Depuis samedi en fin de journée, ma nièce est à Halifax pour tenter de redonner espoir à son frère Sébastien, dans sa lutte contre la leucémie. Étant compatibles, deux tentatives seront tentées au cours de la semaine qui débute. La première consistera à infuser à Sébastien les globules blancs d’Isabelle, pour la régénération. Les médecins sauront assez rapidement, si cette première étape sera bénéfique.
Advenant un échec, la deuxième tentative sera la greffe de moelle osseuse, qu’Isabelle lui offrira. Rien de moins! Un souffle d’espérance et de vie! Une matière qui devrait accélérer la rémission. Même si les chances de réussite sont de l’ordre de 20%, tout sera tenté. Entretemps et quotidiennement, Isabelle reçoit une injection de Filgrastim, sous-cutanée, qui a pour effet d’amplifier la production de sa moelle osseuse en prévision du don. Cette procédure n’est pas sans effets secondaires. Ils vont de maux de tête aux douleurs aux os, en passant par la fièvre. Sébastien de son côté, devra être en isolation durant un peu plus d’un mois, pour connaître les résultats.
Je trouve très courageux le geste d’Isabelle. Si on s’arrête, ne serait-ce qu’un seul instant pour penser à la portée de ce geste, on constate qu’il faut être généreux pour le poser. Il faut s’accrocher à toutes les chances de réussite, parce qu’une vie, ça n’a pas de prix et encore plus quand les liens du sang nous unissent. On prie pour que l’expérience soit couronnée de succès. Sébastien, à 33 ans, a soif de vivre. Ce don de vie est sa dernière chance. Vous avez toute mon admiration.
Cette année, au moment de remplir sa déclaration d’impôt du Québec, plusieurs ont eu la surprise d’avoir à débourser des centaines de dollars au fisc québécois. Évidemment, on parle ici des moins bien nantis, et certains de la classe moyenne qui ont une grosse famille.
Ce n’est pas qu’ils n’ont pas assez payé d’impôt. Mais le pot aux roses concerne les taxes supplémentaires qu’ils doivent payer via leur déclaration de revenus. Vous vous souvenez de la contribution santé, une surtaxe qui était de 25$ en 2010? En 2011 elle est maintenant de 100$ et l’an prochain à 200$. Ça commence à paraître sur un rapport d’impôt, gracieuseté de l’ami Bachand, qui ne veut que notre bien.
Autre surprise pour ceux qui bénéficiaient d’un crédit d’impôt direct sur leurs taxes municipale et scolaire. C’est engouffré dans le Crédit pour la Solidarité Sociale parmi d’autres crédits, mais qui est maintenant réparti sur 12 mois. Berf, on prend tout de suite votre bien pour vous le remettre à la miette durant une année. C’est pas beau ça? Et ils ne l’ont pas ébruité… Ajouté à la cotisation à la RAMQ, pour qui n’a pas d’assurances-médicaments collectives, c’est tout un cadeau empoisonné.
Ah! Ce bon vieux Raymond. Il est passé maître des tours de passe-passe. Après sa carrière, qui je l’espère agonise, il devrait songer à se réorienter vers la magie.
C’est plutôt une variation du Roller Derby que les hockeyeurs de la ligue nationale nous servent présentement. La foire est lancée! Probablement qu’on voulait réveiller le bureau de Shanahan. Le défi quotidien dans cette première ronde éliminatoire est de décapiter le plus d’adversaires possible pour espérer l’emporter. Du hockey salaud qui prouve que dans cette ligue, le respect n’a plus sa place. Quand c’est rendu au point où les joueurs vedettes s’en mêlent et jouent aussi le jeu, c’en est ridicule.
C’est ce genre de compétition que Gary Bettman veut, parce que c’est supposé vendre ce sport. À preuve, l’hystérie collective qu’a provoqué le court vidéo de Hulk Hogan en furie, présenté sur le tableau indicateur, à Philadelphie avant hier. Les spectateurs en redemandaient! Le film Slap Shot va sûrement reprendre du galon avec ses débiles de frères Hanson.
