Coup se théâtre dans le conflit étudiant; la ministre Line Beauchamp démissionne de son poste, n’étant plus capable de régler le dossier. Elle sera remplacée par Michelle Courchesne, qui a fait l’objet d’un sévère blâme dans le dossier des garderies. En fait, le Poodle a déshabillé Line pour habiller Michelle.
Ça me rappelle un certain conflit avec les indiens en 1990 qui n’a jamais été réglé. Ça me rappelle également comment le gouvernement prenait plaisir à cogner sur les travailleurs avec des lois spéciales ordonnant les retour au travail.
Le Poodle et son équipe sont tellement en déroute, qu’ils n’osent même pas faire respecter les injonctions émises par les tribunaux. C’est l’anarchie qui s’installe lentement. Le gouvernement n’ose bouger le petit doigt et laisse ses ministres à eux-mêmes. Il n’a que lui à blâmer.
Quant au Poodle, il ferait mieux de mettre ses énergies ailleurs que sur son Plan Nord et se concentrer à agir pour mettre fin à cette crise d’étudiants-rois qui a pris des proportions démesurées.
Aujourd’hui on célèbre la Fête des mères et pour la première fois, la mienne ne sera pas là. De là-haut, je sais qu’elle continue de nous protéger et même si je ne peux la voir, elle est toujours présente dans mon coeur. Je te souhaite maman, la plus belle des fêtes et je t’embrasse tendrement.
Pour l’occasion, je partage avec vous le texte qui suit et qui nous rappelle ce qu’est vraiment une maman;
Quelqu’un qui se soucie de nous quand les autres nous tournent le dos;
Quelqu’un qui nous encourage si on nous ridiculise;
Quelqu’un qui nous défend lorsqu’on nous condamne;
Quelqu’un qui fait preuve de patience quand les autres s’irritent;
Quelqu’un qui nous apprécie même si les gens ne remarquent rien;
Quelqu’un qui nous sécurise dans ce monde menaçant;
Quelqu’un qui nous soutient lorsque les autres nous rejettent;
Quelqu’un qui nous chérira et nous protègera toujours et dont les plus grands accomplissements se transmettent à ses descendants.
Bonne Fête à toutes les mamans!
Il y a des fois ou on se demande où les penseurs avaient la tête au moment de concevoir leurs projets, leurs plans. Comment ils ont pu oublier un besoin essentiel comme; aller aux toilettes! À moins que ce soit volontaire. Alors là ça fait chier!
Dans le monde d’aujourd’hui, où les remplacements de hanches et de genoux sont tellement nombreux qu’on doit attendre des mois voire des années avant d’obtenir la chirurgie qui nous permettra de mener à nouveau une vie normale, il y a encore des lieux publics où nous devons marcher des centaines de pieds pour se soulager. Encore faut-il que ce ne soit pas urgent sinon… Plouf ! Dans la culotte, avec les désagréments que cela implique.
Et bien croyez-le ou non, c’est cet affreux oubli, qui en fait rager plus d’un, à la salle L’Étoile Banque Nationale, du chic Quartier Dix30 à Brossard. Nous étions là, Louise et moi, hier soir pour assister au spectacle de Lise Dion qui, soit dit en passant est drôle à s’en tordre les boyaux.
Toujours est-il que j’observais les spectateurs s’approcher des portes et curieusement, ils cherchaient les toilettes. Lorsqu’on leur disait qu’elles étaient en bas, c’était l’incompréhension la plus totale. D’autres, avec leurs cannes, devaient rester debout, faute de bancs en quantité suffisante.
J’aimerais bien qu’on m’explique le pourquoi de la chose. En plus, deux cabinets pour tout ce monde, ce n’est pas le Pérou. C’est très regrettable qu’une si belle salle de spectacle ne soit pas plus fonctionnelle à cet égard. On me dit que c’est la même chose à la Place des Arts de Montréal. Si c’est le cas, je trouve ça un peu insensé, d’autant plus que la salle de spectacle opère deux bars pendant les entractes. Un bon buveur de bière sait très bien qu’on pisse le double de ce qu’on a consommé, alors… Donc, les pisse-minutes n’ont qu’à se retenir. Et imaginez un spectacle tellement drôle, comme celui de Lise Dion, qui nous fait rire à en pisser dans nos culottes. Un peu de compréhension, les architectes.
