Les chariots d’épicerie

Chariot d'épicerieSouvent malmenés par la clientèle qui les abandonne un peu partout, les chariots d’épicerie figurent parmi les objets indispensables pour tous les consommateurs de grandes surfaces. Nous ferions quoi s’ils n’existaient pas ? Avez-vous imaginé faire vos emplettes sans ces carrosses qui vous permettent de magasiner librement et de transporter vos articles en toute simplicité ?

Les magasins installent des enclos pour en disposer une fois vos emplettes déposées dans le coffre de votre véhicule et malgré tout, il n’est pas rare d’en rencontrer laissé pour compte, dans des espaces de stationnement, sur des îlots de verdure, sur les trottoirs, dans la rue et même à des kilomètres de leur lieu d’origine. Partout, sauf dans l’espace prévue à cette fin et bien en évidence dans les stationnements de centres commerciaux.

Souvent, il nous faut choisir un autre espace pour garer l’auto, parce qu’un individualiste a décidé qu’il était trop fatigué pour remettre son chariot au bon endroit. Et quand on y regarde de plus près, presqu’à chaque fois, l’enclos des chariots est tout près, à quelques pieds à peine. Il n’a pas remarqué ou quoi ? Où il a vu mais s’en fout carrément. Quand on vit en société, il y a des règles élémentaires de civisme à observer et le bien d’autrui qu’on emprunte devrait être remis adéquatement.

Un geste comme celui-là oblige les préposés à courir partout pour récupérer les paniers abandonnés alors que ce serait plus simple et efficace de les trouver tous aux endroits réservés à cette fin. Certains automobilistes ne se gênent pas non plus pour les pousser avec leur voiture pour se stationner, sans se soucier des dommages qu’ils causent à ces objets. Pas étonnant qu’ils soient brisés, tordus et rendus inutilisables. C’est le prochain consommateur qui se promènera avec un chariot qui boitera.

Alors pour ceux et celles à qui le chapeau fait, pensez-y la prochaine fois que vous utiliserez un chariot d’épicerie. Prenez-en soin et pensez à le rapporter à son poste de rangement. Les quelques pas supplémentaires vous permettront d’améliorer votre condition physique parce qu’un peu d’exercice non-violent ne peut pas faire de tort. Et mieux, lors de votre prochaine visite, pourquoi ne pas prendre un panier abandonné et vous en servir vous même pour votre magasinage ce sera un bon geste de consommateur respectueux envers le commerçant qui les met à la disposition de sa clientèle.

Salmigondis

SalmigondisÇa ne cadre pas
Je ne sais pas si vous avez visionné les dernières publicités télévisées de Canadian Tire, mais moi oui, et une en particulier a attiré mon attention. Celle ou l’adolescent invite ses amis à un super party en l’absence des parents. Le père apparaît soudainement pour débrancher le téléphone et couper la conversation de son fils pour lui annoncer que les plans ont changé et qu’avec son nouveau mobilier extérieur, il préfère rester à la maison et profiter de son nouvel environnement. Le monsieur demeure dans une superbe maison, pour ne pas dire une «cabane», avec une cour à faire brûler d’envie ses voisins.

Le hic dans tout ça, c’est qu’à l’ère des téléphones sans fils et des cellulaires, l’ado utilise un téléphone vert, d’une autre époque, fixé au mur et avec un fil long comme ça. L’appareil ressemble beaucoup au modèle Contempra, des années soixante, à roulette. Il me semble que ça ne cadre pas tellement avec la réalité d’aujourd’hui.

Se faire brasser
Les ateliers de suspension et d’alignement se frottent les mains et font des affaires d’or par les temps qui courent. La cause semble généralisée à la grandeur du territoire parce que les nids de poule sont partout. Un de leurs avantages est qu’ils obligent l’automobiliste à être constamment sur ses gardes. Pas question de s’endormir. C’est impossible. C’est pire que les pays du tiers monde. Nous sommes au pays de la «patch». Je ne suis pas sûr qu’on peut attribuer ces désastres au seul caprice des saisons. Les enveloppes brunes ont certainement quelque chose à voir avec ça.

