Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil

Enfin le poodle a dissout l’Assemblée nationale pour déclencher des élections qui connaîtront leur dénouement le 4 septembre, au terme d’une grande mascarade de bouffons. Des clowns qui ne font plus rire et qui ont perdu toute crédibilité.

Le cirque vient à peine de commencer que déjà, le caquiste Gaétan Barrette promet que tous les québécois auront leur médecin de famille et que les listes d’attentes seront choses du passé. On l’a déjà entendu celle-là! Encore faut-il qu’il soit élu, au pouvoir et Ministre de la santé.

Pendant ce temps le poodle et ses sbires vont continuer de dépenser en promettant mer et monde avec de l’argent qu’ils n’ont pas. Ah! Si tous ces politiciens pouvaient se transformer subitement en Pinocchio au gré des promesses, on aurait droit à des combats de nez épiques. Les politiciens, tels des putains, useront de leurs pouvoirs de séduction pour nous enjôler de promesses farfelues et de balivernes.

Par contre, cet appel aux urnes nous donne un pouvoir absolu sur notre choix de porter au pouvoir le gouvernement qu’on veut. Avant de poser ce geste hautement démocratique et le faire de façon éclairée, il faudra se rappeler les neuf dernières années libérales, parsemées de corruption, de taxes abusives et de gaspillage éhonté.

Avec un taux d’insatisfaction à 70% par la population envers ce gouvernement de profiteurs, nous détenons au bout de notre crayon, le pouvoir de les sortir de leur confort et de leur montrer cavalièrement
la porte. Un balayage sans équivoque! Plus personnellement, le poodle mérite une cinglante défaite dans sa propre circonscription, comme Robert Bourassa l’avait vécu en 1976.

Pour ma part, mon vote ira à Pauline Marois et même si elle est impopulaire, sa vaste expérience du monde politique mérite ma confiance. Il est temps qu’on crée un précédent en élisant une femme au poste de Première ministre du Québec. Ça ne peut être pire. Avec une majorité, on verra ce qu’elle a dans ventre.

Quoi qu’il en soit, j’espère et je souhaite que la participation des électeurs et électrices marque un record de tous les temps, pour faire passer un message clair et sans ambiguïté. Le cirque est commencé, les bouffons sont en piste, place au spectacle!

Les aînés, bien traités

Profitant de la convalescence de Louise dans une Résidence Soleil, je l’accompagne tous les jours dans sa démarche en partageant son quotidien. Je vis l’expérience de séjourner dans ces résidences modernes.

À l’ère où les baby boomers commencent leur troisième âge, on voit pousser partout ces manoirs grandioses qui les invitent à y habiter pour fuir la solitude et découvrir une vie communautaire active et enrichissante.

Par le passé, j’en ai visité une, pour valider mes informations et me faire ma propre opinion. Je n’ai plus maintenant aucun doute. Si la santé nous le permet, en terme d’autonomie, c’est là que nous aimerions amorcer notre vie de septuagénaires, une fois notre trip de camping révolu.

Tout y est conçu et pensé en fonction des aînés; couloirs larges et ascenseurs grands formats pour que les quadriporteurs et marchettes puissent circuler librement, rampes d’appuis, prises de courants plus hautes, des balançoires et aires de repos à profusion ainsi que des boutons d’urgence dans toutes les pièces.

On ne s’ennuie pas et les activités sont nombreuses; quilles, natation, conditionnement physique, jeux de galets, pétanques, billard et le cinéma, en passant par la bibliothèques, les aires de jeux de cartes ainsi que les postes d’accès à Internet.

Plusieurs appartements de toutes dimensions sont disponibles selon les budgets et besoins de chacun. À l’extérieur, des allées piétonnières serpentent le terrain, agrémenté de gazébos, de bancs de parc et de balançoires. Il n’est pas rare d’y trouver des jardins aménagés avec plans d’eau, créant des îlots enchanteurs.

Pour les services, on retrouve également une chapelle, des salles de réceptions, un mini dépanneurs à prix modiques offrant des billets de loterie pour sa clientèle accro. Pleins de cours sont offerts et un médecin est disponible pour consultations, chaque semaine.

Enfin, pour les repas, on y mange très bien et ils sont équilibrés. Pour 10$, 11$ pour les visiteurs, on a droit à un repas complet et croyez-moi, on n’y retourne pas pour une deuxième assiette.

Bien entendu, une panoplie d’autres services s’ajoutent et souvent il faut déboursés quelques dollars pour les obtenir. Par contre, les Résidences Soleil offrent des appartements pour qui veut un court séjour en convalescence. C’est le cas de Louise qui, pour 50$ par jour, taxes en sus, est hébergée dans un grand appartement meublé et fonctionnel, incluant les trois repas, style buffet, servis à la grande salle à dîner. Une surveillance 24 heures sur 24 est assurée en cas d’urgence.

Si, un bon matin, vous voulez voir à quoi pourrait ressembler votre environnement, une fois rendus à un âge vénérable, allez visiter une de ces résidences aux décors luxueux et vous constaterez, comme moi, que les aînés y sont bien traités. Je demeure convaincu que les années passées dans ces établissements dignes des grands hôtels, prolongent la vie dans un climat de dignité et de sérénité.

