À ma Loulou

Aujourd’hui, Louise et moi, vivons notre 39e anniversaire de mariage, nos noces de crêpes, et exceptionnellement, je suis occupé à remplir un contrat de musique avec le trio Boomerang.

Si j’additionne les années de fréquentations, c’est presque 44 ans de vie commune et de chemin parcouru. Des années de pur bonheur et pour une très rare fois, nous ne passerons pas la soirée ensemble, autour d’un délicieux repas. Mais à la première occasion on se reprendra. Pas question de déroger à cette tradition.

Tout n’est cependant pas perdu et pour l’occasion, je t’offre ce petit texte qui résume très bien notre parcours de vie.

J’ai le sentiment de vivre une formidable histoire d’amour.

Tout va si bien entre nous.

Ce qui compte pour moi compte aussi pour toi, nous attendons les mêmes choses d’une relation et nous entrevoyons l’avenir de la même façon…

Et le plus merveilleux dans tout ça, c’est que nous partageons la plus belle complicité qui soit!

Bon anniversaire mon amour. XXX

Les pilleurs de poubelles

Le mercredi, c’est le jour du ramassage des déchets dans notre secteur. La veille au soir, les pilleurs de tout acabit, au volant de leur vieux pick-up ou même de leur voiture de récent modèle, patrouillent le quartier à la recherche de je ne sais trop quelle trouvaille. À ce qu’on dit, il y aurait de vrais trésors à découvrir. D’autres c’est pour le métal. Peu importe, les vautours sont actifs, déjà qu’on avait les ratons laveurs… Très peu pour moi, l’idée de fouiller les détritus qui dégagent des odeurs nauséabondes, et de placer ces déchets dans ma voiture.

À la tombée de la nuit, un pilleur s’est attaqué à mon butin que je destinais à l’enfouissement, alors que je l’observais de la fenêtre de la porte. Un jeune adulte. Il a mis des gants et a plongé sur le bout des pieds dans ma grosse poubelle de 360 litres pour y découvrir et s’emparer des mes cochonneries. Il ne faut pas qu’il ait de cœur ou d’odorat pour fouiller une poubelle qui contenait des déchets qui ont vécu la canicule de la semaine dernière. Ouach! Il a pris quelques cassettes VHS usées et une vieille glacière qu’on va probablement retrouver à rabais dans une vente de garage quelconque, très prochainement. Un peu plus, je lui demandais s’il voulait mon caleçon.

Je ne sais pas ce qui peut bien pousser des gens normaux à s’adonner à ce sport des plus dégueulasses. Mais pendant que l’ignoble individu s’attaquait à mes restes, j’avais la sensation de me faire violer, dans son sens large. Quelqu’un envahissait mon intimité et une certaine rage s’emparait de moi.

Il m’arrive d’avoir à me départir d’objets dont je ne me sers plus et je les étale bien en vue autour des poubelles pour que quelqu’un les prenne. Là c’est pire! Fouiller dans MA poubelle c’est comme fouiller mes entrailles.

En tout cas, j’ai pris une décision. La prochaine fois que je disposerai de quelque chose d’autre que de la nourriture dans la poubelle, je vais leur faire la passe de la masse de 10 livres pour qu’il ne soit d’aucune, et je dis bien d’aucune utilité pour qui que ce soit. Je veux bien croire que c’était pour disposer, mais mettez-vous à ma place une veille de collecte, et observez les pilleurs. Lorsqu’ils s’attaqueront à votre poubelle, vous me ferez connaître vos états d’âme et ce, même s’ils referment soigneusement le couvercle.

On ne m’y reprendra pas!

Humour gaillard

Un Italien raconte à ses amis :

– Hier soir, j’ai massé ma femme avec de l’huile aromatique, puis on a fait l’amour tellement intensément qu’elle a hurlé pendant cinq minutes!

Le Français qui entend ça répond :

– Oui, pas mal! Hier soir, j’ai massé ma femme avec du beurre aromatique. Après, on a fait l’amour tellement fort qu’elle a hurlé pendant 15 minutes!

Le Québécois ajoute :

– Moi, je l’ai massée avec du chocolat. Ensuite on a fait l’amour et elle a hurlé pendant 3 heures!

Les deux autres, curieux :

– Comment t’as fait pour qu’elle hurle pendant trois heures?