Les yeux tout le tour de la tête
C’est vraiment triste ce qui est arrivé à la jeune Audrey-Anne Dumont, qui a payé de sa vie sa chute fatale entre deux rames de métro. Malheureusement, ça ne me surprends pas du tout. Avec leur écouteurs, leur iPod ou leur téléphone intelligent, ces mélomanes ambulants sont dans leur bulle sans être attentifs à leur environnement. Prenez l’autre jour, alors que je faisais mon arrêt obligatoire à une intersection. Au moment de repartir, un jeune sur son skateboard m’est apparu soudainement à vive allure, pour passer directement devant moi. J’ai une grosse camionnette et il ne m’a jamais vu, avec ses écouteurs sur les deux oreilles. J’ai eu juste le temps de freiner énergiquement. On dirait que la musique les rend aveugle et que lorsqu’ils sont équipés de la sorte, ils sont seuls au monde. Heureusement, leurs insouciance et leur témérité n’ont pas toujours des conséquences tragiques parce que ce serait l’hécatombe.

Zampino Pinocchio
Vraiment chanceux qu’il ne subisse pas le même sort que la célèbre marionnette de bois parce que son nez titillerait facilement la poitrine de la commissaire Charbonneau. Plus menteur que ça, tu meurs. Frank Zampino respire et dégage l’incrédulité. Moi, je n’ai rien cru de son témoignage, à part ses nom et prénom. Les pires dans tout ça, ce sont nous les cons qui perdons notre temps à écouter ce clown dire des conneries. Ce bouffon ne fait plus rire personne parce qu’il prend les autres pour des couillons. Malheureusement, la Commission Charbonneau n’y changera rien parce qu’on savait déjà tout ce qui s’y raconte et que, notre mémoire faisant défaut, tout sera vite oublié et on passera à autre chose. Tout ce qui restera, une fois le rideau tombé, ce sera les millions qu’on aura déboursés en tant que CONtribuables pour absolument rien.

Une pinte de bon sang

rire14Lucienne, la femme à Ti-Guy, s’achète une nouvelle paire de petites culottes dans le but de remonter sa vie sexuelle. Elle les mets, sous une petite jupette très courte, et s’assoie sur le sofa en face de Ti-Guy dans son Lazy-Boy. À des moments stratégiques, elle se décroise les jambes. Assez qu’après un bout de temps, Ti-Guy lui demande :

– Portes-tu des petites culottes pas de fond ?

– O-U-I !!! s’exclame Lucienne, avec un petit sourire séducteur.

– Ah temps mieux! répond Ti-Guy. J’pensais que tu t’étais assis su’l chat !

——————————————————————————-

On fêtait le départ en retraite du curé de la paroisse par un souper d’adieu. Un politicien local était invité pour donner un bref discours. Comme il tardait à arriver, le prêtre décide d’énoncer quelques paroles pour passer le temps :

– Ma première impression de ma paroisse je l’ai eue avec la première confession que j’ai eu à écouter. J’ai tout de suite pensé que l’évêque m’avait envoyé dans un lieu terrible alors que la première personne me confessa qu’elle avait volé un téléviseur, qu’elle avait volé de l’argent à son père, qu’elle avait aussi volé l’entreprise pour laquelle elle travaillait en plus de tenir des relations sexuelles avec l’épouse de son supérieur. Aussi, à l’occasion, il s’adonnait au trafic de stupéfiants. Et pour terminer, il me confessa qu’i l avait transmis une maladie vénérienne à sa propre sœur. J’étais atterré, apeuré, mais avec le temps, je connus plus de gens et je m’aperçus que tous n’étaient pas ainsi. J’ai vu une paroisse remplie de gens responsables, avec de bonnes valeurs, croyant en la foi. Et c’est pourquoi j’ai vécu les 25 années les plus merveilleuses de mon sacerdoce.

Sur ces mots arrive le politicien, qui alors prend la parole. Bien sûr, il s’excuse de son retard et commence son élocution :

– Jamais je n’oublierai le premier jour de l’arrivée du Père dans notre paroisse. En fait, j’ai eu l’honneur d’être le premier à me confesser à lui !

Morale : N’arrivez jamais en retard !!!

——————————————————————————-

Un ventriloque qui fait la tournée des clubs, s’arrête dans une petite ville pour une représentation. Il commence son show avec sa poupée Ouin-Ouin, qu’il fait parler en racontant des blagues sur les blondes, quand une très belle jeune femme BLONDE se lève et crie :

– J’en ai assez de vos blagues stupides sur les blondes ! Qu’est-ce qui vous permet de stéréotyper les femmes de cette façon ? Quel rapport peut avoir la couleur des cheveux d’une personne avec sa personnalité et son âme ? Ce sont de pauvres gens comme vous qui empêchent des femmes comme moi d’être respectées professionnellement et humainement. À cause de vous et de vos préjugés, les gens continuent de répandre ce genre de légende. Vous êtes un retardé pathétique, et ce que vous faites est non seulement contraire à la loi sur la discrimination dans tout pays civilisé, mais également extrêmement offensant pour toute personne sensible au respect de l’homme en général. Vous devriez en mourir de honte !

