Le rêve de tout golfeur, mis à part vouloir jouer avec Tiger Woods, est de réussir le fameux et sublime trou d’un coup tant convoité. Quelle sensation ce doit être de vivre le Nirvana, après avoir réussi pareil exploit.
Cette euphorie, que beaucoup ne connaîtront jamais de toute leur carrière de golfeur, mon ami Gilles Guay l’a éprouvé hier, en réussissant à mettre la petite balle blanche dans la coupe, du premier coup, ici même en Floride, sur le trou numéro 7 du club de golf Pine Lakes. Sur ce trou à normale 3, d’une distance de 100 verges, il s’est habilement servi de son fer 6.
Très bel exploit mon cher Gilles. Tu as raison d’en être très fier. L’heure est aux réjouissances. À quand le deuxième? Espérons qu’il ne te faudra pas un autre 40 ans pour récidiver. Toutes mes félicitations. Tu as maintenant atteint le qualificatif de redoutable.
C’est dans l’épreuve qu’on apprécie le support de son entourage, des amis et des proches. La preuve a été mainte fois répétée; dans les coups durs on se sert les coudes, on partage, on fait front commun. C’est justement ce qui c’est produit ce lundi, avant le début des matchs de pétanque, devant une foule émue et attentive, réunie pour l’occasion.
Réal Chagnon a eu la douleur de perdre son épouse Gigi, emportée par le cancer, le 23 décembre dernier. Ce couple était connu de tous ici à Pioneer Village. Dans cette épreuve, Réal a décidé d’apporter la contribution en marchant dans le cadre du Relais pour la vie, que tient annuellement la Société Canadienne du Cancer à travers tout le pays, afin de ramasser des fonds pour aider à vaincre cette maladie qui effraie, simplement en prononçant son nom. Cette manifestation sert également à rendre hommage aux victimes décédées et aussi à souligner le courage et la détermination de ceux et celles qui la combattent où qu’ils l’ont vaincu.
Sur l’initiative de Diane Therrien, une collecte de fonds a été mise sur pied pour la cause. Pour grossir le nombre de donateurs qui voulaient par ce geste, faire leur part et exprimer notre soutien à Réal. Ce lundi, dans une ambiance émotive palpable, les 265$ ramassés lui ont été remis, accompagnés d’une carte où chacun des généreux donateurs y est allé de ses mots d’encouragements. Francine Lauriault s’est chargée de la lecture du texte, en préambule.
Par la même occasion, Francine Godin a voulu remercier tout le monde de leur support lors du décès, l’an dernier, de son conjoint Michel. Son retour à Pioneer Village, parmi ses amis campeurs, lui aura permis de traverser cette épreuve avec sérénité.
Une brève présentation toute en sobriété, pour souligner ce beau geste de solidarité.
Bonjour Tante Berthe. Un an s’est écoulé depuis ton départ. Aujourd’hui, nous te rendons un hommage bien mérité. C’est une façon et une occasion pour te remercier pour ces souvenirs inoubliables qui habitent nos cœurs à tout jamais.
Ceux que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont pas où ils étaient mais ils sont partout où nous sommes.
Nous en sommes à notre dernière semaine ici, à Pioneer Village. Dimanche prochain, nous retournons à la maison, revoir nos proches et reprendre nos bonnes vieilles habitudes au pays du Québec. C’est sûr qu’on aime bien s’évader l’hiver venu, mais il fait toujours bon de rentrer au bercail et apprécier notre chez-nous. L’hiver est passé, la neige est disparue et les bourgeons commencent à faire leur apparition. Le Québec a bénéficier d’un printemps hâtif alors profitons-en! Comme les oiseaux migrateurs, nous retournons vers le nord annoncer le retour imminent de l’été.