Un respect minimal du patient

L’hospitalisation de Louise s’est terminée en matinée hier et nous en sommes maintenant à la phase de réhabilitation. Elle doit faire travailler son genoux dans des conditions optimales pour les deux prochaines semaines. Notre maison, dépouillée des meubles, ainsi que notre caravane avec son espace restreint pour une marchette ne pouvant faire l’affaire, c’est au Manoir Sainte-Julie qu’elle entreprendra cette dernière étape avant le retour à la maison. Faisant partie des réputées Résidences Soleil, cet établissement offre des appartements pour convalescence, incluant les repas quotidiens, à prix raisonnables.

La dernière semaine passée à l’hôpital Charles-LeMoyne, m’aura permis d’observer notre fabuleux système de santé qui nous coûte plus que la peau des fesses, à travers les différents intervenants qui ont prodigué les soins à ma conjointe. Je dois préciser, à prime abord, que la chirurgie fut couronnée de succès et réalisée selon les règles de l’art. C’est l’environnement qui fait défaut dans ce monstre de gestionnaires et on se demande souvent à quoi ils peuvent bien servir. Tout est désorganisé et on a l’impression que les décideurs sont à des années lumières des exécutants. J’ai relevé les quelques anomalies suivantes, sans égards aux employés mais qui, selon moi, ne devraient pas exister.

Pour l’empathie envers les patients, on repassera. Celui-ci est souvent laissé à lui-même et un accompagnateur ou un proche du patient doit régulièrement intervenir au poste de garde pour obtenir un service ou rappeler simplement la prise d’un médicament.

La marchette promise n’était pas disponible au moment opportun et il a fallu attendre.

L’hospitalisation devait durer une semaine et après la troisième journée, un médecin était prêt à lui autoriser son congé, sur une simple évaluation visuelle générale sans même regarder la cicatrisation. Il m’a fallu m’objecter, ce qui l’a probablement irritée, puisqu’on ne l’a pas revue.

En trois jours, elle a été envoyée dans le corridor pendant 3 heures et à deux reprises, pour déménager de chambre et désinfecter l’endroit. Dans un de ces épisodes, on lui a servi au souper, par mégarde, un repas qui traînait depuis le midi dans le charriot. Ils pensaient que c’était un plateau en surplus.

Même sur production des médicaments de ma conjointe, dans leurs boîtes originales qu’ils n’ont même pas regardé, il lui ont administré le médicament de la même famille, mais différent. C’est notre pharmacienne qui s’en est aperçue au moment du renouvellement des prescriptions. Elle a dû reconfirmer la prescription avec l’hôpital.

Ma conjointe devait se faire elle-même ses injections sous cutanées, alors que c’est le rôle de l’infirmière qui est formée en ce sens. Dès que vous êtes capable de le faire, le personnel médical vous encourage à le faire.

Les traitements de radiothérapie sont effectuées directement aux chambres et il nous a fallu quitter le salon à côté, pour éviter la radioactivité. Leur beau centre de cancérologie, payé à coup de millions, est vide et ne remplit pas sa vocation.

Alors qu’on nous avait dit qu’une travailleuse sociale s’occupait de la démarche pour la réhabilitation, son action s’est résumée à quelques pamphlets. Un présentoir aurait suffit! J’ai fait la démarche.

Le personnel hospitalier nous dit régulièrement qu’on est mieux chez-nous qu’à l’hôpital avec ses risque d’attraper toutes sortes de bactéries et de germes. Tout à fait rassurant! Personne n’a ramassé le tampon de ouate qui traînait par terre dans la chambre, depuis trois jours.

Malgré tout cela, il y a des exceptions. Quelques membres du personnel ont le feu sacré. Ils font leur travail avec le sourire, sont avenant et complaisants. C’est juste malheureux qu’ils ne soient pas contagieux.

Je pourrais continuer sur plusieurs ligne encore et encore. On entre dans un hôpital et ça pue. C’est sale et on passe constamment notre temps à se désinfecter les mains dès qu’on touche n’importe quoi. Les employés arrivent de l’extérieur avec leurs vêtements de travail sans égard aux germes qu’ils pourraient transporter. C’est pas normal. On n’arrête pas d’ouvrir des cliniques partout et pourtant, tout le monde se présente à l’urgence avec un livre de 400 pages, sachant fort bien, qu’ils vont passer au travers, le temps de voir un médecin. Le patient demeure un cobaye qui n’a qu’à attendre bien sagement, jusqu’à ce que le monstre le prenne en charge.

Au fils des années et des gouvernements, on a fait quoi avec tout l’argent de nos taxes? Payer des cadres, des cadres et encore des cadres? Installer, à l’entrée, une œuvre insignifiante de 100 000$ qui s’est brisée au premier coup de vent violent et qui coûtera le double pour la restaurer?

Ils m’ont lavé le cerveau. J’en suis à penser que le système de santé universel, comme on le connaît, devrait disparaitre au profit du privé. Il y aurait des économies faramineuses, moins de gestionnaires et plus d’exécutants. Un service aux petits oignons, on vous replacerait vos oreillers aux 5 minutes. Avec les milliards de dollars qu’on injecte présentement et collectivement dans ce gouffre sans fond, on pourrait l’investir dans des plans d’assurance-santé plus performants et adaptés. Ça existe déjà, alors…

Et pour terminer mon histoire, le temps de monter chercher ma conjointe qui venait d’obtenir son congé, d’attendre après une signature oubliée par le médecin et de redescendre pour payer mon stationnement, la satanée machine m’arrachait 10$ pour mon stationnement de 55 minutes. Aujourd’hui, il faut cinq choses pour se faire soigner; la patience, la patience, la patience, la résignation et accepter de se faire exploiter.