Le ventriloque, très embarrassé, commence à bafouiller des excuses quand la blonde l’interrompt :

– Restez en dehors de ça, Monsieur ! Je parle au petit con qui est assis sur vos genoux.

——————————————————————————-

Le mariage d’un homme de 80 ans et d’une femme de 20 ans était la discussion du village. Après un an de mariage, le couple se présente à l’hôpital pour la naissance de leur premier enfant. L’infirmière sort de la salle d’accouchement pour féliciter le vieil homme et lui dit :

– C’est étonnant. Comment faites-vous à votre âge ?

Le vieil homme sourit et dit :

– Vous devez garder le moteur en marche.

L’année suivante, le couple se présente à l’hôpital pour une autre naissance de leur deuxième enfant. La même infirmière s’occupe de l’accouchement et sort pour féliciter le vieil homme. Elle dit :

– Monsieur, vous êtes incroyable. Comment y arrivez-vous ?

Le vieil home sourit et dit :

– Vous devez garder le moteur en marche.

Un an plus tard, le couple se présente à l’hôpital pour la naissance de leur troisième enfant. La même infirmière s’occupe de l’accouchement, et après la naissance elle va encore voir le vieil homme, lui sourit et lui dit :

– Vous êtes vraiment incroyable. Comment faites-vous ?

Le vieil homme sourit et dit :

– C’est comme je vous ai déjà dit, vous devez garder le moteur en marche.

L’infirmière continue de sourire, lui donne une petite tape sur l’épaule et lui dit :

– Bien, je crois qu’il est temps de changer l’huile, celui-ci est noir.

——————————————————————————-

La GRC décide de sélectionner son agente la plus fidèle. Après toute une série de sélections, d’entretiens et d’essais, il ne reste que trois candidates. Pour le choix final, les agentes mettent les femmes devant une porte métallique et leur remettent un pistolet.

– Nous devons être sûrs que vous suivrez nos instructions, et ce, quelles que soient les circonstances. Derrière cette porte, vous trouverez votre mari assis sur une chaise et vous devrez le tuer.

La première dit :

– Vous n’êtes pas sérieux ? Je ne pourrai jamais tuer mon mari.

– Alors, vous n’êtes pas la femme faite pour ce travail.

On donne à la deuxième femme les mêmes instructions. Elle prend l’arme et entre dans la salle. Tout est calme pendant environ cinq minutes puis la femme revient, les larmes aux yeux.

– J’ai essayé, mais je ne peux pas tuer mon mari.

– Vous non plus, vous n’êtes pas faite pour le job. Emmenez votre mari et rentrez chez vous.

Enfin, c’est le tour de la troisième. On lui donne encore une fois les mêmes consignes en lui indiquant qu’elle doit tuer son mari. Elle prend le pistolet et entre dans la salle. On entend des tirs, un coup, puis un deuxième puis un autre. Puis, on entend des cris, des coups contre les murs, des meubles qui se brisent. Après quelques minutes, tout redevient calme. La porte s’ouvre lentement et la femme sort. Elle s’essuie la sueur du front et dit :

– C’est qui l’cave qui a mis des balles à blanc! J’ai dû l’achever avec la chaise!

Gratter les fonds de tiroirs

Douanes USAAprès l’histoire du permis de conduire international pour les étrangers qui circulent en Floride, voilà que nos voisins du sud en manque de liquidité, songent à exiger des frais pour traverser leur frontière par la voie terrestre. Voilà qu’ils veulent renforcir leurs limites territoriales en embauchant du nouveau personnel pour contrôler plus efficacement la circulation des personnes qui franchissent le sol américain. Évidemment, qui dit plus de personnel dit dépenses additionnelles et nous devrons en payer notre juste part parce qu’ils voient des terroristes partout par les temps qui courent. Bref, ils grattent les fonds de tiroirs.

Ottawa promet de contester vigoureusement cette nouvelle règlementation qui est loin de faire l’unanimité au Congrès, comme le souligne le texte suivant, pris sur les fils de presse :

– Frais aux douanes américaines : Ottawa contestera

Ottawa a l’intention de militer vigoureusement contre l’idée du département de la Sécurité intérieure des États-Unis d’imposer des frais aux voyageurs qui entrent dans le pays par les frontières terrestres.

Le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international canadien affirme que ces frais d’entrée auraient des conséquences négatives autant pour l’économie américaine que pour les voyageurs canadiens.

Selon une porte-parole du ministère interrogée par CBC, les Canadiens dépensent 21 milliards de dollars annuellement aux États-Unis.