– Je me suis essuyé les mains après les rideaux!

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Un noir et sa femme sont invités à un party d’Halloween. Il lui demande d’aller acheter les déguisements. À son retour du travail il trouve sur le lit un déguisement de Superman.

– C’est quoi ça?, lui crie-t-il. Quand as-tu déjà vu un Superman noir? T’as rien trouvé de mieux que ça?

Son épouse, pas très contente, retourne au magasin le lendemain et le remplace pour un de Batman. Le mari réagit de la même façon, en lui criant :

– Quoi? Mais où donc as-tu la tête? Un Batman noir, ça n’existe pas. Réfléchis un peu avant de faire les choses.

Le lendemain, il trouve les objets suivants sur son lit; trois boutons blancs, un ruban blanc, et un morceau de bois de 2 pouces carré x 8 pouces de long. Voyant cela, le mari s’exclame :

– Veux-tu bien me dire c’est quoi ça?

Et sa femme de lui répondre :

– Écoute, mon tab…! Tu as trois choix :

1) Tu te déshabilles, tu colles les boutons sur ton corps, et tu te déguises en domino.

2) Si ça ne fait pas ton affaire, alors tu enlèves les boutons, tu t’attaches le ruban autour de la taille et tu te déguises en biscuit Oréo.

3) Si ça non plus tu n’aimes pas, alors mets-toi le morceau de bois dans l’cul, et vas-y déguisé en fudge!

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Pour son 12ième anniversaire, Jean demande à son père un vélo à 10 vitesses. Son père lui répond :

– Mon fils, nous aimerions t’en donner un, mais l’hypothèque sur notre maison est à 265,000 $ et ta mère vient tout juste de perdre son emploi. Nous n’avons donc plus les moyens de t’acheter un tel cadeau.

Le lendemain matin, le père rencontre Jean sortant de la maison, une valise à la main. Il lui demande donc :

– Où vas-tu mon fils?

Jean lui répond :

– Hier soir, quand je suis passé devant ta chambre, je t’ai entendu dire à maman que tu allais te retirer. Puis je l’ai entendu te demander d’attendre car elle voulait venir elle aussi. Je ne vais donc pas rester seul ici avec une hypothèque de 265,000$ et sans vélo en plus!

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C’est un gars qui rentre chez lui très tard après son travail. Il est seul à la maison car sa femme est sortie avec ses copines pour la soirée. Il se fait à manger, s’apprête à ranger son assiette et ses couverts et il voit alors un mot sur le lave-vaisselle sur lequel il est écrit :

«PROPRE MAIS PAS VIDÉ» Il vide alors le lave-vaisselle.

Lorsque l’heure du coucher arrive, il va prendre sa douche, et juste avant d’aller au lit, il retourne au lave-vaisselle, prend le post-it et se le colle sur le front… «PROPRE MAIS PAS VIDÉ».

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C’est la Reine Elizabeth II et Pamela Anderson qui arrivent au paradis. St-Pierre leur dit qu’il ne reste qu’une place et qu’elles doivent vendre leur salade afin qu’il décide qui va pouvoir rentrer. Pamela enlève son top et dit :

– Voici la plus belle paire de seins que Dieu ait jamais créé. Ça mérite certainement une place au paradis.

St-Pierre demande alors à la Reine de vendre sa propre salade. La reine débouche une bouteille de Perrier, la cale, se rend à une toilette, baisse ses culottes, pisse un bon coup, flush la toilette et remonte ses culottes. Alors St-Pierre lui ouvre les portes du paradis.

Pamela en est bouche bée.

– Mais… Mais… c’est quoi ça? Je ne comprends pas…

St-Pierre répond :

– Une flush royale ça bat une paire.

Bonne fête nationale

La photo qui agrémente cet article date de 1867 et représente le petit St-Jean-Baptiste de l’époque, patron des canadiens-français. Les temps ont bien changé mais ceux et celles qui, comme moi, ont connu le traditionnel défilé avec chars allégoriques, tambours et trompettes, se souviennent que la procession se terminait par le char qui transportait le jeune St-Jean-Baptiste.

Avec le temps, l’ère moderne et la pluralité de la nation québécoise, il serait surprenant de savoir combien de citoyens connaissent encore l’origine de cette fête. Aujourd’hui, toute la place est occupée par des spectacles rock et lentement, un peu comme la langue française, le folklore s’éteint. Encore une chance qu’il reste le Jour de l’An!