Avant-hier, sur invitation de mon fils Pascal, nous nous sommes rendus au Cinéplex du Quartier Dix30 à Brossard, pour visionner le nouveau film Avengers à la présentation de 22h15. Ça faisait un bon moment que j’avais mis les pieds dans un cinéma et laissez-moi vous dire que dès notre arrivée, je n’en revenais pas de voir tous ces jeunes, un mardi soir, se trouver sur place. Il y avait foule au point ou les stationnements avoisinants étaient littéralement bondés. C’est vrai, j’y pense. C’est la période du boycott étudiant, ils n’ont pas d’école.
Immédiatement après avoir franchi les tourniquets, ça ressemblait à une vraie fourmilière. Des jeunes partout pour la plupart, cellulaires à la main, s’affairaient à placoter pendant que d’autres faisaient la file au snack bar. Ma première pensée s’est tournée sur le conflit étudiant. Je me suis dit comment peuvent-ils se payer le cinéma, les amuse-gueules, les barbotines et les cochonneries démesurées, quand ils peinent à seulement payer la majoration de leurs frais de scolarité. Voyez-vous, ce n’est pas donné une soirée au cinéma et même un soir où la présentation est à rabais; 11,25$ pour la représentation et facilement 20$ pour les grignotines, pour une seule personne. Mais bon! Et je vous parie que plusieurs d’entre eux sont des consommateurs réguliers de l’endroit.
Pour le film, c’est une histoire de super héros des Marvel Comics qui, vous l’aurez deviné, s’unissent pour combattre un dangereux psychopathe qui a pour ambition de gouverner la terre à sa façon et même de la détruire. Rien de moins! Avec une touche d’humour bien placé, j’ai adoré ce film rempli d’action. Le 3D sur grand écran c’est très impressionnant et jumelé aux sons ambiophoniques, c’est saisissant. Dans un film de la sorte, les explosions sont pétaradantes. Si vous avez les oreilles sensibles, attendez-vous à sursauter. Les jeunes sont habitués avec leur musique à fendre les tympans alors ils en redemandent. La technologie aidant, nous sommes directement plongés dans l’aventure. Le 3D c’est hallucinant et il paraît que nous n’avons encore rien vu. Imaginez lorsque nous aurons les transmissions télé en 3D et sans lunettes, l’écran occupera tout un mur. Une belle sortie père et fils qu’on devrait répéter. Surtout que c’est lui qui paie…
Dans un autre ordre d’idée, Louise et moi avons cassé la croûte ce midi au restaurant Harvey’s de Brossard. Là aussi, ça faisait des lunes qu’on n’y avait pas mis les pieds. La décoration a été refaite et des écrans géants ont été installés à des endroits stratégiques, pour se mettre au goût du jour. C’est là que j’ai eu une agréable surprise. Les télés syntonisaient des chaînes francophones. Une sur RDS et l’autre à TVA. Je n’en revenais tout simplement pas! Moi qui dénonce ouvertement nos commerces qui ne présentent que du contenu anglophone voire américain, j’étais sidéré! Enfin quelqu’un y avait pensé. Je félicite l’administration de ce restaurant rapide qui, soit dit en passant, offre des hamburgers parmi les meilleurs et garnis selon vos goûts. Il mérite nos encouragements.
La supposée entente de principe entre les leaders étudiants et le gouvernement n’est plus qu’un mauvais souvenir. Pourtant, ils ont apposé leurs signatures au bas d’un document sur lequel ils se sont entendus. Une entente de principe sous-entend que chacune des parties a l’obligation d’en recommander l’acceptation. C’est le fruit d’une négociation qui devrait satisfaire tout le monde autour de la même table.
Sitôt conclue, voilà que les leaders étudiants font fi de leur parole et font en sorte que l’entente soit rejetée. Ils mettent le blâme sur la fatigue. Bien voyons donc. On ne peut croire en leur bonne foi et ils devraient démissionner en bloc de leurs postes, puisqu’ils ont perdus toute crédibilité. Ce sont les principes même d’une saine négociation. Si tes troupes rejettent massivement ce sur quoi tu t’es entendu, c’est que tu n’a plus la légitimité et le support pour les représenter. Tu dois quitter!
Quant au gouvernement du Poodle, devant ce refus, il devrait faire ce pourquoi il a été élu; GOUVERNER! Le temps des gants blancs est révolu. Il doit user de fermeté, adopter la ligne dure et faire respecter les injonctions à tout prix. Il devrait ordonner la fermeture de tous les cégeps et universités qui ont voté contre l’entente jusqu’à la session d’automne et si le conflit persiste, conduire la même mesure. Le party est terminé! Par contre, il devrait dès maintenant ordonner la reprise des cours aux institutions qui ont accepté l’entente.