D’ailleurs, aux États-Unis même, plus d’un membre du Congrès s’est prononcé contre la proposition.

Pour le moment, une étude est en cours aux États-Unis pour évaluer les conséquences de la nouvelle mesure, ainsi que le montant auquel pourrait se chiffrer la contribution demandée. L’étude devrait être complétée dans neuf mois.

La secrétaire à la Sécurité intérieure des États-Unis, Janet Napolitano, a indiqué que les frais demandés aux voyageurs aideraient les Américains à payer les importants contrôles effectués aux frontières, entre autres en augmentant le nombre d’employés qui y est alloué.

C’est une histoire à suivre pour les prochains mois.

Frisquet printemps et morosité

VentOn a beau se dire que les chaudes températures ne tarderont pas, que l’hiver est définitivement derrière nous, force est de constater que ce foutu printemps tarde à prendre sa place. Il fait encore un froid cinglant qui nous rappelle implacablement qu’il y a à peine douze jours, les bermudas et tenues estivales étaient de mise. Et le vent ! Vous avez vu ce vent à écorner un bœuf ! Déguelasse ! Foutaise aussi qu’une fois Pâques passée, le temps se réchauffe substantiellement. Et la marmotte ! Elle est où cette mythique marmotte ? Probablement dans son terrier à peser constamment sur le bouton snooze de son réveil, parce qu’il fait un temps à ne pas mettre le nez dehors.

Mis à part la joie de revoir nos proches et les petits-enfants avec leur bonjour de 20 secondes avant de retourner jouer avec leurs amis, le retour au Québec se fait dans la morosité. C’est plus difficile cette année. On prend beaucoup plus conscience du coût de la vie ici, qu’au pays de l’Oncle Sam. Le mot TAXE, qui était disparu de nos discours des six derniers mois, nous a frappé en plein visage dès que nous sommes passés à la caisse du supermarché. Tout est exorbitant. Au Costco, on reluque les téléviseurs et leur taxe inutile de recyclage de 42,50$ nous force à renoncer à l’achat, pour remettre ça à l’hiver prochain, au sud. Même avec le taux de change, on économise beaucoup.

Au Harvey’s du coin, où on casse la croûte durant la maudite chute de neige, deux trios viennent nous gober plus de 21$. En comparaison, le même repas chez Steak ‘N Shake n’aurait pas dépassé 12$. Moi, c’est choses là ça me désole au plus haut point. Prenez l’essence; à Champlain, tout juste avant de franchir les douanes de Lacolle, le gallon d’essence régulière se vendait 3,789$, soit 1$ le litre. Chez-nous, à 40 minutes de là, c’était 1,36$ le litre. Tout ça a un dénominateur commun; les maudites taxes que nos ouernements se plaisent à nous imposer, sans qu’ils ne dégraissent leur propre cour. Démoralisant au point où je suis moins critique à l’égard du travail au noir. On a beau être droit dans tout, il y a des limites quand cette droiture nous fait passer pour des idiots.

N’ayez crainte, je ne suis pas dépressif, loin de là. Je passe mes frustrations à travers cet article qui vaut bien n’importe quelle thérapie. Ce n’est qu’une question de temps avant que je retrouve mon optimiste habituel. Si le soleil veut bien réchauffer Dame nature ça aiderait !

2013-04-20 001AHier soir, nous étions invités à la soirée anniversaire de Charles Morier. Pour l’occasion, nos amis Louiselle et Jean-Noël nous accompagnaient. À ceux et celles qui suivent ce blogue régulièrement, vous aurez reconnu en Charles notre Jean Rafa national, amant et organisateur de la pétanque, qui célèbre aujourd’hui même son 75e anniversaire de naissance. Avec sa verve habituelle, ce septuagénaire qui refuse de vieillir, ne pourra jamais devenir sénateur, mais aurait sûrement fait un excellent politicien, par sa prestance. Reconnu pour sa jovialité, sa bonne humeur et sa diplomatie, les tournois de pétanque manqueraient aux snowbirds de Pioneer Village, s’il n’était pas là. Et nous sommes extrêmement chanceux qu’il se soit acheté une maisonnette en Floride avec sa charmante épouse Hélène, parce qu’ils sont voués pour plusieurs années encore, à occuper leur nouveau nid douillet et coquet parmi nous. Évidemment, si la santé leur permet, mais de ce côté, ils semblent en excellente forme. Et, comme dirait Charles… -Bin, c’est ça ! Une chaleureuse soirée réussie auprès des siens, entourés de parents et d’amis, dont une quarantaine venue de nos quartiers d’hiver, au pays des gougounes, des pick ups et de la taxe à 6%. Encore une fois, bon anniversaire Charles.