Il n’y a que 24 heures dans une journée

Comme le temps passe. Mes journées se passent entre le camping, la maison et l’hôpital pour accompagner Louise et donc, le blogue est quelque peu négligé. Il est mis à jour mais les articles sont plus espacés. Ah, si les journées avait 36 heures…

Dites-vous que ce n’est que partie remise et d’ici un mois, la routine d’écriture devrait reprendre son cours normal. La réadaptation de Louise évolue normalement et elle ne ressent plus que quelques douleurs au genou, suite à ses exercices. Dès demain matin, c’est sous l’œil et les conseils des thérapeutes, que sa physiothérapie débutera.

Le seul problème présentement c’est la chaleur et l’humidité. C’est fou comment c’est inconfortable dans un hôpital. Même si les fenêtres sont grandes ouvertes, il n’y a pas d’air. Louise transpire… Et quand on sait qu’ordinairement elle n’arrive jamais à suer, c’est vous dire comment la situation est dérangeante et inconfortable. Par contre elle a pu, à l’aide de sa marchette, parcourir une bonne distance.

La semaine qui débute nous apportera peut-être une belle surprise concernant la maison. On se croise les doigts pour que ça marche. Soyez sans craintes, vous aurez la primeur.

Un genou tout neuf

Enfin, après deux ans d’attente, Louise a un genou droit tout neuf. Dès 6 heures ce matin, nous étions à l’admission de l’hôpital Charles-LeMoyne pour compléter la paperasse en vue de la chirurgie.

Même si elle était nerveuse, ce qui est normal dans les circonstances, le fait de ne plus sentir cette douleur parfois insoutenable, lui a donné le courage de se donner une meilleure qualité de vie. Dès 7h45, elle prenait le chemin du bloc opératoire.

Une autre de ses craintes était de subir l’opération sous anesthésie locale, alors qu’elle souhaitais la générale. Le personnel médical l’a convaincu de prendre la locale et elle s’est ralliée à cette proposition. Finalement, ça c’est passé beaucoup mieux qu’elle ne l’appréhendait.

Cette chirurgie, qui dure deux heures et demie, consiste à remplacer le genou par une prothèse de téflon. Si on se fie aux commentaires de ceux et celles qui l’ont subit, tous sont unanimes à en vanter les bienfaits. La chirurgie s’est déroulée normalement et avec succès. Elle regagnait sa chambre vers 14h20, quelque peu affaiblie et avec une douleur au beau milieu de l’abdomen. Vérification des signes vitaux effectuée, ceux-ci étaient normaux, quoique sa tension artérielle était anormalement basse. La médication appropriée, jumelée à un peu de nourriture parce qu’elle était toujours à jeun depuis 22 heures, ont lentement fait remonter sa pression à des valeurs s’approchants de la normale. Une bonne nuit de repos devrait lui faire grand bien.

Maintenant débute la réhabilitation. Une bonne semaine d’hospitalisation avec les physiothérapeutes, suivi nous l’espérons, d’une convalescence de deux ou trois semaines dans un centre spécialisé, devrait renforcir son genou droit, avant de rentrer à la maison et poursuivre par elle-même, ses exercices jusqu’à la veille de notre départ pour la Floride cet automne. Son genou tout neuf lui permettra de prendre de longues marches dans un avenir rapproché.

Un immense merci à ceux et celles qui ont pris la peine de lui téléphoner avant la chirurgie afin de l’encourager. Vos ondes positives l’ont sûrement aidé à affronter l’épreuve. C’est toujours réconfortant de sentir cette solidarité. C’est du positif!

Blagues à part…

Un voleur est entré dans une maison. Il utilise sa lampe de poche pour s’assurer qu’il n’y a personne, et pour identifier les objets de valeur qu’il pourrait emporter avec lui. Au moment où il place le magnétoscope dans son sac, une voix étrange et rauque lui dit :

– Jésus te surveille en ce moment!

Il en perd le souffle. Puis après quelques minutes d’attente, tout à fait immobile dans le noir, il ouvre de nouveau sa lampe de poche et examine les alentours. Rien! Certain de lui, il progresse dans sa quête d’objets de valeur. Juste au moment où il réussit à débrancher complètement le système de son, il entend cette fois très clairement la même voix lui dire :

– Jésus te surveille en ce moment!

– Fou de peur, il dirige sa lampe de poche dans toutes les directions, et réussit finalement à identifier la provenance de cette voix, soit un perroquet bien perché dans le coin du salon.

– Est-ce toi qui as dit toutes ces choses? dit le voleur au perroquet.

– Oui, répond le perroquet. Je fais juste essayer de te prévenir avant qu’il ne soit trop tard pour toi.

Le voleur amusé par ce qui arrive, lui demande :

– Me prévenir hein, mais qui es-tu?

– Je suis Moïse, réplique le perroquet.

– Moïse?

Et le voleur est plié en deux en train de rire.

– Ça prend-tu des gens assez stupides pour appeler un perroquet Moïse, dit le voleur.

L’oiseau répond :

– Oui, je suis d’accord avec toi, et ils sont bien plus stupides que tu ne le penses, au point qu’ils ont même appelé leur pitbull de 140 livres Jésus et il est juste derrière toi!!!