D’ici là, la vie continue et on prépare lentement l’équipement sous un chaleureux 89°F. Même qu’il y a quelques jours, jumelé à l’humidité, on a dépassé les 90°F. Il faut y aller mollo afin de prévenir les coups de chaleur. Les petites frettes, limonades et boissons rafraîchissantes sont à la mode. On voit les snowbirds partir et rentrer à la maison. Les espaces vacants augmentent notre champs de vision et la verdure colore le paysage. On a également eu une agréable surprise de voir arriver, la semaine dernière, l’équipe d’élagage venir refaire une beauté aux palmiers qui décorent notre site. Débarrassés des feuilles rameaux morts, ils ont repris de la vigueur et seront définitivement majestueux lorsque Carole et Marcel s’amèneront l’hiver prochain.
Autre signe que l’hiver tire à sa fin au pays des gougounes, le comité social organisait son souper de fin de saison suivi d’une soirée dansante, à la salle communautaire ce dernier samedi. La salle était pleine à craquer et les spaghettis étaient à l’honneur, pour la modique somme de cinq dollars. Événement très couru et à guichet fermé, il annonce la fin des activités sociales, préambule au retour à la maison. Il reste cependant des résidents annuels qui y vivent mais le camping sera désert avant la fin du mois d’avril pour ce qui est des caravaniers.
Cette semaine sera encore chargée pour nous puisqu’en plus de remballer nos affaires, nous compléterons les dernier détails de l’acquisition de notre maison de parc. Un peu de courses et d’emplettes de dernière minute, pour ne rien oublier. Que voulez-vous, il faut bien que ça se termine quelque part. Mais on reviendra!
Pus capable! Plus le temps passe plus les étudiants et leurs agissements commencent à exaspérer ceux et celles qui représentent la classe qui paie constamment; les suckers de CON-tribuables. Ils font la grève depuis un mois et voilà que les citoyens et automobilistes sont pris en otage en pleine heure de pointe. Heureusement que certains étudiants ont compris et sont loin de partager les mêmes objectifs. D’ailleurs, les sondages sont éloquents.
C’est toujours le sempiternel combat; l’augmentation des frais de scolarité et chaque fois, le gouvernement recule. Pour une fois, il semble que ce gouvernement tienne son bout et mette au pas ces enfants gâtés, parce que c’est ce qu’ils sont en bout de ligne; des étudiants-rois.
Gâtés? Mettez-en! Et les exemples pleuvent. En qualité d’étudiants, ils obtiennent toutes sortes de services à prix réduits; titres de transport, logiciels et matériel didactique. Ils veulent quoi de plus? Ces Tanguy sont encore chez leurs parents passé la trentaine pour profiter d’un hébergement modique, ou en communauté pour les mêmes raisons. Je doute qu’ils le fassent pour les bonnes raisons. Ils ont souvent les poches pleines de fric pour se payer du luxe et un carrosse pour se déplacer.
Et que dire du luxe qu’ils se permettent; iPod, iPhone, téléphones intelligents, ordinateurs portables, iPad et qui croyez-vous paient une petite fortune en billets de spectacles lorsque les chanteurs, groupes rock et vedettes internationales viennent nous visiter; beaucoup d’étudiants. Ils ne se privent de rien! Embauchés comme serveurs dans des bars, restaurants et autres établissements du genre, ils se remplissent les poches de pourboires non déclarés au fisc. Ils ne se privent de rien.
Ne venez pas me faire croire qu’une augmentation des frais de scolarité de quelques centaines de dollars vont y faire une grosse différence. Qu’ils acceptent la dure réalité des suckers de payeurs que nous sommes et qu’ils fassent enfin leur part dans cette société surtaxée à l’os. Je ne généralise pas mais ceux et celles pour qui le chapeau fait, n’ont qu’à le mettre. La farce a assez duré!
Notre projet de devenir propriétaire en Floride a connu son dénouement hier. Fruit du hasard, notre choix s’est porté sur une maison de parc de 14 pieds sur 46, entièrement meublée, avec deux chambres à coucher et une florida room, sorte de solarium, annexée à la maison et faisant 23 pieds sur 12. Nouvellement mise en vente ici à Pioneer Village, nous l’avons visité lundi pour finalement la trouver intéressante. Il n’en fallait pas plus pour tenter une offre d’achat qui fut acceptée officiellement ce mardi matin à notre réveil.