Sans mots

Il y a mille et une façon de passer des messages d’intérêts publics. Des messages qui frappent l’imagination et qui deviennent matière à réflexion dans notre société. Une narration, un témoignage, une image évocatrice et même une vidéo sont des moyens habituels. Mais celui que je préfère par dessus tout c’est le sans-mots; l’image, animée ou non, qui nous interpelle par son silence dès qu’on la regarde, qui pique notre curiosité et qui nous fait réfléchir.

arthritic wrinkled hands of old woman hiding faceRécemment, deux messages télévisés ont attiré mon attention et m’ont touché par leur impact puissant. Des images percutantes qui disent tout sans avoir à dire quoi que ce soit. Le premier message porte sur la maltraitance envers les aînés, les personnes les plus vulnérables, à mon avis, bien avant les enfants, parce qu’ils n’ont plus l’audace de se défendre, ni la force de résister. Cette vidéo, avec comme trame de fond la merveilleuse chanson d’Édith Piaf La Vie En Rose, est criante de vérité et montre sans équivoque, les abus dont nos aînés sont victimes et très souvent agressés par leurs proches. Des séquences qui se passent de commentaires et qui invitent à la réflexion, à la vigilance et à la dénonciation de ces gestes dont nous sommes souvent témoins.

LeucanLe second message nous montre un jeune qui se promène avec sa tuque de laine sur la tête, seul dans ses pensées, pour cacher son cancer qui lui a fait perdre ses cheveux. On le voit marcher lentement vers sa classe puis découvrir que tous ses camarades portent également leur tuque, qu’ils enlèvent dès qu’ils le voient entrer, par solidarité et pour lui dire qu’il n’est pas différent des autres. Encore là, aucun mot ! Seulement des images qui disent tout, dans le cadre du Défi Têtes Rasées Leucan, qui se tiendra un peu partout durant le mois de mai.

Dans ces deux cas, je félicite les concepteurs de ces messages qui prouvent qu’il ne faut pas toujours des mots pour convaincre et faire réfléchir. Je ne suis pas nécessairement friand des publicités télévisées mais celles-là sont venues me chercher directement au cœur par leur simplicité et surtout par leur prise de conscience. Définitivement deux idées géniales.

Selon le plan de match

120px-Canadiens_de_Montreal_svgLa panique s’est emparée des disciples du temple de la Sainte-Flanelle. Les Canadiens de Montréal se sont fait déclassés hier par les Flyers de Philadelphie, pour qui la saison ne veut plus rien dire puisqu’il ne feront probablement pas les séries éliminatoires. Aucune pression !

Par contre Montréal est assuré d’y participer, depuis leur dernière victoire contre les Sabres de Buffalo. Alors pourquoi paniquer ? Une baisse de régime dans un calendrier écourté, ce sont des choses qui arrivent. Leur constance tout au long de la saison leur a permis de se hisser dans le peloton de tête et c’est normal que la pression tombe. En tout cas, c’est souhaitable que ça leur arrive maintenant parce qu’avant, c’eut été désastreux.

L’organisation du Canadien , Marc Bergevin en tête, s’est donnée pour mission de remporter sa 25e coupe Stanley à court terme et, à mon avis, c’est parfaitement réalisable. Donc, si ce n’est pas cette année, ce sera plus tard, selon le plan de match.

Deux défaites écrasantes dernièrement et c’est déjà la panique parmi les partisans, Je vous rappelle que les Kings de Los Angeles ont remporté le précieux trophée alors qu’ils participaient aux séries par la porte arrière. Que le hockey des séries est beaucoup plus fermé qu’à l’habitude et que très souvent, les équipes qui bataillent pour l’obtention d’une place y arrivent épuisés. Alors restons calmes. Il y a moins d’une semaine, on admirait cette belle petite équipe sortie de nulle part et qui croyait en ses moyens tout en sachant rebondir.

Cependant, je constate que Carey Price a perdu sa touche magique et qu’il se doit de se ressaisir. Mais ce qui est encore plus révélateur, c’est le manque de robustesse des joueurs devant des équipes physiques. Une lacune que le Canadien devra corriger avant la prochaine saison et là-dessus, j’ai confiance en l’organisation. Peu importe le résultat final, cette belle équipe aura déjoué toutes les sombres prédictions.