Tant qu’à y être, il devrait aussi mettre ses culottes et donner un solide coup de barre dans la rémunération et les abus des recteurs d’université et des administrations de maisons d’enseignements… Bon! Me voilà reparti à rêver. Il ne peut faire ça, puisque son gouvernement a les deux mains dedans depuis belle lurette. En matière d’abus, de corruption et de gaspillage, il est un exemple à suivre. Mais revenons sur terre…
Finalement, pour mater les terroristes à bandeaux et foulards qui s’amusent à tout casser, rien de mieux qu’une bonne et puissante rasade des camions à jets d’eau, histoire de refroidir leurs ardeurs. Et vlan! Su’l cul!
En tout cas, c’est pathétique de voir le gouvernement et les étudiants incapables de régler ce boycott. Ces étudiants seront les administrateurs de demain. Belle perspective!
C’est à peu près la conclusion à laquelle on ne peut qu’en venir, suite à l’entente de principe bidon que les étudiants viennent d’obtenir avec la bénédiction du bon gouvernement du Poodle. Je dis bidon parce que les étudiants n’entendent pas en recommander l’acceptation à leurs membres. Ils parlent encore des deux côtés de la bouche.
Les étudiants-rois paieront la hausse des frais de scolarité et recevront un montant équivalent des administrations universitaires, après qu’elles auront mis de l’ordre dans leurs pratiques. Ça leur a pris plus de 80 jours pour arriver à cette conclusion. Aucun politicien n’a pensé à un tel règlement après quelques jours de boycott, où les étudiants ont fait chier tout le monde. Pas surprenant que tout soit tout croche dans notre société, avec des décisions aussi simples et qui mettent des semaines à aboutir.
Alors honnêtes citoyens et groupes de pressions qui voulez faire avancer vos dossiers, défiez l’autorité et les injonctions en bloquant des routes et en faisant chier tout le monde comme bon vous semble et nos politiciens vont faire dans leurs culottes jusqu’à ce qu’elles soient pleines, et vous finirez par gagner. La désobéissance civile n’a plus aucune conséquence. Si en plus, vous avez quelques peaux rouges dans vos rangs alors là, vous pourrez paralyser tout le pays. Entre le chaos et l’anarchie, il n’y a qu’un pas.
Imaginez seulement ce que cette grosse mascarade nous a coûté? Une grosse farce dispendieuse pour une solution mathématique de niveau primaire. On déshabille Jean pour habiller Gabriel. Faut le faire. Et le ménage dans les commissions scolaires, les cégeps et les universités vous y croyez vous? Moi non! Parce que pour réaliser cela, il faut un courage politique et du courage politique, c’est aussi rare que des pattes d’anguilles.
Sans commentaires et d’actualité…
Moi à 65 ans, j’ai fini de croire à la pauvreté étudiante.
J’ai fini de croire aux gouvernements.
J’ai fini de croire que les finissants des universités vont changer ma couche dans quelques années.
On ne les voit pas manifester contre le prix de la bière, le prix du pétrole, le prix des voyages dans le sud, le prix du Red Bull et le prix des stationnements des universités et des BMW usagées.
Les chinois vont venir travailler pour le Plan Nord.
Les mexicains vont récolter nos fraises pour les smooties que les étudiants vont siroter tout l’été sur les terrasses.
Je veux prendre la rue pour une augmentation de mon chèque de pension et je veux une aide gouvernementale pour m’acheter un iPod touch, un iPhone, un iPad et un MacAir. Porter des bobettes Nike, et un sac à portable Lacoste.
Je veux un prix raisonnable pour mon contrat de téléphone cellulaire, je veux me faire soigner à Cuba et faire ma convalescence en République Dominicaine.
Je veux au moins une enveloppe brune par mois.
Je veux une réduction à la S.A.Q. pour les cardiaques.
Je veux une réduction du prix de l’essence, du manger mou dans les restaurants et une censure dans les journaux contre les mauvaises nouvelles.
Il faut que les retraités prennent la rue pour autre chose qu’une petite marche, il faut manifester notre désaccord avec les enfants-rois et les buffets à volonté des gouvernements.