Un saut du lit joyeux qui a mis beaucoup de fébrilité dans notre journée. C’est qu’il faut y mettre le temps pour compléter les formulaires inhérents à la transaction et prendre des arrangements avec la banque etc. Heureusement on a pu bénéficier de l’aide de Francine, Gérard, Benoît et Linda, qui étaient tous aussi enthousiasmes que nous. La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre auprès de nos connaissances et les mots d’encouragements n’ont pas tardés.
Avant tout, pour que cette transaction puisse se concrétiser totalement, la Direction du parc doit approuver notre demande de résidence. C’est une formalité qui ne nous inquiète pas vraiment mais elle est nécessaire. Il faut aussi prévoir des ouvertures de comptes auprès d’une institution bancaire américaine pour les paiements de factures, notamment l’électricité. Il faut également obtenir notre tag, sorte d’immatriculation qu’il nous faut renouveler annuellement… Le côté légal! Des heures de plaisir quoi! Nul besoin de vous dire que les prochaines journées serviront à finaliser l’achat, pour rentrer chez nous sans tracas. Notre séjour tire rapidement à sa fin et on ne veut rien laisser au hasard.
C’est un projet qui prend forme un peu rapidement, j’en conviens, mais l’occasion était belle et on s’est dit pourquoi pas maintenant? Nous projetions l’achat l’automne prochain alors ce ne sont que quelques mois d’avance et nous pourrons l’habiter dès novembre. Nous voilà donc propriétaire au pays des gougounes et que l’aventure commence! L’année 2012 sera assurément l’année des changements.
C’est aujourd’hui, 20 mars, la journée internationale de la francophonie. Pour l’occasion, j’aimerais vous faire partager le texte qui suit, sur les subtilités de cette langue.
Elle est parfois amusante, curieuse et délicieusement humoristique…
Amusante
Les termes empruntés au monde animal sont partout. La preuve :
Que vous soyez fier comme un coq, fort comme un bœuf, têtu comme une mule, malin comme un singe, chaud lapin ou fine mouche, vous êtes tous, un jour ou l’autre, devenus doux comme un agneau devant une jolie biche.
Curieuse
– On remercie un employé quand on n’est pas content de ses services.
– On passe des nuits blanches quand on a des idées noires.
– Pourquoi dit-on d’un pauvre malheureux ruiné qu’il est dans de beaux draps?
– Pourquoi un bruit transpire-t-il avant d’avoir couru?
– Quand un homme se meurt, on dit qu’il s’éteint, mais quand il est mort, on l’appelle « feu ».
– Pourquoi lave-t-on une injure et essuie-t-on un affront?
– Pourquoi parle-t-on des quatre coins de la terre, puisque la terre est ronde?
– Comment distinguer le locataire du propriétaire lorsque ces deux personnes vous disent à la fois : « Je viens de louer un appartement ?
– Comment peut-on faire pour dormir sur les deux oreilles?
– Pourquoi appelle-t-on coup de grâce le coup qui tue?
– Pourquoi lorsque l’on veut avoir de l’argent devant soi, faut-il en mettre de côté?
– Le pot a des oreilles et nous disons : « sourd comme un pot ».
Délicieusement humoristique
Une vieille demoiselle se rend chez son notaire pour enregistrer l’acte d’achat de sa maison récemment acquise. Le notaire l’invite à s’installer, appelle son clerc, et lui demande textuellement :
– Veuillez, s’il vous plaît, ouvrir la chemise de Mademoiselle, examinez son affaire et, si les règles ne s’y opposent pas, faites une décharge pour une entrée en jouissance immédiate!
La porte a claqué et on n’a jamais revu la vieille demoiselle chez ce notaire…
Encore deux semaines à jouir de la chaude température du sud avant de rentrer à la maison. En écoutant les bulletins météo à la télé du Québec, on apprend avec joie, que les températures printanières feront leurs apparitions dès cette fin de semaine. Il n’en faudra pas plus pour que les terrasses sortent leur mobilier extérieur pour servir la clientèle qui se sentira presqu’en été. C’est aussi de bonne augure pour nous puisque la neige aura pris une bonne cure d’amaigrissement. Malgré tout, on garde en mémoire les débuts d’avril précédents, dont certains on laissé une bonne couche de blanc et on ne se réjouit pas trop vite.