Quoi qu’il en soit cette fin de semaine tout le Québec est en liesse et c’est avec un imposant dispositif de sécurité que les gens célèbrent un peu partout. On fouille les sacs pour voir si certains objets hétéroclites ne s’y trouveraient pas. Dans la foulée de la contestation étudiante qui s’effrite petit à petit, on ne prend pas de chance et ça donne une toute autre dimension à cette période de réjouissances.

Mais il faut profiter du moment pour festoyer, même si une grande majorité ne sait même pas ce qu’elle fête. C’est pas grave, c’est juste un party de plus, une occasion pour se saouler la gueule. En plus, c’est une occasion pour les politiciens de nous montrer qu’ils nous aiment gros comme ça. À preuve, les journaux sont tapissés de leurs faciès. C’est pas vilain à la veille des élections.

Bonne fête nationale et principalement à ceux et celles qui prennent les moyens de protéger notre langue française et qui rêvent du pays du Québec. Je terminerai par une phrase célèbre que mon snowbird de camarade Gervais se plaît souvent à répéter, suivi d’un éclat de rire;

« Je lève mon verre à ceux que j’aime, à ceux qui m’aiment, et les autres, qui mangent d’la marde ». Ça c’est québécois en maudit!

Les indignés, indignés!

Non mais, même pas besoin d’aller voir performer nos humoristes indignés lors de leur spectacle bénéfice pour rire aux larmes. Rien qu’à voir comment ils se sont fait berner par les étudiants de la CLASSE, j’en ai pissé dans mes bobettes. C’est comme l’arroseur arrosé.

Ça leur apprendra à vouloir changer le monde, surtout le monde de ceux qui ne veut pas changer. Les gens de la CLASSE manquent de CLASSE c’est le cas de le dire. Ils trouvent que les humoristes sont indignes. Ils avaient la possibilité d’obtenir une aide financière découlant de ce spectacle et ils ont joué les vierges offensées. Méchante bande de morons!

Avouez que comme blague, c’est bien la première que nos humoristes indignés ne rient pas de bon cœur. Mettez ça dans le tiroir de votre mémoire de drôleries pour la prochaine fois.

Je la ris encore…!

Que faut-il de plus?

Assez bizarre ce qui se passe au Québec actuellement. Magnotta le dépeceur s’amène ici en provenance de l’Allemagne, sous forte escorte policière, à bord d’un Airbus militaire nolisé pour les circonstances. Un déploiement policier hors du commun, digne des plus grands criminels de l’histoire. Son crime; avoir tué une personne, avoir coupé son cadavre en morceaux sous l’œil d’une caméra bien installée pour en capter toute l’horreur. Pour être assuré de vivre son heure de gloire, il a poussé l’audace en postant les restes aux gouvernements.

Fort de sa popularité grandissante – les médias ne parlent que de ça – il s’amène en cour pour plaider non-coupable. Il faut tout un culot. Pire encore, il refuse l’examen psychiatrique et s’en va directement à son enquête préliminaire… dans neuf mois. Après quoi, le procès s’étendra sur une éternité. Il faut quoi de plus pour envoyer cette diabolique créature au trou pour le reste de sa vie? Les preuves sont là et il en est même le producteur vidéo. Faut l’faire! Il a choisi le Canada, parce que dans un pays totalitaire, il aurait été tué sans autre forme de procès ou aurait croupi avec les rats dans un trou infect.

Tel est fait notre système judiciaire. Pas étonnant que les parasites de tout acabit en profitent. Les neufs prochains mois, ce monstre vivra à notre crochet et nous aurons à en assumer les coûts pour longtemps. Il est même défendu par trois avocats. Combien pensez-vous que cette mascarade va nous coûter en bout de ligne?

Un petit commentaire sur la Commission Charbonneau, un autre vaudeville qui va nous coûter la peau des fesses pour finalement étaler au grand jour ce que tout le monde connaît déjà. À voir et entendre le témoignage de Jacques Duchesneau ces derniers jours, et de visionner toute les ramifications de la clique d’Acurso, on comprend facilement pourquoi nos infrastructures sont toutes croches et qu’il faille tout recommencer après cinq ans. Quand la piastre et la corruption mènent le monde, ce sont les résultats qu’on obtient et on voit bien où sont les intérêts des acteurs, politiques ou non. Il y a des fesses qui vont marcher serrées au cours des prochaines semaines… je me demande bien pourquoi d’ailleurs, puisque personne n’en sera tenue responsable. Ça, on le sait déjà!