Quoi qu’il en soit, quand des joueurs s’amusent à démolir délibérément l’adversaire en tentant de le décapiter, c’est lui manquer de respect. Ils font tous partie de l’Association des joueurs et s’entretuent à chaque soir. Belle union! Quand un colosse de plus de six pieds et dépassant les deux cent livres accélère et saute pour vous atteindre directement à la tête, il commet un assaut grave qui, à l’extérieur d’une patinoire, l’amènerait devant les tribunaux, au banc des accusés. Au hockey c’est l’euphorie, la gloire, la déchéance sans aucune forme de sanction dissuasive.
Je n’ai rien contre deux durs à cuire qui décident de régler leurs comptes à coup de poings, mais on est très loin de ça présentement. Les commotions cérébrales explosent comme jamais et, de mémoire d’homme, c’est la première fois que je vois tant de coups salauds depuis que je regarde les matchs de hockey. Ça tombe comme des mouches. On attend quoi? À la fin des présentes séries, il ne faudrait pas se surprendre du nombre de joueurs sur la touche où qui auront à passer leur été à soigner leurs blessures ou à se demander s’ils reviendront au jeu sans séquelles.
Aux États-Unis, les amateurs de hockey sont friands de ce genre de spectacle. À chaque mise en échec sévère, on peut entendre leurs clameurs. Le jour où un hockeyeur se fera casser le cou sèchement au point d’en mourir instantanément et de s’écrouler, il sera trop tard. On aura les conséquences en plein visage. On n’aura qu’à blâmer les arbitres, la ligue, les spectateurs et les joueurs pour leur inertie à arrêter ce spectacle d’horreur qu’ils auront réussi à alimenter en faisant de ce beau sport, un vulgaire et désolant spectacle. Il faut croire que l’attaque sournoise vicieuse et dangereuse de Zdeno Chara sur Max Pacioretty soit déjà oubliée.
Vous avez du remarquer mon absence plus marquée sur le blogue dernièrement. C’est qu’avril me tient occupé pas à peu près. D’abord, les projets commencent à prendre forme et la maison est sur le marché de la vente depuis une semaine. On attend les acheteurs potentiels. Ajouter à cela le test de pyrite obligatoire, qui a passé le test, et la confection d’un nouveau certificat de localisation, on court comme des queues de veau. L’agent inscripteur qui fait les photos et la publicité… J’vous dis qu’on ne voit pas passer le temps.
Ensuite, c’est le temps des impôts et à ce niveau, les journées sont assez bien remplies. Le 30 avril s’en vient et il ne faut pas tarder. Les cartouches d’encre dans l’imprimante sont à remplacer aux 4 jours, principalement la noire, ce qui vous donne une idée des tonnes de papier à imprimer. Encore là, c’est pas si mal.
Puis, il y a Louise qui j’ai accompagné aujourd’hui à l’hôpital pour les examens préparatoire à la chirurgie de son genou droit. On doit y retourner encore une autre fois et Dieu sait comment c’est agréable de faire le pied de grue dans des couloirs d’hôpitaux. Enfin! Quand il faut, il faut! Pour rester dans l’ambiance, c’est notre fils qui passera aussi sous le bistouri dans quelques jours, pour régler un problème de mollets. Une vieille affaire! Pas Pascal, mais ses mollets!
En fin de semaine, c’était la visite de nos deux amours de petits-enfants. C’est fou comme ils ont grandi. Pierre-Olivier et Audrey-Anne étaient en grande forme. On a pu revoir les programmes pour enfants et se coucher de bonne heure pour avoir les deux yeux grands ouverts au petit matin. Ça se couche tôt ces petites créatures mais ça se lève aussi tôt.
Finalement, je regarde par la fenêtre et je vois le gazon pousser, pousser et pousser. Ce qui signifie qu’il faudra le tondre plus vite qu’on le pense, puis débarrasser les plates-bandes des derniers vestiges de l’hiver. Alors vous comprenez mon manque de temps pour l’écriture. L’inspiration est en panne ces temps-ci. Dites-vous que ce n’est que passager. J’aime trop écrire pour vous laisser tomber. La mémère en moi prendra assurément le dessus, tôt ou tard.
Hier soir, mon ado est revenu de l’école et en discutant de choses et d’autres, nous en sommes venus à parler d’euthanasie. Le sujet est délicat, celui du choix entre la vie et la mort. Je suis quand même heureux qu’il soit éveillé à ces choses-là.