On rentre à la maison – Suite et fin

2013-04-12 001Cette dernière journée sur la route aura été la plus courte mais aussi la plus moche. Après la chaleur de la Floride, on ne peut connaître pire que ce qui peut nous frapper; de la NEIGE ! Lorsque nous avons quitté l’hôtel à 8h15, après un bon déjeuner, la bruine froide envahissait la région, nous accompagnant jusqu’à Plattsburgh. Les miroirs du camion arboraient des glaçons comme des boucles d’oreilles. Parfois, il fallait vraiment tester la route avec quelques coups de freins, pour s’assurer de notre adhérence et ce, même si la I-87 n’est pas la plus achalandée en hiver, au-delà de Saratoga Springs. Je me disais que les météorologues allaient se tromper et que les précipitations resteraient sous forme liquide, parce qu’il en était ainsi jusqu’à notre arrivée au Camping La Clé des Champs, à midi. Malheureusement pour nous, l’hiver n’avait pas fini de nous faire regretter notre retour hâtif au pays.

2013-04-12 002Les deux photos de cet article nous montre l’évolution de cette calamité qui nous a frappée dès 13h30. De la neige à ne plus rien voir plus loin que 500 pieds. Des sorties de route partout par des conducteurs téméraires et inconscients, qui ont provoqué Dame nature en rechaussant leurs pneus d’été beaucoup trop tôt. Remarquez que notre bon ouwernement n’est pas plus brillant, en obligeant les automobilistes à rouler avec des pneus d’hiver, entre le 15 décembre et le 15 mars. Comme si la saison froide ne durait que trois mois. Il aurait fallu que la période soit du 15 novembre au 15 avril. Pas trop fort comme raisonnement.

Alors comme je vous le disais, la première photo a été prise à midi, alors que l’autre l’était à quinze heures après un hasardeux périple de quelques petits kilomètres pour dîner et faire un semblant d’épicerie pour affronter les éléments. Pas de balai dans l’auto pour dégager la satané neige, les essuie-glaces qui s’agglutinent de neige collante, et en espadrilles dans deux pouces de neige mouillée, de quoi être dépressif, en pensant que deux jours plus tôt, c’était la canicule. Faut être maso ! L’an prochain, nous reviendrons le 15 juin et fuck le reste. Les chances d’avoir de la neige au Québec à cette date sont nulles.

Mais malgré tout ça, nous sommes rentrés sain et sauf, content d’être là avec vingt autres snowbirds qui nous ont précédés. Minces consolation finalement. J’ai même été accosté par un couple de marcheurs capuchonnés, qui me souhaitait un Joyeux Noël presque de circonstance. Il faisait bon également retrouver notre camping dans sa version hivernale et l’accueil chaleureux du personnel à l’entrée. Pour compléter le tableau, au moment de réinstaller les services sur la caravane, une volée d’oies blanches en formation de migration, se faisait entendre dans un ciel poudreux, semblant se demander comme nous, ce qu’ils pouvaient bien faire ici, par un temps pareil.

On rentre à la maison – Jour 2

2013-04-11 001Au réveil en cette deuxième journée, le soleil nous réchauffait rapidement passant de 19°C à 7 heures, jusqu’à un cuisant 29°C en après-midi en Virginie. C’est dans ce dernier état que nous avons trouvé la plus grande surveillance policière. Avec la migration vers le nord, il sentent sûrement le pognon. Gare aux Jeff Gordon de ce monde.

La journée a débuté par un déjeuner chez Cracker Barrel, suite à une suggestion de Carole et Mario qui nous vantaient le croustillant de leur bacon. C’est un fait que nous pouvons confirmer; tout simplement succulent ! Ce n’est pas que j’en fais une fixation en vous parlant de bouffe mais j’adore ça, n’ayant pas eu ce bedon à manger des framboises. En même temps, ça vous aiguille sur les bons arrêts pour se sustenter, sur les routes du pays de l’Oncle Sam.

Graduellement, on voit les arbres de plus en plus dénudés à mesure qu’on gagne le nord. Cependant, en Caroline du Nord, les belles jonquilles sont présentes aux haltes routières, au grand plaisir des chasseurs d’images comme moi. Le temps s’est radicalement refroidi dès notre entrée au Delaware et encore plus au New Jersey puis 2013-04-11 003devenant glacial dans l’état de New York. Le Thruway nous réservait les premières gouttes de pluie, jusqu’à notre halte pour la nuit, au Holiday Inn Express de Clifton Park, à la sortie 9 sur l’Interstate 87. Un très bel hôtel confortable, qui offre un coupon-rabais dans la brochure des hôtels disponibles aux postes de services sur le Thruway, ainsi qu’au Welcome Center de chaque état. Pour 89 U$, nous avons eu droit à deux excellents lits queen, au petit déjeuner buffet et à l’internet haute vitesse directement dans le portable via un câble ethernet. De la grande classe et pas de bibites. En plus. ça sent bon !