Mais nous sommes encore ici et on n’a pas beaucoup de difficulté à se tenir occupé entre les bonnes frettes et quelques coupes de vin. Certains snowbirds, dont notre gaspésienne Roseline ont l’avantage de fêter leurs anniversaires aux pays des gougounes et justement, ce vendredi, nous nous sommes retrouvés avec treize autres convives à célébrer l’événement au Applebee’s du coin, où le sympathique serveur Fluffy nous attendait, avec sa bonne humeur contagieuse. Jacques et Claude, nouvellement arrivés ici, étaient également du nombre. Quel âge a cette chère Roseline? Chut! On ne demande pas ça à une dame voyons. Elle a l’âge de son cœur et croyez-moi, elle est encore en excellente forme.
Dans un autre ordre d’idée, la Floride regorge de belles bagnoles ou, du moins, profite d’une excellente température pour offrir des expositions de vieilles voitures toute l’année. Dans le stationnement du restaurant Applebee’s pas très loin d’ici, chaque lundi, à 16h00, des passionnés se rencontrent avec leurs rutilantes belles d’autrefois, pour les exposer bien en évidence, aux adeptes. Quelle fierté de partager notre passion avec d’autres, de parler mécanique et de se comparer aux autres. Certains mettent des années à peaufiner une voiture abandonnée, pour lui redonner son lustre des plus belles salles de montre de leurs époques. De refaire leurs images d’origines. On n’a qu’à discuter avec quelques propriétaires pour constater leur admiration devant leur œuvre d’art. Notre participation est, un peu beaucoup, notre reconnaissance de leurs labeurs
Aujourd’hui, une telle exposition se tenait à Pine Island, à une demi-heure d’ici. Avec Jean-Guy, Louis et Gervais, je suis allé passer quelques heures à admirer ces chefs-d’œuvre. Cette démonstration de chrome et de chevaux vapeurs en valait le déplacement. Plus d’une centaine de ces bagnoles étaient parées de leurs plus beaux atours pour satisfaire la nombreuse clientèle de curieux venus les admirer. En plus, des motos custom s’ajoutaient à cette exposition. Ça m’a rappelé la belle époque où les voitures changeaient de modèle à chaque année. On les connaissait toutes par cœur. Les belles années des chromes à profusion et des couleurs vives des années ’50.
Mon coup de cœur est cependant la Chevrolet Bel-Air 1957 turquoise, qui agrémente cet article. Selon son propriétaire, il aurait déjà refusé 100 000$. Un bijou, une perle qu’il s’est appliqué à lui rendre son originalité. Une pure beauté! Et comme je suis un maniaque de la photographie, j’ai pris 175 clichés de ces belles à faire tourner les têtes, que je vous invite à visionner dans l’album que j’ai préparé à cet effet. À votre tour de vous rincer l’œil et de vous rappeler, pour les nostalgiques et ceux de mon époque, votre jeunesse. Si j’en parle au masculin, c’est que les chars, ça reste majoritairement une affaire de gars, une affaire de tripes, de testostérones.
Une première ici à Pioneer Village, alors que se déroulait, hier, le dernier tournoi de pétanque de la saison, sous les étoiles. La chaleur qui sévit l’après-midi en cette période de l’année a incité les organisateurs à déplacer l’événement en début de soirée. Fidèle à la tradition, le souper aux hotdogs s’est tenu avant, plutôt qu’après la compétition.
Je n’ai pas fait de sondage pour connaître l’impression des participants, mais pour ma part, j’ai beaucoup aimé l’expérience. Même si à cause de l’heure avancée, le crépuscule vient plus tard, la chaleur était agréablement acceptable. La soirée nous inondait de sa plus confortable température et c’était vraiment une belle nuit pour dormir à la belle étoile, comme au temps des cowboys.