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Un homme et une femme se rencontrent dans un bar. Ils discutent un peu et puis, comme cela arrive dans la vie, ils décident d’aller chez la femme. Après quelques verres, l’homme enlève sa chemise et se lave les mains. Ensuite il enlève son pantalon et à nouveau il se lave les mains. La femme qui regarde tout ce rituel lui dit :

– Je parie que tu es dentiste.

Lui, très étonné, répond :

– Oui, mais comment as-tu deviné?

– C’est simple, répond-elle, tu ne fais que te laver les mains.

Au bout de quelque temps, ils commencent à faire l’amour. Lorsqu’ils ont terminé, elle dit :

– Tu dois être un sacrement bon dentiste!

Lui, rayonnant après un tel compliment à son ego, répond :

– Bien sûr que je suis un excellent dentiste, comment sais-tu cela?

Et elle de répondre :

– Je n’ai rien senti!

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Une famille est en train de déjeuner. La petite fille de 10 ans ne mange pas beaucoup et elle garde le nez dans son assiette. Au bout d’un moment, elle dit :

– J’ai quelque chose à vous annoncer.

Le silence se fait et tous écoutent :

– Je ne suis plus vierge, et elle se met à pleurer.

De nouveau un long silence, et le père s’adresse à sa femme :

– C’est de ta faute, toujours habillée et maquillée comme une pute, tu crois que tu es un exemple pour ta fille? Toujours à te vautrer sur le canapé, la chatte à l’air. C’est lamentable, c’est comme ça que les problèmes arrivent!

À son tour, la femme s’adresse à son mari :

– Et toi, tu crois que tu es un exemple? À gaspiller ta paie avec des pétasses qui viennent parfois te raccompagner jusque devant la maison, tu crois que tu es un exemple pour ta fille de 10 ans?

Et le père de continuer :

– Et sa grande sœur, cette bonne à rien, avec son copain chevelu et drogué, toujours en train de se tripoter et de baiser dans tous les recoins de la maison, tu crois que c’est un exemple?

Et ça continue comme ça…

La grand-mère prend sa petite fille par les épaules pour la consoler et lui demande :

– Alors ma petite fille, comment cela est-il arrivé?

Et la petite de répondre en étouffant ses sanglots :

– C’est le curé…

La grand-mère :

– Comment ça le curé?

– Le curé a choisi une autre fille pour faire la Vierge dans la Crèche de Noël.

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Le gros Rolland rencontre Jean-Pierre.

– Qu’est-ce qui t’est arrivé? T’es drôlement amoché.

– J’ai pris un coup de gigot congelé sur la gueule.

Ben taboire ! Comment ça t’est arrivé?

– C’est hier. Ma femme qui était en mini-jupe, s’est penchée dans le congélateur pour prendre quelque chose. Alors je ne sais pas ce qui ma pris, je n’ai pas pu résister, je l’ai prise par derrière….

– Merde alors!

– Ouais, plus elle gueulait, plus je continuais de plus belle…

– Pas vrai!

– Ouais, et plus elle se débattait, alors plus ça m’excitait… Puis à un moment, elle a attrapé un gigot congelé et elle m’en a donné un coup sur la gueule.

– J’ai mon voyage! Elle n’aime pas le sexe, ta femme?

– Oui, oui, mais pas chez Maxi…!!!

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Un groupe d’ingénieurs a pour tâche de mesurer la hauteur d’un mât. Ils sortent et se rendent au mât avec les échelles et les rubans à mesurer. Tour à tour, ils tombent de l’échelle où laissent tomber le ruban à mesurer. Un employé passe et voit ce qu’ils essaient de faire. Il tire le mât hors de terre, le met à plat, le mesure d’un bout à l’autre et donne la mesure à un des directeurs, puis il s’en va.

Une fois l’employé parti, un des ingénieurs se tourne vers les autres et dit en riant :

– Ça c’est bien un employé. Crisse qu’ils sont innocents! On cherche la hauteur et il nous donne la longueur.

Évaluez et votez, c’est important!

Je ne vais pas vous parler de politique ou d’élection provinciale. Pour ça, le Poodle se prépare à s’en occuper sournoisement. Non, je veux vous parler, fidèles lecteurs et lectrices de ce blogue et aussi à ceux et celles qui le parcourent à l’occasion.

Depuis plus d’un an, la moyenne journalière de vos visites, se situe autour de 80, avec des pointes qui dépassent assez souvent les 110 et un record absolu de 384 visites en août dernier. C’est une belle évolution en plus de quatre années d’existence et c’est en constante progression. Je tiens à vous exprimer ma satisfaction.

De plus, les articles que je rédige, sont diffusés également sur les réseaux sociaux facebook, twitter et Messenger, assurant une plus grande visibilité. Sur ceux-ci cependant, les statistiques ne sont pas disponibles et on peut prétendre, bien humblement, qu’elles se multiplient par centaines.

Certains, voire même plusieurs lecteurs, se contentent de lire l’article directement sur facebook, alors que le texte se trouve comprimé en un seul paragraphe. Ça demeure ardu de bien le lire et vous manquez l’élément qui est le plus important pour moi; votre appréciation ou un commentaire.

