La Prairie, dans notre caravane à sellette. On débute enfin notre rêve de caravaniers à plein temps, dans un endroit qu’on enviait depuis quelques années.

Nous sommes biens situés et je me familiarise avec les environs; le bureau de poste, la quincaillerie, la petite épicerie, tous sympathiques à mes yeux. Par contre, on conserve nos habitudes de fréquenter le Quartier Dix30, pas très loin. Malgré tout cela, notre arrivée ici nous cause un peu de soucis. On a appris tout récemment qu’il est possible que ce camping change de vocation ou plutôt d’orientation en ce sens que nous devrons probablement se porter acquéreur de nos emplacements. La Direction veut implanter une formule «Condo» pour ses résidents. Une importante réunion d’informations est prévue ce dimanche matin, pour faire le point sur la question.

Pas besoin de vous dire que cette décision a semé tout un émoi parmi les saisonniers, pour la plupart snowbirds, qui ont mis des années à embellir leur lot, sans hypothèque et dans un environnement tranquille et réparateur. Voilà que tout est chamboulé. C’est tout un changement qui semble vouloir s’amorcer et la grogne s’est installée chez certains. Pour nous, c’est une surprise de taille que nous n’avons jamais vu venir, un pavé dans la marre de nos projets. On a hâte à dimanche pour en savoir plus et se faire une idée plus juste. Même si notre priorité demeure d’habiter ici, ce ne sera pas à n’importe quel prix ou conditions. Peut-être devrons nous quitter pour un autre endroit. Ce serait vraiment dommage.

On nous dit que cette réunion nous réservera quelques surprises… On verra bien. Plusieurs ont exprimé leur désir de quitter, affichant sans gêne leur déception, d’autres ne comprennent pas. Certains des résidents actuels ont déjà connu l’expulsion, il y a quatre ans, dans la fermeture du Mont Laval, qui les avaient amenés ici. C’est encore à recommencer. C’est triste, d’autant plus que le camping est grandement apprécié de sa clientèle avec ses espaces voyageurs aménagées comme nulle part ailleurs, et qui affiche complet une grande partie de l’été. Décidément, cette rencontre sera cruciale pour la suite des choses.

Dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas

Wow! Toute une nouvelle! Le docteur Gaétan Barrette est indigné du fait que Pauline Marois affirme qu’il n’a pas vraiment le physique de l’emploi qu’il vise s’il est élu au pouvoir; Ministre de la santé.

Ça c’est bien de la politique. C’est sale, incisif, cruel et tous les coups sont permis. Cependant, sans égard à la compétence que Monsieur Barrette pourrait avoir en santé, je dois admettre que Pauline a dit tout haut ce que beaucoup de personnes pensent tout bas, moi le premier. Cette constatation ne date pas d’hier. Dès son entrée sur la scène médiatique, alors qu’il prenait la présidence de la fédération des médecins spécialiste du Québec, c’est la première réflexion qui me venait en tête. Un médecin de plus de 300 livres, il me semble que c’est un peu paradoxal.

Lors d’une récente entrevue dans un journal, dans le cadre de l’actuelle campagne électorale, il avouait ne pas se soucier tellement de sa santé et que son alimentation ne répondait pas aux critères d’Isabelle Huot. Elle aurait tout un travail à faire avec lui. Il me semble que l’image doit être représentatif de ce qu’on préconise. Une façon d’être pris au sérieux.

Par ailleurs, je ne suis plus capable de voir le poodle. Maudit que j’ai hâte qu’il disparaisse du visage politique du Québec. Je le trouve arrogant et provocateur. Son petit visage avec sourire en coin et lèvres à peines ouvertes, il me donne des nausées et des boutons. Ce matin, au moment d’un point de presse, il vantait ses réalisations en omettant de parler de ses innombrables augmentations de taxes; La TVQ qui est maintenant le double de la TPS, la contribution santé de 200$ par citoyen, les promesses de baisses d’impôts qu’il n’a pas tenues, la corruption et le favoritisme et son cynisme.

En terminant, au lieu de démolir l’adversaire, nos politiciens devrait nous dire clairement ce qu’ils ont l’intention de faire une fois élus, accompagné d’un échéance précis. Parce qu’une fois au pouvoir et après avoir pris connaissance des vrais chiffres, leurs promesses vont se retrouver sur une tablette, à cause du gouvernement précédent. C’est du réchauffé. Je me rappelle en 1976, lors de l’accession au pouvoir du gouvernement péquiste de René Lévesque, un balai était le symbole graphique gagnant de sa campagne. Il faut le reprendre et faire le ménage immédiatement. Une fois qu’on aura coupé le gras, nous n’aurost plus de hausse d’impôts pour les deux prochaines générations.