Pour revenir à la compétition, 24 équipes se disputaient les honneurs. Au terme de trois heures de compétition, trois équipes se sont méritées les médailles. Claudette Lacoste et Alain Cloutier, dirigés par le capitaine Charles-Arthur Morier, notre Jean Rafa national, ont uni leurs forces pour s’emparer de la médaille de bronze.
Solide performance aussi de Danielle Thibault, Denis Poirier et du valeureux capitaine Jacques Therrien qui ont décroché l’argent. Enfin, la palme est allée à l’équipe du capitaine Claude Courval, flanqué de Bernard Morin et Nicole Poirier, qui se sont emparés de la médaille d’or et du précieux trophée emblématique. Par le fait même, Claude, qui est passé maître avec sa conjointe, dans l’art de couper les oignons pour accompagner nos succulents hotdogs, réalisait un vieux rêve d’immortaliser enfin son nom sur le trophée.
Merci à toute l’organisation, extrêmement bien rodée, et au plaisir de vous revoir l’hiver prochain. Pour les pétanqueux, ça vous donnera le temps d’astiquer vos boules. Vous pouvez visionner l’album pour découvrir les minois des gagnants.
Nous sommes le 11 mars et déjà, notre fils Pascal doit retourner à la maison, après un repos bien mérité de deux semaines. Au petites heures du matin, nous prendrons le chemin de l’aéroport pour l’y conduire. Mis à part aussi le fait que je me suis frappé solidement les orteils du pied gauche, à deux reprises, sur ses roulettes de valise, au point de les faire pouffer de rire Louise et lui, il ne s’est pas passé grand chose de bien spécial à Pioneer Village. Je sais que vous êtes impatients de me lire mais il arrive quelquefois que je fasse face à une page blanche. La phobie de tout écrivain, journaliste ou blogueur, si vous préférez.
Si janvier apporte son lot de Snowbirds, mars annonce le début de la migration vers le nord. Plus les jours passent et plus les « trous » se forment sur le terrain de camping. Il connaîtra son apogée le 1er avril, alors que la très longue file de caravanes et de véhicules récréatifs inondera l’Interstate 95, direction chacun chez-soi. C’est un phénomène qui prend tellement d’ampleur qu’il n’est pas rare que certains campings affichent complet, en remontant. Beaucoup ne sont pas vraiment pressés de rentrer et de découvrir qu’il reste quelques bancs de neige au sol. Horreur!!!
Pour nous, le décompte est commencé depuis notre arrivée et au moment de rédiger ces lignes, 20 jours nous séparent de notre départ. Loin de moi l’idée de vous émouvoir mais disons que mars est moins beau que par le passé. Il fait chaud, humide mais les nuages sont plus présents qu’à l’habitude avec un peu de pluie. Je me rappelle qu’à pareille date l’an dernier, aucune goutte n’était tombée entre le 12 février et le 23 mars. Était-ce le fruit du hasard? Peut-être, quoi que je ne sois pas si certain. Le mercure frise régulièrement les 85°F et c’est très bien. On prend rapidement goût à ces petites douceurs.
Bon, je dois m’arrêter parce que le cadran va sonner à 4h15. Il vaut mieux avoir les deux yeux bien ouverts pour prendre la route.
Finalement, les prévisions annoncées dans mon article du 3 mars dernier ne se sont pas vraiment concrétisées. En fait, la pluie était moins forte et de courte durée. Par contre, les vents sont dominants depuis ce temps et le soleil est présent. Lors de nos randonnées à vélo, il faut vraiment rouler à très basse vitesse si on veut combattre le vent qui nous souffle en plein visage au retour vers le camping, sinon gare aux mollets endoloris, pour les «athlètes» que nous sommes.