En contrepartie, si vous cliquez sur le titre de l’article qui est également un hyperlien, vous accédez directement au site du blogue et le texte se trouve dégagé et mieux mis en forme, vous permettant d’en apprécier la facilité de lecture. Il devient plus agréable à lire. Au bas de l’article se trouve une ligne étoilée qui vous invite à l’évaluer. C’est là que j’apprécierais que vous votiez. Un simple clic sur l’étoile de votre choix, enregistre votre évaluation. Cette statistique est importante pour moi, puisqu’elle me permet de connaître votre perception du texte que vous venez de parcourir. Plus il y aura de votes et plus l’évaluation que vous en ferez sera révélatrice et juste.

Encore plus bas, vous trouvez une section «Qu’en pensez-vous?», qui vous permet de vous exprimer pour ou contre mon propos ou de l’éclairer. Là encore, cette section a son importance pour animer le débat, la discussion, ou peut être carrément m’indiquer que je suis dans le champ. Vous n’êtes pas obligé d’écrire un roman, quelques mots ou phrases suffisent. Tout le monde a son opinion. À la limite, vous avez un bouton «J’aime» que vous pouvez cliquer, si vous approuvez, sans y aller plus à fond.

Bref, ces outils de mesures sont là pour agir interactivement avec l’auteur et lui fournir vos réactions, remarques et impressions. Alors la prochaine fois que vous lirez mes articles, prenez quelques secondes pour cliquer l’étoile ou laisser un petit commentaire. C’est important pour moi. Vous n’êtes certainement pas à un clic près… Alors, pourquoi ne pas commencer tout de suite?

Salmigondis d’un vendredi 13

Virage à droite

Est-ce qu’on nous prend pour une bande d’imbéciles ou quoi? Montréal demeure la seule ville au Québec à maintenir l’interdiction de tourner à droite à un feu rouge. Partout ailleurs, c’est permis et c’est même devenu un automatisme. Remarquez que la manœuvre n’est pas toujours bien effectuée et on peut dire sans se tromper que ça ressemble beaucoup plus à un arrêt à l’américaine. Ça rend la circulation plus fluide et je suis sceptique quant à l’augmentation du nombre d’accidents que ça provoque. Pour moi c’est un faux débat.

Personnellement j’ai toujours trouvé stupide ce système ambigu. Pourquoi ne pas l’étendre partout à la grandeur du Québec, de cette façon, on n’a pas à se poser de questions et de risquer d’avoir une contravention non intentionnelle. De plus, des affiches interdisent clairement la manœuvre, à certaines intersections stratégiques où il est hasardeux de le faire. On est habitué, depuis le temps que la permission est en vigueur.

Un chauffeur pour Monsieur le recteur

Encore un gaspillage éhonté de fonds publics, alors que les universités sont en manque de financement. Pourquoi des voitures de luxe avec chauffeurs pour ces biens nantis de notre société? De quel droit osent-ils réclamer de tels avantages. Ils poussent même le culot d’en profiter, alors qu’ils bénéficient déjà de généreuses allocations de déplacements.

Quand on dit que Monsieur tout le monde en a assez de ces écoeuranteries, c’est loin d’être de la blague. Alors que certains payeurs de taxes se font geler les fesses à attendre l’autobus, ces tsars de l’éducation supérieure, ces abuseurs de systèmes, se laissent mener le popotin en tout confort. À quand le ménage dans ce gaspillage sans fins? Malheureusement, ça prend une volonté politique pour ça.

Noyades

C’est vraiment triste ces pertes de vies évitables de jeunes bambins, dans nos piscines privées. En ces périodes de canicules, ils sont attirés par l’eau qu’ils aiment particulièrement. Il ne faut que quelques secondes d’inattention, pour que l’irréparable se produise. Chaque fois, ça fend le cœur rien que d’entendre une telle nouvelle. C’est épouvantable qu’un moment qui devrait être joyeux se transforme en cauchemar. Ce doit être terrible à vivre.

Malgré les drames répétés des dernières semaines, le message ne passe pas encore. Lorsqu’un enfant est dehors et encore plus aux abords des piscines, il faut être dans leurs culottes et ne jamais les quitter des yeux une seule minute. Ils deviennent la priorité absolue. Le destin, la fatalité, personne n’y peut rien, mais le sentiment d’impuissance et de culpabilité face à un tel drame doit être insupportable. Il est à espérer que l’hécatombe s’arrête maintenant. Il est mieux de les voir sourire et crier en clapotant l’eau, que de les ramasser au fond d’un bassin. C’est cette image virtuelle qui doit guider notre surveillance constante. Une dernière mise en garde pour les adultes aventuriers; ne jamais se baigner seul. C’est le gros bon sens.

Et pour finir…

J’ai trouvé bien bonne l’histoire du gars qui s’est fait voler sa piscine en pleine nuit et que les policiers ont finalement localisé, remontée dans une autre cour. C’est assez inusité comme crime. Même les policiers n’avaient jamais vu pareil vol, de toute leur carrière. J’imagine le gars qui regarde sa cour à son réveil et qui constate l’absence de sa piscine qui était là quelques heures auparavant. C’est assez pour se pincer pour savoir si on ne rêve pas. Quant aux voleurs, parce qu’ils ne devaient pas être seuls, on peut dire qu’ils ont gagné leur butin à la sueur de leurs fronts. Je sais que c’est incroyable, mais en même temps, c’est drôle en simonac. Dorénavant, les assurances vont assurer les piscines… contre le vol! Du coup, ils viennent de trouver un moyen d’augmenter le coût des primes.