Belles jambes et tatouages

Le solstice d’été est enfin arrivé à exactement 23h09 ce 20 juin, apportant avec lui la canicule et les chaudes températures. On voit tout le monde souriant et pour cause. Cette luminosité donne de l’énergie et les femmes rayonnes. Elles sont de plus en plus jolies, à mesure que l’été s’installe.

Cette année, la mode est aux shorts portés très courts et ce n’est certainement pas moi qui vais s’en plaindre. De belles longues jambes galbées, toutes en courbes, ne cachant ce qu’il faut et qui déambulent pendant qu’on est arrêté à un feu rouge, avouez que c’est plaisant à regarder. Au risque peut être de passer pour un vieux mononcle cochon, je ne suis pas hypocrite et je ne peux résister aux beautés de la nature et je trouve ça plus vivant qu’un paysage. Plus il fait chaud, plus on voit de peau et plus on voit de peau, plus il fait chaud. C’est un peu comme les saucisses Hygrade finalement. Alors autant en profiter parce que ça ne dure qu’une seule saison. De plus, ça aiguise l’acuité visuelle et c’est sûrement bon pour éviter les cataractes.

Par contre, personnellement, les tatouages intensifs qui couvrent tout le haut du corps et les bras, viennent gâcher l’harmonie du portrait et sont loin d’être ma tasse de thé. La petite fleur délicate ou le petit papillon discret, tatoués à des endroits «stratégiques», à la limite ça peut aller. Mais la fresque à outrance, digne des grands Maîtres… Pus capable! Chez une femme, je trouve ça laid, vulgaire et de mauvais goût. Pourquoi barbouiller une si belle peau toute satinée? L’Halloween c’est à l’automne il me semble. Pourtant c’est tendance et on en voit partout. Contrairement aux percing, qu’on peut toujours enlever, le tatouage est permanent et restera toute la vie.

Chaque fois que je vois une tapisserie ambulante, je me passe intérieurement toujours la même remarque; Pour une jeune fille c’est peut être joli mais avec l’espérance de vie des femmes qui croît sans cesse, je n’ose m’imaginer ce qu’elle aura l’air à 85 ans… Probablement une œuvre d’art toute fripée.

Ouach!

Qu’est-ce qui ne marche pas?

Ça fait maintenant un peu plus de deux mois que notre maison est sur le marché de la vente et après plusieurs visites nous attendons toujours une première offre.

Je dois vous avouer que le profil des acheteurs potentiels à défiler chez-nous me laisse perplexe, voire même décevant. J’ai la nette impression que le sérieux de leur démarche fait défaut, suite aux irritants dévoilés par leurs représentants.

Pourtant la fiche sur Internet donne un portrait réel de la propriété dans ses moindres détails, agrémenté d’une multitude de photographies. Malgré cela on nous dit que tel appartement est petit, qu’il ne répond pas à leurs goûts. Que le sous-sol n’est pas divisé selon leurs plans…

D’autres font le tour de la maison aussi rapidement qu’un coup de vent et sans même poser de question. C’est à croire qu’ils avaient du temps à perdre et qu’ils ont décidé de venir écornifler chez-nous.

Pour moi, la définition d’un acheteur sérieux c’est celui qui prend le temps de s’informer de ce qu’il ne sait pas sur la propriété, de poser des questions, de faire sa propre évaluation de la valeur marchande qu’il perçoit. Bref! Qui fait minutieusement le tour du propriétaire. Enfin, il appuie sa démarche en faisant une offre selon ses propres critères. Sauf quelques très rares exceptions, je n’ai pas vu pareil profil.

Mettre sa maison sur le marché de la vente, c’est aussi accepter de perdre son temps, d’attendre l’acheteur potentiel parmi plusieurs voyeurs. Chaque fois, on souhaite que ce soit la bonne… suivi d’une déception. Pourtant notre propriété respecte le prix marchand, tout en étant ouvert à la négociation d’un prix réaliste.