Ils en avaient parlé à l’école avec des copains et il m’annonce d’un ton très ferme :
– Ne me laissez jamais vivre dans un état végétatif, dépendant d’une machine et alimenté par le liquide d’une bouteille. Si vous me voyez dans cet état, débranchez les appareils qui me relient à la vie.
Je me suis levé, j’ai débranché son iPod, j’ai éteint son ordinateur et sa Playstation et j’ai jeté sa canette de Red Bull.
Voilà, c’est fait!
En ce 11 avril, on célèbre mondialement la journée de la maladie de Parkinson. Cette maladie neurodégénérative incurable a d’abord été décrite par un médecin anglais, le docteur James Parkinson, dans un ouvrage intitulé An Essay on the Shaking Palsy
(Essai sur la paralysie agitante) (1817). Dans son bref essai, Parkinson décrit « un tremblement involontaire avec diminution de la force musculaire dans les parties du corps au repos et même lorsque soutenues, avec une propension à courber le tronc vers l’avant, et de passer de la marche à la course; les sens et l’intellect n’étant pas atteints ».
Une quarantaine d’années plus tard, le docteur Jean-Martin Charcot ajoutait la rigidité à l’excellente description clinique de Parkinson et donnait au syndrome le nom de maladie de Parkinson. Le 11 avril 2005, la tulipe rouge était adoptée comme symbole mondial de la maladie. Voici la courte histoire;
Cela se passait aux Pays-Bas en 1980 quand J.W.S. Van der Wereld, un horticulteur hollandais atteint de la maladie de Parkinson a mis au point une tulipe rouge et blanc.
En 1981, M. Van der Wereld a appelé son précieux cultivar, la « tulipe du Dr James Parkinson » pour honorer l’homme qui a décrit pour la première fois la maladie dont il souffrait lui-même et pour saluer à sa façon l’Année internationale des personnes handicapées.
Cette même année, la tulipe s’est méritée le Award of Merit décerné par la Royal Horticultural Society, de Londres en Angleterre, et a également reçu le Trial Garden Award de la Royal General Bulb Growers de Hollande. On la décrit comme une fleur « dont l’extérieur est d’un rouge cardinal éclatant, à petit rebord emplumé, base extérieure blanchâtre; à l’intérieur rouge groseille à rouge Andrinople, large rebord blanc emplumé, et anthères jaune pâle ».
Source : www.parkinson.ca
On a tous quelque part, un héros. Une personne qu’on admire et à qui on aimerait ressembler. Quelqu’un qui prend la vie du bon côté, malgré les embûches. Quelqu’un sur qui on peut compter. Un être qui respire la joie de vivre et qui se dresse contre toute forme de maladie, quelle qu’elle soit. Une vraie force de la nature.
Cette personne existe vraiment pour moi et c’est mon père qui souffle ses 83 chandelles aujourd’hui. Quoi dire de plus à l’auteur de ses jours qu’on l’aime profondément et qu’on lui voue une admiration sans borne. Je lui souhaite le plus beau des anniversaires et aujourd’hui, alors qu’on le visitera, il sera le centre d’attraction et il recevra tout l’amour, le bonheur et la joie qu’il mérite d’emblée.
Bon anniversaire papa, mon exemple à suivre, mon héros!
Déjà trois jours que nous sommes revenus à la maison et nous sommes encore sur le beat des vacances. Pour ma part, j’ai des difficultés à reprendre la routine quotidienne normale. Je fonctionne au ralenti.
C’est aussi vrai que le mois d’avril est chargé, avec les impôts à s’occuper, les démarches pour vendre la maison, le printemps qui demande de s’occuper du terrain. La fête de Pâques qui tombe justement aujourd’hui et la parenté et les amis qu’on veut s’empresser de revoir après ces quelques mois de séparation. Il y a bien le téléphone me direz-vous, mais je préfère de beaucoup le contact en personne. On a tant de choses à se raconter.
Ça prend de l’organisation et y aller à petite dose pour ne rien brusquer et ce, même si on a l’impression de faire du surplace. C’est précisément ce que j’essaierai de mettre en application dès aujourd’hui. Pâques symbolisant la Résurrection ou le renouveau alors aussi bien commencer par là.