Du travail d’experts

Notre fils Pascal habite maintenant son nouvel appartement, fraîchement repeint et décoré, qui a nécessité une bonne dizaine de jours de travaux de peinture et de réparations mineures. Lundi, c’était l’étape du déménagement et pour l’occasion, une équipe d’experts avait été retenue pour réaliser la mutation.

Dès 9 heures, ils étaient à pied d’œuvre, avec leurs nombreuses couvertures protectrices et leurs tapis pour préserver les planchers, puis tout emballer et charger l’immense camion. En y réfléchissant bien, avoir recours à des spécialistes en la matière vaut vraiment son pesant d’or. Tout le mobilier est emballé comme une momie, puis attaché avec du ruban gommé, peut importe sa dimension. Ils ont une méthode très efficace pour que nos biens ne s’abiment pas. En deux heures, le camion était chargé à bloc. Deux autres heures ont été nécessaires pour tout déballer, une fois arrivé à destination.

Tout ce beau travail nous a évité bien des courbatures et des accidents. Ils travaillent bien et efficacement avec leurs courroies qui leur permettent de soulever du mobilier lourd avec moins d’efforts. Ils sont responsables et offrent une garantie à cet égard. Quoi de plus désolant d’avoir à remplacer un appareil endommagé par un ami ou une connaissance, même avec toute la bonne volonté possible. Il reste que chacun sont métier et les vaches seront bien gardées, comme le dit l’adage. Et le prix demeure abordable à mon avis, exception faite de la grosse journée du 1er juillet alors que les prix explosent littéralement. Mais ça, c’est le jeu de l’offre et de la demande. Un simple électroménager à remplacer peut facilement atteindre le triple du coût d’un déménagement.

Si vous en avez les moyens, c’est une sage décision de profiter de leur expertise pour s’offrir un déménagement de tout repos. Pensez-y! Pas de remorque à réserver, pas de beau-frère ou d’amis à solliciter, pas de pizza avec quelques bonnes petites frettes à acheter et surtout, un travail de qualité garanti. Vous pourrez sauver également sur le Rub A-535.

Je n’ai pas eu à déménager souvent dans ma vie, mais chaque fois, j’ai fait appel à des déménageurs et je ne l’ai jamais regretté. Pour transporter les boîtes soi-même, ça peut toujours aller, mais pour le mobilier et les objets lourds, rien de tel que des experts.

25 ans, ça se célèbre

Vingt-cinq ans de vie commune c’est encore parfaitement réalisable, mais unis par les liens sacrés du mariage durant un quart de siècle, demeure un événement rare de nos jours, relevant presque de l’exploit. C’est cette étape qu’ont franchi ensemble, ma sœur Josée et sont conjoint David, le 4 juillet dernier. Pour souligner l’événement et surtout le célébrer, Kassie et Diane ont organisé une belle soirée hier, à l’endroit même où les tourtereaux, en 1987, vivaient le jour un de leur union. Le secret ayant été dévoilé à la dernière minute, l’effet de surprise s’est manifesté, à la vue des nombreux invités, cachés derrière les portes closes.

Tout le gratin des amis et de la parenté ont répondu à l’invitation. J’ai pu revoir les belles filles du bureau, du temps où je travaillais. Je ne sais pas si c’est parce que j’avance en âge mais maudit que je trouve les femmes jolies et belles, au sens large du terme. Les grands enfants des tourtereaux étaient également toutes en beauté; Kassie dans une voluptueuse robe noire et Shelbie dans une jolie robe toute rouge, que j’ai surnommée la lady in red de la soirée. Elles en ont profité pour leur rendre un hommage bien senti et mérité. Un beau moment.

Gilbert, un compagnon de travail de David, en a déridé plus d’un en y allant d’une analyse approfondie des jubilaires. Et force est de constater qu’il les connaît très bien, puisque avec une belle pointe d’humour, le portrait était parfait. Quand à Nic, le photographe, il s’est chargé d’immortaliser le moment, en mitraillant tout ce qui se trouvait devant sa lentille. Il en faut des souvenirs une fois la visite partie. France, quand à elle, rappelait à tous, le lot d’énergie positive que Josée dégage au bureau et sa hâte de la voir revenir travailler dans un dizaine de jours.

Quand le bébé de la famille fête ses 25 ans de mariage, ça nous fait voir comment le temps passe vite. La téquaine de jadis, comme on se plaisait à la surnommer, a grandi et est maintenant à l’aube de la cinquantaine. C’est dans ces moments qu’on s’en rend compte le plus. La vie continue et il est bon de s’arrêter et de prendre une bonne dose de bonheur quand on voit un couple résister à toutes les tempêtes et accalmies qu’une existence peut nous apporter.

Vingt cinq ans se sont écoulées déjà et j’espère bien être là, peut être avec une marchette mais là quand même, pour célébrer avec eux, leurs noces d’or. Félicitations pour cet accomplissement, meilleurs vœux de bonheur à vous deux et continuez d’être ce que vous êtes, c’est comme ça qu’on vous aime.