Certains diront que j’avais mentionné le Holiday Inn du Lake George hier mais voyez-vous, nos plans ont été changés à cause des wêreux d’Amérique. Vous savez, ces maudits curieux qui veulent tout voir et tout savoir lorsqu’ils sont au volant. C’est un phénomène de plus en plus tendance chez nos voisins du sud. À deux occasions hier, à Washington et au New Jersey, nous sommes restés emprisonnés dans des bouchons immenses sur plusieurs kilomètres et ce n’était pas les travaux qui en étaient responsables mais bien les wêreux. Dès qu’ils voient des voitures de police, gyrophares allumés, en train de fouiller des véhicules ou tout simplement effectuer une vérification de routine, il mettent carrément les freins pour sentir ce qui se passe. Passé ce point, la circulation reprend son cours normal. C’est à n’y rien comprendre. Le temps perdu a fait en sorte qu’on n’a pu se rendre au Lake George vu l’heure tardive.

Nous sommes arrivés à l’hôtel à 22h15, avec 1172 autres kilomètres en banque. Aujourd’hui, selon les caprices de la météo, nous comptons bien rentrer au camping comme prévu. La température guidera notre vitesse de croisière et nous ne sommes surtout pas pressés. En passant, encore un commentaire négatif. C’est plus fort que moi. Les routes de la Caroline du Sud, de la Virginie et le New York State Thruway, ont besoin de réparations. Louise s’est réveillée soudainement et se croyait au Québec, c’est tout dire. En plus, ces routes sont à péage alors… y a quelque chose qui cloche. Je soupçonne qu’un gnégneur-témoin de la Commission Charbonneau leur ait refilé un tuyau.

Bon, vite sous les couvertures, parce qu’à l’extérieur le mercure a mis son foulard parce qu’il fait 0°C. On se reparle demain pour la fin de l’aventure…

On rentre à la maison – Jour 1

Hier matin, à 7h05 exactement, nous quittions notre maison floridienne pour la longue escapade du retour. Il faisait un temps magnifique, presque sans nuages, avec un mercure qui frôlait les 20°C. Un premier arrêt quelques minutes plus tard, pour déjeuner chez McDo pas très loin. Je vous dis que les œufs McMuffin ont rapetissés pas mal depuis leur mise en marché. Un petite main d’enfant préscolaire aurait suffit pour le faire disparaître, alors vous imaginez un gros appétit comme le mien, il m’en aurait fallu au moins trois. Ce ne sont pas les prix qui ont augmenté, c’est la marchandise qui s’est amaigrie. Je comprends mieux pourquoi Ronald McDonald est un grand sec. Mais je suis demeuré raisonnable, et je me suis contenté d’un seul, tout en me léchant les babines durant la demi-heure suivante.

Sur l’Interstate 4, entre Orlando et Daytona, les nuages ont complètement fait disparaître ce beau ciel bleu sans gouttelettes de pluie. Une fois rendu à St-Augustine, sur la I-295, le soleil est réapparu pour le reste de la journée. La circulation s’est densifiée entre le pays de Mickey et Jacksonville mais sans toutefois provoquer des bouchons de circulation. Nous n’étions pas les seuls Snowbird à migrer vers le nord, les plaques minéralogiques bleu sur fond blanc, en faisant foi.

Au dîner, nous nous sommes restaurés au Steak ‘N Shake et leurs délicieux hamburgers. Les meilleurs, ex-æquo avec Five Guys, à mon avis. Cependant, une petite ombre au tableau; leurs toilettes sont dégueulasses. Pour un établissement ouvert 24 heures, ils y gagneraient à mettre l’emphase sur la propreté des lieux. Un cochon y perdrait sa truie. C’est malheureux !

2013-04-10 001Après quelques arrêts pour les pleins d’essence et les pauses pipi et café, et le souper chez Ruby Tuesday de Walterboro en Caroline du Sud, nous avons atteint notre destination prévue, à 21h20, soit le Holiday Inn de Fayetteville, Caroline du Nord, d’où je rédige cet article. Une première journée bien remplie avec 1216 kilomètres derrière la cravate et il fait encore présentement 23°C.