En me promenant aux alentours, j’ai pu remarquer que le paysage a quelque peu changé; Un nouveau restaurant Dunn’s est venus s’installer tout près et je compte bien y faire un tour, étant un amateur de viandes fumées. Les constructions de nouveaux édifices ont quittés les fondations pour monter en flèche. Le quartier Dix30 continu de s’agrandir et d’apporter à la communauté de nouveaux commerces à découvrir. Ça éclos de partout!
Malgré tout cela, ce qui me réjouit le plus, c’est que la neige est maintenant chose du passé. Plus une seule trace n’est visible tout autour. Autre signe qui ne trompe pas, les ventes et poses de pneus ne dérougissent pas et l’achalandage fait penser à la cohue du temps des Fêtes. Les gens ont le sourire, les belles jambes se montrent au grand jour et les pelures disparaissent de jour en jour. Ouais! Je commence aujourd’hui!
Hier, notre troisième journée sur la route a été assez bien remplie. Partis du camping KOA en Virginie, nous avons décidé de donner le grand coup et de filer vers Lake George, dans l’état de New York, afin de profiter d’une dernière courte journée pour le retour à la maison. Quatorze heures de route et 1 200 kilomètres pour aboutir dans un très grand lit du Holiday Inn, dans ce coin de villégiature très fréquenté en été. L’idée a germé dans notre tête, lorsque Hélène et Charles en ont glissé mot lorsque nous les avons rencontré la semaine dernière. Si vous passez dans le coin, n’hésitez pas à y passer la nuit. Cet hôtel est d’une qualité et d’une propreté irréprochable. Je crois bien que nous en ferons notre choix définitif lors de nos prochains retours de Floride.
La photo qui illustre cet article représente la vue que l’ascenseur vitré nous offrait ce matin, au moment de descendre au chic restaurant de l’hôtel pour prendre notre petit déjeuner très abordable. On peut voir l’immensité du lac au haut du cliché, ainsi que le vaste stationnement qui nous permet d’y stationner notre camion attelé aisément. Ce fut notre coup de cœur du voyage. De plus, sa situation géographique fait qu’il nous restait moins de 4 heures avant de fouler le sol de notre maison, exception faite du délai imprévisible à traverser le poste frontalier québécois.
Une fois rentré au bercail, je peux vous affirmer qu’après trois mois passés à l’étranger et dans une grande caravane, c’est fou comme on trouve la maison grande et immense. Même qu’on se surprend à ne plus trouver facilement un plat, ou un objet quelconque. Au début, c’est un peu déroutant, mais ça revient vite. Quoi qu’il en soit, le voyage de retour s’est déroulé sans problème, sous un soleil radieux et avec le plaisir et la satisfaction d’être enfin chez-nous. Mais comme les oiseaux migrateurs, l’envie de repartir vers le pays des gougounes nous reprendra, les premiers froids de l’automne venus. D’ici là, le bel été québécois est à nos portes après le printemps qui est déjà amorcé, ce qui nous permet d’espérer encore d’agréables escapades de camping avec les amis.
Pour terminer, l’essence dans les états du nord américain a fait un bond vertigineux à 4,23$ le gallon, soit l’équivalent de 1,12$ le litre chez-nous. Ce qui nous coûtait 70$ pour un plein, se retrouve à 80$. Conséquence directe, au Québec, il faut maintenant dépenser 1,48$ le litre, soit à seulement trois cents du record absolu de juin 2008. Non, c’est pas jojo!
Comme prévu, sur le coup de neuf heures, nous quittions notre emplacement, laissant une pelouse de près d’un pied de haut, pour reprendre la route. Un beau soleil nous accompagnait et il est toujours présent en ce deuxième jour, sur le chemin du retour.
Hier, c’était le premier avril et, comme chaque année, c’est la date de prédilection pour la migration des snowbirds. Si leur présence n’était pas si évidente sur le route, il en était tout autrement des FlyingJ, Pilot, WalMart, Cracker Barrel et campings KOA, qui affichaient tous complet, en fin d’après-midi. Tout était no vacancy jusqu’à Walterboro en Caroline du Sud. La folie furieuse! Nous avons finalement passé la nuit dans le stationnement du Welcome Center en Caroline du Sud, sous une chaleur humide qui frisait encore les 30°C à 22 heures.