« La vitesse tue! Moi j’en sais quelque chose… »

Depuis quelques temps, les journaux parlent régulièrement des jeunes victimes de la route, des téméraires du volant. Les fabricants d’automobiles ont une large part de responsabilités dans ces hécatombes puisqu’ils ne cessent d’associer l’élément de vitesse à leurs messages publicitaires. Comment ne pas influencer la soif de liberté et de vitesse enivrante de notre jeunesse. Il faut prévenir plutôt que vivre avec les conséquences d’une conduite irresponsable au volant. En 1999, un jeune étudiant a été condamné à purger une peine d’emprisonnement dans la communauté, après avoir happé mortellement un piéton qui traversait la rue juste au moment ou son bolide arrivait en trombe, dépassant largement la vitesse permise, en plein boulevard. Dans sa sentence, assortie de conditions, il y avait celle de composer un texte de 800 mots, racontant son histoire. La voici…

NDLR. : Les faits sont véridiques et seul le nom de l’accusé et la date précise de l’événement sont fictifs.

Je m’appelle Stéphane, un étudiant du Collège Edouard-Montpetit. Peut-être avez-vous déjà entendu parler de moi par les médias. Pourtant, j’aurais voulu qu’on parle de moi autrement; qu’on ne parle pas de moi du tout, ni de cet accident que j’ai eu ce soir-là. Je ne parle jamais de cet événement, comme si je voulais enfouir ce drame au plus profond de mon être. Ne plus me souvenir… Me rappeler ces moments m’est très pénible. Comprenez que je n’écris pas simplement une dictée de 800 mots, surtout que ces 800 mots sont très difficiles à écrire. Cependant, je suis convaincu que le faire, peut avoir un impact sur les gens, les jeunes sans histoire comme moi, sur leur conduite aussi, afin de ne pas répéter une tragédie comme celle-là.

Ce vendredi soir de juin 1999, je n’oublierai jamais cette date. Je sors d’un resto-bar. Je ramène un ami chez lui. J’ai fière allure dans ma voiture et je ne vois pas à quelle vitesse je roule. Je passe à l’angle Chemin Chambly et Curé-Poirier, la lumière est verte. Soudain, mon pare-brise se fracasse et j’entends encore le bruit sourd de mes pneus crier sur la chaussée. Il s’est passé quelque chose. C’est un cauchemar. C’est effroyable! J’ai happé mortellement un piéton. À ce moment, ma vie bascule. Maintenant, une image indélébile, une photo, un simple déclic reste en permanence dans ma tête. Celle d’un homme qui n’en était plus.

L’homme joyeux et extraverti que j’étais s’est replié sur lui-même. Le chagrin et le désespoir m’envahissent; mes pensées et mes gestes s’en trouvent affectés. Je pense à la famille de la victime constamment, à toute la souffrance, la colère que cela engendre dans leur vie. Comment leur demander pardon? Comment leur dire tout mon regret? Si vous saviez comme je suis désolé. Quoi dire de plus? «On peut avoir l’innocence dans l’âme et avoir commis l’impardonnable».

Pourquoi? Pourquoi moi? Je n’avais rien bu et je ne me drogue pas. J’étais bon conducteur. Je n’avais fais aucune infraction, jusqu’à ce jour, au Code de la route. Je travaille comme tout le monde à temps plein et je vais aussi à l’école à temps plein. Du jour au lendemain, je suis devenu un criminel. J’ai l’impression d’avoir une pancarte accrochée dans le dos. Je suis maintenant catalogué comme un délinquant. Plus tard, j’ai appris que l’homme était ivre. Avec désolation et tristesse, la rage me ravage. Cela n’excuse pas mon geste. Je roulais à une vitesse excessive et je n’en avais pas l’impression. Je suis coupable de conduite dangereuse causant la mort.

Vous savez, tuer une personne était pour moi quelque chose d’impossible, d’inimaginable. Cela ne pouvait qu’arriver aux autres. C’est ridicule! J’ai souvent cru ne jamais pouvoir m’en sortir. M’enlever la vie aurait été plus simple, mais qu’est-ce que ça aurait changé? Cela aurait rendu malheureux les gens que j’aime. À partir de ce jour, j’ai décidé de faire confiance à la vie. En ce qui concerne le système judiciaire, ce fut long avant de savoir quel allait être mon sort. Chaque fois que je me présentais en cour, il y avait toutes ces caméras qui me dévisageaient. De plus, les journalistes en recherche de nouvelles à sensation, me tournaient autour comme des vautours. Ils faisaient leurs propres conclusions au lieu de simplement divulguer les faits. Qu’aurais-je pu leur dire? Les mots me serraient la gorge et m’étouffaient. Je n’avais pas envie de passer au premier plan. Me faire oublier, disparaître. C’est ce que j’aurais voulu à ce moment-là.

Depuis plus d’un an, je suis anxieux et purger une peine dans la communauté n’a rien de réjouissant. C’est presqu’aussi pire qu’aller en prison, car je dois me soumettre à des directives très rigoureuses :

– Ne pas troubler l’ordre public;

-Répondre aux convocations du tribunal;

– Me présenter à l’agent de surveillance selon les modalités;

– Rester dans le ressort du tribunal;

– Prévenir la cour de mes changements d’adresse, d’occupation, d’endroits;

– Ne pas sortir de chez moi et ce, 24/24 sans avoir de permission écrite, sauf pour me rendre à l’école et au travail. Me rendre à ces deux endroits sans m’arrêter. Je ne peux même pas aller au dépanneur du coin;

– Les neuf mois suivants, j’aurais un couvre-feu à 22 heures;

– Écrire le texte de 800 mots que vous lisez, pour raconter mon histoire.

Ce dernier point, soit l’écriture du texte a fait fureur auprès des journalistes. Ils se sont empressés de rendre public l’obligation d’écrire le texte de 800 mots, omettant de préciser les autres conditions de ma peine. Comme si je n’avais pas été assez ridiculisé! Voilà qui résume les conditions de la cour.