Fiabilité des produits Apple?

C’est la question que je me pose depuis ma première visite à la boutique Apple de la rue Sainte Catherine Ouest, à Montréal. Ayant un problème de rupture de communication avec mon iPhone d’à peine 11 mois d’utilisation, je n’avais pas le choix de m’y rendre pour qu’ils trouvent une solution. Malheureusement, ils n’ont pas de succursale sur la rive-sud, un non sens à mon avis.

Toujours est-il que j’arrive en fin de matinée et je trouve la place bondée, une vraie fourmilière. Plein de commis en bleu, tenant dans leurs mains un iPad. Il doit bien y en avoir une bonne vingtaine. On m’accoste pour enregistrer mon rendez-vous et on me demande de monter à l’étage afin de rencontrer un technicien. Rendu là-haut, surprise! C’est encore pire qu’en bas. Dans un capharnaüm indescriptible, une trentaine de techniciens discutent avec des clients venus pour régler des problèmes avec leurs produits de la pommes blanche. Et je vous fait grâce du nombre de clients en attente, le long d’une balustrade. On se croirait sur le parquet de la bourse.

C’est ce qui m’a porté à me questionner sur la fiabilité des produits Apple, qu’on annonce à gros renfort de publicité, comme étant des modèles presque parfaits. Alors si c’est le cas, comment expliquer toutes les activités de cette boutique. Aujourd’hui, le téléphone cellulaire s’est beaucoup éloigner de sa vocation première, téléphoner. Ce sont de mini-ordinateurs puissants mais aussi fragiles. Par ses fréquentes manipulations, l’appareil devrait être indestructible et hyper robuste. Malheureusement, avec les nouveaux modèles qui apparaissent à une cadence fulgurante, la colonne des ventes est plus importante que la fiabilité. Une conséquence provoquée par une clientèle avide de posséder l’appareil dernier cri et de la plus récente technologie.

Finalement, après une réinitialisation de mon iPhone et du remplacement de la carte SIM, on a détecté une anomalie avec le système d’exploitation avec le résultat que toutes mes données sont foutues et je dois recommencer à neuf… Pour finalement constater que mon problème est réapparu. Dans trois jours, je reprendrai rendez-vous avec la boutique pour peut-être remplacer l’appareil. Après cette expérience, mon opinion des produits Apple en a pris un coup et je constate qu’ils sont comparables avec tout ce qui se fait sur le marché, côté qualité et fiabilité. Leurs prix élevés est un leurre. Pas étonnant que la concurrence soit en train de leur damer le pion.

Déception et espoir

Nous pensions bien avoir finalement trouvé un acheteur pour notre maison mais la déception nous habite parce que la transaction ne s’est pas réalisée. Après avoir fait une offre d’achat, celui-ci a multiplié les gestes de mauvaise foi pour étirer les délais et faire en sorte d’attendre l’échéance du contrat. Je ne serais pas étonné qu’il ait tout fait pour se rendre insolvable. Il a manqué à ses obligations volontairement et sans conséquences.

Nous qui pensions qu’apposer sa signature au bas d’une offre d’achat, acceptée par les parties, constituait une obligation en soit, nous étions très déçus que le dossier se termine en queue de poisson. Le manque de dynamisme de notre courtier n’a pas aidé non plus. Tout le dossier s’est déroulé tout croche, sans professionnalisme et rigueur. En plus, se faire annoncer par un directeur qu’il n’y avait rien à faire d’autre que de poursuivre personnellement l’acheteur au civil, j’ai eu la réaction de lui demander à quoi il pouvait bien servir. Proprio Direct c’est bien fini pour nous. Déception par dessus déception, voilà le triste constat que nous en faisons.

Maintenant, tout est à recommencer. Il faut que la maison se vende parce que nous sommes passés à autre chose. Pas question non plus de procéder à une vente de feu. Nous embaucherons un nouveau courtier compétent, sous peu, et nous espérons bien avoir des résultats concluants cette fois-ci. En tout cas, on sait quelles questions lui poser pour vérifier son intérêt et mériter notre confiance. Quant aux visiteurs, on ne veux pas de senteux! Ces personnes plus intéressés d’écornifler que d’acheter. On n’a pas de temps à perdre avec ça.