Pour ceux qui ne vont plus à la messe le dimanche, on se retrouve quand même dans la rue à manifester. Apportez vos chaises longues pour la sieste de 3 heures.
Une majorité de citoyens mohawks, si mince soit-elle, a dit non à la venue d’un casino sur le territoire de Kahnawake. C’est une excellente nouvelle et n’ayez crainte qu’avec une si mince majorité, ils vont revenir à la charge dans un proche avenir. Il ne peut en être autrement, connaissant la délinquance du conseil de bande face aux lois du Québec et du Canada.
Là ou il faut du culot c’est quand son secrétaire à la nation, Kenneth Deer, affirme que la solution pour augmenter leurs revenus serait de nationaliser l’industrie du tabac, rien de moins. Ça fait des années qu’Ils se complaisent dans l’illégalité en vendant des cigarettes de contrebande et maintenant, il faudrait leur donner l’absolution et tout effacer. Non et non! Qu’ils commencent par respecter nos lois!
Avec leur intransigeance désinvolte cette nation unilingue anglophone ne doit pas avoir de passe-droit et prendre le rang comme tous les citoyens du Québec. Depuis la tristement célèbre crise d’Oka, c’est la confrontation avec tout ce qui vient de l’extérieur des réserves. À ce que je sache, ce sont tous ces mêmes citoyens du Québec qui financent leurs chèques d’assistance-sociale et leurs avantages sociaux.
Toujours selon le secrétaire, le gouvernement devrait leur consentir une compensation financière parce que le projet de casino a été rejeté. On aura tout vu! Un chausson avec ça? Mais avec les gouvernements sans colonne qui nous gouvernent, je ne serais pas surpris qu’ils aient gain de cause.
Après une courte hospitalisation, le Créateur a rappelé à lui sa brebis. Carole n’est plus, et laisse dans la plus profonde tristesse son conjoint Mario, parents et amis. Cette annonce jette la consternation parmi les snowbirds de Pioneer Village où ils s’étaient fait de nombreux amis. Il y a moins d’un mois, elle revenait de ses quartiers d’hiver dans l’espoir d’y retourner l’automne prochain. Hélas sa destinée en aura décidé autrement. Partir si jeune, nous démontre combien la vie est fragile, qu’elle ne nous appartient pas et qu’il faut en savourer chaque instant.
Je ne la connaissais pas depuis longtemps, mais j’ai apprécié chaque moment en sa compagnie. J’en garderai le souvenir d’une bonne et belle personne dont le sourire était irrésistible. Avec Mario, elle filait le parfait bonheur et ça transpirait dès qu’on les voyait ensemble. Elle était généreuse et aimait s’entourer d’amis autour de la table pour nous faire apprécier sa bonne cuisine. Louise et moi sommes tombés sous le charme de sa sauce à spaghetti qu’elle s’est empressée de nous écrire. On la conservera en pensant à elle.
L’être humain a deux certitudes dans la vie, le moment de sa naissance et l’instant de sa mort. C’est entre ces deux certitudes qu’il faut plonger dans nos souvenirs les plus précieux et se rappeler combien sa vie a été remplie de choses tantôt joyeuses, tantôt tristes, mais combien exaltantes. Ce sont ces moments privilégiés que Carole aimerait qu’on garde précieusement dans notre mémoire. Ces moments qui l’ont fait grandir et devenir ce qu’elle était.
Si on peut trouver du réconfort dans la perte d’un être cher, c’est de savoir qu’elle est devenue immortelle et que la souffrance ne fera plus jamais partie de sa nouvelle vie. Repose en paix chère Carole. Tu nous manques déjà. Quant à Mario, je lui souhaite la force de surmonter cette épreuve en gardant toujours en tête le petit texte qui suit:
Ceux que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont pas où ils étaient mais ils sont partout où nous sommes.
Bon courage et sincères condoléances.
La fin d’avril annonce la date limite pour produire ses déclarations d’impôts. Je viens à peine de compléter mon boulot à ce chapitre et je dois vous avouer que je n’en suis pas mécontent. Je connais tous les recoins de mon bureau par cœur, tellement j’y ai séjourné.
Par contre j’ai aussi eu le temps de lire les journaux et d’écouter les bulletins de nouvelles et la radio, pour constater comment le paysage politique est morose, voire même désolant. Prenez le boycott des étudiants qui n’est pas une grève, mais le moyen de foutre le bordel dans cette société de profiteurs, de tricheurs, de voleurs et j’en passe. Une grande foire qui est de moins en moins drôle. Ça frise l’anarchie.