Ce texte que j’écris est donc la dernière page du livre que j’ai très hâte de refermer et d’enterrer. Je vais avoir payé ma dette à la société et elle va m’avoir coûté très cher. J’ai perdu le goût de l’école et j’ai maintenant un dossier judiciaire. C’est très dur pour le moral même si ma famille et mon entourage se sont montré très compréhensif à mon égard. C’est très difficile pour le couple, de ne pouvoir sortir au cinéma, de ne pas manger au restaurant et de ne plus faire de sport. C’est comme la prison… mais à domicile. Si je pouvais revenir en arrière, et Dieu seul sait combien de fois j’y ai rêvés. J’y reviendrais volontiers pour ne pas avoir à vivre tout cela. Je souhaite que ce malheur n’arrive à personne. Voici quelques conseils pour éviter de subir de telles conséquences. Je m’adresse ici, non seulement aux jeunes, mais aussi à tous les conducteurs de véhicules :

– Prévoyez toujours l’imprévisible. Surtout, pensez aux piétons qui peuvent traverser à tout moment, en tout lieux. Cela peut paraître ridicule, mais depuis mon accident, je vois des choses que je ne remarquais pas vraiment avant. Les piétons pensent vraiment que la route leur appartient. Le corps humain n’est pas fait de roc. Alors, pensez-y, faites attention.

– Restez maîtres de votre véhicule. Adaptez votre vitesse aux circonstances : neige, glace noire, conditions climatiques variables, état de votre voiture. Tenez compte de votre état psychologique et physique : sommeil, anxiété, stress. Ne prenez pas d’alcool au volant, c’est trop ridicule. La vie est si fragile, Je l’ai su à mes dépens et à celle de la victime.

– Suivez la signalisation. Elle a son utilité, sinon il n’y en aurait pas.

– Restez courtois au volant. Vous n’êtes pas seuls sur les routes.

– Est-ce que trois minutes de votre temps valent la vie d’une personne? C’est le temps que vous sauvez en roulant à 85 km/h au lieu des 50 km/h pour une distance de 15 km, en ville.

La vie est si précieuse. Certains événements peuvent nous dépasser. Il faut donc prévenir ces événements pour éviter qu’ils se produisent. Il faut maintenant que je traverse les ténèbres pour survivre, et ne pas me laisser mourir. Quelquefois, un étau me comprime le cœur si fort, que j’ai l’impression que tout va éclater. Les gens me trouvent quelque peu différent, C’est difficile de refaire surface. J’ai désormais deux vies. À ma famille et mes collègues de travail, je présente un visage calme et serein. Pourtant, certaines nuits, cet homme que je suis, qui n’avait pas pleuré depuis l’enfance, sanglote en secret dans les bras de sa blonde.

J’aime ce que je vois

Ayant délaissé le hockey pendant quelques années, je dois avouer que je m’intéresse de plus en plus à ce qui se passe, particulièrement envers les Canadiens. Est-ce l’âge? Je ne crois pas. J’ai raccroché encore plus solide et c’est à cause de Guy Carbonneau, l’instructeur, alors qu’il conduisait ses troupes en finale de conférence il y a trois ans je pense. Négligés, nos Glorieux avaient éliminé tout à tour, Washington et Pittsburgh. C’est là que la piqûre m’a été inoculée. J’ai repris goût!

Si la dernière saison fut décevante à tous les égards et à oublier, la prochaine s’annonce palpitante. Encore mieux que le dernier chambardement majeur qui avait amené les Gomez, Gionta et Cammalleri, on peut dire que la nouvelle administration prend les grands moyens pour redonner à cette équipe la fierté, le talent, la robustesse et l’intensité qui ont fait sa renommée, dans le but ultime de s’offrir la 25e coupe Stanley attendue depuis bientôt 20 ans.

C’est très loin de rêver en couleur que de réaliser cet objectif à court terme, quand on se rappelle les dernières séries éliminatoires avec les Devils, sortis de nulle part et les Kings, bons huitièmes dans leur conférence. Avec l’acquisition hier de Francis Bouillon, Colby Armstrong et Brandon Prust, ajoutés aux effectifs en place et aux jeunes qui frappent à la porte, c’est un tout nouveau visage que le Canadien se présentera en début de campagne. Une équipe belle à regarder.

Il reste cependant à espérer qu’un conflit de travail ne vienne saboter tant d’efforts. En tout cas, avec un tel alignement, les soirées contre les Big Bad Bruins ressembleront à des guerres de tranchées, au grand plaisir des amateurs dont je suis. Je sais bien que l’été vient à peine de débuter et qu’il reste encore beaucoup de soleil à luire avant l’ouverture des camps d’entraînement mais voyez-vous, le dynamisme de la nouvelle administration à le don de déclencher cette fébrilité. On a hâte de voir cet amalgame de talents se défoncer et de prouver que chacune des décisions prises jusqu’à maintenant, était pensée et réfléchie, dans le but d’atteindre l’excellence. À partir de là, tout est possible et je vais faire bonne provision de croustilles et de petites frettes pour regarder les matchs, bien calé dans un fauteuil de choix. Faut bien se gâter non? Ajoutez à ça les futurs Nordiques et ce sera assez intense pour obtenir un orgasme télévisuel.