On dit que les premières secondes sont déterminantes dans le choix de l’acheteur et nous faisons en sorte que le coup d’œil soit agréable mais, notre maison date de 1963 et est toujours en excellente condition. Elle est située dans un quartier des plus paisibles et près de toutes les commodités et services, sans compter sa proximité des grands axes routiers et des transports en commun. Quoi demander de plus? Le marché est vraiment bizarre.

Bonne fête des pères

Papa! Tu as beaucoup contribué à faire de moi l’homme que je suis.

Tu as été mon premier modèle de vie, quand j’étais enfant, je voulais déjà être comme toi et suivre tes pas.

Tu m’as donné confiance en moi, tu m’as appris le sens des responsabilités, et tu m’as enseigné la nécessité de l’effort et de la persévérance.

Je veux te remercier de l’éducation que tu m’as procurée, car c’est le plus bel héritage que tu pouvais me léguer.

Bonne fête des pères.

Une belle histoire…

Le message d’un père.

Le 22 juillet, j’étais en route pour Washington, DC afin d’effectuer un voyage d’affaires. Tout était de la routine jusqu’au moment de l’atterrissage à Denver pour un transfert d’avion. J’étais à ramasser mes effets personnels dans le compartiment au-dessus de mon siège, lorsqu’il y a eu une annonce demandant à M. Lloyd Glenn de consulter un représentant du service à la clientèle et ce immédiatement. Je n’y ai plus pensé jusqu’à ce que je sois rendu aux portes de l’avion et ou il y avait un gentleman demandant à chaque homme s’il était M. Glenn.

A ce moment, j’ai su que quelque chose n’allait pas et mon cœur a bondi.

Lorsque j’ai quitté l’avion, un homme à l’aspect sévère est venu vers moi et m’a dit :

– Monsieur Glenn, il y a une urgence chez-vous. Je ne sais pas de quoi il s’agit ni qui est impliqué mais je vous conduis à un appareil téléphonique afin que vous puissiez joindre l’hôpital.

Mon cœur s’est mis à battre mais la volonté d’être calme a pris le dessus. J’ai suivi cet étranger jusqu’à un téléphone et j’ai composé le numéro qu’il m’a remis afin de joindre le Mission Hospital. Mon appel a été transféré à l’unité de traumatologie et j’ai appris que mon garçon de trois ans a été coincé sous la porte automatique du garage durant plusieurs minutes. Lorsque mon épouse l’a découvert, il était décédé.

Une réanimation cardio-respiratoire a été effectuée par un voisin, lequel est un médecin, et les ambulanciers ont pris la relève. Brian a été transporté à l’hôpital.

Au moment de mon appel, Brian a été réanimé et l’on croit qu’il survivra sans toutefois savoir quelles seront les séquelles au cerveau et au cœur. Ils ont expliqué que la porte s’est complètement refermée sur son petit sternum, juste dessus le cœur. Il a été sévèrement écrasé.

Après avoir parlé avec les membres de l’équipe médicale, mon épouse semblait inquiète mais non hystérique ce qui m’a apporté un certain réconfort. Le vol de retour semblait ne jamais vouloir se terminer mais finalement, je suis arrivé à l’hôpital 6 heures après l’accident de mon fils.

Lorsque je suis arrivé à l’unité des soins intensifs, rien n’aurait pu me préparer à la vision de mon petit garçon couché si immobile dans ce grand lit avec des tubes et des moniteurs tout partout. Il était branché à un respirateur. J’ai jeté un regard à mon épouse qui était debout et qui a tenté de m’offrir un sourire rassurant. Il me semblait vivre un cauchemar. On m’a transmis tous les détails et donné un pronostic prudent. Brian vivra et les examens préliminaires indiquent que son cœur est correct, 2 miracles. Évidemment, seul le temps nous dira si son cerveau a subi des dommages.

Durant les heures qui s’écoulaient sans fin, mon épouse demeurait calme. Elle sentait que Brian serait éventuellement remis. Je m’accrochais à sa foi.

Durant toute la nuit et la journée suivante, Brian est demeuré inconscient. Il me semblait qu’il y avait une éternité que j’avais quitté la maison pour mon voyage d’affaire la veille. Finalement, à 2 heures de l’après-midi, notre fils a repris connaissance, s’est assis et a prononcé les plus beaux mots que j’avais jamais entendu. Il a dit :

– Papa prend-moi! Et il m’a tendu ses petits bras.