Pendant ce temps, le poodle et ses sbires noient le poisson dans l’eau sans rien faire. Ils s’accrochent au pouvoir et en profitent pour ridiculiser tout ce qui ne va pas avec leur Plan Nord.
Ce n’est guère mieux du côté des fédéraux et j’ai bien failli m’étouffer avec ma rôtie l’autre jour, lorsque j’ai lu que le gouverneur général verrait son salaire doublé pour lui permettre de payer dorénavant ses impôts. J’en ai manqué une ou quoi? Le crétin qui a autorisé ça ne s’est pas creusé les méninges trop trop pour en arriver à cette conclusion. La voie facile avec l’argent du bon peuple. À l’heure où tout va tout croche, c’est nous rire en pleine face.
Même chose du côté des recteurs d’universités qui se la coulent douce au Mexique, à nos frais, dans des hôtels luxueux. C’est du scandale! Personne ne lèvera le petit doigt pour arrêter ces hémorragies et c’est ça qui est le plus désolant.
Des fois, je me demande comment tout ça va se terminer. Qu’arrivera t’il lorsque le bon peuple en aura assez. Partout sur la planète on s’indigne du laisser-aller des dirigeants et ça génère de plus en plus de conflits. Il me semble que ça n’a pas de sens.
À regarder aller les étudiants, aussi loin que le secondaire, je me demande bien ce que nous réservera cette génération montante qui nous gouvernera dans peu de temps.
Sans vivre dans le passé, je m’ennuie du temps où les valeurs dictaient notre conduite. Où le respect était la norme et où nos élus et gestionnaires avaient encore une crédibilité. Rien n’était parfait mais aujourd’hui nous sommes passés complètement à l’opposé sans trouver le juste milieu.
Moi, à la petite école, j’adorais les cours d’hygiène et de bienséances. Ça nous préparait à entrer et se comporter dans le monde des adultes avec respect et bonnes manières. Hélas c’est maintenant de la préhistoire et on ne les enseigne plus. On voit le résultat; on se tutoie peu importe l’âge et on ne se lave même plus les mains. Quand on en vient à fuir les hôpitaux par crainte d’attraper je ne sais quel parasite, infection ou bactérie, je pense qu’on a passé droit à quelques règles élémentaires.
J’étais au bar hier quand j’ai réalisé que je devais péter absolument. La musique était forte, vraiment forte, alors j’ai synchronisé mes pets par rapport au beat. Après une couple de tounes, je me sentais beaucoup mieux. J’ai fini ma bière et j’ai vu que tout le monde me regardait. Et c’est là que j’ai réalisé que j’écoutais mon iPod!
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J’ai emmené mon père au centre d’achat l’autre jour pour s’acheter des nouvelles chaussures. Il a 92 ans! Nous avons décidé de manger une bouchée dans la cour alimentaire. J’ai remarqué qu’il regardait sans cesse l’adolescent à côté de lui. L’adolescent avait les cheveux en pic et de toutes les couleurs, vert, rouge, bleu, orange. Mon père continuait de le regarder. Chaque fois que l’adolescent se retournait, il voyait mon père qui le fixait. Quand l’adolescent en a eu assez, avec sarcasme, il a demandé :
– Qu’est-ce qui se passe le vieux, t’as jamais rien fait de fou dans ta vie?
Connaissant mon père, je me suis dépêché d’avaler pour ne pas m’étouffer sur sa réponse, je savais bien qu’il en aurait une bonne. Très décontracté et sans cligner de l’œil, il a dit :
– Je me suis saoulé un jour et j’ai eu une relation sexuelle avec un paon au parc Safari; je me demandais si tu étais mon fils?
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C’est un Général qui inspecte différents régiments. Il arrive devant celui des fantassins :
– Soldat MARTEL! À quoi sert ce fusil? hurle le Général.
– À fusiller, mon Général!
Le Général est un tantinet fier, et continue sa ronde. Il passe devant l’artillerie :
– Soldat LANGEVIN! À quoi sert ce canon?
– À canonner, mon Général!
Toujours aussi fier, il déboule devant le régiment des chars :
– Soldat THIBAUDEAU! À quoi sert ce tank?
– À tankuler, mon Général!