J’ai pris connaissance de vos nombreux messages de prudence, tant sur facebook que sur le blogue, et je vous en remercie. Pour un blogueur comme moi, c’est flatteur de recevoir vos commentaires et votre appréciation des articles que je vous offre. Continuez et ne vous gênez surtout pas. Vous n’avez pas idée combien c’est stimulant. Par ailleurs, je peux vous dire que les lilas sont déjà fleuris en Caroline du Sud. C’est un bon signe que ça s’en vient chez nous. Malheureusement, la ! »/%&? de tempête de marde blanche qui défigurera le Québec ce vendredi me constipe comme ça s’peut pas. Qu’est-ce qu’on a fait pour mériter pareille calamité. On n’avait pas plus besoin de ça qu’une invasion de sauterelles monstrueuses et géantes et qui mangent les enfants. (Oh simonac…! Je suis allé la chercher loin celle-là !)

Enfin ! A-t-on le choix ? Quoi qu’il en soit, on reprend la route ce matin, vers 7 heures, direction Lake George NY. On s’en reparle demain…

Sur le chemin du retour

Chemin du retourC’est aujourd’hui le 10 avril et nous sommes sur le chemin du retour, à manger les kilomètres vers notre Québec natal. Comme nous n’avons plus accès à l’Internet, cet article a été rédigé à l’avance. Ah la techno !

Dès les premières lueurs du jour ce matin, nous mettions la dernière main aux préparatifs du départ, après un agréable séjour de 6 mois au pays des gougounes. Toute bonne chose ayant obligatoirement une fin, nous sommes très heureux de rentrer à la maison et retrouver notre train-train quotidien qui s’était arrêté un frisquet jour d’automne. Il fera bon revoir également notre famille et les amis, en chair et en os, sans avoir à passer par le téléphone ou FaceTime.

Nous devrions franchir la distance en deux jours et demi et redécouvrir notre caravane au camping La Clé des Champs, qui est déjà ouvert. On a hâte de constater dans quelle condition l’hiver l’a laissé, puisque c’était la première fois qu’elle dormait au froid sur une longue période. On reprend notre vie de caravaniers à plein temps, en réalisant notre première saison complète au camping.

Au rythme des kilomètres, je devrais être en mesure de vous livrer chaque soir, un compte-rendu quotidien selon vos souhaits. Étant des lecteurs et lectrices assidus du blogue, il me fera plaisir de vous faire partager nos impressions et qui sait, peut être des découvertes ou faits inusités. La route peut parfois nous réserver bien des surprises.

Alors à ce soir pour la suite…

Une dernière journée à plus de 30°

Le ciel est magnifique en cette dernière journée au pays des gougounes et au royaume des Big Footpickups. Et oui, ces camionnettes sont partout dans le sud de la Floride. C’est incroyable de voir autant de ce type de véhicules. Hier, alors que nous étions arrêtés à un feu rouge, j’en faisait justement la remarque à Louise; les trois premières rangées étaient composées uniquement de pickups. Pourtant, nous ne sommes pas en région montagneuse, ni éloignés des grand centres, c’est littéralement fou. Certains les modifient à la façon des Big Foot, avec des pneus immenses plus haut qu’une automobile. D’ailleurs, je me demande encore comment ils font pour grimper dessus pour s’installer au volant. On ne voit pourtant pas d’échelle.

nuit étoiléeC’est la dernière journée, comme je vous racontais et hier soir, sous une température chaude et douce, nous sommes alllés rendre visite à Francine et Jean-Guy qui ont de la grande visite. André, le frère de Francine est là pour une bonne semaine avec des amis campeurs qui l’ont amené. Du mauvais temps va sûrement nous tomber sur la tête puisque ça doit bien faire 5 ou 6 ans qu’il remet le voyage. Il faisait tellement chaud que Louise n’a même pas pris la peine d’apporter une petite laine, comme on dit. Une de ces soirées où on passerait toute la nuit à marcher sous les étoiles sans bruit mais zen.

D’autres snowbird ont déserté hier matin et le mouvement devrait se poursuivre, chaque jour, pour les deux prochaines semaines. Cependant, comme au Québec, les cinq journées qui viennent seront orageuses pour le sud, pluvieuses et neigeuses au nord. C’est la faute à André ! Même si on s’y prépare, c’est évident que de descendre de 35°C à 5°C en moins de 4 jours, c’est une froidure qui traverse, parole de Carole et Marcel qui viennent à peine de rentrer au pays, faisant le même constat. Faut être fait fort !

Mais on sera prêt et lorsqu’on se réveillera demain matin, nous prendrons la route avec un thermos de café sur la console et la radio à 93,5 The River, pour écouter de la bonne vieille musique pop/rock et bouffer des kilomètres jusqu’au crépuscule. Québec, here we come !