Cette année, nous essayons de nouvelles routes sur les conseils de Benoît et Mario. L’Interstate 75 jusqu’à Ocala, puis la 301, ensuite les Interstate 26 et 77 jusqu’à la croisée de l’Interstate 81 en Virginie. Pour le reste, c’est notre route habituelle. Je dois dire que je trouve cet itinéraire agréable. Par contre, en Virginie, Benoît m’avais mis en garde contre une certaine côte qui monte, monte et monte encore. Toute une ascension sur plusieurs kilomètres où les mastodontes de 53 pieds, accaparent sans rechigner, la voie de droite. À cet égard, mon Sierra ne m’a pas déçu et s’est vaillamment acquitté de sa tâche de grimper au sommet sans problème.
Malheureusement, l’ami Benoît m’avait suggéré deux camping que nous n’avons pu atteindre comme prévu. La noirceur arrivait et il nous a fallu trouvé une solution de rechange. Ce soir, nous sommes au KOA de Wytheville, en Virginie. À 29$ la nuit, avec tous les services, c’est une aubaine. Au moment d’une pause dans une halte routière de la Caroline du Nord, on a pu voir le vrai printemps avec ses arbres tous fleuris, notamment une espèce que je ne connais pas mais qui est d’un rose éclatant. Il dégage une odeur de lavande mélangée à je ne sais trop quoi. C’est ce cliché qui agrémente cet article.
En terminant, un petit mot sur l’essence. Jusqu’à maintenant, les prix varient entre 3,69$ et 3,99$ le gallon. On en a vu qui dépassaient les 4,05$. Les aubaines sont définitivement à l’enseigne des Pilot, Loves et FlyingJ. Au moment de rédiger cet article, la nuit sera froide avec un 43°F. Demain, on troque nos culottes courtes pour des plus longues. C’est un peu ça, passer du chaud au froid.
Dans un peu moins de 24 heures, le rideau tombera sur ce huitième séjour en Floride. Le premier avril marque la plus importante journée de migration vers le nord pour les snowbirds. Les terrains se vident massivement au sud et il fallait être chez Comcast, un important fournisseur de service en communication, pour voir la longue file de personnes venues rapporter leur modem, équipement téléphonique et décodeur. Accompagné de Gilles, nous avons du attendre de longues minutes avant d’être rencontrés. On se serait cru dans une salle d’urgence d’un hôpital québécois.
Lise et Gilles ont quitté ce matin et comptent faire quelques arrêts à St-Augustine, Myrtle Beach et Cap Hatteras avant de fouler le sol québécois dans une quinzaine de jours. Ils reviendront pour quatre mois, l’hiver prochain. Entre temps, les soupers entre amis sont dans le ton, pour les aux revoirs et se souhaiter une rentrée sans tracas. Jeudi c’était avec Francine et Jean-Guy, hier c’était avec Lise, Gilles, Roseline, Jean-Eudes, Nicole et Marc et après avoir pris un copieux déjeuner chez Francine et Jean-Guy ce matin, c’est au buffet chinois avec Linda, Benoît et Johanne que nous clôturerons notre séjour. La dernière cène quoi!
L’hiver aura été un des plus beaux, au pays des gougounes. Du soleil à profusion, un peu de pluie parce qu’il en faut, et des vents qui auront été plus calmes qu’à l’habitude. La crise immobilière qui demeure présente ici, aura permis la venue de nouveaux propriétaires. À part Louise et moi, notre couple de gaspésien, Roseline et Jean-Eudes ont plongé dans l’aventure. Une belle rénovation qui se résulte par une belle maisonnette confortable qui s’agrandira l’automne prochain, avec l’ajout d’une Florida Room. Il y a un peu de moi dans cette transformation, puisque qu’ils ont requis mes services pour la peinture. Roseline a accepté de vous montrer le résultat de leur dur labeur à l’aide de ces quelques photos.