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Aly et Mohamed quêtent tous les deux dans le métro de Montréal. Aly réussit bien, il est plein aux as, il ramasse des centaines de dollars par jour, de plus, il possède une Mercedes, une maison cossue, etc. Mohamed, lui végète, il ne réussit jamais a se faire plus de cinq à dix dollars par jour. Un jour, il décide de rencontrer Aly afin de connaître sa recette :
– Dis-moi, Aly, comment fais-tu pour ramener chaque jour, une valise pleine de billets de $10.00?
– Tu sais, Mohamed, c’est bien simple. Montre-moi ta pancarte. Qu’as-tu écrit dessus pour apitoyer les passants?
Sans travail ni logement ni nourriture.
J’ai une femme et 6 enfants.
Une petite pièce pour nous loger tous.
– Ah, Mohamed, je vois, tu ne comprends rien aux Québécois! Voilà mon secret. Regarde ce que j’ai écrit sur la mienne.
Il me manque $10.00 pour rentrer dans mon pays.
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Le jeune marié arrive dans la chambre à coucher en portant son pyjama tout jaune. La mariée lui dit :
– Tu ne devrais pas mettre le maillot jaune, parce que tu n’es pas le premier!
Pour faire suite à mon article d’hier, j’ai pensé vous raconter une belle histoire reliée aux dons d’organes. En feuilletant le numéro de janvier dernier de la revue AGIR, publiée par l’Association Générale des Insuffisants Rénaux, je suis tombé sur un article touchant et qui, à travers son auteure, nous fait réfléchir sur l’importance du don d’organes et sa valeur inestimable. C’est son histoire et je veux la partager avec vous, en ayant une pensée d’espoir pour Cécile qui attend une double greffe cœur-rein et une autre amie qui espère un miracle.
Mon don de rein : une grande aventure ! Par Claire Tardif.
Diagnostiqué insuffisant rénal depuis environ 7 ans et sa santé continuant de se détériorer, nous étions, mon mari Jean-Guy et moi, assis devant deux médecins spécialistes et attendions leur verdict. Après une année à passer des examens médicaux de toutes sortes, est-ce que les médecins le déclareraient éligible à une transplantation?
La réponse est positive : mon mari sera inscrit sur la liste d’attente de Québec-Transplant. Mais la liste est longue et les patients en attente de plus en plus nombreux. Mais j’étais prête. Dès l’annonce des médecins, je leur ai dit que je voulais donner un rein à mon mari.
Pour l’avoir accompagné à chaque instant dans son combat contre la maladie, j’étais bien renseignée et je comprenais les risques d’une telle intervention mais je savais aussi et c’est ce qui m’importait le plus, que les chances pour mon mari d’avoir de longues années à vivre une vie normale, étaient beaucoup plus élevées s’il recevait un rein d’un donneur vivant que d’un donneur décédé et cela, sans compter qu’il n’aurait pas à subir le stress élevé relié à l’attente du coup de téléphone de Québec-Transplant.
Je devais compléter sensiblement tous les tests subis par mon mari et je voulais le faire le plus rapidement possible pour éviter qu’il reçoive des traitements de dialyse. On nous avait expliqué que la dialyse affaiblit l’organisme et que son système serait moins fort au moment de la transplantation. Sa fonction rénale n’étant plus que de 15%, je savais que le temps nous était compté.
Commença alors mon aventure. Le premier test à réussir et aussi le plus important : savoir si mes reins étaient compatibles avec celui de mon mari qui n’en avait qu’un seul depuis sa naissance. C’est assez rare pour des gens qui ne sont pas de la même famille mais ma confiance était inébranlable et je n’ai jamais douté un seul instant.
À l’annonce que nous étions un « match parfait » je demandais déjà à quand le deuxième test et ainsi de suite jusqu’à ce que tous les tests soient terminés, ce qui a pris environ 7 mois. Ma confiance et ma certitude que je pourrais lui donner un rein ne m’ont jamais quittée. Je n’ai jamais refusé un seul des rendez-vous que m’offrait celle que j’appelle encore mon « ange gardien » France, l’infirmière de la clinique de transplantation de l’Hôpital Royal Victoria et ça, grâce à mon employeur compréhensif qui m’a permis de modifier mon horaire de travail.
À chaque nouvel examen, le personnel médical que je rencontrais, au courant de la raison pour laquelle je passais ces tests, a toujours fait preuve de gentillesse, d’encouragement et d’admiration, ce qui pour moi a été une autre source de motivation et a confirmé ma détermination.