Si vous connaissez des gens qui recherchent une maison unifamiliale intergénérationnelle, passez le mot, on a quelque chose d’intéressant à leur proposer, près de tous les services, commodités et axes routiers, juste ici, à Brossard et à un prix très compétitif.

In Memoriam – Mireille Rajotte – 1er anniversaire

 

Bonjour Mireille. Comme le temps passe pour nous, mortels, alors que toi tu profites de l’éternité. Un an s’est écoulé depuis ton départ. Aujourd’hui, je prends ces instants pour te rendre un hommage bien mérité. C’est une façon et une occasion de te remercier pour ces souvenirs inoubliables qui habitent nos cœurs à tout jamais. Continue de veiller sur ceux et celles que tu chérissais, jusqu’au jour des retrouvailles.

La force de l’espérance est ce qui nous permet de se remémorer les souvenirs de ceux qui ont marqué notre vie.

Quand la chaleur rend impatient

Vivement des températures plus clémentes et plus fraîches parce que tout ce soleil, cette sécheresse et cette humidité accablante commencent à taper sur les nerfs de certains individus qui devraient se rafraîchir dans leur piscine plutôt que s’aventurer dans le grand monde et sortir par un temps pareil.

J’ai vécu l’expérience hier, d’un sexagénaire stressé, à la cervelle d’oiseau, qui a montré à tout le monde que l’imbécilité ne tue pas. Quoiqu’il aurait pu tomber raide mort, foudroyé par une attaque cardiaque, tellement il piaffait d’impatience.

Cet homo sapiens sapiens me suivant en file, dans un Couche-Tard de Sainte-Julie, alors que j’étais à payer mes achats. Il devait trouver que ça n’allait pas assez vite à son goût pour payer sa Presse, alors au moment où je quittais et s’adressant à la caissière, il y alla du commentaire suivant, assez fort pour que je l’entende:

– Je cours voir ma mère à l’hôpital et je n’ai pas le temps d’écouter vos histoires.

Oh la la…! Pas content le monsieur. On respire par le nez, on prend son gaz égal. Sa mère a le dos large.

Je l’ai attendu dehors en le dévisageant longuement du temps qu’il se rendait à sa bagnole. Son journal sous le bras et usant de sa matière cérébrale digne d’un babouin, il monta dans sa voiture de luxe pour partir en trombe sur les chapeaux de roues. Édifiant et sûrement pas une overdose de testostérones. Je soupçonne un coup de soleil sur son coco dégarni.

Vite, le temps frais, avant qu’il ne fasse un malheur.

Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil

Enfin le poodle a dissout l’Assemblée nationale pour déclencher des élections qui connaîtront leur dénouement le 4 septembre, au terme d’une grande mascarade de bouffons. Des clowns qui ne font plus rire et qui ont perdu toute crédibilité.

Le cirque vient à peine de commencer que déjà, le caquiste Gaétan Barrette promet que tous les québécois auront leur médecin de famille et que les listes d’attentes seront choses du passé. On l’a déjà entendu celle-là! Encore faut-il qu’il soit élu, au pouvoir et Ministre de la santé.

Pendant ce temps le poodle et ses sbires vont continuer de dépenser en promettant mer et monde avec de l’argent qu’ils n’ont pas. Ah! Si tous ces politiciens pouvaient se transformer subitement en Pinocchio au gré des promesses, on aurait droit à des combats de nez épiques. Les politiciens, tels des putains, useront de leurs pouvoirs de séduction pour nous enjôler de promesses farfelues et de balivernes.

Par contre, cet appel aux urnes nous donne un pouvoir absolu sur notre choix de porter au pouvoir le gouvernement qu’on veut. Avant de poser ce geste hautement démocratique et le faire de façon éclairée, il faudra se rappeler les neuf dernières années libérales, parsemées de corruption, de taxes abusives et de gaspillage éhonté.

Avec un taux d’insatisfaction à 70% par la population envers ce gouvernement de profiteurs, nous détenons au bout de notre crayon, le pouvoir de les sortir de leur confort et de leur montrer cavalièrement
la porte. Un balayage sans équivoque! Plus personnellement, le poodle mérite une cinglante défaite dans sa propre circonscription, comme Robert Bourassa l’avait vécu en 1976.

Pour ma part, mon vote ira à Pauline Marois et même si elle est impopulaire, sa vaste expérience du monde politique mérite ma confiance. Il est temps qu’on crée un précédent en élisant une femme au poste de Première ministre du Québec. Ça ne peut être pire. Avec une majorité, on verra ce qu’elle a dans ventre.