Le lendemain, nous avons su qu’il ne conserverait aucune séquelle physique ou neurologique et l’histoire de sa survie miraculeuse a fait le tour de l’hôpital. Vous ne pouvez imaginer lorsque nous avons ramené Brian à la maison, la vénération pour la vie et l’amour de notre Père Céleste qui vient à ceux qui ont côtoyé la mort de si près.

Dans les jours qui ont suivi, il y avait un esprit spécial dans notre demeure. Nos deux enfants plus âgés étaient beaucoup plus proches de leur petit frère. Mon épouse et moi étions plus proches de chacun, et tous étions plus proches à titre de famille. La vie a pris un rythme plus calme moins stressant. Les perspectives semblaient plus concentrées et notre équilibre de vie plus facile à gagner et à maintenir. Nous nous sentions profondément bénis. Notre gratitude était véritablement profonde.

Environ un mois après l’accident de Brian, ce dernier s’éveille de sa sieste de l’après-midi et dit :

– Assis-toi maman, j’ai quelque chose à te dire.

Habituellement, Brian s’exprime avec de petites phrases, donc de dire une si grande phrase a surpris mon épouse. Elle s’est assise avec lui sur son lit et il a débuté sa remarquable histoire.

– Te rappelles-tu lorsque j’étais coincé sous la porte du garage? Tu sais, c’était tellement lourd et ça faisait vraiment mal. Je t’ai appelée, mais tu ne pouvais pas m’entendre. J’ai commencé à pleurer mais ça faisait trop mal. Soudain, les petits oiseaux sont venus.

– Les petits oiseaux? lui a demandé ma femme.

– Oui, a t-il répondu. Les petits oiseaux ont crié et volé dans le garage. Ils ont pris soin de moi.

– Vraiment?

– Oui, a t-il répondu.

– Un des oiseaux est venu et t’a fait venir. Il est venu pour te dire : Je suis coincé sous la porte.

Un silence respectueux a rempli la pièce. L’esprit était si fort et en même temps plus léger que l’air. Ma femme a réalisé qu’un enfant de trois ans n’a aucun concept de la mort et des esprits dont il se référait, aux êtres qui sont venus à lui comme étant des oiseaux puisqu’ils étaient dans les airs et qu’ils volaient comme des oiseaux.

– A quoi ressemblaient les oiseaux? lui a t-elle demandé.0

Brian a répondu :

– Ils étaient tellement beaux. Ils étaient en blanc, tout en blanc. Quelques uns étaient en vert et blanc, mais certains étaient tout en blanc.

– Ont-ils dit quelque chose?

– Oui, a t-il répondu. Ils m’ont dit que le bébé serait ok.

– Le bébé? a demandé ma femme confuse.

Brian a répondu :

– Le bébé étendu sur le plancher du garage. Et il a poursuivi :

– Tu as sorti, tu as ouvert la porte du garage et tu as couru vers le bébé. Tu lui as dit de rester et de ne pas partir.

Ma femme s’est presque effondrée en entendant cela car elle était en effet sortie et s’était mise à genoux à côté du corps de Brian et en observant sa poitrine écrasée, elle a chuchoté, Ne nous laissent pas, Brian, reste si cela t’est possible.

En écoutant Brian lui raconté les mots qu’elle avait dit, elle a réalisé que l’esprit avait quitté son corps et regardait d’en haut ce petit corps sans vie.

– Ensuite, qu’est-il arrivé? lui a-t-elle demandé.

– Nous avons fait un voyage, a t-il répondu, très, très loin d’ici.

Il est devenu agité essayant de dire des choses pour lesquelles il n’avait pas les mots. Ma femme a essayé de le calmer et le réconforter et lui a dit que tout serait correct. Il a lutté avec le désir de dire quelque chose qui était très important pour lui, mais trouver les mots pour le faire était difficile.

– Nous avons volé si vite dans les airs. Ils sont tellement beaux maman, a-t-il ajouté. Et il y en a beaucoup, beaucoup d’oiseaux.

Ma femme était stupéfiée. L’esprit réconfortant l’a enveloppé de plus belle avec une urgence qu’elle n’avait jamais ressenti avant. Brian a poursuivi en disant à sa mère que les  »oiseaux » lui ont dit qu’il devait revenir pour parler d’eux à tout le monde. Brian a dit que les oiseaux l’ont ramené à la maison et qu’il y avait un gros camion de pompier et une ambulance. Un homme transportait le bébé sur un lit blanc et il avait essayé de dire à l’homme que le bébé serait ok. L’histoire s’est poursuivie pour une heure encore.