Finalement, le deuxième verdict est tombé : les médecins spécialistes étaient satisfaits de tous les résultats et autorisaient la transplantation parce qu’ils considéraient que j’étais en parfaite santé pour donner un rein.
Mon mari et moi étions au bord des larmes, conscients tous les deux de la chance que nous avions et si heureux d’entrevoir notre vie à deux pour les années à venir.
16 juin 2011 : cette date sera marquée à nos calendriers pour toujours. C’est par un matin frisquet que nous avons pris un taxi pour l’Hôpital Royal Victoria. Nous nous tenions par la main et les mots n’étaient plus nécessaires.
Je suis partie la première pour la salle d’opération après un dernier baiser et un regard confiant et chargé d’espoir de nous revoir. Au tout dernier moment avant de fermer les yeux, les paroles que j’ai entendues sont : « vous êtes très courageuse madame, tout va bien se passer ». Je me souviens avoir répondu : « Je ne suis pas courageuse mais plutôt bien égoïste. J’aime mon mari et je veux le garder longtemps ».
Au réveil, après l’intervention, l’infirmière à mon chevet m’a dit que tout s’était bien déroulé, que l’équipe de chirurgiens finissait de procéder à la transplantation et que mon mari serait là bientôt. L’infirmière avait compris l’importance pour nous de nous retrouver et de nous assurer que nous allions bien tous les deux et avait réservé l’espace à côté de moi pour que je puisse voir mon mari dès son arrivée à la salle de réveil.
Plus tard, j’ai ouvert les yeux et il arrivait. Une fois mon mari installé, cette même infirmière si compréhensive et gentille est allé lui dire qu’il n’avait qu’à tourner la tête vers sa gauche, ouvrir les yeux et que je serais là. C’est ce qu’il a fait. Même engourdis par les médicaments et la chirurgie, nous nous sommes regardés et envoyés un baiser du bout des lèvres tout en formulant un « je t’aime » silencieux. Nous savions que nous avions réussi.
Le même soir, j’ai été capable de marcher jusqu’à la chambre de mon mari et j’ai vu dès cet instant que j’avais eu raison : déjà son teint avait repris des couleurs. De jour en jour, son état a continué de s’améliorer et moi j’ai repris mes forces.
Nous avions prévenu quelques voisins que nous allions subir une chirurgie mais nous n’avions jamais prévu l’élan de solidarité et de générosité que cela engendrerait. Des petits plats cuisinés sont arrivés chez nous, les marques d’amitié se sont succédées et un de nos voisin s’est même déclaré « jardinier » pour s’occuper de la tonte de notre gazon et du ramassage des feuilles.
Donner un rein apporte aussi son lot d’amusements. Quand mon mari dit qu’il a reçu un rein mais que le deuxième n’est pas loin et me montre à côté de lui, ça suscite bien des rires et des questionnements. Tout comme lorsque des gens le complimentent sur sa santé retrouvée et que je leur dis que c’est normal puisqu’il a reçu un rein de qualité « Triple A ».
Mais maintenant, j’écris ces mots le 31 décembre alors que 2011 s’achève et que je suis tellement reconnaissante envers la vie envers ces médecins qui effectuent des miracles à chaque jour et toutes ces personnes remarquables qui ont croisé notre route et ont apporté leur contribution inestimable à notre aventure ainsi que les membres de nos familles et nos amis pour leur soutien.
Cette confiance qui m’a soutenue m’habite encore pour l’avenir qui nous attend. Nous avons rencontré encore une fois une équipe extraordinaire au département de néphrologie à l’Hôpital général du Lakeshore qui assure notre suivi et veille à notre bien-être.
Consciente de l’importance que revêt la recherche et le développement de nouvelles technologies et afin d’aider à mieux comprendre les effets à long terme du don d’un rein, j’ai accepté de faire partie de l’étude sur les donneurs vivants à l’échelle nationale et nous continuons, mon mari et moi, à parler de notre belle aventure afin que plus de gens sachent que c’est possible de bien vivre avec seulement un rein.
Pour mon mari et moi, 2010 a été l’espoir qu’il soit éligible pour une greffe. 2011 a été l’espoir que je sois compatible et puisse lui donner un rein. 2012 sera maintenant l’année où notre vie prend un nouvel envol poussée par notre amour et qui fait que plus que jamais, nous ne faisons qu’un.
Le don d’un rein, c’est une grande aventure pour un don d’amour, un don de vie!