Quoi qu’il en soit, j’espère et je souhaite que la participation des électeurs et électrices marque un record de tous les temps, pour faire passer un message clair et sans ambiguïté. Le cirque est commencé, les bouffons sont en piste, place au spectacle!

Les aînés, bien traités

Profitant de la convalescence de Louise dans une Résidence Soleil, je l’accompagne tous les jours dans sa démarche en partageant son quotidien. Je vis l’expérience de séjourner dans ces résidences modernes.

À l’ère où les baby boomers commencent leur troisième âge, on voit pousser partout ces manoirs grandioses qui les invitent à y habiter pour fuir la solitude et découvrir une vie communautaire active et enrichissante.

Par le passé, j’en ai visité une, pour valider mes informations et me faire ma propre opinion. Je n’ai plus maintenant aucun doute. Si la santé nous le permet, en terme d’autonomie, c’est là que nous aimerions amorcer notre vie de septuagénaires, une fois notre trip de camping révolu.

Tout y est conçu et pensé en fonction des aînés; couloirs larges et ascenseurs grands formats pour que les quadriporteurs et marchettes puissent circuler librement, rampes d’appuis, prises de courants plus hautes, des balançoires et aires de repos à profusion ainsi que des boutons d’urgence dans toutes les pièces.

On ne s’ennuie pas et les activités sont nombreuses; quilles, natation, conditionnement physique, jeux de galets, pétanques, billard et le cinéma, en passant par la bibliothèques, les aires de jeux de cartes ainsi que les postes d’accès à Internet.

Plusieurs appartements de toutes dimensions sont disponibles selon les budgets et besoins de chacun. À l’extérieur, des allées piétonnières serpentent le terrain, agrémenté de gazébos, de bancs de parc et de balançoires. Il n’est pas rare d’y trouver des jardins aménagés avec plans d’eau, créant des îlots enchanteurs.

Pour les services, on retrouve également une chapelle, des salles de réceptions, un mini dépanneurs à prix modiques offrant des billets de loterie pour sa clientèle accro. Pleins de cours sont offerts et un médecin est disponible pour consultations, chaque semaine.

Enfin, pour les repas, on y mange très bien et ils sont équilibrés. Pour 10$, 11$ pour les visiteurs, on a droit à un repas complet et croyez-moi, on n’y retourne pas pour une deuxième assiette.

Bien entendu, une panoplie d’autres services s’ajoutent et souvent il faut déboursés quelques dollars pour les obtenir. Par contre, les Résidences Soleil offrent des appartements pour qui veut un court séjour en convalescence. C’est le cas de Louise qui, pour 50$ par jour, taxes en sus, est hébergée dans un grand appartement meublé et fonctionnel, incluant les trois repas, style buffet, servis à la grande salle à dîner. Une surveillance 24 heures sur 24 est assurée en cas d’urgence.

Si, un bon matin, vous voulez voir à quoi pourrait ressembler votre environnement, une fois rendus à un âge vénérable, allez visiter une de ces résidences aux décors luxueux et vous constaterez, comme moi, que les aînés y sont bien traités. Je demeure convaincu que les années passées dans ces établissements dignes des grands hôtels, prolongent la vie dans un climat de dignité et de sérénité.

Un respect minimal du patient

L’hospitalisation de Louise s’est terminée en matinée hier et nous en sommes maintenant à la phase de réhabilitation. Elle doit faire travailler son genoux dans des conditions optimales pour les deux prochaines semaines. Notre maison, dépouillée des meubles, ainsi que notre caravane avec son espace restreint pour une marchette ne pouvant faire l’affaire, c’est au Manoir Sainte-Julie qu’elle entreprendra cette dernière étape avant le retour à la maison. Faisant partie des réputées Résidences Soleil, cet établissement offre des appartements pour convalescence, incluant les repas quotidiens, à prix raisonnables.

La dernière semaine passée à l’hôpital Charles-LeMoyne, m’aura permis d’observer notre fabuleux système de santé qui nous coûte plus que la peau des fesses, à travers les différents intervenants qui ont prodigué les soins à ma conjointe. Je dois préciser, à prime abord, que la chirurgie fut couronnée de succès et réalisée selon les règles de l’art. C’est l’environnement qui fait défaut dans ce monstre de gestionnaires et on se demande souvent à quoi ils peuvent bien servir. Tout est désorganisé et on a l’impression que les décideurs sont à des années lumières des exécutants. J’ai relevé les quelques anomalies suivantes, sans égards aux employés mais qui, selon moi, ne devraient pas exister.