Quoi qu’il en soit, notre séjour se continu et dimanche, c’était la visite de Fishermen’s Village, à Punta Gorda. On avait promis à Carole et Mario de leur faire découvrir. Linda, Benoît, Lise et Gilles ont complété le groupe pour découvrir l’endroit également. Fishermen’s Village, c’est un long quai de boutiques surplombées de villas-condos. Un pur plaisir de magasinage pour la gent féminine puisqu’elles en ont fait leur sport national. C’est à cet endroit qu’on vend les chiens à piles qui semblent si réels, comme notre Charlot. Enfin, après des heures de plaisirs, c’est autour de deux tables qu’on a cassé la croûte au Harpoon Harry’s de l’endroit, un immense restaurant-bar situé au bout du quai, donnant directement sur la rivière. Le poisson y est excellent et pas besoin de vous dire que les plats sont retournés…vides. Les fins de semaine, la place s’active aux sons des band de musique populaire.
Nous, on ne se lasse pas de cet endroit et on y fait, bon an mal an, une petite visite. Punta Gorda, qui a été fondée vers la fin du 18e siècle, est une jolie ville à découvrir. Et si vous décidez un jour, de vous rendre ici pour de courtes vacances, n’hésitez pas à choisir l’aéroport de l’endroit comme destination. En provenance de Plattsburg, vous trouverez facilement des vols sans escale, aller retour, pour à peine un peu plus de 200$. Vous n’êtes à ce moment, qu’à une quinzaine de milles de Fort Myers.
Ce matin, nous sommes allés visiter les nouvelles installations des Red Sox de Boston, ici à Fort Myers. Anciennement, ils occupaient le stade municipal en plein cœur de la Ville et, depuis le début du présent camp d’entraînement, étrennent leur tout nouveau stade, le jetBlue Park. Situé à proximité de l’aéroport international South West Florida, ils bénéficient d’un stade ultra moderne qu’on a eu plaisir à admirer, Pascal, Louise et moi. Ça nous rappelait étrangement nos défunts Expos. On nous dit que les billets pour les parties d’exhibitions s’envolent comme des petits pains chauds. Ici, les Red Sox sont comme une tradition. L’équivalent du Canadien, à Montréal. J’ai rapporté une casquette souvenir.
Avec le début mars, on commence à voir des snowbirds reprendre lentement le chemin du nord. Pascal nous quitte lundi prochain pour rentrer au Québec. Il a apprécié son séjour et nous l’avons traité aux petits oignons. Même s’il n’y a pas beaucoup de gens de sa génération ici, il s’est appliqué à se reposer, à découvrir notre salle d’entraînement et nager quelques longueurs de piscine. Il a également fait connaissance avec notre cercle d’amis qu’il a beaucoup apprécié. Mais il reste encore du bon temps à passer au pays des gougounes et ce soir, nous étions les invités de Carole et Mario. Avec Roger et Gérard, du Nouveau Brunswick, nous avons diverti la vingtaine de spectateurs présents. Nous alternions, moi au clavier avec mon répertoire et mes deux acolytes y allaient des plus beaux airs de L’Acadie. Ils sont très bons, ces deux musiciens chevronnés. Comme tout acadien, ils ont ça dans la peau.
Plus que 24 jours avant notre départ… Maudit que ça passe vite!
Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de mon terre-neuvien de neveu Sébastien. Il souffle ses 33 bougies avec, comme cadeau d’anniversaire, une deuxième rémission d’une leucémie en trois ans. C’est le cadeau d’une vie, un cadeau qui n’a pas de prix.
À l’aube d’une greffe de moelle osseuse qui lui serait définitivement salutaire, je profite de l’occasion de le féliciter de n’avoir jamais baissé les bras, malgré les inconvénients majeurs de cette maladie et d’avoir toujours cru à ses rémissions. Ça démontre une force de caractère hors du commun et surtout une volonté de poursuivre ce qu’il y a de plus beau au monde; la vie, sa vie.
Profite de cette journée d’anniversaire tout à fait spéciale pour te faire dorloter. Qu’elle soit remplie d’amour, de joie, de bonheur, et qu’elle soit porteur de bonnes nouvelles pour les années à venir.
Bon anniversaire Sébastien.