J’ai aussi fait beaucoup de vélo mais moins que Jean-Guy, qui arrive à 3 000 km. Les prochains jours seront plus calmes sur le blogue. Je n’ai plus de connexion Internet et je dois me servir de celle chez Francine. Lorsqu’on quittera demain, je continuerai de donner des nouvelles selon les disponibilités Wi-Fi. Tout rentrera dans l’ordre en milieu de semaine. On rentre à la maison!
Ici en Floride, les armes sont à l’honneur et on ne peut soupçonner qui en possède une sur lui. Les incidents avec des armes à feu sont monnaie courante un peu partout et dans cet état, une loi a été promulguée il y a quelques années, donnant le droit d’utiliser une arme à feu si on se sent menacé, sans autre forme de procès. On invoque alors la légitime défense. Récemment, des troubles raciaux ont éclatés à Sanford, dans la région d’Orlando, suite à la mort violente d’un jeune noir, tué par un gardien de parc de race blanche, qui n’a eu à faire face à aucune accusation criminelle.
Tout ce préambule pour vous raconter l’incident dont j’ai été victime, hier en matinée, au supermarché SweetBay, près d’ici, alors que je me reposait avec mes compagnons cyclistes, à l’extérieur, avant de retourner au camping à vélo.
Au moment où j’étais assis à discuter avec mes compagnons, j’entends quelqu’un tempêter bruyamment au loin, sans vraiment le voir. Quelques minutes plus tard, même constat mais cette fois, j’aperçois l’individu en question. Il est assis dans une voiture garée, sur le siège du passager, à environ deux cent pieds de nous. Il vocifère très fort, tout en regardant dans notre direction. N’en faisant aucun cas, je continue la conversation.
Le voilà qui descend du véhicule en se dirigeant lentement vers moi. Il doit bien avoir 75 ans, se déplace difficilement et a des allures d’ancien combattant avec sa casquette. Il s’exprime en anglais. Je reste assis calmement et il arrive droit devant moi et s’arrête à ma hauteur. Nos pieds se touchent presque. Il ne me semble pas dans un état normal. Les bras le long du corps, il serre les poings très fort, tout en m’invitant à me lever pour engager le combat. Il est agressif et hausse le ton.
Devant mon refus et tout en gardant mon calme, il répète bruyamment son invitation et je lui répète la même réponse; que je ne veux engager le combat avec lui tout en lui demandant de regagner son véhicule. Je le sens très perturbé. Il reprend de plus belle ses mêmes propos tout en mentionnant que jadis, il était champion boxeur mi-moyen. Je suis au aguets et mes yeux sont rivés sur ses poings. Je m’interroge intérieurement s’il posséderait un révolver dans ses poches et j’attends l’instant pour intervenir s’il s’avise de faire le geste. Il décide alors de rebrousser chemin vers sa voiture.
Pendant ce temps, des passants alertent la gérante du supermarché, qui s’amène pour obtenir ma version de l’incident. Je lui recommande de prévenir la police, puisque selon mon évaluation, cet homme est malade. Je reprend mon siège et c’est alors que sa conjointe se rend à sa voiture puis vient nous voir, Lorraine qui nous accompagnait et moi. Nous lui avons expliqué ce qui s’était passé. Elle s’est alors mise à pleurer et se fondait en excuses tout en nous informant que son conjoint avait été victime d’une hémorragie cérébrale par le passé et que les séquelles se manifestaient depuis quelques semaines par une agressivité incontrôlable.
Nous l’avons rassurée que l’incident était clos pour nous et qu’il serait sage que son conjoint soit vu rapidement par un médecin avant que la situation ne dégénère. Ils sont résidents du Michigan et doivent rentrer à la maison sous peu. Nous avons réenfourché nos bécanes pour rentrer au camping
C’est en pensant à ces dangers qui nous guettent que j’ai réfléchi à tout ça, une bonne partie de la journée. La même choses aurait pu se produire partout, même chez-nous. C’est pourquoi la prudence est toujours de mise, principalement à l’étranger, parce que les plus belles vacances peuvent rapidement se transformer en cauchemar. Mais il ne faut pas voir des bandits partout à s’en rendre malade. Il faut toujours se rappeler des règles les plus élémentaires de sécurité, les appliquer et rester vigilant et calme. Croyez-moi, cet incident restera gravé dans ma mémoire pour longtemps.