Pour l’empathie envers les patients, on repassera. Celui-ci est souvent laissé à lui-même et un accompagnateur ou un proche du patient doit régulièrement intervenir au poste de garde pour obtenir un service ou rappeler simplement la prise d’un médicament.

La marchette promise n’était pas disponible au moment opportun et il a fallu attendre.

L’hospitalisation devait durer une semaine et après la troisième journée, un médecin était prêt à lui autoriser son congé, sur une simple évaluation visuelle générale sans même regarder la cicatrisation. Il m’a fallu m’objecter, ce qui l’a probablement irritée, puisqu’on ne l’a pas revue.

En trois jours, elle a été envoyée dans le corridor pendant 3 heures et à deux reprises, pour déménager de chambre et désinfecter l’endroit. Dans un de ces épisodes, on lui a servi au souper, par mégarde, un repas qui traînait depuis le midi dans le charriot. Ils pensaient que c’était un plateau en surplus.

Même sur production des médicaments de ma conjointe, dans leurs boîtes originales qu’ils n’ont même pas regardé, il lui ont administré le médicament de la même famille, mais différent. C’est notre pharmacienne qui s’en est aperçue au moment du renouvellement des prescriptions. Elle a dû reconfirmer la prescription avec l’hôpital.

Ma conjointe devait se faire elle-même ses injections sous cutanées, alors que c’est le rôle de l’infirmière qui est formée en ce sens. Dès que vous êtes capable de le faire, le personnel médical vous encourage à le faire.

Les traitements de radiothérapie sont effectuées directement aux chambres et il nous a fallu quitter le salon à côté, pour éviter la radioactivité. Leur beau centre de cancérologie, payé à coup de millions, est vide et ne remplit pas sa vocation.

Alors qu’on nous avait dit qu’une travailleuse sociale s’occupait de la démarche pour la réhabilitation, son action s’est résumée à quelques pamphlets. Un présentoir aurait suffit! J’ai fait la démarche.

Le personnel hospitalier nous dit régulièrement qu’on est mieux chez-nous qu’à l’hôpital avec ses risque d’attraper toutes sortes de bactéries et de germes. Tout à fait rassurant! Personne n’a ramassé le tampon de ouate qui traînait par terre dans la chambre, depuis trois jours.

Malgré tout cela, il y a des exceptions. Quelques membres du personnel ont le feu sacré. Ils font leur travail avec le sourire, sont avenant et complaisants. C’est juste malheureux qu’ils ne soient pas contagieux.

Je pourrais continuer sur plusieurs ligne encore et encore. On entre dans un hôpital et ça pue. C’est sale et on passe constamment notre temps à se désinfecter les mains dès qu’on touche n’importe quoi. Les employés arrivent de l’extérieur avec leurs vêtements de travail sans égard aux germes qu’ils pourraient transporter. C’est pas normal. On n’arrête pas d’ouvrir des cliniques partout et pourtant, tout le monde se présente à l’urgence avec un livre de 400 pages, sachant fort bien, qu’ils vont passer au travers, le temps de voir un médecin. Le patient demeure un cobaye qui n’a qu’à attendre bien sagement, jusqu’à ce que le monstre le prenne en charge.

Au fils des années et des gouvernements, on a fait quoi avec tout l’argent de nos taxes? Payer des cadres, des cadres et encore des cadres? Installer, à l’entrée, une œuvre insignifiante de 100 000$ qui s’est brisée au premier coup de vent violent et qui coûtera le double pour la restaurer?

Ils m’ont lavé le cerveau. J’en suis à penser que le système de santé universel, comme on le connaît, devrait disparaitre au profit du privé. Il y aurait des économies faramineuses, moins de gestionnaires et plus d’exécutants. Un service aux petits oignons, on vous replacerait vos oreillers aux 5 minutes. Avec les milliards de dollars qu’on injecte présentement et collectivement dans ce gouffre sans fond, on pourrait l’investir dans des plans d’assurance-santé plus performants et adaptés. Ça existe déjà, alors…

Et pour terminer mon histoire, le temps de monter chercher ma conjointe qui venait d’obtenir son congé, d’attendre après une signature oubliée par le médecin et de redescendre pour payer mon stationnement, la satanée machine m’arrachait 10$ pour mon stationnement de 55 minutes. Aujourd’hui, il faut cinq choses pour se faire soigner; la patience, la patience, la patience, la résignation et accepter de se faire exploiter.