Brian nous a appris que les  »oiseaux » étaient toujours avec nous mais que nous ne les voyons pas parce que nous regardons avec nos yeux et nous ne les entendons pas parce que nous écoutons avec nos oreilles.

Mais ils sont toujours là, on peut les voir seulement par ici (il a mis sa main sur son cœur). Ils nous murmurent les choses qui nous aident à faire le bien car ils nous aiment tellement.

Brian a continué :

– J’ai un destin, maman. Tu as un destin. Papa a un destin. Tout le monde a un destin. Nous devons tous vivre notre destin et remplir nos promesses. Les  »oiseaux » nous aident à le faire car ils nous aiment beaucoup.

Partout ou Brian allait, il parlait des oiseaux à tout le monde. Étonnamment, personne ne l’a regardé de façon étrange lorsqu’il le faisait. Les gens avaient plutôt un regard tendre et un sourire. Il est inutile de dire que nous ne sommes plus les mêmes depuis ce jour et je prie pour que nous ne le soyons jamais.

Le mystère de la grosse boîte

Avant-hier, alors que nous faisions l’épicerie Louise et moi, nous arrivons dans le rayon des boîtes de céréales. Je m’empare d’une belle grosse boîte, JUMBO de surcroît, de Raisin Brand Kellogg, mes préférées. C’est avantageux parce que le prix est intéressant et sur la boîte il est inscrit 1,45 kg. C’est de la fibre ça Monsieur. Quelle ne fut pas ma surprise au moment de m’en servir un bol; la boîte est à moitié vide, ou à moitié pleine pour les optimistes. Une immense boîte qui fait 13 pouces par 9½ pouces et épaisse de près de 4 pouces. C’est de l’arnaque!

Ça me rappelle aussi la dernière fois où j’ai acheté des croustilles en boîtes cylindriques. Elles étaient vendues deux pour une. En les ouvrant, chacune contenait la moitié des croustilles. Comme fausse économie, on ne fait pas mieux.

Alors pour revenir à mes céréales, c’est frustrant et j’ai la certitude qu’on se moque des consommateurs. Je ne comprends pas l’idée derrière tout ça, si ce n’est que ça prend pas mal plus de place sur une tablette ainsi que dans un garde-manger. C’est du marketing il va s’en dire. Plus c’est volumineux et plus ça attire l’attention et le bras pour le choisir. Vous vous souvenez de la phrase accrocheuse des Raisin Brand; « Deux pelletées de raisins secs… ». Alors ils auraient mieux fait d’ajouter deux immenses pelletées de flocons pour remplir la boîte. Du gaspillage de carton. Pour les environnementalistes je plaiderais pour des arbres abattus pour rien. Mais bon!

Finalement, c’est comme les sacs de croustilles qu’on nous vend un peu partout. Une fois qu’on a vidé l’air du sac en l’ouvrant, il ne reste qu’une poignée du produit. C’est quoi le problème?

Une atrocité diabolique

Aujourd’hui, pour les plus âgés, principalement ceux et celles qui ont connus les atrocités de la deuxième guerre mondiale, c’est le triste anniversaire de l’ouverture officielle par les Nazis du sinistre camp d’extermination d’Auschwitz. Ceux de ma génération en ont entendus parler et pour les plus jeunes, ça fait partie de l’histoire, sans plus. Imaginez un seul instant, si Internet avait existé…

Quoi qu’il en soit, la courte histoire qui suit nous permet de prendre un moment de réflexion et de recueillement sur le plus grand génocide de toute l’humanité.

Notre histoire commence en 1939, peu avant le début de la Seconde Guerre mondiale. Nous vivions en Autriche, un pays couvert de fleurs, mes parents, mon frère et moi. Nous étions l’image d’une famille heureuse et unie et entre nous régnait la certitude que rien dans la vie ne pourrait nous séparer. Mais ce ne fut pas ainsi hélas!

Mon père était un chirurgien renommé, ma mère professeur de droit et très dévouée, donnait des leçons par pur amour de ses élèves. J’avais alors dix ans et mon frère quinze ans. Nos nuits et de nos jours étaient très heureux. Nos parents avaient l’habitude, après le dîner, de nous amener sur la véranda de notre maison pour voir les étoiles et quand nous le faisions, tout le monde parlait des bonnes choses qui s’étaient passées dans la journée. Non pas que nous aurions pu tout avoir à ce moment de notre vie, mais tout était rose. Je ne me souviens pas de les avoir vus un seul jour, être triste.

Après avoir compté et bien admiré les étoiles, nous chantions au rythme du violon de mon frère. La première chanson a été EDELWEISS, belle musique, mélancolique, qui apportait la paix dans nos cœurs. Ah! Comme il était bon de chanter avec ma famille, EDELWEISS sous les étoiles, j’ai eu le sentiment que je pourrais faire cela toute ma vie.

Mais le temps passa et vint la guerre. Cependant, j’entendais parler d’Hitler et ne comprenait pas ce que l’homme serait et ce qu’il représentait. Et alors je continuais à aller tous les soirs regarder les étoiles à côté des gens qui m’aimaient.

Un jour, un terrible mois de Décembre que je n’oublierai jamais, nous avons dû partir. Je me souviens que mon père nous a dit doucement :

– Nous allons devoir passer un certain temps sans voir les étoiles dans le ciel.

Nous avons été arrachés de notre maison par des soldats, et emmenés dans un endroit qui allait devenir notre nouvelle maison, appelé camp de concentration. Là-bas nous avions perdu notre bonheur, et j’ai pu voir pour la première fois le visage triste de ma famille. Je ne reconnaissais pas ces personnes qui avaient partagé avec moi notre belle véranda.

Chaque soir, je disais à ma mère que je voulais voir les étoiles et chanter à leur sujet, et elle me répondait avec des larmes dans les yeux, que pour une courte période la seule étoile que je pourrai voir, était celle à six pointes qui était accrochée autour de mon cou, aussi belle que celles qui brillent dans le ciel. Il se trouve que ma mère s’est trompée parce que ce ne fut pas une courte période ou nous sommes restés là bas. Avec le temps, nous avions à porter beaucoup plus de choses que les étoiles du ciel, nous prenions tout.

Ils ont pris l’étoile de mon cou. Ils ont conduit mes parents dans une salle de bains, à partir de laquelle ils ne sont jamais revenus. Ils ont emmené mon frère dans un train, je n’ai plus jamais su où il était. Ils ont pris mon sourire, ma joie de vivre, ils m’ont volé mon enfance. Seulement, ils n’ont pas pris ma voix, et donc chaque soir au coucher, je fermais les yeux et doucement je chantais EDELWEISS, et je pouvais voir les étoiles, mon père, ma mère, mon frère, et la véranda de notre maison. À mon imagination, ils n’ont pas pensé, ils ne pourront jamais me les prendre.

Aujourd’hui, j’ai la certitude absolue, que je ne serai jamais fatiguée de chanter sur la véranda avec ma famille et en aucune manière j’abandonnerai mon pays. Ma mère était la plus douce personne que je connaissais, mon père était l’image de la dignité, et mon frère était mon plus grand camarade et il jouait du violon comme personne.

Aujourd’hui, je sais la vraie raison des larmes de mes parents quand ils m’ont dit au revoir, pour aller à la salle de bain, et l’étreinte affective si forte que mon frère m’a donné cet après-midi là, quand il est monté dans le train.

Aujourd’hui, je sais tant de choses que je ne voudrais pas savoir. Est-ce que les hommes peuvent agir comme des bêtes sauvages. Est-ce que les races, croyances, religions, ne sont qu’à peine un subterfuge que les hommes utilisent pour réveiller le loup féroce qui existe en eux.

Aujourd’hui, je connais le pouvoir du temps, mais pas pour oublier, les beaux moments, ni les très mauvais. Aujourd’hui, je sais enfin que la nostalgie est le camp de concentration de cœur. Aujourd’hui, je sais que le plus grand trésor dans la vie c’est la paix!

Comme l’amour, l’edelweiss vit dans un endroit caché et inaccessible au promeneur qui voudrait le cueillir. Bien qu’il y en ait qui le poursuivent, et le mettent en danger d’extinction, il a dû être déclaré une espèce protégée. Sa beauté et sa force ont alimenté une légende qui cache quelques mystères. Il pousse à des altitudes élevées des Alpes Suisses-Autrichiennes.